Nous avons assisté hier à l'assemblée générale de "Belle Normandie Environnement", très dynamique association de lutte anti-éolienne dont je suis, avec l'A.D.D.O.O.E., membre depuis 2012.
J'ai remarqué la grande qualité des débats, témoignant des progrès faits par cette association depuis la précédente A.G. à laquelle j'avais participé. J'en ai félicité Hervé TEXIER.
Parmi les intervenants :
- Fabien BOUGLE, dont les propos géopolitiques sont remarquablement intéressants ;
- deux marins-pêcheurs bien en peine avec les éoliennes en mer ; leurs propos sages mais tristes suscitent une grande sympathie.
Je m'étais préparé à parler de "notre" dossier du Sud-Manche, ce qui m'avait empêché de dormir la nuit précédente car, toujours aussi procrastinateur et ayant oublié de demander à notre hôte son mot de passe, j'avais essayé de lire sur mon téléphone portable les près de 200 messages consacrés à cet important sujet par le site favori. Il ne m'a finalement pas été demandé de m'exprimer mais j'ai ainsi pu vérifier qu'au moins à ce propos, notre site favori est toujours aussi intéressant à consulter.
Economie
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 29 Mars 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
rédigé le Dimanche 29 Mars 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
Ouest-France
rédigé le Vendredi 3 Avril 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
rédigé le Vendredi 3 Avril 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
Fédération Environnement Durable
rédigé le Samedi 4 Avril 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
rédigé le Samedi 4 Avril 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
Éolien offshore : le grand mensonge d’État sur l’équivalence nucléaire
« Alors que le gouvernement lance aujourd’hui même l’appel d’offres AO10 pour 10 GW d’éolien en mer – présenté comme l’équivalent de six réacteurs EPR –, sa précipitation trahit une fébrilité extrême.(1)
Pourquoi une telle hâte ? Parce que l’exécutif sait que les nombreux recours contre la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) menacent de faire annuler ses arbitrages. Il fonce tête baissée, imposant des choix erronés et reportant la facture sur les Français.
Résultat : une explosion des prix de l’électricité, une production instable, et des ménages qui paieront une fois de plus les conséquences d’une transition mal pensée et imposée dans la panique. »
Derrière les annonces triomphales de Maud Bregeon et Roland Lescure se cache une tromperie organisée. Leur objectif ? Faire avaler aux Français une politique énergétique aussi coûteuse qu’inefficace. Pourtant, la Cour des comptes, les experts et de nombreuses personnalités du monde économique et scientifique tirent la sonnette d’alarme : les coûts explosent, les retards s’accumulent, et les promesses d’emplois locaux restent des vœux pieux.
Le nucléaire produit de l’électricité quand on en a besoin. L’éolien offshore, lui, ne produit que quand le vent souffle.
Comparer ces deux moyens de production relève soit de l’incompétence, soit de la malhonnêteté intellectuelle. Le nucléaire est pilotable : il fournit une électricité stable, prévisible et adaptée à la demande. L’éolien offshore, lui, dépend des caprices du vent. Il impose des surcoûts massifs pour compenser son intermittence, fragilise le réseau et oblige les Français à payer pour une énergie qui n’est même pas disponible quand ils en ont besoin. Affirmer qu’ils sont équivalents, c’est prendre les citoyens pour des imbéciles.
Une confusion volontaire
Quand Maud Bregeon et Roland Lescure osent affirmer que 10 GW d’éolien offshore équivaudraient à six réacteurs nucléaires, ils ne se contentent pas d’une approximation : ils mentent. Sciemment. Cette comparaison repose sur une escroquerie intellectuelle : confondre puissance installée et production réelle. Un réacteur nucléaire produit de l’électricité 80 % du temps, tandis qu’une éolienne en mer, même dans les scénarios les plus optimistes, plafonne à 35 % — et souvent bien moins. À puissance égale, la production réelle est donc deux à trois fois inférieure.
Des lignes à haute tension, des pylônes et des transformateurs
De plus, la construction de ces parcs impose un gigantesque réseau électrique de raccordement, estimé par la Cour des comptes à plus de 50 milliards d’euros.
Pourquoi ce mensonge ?
Parce que l’exécutif doit justifier une politique énergétique idéologique, dispendieuse et inefficace. En brandissant cette fausse équivalence, il cherche à endormir les élus, berner les citoyens et légitimer des investissements pharaoniques (37 milliards d’euros annoncés) sans aucune garantie de résultat. Pourtant, les industriels alertent : les coûts des turbines ont augmenté de 30 % depuis la crise énergétique, et ceux de l’installation ont doublé.
Un choix lourd de conséquences
Cette supercherie n’est pas anodine. Elle intervient alors que la France engage des milliards d’euros publics et des transformations irréversibles du système électrique. Structurer des choix stratégiques sur des bases aussi fragiles, c’est jouer avec le feu. À force de brouiller les repères, l’État ne clarifie pas le débat énergétique : il le sabote.
Crédibilité des choix publics : Sapée.
Stabilité du réseau électrique : Menacée.
Indépendance énergétique : Compromise.
Un pari risqué
L’éolien offshore n’est pas une solution miracle — c’est un pari risqué, subventionné à coups de dizaines de milliards, et dont la rentabilité réelle reste à prouver. Pendant ce temps, le nucléaire, pratiquement abandonné depuis 20 ans, produit massivement, en continu, et sans dépendre des caprices du vent.
Jusqu’où ira-t-on dans la mystification ?
Quand les responsables politiques préfèrent les effets d’annonce aux réalités physiques, ils trahissent leur mission. La transition énergétique mérite mieux qu’un coup de poker financé par les contribuables. Elle exige de la rigueur, de la transparence — et surtout, un débat honnête.
Résultat garanti :
une explosion des prix de l’électricité, une production instable, et des factures qui s’envoleront pour les ménages. Les Français paieront, encore une fois, les pots cassés d’une transition falsifiée.
Référence:
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/pleins-feux-sur-leolien-en-mer-made-in-france-le-gouvernement-devoile-son-nouveau-cap-sur-les-energies-renouvelables-2224320
N.D.L.R. : Là aussi, un gouvernement de champions.
« Alors que le gouvernement lance aujourd’hui même l’appel d’offres AO10 pour 10 GW d’éolien en mer – présenté comme l’équivalent de six réacteurs EPR –, sa précipitation trahit une fébrilité extrême.(1)
Pourquoi une telle hâte ? Parce que l’exécutif sait que les nombreux recours contre la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) menacent de faire annuler ses arbitrages. Il fonce tête baissée, imposant des choix erronés et reportant la facture sur les Français.
Résultat : une explosion des prix de l’électricité, une production instable, et des ménages qui paieront une fois de plus les conséquences d’une transition mal pensée et imposée dans la panique. »
Derrière les annonces triomphales de Maud Bregeon et Roland Lescure se cache une tromperie organisée. Leur objectif ? Faire avaler aux Français une politique énergétique aussi coûteuse qu’inefficace. Pourtant, la Cour des comptes, les experts et de nombreuses personnalités du monde économique et scientifique tirent la sonnette d’alarme : les coûts explosent, les retards s’accumulent, et les promesses d’emplois locaux restent des vœux pieux.
Le nucléaire produit de l’électricité quand on en a besoin. L’éolien offshore, lui, ne produit que quand le vent souffle.
Comparer ces deux moyens de production relève soit de l’incompétence, soit de la malhonnêteté intellectuelle. Le nucléaire est pilotable : il fournit une électricité stable, prévisible et adaptée à la demande. L’éolien offshore, lui, dépend des caprices du vent. Il impose des surcoûts massifs pour compenser son intermittence, fragilise le réseau et oblige les Français à payer pour une énergie qui n’est même pas disponible quand ils en ont besoin. Affirmer qu’ils sont équivalents, c’est prendre les citoyens pour des imbéciles.
Une confusion volontaire
Quand Maud Bregeon et Roland Lescure osent affirmer que 10 GW d’éolien offshore équivaudraient à six réacteurs nucléaires, ils ne se contentent pas d’une approximation : ils mentent. Sciemment. Cette comparaison repose sur une escroquerie intellectuelle : confondre puissance installée et production réelle. Un réacteur nucléaire produit de l’électricité 80 % du temps, tandis qu’une éolienne en mer, même dans les scénarios les plus optimistes, plafonne à 35 % — et souvent bien moins. À puissance égale, la production réelle est donc deux à trois fois inférieure.
Des lignes à haute tension, des pylônes et des transformateurs
De plus, la construction de ces parcs impose un gigantesque réseau électrique de raccordement, estimé par la Cour des comptes à plus de 50 milliards d’euros.
Pourquoi ce mensonge ?
Parce que l’exécutif doit justifier une politique énergétique idéologique, dispendieuse et inefficace. En brandissant cette fausse équivalence, il cherche à endormir les élus, berner les citoyens et légitimer des investissements pharaoniques (37 milliards d’euros annoncés) sans aucune garantie de résultat. Pourtant, les industriels alertent : les coûts des turbines ont augmenté de 30 % depuis la crise énergétique, et ceux de l’installation ont doublé.
Un choix lourd de conséquences
Cette supercherie n’est pas anodine. Elle intervient alors que la France engage des milliards d’euros publics et des transformations irréversibles du système électrique. Structurer des choix stratégiques sur des bases aussi fragiles, c’est jouer avec le feu. À force de brouiller les repères, l’État ne clarifie pas le débat énergétique : il le sabote.
Crédibilité des choix publics : Sapée.
Stabilité du réseau électrique : Menacée.
Indépendance énergétique : Compromise.
Un pari risqué
L’éolien offshore n’est pas une solution miracle — c’est un pari risqué, subventionné à coups de dizaines de milliards, et dont la rentabilité réelle reste à prouver. Pendant ce temps, le nucléaire, pratiquement abandonné depuis 20 ans, produit massivement, en continu, et sans dépendre des caprices du vent.
Jusqu’où ira-t-on dans la mystification ?
Quand les responsables politiques préfèrent les effets d’annonce aux réalités physiques, ils trahissent leur mission. La transition énergétique mérite mieux qu’un coup de poker financé par les contribuables. Elle exige de la rigueur, de la transparence — et surtout, un débat honnête.
Résultat garanti :
une explosion des prix de l’électricité, une production instable, et des factures qui s’envoleront pour les ménages. Les Français paieront, encore une fois, les pots cassés d’une transition falsifiée.
Référence:
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/pleins-feux-sur-leolien-en-mer-made-in-france-le-gouvernement-devoile-son-nouveau-cap-sur-les-energies-renouvelables-2224320
N.D.L.R. : Là aussi, un gouvernement de champions.
lefigaro.fr
rédigé le Samedi 4 Avril 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Généalogie et sagas familiales - Economie - Références culturelles
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Cinq millions d’emplois menacés en France : l’étude choc qui liste les métiers les plus exposés au danger de l’IA
DÉCRYPTAGE - Une toute nouvelle étude analyse 923 professions, et les classe selon leur niveau de vulnérabilité face au développement de l’intelligence artificielle.
C’est une étude qui risque de créer une onde de choc. La Coface, important acteur de l’assurance, soutenu par l’Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM), a publié mercredi 1er avril une vaste étude. Passant au crible pas moins de 923 professions, le document, long de 19 pages, assure que l’emploi de près de 4% des travailleurs est d’ores et déjà menacé par l’IA en France, et que cette part devrait augmenter à 16%, soit cinq millions de personnes, d’ici deux à cinq ans.
Selon l’étude, la révolution IA est bien différente de celles apportées par les «précédentes vagues technologiques», telles que la robotique industrielle et l’informatique. «Avec l’IA, ce sont désormais des tâches cognitives, complexes et qualifiées qui apparaissent de plus en plus exposées, faisant peser un risque de bouleversement de la structure de l’emploi», indique l’étude épluchée par Le Figaro.
La liste des secteurs les plus exposés
L’étude retient comme principal scénario le déploiement en masse de l’IA dite «agentique ». Autrement dit, un type d’intelligence artificielle qui utilise des «agents» capables de prendre des décisions de façon autonome, sans supervision humaine, avec pour seul objectif l’accomplissement d’une mission fixée en amont. «Dans le principal scénario étudié, portant sur le déploiement de l’IA agentique, environ une profession sur huit franchit le seuil de 30% de tâches automatisables», peut-on lire. «Les professions les plus exposées se concentrent dans les domaines à forte intensité cognitive et informationnelle», poursuit l’étude.
Dans le détail, le document assure que les secteurs les plus à risque en France sont, par ordre décroissant:
Les activités juridiques et comptables (27% des emplois du secteur considérés comme ayant des tâches à risque)
Les activités éditoriales (26,8%)
La programmation informatique, le conseil et les activités connexes (26,8%)
Les activités de service d’information (26,5%)
Les activités de programmation et de diffusion (26,1%)
L’assurance, la réassurance et le financement des retraites (25,5%)
Les activités de services financiers (25,4%)
Les télécommunications (25,2%)
L’administration publique (24,8%)
Les activités auxiliaires des services financiers et d’assurance (24,6%)
Les activités de conseil en gestion (23,8%)
La publicité et les recherches de marché (23,5%)
Les activités liées à l’architecture, à l’ingénierie, aux tests et aux analyses techniques (23,4%)
Les activités administratives de bureau, d’assistance de bureau et autres activités de soutien aux entreprises (22,4%)
Les activités de services de soutien à l’exploitation minière (22,4%)
La recherche scientifique (22,3%)
La production de films, de vidéos et de programmes télévisés (21,7%)
Les activités liées aux organismes territoriaux (21,5%)
Les services postaux (21,2%)
La fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques (20,5%)
L’éducation (20,4%)
Les activités d’agences de voyages et les services de réservation d’opérateurs touristes (20%)
Parmi les secteurs ayant 20 à 15% d’emplois considérés comme ayant des tâches à risque, on retrouve les activités immobilières, la production de produits pétroliers, le commerce de détail et les activités culturelles (musées, bibliothèques...) En somme, sur 923 professions analysées, «120 sont particulièrement exposées à l’automatisation, et 56 d’entre elles appartiennent à des familles professionnelles à haute compétence».
Certaines professions sont, de leur côté, totalement «à l’abri» de l’automatisation par l’IA agentique. Il s’agit de 136 professions sur les 923 analysées. «Les professions les moins exposées restent largement manuelles ou intégrant des interactions humaines difficiles à standardiser: production, construction, maintenance, transport, restauration, nettoyage, ou encore certaines activités de soin et d’accompagnement», peut-on encore lire. Celles-ci ne dépassent pas les 5% de tâches automatisables, selon l’étude.
Vers un bouleversement profond de la société ?
Pour Coface, le fait que l’IA évolue en ciblant les métiers «qualifiés et bien rémunérés» invite à s’«interroger plus largement sur l’éducation et la valeur des diplômes». Si une partie des tâches auxquelles préparent les études devient plus facilement automatisable, le «lien entre niveau d’études, salaire et sécurité de l’emploi pourrait se distendre», prévient la Compagnie.
«Sans en arriver (encore) à la conclusion que l’on peut se passer d’études supérieures, ces résultats montrent que les employeurs pourraient accorder une importance moindre aux seuls diplômes, et mettre l’accent sur les compétences qui restent complémentaires de l’IA, comme le jugement, l’adaptabilité ou la capacité à en encadrer l’usage», avance l’étude. «Nous constatons que l’exposition à l’automatisation est la plus faible lorsque le travail opère de la matière vers la matière, et la plus élevée lorsqu’il opère des données vers les données», résume encore la Coface et l’OEM.
Disparité entre les pays
L’exposition des métiers à l’automatisation dépend, aussi, fortement des pays. Les économies les plus riches et les plus orientées vers les services cognitifs, comme le Royaume-Uni, l’Irlande, le Luxembourg ou les Pays-Bas devraient subir le plus gros choc. La France, elle, se place dans la moyenne des pays européens, avec 16% des tâches de travail potentiellement automatisables, selon l’étude. Des pays comme la Turquie, par exemple, s’élève à seulement 12% de tâches potentiellement automatisables.
Pour réaliser cette étude, la Coface et l’OEM ont analysé l’exposition à l’automatisation par IA des marchés du travail locaux, pays par pays. Il en résulte, logiquement, une «forte dispersion territoriale». Les grands pôles urbains et économiques sont fortement soumis à l’automatisation par IA, et peu les territoires ruraux, davantage tournés vers l’agriculture, l’artisanat ou le tourisme.
L’étude va encore plus loin, estimant que l’essor de l’IA agentique pourrait «déplacer une part non négligeable de la valeur ajoutée du travail vers le capital». «Pour les pays dont les systèmes fiscaux reposent largement sur la taxation directe et/ou indirecte du travail, cette évolution poserait un double défi budgétaire, réduisant les recettes fiscales (cotisations sociales, impôt sur le revenu, TVA…) tout en augmentant, dans le même temps, les dépenses publiques (assurance-chômage, formation)», assure la Coface.
Une précédente étude menée par des chercheurs de l’université de Tufts, aux États-Unis, avait classé 784 métiers selon leur vulnérabilité à l’IA. Pour certains d’entre eux, les chercheurs estimaient que 57% des postes existant aujourd’hui allaient disparaître. Les rédacteurs et auteurs étaient les plus menacés, suivis de près par les développeurs informatiques, les éditeurs ou les architectes. L’étude considérait même, dans un scénario médian, que 9,3 millions d’emplois aux États-Unis allaient être menacés dans les années à venir. Des conclusions relativement similaires à celles de la Coface et de l’OEM, en somme.
N.D.L.R. : Un bon côté de la chose est qu'on éprouvera peut-être moins de difficultés à recruter des travailleurs manuels dans ce pays miné par la dénatalité, le dépeuplement des campagnes et, avant tout, par l'assistanat et le laisser-aller généralisés.
DÉCRYPTAGE - Une toute nouvelle étude analyse 923 professions, et les classe selon leur niveau de vulnérabilité face au développement de l’intelligence artificielle.
C’est une étude qui risque de créer une onde de choc. La Coface, important acteur de l’assurance, soutenu par l’Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM), a publié mercredi 1er avril une vaste étude. Passant au crible pas moins de 923 professions, le document, long de 19 pages, assure que l’emploi de près de 4% des travailleurs est d’ores et déjà menacé par l’IA en France, et que cette part devrait augmenter à 16%, soit cinq millions de personnes, d’ici deux à cinq ans.
Selon l’étude, la révolution IA est bien différente de celles apportées par les «précédentes vagues technologiques», telles que la robotique industrielle et l’informatique. «Avec l’IA, ce sont désormais des tâches cognitives, complexes et qualifiées qui apparaissent de plus en plus exposées, faisant peser un risque de bouleversement de la structure de l’emploi», indique l’étude épluchée par Le Figaro.
La liste des secteurs les plus exposés
L’étude retient comme principal scénario le déploiement en masse de l’IA dite «agentique ». Autrement dit, un type d’intelligence artificielle qui utilise des «agents» capables de prendre des décisions de façon autonome, sans supervision humaine, avec pour seul objectif l’accomplissement d’une mission fixée en amont. «Dans le principal scénario étudié, portant sur le déploiement de l’IA agentique, environ une profession sur huit franchit le seuil de 30% de tâches automatisables», peut-on lire. «Les professions les plus exposées se concentrent dans les domaines à forte intensité cognitive et informationnelle», poursuit l’étude.
Dans le détail, le document assure que les secteurs les plus à risque en France sont, par ordre décroissant:
Les activités juridiques et comptables (27% des emplois du secteur considérés comme ayant des tâches à risque)
Les activités éditoriales (26,8%)
La programmation informatique, le conseil et les activités connexes (26,8%)
Les activités de service d’information (26,5%)
Les activités de programmation et de diffusion (26,1%)
L’assurance, la réassurance et le financement des retraites (25,5%)
Les activités de services financiers (25,4%)
Les télécommunications (25,2%)
L’administration publique (24,8%)
Les activités auxiliaires des services financiers et d’assurance (24,6%)
Les activités de conseil en gestion (23,8%)
La publicité et les recherches de marché (23,5%)
Les activités liées à l’architecture, à l’ingénierie, aux tests et aux analyses techniques (23,4%)
Les activités administratives de bureau, d’assistance de bureau et autres activités de soutien aux entreprises (22,4%)
Les activités de services de soutien à l’exploitation minière (22,4%)
La recherche scientifique (22,3%)
La production de films, de vidéos et de programmes télévisés (21,7%)
Les activités liées aux organismes territoriaux (21,5%)
Les services postaux (21,2%)
La fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques (20,5%)
L’éducation (20,4%)
Les activités d’agences de voyages et les services de réservation d’opérateurs touristes (20%)
Parmi les secteurs ayant 20 à 15% d’emplois considérés comme ayant des tâches à risque, on retrouve les activités immobilières, la production de produits pétroliers, le commerce de détail et les activités culturelles (musées, bibliothèques...) En somme, sur 923 professions analysées, «120 sont particulièrement exposées à l’automatisation, et 56 d’entre elles appartiennent à des familles professionnelles à haute compétence».
Certaines professions sont, de leur côté, totalement «à l’abri» de l’automatisation par l’IA agentique. Il s’agit de 136 professions sur les 923 analysées. «Les professions les moins exposées restent largement manuelles ou intégrant des interactions humaines difficiles à standardiser: production, construction, maintenance, transport, restauration, nettoyage, ou encore certaines activités de soin et d’accompagnement», peut-on encore lire. Celles-ci ne dépassent pas les 5% de tâches automatisables, selon l’étude.
Vers un bouleversement profond de la société ?
Pour Coface, le fait que l’IA évolue en ciblant les métiers «qualifiés et bien rémunérés» invite à s’«interroger plus largement sur l’éducation et la valeur des diplômes». Si une partie des tâches auxquelles préparent les études devient plus facilement automatisable, le «lien entre niveau d’études, salaire et sécurité de l’emploi pourrait se distendre», prévient la Compagnie.
«Sans en arriver (encore) à la conclusion que l’on peut se passer d’études supérieures, ces résultats montrent que les employeurs pourraient accorder une importance moindre aux seuls diplômes, et mettre l’accent sur les compétences qui restent complémentaires de l’IA, comme le jugement, l’adaptabilité ou la capacité à en encadrer l’usage», avance l’étude. «Nous constatons que l’exposition à l’automatisation est la plus faible lorsque le travail opère de la matière vers la matière, et la plus élevée lorsqu’il opère des données vers les données», résume encore la Coface et l’OEM.
Disparité entre les pays
L’exposition des métiers à l’automatisation dépend, aussi, fortement des pays. Les économies les plus riches et les plus orientées vers les services cognitifs, comme le Royaume-Uni, l’Irlande, le Luxembourg ou les Pays-Bas devraient subir le plus gros choc. La France, elle, se place dans la moyenne des pays européens, avec 16% des tâches de travail potentiellement automatisables, selon l’étude. Des pays comme la Turquie, par exemple, s’élève à seulement 12% de tâches potentiellement automatisables.
Pour réaliser cette étude, la Coface et l’OEM ont analysé l’exposition à l’automatisation par IA des marchés du travail locaux, pays par pays. Il en résulte, logiquement, une «forte dispersion territoriale». Les grands pôles urbains et économiques sont fortement soumis à l’automatisation par IA, et peu les territoires ruraux, davantage tournés vers l’agriculture, l’artisanat ou le tourisme.
L’étude va encore plus loin, estimant que l’essor de l’IA agentique pourrait «déplacer une part non négligeable de la valeur ajoutée du travail vers le capital». «Pour les pays dont les systèmes fiscaux reposent largement sur la taxation directe et/ou indirecte du travail, cette évolution poserait un double défi budgétaire, réduisant les recettes fiscales (cotisations sociales, impôt sur le revenu, TVA…) tout en augmentant, dans le même temps, les dépenses publiques (assurance-chômage, formation)», assure la Coface.
Une précédente étude menée par des chercheurs de l’université de Tufts, aux États-Unis, avait classé 784 métiers selon leur vulnérabilité à l’IA. Pour certains d’entre eux, les chercheurs estimaient que 57% des postes existant aujourd’hui allaient disparaître. Les rédacteurs et auteurs étaient les plus menacés, suivis de près par les développeurs informatiques, les éditeurs ou les architectes. L’étude considérait même, dans un scénario médian, que 9,3 millions d’emplois aux États-Unis allaient être menacés dans les années à venir. Des conclusions relativement similaires à celles de la Coface et de l’OEM, en somme.
N.D.L.R. : Un bon côté de la chose est qu'on éprouvera peut-être moins de difficultés à recruter des travailleurs manuels dans ce pays miné par la dénatalité, le dépeuplement des campagnes et, avant tout, par l'assistanat et le laisser-aller généralisés.
lefigaro.fr
rédigé le Mercredi 8 Avril 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Pierre Lellouche : « Derrière le cessez-le-feu en Iran, un désastre stratégique pour Trump et l’Occident »
TRIBUNE - Le cessez-le-feu de deux semaines annoncé par Donald Trump, dans la nuit de mardi à mercredi, est loin d’être le signe du triomphe de la puissance militaire américaine, comme l’affirme la Maison-Blanche, explique l’ancien ministre, notamment parce que le régime iranien en sort renforcé.
Mardi 7 avril, Donald Trump a finalement trouvé la porte de sortie qu’il recherchait désespérément depuis plusieurs semaines.
Ce mardi, à 8 h 06 du matin, Trump lançait ce message apocalyptique : si l’Iran n’ouvrait pas le détroit avant l’expiration de son ultimatum à 20 heures ce même jour, alors « une civilisation tout entière allait mourir ce soir même et personne ne pourrait la ressusciter ». Miracle : 10 heures et 26 minutes plus tard, le président des États-Unis annonçait que, grâce à la médiation du président pakistanais, une trêve de quinze jours avait pu être conclue sur la base d’un plan en 10 points présenté par les dirigeants de Téhéran. Un plan considéré par Washington comme une « base de travail sur laquelle on peut négocier », l’essentiel étant que le détroit d’Ormuz soit rouvert.
Le problème est que ce que Trump va s’efforcer de « vendre » à son opinion publique d’abord, au reste du monde ensuite, comme le triomphe de la puissance militaire américaine sous son leadership - « une victoire totale et complète. 100 %. Il n’y a aucun doute là-dessus ! » -, dissimule fort mal un désastre stratégique d’ampleur historique pour l’Amérique et pour l’Occident dans son ensemble.
Désastre d’abord pour le malheureux peuple iranien, auquel cette guerre était censée fournir l’occasion de renverser le régime dictatorial des mollahs. Il y a cinq semaines, Trump appelait la population iranienne à se soulever contre la dictature sanguinaire qui l’avait prise en otage depuis quarante-sept ans. Mais, miracle : pour Trump, les nouveaux dirigeants iraniens sont « différents, plus intelligents, moins radicaux que leurs prédécesseurs ». Bref, le changement de régime a déjà eu lieu. Pour les Iraniens, malheureusement, la réalité sera tout autre. Le régime, désormais aux mains des gardiens de la révolution, plus radicaux encore que les religieux, a montré qu’il était capable d’absorber 13 000 frappes de la part de la première puissance militaire du monde et qu’il avait survécu. Il sort de cette épreuve renforcé et plus revanchard que jamais, décidé à éliminer toute forme de contestation.
Désastre aussi sur les autres points clés à l’origine du conflit. Le nucléaire, d’abord : le plan iranien retenu par Trump comme « base de négociation » inclut la totalité des exigences iraniennes depuis vingt ans : le droit d’enrichir l’uranium, le refus des inspections de l’agence de Vienne et des sanctions, sans parler des 440 kg d’uranium militaire toujours présents en Iran. De même, le plan exclut toute limitation sur l’impressionnant programme de missiles iraniens comme sur le soutien militaire apporté par l’Iran à ses différents proxys. Au contraire, les Iraniens exigent que cesse la guerre israélienne contre le Hezbollah au Liban.
Mieux, le plan iranien exige le départ de la totalité des forces américaines de la région, la fermeture de leurs bases et le paiement de réparations de guerre… Quant à Ormuz, l’autre arme de destruction massive désormais aux mains de l’Iran grâce à la guerre (!), selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, le détroit restera sous le contrôle des « forces armées iraniennes » qui décideront qui peut passer et à quel prix… Sur tous ces points, il est plus que douteux que les négociations qui doivent se tenir à Islamabad dans les prochains jours permettent de revenir aux exigences américaines du début du conflit : abandon de tout programme nucléaire militaire sous contrôle international, limitation du programme de missiles, arrêt du soutien aux proxys et, bien sûr, liberté totale de navigation dans le détroit d’Ormuz… Mais, au-delà, les conséquences du conflit seront pires encore : d’abord parce que les excès de Trump, ses allers-retours permanents, les menaces d’éradication d’une civilisation tout entière, ont profondément abîmé, ruiné même, l’image des États-Unis comme garant et protecteur d’un ordre international fondé sur un minimum de droit. Le monde de Trump n’est rien d’autre qu’un état de jungle soumis à la loi du plus fort et aux foucades de son chef. Pour de très nombreux pays dans le monde, y compris parmi les alliés européens, l’Amérique n’est plus la solution : elle fait partie du problème, elle est le problème.
Deuxième conséquence désastreuse à plus long terme : la fin du système de sécurité au Proche-Orient. Les monarchies arabes en particulier, qui, depuis 1945, avaient fondé leur sécurité sur les États-Unis en échange de pétrole, ont brutalement découvert qu’elles étaient totalement vulnérables aux frappes de leur voisin iranien et qu’en réalité c’est l’Iran qui domine désormais toute la région. L’Amérique n’a pas pu vaincre l’Iran, dont la tactique de guerre asymétrique a de fait triomphé. Et les gratte-ciel de Dubaï ne sont que des mirages posés sur le sable… Quant aux Européens, ils ont été totalement absents et les Arabes s’en souviendront.
Troisième conséquence désastreuse à long terme : l’implosion du lien atlantique. Pour la première fois, l’ensemble des Européens a refusé de s’associer à la guerre de Trump. En revendiquant non seulement le droit d’être neutres, donc spectateurs d’une histoire qui les concerne pourtant au premier chef, mais aussi « le privilège du non-combattant », selon la formule de Peter Sloterdijk. Un privilège qui condamne à terme l’Europe à la soumission.
Au total, si, à l’issue des négociations, la guerre d’Iran devait se terminer par le maintien d’un régime revanchard et nucléaire à Téhéran, contrôlant la jugulaire de l’économie mondiale, avec de surcroît la rupture du pacte de sécurité dans la région et l’implosion de l’Alliance atlantique, alors les conséquences de cette guerre seront gravissimes et potentiellement historiques.
N.D.L.R. : On est bien dirigés.
TRIBUNE - Le cessez-le-feu de deux semaines annoncé par Donald Trump, dans la nuit de mardi à mercredi, est loin d’être le signe du triomphe de la puissance militaire américaine, comme l’affirme la Maison-Blanche, explique l’ancien ministre, notamment parce que le régime iranien en sort renforcé.
Mardi 7 avril, Donald Trump a finalement trouvé la porte de sortie qu’il recherchait désespérément depuis plusieurs semaines.
Ce mardi, à 8 h 06 du matin, Trump lançait ce message apocalyptique : si l’Iran n’ouvrait pas le détroit avant l’expiration de son ultimatum à 20 heures ce même jour, alors « une civilisation tout entière allait mourir ce soir même et personne ne pourrait la ressusciter ». Miracle : 10 heures et 26 minutes plus tard, le président des États-Unis annonçait que, grâce à la médiation du président pakistanais, une trêve de quinze jours avait pu être conclue sur la base d’un plan en 10 points présenté par les dirigeants de Téhéran. Un plan considéré par Washington comme une « base de travail sur laquelle on peut négocier », l’essentiel étant que le détroit d’Ormuz soit rouvert.
Le problème est que ce que Trump va s’efforcer de « vendre » à son opinion publique d’abord, au reste du monde ensuite, comme le triomphe de la puissance militaire américaine sous son leadership - « une victoire totale et complète. 100 %. Il n’y a aucun doute là-dessus ! » -, dissimule fort mal un désastre stratégique d’ampleur historique pour l’Amérique et pour l’Occident dans son ensemble.
Désastre d’abord pour le malheureux peuple iranien, auquel cette guerre était censée fournir l’occasion de renverser le régime dictatorial des mollahs. Il y a cinq semaines, Trump appelait la population iranienne à se soulever contre la dictature sanguinaire qui l’avait prise en otage depuis quarante-sept ans. Mais, miracle : pour Trump, les nouveaux dirigeants iraniens sont « différents, plus intelligents, moins radicaux que leurs prédécesseurs ». Bref, le changement de régime a déjà eu lieu. Pour les Iraniens, malheureusement, la réalité sera tout autre. Le régime, désormais aux mains des gardiens de la révolution, plus radicaux encore que les religieux, a montré qu’il était capable d’absorber 13 000 frappes de la part de la première puissance militaire du monde et qu’il avait survécu. Il sort de cette épreuve renforcé et plus revanchard que jamais, décidé à éliminer toute forme de contestation.
Désastre aussi sur les autres points clés à l’origine du conflit. Le nucléaire, d’abord : le plan iranien retenu par Trump comme « base de négociation » inclut la totalité des exigences iraniennes depuis vingt ans : le droit d’enrichir l’uranium, le refus des inspections de l’agence de Vienne et des sanctions, sans parler des 440 kg d’uranium militaire toujours présents en Iran. De même, le plan exclut toute limitation sur l’impressionnant programme de missiles iraniens comme sur le soutien militaire apporté par l’Iran à ses différents proxys. Au contraire, les Iraniens exigent que cesse la guerre israélienne contre le Hezbollah au Liban.
Mieux, le plan iranien exige le départ de la totalité des forces américaines de la région, la fermeture de leurs bases et le paiement de réparations de guerre… Quant à Ormuz, l’autre arme de destruction massive désormais aux mains de l’Iran grâce à la guerre (!), selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, le détroit restera sous le contrôle des « forces armées iraniennes » qui décideront qui peut passer et à quel prix… Sur tous ces points, il est plus que douteux que les négociations qui doivent se tenir à Islamabad dans les prochains jours permettent de revenir aux exigences américaines du début du conflit : abandon de tout programme nucléaire militaire sous contrôle international, limitation du programme de missiles, arrêt du soutien aux proxys et, bien sûr, liberté totale de navigation dans le détroit d’Ormuz… Mais, au-delà, les conséquences du conflit seront pires encore : d’abord parce que les excès de Trump, ses allers-retours permanents, les menaces d’éradication d’une civilisation tout entière, ont profondément abîmé, ruiné même, l’image des États-Unis comme garant et protecteur d’un ordre international fondé sur un minimum de droit. Le monde de Trump n’est rien d’autre qu’un état de jungle soumis à la loi du plus fort et aux foucades de son chef. Pour de très nombreux pays dans le monde, y compris parmi les alliés européens, l’Amérique n’est plus la solution : elle fait partie du problème, elle est le problème.
Deuxième conséquence désastreuse à plus long terme : la fin du système de sécurité au Proche-Orient. Les monarchies arabes en particulier, qui, depuis 1945, avaient fondé leur sécurité sur les États-Unis en échange de pétrole, ont brutalement découvert qu’elles étaient totalement vulnérables aux frappes de leur voisin iranien et qu’en réalité c’est l’Iran qui domine désormais toute la région. L’Amérique n’a pas pu vaincre l’Iran, dont la tactique de guerre asymétrique a de fait triomphé. Et les gratte-ciel de Dubaï ne sont que des mirages posés sur le sable… Quant aux Européens, ils ont été totalement absents et les Arabes s’en souviendront.
Troisième conséquence désastreuse à long terme : l’implosion du lien atlantique. Pour la première fois, l’ensemble des Européens a refusé de s’associer à la guerre de Trump. En revendiquant non seulement le droit d’être neutres, donc spectateurs d’une histoire qui les concerne pourtant au premier chef, mais aussi « le privilège du non-combattant », selon la formule de Peter Sloterdijk. Un privilège qui condamne à terme l’Europe à la soumission.
Au total, si, à l’issue des négociations, la guerre d’Iran devait se terminer par le maintien d’un régime revanchard et nucléaire à Téhéran, contrôlant la jugulaire de l’économie mondiale, avec de surcroît la rupture du pacte de sécurité dans la région et l’implosion de l’Alliance atlantique, alors les conséquences de cette guerre seront gravissimes et potentiellement historiques.
N.D.L.R. : On est bien dirigés.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 16 Avril 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Plomberie-chauffage - Electricité - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Logis - Bâtiment Nord - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Chapelle - Charreterie - Cave - Ferme et son fournil - Murs divers - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie (A.G.) - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Les amis de la Chaslerie
rédigé le Jeudi 16 Avril 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Plomberie-chauffage - Electricité - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Logis - Bâtiment Nord - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Chapelle - Charreterie - Cave - Ferme et son fournil - Murs divers - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie (A.G.) - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Les amis de la Chaslerie
Échanges très intéressants aujourd'hui avec plusieurs acteurs de grande qualité du secteur de la restauration des monuments historiques.
Sur un plan général, il semblerait que les remontées dont disposent les meilleurs experts en Normandie fassent état d’une baisse de 35 % en 2026 des enveloppes budgétaire de l'Etat, aggravée par une nouvelle réduction de 10 % qui vient à peine d'intervenir, soit un niveau de contraction budgétaire sans précédent pour les opérations patrimoniales régionales. Cette alerte locale s’inscrit dans un contexte national de baisse des crédits patrimoniaux. Dans la note de présentation du PLF 2026 au Sénat, les crédits de l’action 01 « Monuments historiques et patrimoine monumental » sont en effet indiqués en baisse de 34 % en autorisations d’engagement et de 21 % en crédits de paiement par rapport à 2025.
On voudra bien m'excuser de ne pas fournir ici la liste documentée des arguments expliquant l'absurdité d'une telle politique.
Sur un plan particulier, on se souvient que lors de la réunion régionale de la "Demeure Historique" le 27 mars dernier (soit il y a moins de trois semaines), M. le conservateur régional des monuments historiques avait invité les participants à lui soumettre des demandes de subventions pour l'entretien de leur monument. Le motif de cette recommandation, fort applaudie par l'auditoire, était qu'il lui restait des crédits inemployés sur lesquels il avait appelé notre attention en termes sympathiques. N'ayant bien sûr pas trouvé de formulaire à remplir dans la confusion du site internet administratif correspondant, je m'étais immédiatement adressé aux services de la D.R.A.C. pour en recevoir un exemplaire. La réponse m'est arrivée ce matin. Elle ne comporte toujours pas le moindre formulaire en question mais rappelle une série de truismes bien connus de tous ceux dont la carrière de restaurateur de monument historique s'étend sur trente-cinq années. Surtout, elle se conclut par ces deux phrases d'airain frappées sur la meilleure enclume : "l’ensemble des projets d’entretien pouvant être subventionnés a été arrêté. Votre demande ne pourra donc pas être prise en compte pour l’année 2026."
"Et voilà pourquoi votre fille est muette !"
Pas notre site favori, apparemment, n'en déplaise à ceux, heureusement rares, qui tenteraient encore d'en brider la libre parole.
P.S. (du 17 avril 2026 à 3 heures 20) : La mise en ligne de telles informations par votre serviteur a provoqué le commentaire suivant le l'un de nos interlocuteurs préférés :
"Merci d'avoir relayé...
Il faut savoir qu'aucune baisse du budget de l'audiovisuel (par exemple) n'est notée, à ma connaissance, et imaginons qu'une baisse de 45% du budget de l'éducation dite nationale soit prévue, quelles seraient les réactions des intéressés ?
Le silence des agneaux (ou des veaux) est effrayant devant l'abattoir."
Nous vivons une drôle d'époque. Gardons toutefois le moral en nous rappelant la réponse de Winston CHURCHILL, en pleine Seconde Guerre Mondiale, à des interlocuteurs abrutis qui lui recommandaient de couper dans les crédits de son ministère de la culture (ou de son équivalent puisque le nôtre est sans égal) :
Je me bornerai à souligner que cette magnifique citation figure en exergue d'une interview d'un acteur très dévoué, et que l'on croit non moins méritant, de la chaîne du patrimoine.
Voir à ce sujet la page 161 de la deuxième édition revue et augmentée de l'ouvrage très superbement préfacé et néanmoins sobrement titré "Le manoir de la Chaslerie - Aspects historiques et perspectives d'avenir.
Cet ouvrage est en vente audit manoir favori au prix de 20 € l'exemplaire (plus 10 € de frais de port si l'on ne vient pas le quérir sur place, comme c'est encore possible en ce jour).
Sur un plan général, il semblerait que les remontées dont disposent les meilleurs experts en Normandie fassent état d’une baisse de 35 % en 2026 des enveloppes budgétaire de l'Etat, aggravée par une nouvelle réduction de 10 % qui vient à peine d'intervenir, soit un niveau de contraction budgétaire sans précédent pour les opérations patrimoniales régionales. Cette alerte locale s’inscrit dans un contexte national de baisse des crédits patrimoniaux. Dans la note de présentation du PLF 2026 au Sénat, les crédits de l’action 01 « Monuments historiques et patrimoine monumental » sont en effet indiqués en baisse de 34 % en autorisations d’engagement et de 21 % en crédits de paiement par rapport à 2025.
On voudra bien m'excuser de ne pas fournir ici la liste documentée des arguments expliquant l'absurdité d'une telle politique.
Sur un plan particulier, on se souvient que lors de la réunion régionale de la "Demeure Historique" le 27 mars dernier (soit il y a moins de trois semaines), M. le conservateur régional des monuments historiques avait invité les participants à lui soumettre des demandes de subventions pour l'entretien de leur monument. Le motif de cette recommandation, fort applaudie par l'auditoire, était qu'il lui restait des crédits inemployés sur lesquels il avait appelé notre attention en termes sympathiques. N'ayant bien sûr pas trouvé de formulaire à remplir dans la confusion du site internet administratif correspondant, je m'étais immédiatement adressé aux services de la D.R.A.C. pour en recevoir un exemplaire. La réponse m'est arrivée ce matin. Elle ne comporte toujours pas le moindre formulaire en question mais rappelle une série de truismes bien connus de tous ceux dont la carrière de restaurateur de monument historique s'étend sur trente-cinq années. Surtout, elle se conclut par ces deux phrases d'airain frappées sur la meilleure enclume : "l’ensemble des projets d’entretien pouvant être subventionnés a été arrêté. Votre demande ne pourra donc pas être prise en compte pour l’année 2026."
"Et voilà pourquoi votre fille est muette !"
Pas notre site favori, apparemment, n'en déplaise à ceux, heureusement rares, qui tenteraient encore d'en brider la libre parole.
P.S. (du 17 avril 2026 à 3 heures 20) : La mise en ligne de telles informations par votre serviteur a provoqué le commentaire suivant le l'un de nos interlocuteurs préférés :
"Merci d'avoir relayé...
Il faut savoir qu'aucune baisse du budget de l'audiovisuel (par exemple) n'est notée, à ma connaissance, et imaginons qu'une baisse de 45% du budget de l'éducation dite nationale soit prévue, quelles seraient les réactions des intéressés ?
Le silence des agneaux (ou des veaux) est effrayant devant l'abattoir."
Nous vivons une drôle d'époque. Gardons toutefois le moral en nous rappelant la réponse de Winston CHURCHILL, en pleine Seconde Guerre Mondiale, à des interlocuteurs abrutis qui lui recommandaient de couper dans les crédits de son ministère de la culture (ou de son équivalent puisque le nôtre est sans égal) :
"Si ce n'est pour la culture, pourquoi nous battons-nous alors ?"
Je me bornerai à souligner que cette magnifique citation figure en exergue d'une interview d'un acteur très dévoué, et que l'on croit non moins méritant, de la chaîne du patrimoine.
Voir à ce sujet la page 161 de la deuxième édition revue et augmentée de l'ouvrage très superbement préfacé et néanmoins sobrement titré "Le manoir de la Chaslerie - Aspects historiques et perspectives d'avenir.
Cet ouvrage est en vente audit manoir favori au prix de 20 € l'exemplaire (plus 10 € de frais de port si l'on ne vient pas le quérir sur place, comme c'est encore possible en ce jour).
lefigaro.fr
rédigé le Mercredi 22 Avril 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
rédigé le Mercredi 22 Avril 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
Énergie : la patronne d'Engie charge le RN et ses «idées mauvaises pour la France»
La dirigeante d'Engie, Catherine MacGregor, a confirmé mardi avoir assisté début avril à un dîner de grands patrons avec Marine Le Pen, mais affirme l'avoir fait pour défendre les intérêts de son groupe contre des idées du RN «mauvaises pour la France» en matière d'énergie. «Nous ne pouvons pas laisser ces idées qui sont mauvaises pour la France, pour la sécurité énergétique du pays, pour les prix de l'électricité et pour la décarbonation, se cristalliser et prendre forme», a justifié Catherine MacGregor, interrogée à sa participation à ce dîner, lors d'un événement organisé par l'AJEF mardi.
N.D.L.R. : Honte à cette dirigeante du CAC 40 qui fait du fric sur la base de la politique énergétique débile mise en œuvre par les pouvoirs publics depuis des lustres ! Le RN n'est pas en cause ici, mais plutôt des dirigeants de rencontre comme cette illuminée directement intéressée à la dilapidation des fonds publics.
"Sécurité énergétique du pays", "prix de l'électricité", voici exactement ce sur quoi de tels salopards s'assoient.
La dirigeante d'Engie, Catherine MacGregor, a confirmé mardi avoir assisté début avril à un dîner de grands patrons avec Marine Le Pen, mais affirme l'avoir fait pour défendre les intérêts de son groupe contre des idées du RN «mauvaises pour la France» en matière d'énergie. «Nous ne pouvons pas laisser ces idées qui sont mauvaises pour la France, pour la sécurité énergétique du pays, pour les prix de l'électricité et pour la décarbonation, se cristalliser et prendre forme», a justifié Catherine MacGregor, interrogée à sa participation à ce dîner, lors d'un événement organisé par l'AJEF mardi.
N.D.L.R. : Honte à cette dirigeante du CAC 40 qui fait du fric sur la base de la politique énergétique débile mise en œuvre par les pouvoirs publics depuis des lustres ! Le RN n'est pas en cause ici, mais plutôt des dirigeants de rencontre comme cette illuminée directement intéressée à la dilapidation des fonds publics.
"Sécurité énergétique du pays", "prix de l'électricité", voici exactement ce sur quoi de tels salopards s'assoient.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 24 Avril 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
rédigé le Vendredi 24 Avril 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 24 avril 2026 19:26
À : contact@synergie-carburant.com
Objet : Livraison de fioul
Bonjour !
Comment dois-je comprendre le document que vous avez communiqué à mon employé le 20 avril dernier, faisant état d'une livraison de 1 500 litres de fioul à un prix de 0 € ?
À vous lire.
Pierre-Paul FOURCADE
(Fin de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 24 avril 2026 19:26
À : contact@synergie-carburant.com
Objet : Livraison de fioul
Bonjour !
Comment dois-je comprendre le document que vous avez communiqué à mon employé le 20 avril dernier, faisant état d'une livraison de 1 500 litres de fioul à un prix de 0 € ?
À vous lire.
Pierre-Paul FOURCADE
(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 29 Avril 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Logis - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Chapelle - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - "Projet MORIN" - Economie - Références culturelles
rédigé le Mercredi 29 Avril 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Logis - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Chapelle - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - "Projet MORIN" - Economie - Références culturelles
(Début de citation)
De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : mercredi 29 avril 2026 20:40
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: TR: Acompte en 2026 ?
Top!
J'adore Léo Ferré, je l'écoute depuis mes 20 ans.
Arnaud Paquin
Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G
Architecte du patrimoine DSA école de Chaillot.
2, rue du collège 50300 AVRANCHES
tél: 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com
______________________________________________________________________________________________
Le mer. 29 avr. 2026 à 20:01, Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com> a écrit :
Voici de quoi nous remonter le moral...
______________________________________________________________________________________________
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 29 avril 2026 17:44
À : Membres du bureau de "Les amis de la Chaslerie"
Objet : TR: TR: Acompte en 2026 ?
Pour info.
https://www.youtube.com/watch?v=r7YfOvQ699I
______________________________________________________________________________________________
De : Sinikka GALLOIS
Envoyé : mercredi 29 avril 2026 17:22
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; Isabelle d'HARCOURT ; VMF NORMANDIE - Sinikka GALLOIS <vmfnor@vmfpatrimoine.org>
Cc : C. F.
Objet : RE: TR: Acompte en 2026 ?
Cher Pierre-Paul,
Malheureusement, nous n'avons pas encore été invités à une rencontre régionale des têtes de réseaux cette année.
Cela semble de plus en plus difficile d'ailleurs d'obtenir des aides pour la restauration du patrimoine.
Amicalement,
Sinikka
Envoyé depuis l'application Mail Orange
(Fin de citation)
De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : mercredi 29 avril 2026 20:40
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: TR: Acompte en 2026 ?
Top!
J'adore Léo Ferré, je l'écoute depuis mes 20 ans.
Arnaud Paquin
Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G
Architecte du patrimoine DSA école de Chaillot.
2, rue du collège 50300 AVRANCHES
tél: 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com
______________________________________________________________________________________________
Le mer. 29 avr. 2026 à 20:01, Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com> a écrit :
Voici de quoi nous remonter le moral...
______________________________________________________________________________________________
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 29 avril 2026 17:44
À : Membres du bureau de "Les amis de la Chaslerie"
Objet : TR: TR: Acompte en 2026 ?
Pour info.
https://www.youtube.com/watch?v=r7YfOvQ699I
______________________________________________________________________________________________
De : Sinikka GALLOIS
Envoyé : mercredi 29 avril 2026 17:22
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; Isabelle d'HARCOURT ; VMF NORMANDIE - Sinikka GALLOIS <vmfnor@vmfpatrimoine.org>
Cc : C. F.
Objet : RE: TR: Acompte en 2026 ?
Cher Pierre-Paul,
Malheureusement, nous n'avons pas encore été invités à une rencontre régionale des têtes de réseaux cette année.
Cela semble de plus en plus difficile d'ailleurs d'obtenir des aides pour la restauration du patrimoine.
Amicalement,
Sinikka
Envoyé depuis l'application Mail Orange
(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 4 Mai 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Economie - Anecdotes
rédigé le Lundi 4 Mai 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Economie - Anecdotes
(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 10:23
À : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>; Mam <christine.ermeneux@orange.fr>
Objet : RE: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Madame,
Merci pour ces éléments de réponse.
Ici, il s'agissait de fuel pour l'usage exclusif de tracteurs agricoles, étant signalé que je suis reconnu comme sylviculteur exploitant, notamment par le fisc.
Donc pourquoi n'avez-vous pas retenu le tarif correspondant ?
Comme il me semble qu'il s'agit d'une simple erreur matérielle de votre part, je vous règle 1,500 x 1304,40 = 1 956,60 € T.T.C., tout en convenant avec vous que les temps sont durs et que tous les intervenants ne sont pas toujours les plus corrects en affaires.
Cordialement,
PPF
_______________________________________________________________________________________________
De : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 10:01
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; Mam <christine.ermeneux@orange.fr>
Objet : Re: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Mr Fourcade,
Pour compléter vos informations, il n'y pas de changement de contrôle de cette entreprise car je suis et reste l'unique et seule décisionnaire depuis plus de 10 ans (succédant à mes parents).
Prenez le temps de regarder sur "societe.com" si là aussi vous avez un doute !
Vous trouverez en PJ la grille tarifaire correspondant à votre jour de commande. c'est le seul tarif qui doit vous être attribué :
Au 1er janvier 2026 la TICPE sur le gasoil agricole a augmenté de 73€/m3 ( indépendamment de ma volonté...)
Compte tenu du contexte mondial, que j'imagine vous avez connaissance, les prix ont démesurément augmenté. ( indépendamment de ma volonté...)
Si vous n'avez plus confiance, je vous invite à commander votre fioul chez les distributeurs ayant augmenté leurs bénéfices de 50 % car à ce jour il sont les plus nombreux sur le marché !
Bien cordialement.
Fanny ERMENEUX
Présidente
Synergie Ermeneux-Axone
02 33 30 63 35
_____________________________________________________________________________________________
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 03:58
À : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Objet : RE: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Madame,
Je suis en effet client de votre entreprise depuis de nombreuses années, y compris bien avant son dernier changement de contrôle. Ceci ne me dispense nullement d'exercer un contrôle minimal, que j'espère normal à vos yeux, sur les factures que je suis appelé à régler, ceci quel qu'en soit l'émetteur d'ailleurs.
Je suppose que vous en faites autant pour ce qui vous concerne mais, à dire vrai, ceci ne me regarde pas, contrairement au reste.
Votre précédente facture, datée d'à peine six mois (le 17 septembre dernier), faisait état d'un "prix unitaire H.T." de 974 € (par m3, je suppose, bien que ceci ne soit pas précisé). Celle datée du 20 avril que vous venez de me transmettre, avec retard puisqu'après ma remarque à propos de la première indication à la même date, retient un prix unitaire comparable de 1 417 €.
Il ne me semble d'autant moins anormal que je m'assure que l'augmentation de 42,8 % correspondante n'est pas exagérée que votre premier document daté du 20 avril indiquait "Prix Non Soumis aux controles Réglementaires" (sic) sans que cette remarque ne me soit déjà apparue pour le moins inattendue, incompréhensible et, pour tout dire, parfaitement incongrue. À ce sujet également, vos commentaires m'obligeraient.
Pour m'éviter le déplacement, je vous propose de m'envoyer vos explications ainsi que votre barème, ce dernier à la date de la commande, à la date de la facturation ainsi qu'à la date d'envoi de la facture, en distinguant, si ceci a un sens comme je le suppose, entre fuel domestique et fuel agricole.
Cordialement,
Pierre-Paul FOURCADE
N. B. : Je ne vois pas ce qu'il y aurait de privé dans cette correspondance qui me semble, au contraire, d'ordre strictement professionnel.
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De : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Envoyé : lundi 4 mai 2026 12:01
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Bonjour Mr Fourcade,
J'ai commis l'oubli de ne pas noter le prix lorsque la commande a été passée et cela à donc généré automatiquement un tarif à 0.
Nous travaillons ensemble depuis de nombreuses années et je ne vois pas pourquoi vous n'avez pas confiance.
Si vous souhaitez vérifier le tarif, je vous laisse passer à mon bureau afin que je vous montre la grille tarifaire du jour de votre livraison.
Cordialement.
MMe ERMENEUX
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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 4 mai 2026 11:24
À : Synergie Contact <contact@synergie-carburant.com>
Objet : RE: Livraison de fioul
Et qu'est-ce qui m'assure que le prix unitaire indiqué sur votre facture correspond au prix en vigueur lors de la livraison ?
Ces pratiques sont inacceptables !
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De : Synergie Contact <contact@synergie-carburant.com>
Envoyé : lundi 27 avril 2026 14:59
À : Synergie Contact <contact@synergie-carburant.com>
Cc : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: Livraison de fioul
Bonjour FOURCADE,
Nous vous remercions pour votre message.
Après vérification, nous vous confirmons que la facture transmise le 20 avril comporte une erreur d’édition, le montant de la livraison y apparaissant effectivement à 0 €.
Nous convenons que cette présentation peut prêter à confusion — et, bien qu’elle puisse sembler avantageuse, elle ne correspond malheureusement pas à la réalité de la prestation réalisée.
Vous trouverez en pièce jointe la facture corrigée, intégrant l’ensemble des éléments conformes à la livraison effectuée.
Nous vous remercions pour votre compréhension et restons à votre entière disposition pour toute précision complémentaire.
Bien cordialement,
Chloé BONHOMME
Assistante Commerciale et Comptable
(Fin de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 10:23
À : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>; Mam <christine.ermeneux@orange.fr>
Objet : RE: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Madame,
Merci pour ces éléments de réponse.
Ici, il s'agissait de fuel pour l'usage exclusif de tracteurs agricoles, étant signalé que je suis reconnu comme sylviculteur exploitant, notamment par le fisc.
Donc pourquoi n'avez-vous pas retenu le tarif correspondant ?
Comme il me semble qu'il s'agit d'une simple erreur matérielle de votre part, je vous règle 1,500 x 1304,40 = 1 956,60 € T.T.C., tout en convenant avec vous que les temps sont durs et que tous les intervenants ne sont pas toujours les plus corrects en affaires.
Cordialement,
PPF
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De : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 10:01
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; Mam <christine.ermeneux@orange.fr>
Objet : Re: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Mr Fourcade,
Pour compléter vos informations, il n'y pas de changement de contrôle de cette entreprise car je suis et reste l'unique et seule décisionnaire depuis plus de 10 ans (succédant à mes parents).
Prenez le temps de regarder sur "societe.com" si là aussi vous avez un doute !
Vous trouverez en PJ la grille tarifaire correspondant à votre jour de commande. c'est le seul tarif qui doit vous être attribué :
Au 1er janvier 2026 la TICPE sur le gasoil agricole a augmenté de 73€/m3 ( indépendamment de ma volonté...)
Compte tenu du contexte mondial, que j'imagine vous avez connaissance, les prix ont démesurément augmenté. ( indépendamment de ma volonté...)
Si vous n'avez plus confiance, je vous invite à commander votre fioul chez les distributeurs ayant augmenté leurs bénéfices de 50 % car à ce jour il sont les plus nombreux sur le marché !
Bien cordialement.
Fanny ERMENEUX
Présidente
Synergie Ermeneux-Axone
02 33 30 63 35
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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 03:58
À : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Objet : RE: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Madame,
Je suis en effet client de votre entreprise depuis de nombreuses années, y compris bien avant son dernier changement de contrôle. Ceci ne me dispense nullement d'exercer un contrôle minimal, que j'espère normal à vos yeux, sur les factures que je suis appelé à régler, ceci quel qu'en soit l'émetteur d'ailleurs.
Je suppose que vous en faites autant pour ce qui vous concerne mais, à dire vrai, ceci ne me regarde pas, contrairement au reste.
Votre précédente facture, datée d'à peine six mois (le 17 septembre dernier), faisait état d'un "prix unitaire H.T." de 974 € (par m3, je suppose, bien que ceci ne soit pas précisé). Celle datée du 20 avril que vous venez de me transmettre, avec retard puisqu'après ma remarque à propos de la première indication à la même date, retient un prix unitaire comparable de 1 417 €.
Il ne me semble d'autant moins anormal que je m'assure que l'augmentation de 42,8 % correspondante n'est pas exagérée que votre premier document daté du 20 avril indiquait "Prix Non Soumis aux controles Réglementaires" (sic) sans que cette remarque ne me soit déjà apparue pour le moins inattendue, incompréhensible et, pour tout dire, parfaitement incongrue. À ce sujet également, vos commentaires m'obligeraient.
Pour m'éviter le déplacement, je vous propose de m'envoyer vos explications ainsi que votre barème, ce dernier à la date de la commande, à la date de la facturation ainsi qu'à la date d'envoi de la facture, en distinguant, si ceci a un sens comme je le suppose, entre fuel domestique et fuel agricole.
Cordialement,
Pierre-Paul FOURCADE
N. B. : Je ne vois pas ce qu'il y aurait de privé dans cette correspondance qui me semble, au contraire, d'ordre strictement professionnel.
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De : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Envoyé : lundi 4 mai 2026 12:01
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Bonjour Mr Fourcade,
J'ai commis l'oubli de ne pas noter le prix lorsque la commande a été passée et cela à donc généré automatiquement un tarif à 0.
Nous travaillons ensemble depuis de nombreuses années et je ne vois pas pourquoi vous n'avez pas confiance.
Si vous souhaitez vérifier le tarif, je vous laisse passer à mon bureau afin que je vous montre la grille tarifaire du jour de votre livraison.
Cordialement.
MMe ERMENEUX
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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 4 mai 2026 11:24
À : Synergie Contact <contact@synergie-carburant.com>
Objet : RE: Livraison de fioul
Et qu'est-ce qui m'assure que le prix unitaire indiqué sur votre facture correspond au prix en vigueur lors de la livraison ?
Ces pratiques sont inacceptables !
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De : Synergie Contact <contact@synergie-carburant.com>
Envoyé : lundi 27 avril 2026 14:59
À : Synergie Contact <contact@synergie-carburant.com>
Cc : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: Livraison de fioul
Bonjour FOURCADE,
Nous vous remercions pour votre message.
Après vérification, nous vous confirmons que la facture transmise le 20 avril comporte une erreur d’édition, le montant de la livraison y apparaissant effectivement à 0 €.
Nous convenons que cette présentation peut prêter à confusion — et, bien qu’elle puisse sembler avantageuse, elle ne correspond malheureusement pas à la réalité de la prestation réalisée.
Vous trouverez en pièce jointe la facture corrigée, intégrant l’ensemble des éléments conformes à la livraison effectuée.
Nous vous remercions pour votre compréhension et restons à votre entière disposition pour toute précision complémentaire.
Bien cordialement,
Chloé BONHOMME
Assistante Commerciale et Comptable
(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 5 Mai 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
rédigé le Mardi 5 Mai 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
Pays de dingues !
(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 21:34
À : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Objet : Re: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Taux reduit, de quoi s'agit-il ? Du taux agricole ? Jamais entendu parler de cette formalite. A qui m'adresser, avez-vous un modele de demande, quelles preuves fournir en plus de celles que le fisc connait deja ?
Envoyé à partir de Outlook pour Android
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From: Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Sent: Tuesday, May 5, 2026 9:05:35 PM
To: Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Subject: Re: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Dans ce cas Monsieur Fourcade, vous devez établir des démarches auprès d un site gouvernemental afin de faire la demande d’autorisation pour bénéficier du taux réduit. Sans ce document nous n’avons pas la stric interdiction de vous appliquer le taux réduit.
Tous les volumes distribués aux exploitants à taux réduits sont envoyés tous les mois au services des douanes qui contrôlent que vous êtes bien en possession de ce document à date de livraison.
Si c’est le cas, je vous invite à me le transmettre avant le 12 mai, date à laquelle je dois transmette mes déclarations aux Douanes.
Cordialement
(Fin de citation)
(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 21:34
À : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Objet : Re: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Taux reduit, de quoi s'agit-il ? Du taux agricole ? Jamais entendu parler de cette formalite. A qui m'adresser, avez-vous un modele de demande, quelles preuves fournir en plus de celles que le fisc connait deja ?
Envoyé à partir de Outlook pour Android
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From: Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Sent: Tuesday, May 5, 2026 9:05:35 PM
To: Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Subject: Re: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Dans ce cas Monsieur Fourcade, vous devez établir des démarches auprès d un site gouvernemental afin de faire la demande d’autorisation pour bénéficier du taux réduit. Sans ce document nous n’avons pas la stric interdiction de vous appliquer le taux réduit.
Tous les volumes distribués aux exploitants à taux réduits sont envoyés tous les mois au services des douanes qui contrôlent que vous êtes bien en possession de ce document à date de livraison.
Si c’est le cas, je vous invite à me le transmettre avant le 12 mai, date à laquelle je dois transmette mes déclarations aux Douanes.
Cordialement
(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 6 Mai 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Economie - Anecdotes
rédigé le Mercredi 6 Mai 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Economie - Anecdotes
