Economie

Pour ces journées du patrimoine 2011, j'avais espéré que Roland FORNARI aurait enfin posé les grilles promises de longue date. Une fois de plus, il n'a pas tenu le calendrier convenu, ce qui pourrait devenir agaçant.

Il y a un an, de mémoire, j'avais également imaginé que la restauration de l'allée principale du manoir serait bien avancée aujourd'hui. Or, de ce côté-là, rien n'a été fait d'autre que l'entretien courant. J'ai été freiné dans mon élan par la perspective de devoir monter un dossier administratif, ce qui me casse toujours les pieds, et particulièrement lorsque, comme ici, cela paraît complètement incongru.

Je me garderai donc d'imaginer dans quel état je souhaiterais que le chantier soit rendu dans un an. On verra bien. Après tout, nous sommes entrés dans une période de forte incertitude économique. Ce qui est sûr, c'est que programme de restauration de la Chaslerie en sera nécessairement affecté.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 19 octobre 2011
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Murs divers - Economie - Météo
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Les nouvelles de l'économie ne sont pas brillantes et font craindre la probable mise en oeuvre prochaine d'une politique de rigueur. On pourrait imaginer que les enveloppes disponibles pour les travaux de restauration des monuments historiques puissent être touchées. Bien sûr, ce serait absurde car cela se traduirait par la mise au chômage rapide d'artisans qui contribuent vivement à l'emploi. En outre, la mise hors circuit d'artisans spécialisés ferait rapidement perdre un savoir-faire précieux pour entretenir un cadre de vie grâce auquel la France est une destination privilégiée pour les touristes, ce qui n'est pas neutre pour la balance commerciale, par ailleurs bien souffreteuse. Donc, à dire vrai, je ne crois pas qu'il faille trop s'inquiéter de ce côté-là.

Je suis cependant pressé de recevoir l'arrêté de subvention que j'attends à propos du mur Ouest de la douve Nord, ceci pour deux ou trois raisons :
- d'une part, il y a urgence à intervenir, ne serait-ce que pour ne pas mettre davantage en péril le fournil du manoir, inscrit à l'I.S.M.H. (et, accessoirement, déjà restauré, d'ailleurs à mes frais exclusifs) ;
- d'autre part, les travaux sur le mur Ouest de la douve Nord devraient pouvoir être lancés officiellement dans les meilleurs délais, pour me permettre d'occuper intelligemment mes salariés pendant quelques mois ; à défaut, je ne sais pas bien comment je pourrais meubler leur plan de charge.

Et pourquoi ne pas évoquer également l'arrivée prochaine de la saison froide qui n'est jamais propice aux travaux de terrassement ni aux chantiers lourds en général ?

Ceci dit, après tous les contretemps subis, comme l'on sait, pour des questions oiseuses (et désormais résolues dans un sens tout-à-fait correct), le contact est bien établi avec l'architecte. Donc on devrait pouvoir enfin avancer officiellement, vite et convenablement. Je l'espère du moins.

Le journal nous apprend le probable prochain relèvement de la T.V.A. sur les travaux portant sur les logements. Le taux correspondant devrait passer de 5,5 à 7 %, semble-t-il. Voici qui, dans beaucoup de cas à la Chaslerie, va renchérir les travaux d'autant. Et ce n'est sans doute qu'un début.

Cependant, il y aurait lieu d'être beaucoup plus inquiet si, comme le laisse entrevoir le même article, le budget de la culture était rogné. A ce sujet, nous pourrions être déjà entrés dans une zone de turbulences.

A suivre : on le fera ici avec une grande attention !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 16 novembre 2011
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Murs divers - Economie
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Je repense à la dernière réglementation invoquée par M. BOCHET, celle qui, m'a-t-il dit, si j'ai bien compris, empêcherait de subventionner les mêmes travaux sur plusieurs tranches. Elle serait loin d'être anodine.

Bien sûr, une telle règle semblerait absurde à tout observateur de bonne foi, dans la mesure où, comparée aux réalités d'un chantier, elle paraît artificielle et - si l'on peut dire - gratuite. Bornons-nous à retenir qu'il est vain de nous interroger ainsi sur le bon sens des réglementations.

Mais elle m'inquiéterait surtout car, me semble-t-il à ce stade de mon information, elle rendrait inenvisageable la restauration du mur d'escarpe des douves :

- il est en effet impossible que je finance seul un tel montant de travaux et je ne vois aucune banque prête à me prêter, à mon âge, les fonds nécessaires pour un tel investissement qui ne produit aucun revenu ;

- si la règle invoquée par M. BOCHET existe, elle imposerait, je suppose, que l'Etat abaisse drastiquement le taux de ses subventions - mais on retombe alors dans le cas précédent - ou bien qu'il dégage en une fois une enveloppe importante ; au cas où, par extraordinaire, il en aurait encore les moyens, toute recrudescence de l'inflation - qu'on ne saurait exclure pour sortir l'économie de son marasme - serait dévastatrice.

Donc, par quelque bout que je regarde le problème, il apparaît qu'un individu pas plus fortuné que moi pourrait, par le seul jeu d'une telle réglementation, être mis dans l'incapacité pure et simple de poursuivre convenablement la restauration d'un monument historique comme la Chaslerie.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 22 novembre 2011
Journal du chantier - Ferronnerie - Logis - Murs divers - Economie
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J'ai demandé hier à Roland FORNARI de préparer un devis pour les trois grilles que j'aimerais lui faire poser en 2012 au premier étage du logis. Il doit passer me voir samedi prochain à la Chaslerie pour qu'on examine mon idée de soigner le décor de ces grilles (au moins celle donnant vers la chapelle), de manière à les harmoniser avec la future grille du mur entre la chapelle et le manoir, dont j'ai déjà montré le dessin sous cet onglet (dans un message du 9 février dernier).

Roland m'a fait part, une nouvelle fois, de ses difficultés actuelles à obtenir de l'Etat le paiement de ses factures. Selon ses informations et pour utiliser les termes "ad-hoc" en matière budgétaire, de nouvelles autorisations de programmes sont allouées mais les crédits de paiement manquent. Je n'en suis pas surpris outre mesure, compte tenu de l'état critique du financement de la dette publique que l'on sait. J'espère simplement que cette situation, où l'on voit les alertes se multiplier, n'entravera pas, dans un proche avenir, la poursuite du programme de restauration de la Chaslerie.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 28 novembre 2011
Vie du site - Statistiques de fréquentation - Economie
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Tiens, c'est curieux, quelqu'un est arrivé aujourd'hui sur notre site favori en utilisant les mots-clés "livre d'or michel pebereau" !

Or, je pensais beaucoup ces jours-ci à Michel PEBEREAU, dont j'ai été un proche collaborateur il y a trente ans environ. J'ai la plus vive admiration pour lui. Sur le plan affectif, il est assez proche du zéro pointé, tant il est dur. Mais, sur le plan professionnel, je l'appelais "le petit Jésus en culotte de velours". En fait, une main de fer dans un gant de velours. Alors que Philippe JAFFRE, dont je fus un temps l'adjoint, sous les ordres également de Michel PEBEREAU, et que je surnommais "Terminator", était une main de fer dans un gant d'acier.

Michel PEBEREAU transmet ce jeudi, je crois, son fauteuil de président de B.N.P.-Paribas à Baudoin PROT, d'une promo avant moi à l'E.N.A. et dont je me souviendrai toujours de la copie d'examen dans la matière intitulée "Textes et documents administratifs" ; le sujet portait, de mémoire, sur la "Réunion des musées nationaux" et, en 4 ou 6 heures, PROT avait réussi l'extraordinaire tour de force de tartiner une bonne trentaine de pages manuscrites, peut-être davantage, sans, pour autant, écrire trop d'âneries ; bref, un tempérament éruptif et fougueux.

En fait, au terme d'une superbe carrière, Michel PEBEREAU doit quitter le front des troupes en pleine bataille (on ne sait pas comment seront couverts les nouveaux emprunts de la République ce jeudi...) alors que, comme il l'évoque dans une remarquable interview (feuilletée pendant que je révisais la génétique mais dont je ne retrouve plus la trace), il reconnaît trois échecs :
- ne pas avoir convaincu en temps utile les politiques de l'importance du désendettement ;
- ne pas avoir su résister au "marked-to-market" (les "golden boys" me comprendront) ;
- ne pas avoir réussi à dévier le cours de "Bâle III" (les banquiers centraux me comprendront).

Ce sont là, en effet, trois échecs majeurs et lourds de déconvenues à venir encore. Ils sont à l'échelle du personnage historique qu'est vite devenu Michel PEBEREAU dans le monde de la finance, grâce à son intelligence, sa finesse, sa capacité de travail. A dire vrai, il y a aussi eu l'échec de son raid sur la Générale où un mâcheur de chewing-gum très vulgaire (mais aussi une autre tête d'oeuf) lui a stupidement résisté, ainsi que la suite l'a montré.

Donc, chapeau bas, chapeau très bas, devant Michel PEBEREAU, homme exceptionnel, sans doute le patron qui m'a le plus marqué !

P.S. : A la fin de l'avant-dernier paragraphe, c'est le mâcheur qui est vulgaire, pas le mâché.

Guy HEDOUIN
rédigé le vendredi 6 janvier 2012
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Bonsoir,

Voilà un article du Point qui va m'intéresser beaucoup. J'ai bien aimé la pieuvre, ce genre de maçon on ne le voit jamais au pied du mur, mais plutôt dans les salons feutrés.

Je suppose que le taux de TVA à 7% ne vous à pas échappé, voyez comment vont faire les braves citoyens pour déterminer le taux applicable.

Un vrai casse-tête ; là aussi, il faut avoir fait de longues études pour rendre incompréhensible ce qui pourrait être simple ; ben quoi, il faut bien mériter son gros salaire.

Bonne soirée !

N.D.L.R. : Il ne faudrait quand même pas croire tout ce que racontent les journaux ! Mais, si ces histoires de céphalopodes géants vous intéressent, voici pour vous ! Et, comme dit la demoiselle, bonne grillade yakitori !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 12 janvier 2012
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Selon l'article consacré ce matin, par le journal "Les Echos", à l'agence de financement des collectivités locales, on feindrait à Bercy de découvrir des problèmes qui étaient clairement exposés dans mon rapport remis le 7 avril 2011 au directeur général du Trésor. C'est à se demander à quoi ont joué, depuis cette date, les fonctionnaires en charge du dossier !

C'est aussi à se demander pourquoi M. Ramon FERNANDEZ, qui m'avait chargé, le même 7 avril, de poursuivre mon travail pour régler ces difficultés, a laissé certains de ses collaborateurs s'opposer à cette instruction.

Je vais donc lui écrire de nouveau pour lui rappeler ses propos d'alors et lui reproposer mes services.

P.S. : Voici le texte du courriel que je viens d'adresser, ce matin à 8 heures, au directeur général du Trésor :

(début de citation)

Monsieur le directeur général,

Le 7 avril dernier, en fin de matinée, je vous ai remis le rapport que vous m'aviez commandé sur le financement des collectivités territoriales françaises dans le cadre du paquet réglementaire qu'il est convenu d'appeler "Bâle III". Vous m'avez fait l'honneur d'en approuver tant le diagnostic que les conclusions, tendant principalement à la création d'une Agence de financement des collectivités territoriales. Le même 7 avril en début d'après-midi, vous m'avez rappelé pour me dire que, "après vous être concerté avec (vos) collaborateurs (sic), (vous) me demand(iez) de poursuivre cette mission en vue de régler les questions pratiques" que je n'avais pas manqué de souligner.

Or la lecture des "Echos" ce matin m'apprend que certains, à Bercy, feindraient, semble-t-il, de découvrir ces difficultés.

Permettez-moi de déplorer de nouveau que vous n'ayez pas souhaité - pour des raisons que j'ignore - tenir la ligne définie par vous ce 7 avril car cela aurait permis de ne pas retarder ainsi cet important dossier, critique pour le financement de 70 % de l'investissement public dans notre pays.

Il va de soi que je demeure à votre disposition si vous souhaitiez donner à vos subordonnés l'instruction de ne pas s'opposer à ce que, bien entendu avec leur concours et en liaison avec eux, je poursuive la mission en question, et, bien entendu également, si vous souhaitiez me confier toute autre mission.

Il me paraît en effet aberrant que, dans la période de crise que traverse notre pays, toutes les bonnes volontés ne soient pas mises au travail, surtout quand elles ont confirmé, semble-t-il, une certaine compétence.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le directeur général, l'expression de mon très vif désir que cesse enfin et rapidement le gaspillage de certains moyens humains à votre disposition, moyens que j'ai toujours l'honneur de considérer comme précieux.

Pierre-Paul FOURCADE

(fin de citation)

A 8 h 20, Ramon FERNANDEZ m'a répondu :

(début de citation)

Bonjour Pierre-Paul,

Je n'ai pas lu encore les Echos dans mon Thalys mais les difficultes sont bien identifiees a Bercy le problème n'est pas la.

Je vous avais explique pourquoi nous n'avions pas donne suite et je continuerai a voir si d'autres opportunites de travail en commun sont possibles, ce qui serait en effet souhaitable.

Cordialement

RF

(fin de citation)

Donc attendons la suite car "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer."

P.S. du 15 janvier 2012 : Le message sybillin de Ramon FERNANDEZ s'interprète, à mon sens, de la façon suivante :

- la veille de la perte par la France de son "AAA", intervenu le lendemain de son courriel, le gouvernement n'a pas voulu créer un nouvel instrument d'endettement public ; comme si c'étaient les instruments qui créaient l'abus, et non l'usage irresponsable qui en est parfois fait...

- le directeur général du Trésor, me recevant en juillet dernier, m'avait en effet déclaré qu'à partir du moment où le dossier de l'agence de financement des collectivités territoriales était devenu interministériel et non plus interne à sa direction, c'était à ses collaborateurs qu'il revenait de le prendre en charge ; je dois dire que cet argument m'était alors apparu sans valeur probante, ce qui est toujours mon avis à ce jour ; quant à l'idée que la direction du Trésor n'ait pas d'autre mission "interne" à me confier, je l'avais alors considérée et elle me semble toujours invraisemblable.

A l'évidence, ce sont donc des critères de décision qui m'échappent qui sont là à l'oeuvre.

P.S. du 18 janvier 2012 : Sur le premier point, il y a aussi, vraisemblablement, le souci de sauver un petit bout de l'investissement à fonds perdus pour tâcher de sauver Dexia sans toucher à la retraite-chapeau de son ex-président...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 23 janvier 2012
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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D'après "lesechos.fr" du jour (en page Finance), 90 milliards d'euros de garanties publiques seraient nécessaires pour Dexia, et il n'est, bien entendu, toujours pas question de toucher à la retraite-chapeau de son ex-président (50 000 euros mensuels "in the pocket" et "ad vitam", une paille). C'est ce qu'on appelle une affaire qui marche !

Est ainsi confirmé, une nouvelle fois (comme si c'était nécessaire), qu'il existe des réseaux qui assurent à de très nocifs magouilleurs la quiétude de belles fins de mois.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 6 février 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Murs divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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J'ai interrogé ce matin mon ami Patrice CAHART, vice-président de la "Demeure Historique", sur ce qu'il pourrait prochainement advenir du régime fiscal des monuments historiques. J'en retire la confirmation que nous sommes sans doute entrés dans une zone de forte incertitude. On ne saurait exclure que certains propriétaires de monuments historiques, dont votre serviteur, soient obligés, dans un proche avenir, de donner un coup d'arrêt brutal à leurs travaux de restauration.

En attendant d'y voir plus clair, j'ai déjà commencé à réduire la toile sur le chantier de la Chaslerie, ainsi que les visiteurs du site l'ont certainement remarqué : en dehors des travaux menés de concert avec Igor et Valentin, il ne s'y passe plus grand chose depuis cinq mois environ.