Economie

Fédération Environnement Durable
rédigé le Lundi 5 Janvier 2026
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L’ONU alerte sur le coût réel du solaire et de l’éolien

Un nouveau rapport de la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU) estime que le coût réel de l’électricité solaire et éolienne est largement sous-évalué par les indicateurs couramment utilisés.
Le document critique l’usage du coût actualisé de l’électricité (LCOE), qui mesure uniquement le coût de production d’une installation prise isolément, sans intégrer les coûts indispensables au fonctionnement du système électrique, tels que l’équilibrage, la flexibilité, le renforcement des réseaux ou les services de stabilité.
Selon le rapport, une électricité présentée comme peu coûteuse à produire peut, une fois l’ensemble de ces coûts pris en compte, revenir jusqu’à deux fois et demie plus cher pour les consommateurs et l’industrie.
La CEE-ONU souligne que le LCOE n’est plus un indicateur pertinent pour orienter les politiques énergétiques et annonce l’élaboration d’un nouveau cadre d’analyse fondé sur les coûts complets du système électrique.
Le rapport pose également la question de la poursuite de subventions publiques massives en faveur du solaire et de l’éolien, alors même que ces technologies sont présentées depuis des années comme les moins chères du marché. 

Annexe

 Ce que le coût actualisé de l’électricité mesure bien
le coût théorique de production d’une centrale prise isolément dans des conditions moyennes et idéales

 Ce que le coût actualisé de l’électricité ne mesure pas
les coûts d’intermittence (quand il n’y a ni vent ni soleil)
les coûts d’équilibrage du réseau
les réserves pilotables nécessaires en permanence
les coûts de renforcement des réseaux
les services système (stabilité, fréquence, tension)
la volatilité des prix
les coûts liés aux événements climatiques extrêmes

 Conclusion du rapport ONU :
Le coût actualisé de l’électricité ne dit rien du coût réel de l’électricité pour le consommateur ou l’industrie.

r‍ef : Rapport UNECE : Understanding the Full System Cost of the Electricity System


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Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 10 Janvier 2026
Vie des associations - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Anecdotes
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J'ai reçu hier de la M.S.A. une lettre m'informant qu'un salarié en "incapacité permanente partielle de 40 %" a droit à "une rente annuelle" d'un montant significatif versée par la M.S.A. En cas de contestation de cette "décision prise sur avis du médecin-conseil", j'étais invité à "former un recours administratif préalable devant la Commission de Recours Amiable de (ma) caisse de MSA", blablabla blablabla...

Rien n'était dit sur le point de savoir si l'employeur devrait continuer à régler 100 % de son salaire à cet employé ainsi reconnu ne pouvoir fournir que 60 % de sa force de travail.

J'ai donc essayé de téléphoner à la "gestionnaire MSA" désignée dans la lettre ainsi reçue. J'ai attendu au répondeur une dizaine de minutes avant qu'un autre employé de la même M.S.A. (basée au Mans) me réponde que la première était injoignable mais qu'il valait mieux que je me renseigne auprès de l'inspection du travail.

Coup de fil à l'inspection du travail à Alençon. Je poireaute de nouveau de longues minutes avant qu'une correspondante ne décroche. Elle m'apprend que le droit du travail, pour lequel elle se déclare compétente, est distinct du droit de la sécurité sociale dont elle n'est, par fonction, pas experte. Elle pense toutefois - si je résume - qu'un salarié qui ne serait plus que 60 % de lui-même aurait tout de même droit, outre cette indemnité de l'ordre de 40 % de son salaire initial, au maintien intégral de celui-ci, comme si de rien n'était.

Ben voyons. Il paraît, m'a dit cette dernière interlocutrice, que je pourrais essayer de me renseigner plus précisément auprès d'"Atout-Services", entité dans la mouvance de la M.S.A. et qui édite, non sans erreurs graves comme l'expérience me l'a montré à plusieurs occasions, les bulletins de paye du salarié en question.

C'est donc bien ce que l'on pouvait conclure des débats parlementaires en cours et d'autres joyeusetés non moins comiques : si ce pays se déglingue aussi vite qu'on le constate de tous côtés, c'est parce qu'il ne compte pas encore assez de fonctionnaires (CQFD)...

Donc en avant toutes, droit dans le mur ! Tous ces élus et gratte-papier bien au chaud derrière leurs réglementations aussi absconses que foisonnantes semblent parfaits pour nous y conduire, la bouche en cœur, dans un proche avenir.
La vague de froid a conduit quelques personnes à me contacter, via "leboncoin.fr", pour m'acheter quelques bûches. C'est chaque fois pour moi l'occasion de tailler un brin de causette avec des voisins plus ou moins lointains mais inconnus jusque là.

Ainsi, comme déjà indiqué, l’ante-pénultième acheteur m'avait communiqué les coordonnées du prochain salarié de l'APIJOMM, celui-ci, qui commencera dès demain, ayant vocation à relayer Francis.

Ce matin, l'avant-dernier est le directeur d'un important équipement sportif du secteur dont il m'a vanté et invité à visiter le sauna et le hammam ainsi qu'à confier mon dos à ses masseuses.

Quant au dernier, il fait partie des motards des cortèges présidentiels. Je n'ai pas manqué de confronter aux siennes, lui qui pratique cette faune au quotidien, mes appréciations sur ces cadors qui nous gouvernent, conjointes incluses. Je retiens que, de toutes, Cécilia avait le plus de classe et que Brigitte serait plus sympathique que son si jeune époux, et même agréable.

Je dois reconnaître que ce dernier point m'avait échappé.
lefigaro.fr
rédigé le Lundi 12 Janvier 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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«Spectacle de m...» : l’hebdomadaire britannique The Economist signe un édito au vitriol sur l’impasse politique et budgétaire de la France

Le journal tire à boulets rouges sur l’Hexagone, décrit comme incapable de remettre de l’ordre dans ses finances et bloqué politiquement depuis la dissolution ratée d’Emmanuel Macron.

«An utter merde-show». Le titre du dernier éditorial de The Economist n’est pas passé inaperçu dans l’Hexagone. C’est en ces termes peu amènes (un «véritable spectacle de merde»), dans un média pourtant connu pour sa pondération, que l’hebdomadaire britannique a égratigné la France. L’édito, qui s’attarde sur la situation catastrophique des finances publiques françaises, n’épargne ni les citoyens français, ni aucune force politique. Et surtout pas Emmanuel Macron.

«Chaque acteur majeur de la politique française devrait avoir honte», souligne l’édito, qui pointe du doigt l’irresponsabilité du centre, la stratégie du chaos des «extrêmes», LFI et le RN, et l’absence d’alternative portée par la droite et la gauche. «Les Républicains, supposément conservateurs fiscaux, ont autorisé la suspension de la réforme des retraites qui coûtera 100 millions d’euros (117 millions de dollars) rien qu’en 2026», pointe notamment l’hebdomadaire.

The Economist souligne en filigrane le déclassement d’une France au déficit abyssal, quand ses voisins européens qu’elle a pourtant contribué à aider pendant la dernière crise financière, ont rétabli leurs finances. «La France ne peut pas se permettre d’être coincée», conclut l’édito. «Si M. Lecornu ne peut pas fixer le budget d’ici la fin janvier, il doit partir, et de nouvelles élections devraient être convoquées.» L’avenir dira si Emmanuel Macron et son chef de gouvernement parviendront à lui donner tort.

N.D.L.R. : On dirait que l'hallali est proche.

«An utter merde-show», l'expression est à retenir.
Yves Bréchet : "L’Allemagne a joué contre le nucléaire français, mais nos politiques se sont couchés !"

Invité des Grands entretiens d’Anne Rosencher, l’ancien haut-commissaire à l’énergie atomique répond avec une franchise de tonton flingueur à nos questions sur la stratégie énergétique de la France.

Oui, l’Allemagne a joué contre le nucléaire français. Mais on ne peut pas reprocher aux Allemands de défendre leur industrie ! Le nucléaire était un avantage concurrentiel pour l’industrie française, donc l’Allemagne a tenu à ce que notre nucléaire ne se développe pas, voire décroisse. Voilà. D’une certaine manière, ils ont une politique, ils ont une stratégie. Face à cela, le drame a été la lâcheté et la démission des dirigeants français. Nous avions des représentants à Bruxelles qui n’avaient absolument rien à faire de la situation en France. Ils ne cessaient de répéter "on est en retard sur l’Allemagne". Nos émissions de CO2 étaient beaucoup plus basses, mais nous étions "en retard" ? Misère.

L’Allemagne, en défendant ses intérêts, a fortement influencé l’Europe. Pourquoi ? Parce que l’Allemagne est forte. Que son État a une colonne vertébrale d’un point de vue financier et d’un point de vue industriel. En face, la classe politique française a été responsable et coupable d’une démission en masse.

Le mix énergétique tel qu’il nous est présenté est un slogan. Je veux dire, il n’y a pas eu d’analyses d’impact, ni d’analyses de coûts. Bref : on écrit un conte de fées dispendieux. Avec des investissements pharaoniques sur les énergies renouvelables, sans se poser la question de savoir quels sont les besoins réels en électricité, quels sont les outils industriels qui peuvent être électrifiés ou pas etc... Une vraie stratégie nécessite non seulement une analyse de la production d’électricité, mais aussi du stockage, une analyse de la stabilité, en termes de puissance, en termes de fréquence, etc. J’ajoute que la PPE est en train de devenir une monnaie d’échange entre un gouvernement précaire et une opposition écologiste qui marchande ainsi sa clémence… La politique énergétique du pays mérite mieux que ces arrangements d’arrière-cuisine.
Lu sur "Facebook" ce jour :

- sous la plume de Florian PHILIPPOT :

"♦️ Folie pure ! ⤵️
La directive européenne 2009/81/CE va être très bientôt modifiée, contre l’avis de la France, pour donner à la Commission européenne le pouvoir de décider de nos exportations d’armements ! Rendez vous compte !
On ne décidera plus, ce sera Bruxelles !
La France sera touchée de façon cataclysmique par cette perte immense de souveraineté car elle est le 2è exportateur d’armes du monde, derrière les États-Unis, le premier en Europe !
Et comme l’article le précise bien, les lobbies et cabinets de conseil étrangers qui pullulent autour de la Commission européenne auront donc maintenant la main sur nos exportations, dans le but de les détruire et d’affaiblir la France.
➡️ Vouloir rester une seconde de plus dans l’UE est un crime monstrueux contre la France.
Refuser le FREXIT c’est être un traître, il n’y a rien d’autre à dire !
L’UE doit CREVER !


- sur le "mur" d'un autre :


- et, sous la plume du président du conseil départemental de l'Orne :

"Temps d’échanges avec les agriculteurs sur la RN 12
Le dialogue est source d’apaisement. D’autant plus qu’il privilégie l’écoute et le respect mutuel.
J’ai pu le mesurer, cet après-midi encore, en me rendant sur la RN 12 aux portes d’Alençon, à la rencontre d’une vingtaine d’agriculteurs, rassemblés hors organisations syndicales, afin d’échanger avec eux sur les multiples difficultés qui assaillent la profession, à l’origine du mouvement.
L’une de leurs préoccupations majeures concerne la dermatose nodulaire contagieuse des bovins (DNC), mais aussi la tuberculose bovine, maladie que les éleveurs évoquent avec la peur au ventre, assistant impuissants à l’abattages d’animaux. La question de la transmission par la faune sauvage est pointée du doigt, de même que le principe d’anéantir des troupeaux entiers, sans aucun discernement.
À l’approche du Salon international de l’agriculture, nous avons naturellement parlé de l’absence de bovins pour cette édition 2026, situation exceptionnelle qui ne doit pas nous faire oublier que de nombreux professionnels ornais y prendront part. Notamment des producteurs, qui auront à cœur de faire braquer les projecteurs sur les richesses de nos terroirs, valorisant ainsi le travail remarquable de nombreux professionnels méritants.
Une séquence “échange” intéressante, qui en appelle d’autres, pour continuer à soutenir l’agriculture et ses “forces vives”, qui comptent sur nous.
"

Mon commentaire : "c'est cela, oui", "pensons printemps, mes chers amis," et restons zen !

Ou, si l'on préfère, "gouvernement par la com' = gouvernement pour les cons" (air connu).

P.S. (à 19 heures 20) : Un ami me reproche de citer un certain auteur. Il prétend que "tout ça n'est pas dans l'intérêt du monument".

Mais, je vous le demande, qu'importe l'auteur si l'idée exprimée paraît digne d'être mise en débat sinon partagée, au moins dans ses grandes lignes ?

Et s'il ne fallait parler que de sujets convenus lorsqu'on a entrepris de restaurer un monument historique, à quoi bon de tels efforts puisque, de toutes façons, on sait bien que, tôt ou tard, tout cela disparaîtra ("In the long run, we are all dead") ?
Pour un bucheron qui range des buches pour les vendre, le plus simple pour mesurer l'encombrement du tas est d'évaluer sa longueur à l'aide d'un morceau de corde.
L'unité d'encombrement d'un tas de buches rondes ou fendues est ainsi tout naturellement nommée "corde", quelle que soit le morceau de corde utilisé.
Pour montrer que le changement de mentalité qui a présidé à l'invention du système métrique a aboutit à court et long terme à des effets pervers, il suffit de se tourner vers les États-Unis et le Canada dont la production et l’utilisation de bois est de nos jours de loin plus importante que chez nous.
N’ayant jamais entendu parler du système métrique, les bûcherons américains vendent et vendent toujours leur bois en cordes.
Une « cord », dite aussi « full cord », représente un encombrement de 4 pieds en hauteur et largeur et de 8 pieds en longueur, le vieux système binaire.
Très facile à mesurer. Si l'on veut en acheter moins, les huit pieds de la longueur du tas se divisent aisément en 2, 4 ou 8. Enfantin.
Un jeune bûcheron américain nous l’explique clairement et fièrement dans cette video
Pour l'acheteur de ces buches, ce qui compte, c'est naturellement la quantité de chaleur dégagée lorsqu'il les brûle dans son poêle à bois. S'il achète une cord de bois de chauffage, il est sensé savoir que le prix à payer dépend de la dimension des buches, du type de bois, de son humidité et de la proximité de la forêt.
C'est tout.


A la révolution française, il fut évidemment décidé que l’unité de « solidité » (volume) serait le mètre cube.
Même à Paris, on se rendit compte qu'un bucheron illettré ne comprendrait rien à ce fameux « mètre cube » puisqu'il mesurait depuis toujours son tas de bois à la corde. On décida donc de nommer "stère" l'encombrement d'un tas de bois formant un cube de un mètre de côté. On tenait au mètre et même au grec !
On proposait aussi le décastère et le décistère mais personne ne les a jamais utilisés car ils étaient trop grands ou trop petits.
Pour le folklore bureaucratique, notons un arrêté du Directoire du 28 messidor an 7 (16 juillet 1799) qui compliqua un peu la situation.
Il stipule: « On observera que la pile ait toujours de base un nombre exact de mètres. (…) Si les bûches ont 130 centimètres de longueur (quatre pieds ancienne mesure) les piles doivent avoir 77 centimètres de hauteur sur un mètre de couche pour le stère ».
Voyons ce qu’en pensait un spécialiste (en 1830) : « Il faut aujourd’hui pour mesurer le bois au stère avoir égard à la longueur de la bûche et faire pour chaque longueur au dessus ou en dessous du mètre une réduction ou augmentation de la hauteur de la pile, ce qui exige plus de connaissances que n’en ont la plupart des acheteurs et même des marchands de bois ».
Effectivement, aucun bucheron n'a jamais tenu compte de cette idée saugrenue.
Par contre, de nos jours, le stère est interdit depuis 1978 en France et en Belgique : « Le stère de bois de chauffage n'étant pas une mesure fiable ( !!), il est préférable d'utiliser le m3 apparent. L'unité légale de vente est d'ailleurs le m3 de bois empilé. L'unité légale s'appelle MAB « mètre cube apparent bois).
Que se passe t-il ? Ici un commerçant en bois belge (Société Royale Forestière de Belgique) vous l'explique;
« Un stère équivaut au volume occupé par un lot de bûches de 1 m de long, empilées dans un cube de 1 m de large sur 1 mètre en hauteur (soit 1 m3 de bois et ..d'air). Si cette même quantité de bois de chauffage est recoupée en bûches de 50 centimètres, les vides seront alors mieux occupés et le stère défini au départ n'occupera plus qu'un volume de 0,8 m3.
Donc, la prochaine fois que vous commanderez 10 stères de bois de 33 cm et qu'après l'avoir rangé le volume occupé ne sera plus que de 7 m3, ne mettez pas en doute l'honnêteté de votre marchand, il aura correctement rempli son contrat... même si, sur votre facture, vous aurez quand même 10 stères à devoir payer. »
Je ne suis pas certain d'avoir bien compris.
Voir: http://www.webois.net/lemag/stere-bois-chauffage/ ou
https://www.cm-renovation.fr/comprendre-et-convertir-les.../
Une annonce en Belgique : « Bois de chauffage bien sec, mélange de peuplier, orme et saule, coupé en +/- 50cm, rangé sur palette, prix à 58 euros le m³ = équivalent à 1,25 stères ».
On aura compris la rédaction de cette annonce. Un marchand de bois va à la faillite s’il annonce uniquement le prix de ce volume officiel, dit "apparent", calculé à l'aide de ce qu'on est censé nommer un « coefficient d'empilage».
On voit à quel point les Américains ont bien fait de s’en tenir au mode de pensée de l’ancien régime. Le type de raisonnement ci-dessus doit leur sembler surréaliste.


N.D.L.R. : Intéressant. Mais, pour commencer, "bûche" avec un accent circonflexe, s'il vous plaît.

Je comprends que le jeune Américain de la vidéo du début du message vend ses cordes, certes impeccablement rangées mais en essences diverses, près de deux fois plus cher que moi qui, pour l'essentiel, vends du chêne de bien meilleure qualité de combustion.

Mon message est plus simple que celui du collègue belge de la fin du message : à la Chaslerie, on vend, par stères à emporter au bord d'un chemin carrossable, du chêne en bûches de 1 m de long et à 2 ans d'âge, ceci à un prix modique (actuellement 55 €/st mais le prix peut varier dans le temps).

L'état de mon stock peut cependant conduire à quelques adaptations de mon offre.
À Davos, Donald Trump affirme qu’il n’y a que «des imbéciles qui achètent des éoliennes à la Chine»

En 2024, la Chine est devenu le premier pays producteur d’électricité éolienne, avec 39,7% de la production mondiale, devant les États-Unis.

Au Forum économique mondial de Davos, après s’en être pris à la situation des Européens sur le Groenland, Donald Trump a décidé de s’attaquer aux politiques de transitions énergétiques en affirmant que la Chine fabrique «presque toutes les éoliennes», et qu’elle les vendait «pour une fortune» à «des imbéciles qui les achètent».

«Je n’ai pas vu d’éoliennes en Chine, vous y avez déjà réfléchi ?» a interrogé le républicain, avant de juger que les Chinois étaient «malins», car «ils les fabriquent, et les vendent aux imbéciles qui les achètent». «Mais, ils ne s’en servent pas eux-mêmes», assène-t-il.

Trump qualifie l’éolien d’arnaque

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump s’attaque aux politiques climatiques, qu’il accuse régulièrement de freiner la croissance économique occidentale au profit de la Chine.

En août dernier, il avait qualifié l’éolien d’«arnaque » et défendu une relance massive de l’exploitation des énergies fossiles aux États-Unis.

Le locataire de la Maison-Blanche a conclu son discours en jugeant que «ce que [la Chine] utilise surtout, c’est du charbon, ils commencent à se pencher sur le nucléaire mais pour eux ça va très bien !».

N.D.L.R. : Cette partie du discours est excellente. Mais le reste ressemble beaucoup à un délire de pur frappadingue, comme on en a reconnu un autre aux commandes actuellement. Pas loin de nous hélas et pendant encore seize mois.
J'apprends ce matin que, sur un très important château normand, les milliardaires américains propriétaires ont renoncé hier à la suite programmée de leur chantier.

La bonne nouvelle, si je puis me permettre ce commentaire au ras des pâquerettes, est que cela libère du temps pour l'architecte qui indique pouvoir relever en conséquence la priorité d'un chantier ô combien plus modeste.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 28 Janvier 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Speedy Gonzales - Anecdotes
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Reçu la visite de l'agent chargé localement du recensement en application de la "loi n° 51-711 du 7 juin 1951" que nul n'est sensé ignorer. "Devoir civique simple et utile à tous", blablabla.

Comme elle n'osait pas descendre de sa voiture en raison de la présence de Spidigon, je lui ai demandé si elle ne serait pas agent de la poste. Réponse affirmative.

Elle m'a posé une brève série de questions. Toutes les réponses en étaient déjà connues des pouvoirs publics.

Donc pure perte de temps. Sans surprise.
Plus le service de la poste se déglingue et plus il coûte cher.

L'envoi par la poste en France métropolitaine d'un seul exemplaire de l'"ouvrage THUAUDET", certes dans sa "2ème édition revue et augmentée", coûte désormais la bagatelle de 9,29 €.

Et, bien entendu, sans qu'on soit sûr de l'arrivée à bon port de ce si impressionnant document.
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Maryvonne de Saint Pulgent : « En matière de patrimoine, tout va mal en France ! »

ENTRETIEN - Dégradations, mauvais état général, baisse des budgets… La crise du patrimoine est « systémique et nécessite un examen de conscience de la part de tous », estime l’essayiste et ancienne directrice générale du patrimoine.

LE FIGARO. - Vous publiez un ouvrage dans la collection « Tracts » (Gallimard), au titre éloquent, d’Alerte sur le patrimoine. C’est si grave ?

MARYVONNE DE SAINT PULGENT. - Tout va mal ! L’état sanitaire des monuments et des musées n’est pas bon. Il y a une recrudescence des vols et des incendies dans les musées et les églises. Face à cela, les budgets pour leur fonctionnement et leur entretien n’ont cessé de baisser. Tout est devenu incontrôlable, y compris la notion même de patrimoine, qui s’est dilatée de façon extraordinaire ces dernières décennies.
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Quels sont les nouveaux maux qui s’abattent sur le patrimoine ?

Le patrimoine ancien subit les modifications du climat. L’exemple frappant est le cas de l’aile François-Ier du château de Chambord, fermée au public parce que les sols sur lesquels elle est construite ont bougé sous l’effet d’alternances de grandes pluies et de grandes sécheresses. Un nombre considérable de charpentes de monuments sont attaquées par des insectes. Des orages de grêle d’ampleur inédite à Paris ont endommagé des centaines de vitraux. Le changement climatique explique également une partie des incendies observés dans les monuments historiques. Quant aux architectures plus récentes, celles des XIXe et XXe siècles, elles se dégradent, car elles ont été construites avec des matériaux moins durables, comme le béton ou le fer. Le Centre Pompidou a par exemple dû fermer pour cinq ans, en partie à cause d’un problème d’amiante.

Vous rangez le tourisme dans la liste des fléaux. On ne va tout de même pas interdire aux visiteurs le grand patrimoine français !

La surfréquentation touristique de certains lieux, comme Versailles ou l’Opéra de Paris, les use prématurément. Il faut éviter de demander aux gestionnaires de ces monuments d’accueillir toujours plus de visiteurs pour avoir des nouvelles ressources !

Selon vous, une des impasses du secteur est due à la « dilatation » de la notion même de patrimoine. Pour quelles raisons ?

Lorsqu’elle décide de protéger un monument, un site ou un objet, la nation prend l’engagement de s’en occuper, de le restaurer et de le conserver. Or, on a eu les yeux plus gros que le ventre en augmentant régulièrement le champ de la protection. Avant André Malraux, la doctrine voulait que l’on ne protège pas les biens construits après 1850, afin d’avoir le recul nécessaire. Le ministre va bousculer cette règle en classant les monuments de la modernité. Ensuite, notamment en réaction à la destruction des Halles de Baltard, l’État va également s’intéresser aux monuments du XIXe siècle, comme les gares ou les anciens sites industriels. Puis le patrimoine ethnologique, rural ou ouvrier, va faire son entrée, car on le pense menacé de disparition. C’est le syndrome de l’arche de Noé ! D’autres catégories, comme les jardins remarquables ou les Archives, s’ajoutent à cette longue liste. On est passé de 4 000 édifices classés en 1911 à 46 700 aujourd’hui.

Les budgets ont-ils suivi ?

Depuis trente-cinq ans, la part du budget dédiée aux monuments historiques et aux musées n’a cessé de baisser, c’est imparable. En 2026, le patrimoine sera à nouveau la principale victime des baisses du crédit de la culture. Or, les deux tiers des monuments historiques réclament des travaux. Nous sommes face à un mur d’investissements. Si l’on ne se résout pas à faire voter des lois de programmation pour le patrimoine, impliquant un engagement de l’État sur plusieurs années, on n’y arrivera pas. Il en existe bien pour la défense ou la recherche.

Vous dénoncez une politique publique centrée sur les grands projets.

Dans le budget, vous avez des énormes « monstres » qui coûtent de plus en plus cher. Prenez le cas du château de Villers-Cotterêts, lieu symbolique de la naissance de la langue française en tant que langue officielle. Datant de la Renaissance, il se dégradait lentement, et il fallait le restaurer. Emmanuel Macron s’en est saisi et on a trouvé miraculeusement 100 millions d’euros pour faire des travaux. Puis le président de la République a voulu y installer la Cité internationale de la langue française - et le budget a doublé. Aujourd’hui, son équilibre financier n’est pas trouvé, et le déficit pèse sur le Centre des monuments nationaux, qui a déjà à sa charge 110 autres monuments ! Or, il faut d’abord traiter les problèmes actuels avant de se lancer dans de nouvelles aventures.

Devant nous se trouve le projet Louvre-Nouvelle Renaissance, à 1 milliard d’euros. Faut-il tout arrêter ?

On sait que le musée est en mauvais état et que les travaux des années Mitterrand ont vieilli. La fréquentation a par ailleurs plus que doublé en trente ans. On nous annonce une grande révolution pour le Louvre, avec un volet restauration de l’existant et un volet création de nouveaux espaces, de 22 000 mètres carrés, s’ajoutant aux 73 000 mètres carrés existants. Pour trouver les centaines de millions d’euros nécessaires, et vaincre les résistances de Bercy, le musée a proposé un grand projet, susceptible d’attirer l’attention du président de la République. On a abouti à un chantier multimillionnaire non encore financé. Il serait raisonnable de « phaser » le Louvre-Nouvelle Renaissance, en s’attaquant d’abord à la restauration de l’existant. C’est un choix politique. En 2021, Roselyne Bachelot, ministre courageuse, avait bien sifflé la fin de la récréation pour le Grand Palais, qui prévoyait un grand projet coûtant une fortune.

Emmanuel Macron s’est lancé dans une autre aventure, celle d’une commande de vitraux contemporains pour Notre-Dame de Paris. Votre avis ?

Je suis plutôt contre. Cette commande va coûter 4 millions d’euros, alors que l’État a péniblement trouvé 1 million et demi, pour restaurer l’aile François-Ier à Chambord ! Si ces vitraux ne prenaient pas la place de créations de Viollet-le-Duc, que l’on a restaurées après l’incendie, on pourrait comprendre. Mais là… Le diocèse de Paris a déjà fait enter la création contemporaine dans la cathédrale, avec un nouveau mobilier liturgique. C’est suffisant ! L’État pense que le patrimoine a besoin, pour être respectable, d’accueillir de l’art vivant. Créer l’événement est l’obsession des élites pour attirer les mécènes, qu’ils soient privés ou publics.

Si on suit votre raisonnement, il faudrait donc tout figer ?

C’est le principe de la conservation du patrimoine. Conserver, cela ne veut pas dire modifier, et encore moins mettre au goût du jour. Il faut bien sûr adapter un monument à sa fonction. Mais, à partir du moment où on le classe aux Monuments historiques, on doit le conserver en l’état.

Quel sort réserver au patrimoine religieux, en souffrance et cible des prédateurs ?

La loi de 1905, qui met à la charge des communes l’entretien des églises, atteint ses limites, car les collectivités n’arrivent plus à faire face. Les églises, fermées ou peu fréquentées, deviennent la cible de vandalisme. Il n’y a plus en France de respect pour ce patrimoine cultuel, plus d’« horreur sacrée ». On pensait pourtant révolue l’époque où Maurice Barrès se lamentait sur « la grande pitié des églises de France ». Je propose que l’on consacre une partie de la taxe de séjour, perçue par les hôteliers et les plateformes de location de type Airbnb, pour l’entretien du patrimoine. Cette taxe, qui a rapporté 440 millions d’euros en 2024, est dynamique parce que le tourisme l’est. Il faudrait simplement faire attention que ça n’aille pas dans les poches de l’État, mais plutôt dans celles de la Fondation du patrimoine.

Pourquoi ne pas retenir la proposition de la ministre de la Culture de faire payer l’entrée de Notre-Dame de Paris au profit des églises rurales ?

L’idée n’est pas pertinente, pour plusieurs raisons. Le clergé est contre, cela porterait atteinte au principe essentiel de la gratuité d’accès pour tous au lieu de culte, contenu dans la loi 1905, et serait compliqué à mettre en œuvre. Comment par exemple distinguer les fidèles des autres ? Rappelons par ailleurs que nous payons déjà l’entretien des églises par le biais de nos impôts locaux !

N.D.L.R. : En même temps, comme dit le Top Gun de mes deux, s'il n'y avait, dans notre pays, que le patrimoine qui se déglingue à vitesse Grand V...
lefigaro.fr
rédigé le Mercredi 4 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Nicolas Dufourcq : « L’austérité vient, et elle pourrait durer dix ans »

TRIBUNE - Le budget 2026, adopté ce lundi, ne doit pas faire oublier que la France sera contrainte de procéder à un véritable redressement de ses finances publiques, semblable à ceux qu’ont connus les pays du sud de l’Europe, diagnostique le directeur général de Bpifrance.

Le retard pris dans le redressement de nos finances publiques est maintenant trop important pour éviter un moment de vérité. Une longue période d’efforts nous attend, et elle aura sa composante d’épreuves et d’opportunités. Les pays du sud de l’Europe savent ce que c’est, ils l’ont vécu. Mais au bout de sept à dix ans, ils se sont redressés. Ce sera bientôt au tour de la France de vivre ce long moment, probablement après la présidentielle. Les partis qui promettent encore d’y échapper ne pourront pas être pris au sérieux. Quel qu’il soit, et quel que soit son programme, le candidat élu devra faire atterrir le pays. Mieux vaudra avoir dit la vérité aux Français avant le scrutin, car la réaction populaire sera terrible si la nouvelle majorité improvise un tête-à-queue au bout de six mois. Et si l’on décide de ne pas voir la réalité en face, ce sera encore bien pire, plus profond, plus long encore, avec un risque de dislocation sociale.

Aujourd’hui, 10 % de nos dépenses sociales sont financées par la dette et ce chiffre croît chaque année ; 9 % des salaires du secteur privé sont payés par l’État (au travers des allègements de charges et de la prime d’activité), donc pour partie par la dette, et ce chiffre croît aussi ; 42 % des 57 millions de Français adultes bénéficient de revenus composés en majorité de transferts sociaux. En ajoutant les 6 millions de fonctionnaires et les 400 000 praticiens médicaux, c’est 53 % des Français de plus de 18 ans, et donc des électeurs, qui vivent majoritairement de la redistribution, une proportion qui va augmenter sans frein avec le vieillissement. Rétablir nos finances implique des coupes franches, des efforts sensibles sur les pensions et les dépenses de santé, un report de l’âge de départ, un accroissement du reste à charge dans l’assurance-maladie, une réduction du nombre de fonctionnaires, et des augmentations fatales des grands impôts horizontaux (CSG, TVA), sur les ménages et sur les retraités. Il ne faut pas croire que la croissance, ou le redressement de la productivité, ou encore un rebond de la natalité, nous épargneront les efforts. Ce sont des chimères, même à moyen terme.

Pas de recette miracle

D’ores et déjà, avec des déficits annuels de plus de 5 % du PIB et une relance permanente de la consommation, nous ne sommes pas même capables de croître de plus de 1 %. C’est la conséquence du vieillissement de la société française, de la faiblesse du taux d’emploi des jeunes et des seniors, et du déficit de compétitivité de notre économie à l’export. Il n’y aura pas de recette miracle, pas de trésor caché, ni chez les riches, ni chez les immigrés. Ni dans les entreprises ! La capitalisation boursière totale des 120 plus grandes entreprises françaises équivaut à seulement trois années de prestations sociales. Avec des années 2026 et 2027 en profond déséquilibre du fait de la crise politique, notre dette va grimper vers les 4 trillions. La part de notre budget consacrée au paiement des intérêts va donc augmenter vers 100 milliards d’euros par an, plus que le seul rendement de l’impôt sur le revenu. Elle nous empêche déjà de moderniser nos services publics, de réarmer, de décarboner.

L’austérité vient, et elle peut durer sept à dix ans, comme chez nos voisins du Sud, ou comme dans l’Allemagne des années 2000. Seuls les gains de productivité de l’IA, en fin de période, pourraient en atténuer la portée. Dix ans pendant lesquels il ne faudra plus demander l’impossible à l’État. Dix ans pendant lesquels il faudra accepter une pause sur la création de nouveaux droits sociaux et arrêter d’ajouter du progrès au progrès, à crédit. Dix ans pendant lesquels la société va devoir compter sur elle-même. Dix ans où l’on va travailler plus et accepter une faible croissance de notre niveau de vie. Dix ans, surtout, où les forces politiques vont devoir se mettre d’accord pour dépolitiser la question de la dette sociale, pour sauver l’État providence, notre miracle commun. Si nous franchissons cette étape, la France retrouvera son assise et pourra repartir de l’avant. Si nous ne la franchissons pas, nous décrocherons et l’Histoire nous roulera dessus. Nous serons humiliés, on nous parlera mal.

Deux sphères importantes : la famille et l’entreprise

Deux sphères vont jouer un rôle majeur dans ces années difficiles de notre histoire : la famille et l’entreprise. Les solidarités familiales ont été déterminantes, notamment par l’épargne, dans les décennies d’ajustement de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie, de la Suède, de l’Irlande. Il en sera de même en France. Le pire qui puisse nous arriver serait que les familles soient divisées par la polarisation politique, et ne soient pas solidaires. C’est dans les familles que le travail de la société française sur elle-même doit s’accomplir. C’est dans les familles que le dialogue doit se nouer sur ce que cela veut dire que de léguer à nos enfants une République économique et sociale équilibrée. Dans ces années où l’État aura été contraint de ne plus corriger toutes la souffrance sociale, l’entreprise sera l’autre pilier majeur. L’économie, et avec elle le travail, vont permettre à la société française de tenir dans le temps des grands efforts. Il faut tout faire pour qu’ils puissent délivrer leurs promesses de croissance du PIB aux alentours de 1 %. La BPI le vit chaque jour : ce sont les entrepreneurs qui nous sauveront, de l’artisan à l’industriel, de l’hôtelier au producteur de contenu. Un projet réussi, et ce sont des emplois et des recettes pour l’État. Ils nous porteront moralement, car ils resteront guidés par l’optimisme, le sens du progrès, le culot et la volonté. Ils sont notre lampe d’Aladin. Attaquer les entreprises, c’est vraiment poser son jeton sur la case ultime du jeu d’autodestruction de la France.

Reste l’Europe : nous allons devoir compter sur elle, comme les pays du Sud ont pu compter sur nous depuis quinze ans. Autant qu’eux, nous avons bercé Bruxelles d’illusions pendant vingt ans sur notre capacité à nous assagir. Il faudra que les partenaires de l’Eurogroupe oublient que nous n’avons jamais tenu nos promesses, et nous soutiennent, au premier rang desquels les Allemands, qui ont tant bénéficié d’un euro faible pour eux et trop fort pour nous. Les considérables excédents extérieurs qui leur ont permis de rembourser leur dette depuis quinze ans viennent de là, autant que de leur excellence manufacturière. Les budgets « bazooka » de réindustrialisation et de réarmement qu’ils ont votés récemment devraient donc profiter au moins à la marge à l’économie française, qui reste déficitaire de 17 milliards d’euros par an avec l’Allemagne. En somme, pour absorber les efforts qu’impose la décennie de redressement des finances publiques françaises, il faudra un jeu coopératif de l’Union européenne. C’est un jeu circulaire car nous ne pourrons le revendiquer que lorsque nos finances seront redevenues crédibles. Le brouillard se lève sur ce qui va nous arriver : une époque de difficultés et d’opportunités, dont la société française sortira transformée.

N.D.L.R. : Eh bien, voici qui promet !
lefigaro.fr
rédigé le Jeudi 5 Février 2026
Désultoirement vôtre ! - Economie - Références culturelles
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Luc Ferry : « L’IA, une menace mortelle pour l’humanité »

CHRONIQUE - D’après de grands spécialistes, l’IA pourrait un jour disposer de son propre agenda et ainsi souhaiter « persévérer dans son être ». Pour y parvenir, le risque est qu’elle finisse par mentir, tricher, tromper voire tuer.

Ce n’est ni une blague ni une fakenews, mais l’opinion très argumentée de deux lauréats du prestigieux prix Turing (l’équivalent du Nobel dans le domaine de l’IA), Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton (ce dernier étant également Prix Nobel de physique…). Bien qu’ils fussent tous deux des acteurs majeurs de la révolution de l’IA, ils n’en pointent pas moins les dangers qu’elle va dans la prochaine décennie faire peser sur la survie même de l’humanité. Certes, dans le domaine de la santé, l’IA sauvera des millions de vies, mais à les en croire, cette technologie est néanmoins plus dangereuse « que la bombe atomique » (ce sont leurs mots).

Pour donner du poids à son cri d’alarme et pouvoir, comme il l’a dit lui-même, « s’exprimer librement sur les risques de l’IA », Hinton a démissionné du poste prestigieux qu’il occupait chez Google. Il faut écouter ces personnalités, connaître et comprendre leurs arguments fût-ce pour les discuter, car ce qui est certain, c’est qu’à la différence de nos politiques, ils savent de quoi ils parlent. Pour commencer, ils attirent l’attention sur le risque majeur de désinformation massive, de cyberattaques et d’escroqueries en tout genre, voire de manipulation des élections grâce à l’usage massif de deepfake, de vidéos truquées dont la fausseté est désormais indétectable, sans parler de la menace bien réelle d’un contrôle universel des citoyens dans les pays totalitaires… De fait, il est exact que nous entrons dans un monde où nous ne saurons plus jamais si ce que nous voyons ou entendons est vrai ou faux ! Il ne s’agit pas d’un fantasme mais d’ores et déjà d’une réalité bien documentée qui peut littéralement miner nos démocraties.

« Destruction créatrice »

Le second effet potentiellement catastrophique de l’IA est son impact sur l’emploi. J’avais déjà évoqué ici même la déclaration de Bill Gates sur X, mais je la cite à nouveau car elle a suscité un débat qui mérite d’être analysé plus en profondeur. Bill Gates avait en effet affirmé que « l’IA allait remplacer à peu près tout le monde dans presque toutes les tâches et tous les jobs », précisant au passage que « les jobs ne sont plus que les reliques des sociétés de subsistance et de pénurie. Grâce à l’IA, la société sera capable de produire suffisamment de nourriture, de médicaments et de services pour que plus personne n’ait besoin de travailler ! » Et de fait, après avoir déjà licencié 27 000 salariés depuis 2022, Amazon vient d’annoncer qu’il allait encore supprimer 18 000 emplois de plus en 2026 ! L’année dernière, UPS en avait supprimé 48 000 et Selon le Wall Street Journal, il y aurait eu 1,2 million de licenciements en 2025 dans les entreprises américaines souvent au profit de robots ou d’assistants IA.

Les disciples de l’excellent Schumpeter font valoir que les besoins humains étant infinis, on verra apparaître de nouveaux emplois qui compenseront ceux qui seront détruits. Le problème c’est que, au moins pour deux raisons, la « destruction créatrice » ne fonctionne plus dans ce contexte au profit des humains : d’abord parce que les nouveaux emplois seront de haut niveau, donc peu nombreux, ensuite parce qu’ils risquent fort d’être aussitôt occupés, non par des humains, mais par des IA !

Troisième danger majeur : 60 % de nos jeunes utilisent une IA comme confident. Sans évoquer les suicides dont l’IA a déjà été accusée, ce super-psy plein d’empathie les enferme peu à peu dans un dialogue en réalité de plus en plus égocentrique et solitaire !

Enfin, quatrième menace, et celle-là bel et bien mortelle selon Bengio et Hinton, celle de voir un jour les machines programmées dans une certaine optique (par exemple « tout faire pour sauver la planète » y compris en supprimant des humains et des projets d’entreprise jugés nuisibles), voire, pire encore, celle de voir un jour l’IA disposer de son propre agenda de sorte que souhaitant comme nous « persévérer dans son être », elle fasse tout pour y parvenir y compris mentir, tricher, tromper et tuer. Face à ces dangers, de bonnes âmes recommandent de tout arrêter : tarte à la crème pour sociologues et pétitionnaires de gauche inconscients des réalités d’une mondialisation dans laquelle s’arrêter n’aurait pour effet que de laisser la place aux autres, c’est-à-dire à la Chine, à la Russie, aux théocraties. Alors que faire ? À défaut de pouvoir faire davantage pour l’instant, il faut à tout le moins réguler d’urgence, ne serait-ce que pour protéger nos enfants dans nos vieilles démocraties en tenant compte du fait que l’IA-Act européen est d’ores et déjà totalement dépassé.

N.D.L.R. : Que du bonheur de tous côtés, c'est charmant !
COMMUNIQUÉ DE PRESSE – ALERTE ROUGE

‍PPE 3 : opacité, passage en force et explosion annoncée du prix de l’électricité


La Fédération Environnement Durable alerte solennellement sur la publication imminente de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), préparée dans la précipitation après plus de deux ans et demi de retard. Annoncée par le Ministre de l'Economie Roland Lescure, cette publication est désormais envisagée non pour des raisons énergétiques ou industrielles, mais parce que le risque politique de censure serait jugé faible par le gouvernement.

Engager la France pour dix ans sur une trajectoire aussi structurante dans de telles conditions constitue un déni de responsabilité démocratique.

Alors que l'Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques, organisme commun aux deux chambres du Parlement, s’alarme des conséquences de la surproduction électriques, des prix négatifs et de la modulation forcée du nucléaire.

Alors même que l’exécutif reconnaît un retard majeur de l’électrification des usages, pourtant principal moyen pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles, une consommation d’électricité durablement inférieure aux prévisions et l’existence d’un système électrique déjà très largement décarboné, il persiste à vouloir publier un texte stratégique sans cohérence stabilisée entre production, consommation et réseaux, et avant la publication de rapports essentiels.

En effet, et plus grave encore, la Fédération Environnement Durable souligne qu’un rapport interne d’EDF, portant sur l’analyse des conséquences de la modulation de production de la filière nucléaire imposée par la fluctuation de production des productions intermittentes, semblerait avoir été bloqué ou écarté du débat public, ce qui, si cela était confirmé, serait démocratiquement incompréhensible et politiquement grave pour un pays qui prétend fonder sa politique énergétique sur la transparence et la rationalité.

Contrairement aux discours officiels, la PPE 3 telle qu’annoncée organise une accumulation de capacités intermittentes coûteuses, une explosion des coûts de réseau, de stockage et d’équilibrage et une dépendance accrue aux subventions publiques, conduisant mécaniquement à une hausse massive et durable du prix de l’électricité ; toutes les analyses sérieuses convergent pour établir que le prix de l’électricité pour les ménages, les collectivités et les entreprises est appelé à doubler à moyen terme si cette trajectoire est poursuivie, mettant directement en péril le pouvoir d’achat, la compétitivité industrielle et la réindustrialisation du pays; d'ores et déjà, le médiateur national de l'énergie révèle que 36 % des foyers rencontrent d’ores et déjà de grandes difficultés à payer leurs factures d'énergie.

Publier une PPE 3 contestée, sans transparence complète et avec la perspective déjà évoquée d’une révision ultérieure, revient à institutionnaliser l’improvisation énergétique et à engager la France dans une impasse énergétique, économique et territoriale majeure.

La Fédération Environnement Durable demande la suspension immédiate de toute publication précipitée de la PPE 3, la publication intégrale de l’ensemble des rapports et études, notamment ceux produits par EDF et les opérateurs publics, ainsi que l’ouverture d’un véritable débat national fondé sur les coûts complets du système et les besoins réels du pays.

Engager la France dans une trajectoire énergétique opaque, coûteuse et irréversible, c’est préparer une crise économique et sociale majeure que la Fédération Environnement Durable refusera de laisser s’installer.

N.D.L.R. : Scandaleux !