Economie

Vu en cette fin d'après-midi, au théâtre de Caen et sur la proposition de "Septembre musical de l'Orne", "Der Freischütz" de Carl Maria Von WEBER, sous la direction de Laurence EQUILBEY. Superbe musique, excellents interprètes (notamment Johanni Van OOSTRUM et Chiara SKERATH), intéressants efforts pour renouveler la technique des décors grâce à des hologrammes. J'ai été moins convaincu par l'intrigue, artificielle, et par la mise en scène, beaucoup trop statique à mon goût.

A l'issue du spectacle, Philippe TOUSSAINT, que j'avais mis en boîte par courriel à propos de son récent débat avec Stéphane BERN, a essayé de me convaincre des vertus du "Loto du patrimoine" et je dois admettre qu'il y est presque parvenu quand il m'a indiqué qu'il s'agit d'acclimater en France une formule qui, au Royaume-Uni, rapporte 400 M€ tous les ans à la restauration des vieilles pierres.

J'ai de même échangé quelques paroles avec Yves LESCROART qui m'a dit que sa proposition allait m'arriver et avec Jean-Paul OLLIVIER, D.R.A.C. de Normandie, à qui je me suis retenu de déclarer que je commence à en avoir ras le bol de la corporation des architectes du patrimoine mais qui a dû, j'imagine, en être informé par ses excellents collaborateurs.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 8 mars 2019
Vie de l'association - Lobbying - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Intéressante réunion, hier soir, à Domfront, autour d'Hervé MORIN, président de la région Normandie et de Bernard SOUL, maire de Domfront-en-Poiraie, pour apprendre l'état d'avancement de l'effort original tendant à renforcer l'attrait touristique de Domfront autour des thèmes médiévaux.

7 mars 2019.

Le public, très nombreux, a voulu manifester sa réceptivité à des initiatives fédératrices et constructives, une attitude de nature à impressionner favorablement les autorités régionales :

7 mars 2019.

7 mars 2019.


Bien sûr, beaucoup dépendra ensuite de la qualité de la mise en œuvre et il appartiendra à chacun d'y contribuer, sans exclusive ni œillères, avec le souci principal de l'intérêt commun.

A l'ARDAMC, on suit le dossier avec attention, ainsi que j'ai encore pu le vérifier hier en rencontrant chez lui, à Mortain, le président de notre association favorite. Nous sommes en particulier porteurs de la recommandation d'illuminer à la saison touristique les principaux monuments, publics comme privés (ces derniers sous réserve du volontariat aidé des propriétaires), de l'ensemble du territoire communal.
Je viens de remplir ma "Déclaration CVO 2019 - Contribution interprofessionnelle obligatoire" à l'"Interprofession nationale France Bois Forêt". J'ai indiqué que mes ventes de bois en 2018 étaient inexistantes.

Encore des cocos qui ne perdent pas de temps pour traquer la matière imposable.

Si je n'avais pas rempli ce formulaire, on me prévenait qu'en application des articles L.632-1 à L.632-11 du Code rural, je pouvais faire l'objet de tout un tas d'enquiquinements.
En fin d'après-midi, j'ai reçu de Sébastien DUVAL un S.M.S. ainsi libellé : "Bonsoir nous serons à la Chaslerie vers 13 h désolé du retard à demain".

Sébastien n'étant pas encore, à ma connaissance, adepte du pluriel de majesté, j'en déduis qu'il aura un aide pour reprendre demain les travaux intérieurs du logis confiés à l'entreprise BODIN mais interrompus depuis plusieurs mois.

J'envisage prioritairement :
- d'achever l'exhaussement du linteau du passage entre mon ancienne chambre, au 1er étage du logis, et l'ex et future salle de bains attenante, au 1er étage de la tour Nord-Est ;
- de reconstituer à la résine, ainsi que Sébastien sait si bien le faire, les angles des embrasures de la fenêtre Est de l'ex et future salle-à-manger.

Au-delà de ces, somme toute, petites interventions, il est fort possible que je suspende de nouveau le travail de l'entreprise BODIN dans notre manoir favori. Car il serait urgent que je ne perde pas cette fois encore l'opportunité d'écluser quelques "déficits fonciers reportables" en jachère dans mes comptes.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 14 avril 2019
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Voici le texte du courriel que je viens d'adresser au fisc, via le site "impots.gouv.fr" :

(Début de citation)

Pourriez-vous me communiquer mon avis d'imposition des revenus de 2012, s'il vous plaît ?

Je cherche en effet à vérifier le montant de mes "déficits fonciers reportables" car, du fait de nos moindres revenus dus à nos mises à la retraite récentes, à mon épouse et à moi, nous souhaiterions pouvoir réintégrer ceux-ci à notre déclaration de revenus 2018 sans risquer de redressement fiscal.

J'ajoute une 2ème question, d'ordre plus général. Depuis la déclaration des revenus de 2011, je déclare nos revenus en ligne, non sans un inconfort marqué et que je vous ai déjà signalé. Pourquoi, compte tenu de toutes les informations que nous vous communiquons, année après année, n'êtes-vous pas capables de nous indiquer le bon montant des "déficits fonciers reportables" susceptibles d'être activés ? Il me semble que les particuliers sont beaucoup moins bien équipés que vous pour procéder à ce calcul, qui devrait être automatique pour vous. Au demeurant, depuis que je déclare des revenus, soit depuis 48 ans (!!!), je suis frappé, non seulement par la complexité croissante et échevelée des formulaires que nous devons remplir, mais encore par les ruptures de continuité des outils que vous mettez à notre disposition, comme lors du passage des déclarations-papier aux déclarations en ligne. D'une année à l'autre, c'est pour moi un vrai casse-tête chinois que de remplir notre déclaration. Comprenez, s'il vous plaît, qu'à l'âge de 67 ans, j'aimerais enfin pouvoir considérer que je maîtrise suffisamment vos formulaires. Mais je vous avoue que tel n'est pas nécessairement le cas, en toute bonne foi.

Cordialement,

PPF
06 12 96 01 34
penadomf@msn.com

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 16 avril 2019
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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J'ai fait visiter notre manoir favori, ce matin, au propriétaire d'un important château situé dans la banlieue Sud de Caen. Nous avons acheté nos propriétés à peu près à la même époque et y avons mené, parallèlement, des travaux importants à nos échelles respectives, sans doute analogues.

Je lui ai demandé quel avait été le taux moyen de subvention de ses travaux. Il m'a répondu qu'il était de l'ordre des deux tiers.

A la Chaslerie, sur les mêmes bases (Etat + département), mon taux moyen de subvention depuis 28 ans est inférieur à 12 %.

Cherchez l'erreur.

P.S. (du 19 avril 2019 à 15 h 30) : En fait d'erreur, c'est moi qui en ai commis une belle, de méthodologie, puisque j'ai comparé des torchons et des serviettes. Je m'explique :

- "mon" 12 % rapporte le montant des subventions que j'ai reçues au montant total des dépenses que j'ai dû régler au titre de la Chaslerie, c'est-à-dire y compris les primes d'assurances, les intérêts d'emprunts (car j'ai dû m'endetter pour acheter cette propriété dont je n'ai pas hérité), les impôts locaux, etc ; et y compris, également et surtout, les travaux qui n'ont pu être subventionnés, en fait ou en droit, car je n'étais pas appuyé par un "architecte habilité" désireux d'en assurer la maîtrise d’œuvre ;

- le "65%" de mon visiteur incorporait vraisemblablement ses seuls travaux subventionnés, étant noté que, pendant longtemps, le Calvados a su mener une politique en faveur du patrimoine plus active que certains de ses voisins.

La question est en outre compliquée par le fait que, par exemple (et à ma connaissance), la région Normandie n'alloue pas un kopeck aux monuments privés alors que la Bretagne voisine serait très généreuse. La décentralisation s'exerce en effet dans un tel domaine, sans d'ailleurs que, du moins à mon niveau de restaurateur de terrain, l'on soit informés des disparités régionales. Bref, les comparaisons sont souvent délicates. Et les frustrations relatives parfois vives.

Pour dire les choses autrement, si disparités il y a, celles-ci semblent moins dues aux D.R.A.C. qu'aux collectivités territoriales susceptibles de conforter leurs efforts. Quitte à pousser le raisonnement un peu loin, on pourrait même affirmer qu'il serait souhaitable que, par la mise à la disposition des très éclairés agents des D.R.A.C. d'enveloppes budgétaires suffisantes, les disparités locales soient rabotées au maximum, dès lors que rien, tenant au monument, ne puisse les justifier.

P.S. 2 (du 19 avril 2019 à 22 h 30) : Pour tâcher d'être complet, il faut quand même s'interroger sur la notion de dépense subventionnable. Car, si les propriétaires savent sans ambiguïté combien leur coûte leur monument, ils peuvent néanmoins éprouver parfois de la difficulté à comprendre diverses finesses de la méthodologie mise en œuvre pour déterminer si des travaux sont, ou non, éligibles à des fonds publics et si, dans le cas le plus favorable, ceux-ci seront ou non versés un jour. Le cas de la Chaslerie, dont tous les éléments sont au moins inscrits à l'I.S.M.H. sinon classés, paraît illustratif de telles difficultés puisque, sauf exception (je pense ici au dallage de l'entrée du logis), je n'ai jamais réussi à faire subventionner l'éradication des horreurs manifestes commises dans les années 1950 (avec, semble-t-il, le feu vert de services compétents). Un autre exemple serait les menuiseries extérieures des fenêtres de la Chaslerie, dossier déjà ouvert il y a cinq ans (suivez mon regard), car l'on sait que, là, le chantier se trouve bloqué abusivement par des exigences déraisonnables d'un intervenant abrité derrière un monopole légal, sans qu'à ma connaissance la réglementation n'autorise la sanction de telles pratiques par l'autorité qui a admis cet intervenant au bénéfice dudit monopole.
lefigaro.fr
rédigé le samedi 20 avril 2019
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Les vrais chiffres du budget consacré à notre patrimoine par l’État

LE SCAN ÉCO - Les fonds réservés au patrimoine représentent 3% du budget de la Culture, qui ne représente lui-même que 2,1% du budget de l’État en 2019. Une situation qui ne permet pas d’entretenir les monuments, églises, et œuvres d’art qui constituent pourtant une richesse inestimable pour le pays.

N.D.L.R. : C'est effectivement très peu, même s'il semble que ces chiffres n'incorporent pas l'effort fiscal. Ni, bien sûr, les fonds provenant de collectivités territoriales. Quand ils existent.