Economie

Fédération Environnement Durable
rédigé le Lundi 5 Janvier 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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L’ONU alerte sur le coût réel du solaire et de l’éolien

Un nouveau rapport de la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU) estime que le coût réel de l’électricité solaire et éolienne est largement sous-évalué par les indicateurs couramment utilisés.
Le document critique l’usage du coût actualisé de l’électricité (LCOE), qui mesure uniquement le coût de production d’une installation prise isolément, sans intégrer les coûts indispensables au fonctionnement du système électrique, tels que l’équilibrage, la flexibilité, le renforcement des réseaux ou les services de stabilité.
Selon le rapport, une électricité présentée comme peu coûteuse à produire peut, une fois l’ensemble de ces coûts pris en compte, revenir jusqu’à deux fois et demie plus cher pour les consommateurs et l’industrie.
La CEE-ONU souligne que le LCOE n’est plus un indicateur pertinent pour orienter les politiques énergétiques et annonce l’élaboration d’un nouveau cadre d’analyse fondé sur les coûts complets du système électrique.
Le rapport pose également la question de la poursuite de subventions publiques massives en faveur du solaire et de l’éolien, alors même que ces technologies sont présentées depuis des années comme les moins chères du marché. 

Annexe

 Ce que le coût actualisé de l’électricité mesure bien
le coût théorique de production d’une centrale prise isolément dans des conditions moyennes et idéales

 Ce que le coût actualisé de l’électricité ne mesure pas
les coûts d’intermittence (quand il n’y a ni vent ni soleil)
les coûts d’équilibrage du réseau
les réserves pilotables nécessaires en permanence
les coûts de renforcement des réseaux
les services système (stabilité, fréquence, tension)
la volatilité des prix
les coûts liés aux événements climatiques extrêmes

 Conclusion du rapport ONU :
Le coût actualisé de l’électricité ne dit rien du coût réel de l’électricité pour le consommateur ou l’industrie.

r‍ef : Rapport UNECE : Understanding the Full System Cost of the Electricity System


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Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 10 Janvier 2026
Vie des associations - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Anecdotes
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J'ai reçu hier de la M.S.A. une lettre m'informant qu'un salarié en "incapacité permanente partielle de 40 %" a droit à "une rente annuelle" d'un montant significatif versée par la M.S.A. En cas de contestation de cette "décision prise sur avis du médecin-conseil", j'étais invité à "former un recours administratif préalable devant la Commission de Recours Amiable de (ma) caisse de MSA", blablabla blablabla...

Rien n'était dit sur le point de savoir si l'employeur devrait continuer à régler 100 % de son salaire à cet employé ainsi reconnu ne pouvoir fournir que 60 % de sa force de travail.

J'ai donc essayé de téléphoner à la "gestionnaire MSA" désignée dans la lettre ainsi reçue. J'ai attendu au répondeur une dizaine de minutes avant qu'un autre employé de la même M.S.A. (basée au Mans) me réponde que la première était injoignable mais qu'il valait mieux que je me renseigne auprès de l'inspection du travail.

Coup de fil à l'inspection du travail à Alençon. Je poireaute de nouveau de longues minutes avant qu'une correspondante ne décroche. Elle m'apprend que le droit du travail, pour lequel elle se déclare compétente, est distinct du droit de la sécurité sociale dont elle n'est, par fonction, pas experte. Elle pense toutefois - si je résume - qu'un salarié qui ne serait plus que 60 % de lui-même aurait tout de même droit, outre cette indemnité de l'ordre de 40 % de son salaire initial, au maintien intégral de celui-ci, comme si de rien n'était.

Ben voyons. Il paraît, m'a dit cette dernière interlocutrice, que je pourrais essayer de me renseigner plus précisément auprès d'"Atout-Services", entité dans la mouvance de la M.S.A. et qui édite, non sans erreurs graves comme l'expérience me l'a montré à plusieurs occasions, les bulletins de paye du salarié en question.

C'est donc bien ce que l'on pouvait conclure des débats parlementaires en cours et d'autres joyeusetés non moins comiques : si ce pays se déglingue aussi vite qu'on le constate de tous côtés, c'est parce qu'il ne compte pas encore assez de fonctionnaires (CQFD)...

Donc en avant toutes, droit dans le mur ! Tous ces élus et gratte-papier bien au chaud derrière leurs réglementations aussi absconses que foisonnantes semblent parfaits pour nous y conduire, la bouche en cœur, dans un proche avenir.
La vague de froid a conduit quelques personnes à me contacter, via "leboncoin.fr", pour m'acheter quelques bûches. C'est chaque fois pour moi l'occasion de tailler un brin de causette avec des voisins plus ou moins lointains mais inconnus jusque là.

Ainsi, comme déjà indiqué, l’ante-pénultième acheteur m'avait communiqué les coordonnées du prochain salarié de l'APIJOMM, celui-ci, qui commencera dès demain, ayant vocation à relayer Francis.

Ce matin, l'avant-dernier est le directeur d'un important équipement sportif du secteur dont il m'a vanté et invité à visiter le sauna et le hammam ainsi qu'à confier mon dos à ses masseuses.

Quant au dernier, il fait partie des motards des cortèges présidentiels. Je n'ai pas manqué de confronter aux siennes, lui qui pratique cette faune au quotidien, mes appréciations sur ces cadors qui nous gouvernent, conjointes incluses. Je retiens que, de toutes, Cécilia avait le plus de classe et que Brigitte serait plus sympathique que son si jeune époux, et même agréable.

Je dois reconnaître que ce dernier point m'avait échappé.
lefigaro.fr
rédigé le Lundi 12 Janvier 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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«Spectacle de m...» : l’hebdomadaire britannique The Economist signe un édito au vitriol sur l’impasse politique et budgétaire de la France

Le journal tire à boulets rouges sur l’Hexagone, décrit comme incapable de remettre de l’ordre dans ses finances et bloqué politiquement depuis la dissolution ratée d’Emmanuel Macron.

«An utter merde-show». Le titre du dernier éditorial de The Economist n’est pas passé inaperçu dans l’Hexagone. C’est en ces termes peu amènes (un «véritable spectacle de merde»), dans un média pourtant connu pour sa pondération, que l’hebdomadaire britannique a égratigné la France. L’édito, qui s’attarde sur la situation catastrophique des finances publiques françaises, n’épargne ni les citoyens français, ni aucune force politique. Et surtout pas Emmanuel Macron.

«Chaque acteur majeur de la politique française devrait avoir honte», souligne l’édito, qui pointe du doigt l’irresponsabilité du centre, la stratégie du chaos des «extrêmes», LFI et le RN, et l’absence d’alternative portée par la droite et la gauche. «Les Républicains, supposément conservateurs fiscaux, ont autorisé la suspension de la réforme des retraites qui coûtera 100 millions d’euros (117 millions de dollars) rien qu’en 2026», pointe notamment l’hebdomadaire.

The Economist souligne en filigrane le déclassement d’une France au déficit abyssal, quand ses voisins européens qu’elle a pourtant contribué à aider pendant la dernière crise financière, ont rétabli leurs finances. «La France ne peut pas se permettre d’être coincée», conclut l’édito. «Si M. Lecornu ne peut pas fixer le budget d’ici la fin janvier, il doit partir, et de nouvelles élections devraient être convoquées.» L’avenir dira si Emmanuel Macron et son chef de gouvernement parviendront à lui donner tort.

N.D.L.R. : On dirait que l'hallali est proche.

«An utter merde-show», l'expression est à retenir.
Yves Bréchet : "L’Allemagne a joué contre le nucléaire français, mais nos politiques se sont couchés !"

Invité des Grands entretiens d’Anne Rosencher, l’ancien haut-commissaire à l’énergie atomique répond avec une franchise de tonton flingueur à nos questions sur la stratégie énergétique de la France.

Oui, l’Allemagne a joué contre le nucléaire français. Mais on ne peut pas reprocher aux Allemands de défendre leur industrie ! Le nucléaire était un avantage concurrentiel pour l’industrie française, donc l’Allemagne a tenu à ce que notre nucléaire ne se développe pas, voire décroisse. Voilà. D’une certaine manière, ils ont une politique, ils ont une stratégie. Face à cela, le drame a été la lâcheté et la démission des dirigeants français. Nous avions des représentants à Bruxelles qui n’avaient absolument rien à faire de la situation en France. Ils ne cessaient de répéter "on est en retard sur l’Allemagne". Nos émissions de CO2 étaient beaucoup plus basses, mais nous étions "en retard" ? Misère.

L’Allemagne, en défendant ses intérêts, a fortement influencé l’Europe. Pourquoi ? Parce que l’Allemagne est forte. Que son État a une colonne vertébrale d’un point de vue financier et d’un point de vue industriel. En face, la classe politique française a été responsable et coupable d’une démission en masse.

Le mix énergétique tel qu’il nous est présenté est un slogan. Je veux dire, il n’y a pas eu d’analyses d’impact, ni d’analyses de coûts. Bref : on écrit un conte de fées dispendieux. Avec des investissements pharaoniques sur les énergies renouvelables, sans se poser la question de savoir quels sont les besoins réels en électricité, quels sont les outils industriels qui peuvent être électrifiés ou pas etc... Une vraie stratégie nécessite non seulement une analyse de la production d’électricité, mais aussi du stockage, une analyse de la stabilité, en termes de puissance, en termes de fréquence, etc. J’ajoute que la PPE est en train de devenir une monnaie d’échange entre un gouvernement précaire et une opposition écologiste qui marchande ainsi sa clémence… La politique énergétique du pays mérite mieux que ces arrangements d’arrière-cuisine.
Lu sur "Facebook" ce jour :

- sous la plume de Florian PHILIPPOT :

"♦️ Folie pure ! ⤵️
La directive européenne 2009/81/CE va être très bientôt modifiée, contre l’avis de la France, pour donner à la Commission européenne le pouvoir de décider de nos exportations d’armements ! Rendez vous compte !
On ne décidera plus, ce sera Bruxelles !
La France sera touchée de façon cataclysmique par cette perte immense de souveraineté car elle est le 2è exportateur d’armes du monde, derrière les États-Unis, le premier en Europe !
Et comme l’article le précise bien, les lobbies et cabinets de conseil étrangers qui pullulent autour de la Commission européenne auront donc maintenant la main sur nos exportations, dans le but de les détruire et d’affaiblir la France.
➡️ Vouloir rester une seconde de plus dans l’UE est un crime monstrueux contre la France.
Refuser le FREXIT c’est être un traître, il n’y a rien d’autre à dire !
L’UE doit CREVER !


- sur le "mur" d'un autre :


- et, sous la plume du président du conseil départemental de l'Orne :

"Temps d’échanges avec les agriculteurs sur la RN 12
Le dialogue est source d’apaisement. D’autant plus qu’il privilégie l’écoute et le respect mutuel.
J’ai pu le mesurer, cet après-midi encore, en me rendant sur la RN 12 aux portes d’Alençon, à la rencontre d’une vingtaine d’agriculteurs, rassemblés hors organisations syndicales, afin d’échanger avec eux sur les multiples difficultés qui assaillent la profession, à l’origine du mouvement.
L’une de leurs préoccupations majeures concerne la dermatose nodulaire contagieuse des bovins (DNC), mais aussi la tuberculose bovine, maladie que les éleveurs évoquent avec la peur au ventre, assistant impuissants à l’abattages d’animaux. La question de la transmission par la faune sauvage est pointée du doigt, de même que le principe d’anéantir des troupeaux entiers, sans aucun discernement.
À l’approche du Salon international de l’agriculture, nous avons naturellement parlé de l’absence de bovins pour cette édition 2026, situation exceptionnelle qui ne doit pas nous faire oublier que de nombreux professionnels ornais y prendront part. Notamment des producteurs, qui auront à cœur de faire braquer les projecteurs sur les richesses de nos terroirs, valorisant ainsi le travail remarquable de nombreux professionnels méritants.
Une séquence “échange” intéressante, qui en appelle d’autres, pour continuer à soutenir l’agriculture et ses “forces vives”, qui comptent sur nous.
"

Mon commentaire : "c'est cela, oui", "pensons printemps, mes chers amis," et restons zen !

Ou, si l'on préfère, "gouvernement par la com' = gouvernement pour les cons" (air connu).

P.S. (à 19 heures 20) : Un ami me reproche de citer un certain auteur. Il prétend que "tout ça n'est pas dans l'intérêt du monument".

Mais, je vous le demande, qu'importe l'auteur si l'idée exprimée paraît digne d'être mise en débat sinon partagée, au moins dans ses grandes lignes ?

Et s'il ne fallait parler que de sujets convenus lorsqu'on a entrepris de restaurer un monument historique, à quoi bon de tels efforts puisque, de toutes façons, on sait bien que, tôt ou tard, tout cela disparaîtra ("In the long run, we are all dead") ?