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Fédération Environnement Durable
rédigé le Mercredi 29 Juillet 2026
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Les énergies renouvelables coûteront près de 20 milliards d’euros à l’État en 2026 et 2027

Par Elsa Bembaron

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) vient de publier ses premières estimations pour l’année 2027, en y intégrant de nouvelles règles de fonctionnement et l’évolution des prix de gros.

C’est un chiffre qui est scruté par le bataillon des opposants aux énergies renouvelables : la charge des services publics de l’énergie. Soit, dit plus simplement, les sommes versées par l’État aux producteurs d’énergies renouvelables (éolien, solaire et biométhane) qui bénéficient de contrats d’obligation d’achat et/ou de contrats pour différence. Dans les deux cas, l’État leur verse une indemnité destinée à compenser l’écart entre le prix contractuel et celui du marché. Pensé pour soutenir ces filières à leur début, ce système est de plus en plus critiqué.

Ce lundi, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié sa première évaluation des charges de service public de l’énergie pour 2027 et sa réévaluation pour 2026. Cette année, les charges s’élèveront à 12,3 milliards d’euros (9,06 milliards supportés par le budget de l’État). L’année prochaine, la note devrait grimper à 14,2 milliards d’euros, dont 10,67 milliards supportés par le budget de l’État, soit près de 20 milliards sur les deux années. «La hausse des charges prévisionnelles entre 2026 et 2027 s’explique principalement par la croissance des volumes soutenus, conformément à la programmation pluriannuelle de l’énergie», explique la CRE.

Un plafond devrait être atteint en 2027/2028

Une addition salée, qui comprend pourtant une baisse de 631,2 millions pour 2026, comparativement à l’évaluation initiale réalisée par la CRE en juillet 2025. Cette baisse est notamment liée à de moindres versements de primes à une certaine catégorie d’installations photovoltaïques (celles liées aux arrêtés dits S17 et S21). Elle est aussi imputable à la hausse des prix prévisionnels du gaz, qui entraîne mécaniquement une baisse des charges relatives au dispositif d’obligation d’achat de biométhane. Plus les prix de marché sont élevés, moins les écarts à compenser sont importants.

«Sur les années 2025, 2026, 2027, la CRE constate que les surcoûts unitaires se stabilisent et sont comparables à ceux observés avant crise (autour de 90 euros du mégawattheure)», souligne le gendarme de l’énergie, rappelant que le soutien concerne les énergies renouvelables électriques et les centrales électriques qui fonctionnent au gaz naturel.

Un plafond devrait être atteint en 2027/2028 avec l’arrêt des contrats d’obligation d’achat et les contrats pour différence les plus anciens. La CRE salue aussi «la forte mobilisation des producteurs sous obligation d’achat qui ont su mettre en œuvre dans des délais limités une pilotabilité satisfaisante de leur parc afin de respecter les signaux de modulation envoyés par EDF OA». Ce qui permet de réduire la charge pour l’État, en abaissant la production quand les prix sont très bas. La CRE préconise une extension de ce dispositif à un périmètre plus large. Si la note est salée pour le contribuable, elle est aussi synonyme de prix bas de l’électricité pour les consommateurs français.

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N.D.L.R. : Habituel. "Les temps sont difficiles".
Déficit : la France peut revenir sous les 3 % en enchaînant plusieurs « années blanches »

Par Gilles Boutin


DÉCRYPTAGE - En gelant les dépenses habituellement indexées sur l’inflation, et en y ajoutant une meilleure maîtrise de certaines autres, la situation des finances publiques peut être assainie en 2030, selon des calculs réalisés par Rexecode pour Le Figaro.

« Année blanche », saison deux. Popularisé au printemps 2025 par l’ex-premier ministre François Bayrou, ce moyen de réaliser des économies substantielles en gelant toute indexation sur l’inflation fait son grand retour dans le débat public. Sauf que cette fois-ci, l’idée de figer le barème de l’impôt sur le revenu est sortie du discours ambiant. Une telle mesure aurait pour conséquence d’alourdir la charge pesant sur les contribuables et d’assujettir des ménages modestes qui n’étaient jusqu’alors pas concernés. Reste l’année blanche sur les prestations sociales, au premier rang desquelles se trouvent les pensions de retraite.

Le président du Medef, Patrick Martin, estime qu’il n’existe « pas d’alternative sérieuse » pour lutter efficacement contre le déficit en 2027. Gabriel Attal, seul candidat à la présidentielle à s’être prononcé sur la question à ce jour, promet de geler l’ensemble de ces prestations, tout en prenant soin d’épargner les petites pensions. Son ancien ministre de tutelle à Bercy, Bruno Le Maire, réclame lui aussi de « désindexer les pensions de retraite, au moins pour les plus élevées ». La position est partagée par les quatre économistes mandatés par Bercy pour établir des scénarios de rééquilibrage afin de stabiliser une dette monumentale qui asphyxie peu à peu le pays. Natacha Valla, Xavier Jaravel, Xavier Ragot et Jean-Luc Tavernier, qu’on ne saurait qualifier d’« austéritaires », encouragent ainsi à ne « pas avoir de tabou » . Le Comité de suivi des retraites (CSR), rattaché à Matignon, recommande, lui, depuis deux ans de geler les pensions de retraite jusqu’en 2030, dans l’attente de mesures plus structurelles.

Des dépenses qui ne diminuent pas en euros

Les retombées potentielles de plusieurs années blanches portant sur les prestations sociales sont non négligeables, selon des calculs menés par Rexecode, institut privé indépendant régulièrement sollicité par le Haut Conseil des finances publiques et le ministère de l’Économie, pour Le Figaro. Et ils montrent que stabiliser le niveau des dépenses publiques dans un contexte de hausse des prix est un début de reprise en main de nos comptes publics.

Le diagnostic, d’abord. Pour stabiliser enfin la dette rapportée au PIB, qui atteint 117,5 % au premier trimestre (soit 3 536 milliards d’euros), la France doit ramener son déficit public sous le seuil de 3 % du PIB. Le gouvernement s’évertue pour l’instant à tenir sa cible de 5 % en 2026, malgré le choc pétrolier. L’effort à fournir est estimé à 126 milliards d’euros d’ici à 2032. Si rien n’est fait, « à politique inchangée » la dette atteindrait 130 % du PIB en 2030.

Le traitement, ensuite. Dans cet exercice de projection, Rexecode fige la plupart des postes de dépense qui sont habituellement automatiquement indexés : retraites, prestations familiales, APL… Tout en épargnant le filet de sécurité que sont les minima sociaux (RSA, minimum vieillesse…). En partant du principe que les 5 % de déficit seront tenus cette année, et en tablant sur une croissance de 1 % en 2027 puis de 1,2 % les années suivantes, et sur une inflation se stabilisant autour de 1,5 % sur cette période, Rexecode dégage deux trajectoires.

En cas d’année blanche seule, sans autre ajustement, le total de la dépense publique passerait de 1 714 milliards d’euros en 2026 à 1 889 milliards en 2030 (soit une hausse de 175 milliards). Le déficit déraperait malgré tout en 2027, à 5,5 %, et ne reviendrait qu’à 5,2 % en 2030, ce en raison de la hausse de la charge de la dette, des dépenses de Défense et de la contribution au budget de l’UE. En outre, « l’année blanche ne suffit pas car elle ne contraint pas la progression des dépenses de santé et les dépenses de fonctionnement des collectivités locales », explique Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode


Résultats visibles dès 2028

En revanche, mettre en plus le frein sur d’autres enveloppes automatiquement rehaussées aurait un véritable impact. Une meilleure maîtrise des dépenses de santé (+1 % par an d’ici à 2030 sur le champ de l’Ondam), le gel de la masse salariale publique et une stabilité des dépenses de fonctionnement des collectivités locales au niveau de 2026, ferait passer le déficit public à 4,9 % en 2027, 4,3 % en 2028, 3,7 % en 2029, et enfin 2,9 % en 2030. Le démarrage serait lent en 2027, en revanche les résultats seraient déjà visibles en 2028, ce qui « présenterait l’avantage de coller avec le calendrier présidentiel », fait remarquer Anthony Morlet-Lavidalie.

Le nouveau chef d’État, quel qu’il soit, pourrait se gargariser de résultats rapides. « Cette approche a le mérite de la clarté et permet au politique de promettre du ciel bleu » pour la dernière partie de son quinquennat, résume l’économiste – en rappelant au passage qu’il ne s’agirait pas d’austérité, puisque la dépense publique progresserait tout de même de 97 milliards d’euros entre 2026 et 2030. « Ce calcul ne constitue pas un programme politique, mais il met en évidence que la question des dépenses est souvent mal posée, poursuit-il. Leur augmentation automatique chaque année n’a rien d’une fatalité économique, mais relève d’un choix politique trop souvent présenté comme une contrainte, et qu’il convient de remettre en question. » La dette, quant à elle, se stabiliserait enfin en 2029, à un peu plus de 122 % du PIB.

Dans les deux cas, le gouvernement est pris au mot : la surtaxe d’impôt sur les sociétés de 2025 et 2026 étant « exceptionnelle » (8 milliards d’euros de rendement en 2025), elle n’est pas reconduite les années suivantes. Preuve que des économies peuvent être faites sans nuire davantage à l’appareil productif.

Prélèvements obligatoires les plus élevés de la zone euro

Si la focale est ainsi mise sur les économies et non sur les recettes, c’est parce que la France affiche déjà le ratio de prélèvements obligatoires le plus élevé de la zone euro, à 46 % du PIB en 2025. En demander davantage nuirait à l’attractivité d’un pays où le « bruit de l’impôt » qui grossit à l’approche de la présidentielle en fait déjà fuir plus d’un. Le niveau de dépenses, à 57,2 % du PIB, soit 9,1 points au-dessus de la zone euro hors France, est un champ de manœuvres bien plus vaste pour, à l’arrivée, faire mieux avec moins.

Concomitamment, des réformes structurelles devront avoir été menées pour éviter tout nouveau dérapage : financement des retraites, efficience des dépenses de santé, rationalisation du millefeuille administratif… À condition, pour l’équipe dirigeante, de disposer d’un capital politique suffisamment solide.

N.D.L.R. : Je sais bien que c'est un détail mais si, avec ça et d'autres mauvaises nouvelles, vous voyez comment un retraité de la fonction publique de 75 ans et plus pourra continuer à financer un chantier de restauration de monument historique où il reste encore 2,5 M€ à trouver, n'hésitez pas à m'en instruire, je suis bien entendu preneur de toutes infos en la matière !
Prouesse technologique ou catastrophe annoncée ? Pour la première fois, l’IA a créé des virus bactériens n’existant pas dans la nature

Par Steve Tenré


DÉCRYPTAGE - Des scientifiques ont utilisé l’intelligence artificielle pour créer de tous nouveaux génomes, jusqu’ici inconnus. Une partie du monde scientifique se dit inquiète.

Pas une semaine ne passe sans que l’IA ne soit associée à une grande découverte scientifique. Pour la première fois, dans une étude publiée par la revue Science, une équipe de chercheurs de l’université de Stanford et de l’Arc Institute a assuré avoir créé des virus bactériens... grâce à l’intelligence artificielle. Jusqu’ici, l’IA savait écrire du texte, générer des images ou développer des applications. Désormais, elle parvient à créer des génomes complets n’existant même pas dans la nature.

Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé un «modèle de langage génomique», nommé Evo 2. Alors que les modèles de langage standards (Claude, ChatGPT...) se nourrissent de lettres, de phrases et de livres pour apprendre, les modèles génomiques se nourrissent de leurs équivalents en biologie: les nucléotides, les gènes et les génomes (l’ADN). Ils apprennent comment sont formés ces derniers, classent les mutations compatibles avec la vie, repèrent les changements génétiques qui peuvent empêcher un virus d’être infectieux...

À titre d’exemple, Evo 2 a littéralement consommé à date plus de 9000 milliards de nucléotides (issus de bactéries, de plantes...) pour s’entraîner. Mais jusqu’ici, «la capacité des modèles de langage génomique à générer des génomes fonctionnels complets n’avait pas été testée», débutent les chercheurs dans leur étude. Pour ce faire, les modèles se sont vus confier la tâche inédite de créer des bactériophages, ces virus qui infectent et détruisent les bactéries comme la salmonelle ou le staphylocoque doré. Ils sont souvent utilisés comme alternatives aux antibiotiques. «Les bactériophages sont particulièrement adaptés à cette tâche, car ils sont relativement petits (souvent 10 à 100 fois plus petit qu’une bactérie, NDLR), expérimentalement manipulables et ont de larges applications en biologie moléculaire et en thérapeutique», souligne l’étude.

Des milliers de candidats, 16 retenus

En conséquence, les chercheurs ont demandé à l’IA de cibler la bactérie de l’Escherichia coli, très souvent étudiée en laboratoire. Les modèles ont alors généré et évalué des milliers de génomes différents, avant d’en synthétiser 300 d’entre eux et de tester leur viabilité. Finalement, 16 bactériophages ont été sélectionnés. Et tous «étaient différents de tous les bactériophages» connus dans la nature, que ce soit en termes de mutation, de gène ou de longueur. Mieux encore, certains bactériophages se sont révélés encore plus efficaces contre la bactérie que les virus déjà existants.

Pour les chercheurs, cette expérience n’est pas seulement une avancée scientifique: elle signe «une nouvelle étape dans le degré de complexité accessible à l’IA générative» qui pourrait «considérablement améliorer la santé humaine», a indiqué Brian Hie, professeur adjoint à l’université de Stanford, interrogé par la BBC. «Nous explorons là un territoire inédit.» Le professeur Marc Güell, du laboratoire de biologie synthétique de l’université Pompeu Fabra en Espagne, a lui déclaré que l’étude constituait un «tournant très important» car, «pour la première fois de l’histoire, nous commençons à concevoir la biologie sur un ordinateur».

Les chercheurs n’ont pour l’heure pas l’intention de «commercialiser leurs travaux», a affirmé Brian Hie. «Nous sommes un laboratoire universitaire financé par des dons et des subventions publiques. Il est de notre responsabilité de diffuser cette technologie fondamentale au plus grand nombre, compte tenu de ses immenses bienfaits potentiels pour la santé et l’humanité

Levée de boucliers

Oui mais voilà: cette avancée majeure ne fait pas l’unanimité. Elle suscite également de vives inquiétudes au sein de la communauté scientifique. Toujours dans la revue Science, le professeur Thomas Inglesby et le docteur Moritz Hanke, du Centre pour la sécurité sanitaire de l’université Johns Hopkins, ont alerté quant aux «questions urgentes de biosécurité et de biosûreté» soulevées par cette recherche sans précédent. Ils estiment, notamment, que les «cadres de gouvernance actuels sont insuffisants pour superviser la génomique générative». «La question n’est plus de savoir si la génération (par IA) de génomes existera, mais si la société peut mettre en place des contrôles (afin) d’empêcher qu’elle ne cause des dommages graves», martèlent-ils.

Les deux confrères n’en sont en réalité pas à leur coup d’essai: le 1er juin dernier, dans un [url=https://www.frontiersin.org/journals/microbiology/articles/10.3389/fmicb.2026.1832974/full]article publié dans la revue Frontiers[/url], ils prévenaient que l’IA biologique était une technologie à double tranchant, capable de transformer la médecine, l’agriculture et la recherche, mais qui pourrait possiblement être détournée par des acteurs malveillants.

Il faut dire qu’un modèle comme Evo 2 est accessible à tous, gratuitement, si tant est que l’on dispose d’une infrastructure informatique extrêmement puissante. Le fait qu’une IA puisse créer des génomes plus facilement pourrait aussi réduire certaines barrières techniques, permettant à des groupes malveillants, même peu spécialisés, d’accéder à des capacités biologiques jusqu’ici réservées aux experts. Et c’est sans compter le risque qu’une IA fasse une erreur dans la compilation d’un génome... «Cet outil permettra de créer de nouvelles variantes comme le Covid-19 qui se propageront et infecteront la plupart des gens. Et ce sera grave. Nous ne devons pas faire cela», a même affirmé au Wall Street Journal Kevin Esvelt, professeur associé au Massachusetts Institute of Technology.

En ce sens, les dires d’Inglesby, Hanke et Esvelt rejoignent les craintes des figures de l’IA, qui ont signé, en juin dernier, une lettre dans laquelle ils réclamaient aux décideurs politiques américains la mise en place de garde-fous face au risque bioterroriste. «Compte tenu du rythme auquel la technologie évolue, nous pensons que le besoin est urgent», écrivaient Sam Altman, Dario Amodei ou Demis Hassabis. Il faut «garantir une norme nationale cohérente plutôt qu’un méli-mélo de lois contradictoires», soulignaient-ils également. Un encadrement qui, pour l’heure, n’a toujours pas été mis en place, trois mois après l’appel de la Silicon Valley.

N.D.L.R. : Très inquiétant dans un monde où tout évolue trop vite pour qui est intimement persuadé que "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme".
Guillaume HERBLOT (via "Facebook")
rédigé le Samedi 8 Aout 2026
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LES INSPIRATEURS DE CETTE DINDE PATHÉTIQUE ONT CONFIÉ LA DÉFENSE DE LEURS ÉGOS À DES MUSÉES OU DES BIBLIOTHÈQUES. Traversée par un éclair de lucidité, elle a compris que son génie ne pouvait s’appliquer qu’à la construction d’une loge de concierge de pharaon. Qu’on la plonge directement dans le goudron: elle a déjà les plumes!


Lettre ouverte à Madame Yaël Braun-Pivet, @YaelBRAUNPIVET, Présidente de l’Assemblée nationale, par Guillaume HERBLOT.
Parue sur X.
Madame la Présidente,
Vous êtes, en un seul être, la synthèse parfaite de tout ce que la classe politique produit de pire : l’ambition sans grandeur, la vanité sans talent, et cette capacité presque artistique à confondre l’intérêt général avec le besoin pathétique de graver son nom quelque part avant que l’Histoire ne vous oublie.
Alors que le pays compte ses sous, que les hôpitaux manquent de climatiseurs et que les Français se serrent la ceinture, vous relancez, en catimini, au cœur de l’été, votre petit projet de pavillon d’accueil à 50 millions d’euros.
Un bloc de verre et d’ego, baptisé pompeusement « L’À-venir », qui doit remplacer un bâtiment du XIXe parfaitement intégré pour que, paraît-il, les visiteurs se sentent mieux accueillis.
Quelle abnégation ! Quelle abnégation… pour votre ego.
Soyons clairs : vous ne faites pas cela pour le peuple. Vous le faites pour laisser une trace. Une cicatrice, plutôt. Une horreur contemporaine plantée en plein site Unesco, face à la colonnade, pour que dans vingt ans quelqu’un puisse encore murmurer : « Ah, c’est Braun-Pivet qui a fait ça. » Il ne manquerait plus, d’ailleurs, que de baptiser officiellement cette chose « Pavillon Yaël Braun-Pivet ». Ce serait cohérent. Au moins, les générations futures sauraient immédiatement à qui s’en prendre.
Votre mégalomanie a ceci de remarquable qu’elle ne s’embarrasse même plus de prétextes élégants. On a vu des présidents vouloir des bibliothèques, des musées, des fondations.
Vous, vous voulez un hall d’entrée en verre avec cafétéria et boutique.
Transparence, dites-vous ? Oui, la transparence de votre ambition : on voit à travers, et ce n’est pas beau.
Vous avez suspendu le projet en février parce que les règles d’urbanisme vous gênaient. Vous l’avez relancé dès que le Conseil de Paris a bien voulu tordre un peu le Plan de sauvegarde. Passage en force, ego en avant, peuple en arrière.
Classique.
Madame la Présidente, votre nom ne restera pas grâce à ce pavillon. Il restera, s’il reste, comme celui d’une élue qui, à force de vouloir marquer l’Histoire, n’a réussi qu’à enlaidir un peu plus le présent.
Avec tout le respect que votre œuvre mérite,
Un citoyen qui n’a pas demandé à ce que son Assemblée nationale serve de support publicitaire à votre ego.
Guillaume HERBLOT, @Guigz75116

N.D.L.R. : La première phrase (en majuscules) n'est pas des plus claires mais cette dinde, en effet, a eu plus de succès quand il s'est agi de faire passer l'euthanasie avec des méthodes dignes de l’État nazi.

J'ai bien sûr signé la pétition de "Sites & Monuments" et j'invite les membres du fan-club favori à en faire autant.
Châteaux (via "Facebook")
rédigé le Samedi 15 Aout 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Transmission du patrimoine - Economie - Anecdotes
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Le château de Chailly-sur-Armançon est situé sur la commune de Chailly-sur-Armançon, dans le département de la Côte-d'Or.

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 18 juin 1930.

C’était au xiie siècle, une simple "maison-forte". Au début du xve siècle, Jean, Seigneur de Loges, en fit une véritable forteresse dotée de quatre tours et d'un pont-levis. Son petit-fils Hugues la transforma en demeure Renaissance, aspect que le château a conservé. Les familles Lenet, Brunet et du Tillet s'y succédèrent.

En 1789, le Château fut protégé contre les excès révolutionnaires, car son domaine est exploité par un "Fermier de Seigneurie", Augustin Godard, maire de Chailly et "Lieutenant Criminel" à Arnay-le-Duc. Celui-ci rachèta le château en 1796, avant qu'il ne soit revendu à la famille Chalon en 1888.

Le propriétaire actuel, Yasuhiko Sata, a fait réhabiliter le château à partir de 1987 pour le transformer en un hôtel 4 étoiles disposant de 45 chambres, 6 salles de seminaires, 2 restaurants et un golf professionnel 18 trous :


N.D.L.R. :


ou, si l'on préfère :


Ce n'est pas le destin que je souhaiterais pour la Chaslerie.

Il est vrai qu'on ne me demandera pas mon avis.