Economie

Me voici de retour à notre manoir favori après la réveillon. Je retrouve ma chambrette glacée, il est grand temps que je me penche sérieusement sur ces questions de chauffage.

Sur le fond de notre programme de travaux favoris, je compte lancer rapidement la tranche relative à la moitié Nord du rez-de-chaussée du logis, c'est-à-dire, principalement, nous équiper enfin d'une cuisine agréable, facile d'accès et chauffée ; là aussi, mon souci de disposer d'une arrière-cuisine posera vite la difficile question du mode de chauffage à retenir.

Sur le fond toujours, Carole m'a demandé de lui préciser comment je compte nous permettre de sortir un jour de la spirale des travaux dans laquelle mon tropisme indéniable pour l'optimisation fiscale nous a plongés depuis belle lurette. Elle a compris que, jusqu'à présent, je finançais mes excès en la matière par ponction sur mon épargne financière mais que, désormais, je vais devoir recourir à l'emprunt. Donc il faut que je simule divers scenarii pour savoir jusqu'où je peux m'endetter sans risquer de nous envoyer dans le mur. En contrepartie, je lui ai demandé comment, de son côté, elle comptait maîtriser son flux de dépenses de consommation qui m'inquiète beaucoup, maintenant que ses revenus vont être réduits de moitié, joies de la retraite obligent.

Bref, nous entrons dans une phase d'ajustements qui ne sera pas toujours facile à vivre, même si nous conservons le recours de mettre en location notre domicile parisien, une hypothèse que Carole refuse à ce jour mais qui, selon moi et en l'état du marché, suffirait à régler une part significative de nos problèmes financiers.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : lundi 8 janvier 2018 17:47
À : (...)
Cc : Th.F.
Objet : RE: Chaslerie - Programme 2018 de travaux subventionnés

Cher Monsieur,

Je vous remercie pour votre célérité remarquable après mon appel de tout à l'heure mais me déclare particulièrement étonné par ce que vous m'écrivez.

En effet, selon le seul document en ma possession à ce jour, au timbre de la préfète de Région, que m'a communiqué mon aîné hier (...), je suis bien le "bénéficiaire" de la subvention. Il est en outre précisé, à l'article 1er de ladite "convention", que celle-ci porte sur les "menuiseries du 1er étage du logis et de la tour attenante".

Par conséquent, je vous prie, dans le prolongement de ma demande de communication de pièces du 26 décembre dernier, de bien vouloir me transmettre l'ensemble des pièces du dossier sur lesquelles vous pensez pouvoir vous fonder. Vous avez compris, je pense, que, dans les circonstances particulières que je vous ai dites, je cherche à éviter les conséquences très préjudiciables pour un monument classé ouvert au public d'une interprétation comme celle dont vous avez bien voulu me tenir informé.

En outre, j'appelle votre attention sur le fait qu'en liaison avec l'architecte du patrimoine qu'il avait mandaté, mon fils, qui agissait "par délégation" de ma part ainsi qu'il est précisé sur la convention préparée par vos services et qu'il avait signée, avait changé d'artisan pour un volet du dossier (ainsi que cela était arrivé précédemment, pour d'autres dossiers, sans que cela ne pose jamais de problème à la D.R.A.C.). Je vous prie donc de bien vouloir me confirmer que vous ne désavouez pas le travail ainsi effectué par l'architecte du patrimoine en cause. Vous savez que j'ai déjà réglé, à titre d'acompte et avec votre accord téléphonique, une fraction importante du devis de l'artisan ainsi préféré comme des deux autres et je ne voudrais pas qu'un revirement de la doctrine administrative rende impossible la poursuite du chantier.

Bien cordialement,

PPF

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De : (...) <(...)@culture.gouv.fr>
Envoyé : lundi 8 janvier 2018 16:30
À : Pierre-Paul Fourcade
Cc : (...) ; (...)
Objet : Re: Chaslerie - Programme 2018 de travaux subventionnés

Monsieur,

Pour faire suite à votre message et à notre entretien de ce jour, j'ai le regret de vous informer que le bénéficiaire de la subvention ne peut être modifié au profit d'un autre. De la même façon, l'objet comme le contenu de votre programme subventionné ne peuvent être changés.

La seule solution serait d'annuler la subvention prise, mais vous ne pourriez prétendre ensuite à une autre subvention sur ces mêmes travaux. De plus, les crédits mobilisés seraient perdus pour la DRAC (nous ne pouvons récupérer les crédits une fois l'exercice budgétaire clos) et nous ne pouvons reprogrammer une nouvelle subvention cette année au manoir de la Chaslerie, les dossiers en attente étant trop nombreux.

Je vous rappelle que le bénéficiaire de la subvention a deux ans pour commencer les travaux. Il serait sans doute préférable de maintenir cette subvention et de rechercher une solution avec le bénéficiaire pour mettre en oeuvre les travaux dans un délai raisonnable.

Pour plus de détails sur le volet administratif de ce dossier, vous pouvez contacter Mme (...), responsable de la cellule programmation.

Je reste à votre disposition pour toute autre question.

Bien cordialement

(...)

__________________________________________________

Pierre-Paul Fourcade a écrit le 26 décembre 2017 :

Cher Monsieur,

D'après ce que je comprends, mon aîné, suivant en cela mes recommandations, avait prévu que le programme subventionné de travaux sur les menuiseries extérieures du logis de la Chaslerie concerne :
- les deux fenêtres de la tour Sud-Ouest,
- les quatre fenêtres de la pièce du 1er étage du logis au-dessus du salon (que j'appelle "la pièce dévastée", sous-entendu par l'incendie de 1884),
- les fenêtres et la porte principale de la cage d'escalier (j'ai un doute sur l'inclusion de la porte d'entrée en question dans son programme).

Est-ce que, en l'état de l'arrêté de subvention (dont je vous serais reconnaissant de bien vouloir m'adresser une copie), il serait possible de modifier ce programme :
- en substituant à la tour Sud-Ouest les deux fenêtres du rez-de-chaussée de la tour Nord-Est (il y en a une troisième, à l'étage de cette dernière tour, qui ne serait pas englobée dans le programme 2018 révisé) ;
- en conservant dans la "salle dévastée" la fenêtre Sud (qui est la plus délabrée) mais en substituant aux trois autres les trois de la salle-manger du logis ?

Le programme 2018 subventionné de restauration de menuiseries couvrirait ainsi, si vous le permettez, les pièces suivantes du logis :
- le rez-de-chaussée de la tour Nord-Est,
- la fenêtre Sud de la pièce du 1er étage au-dessus du salon,
- la salle-à-manger,
- la cage d'escalier (sans changement).

Ce changement de programme résulte de la modification de perspectives qu'induit pour moi le retrait de mon fils dont je vous ai informé. Puisque mes ressources sont limitées à mes moyens de retraité, il me paraît en effet nécessaire de donner la priorité, toutes choses égales par ailleurs, aux menuiseries extérieures des pièces à la restauration intérieure desquelles j'entends donner la priorité.

Pour autant, je ne renonce pas à la restauration des autres menuiseries extérieures. Je me réserve donc de solliciter pour celle-ci une nouvelle subvention le moment venu, idéalement au titre de 2019, sous réserve de vérification que j'aurais les moyens, sans doute par emprunt à long terme, de couvrir le solde.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)

A la réflexion, je me dis que la dernière phrase de mon courriel de ce jour (le 8 janvier 2018) est ambigüe en ce sens qu'elle pourrait donner à penser que, lors de la conversation téléphonique dont il est question, soit le 22 décembre 2017, j'avais donné les noms des artisans mandatés, dont celui de l'artisan changé, ce qui n'est pas le cas, notre conversation étant restée à ce sujet sur un plan général dans le contexte de l'instauration du prélèvement à la source alors, à ma connaissance, toujours pas promulgué.

Je voudrais ajouter une question que la communication des documents éclairera sans doute, à propos de la formulation que j'ai citée, à l'article 1er de la convention : pourquoi, par exemple, n'y est-il pas fait mention des menuiseries extérieures de la cage d'escalier, alors qu'il est rappelé qu'un reliquat de subventions pour les enduits de cette cage d'escalier reste à consommer, les raisons de cet état de fait ayant été exposées et admises, à ma connaissance, de longue date ? Le simple fait que soit cité en annexe de la Convention un devis du forgeron prouve pourtant que ces menuiseries doivent bien figurer dans le champ de la subvention de cette "1ère tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis de la Chaslerie", formulation qui avait cours lorsque j'avais suivi ce dossier.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : jeudi 18 janvier 2018 20:09
À : Soul Bernard
Objet : Ouest-France : Domfront. Le conseil régional donne carte blanche à la cité médiévale

Monsieur le maire,

Suite à l'article d'Ouest-France, je vous signale que l'"Association pour la restauration, la défense et l'animation du manoir de la Chaslerie" est prête, ainsi bien sûr que les propriétaires, à participer à la réflexion que vous allez sans doute organiser.

Il n'est certainement pas nécessaire que je vous redise que le patrimoine domfrontais ne se limite pas à la citadelle.

A la Chaslerie, on ne demande pas mieux que de vous aider, notamment sur des projets concrets d'animation ou, au moins autant, de restauration du patrimoine.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Grâce à l'un de ses messages sur "Facebook", j'ai appris vers 11 h 30 que Catherine MEUNIER, conseillère régionale et vice-présidente du conseil départemental, tenait ce matin sa permanence mensuelle en mairie de Domfront. Je m'y suis précipité pour lui signaler mes problèmes de chauffage, qui sont aussi ceux d'un monument historique ouvert au public tout au long de l'année. J'ai suggéré deux pistes d'aide publique à côté du maquis des administrations écolos intervenant dans ce domaine ; l'une serait à rechercher dans le cadre de l'annonce récente du Président MORIN ; l'autre dans le cadre de la politique régionale classique telle que j'avais commencé à l'explorer à propos de la cave de notre manoir favori.

Catherine MEUNIER m'a demandé de la saisir par écrit.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : samedi 3 février 2018 18:58
À : Idée Énergies
Objet : RE: SCIC IDEE - Dossier FOURCADE - Travaux et demande d'informations pour étude bois

Je suis entièrement libre les deux jours.

Attention, il s'agit de me conseiller aussi sur le meilleur combustible possible.

Cordialement,

PPF

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De : Idée Énergies
Envoyé : samedi 3 février 2018 18:57
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: SCIC IDEE - Dossier FOURCADE - Travaux et demande d'informations pour étude bois

Je vais avoir un déplacement vers mi février à Domfront, seriez vous disponible ( le 14 ou 15 février.)

Cordialement, Fabrice BLAIZOT

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Le 3 févr. 2018 à 15:58, Pierre-Paul Fourcade a écrit :

> Bonjour M. BLAIZOT !
>
> Je reprends contact avec vous car je suis en train de réfléchir à la question du chauffage des bâtiments principaux de la Chaslerie (notamment le logis et le bâtiment Nord). La dernière fois, vous aviez fait une étude pour la cave, petite dépendance de l'ensemble.
>
> Pouvons-nous nous rencontrer à propos de ce nouveau sujet ?
>
> Cordialement,
>
> PPF

(Fin de citation)
A propos du traitement fiscal des travaux à effectuer d'urgence dans notre manoir favori, mon ami fiscaliste m'écrit :

(Début de citation)

Cher Pierre-Paul :

+ déductibilité totale, sur les revenus de 2019, des travaux d'urgence (lutte contre les dégâts des eaux) ; la subvention correspondante devra être déclarée en recette ;

+ pour les autres travaux, déduction, sur les revenus de 2019, de la moyenne des travaux de 2018 et de 2019 (ce qui revient à une demi-déduction).

Patrice

(Fin de citation)

Il n'y a donc pas de frein fiscal à ce que les travaux urgents soient engagés d'urgence et c'est heureux.
J'ai assisté hier, à Paris, à une très remarquable réunion de "formation" organisée par la "Demeure Historique" sur le thème "Monument historique et impôt sur le revenu". Cela a duré de 9 heures du matin à 17 heures et la conférencière nous a présenté de façon très claire et très complète les particularités de ce régime fiscal, avec des indications totalement inédites pour moi et à jour sur l'incidence de la mise en place du prélèvement à la source. Il nous a été remis un "Guide fiscal 2018" de 111 pages d'une très grande qualité.

Je vais à l'essentiel :
- je n'avais rien compris jusque là et avais tiré des conséquences totalement erronées des bribes d'informations que j'avais pu recueillir ;
- en réalité et pour les gens comme moi (c'est-à-dire ceux qui n'attendent aucun "revenu exceptionnel" en 2018 et qui n'encaissent guère de dividendes), le système est tellement blindé que la recherche de failles dont on pourrait tirer profit paraît vouée à l'échec.

Donc j'ai eu tout faux.

Si l'on entre dans les détails, je dois reconnaître que le système qui a été imaginé pour la période de transition (les années 2018 et 2019) est remarquablement astucieux, même s'il est, de prime abord, particulièrement complexe et d'apparence imbitable avec l'intervention dans les calculs d'un "crédit d'impôt modernisation recouvrement" (CIMR) que je trouve tout à fait brillant. Je pense que je n'aurais pu imaginer un tel facteur de correction tout seul - c'est dire ! -, donc j'admire la fertilité de l'imagination de mes jeunes collègues de Bercy.

Dans les faits, tout ceci aura une conséquence immédiate pour moi. Je comprends en effet qu'il n'y a pas lieu que je freine la réalisation de mon programme de travaux en 2018. En particulier, il n'y a pas lieu que je reporte à 2019 l'installation de la nouvelle chaufferie. (De même, il n'y avait pas lieu que je fasse le zouave fin 2017 avec mon système d'acomptes et d'emprunt.)

Nous sommes début avril, trois mois de 2018 sont déjà "perdus" et il n'est que temps que j'incorpore dans mes réflexions ma nouvelle compréhension du volet fiscal de mes travaux.

Aux yeux des tiers, que tout ceci montre à quel point il est difficile de planifier un programme de travaux quand l'environnement fiscal fluctue sur des points aussi importants que cette instauration du prélèvement à la source.

P.S. (du 8 avril 2018) : Mon expert fiscal favori ne partage pas mon optimisme qu'il doit trouver béat. Voici en effet ce qu'il m'écrit :

(Début de citation)

Cher Pierre-Paul,

Dis-toi bien que le crédit d'impôt effaçant les revenus de 2018 n'est pas un cadeau, mais une compensation du fait que l'impôt sur les revenus de 2019 devra être acquitté un an plus tôt.

Cette compensation ne jouera pas pour ceux qui perçoivent des revenus de capitaux mobiliers. Ils seront effectivement imposés successivement sur ceux de 2018 et de 2019. Idem pour les subventions.

Les travaux de 2018 seront déduits dans le vide (le revenu de 2018 étant effacé de toute façon, sauf les exceptions que je viens d'indiquer). L'année suivante, les travaux déductibles ne seront pas ceux de 2019, mais la moyenne de ceux de 2018 et 2019, ce qui revient à ne retenir tous ces travaux que pour moitié.

A compter du 1er janvier prochain, les employeurs, dont tu es peut-être, devront effectuer le prélèvement à la source sur les salaires qu'ils versent.

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 29 Avril 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Economie - Références culturelles - Annonces - Ailleurs
0
J'ai appris ce soir que le superbe château de Chaulieu est à vendre. Le prix demandé confirme l'écroulement de la valeur de ces propriétés.

Il m'est arrivé d'exprimer, y compris devant la Justice, les vives réserves que m'ont inspirées divers comportements du propriétaire actuel. Il n'empêche que cet homme, cet artiste, a investi le meilleur de lui-même dans le sauvetage de ce château, proche de la ruine quand il l'a pris en mains, il y a une trentaine d'années.

Les lierres ont déjà commencé à escalader ses murs.

Je comprends donc qu'il a dû, il y a quelque temps déjà, se résigner à abandonner le plus beau combat de sa vie.

A ce titre, il a bien sûr toute mon empathie.

Au courriel de ce jour, une autre mauvaise nouvelle : dans l'affaire des éoliennes de Ger et Saint-Georges-de-Rouelley, Me MONAMY nous écrit ce soir que "Le greffe vient de me transmettre un mémoire en duplique qui avait été déposé par le pétitionnaire le 12 avril dernier. (...) J’ajoute que le promoteur produit une délibération du 28 février 2018 (dont j’ignorais l’existence) par laquelle la communauté d’agglomération a approuvé la modification simplifiée n° 2 du plan local d’urbanisme de Saint-Georges-de-Rouelley. Si le mémoire en duplique nous avait été communiqué au moment de son dépôt, nous aurions eu connaissance en temps utile de cette délibération et nous aurions pu la contester devant le juge administratif. Ce n’est vraisemblablement plus possible aujourd’hui, sauf à ce que les mesures de publicité dans la presse aient été effectuées tardivement."

(...)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 18 Juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Logis - Désultoirement vôtre ! - Economie - Anecdotes
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Jean LEMARIE, à qui je parlais hier après-midi de mon idée de vendre la cheminée de Mebzon, m'a recommandé de bien la photographier et de la mesurer sous tous ses angles avant de mettre une annonce en ligne et de la faire démonter par l'entreprise BODIN.

Je donne le scoop à nos visiteurs favoris : "A vendre - Cheminée de granit - Epoque XIVème siècle - Provenance connue (Orne, secteur de Couterne)."

Quant au prix, j'en suis encore à m'interroger (bien que le prix auquel j'ai acheté la cheminée de la Julinière soit un indice fort). Quelqu'un aurait-il des idées à ce sujet ?
L'entreprise BODIN n'arrive pas à recruter de jeune par ici. Comme s'ils fuyaient le boulot.

Après Yasin qui, il y a quelques semaines, était parti en congés aux antipodes sans prévenir, Benoît a montré hier, en abandonnant sans motif valable le chantier à la mi-journée, que les intérimaires, habitués à gérer leurs "droits au chômage" pour ne rien dire de leurs interventions "au black", ne sont pas une solution satisfaisante pour une entreprise honnête ayant pignon sur rue.

Sébastien se retrouve donc seul, dans l'immédiat et de nouveau, pour poursuivre le chantier.

Voici les jambages auxquels il a travaillé hier :
- celui de droite en entrant dans la tour, où l'on voit la pierre qu'il a greffée :

23 juillet 2018.

23 juillet 2018.

- celui de gauche, auquel il n'a pas touché ce jour :

23 juillet 2018.

23 juillet 2018.

Le bas de la pierre surplombant celle greffée était à compléter à la résine, voici le réceptacle qu'il a modelé pour contenir cette dernière :

23 juillet 2018.

Et voici les photos que j'ai prises en fin de journée, à mon retour de Bagnoles, qui montrent que, sur la grosse pierre située dessous la greffée, Sébastien avait fixé des vis auxquelles pourra s'accrocher la résine de la prochaine intervention :

23 juillet 2018.

23 juillet 2018.

Pour info, voici l'état du chantier du passage entre l'entrée et la salle-à-manger, tel que Benoît l'a planté quand cet abruti a piqué sa crise :

23 juillet 2018.

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 17 septembre 2018 22:44
À : Bernard Soul
Objet : Réalités médiévales et dynamisation de notre territoire.

Monsieur le maire,

Je découvre grâce au "mur Facebook" de notre conseillère départementale que des réunions sont organisées en mairie de Domfront-en-Poiraie sur un thème d'un grand intérêt ("l’élaboration d’une stratégie de développement touristique sur le thème du Médiéval") mais, d'une façon qui semble curieusement limitative, avec des participants choisis, paraît-il, par la municipalité assistée, pour ce faire, par un "cabinet-conseil".

Puis-je vous demander qui sont ces prétendus experts et d'où ils tirent leur prétendue expertise ?

A l'évidence, d'aucuns ont des vues bien réductrices - et, pour tout dire, erronées - sur certains aspects substantiels du "passé médiéval" de Domfront.

Donc à l'occasion, en tout cas avant que lesdits "experts" ou prétendus tels ne figent leur "expertise" sensée éclairer les choix des responsables politiques, je serais heureux qu'avec eux, vous veniez faire un tour à la Chaslerie pour prendre enfin connaissance de sa réalité médiévale qui semble leur avoir échappé. Peut-être parce qu'ils ne font guère que du copié-collé des laïus des érudits locaux auto-proclamés et vivent, de ce fait, d'idées préconçues rabâchées par des radoteurs, à défaut d'être soumises à un examen critique non biaisé sur le terrain.

J'aurais ainsi plaisir à vous faire découvrir des choses qui vous ont, semble-t-il, été cachées en la matière, et je pourrais même, à cette occasion, vous soumettre un projet d'éclairage extérieur qui paraitrait mériter de retenir l'attention de tous ceux, dépourvus d’œillères comme vous et moi et, j'en suis sûr, d'autres décideurs, qui s'intéressent au patrimoine et au tourisme dans le Domfrontais et veulent à juste titre, par de si brillantes initiatives, dynamiser notre territoire.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)


P.S. (le 18 septembre 2018 à 9 heures du matin) : J'ai immédiatement mis en ligne le texte de ce courriel sur le "mur Facebook" de Catherine MEUNIER, la conseillère départementale qui m'avait permis de découvrir cette réunion fermée.

Elle réagit ce matin en écrivant sur ledit mur : "Je vous remercie Pierre-Paul de bien vouloir utiliser votre mur Facebook pour adresser des messages personnels .
N’hésitez pas à vous tourner vers la municipalité pour leur adresser vos idées et remarques concernant ce projet . "

J'en rajoute un couche : " Puisque vous rendez compte à votre façon sur votre "mur" de réunions tenues dans notre mairie commune, et puisque vous êtes vous-même notre élue, il me paraît tout à fait légitime d'utiliser votre mur pour réagir aux questions que vous soulevez. Au demeurant, mon propre mur est très loin d'avoir la qualité et la fréquentation du vôtre où je suis sûr que, toujours soucieuse de l'information de vos autres "amis Facebook", vous laisserez chacun exprimer son opinion sur le sujet en question et où je n'hésiterai pas, soyez-en persuadée je vous prie, à réagir de nouveau le cas échéant. (Accessoirement, je m'étonne que vous qualifiiez mon propos de message personnel : il s'agit bien d'un message public et qui se veut tel.)"

J'ajoute ici, à l'usage des membres du fan club de notre site favori, que ces derniers me connaissent assez pour ne pas douter qu'au-delà du "mur" de Catherine MEUNIER et de notre site favori, j'utiliserai s'il le faut tous les médias disponibles pour dénoncer le caractère biaisé de l'instruction des dossiers de subvention du conseil régional - puisque c'est de cela qu'il s'agit ici - au cas où ce caractère biaisé continuerait à m'apparaître flagrant. Mais gardons le moral, la messe n'est peut-être pas encore dite et je fais confiance à Bernard SOUL et à Catherine MEUNIER pour remettre le dossier sur un chemin moins tortueux, ainsi que cela semble justifié, facile et nécessaire.
Je traîne, depuis plusieurs années, sur mes avis d'imposition, un important poste intitulé "déficits fonciers antérieurs non déduits des autres revenus" amassé à l'époque où je disposais d'une épargne suffisante pour financer un montant de travaux plus important que celui des revenus totaux de mon foyer fiscal.

Il serait grand temps que je fasse usage de cette provision avant qu'elle ne s'évapore et pour m'éviter d'être en permanence étranglé par le financement d'un maximum de travaux.

Patrice CAHART, interrogé ce matin, me dit que cela lui semble possible. Sur son conseil, j'ai demandé une confirmation écrite (et le mode opératoire) à la fiscaliste de la "Demeure Historique".
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On a pu noter que, de temps à autre, et notamment quand la relation avec l'un de ses représentants se tend, je donne un coup de griffe en direction de ce que j'appelle une corporation bénéficiant d'un monopole légal sur sa chasse gardée. Je veux parler des architectes du patrimoine et assimilés et de leurs rapports avec les propriétaires de monuments historiques.

On peut imaginer qu'au-delà des effets de manche et autres moulinets, j'aie une sensibilité particulière à ce sujet.

Or, je le confesse, c'est exact.
En début de carrière, alors que j'étais en poste à la direction du Trésor au "bureau du marché financier", j'ai eu à connaître du "monopole des agents de change" puisque j'étais alors l'énarque le moins gradé en charge de leur tutelle. A l'époque, les cotations boursières avaient lieu à l'heure du déjeuner seulement. Pour la bonne et simple raison qu'au XIXème siècle, lorsque tout ce bazar avait été institué, la malle-poste de Lyon, chargée d'ordres de bourse comme on l'imagine, n'arrivait devant le Palais Brongniart qu'à l'heure où les bons pères de famille mettaient les pieds sous la table. Autant dire la belle époque.
A titre personnel, j'avais, dans ce cadre, développé à l'égard de ladite corporation des sentiments plutôt favorables, par exemple en meublant mes loisirs par la lecture de la saga des BOUSSARDEL de Philippe HERIAT (je crois y avoir fait allusion ici il y a peu, à la suite de la visite d'un château normand de la famille FAUCHIER-MAGNAN).
Surtout, j'ai puissamment aidé à la fortune de mes ouailles lorsque, en 1978 (il y a déjà plus de quarante ans...), j'ai été l'homme de base très actif de la "loi MONORY". Dans la foulée, j'ai été propulsé rapporteur général de la "commission chargée de moderniser les techniques de cotation, d'échange et de conservation des valeurs mobilières" ("commission PEROUSE") qui a abouti à la mise en place en France du "marché continu" et à la "dématérialisation des valeurs mobilières", deux préalables au "big bang" par lequel les banques ont pris le contrôle des agents de change, permettant au passage à ces derniers de se faire, comme si c'était encore nécessaire, des couilles en or.

Donc voilà. Je n'ai pas de mal à plaquer sur la corporations des architectes du patrimoine et assimilés la problématique des agents de change, telle que je viens de la résumer à très grands traits.

Tout cela pour dire que j'aimerais bien qu'une fois que les pouvoirs publics ont octroyé à un ancien de l'"Ecole de Chaillot" le fameux label, ils n'oublient pas de vérifier, de temps à autre, si ce personnage fait bien son boulot. Je précise que, pour ce qui me concerne, je ne demanderais guère plus qu'un contrôle minimum. Après tout, il faut bien que tout le monde vive. Mais quand même...
Je viens de remplir ma "Déclaration CVO 2019 - Contribution interprofessionnelle obligatoire" à l'"Interprofession nationale France Bois Forêt". J'ai indiqué que mes ventes de bois en 2018 étaient inexistantes.

Encore des cocos qui ne perdent pas de temps pour traquer la matière imposable.

Si je n'avais pas rempli ce formulaire, on me prévenait qu'en application des articles L.632-1 à L.632-11 du Code rural, je pouvais faire l'objet de tout un tas d'enquiquinements.
En fin d'après-midi, j'ai reçu de Sébastien DUVAL un S.M.S. ainsi libellé : "Bonsoir nous serons à la Chaslerie vers 13 h désolé du retard à demain".

Sébastien n'étant pas encore, à ma connaissance, adepte du pluriel de majesté, j'en déduis qu'il aura un aide pour reprendre demain les travaux intérieurs du logis confiés à l'entreprise BODIN mais interrompus depuis plusieurs mois.

J'envisage prioritairement :
- d'achever l'exhaussement du linteau du passage entre mon ancienne chambre, au 1er étage du logis, et l'ex et future salle de bains attenante, au 1er étage de la tour Nord-Est ;
- de reconstituer à la résine, ainsi que Sébastien sait si bien le faire, les angles des embrasures de la fenêtre Est de l'ex et future salle-à-manger.

Au-delà de ces, somme toute, petites interventions, il est fort possible que je suspende de nouveau le travail de l'entreprise BODIN dans notre manoir favori. Car il serait urgent que je ne perde pas cette fois encore l'opportunité d'écluser quelques "déficits fonciers reportables" en jachère dans mes comptes.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 24 juin 2019 21:26
À : (...)
Objet : TR: Devis - Dossier n°199191 - DOMFRONT EN POIRAIE

Cher Monsieur,

J'ai interrogé Patrice CAHART, inspecteur général des finances honoraire, ancien conseiller à la Cour de Cassation, ancien directeur de la législation fiscale au ministère des finances, vice-président de la "Demeure Historique" où il est notamment en charge de la fiscalité.

Son avis est clair : la TVA à taux réduit s'applique, sans qu'on ait besoin du visa d'un architecte.

Je pense que ceci clôt cette partie du débat.

Cordialement,

PPF

_______________________________________________________________________

De : Patrice CAHART
Envoyé : lundi 24 juin 2019 21:19
À : 'Pierre-Paul Fourcade'
Objet : RE: Devis - Dossier n°199191 - DOMFRONT EN POIRAIE

A mon avis (mais je n'ai pas de précédent) : TVA taux réduit, sans visa d'un architecte.

patrice

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De : Pierre-Paul Fourcade [mailto:penadomf@msn.com]
Envoyé : vendredi 21 juin 2019 17:49
À : p.cahart
Objet : TR: Devis - Dossier n°199191 - DOMFRONT EN POIRAIE

Cher Patrice,

Puis-je te soumettre les questions suivantes, résumant le débat ci-joint ?

Le taux de TVA réduit est-il applicable au travail d'un géomètre dont l'intervention est nécessaire en préalable de travaux visant à des économies d'énergie ?

Faut-il qu'un architecte tamponne le dossier pour y avoir droit ?

Amitiés,

PPF

(Fin de citation)
Véronique LOUWAGIE (via "Facebook")
rédigé le Samedi 15 Février 2020
Vie de l'association - Lobbying - Autres nouvelles associations - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
0
!!!Rappel #agenda !!!

Le prochain conseil de circonscription se déroulera le mardi 18 février prochain, 19 heures, à la salle polyvalente de Saint-Symphorien-des-Bruyères, sur le thème du développement durable.

#JulienAubert Député et Président de la commission d'enquête sur "l'impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l'acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique" interviendra lors de cette réunion.

Au plaisir de vous y retrouver !


N.D.L.R. : Je compte bien venir. Véronique LOUWAGIE fait un travail remarquable.
(Début de citation)

De : Robot Consultations Publiques - SG/SNUM/UNI/DETN/GPBCW/PPCW <robot-consultations-publiques.csso@developpement-durable.gouv.fr>
Envoyé : jeudi 20 février 2020 15:59
À : penadomf@msn.com <penadomf@msn.com>
Objet : [Consultations publiques du MEEEM] Confirmation du dépôt d'un commentaire sur le site des consultations publiques

Bonjour Pierre-Paul FOURCADE,

vous avez déposé un commentaire sur le site des consultations publiques
du Ministère de la Transition écologique et solidaire
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/consultation-du-public-sur-le-projet-revise-de-a2127.html
au sujet de la consultation Consultation du public sur le projet révisé
de Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) - CONSULTATION PROLONGEE
JUSQU'AU 20/02/2020

Date et heure du dépôt : le 20/02/2020 à 15:59
Titre de votre commentaire : "Non aux éoliennes !"
Votre commentaire :
"Ces engins polluants n'ont aucun intérêt économique, sauf pour les
promoteurs et ceux qu'ils arrosent.

Au demeurant, quand on voit que Valérie PECRESSE se répand dans
"Ouest-France" en déclarations d'amour pour les éoliennes et que l'on
sait que son mari est le président des activités "nouvelles énergies" de
"General Electric" et que l'on voit par ailleurs qu'un autre membre très
actif du lobby pro-éolien en France est le frère de Jérôme CAHUZAC, son
pendant chez EdF, n'y a-t-il pas lieu de se demander si la promotion de
l'éolien en France n'est pas, d'abord et avant tout, une affaire de
corruption des principaux partis politiques du pays ?"

Le Ministère de la Transition écologique et solidaire

Ceci est un mail automatique suite à votre dépôt de commentaire sur le
site des consultations publiques du Ministère de la Transition écologique
et solidaire.

(Fin de citation)