Economie

Bonsoir,

Pour satisfaire votre éventuelle curiosité, voici ci-dessous quelques informations succinctes relatives à la fabrication des maquettes de la Chaslerie pour le compte de la SVAADE.

La maquette 0001.

La maquette 0001.


Ces maquettes sont réalisées en impression 3D par superpositions successives de fines couches de matière sous la forme d’un fil plastique fondu à haute température (entre 195 et 215 °C).

Le plastique utilisé est du P.L.A., acide polylactique, entièrement biodégradable, fabriqué à base d’amidon de maïs, et livré sous forme de bobines de fil de 300 m environ, fil de 1,75 mm de diamètre.

Différentes couleurs de PLA ont été retenues par la SVAADE : Vieil Or, Vieux Rose, Cuivre, Gris, Noir et Blanc.

L’imprimante 3D est pilotée par un fichier du produit à imprimer (dans notre cas la maquette du manoir) de type « gcode » , ce fichier « gcode » est lui-même élaboré par un « Slicer » ( découpe de la maquette en couches superposées) à partir d’un fichier du dessin tridimensionnel du manoir élaboré sur le logiciel Sketchup.

Deux modèles de maquettes ont été réalisés, petit modèle, échelle 3/1000, et modèle Collector, échelle 1/200, de dimensions respectives approximatives de 10 X 10 X 5 cm et 20 X 20 X 8 cm.

L’intérieur de la maquette n’est pas plein afin de gagner de la matière et surtout du temps d’impression.
Dans le cas des maquettes de la Chaslerie, le remplissage n’est que de 5%.
Les temps d’impression (Manoir + Chapelle) sont d'environ 8 heures pour le petit modèle et d'environ 22 heures et 40 minutes pour le modèle Collector.

Chaque couche déposée fait une épaisseur de 0.15 mm. Le nombre de couches est d’environ 340 pour le petit modèle, et 570 pour le modèle Collector.

Le petit modèle consomme 18 m de fil, le modèle Collector 61 m de fil.

A votre disposition pour de plus amples informations,

Bien cordialement,

Jean Thuaudet

N.D.L.R. : Cher Jean,

Merci beaucoup pour ces précisions et surtout pour votre travail de Romain et la contribution exceptionnelle que vous apportez depuis un an à la SVAADE, et toujours avec le sourire et en fourmillant en permanence de nouvelles idées, plus intéressantes les unes que les autres !

Ces maquettes seront vendues lors des prochaines "Journées du Patrimoine" à la Chaslerie mais seront données aux donateurs de la SVAADE à certaines conditions (qui tiennent compte du régime fiscal applicable). Un lot sera mis à la disposition de l'office de tourisme de Domfront, afin d'y être écoulé selon les mêmes barêmes.

Quinze maquettes "Collector" ont été fabriquées à ce jour, numérotées de 0001 à 0015 et dotées chacune d'un certificat d'origine.

Les prix de vente des deux modèles seront précisés prochainement, de même que le montant minimum des dons en question à la SVAADE.

Je signale enfin que ces prix de vente ou montants minima des dons seront très inférieurs aux prix de revient. En effet, la SVAADE n'a rien d'une entreprise commerciale. En proposant ces maquettes, elle cherche avant tout à accroître sa notoriété et à développer l'intérêt du public pour les concerts qu'elle organise désormais.
« Pour faire face à la pénurie d’énergie, une seule solution : développer le nucléaire ! », Le Figaro, le 24 octobre 2021
Par Patrice Cahart


TRIBUNE - La hausse des prix de l’électricité s’explique par une pénurie qui a des causes en partie structurelles. Pour se préparer à la hausse spectaculaire de la consommation d’énergie, il faut conserver les réacteurs nucléaires actuellement en activité, rouvrir la centrale de Fessenheim et limiter de façon drastique les éoliennes, énergie intermittente peu fiable, démontre Patrice Cahart, inspecteur général des finances honoraire.

L’Europe vit une pénurie d’énergie. Les causes en sont multiples et, pour partie, extérieures. L’économie mondiale est brusquement repartie. La Chine méridionale a été privée d’hydroélectricité durant une période de sécheresse. Dans l’ensemble de la Chine, la production de charbon a reculé du fait d’un règlement de sécurité destiné à éviter les trop nombreux accidents. L’hiver européen de 2020-2021, assez long, a fait baisser les stocks de gaz, que les industriels cherchent à reconstituer malgré des manipulations russes. En Grande-Bretagne et en Allemagne, une carence de vent, au premier semestre de cette année, a fait tomber la production éolienne. Quelle imprudence d’avoir misé massivement sur cette ressource aléatoire! Et pourtant, la France veut imiter cette erreur.

Chaque fois, la déficience d’une source d’énergie a provoqué un report de demande sur les autres. La spéculation s’en est mêlée. Sur le marché français au comptant, le mégawattheure d’électricité (soit mille kWh) a atteint 260 euros et oscille encore aux environs de 85 euros - à comparer aux 50 euros moyens de 2019, dernière année avant la pandémie. Par ses interconnexions avec ses voisins, dont il était si fier, notre pays est en proie aux mêmes difficultés qu’eux, alors que l’importance de son parc nucléaire devait lui assurer une meilleure situation

Parmi les facteurs de hausse de prix de l’électricité, certains cesseront de jouer, mais d’autres perdureront ou se répéteront. À terme, le développement du numérique, celui des véhicules électriques, la préférence donnée au chauffage électrique pour les logements neufs, la substitution de l’électricité au gaz ou au charbon comme combustible pour diverses productions industrielles vont continuer de tirer la demande vers le haut. RTE Réseau de transport d’électricité s’attend à une hausse de 40 % à 50 % de la consommation française d’ici à 2050. Certains experts estiment ces pourcentages trop faibles...

Comment faire face?

Tout d’abord, il devrait être possible, au niveau européen, d’infléchir la tendance par des mesures de sagesse: interdiction des SUV, électriques ou thermiques, car la planète ne peut plus se permettre ce luxe ; prohibition des bitcoins, cette dangereuse monnaie non régulée, gourmande en électricité. Au niveau national, il conviendrait de favoriser la récupération de chaleur, laquelle a sur l’électricité l’avantage de pouvoir se conserver durant plusieurs jours (pompes à chaleur, capteurs thermiques préférables aux capteurs photovoltaïques, récupération de la chaleur des centres de données et de celle des égouts).

Parmi les sources d’électricité, seules devraient être encouragées celles qui ne sont pas intermittentes, et ne nécessitent donc pas un complément gazier polluant. Quelques possibilités existent encore du côté de l’hydroélectricité. La méthanisation des déchets agricoles bénéficie d’un engouement politique, mais doit être considérée avec prudence, en raison de son coût élevé et du risque que des quantités de maïs ou d’autres vivres n’y soient englouties.

La principale réponse au défi de la consommation électrique ne peut donc être trouvée que du côté du nucléaire, seule source capable de fournir des quantités de courant à la fois massives et régulières. Le stockage en profondeur offre une solution raisonnable au problème des déchets. Le président de la République nous laisse espérer, outre Flamanville 3, six nouveaux réacteurs de grande taille, plus des petits réacteurs modulaires.

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, tient néanmoins le raisonnement suivant: même si ce programme encore incertain est lancé dès maintenant, les nouveaux réacteurs n’entreront pas en service avant une quinzaine d’années (ou plutôt une dizaine) ; d’ici là, il faut donc poursuivre à marche forcée, et malgré les protestations des habitants, les implantations d’éoliennes et de capteurs photovoltaïques.

Ce raisonnement est pernicieux.

Une éolienne terrestre ne fonctionne, en moyenne, dans notre pays, qu’à 24 % de sa puissance. Un capteur photovoltaïque, moitié moins. Où trouver le complément d’électricité nécessaire? Nos voisins, qui veulent supprimer à la fois leurs réacteurs et leurs centrales à charbon, seront tous en difficulté. Peut-on alors admettre, comme certains le proposent, que le nucléaire devienne l’accessoire des renouvelables, et que les réacteurs, équipements lourds, soient éteints et rallumés en fonction inverse du vent et du soleil? Le besoin grandissant d’électricité rend cette idée absurde. Les réacteurs, anciens ou nouveaux, devront fonctionner de façon continue - sous réserve des pauses pour entretien et des visites de sécurité.

Pour compenser l’intermittence des renouvelables, il ne reste plus que le gaz, affecté de trois défauts: il est devenu coûteux pour une durée difficile à prévoir, il est de plus en plus russe, ce qui nous mettrait dans la dépendance de Moscou, et il est polluant. Par conséquent, au lieu de bénéficier au climat, la prolifération des éoliennes et des capteurs photovoltaïques lui nuirait.

Si des raisons politiques la rendaient néanmoins inévitable, il faudrait la limiter de façon stricte: le photovoltaïque ne pourrait s’installer que sur les friches industrielles (150.000 hectares) ; l’éolien terrestre ne pourrait se développer qu’en remplacement des engins anciens par d’autres plus puissants mais pas plus hauts, au même endroit.

S’ajoutant aux différentes solutions évoquées, les nouveaux réacteurs devraient normalement couvrir les besoins de la quinzaine d’années qui viennent. Mais à une condition: qu’ils s’ajoutent aux réacteurs en place, au lieu de s’y substituer. Barbara Pompili évoque l’arrivée de ceux-ci en fin de vie, et déjà les experts commencent à discuter des modalités de leur démantèlement. Or, aux États-Unis, six réacteurs ont été autorisés à fonctionner jusqu’à leur quatre-vingtième anniversaire: deux en Floride, deux en Virginie, deux en Pennsylvanie. Leur technique est similaire à la nôtre. L’âge moyen de notre parc est inférieur à 40 ans. Cela lui laisse donc, logiquement, une espérance de vie d’une quarantaine d’années.

Les deux réacteurs de Fessenheim ont été arrêtés à l’âge de 43 ans, alors qu’ils fonctionnaient parfaitement. D’après l’exemple américain, trente-sept années supplémentaires étaient possibles. Sur cette durée, et en retenant un prix de vente modéré de 50 euros le mégawattheure, EDF aura perdu, du fait de la fermeture du site, la bagatelle de 22 milliards d’euros de recettes. Le début des opérations matérielles de démantèlement n’est prévu que pour 2025. Vite, rouvrons Fessenheim!

Les réacteurs à neutrons rapides, qui créent plus de combustible qu’ils n’en consomment, ont de bonnes chances de parvenir à un stade commercial nettement avant 2050. La France s’est mise hors jeu deux fois, en abandonnant Superphénix (1997) puis le projet Astrid (2019). Elle sera trop heureuse, le moment venu, d’acheter cette technique aux États-Unis, à la Russie ou à la Chine. Puis viendra sans doute la fusion nucléaire, qui résoudra presque tous les problèmes d’énergie.
Connaissance des arts (16 avril 2021)
rédigé le Mardi 14 Décembre 2021
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Joyau des Alpes, un château du XIIIe siècle remanié par Vauban vendu 661 000 euros aux enchères :


Le Fort Queyras, situé dans les Hautes-Alpes, près de la frontière italienne, vient d'être vendu au cours d'enchères judiciaires pour la somme de 661 000 €. La forteresse du XIIIe siècle, renforcée par Vauban au XVIIe siècle, était estimée entre 2 et 3 millions d'euros.

Le 15 avril dernier, le Fort Queyras, situé dans le département des Hautes-Alpes (05) a été vendu aux enchères judiciaires par le tribunal de Gap à une société immobilière d’Aix-en-Provence. Pour rembourser ses dettes, François Marty, l’ancien propriétaire, a été contraint de vendre ce « joyau des Alpes », comme beaucoup aiment à l’appeler. L’immense bâtisse médiévale, chargée de 800 ans d’histoire, n’a pas pu être préemptée par la mairie de Château-Ville-Vieille, la ville voisine.
Les Echos
rédigé le Jeudi 23 Décembre 2021
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Opinion | Le masochisme énergétique de l'Europe

L'Europe a lancé en fanfare un « Green New Deal» censé montrer la voie au reste du monde vers la production d'énergie propre. Pour Samuel Furfari, il s'agit d'un défi irréaliste qui risque de coûter cher aux Européens.

L'opiniâtreté de l'UE de saboter son économie au nom d'objectifs climatiques irréalisables restera dans l'histoire comme la cause de la vassalisation envers la Chine et l'Inde du continent qui avait inventé la modernité et la technologie. Il est urgent que l'UE s'arrête dans sa course folle, mais j'ai peu d'espoir que cette décision soit prise. Il nous restera le plaisir dérisoire d'avoir prévenu.

N.D.L.R. : Grave.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 3 janvier 2022 17:37
À : Nicolas Delaval - CLAI
Cc : (...)
Objet : RE: Replay du colloque du Cérémé "quel mix électrique pour la France à l'horizon 2050-2060 ?"

Excellent travail.

Je diffuse sur mon site www.chaslerie.fr

Cordialement,

PPF

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De : Nicolas Delaval - CLAI
Envoyé : lundi 3 janvier 2022 17:26
À : CEREME-CLAI
Objet : Replay du colloque du Cérémé "quel mix électrique pour la France à l'horizon 2050-2060 ?"

Bonjour,

Le Cercle d’Étude Réalités Écologiques et Mix Énergétique (Cérémé) a organisé, le 9 décembre dernier, un colloque à l’Assemblée nationale sur le thème « quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ? », auquel vous vous êtes inscrit.

Nous tenions à vous informer que les captations sonores des tables rondes de ce colloque sont désormais disponibles en replay sur la chaîne Youtube du Cérémé aux liens suivants :

Discours introductif de Xavier Moreno, président du Cérémé - YouTube

Table ronde 1 : programmation pluriannuelle de l'énergie d'avril 2020 : une impasse avérée ? - YouTube
Table ronde 2 : limites et nuisances des énergies renouvelables intermittentes - YouTube
Table ronde 3 : Relance du nucléaire : acceptabilité et enjeux industriels - YouTube
Conclusion de Xavier Moreno, président du Cérémé - YouTube

Vous pouvez également visionner, sur la chaîne Youtube du Cérémé, les interviews vidéo de 12 des intervenants ayant participé à ce colloque :

Colloque du Cérémé - Xavier Moreno - YouTube
Colloque du Cérémé - Bruno Ladsous - YouTube
Colloque du Cérémé - Olivier Appert - YouTube
Colloque du Cérémé - Michel Doneddu - YouTube
Colloque du Cérémé - Valérie Faudon - YouTube
Colloque du Cérémé - Bernard Accoyer - YouTube
Colloque du Cérémé - Louis Gallois - YouTube
Colloque du Cérémé - Jean-Louis Ricaud - YouTube
Colloque du Cérémé - Brigitte Pistre - YouTube
Colloque du Cérémé - Fabien Bouglé - YouTube
Colloque du Cérémé - Yves d'Amécourt - YouTube
Colloque du Cérémé - Jean de Kervasdoué - YouTube

N’hésitez pas à les diffuser largement autour de vous et sur vos réseaux sociaux !

Nous vous souhaitons une très bonne année 2022.

Bien cordialement,

L’équipe du Cérémé.

Nicolas Delaval
Consultant senior

CLAI a déménagé ! Merci de noter notre nouvelle adresse :

CLAI - 63 rue La Boétie, 75008 Paris
+33 6 58 29 21 15
nicolas.delaval@clai2.com
www.clai-communications.com
Membre du réseau international SEC Newgate

(Fin de citation)
La scierie Foulon ferme définitivement et dénonce une « course folle qui n’a ni queue ni tête »

Plus d’un siècle d’existence, 111 années pour être précis. C’est à cet âge éminemment honorable que la scierie Foulon, située à proximité de Saint-Omer dans les Hauts de France, va mettre la clé sous la porte au soir du 31 décembre 2021. Il ne s’agit pas d’une problématique financière, comme l’assurent les deux entrepreneurs et frères Florent et Fabrice Foulon : « tout va bien pour nous. Il ne s’agit pas d’une faillite, personne n’est malade », affirment-ils dans un message Facebook publié sur le compte de leur entreprise, le 6 décembre.

Les deux frères mettent en avant deux éléments pour expliquer cette décision radicale. Tout d’abord, la difficulté de trouver de la matière première adéquate. « L’immense majorité des bois français s’en vont à l’étranger. USA ou Chine, au choix. Dans les Hauts de France, c’est plutôt nos amis chinois qui raflent la mise », expliquent-ils, pointant du doigt les « méthodes d’achat pour le moins agressives » des USA. Quant à la Chine, « vous voulez rigoler ? » écrivent-ils, avant de rappeler qu’elle a « décrété un moratoire sur l’abattage des arbres pendant 99 ans. Pendant quasiment un siècle, les Chinois n’exploiteront pas leurs forêts. Inutile de préciser que cela ne s’applique pas aux forêts des autres pays ».

La scierie Foulon en veut à l’État. Les auteurs du texte rappellent qu’elle a financé pendant des décennies le Fonds Forestier National, une contribution financière destinée au reboisement et à l’entretien des forêts nationales. « On nous a taxés pour avoir de belles forêts, qui sont maintenant revendues à l’étranger » soulignent-ils amers, évoquant un État qui ignorerait les scieries de taille intermédiaire : « Les seuls lots proposés sont généralement des frênes malades ou des épicéas scolytes. Inutilisable en scierie, destinés au bois de chauffage ». Au point d’en arriver à cette aberration ou « il est plus facile pour nous de trouver de l’iroko du Cameroun, que du douglas des Hauts de France… »

Les coûts explosent depuis un an. Non seulement sur certaines essences « le coût a quasiment triplé », mais il s’accompagne de « délais en forte hausse » et d’une « qualité qui n’a jamais été aussi mauvaise ». Acheter du Sapin rouge « revient à jouer au trader », sans garantie des dates de livraison et de gage de qualité. « Qui veut jouer à la roulette russe ? », interrogent les deux frères qui en tirent cette conclusion lapidaire, la fin de leur entreprise : « agir de la sorte nous permet de nous “retirer” de cette course folle qui n’a ni queue ni tête ».

Le 8 juin dernier, la Fédération nationale du Bois tirait la sonnette d’alarme via une pétition pour dire « STOP aux exportations massives de grumes ! ». Face à la captation des arbres par la Chine et les USA, elle avait prévenu : « Ne vous trompez pas, la crise d’approvisionnement des scieries est d’une violence jamais connue à ce jour et ne fera que s’exacerber dans le futur ». Cette crise risquait de se matérialiser par la condamnation d’« une filière » et « mettre en danger le secteur des artisans, de la construction, de la logistique ». La fermeture de la scierie Foulon est la matérialisation du cri au secours lancé six mois auparavant.

Cette scierie vit donc son dernier jour. Pour mieux revenir un jour ? La fratrie ne l’exclut pas, mais pas à n’importe quel prix. « Il serait suicidaire de reprendre dans 6 mois. Il faut une remise en cause profonde de la gestion des forêts en France, dans les niveaux les plus hauts de l’État ». Sans passer par un protectionnisme sur le bois de France et une préservation de ses essences — notamment le chêne — il est peu probable de revoir la scierie Foulon.

N.D.L.R. : Gestion publique.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 12 Janvier 2022
Lobbying - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Vie de l'association
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La lutte contre l'émission de gaz à effet de serre telle que l'Allemagne y oblige la France, en coulant son industrie nucléaire et en polluant ses paysages avec des éoliennes, est une véritable escroquerie intellectuelle !


Honte aux élus qui acceptent de se coucher devant de tels diktats, voire de s'enrichir grâce à de telles inepties !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 15 Janvier 2022
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Donc, si je comprends bien, le débat parlementaire en cours (pass vaccinal et "Français, je vous emmerde !") n'est rien d'autre que le battage médiatique habituel du Jupiter-de-mes-deux...

Plus que jamais, roi de la com' = roi des cons, CQFD !
Front Populaire
rédigé le Samedi 15 Janvier 2022
Lobbying - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Vie de l'association
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L’Allemagne veut quadrupler le nombre d’éoliennes sur son territoire d’ici 2030

ARTICLE. Sans grande surprise, l’Allemagne n’a pas su respecter ses engagements en matière d’émission de CO2. Mais le tout nouveau ministre fédéral de l’Économie et du Climat du gouvernement Scholz, Robert Habeck, entend accélérer la transition énergétique de son pays. Sa proposition phare ? Quadrupler le nombre d’éoliennes d’ici 2030…


Le bilan climatique d’Angela Merkel est loin d’être aussi bon que ses promoteurs veulent bien le dire. C’est en substance ce qu’a estimé le tout nouveau ministre fédéral de l’Économie et du Climat, Robert Habeck, en conférence de presse ce mardi 11 janvier. « Même avec un changement de cap immédiat », les objectifs annuels pour 2022 et 2023 seront manqués, a-t-il affirmé. Graphique à l’appui, le vice-chancelier estime que l’Allemagne partait « avec un retard considérable », pour atteindre en 2030 l’objectif fixé de 65 % de diminution des émissions de CO2 par rapport à 1990. Pour combler cet écart, le pays désormais mené par le social-démocrate Olaf Scholz devra tripler sa baisse moyenne actuelle d’émission et passer de 15 à 40 millions la réduction annuelle de tonne de CO2 émise. Une véritable révolution, alors que l’énergie verte issue du nucléaire — à savoir 8,1 GW pour 2020 — est appelée à disparaître outre-Rhin en 2022.

L’Allemagne va donc devoir passer à la vitesse supérieure. Le nucléaire étant devenu industria non grata, le charbon — il en aura fallu du temps ! — également, le ministre écologiste se tourne vers les énergies renouvelables. En 2030, celles-ci devraient couvrir 80 % de la demande d’électricité, soit deux fois plus qu’en 2021 (42 % d’après les premières estimations), avec pour objectif la neutralité carbone en 2045. Alors, Robert Habeck entend s’appuyer massivement sur l’énergie solaire, mais surtout, sur l’éolien terrestre.

Les implantations d’éoliennes allemandes représentent aujourd’hui une surface équivalente à 0,5 % du territoire allemand. Jadis florissant, l’éolien terrestre y stagne. Entre 2018 et 2019, il n’en a été installé que +1,3 % de puissance supplémentaire. Loin, donc, des +18,2 % affiché entre 2016 et 2015. Le ministre fédéral de l’Économie et du Climat entend bien donner un coup de fouet à cette industrie qui devra, d’ici 2030, multiplier par quatre sa surface. En d’autres termes : réserver 2 % du territoire allemand aux éoliennes terrestres, soit 7 147 km2. À titre de comparaison, cela équivaut à passer d’une surface équivalente de 17 à 68 fois Paris en six ans. Ou réserver une surface équivalente en superficie au Maine-et-Loire (15e département le plus étendu de France) aux éoliennes et à ses sols bétonnés.

Paradoxalement, l’écologie politique, particulièrement vigoureuse outre-Rhin, milite donc pour une artificialisation massive des sols et contre l’avis (la santé ?) des habitants. Face à la gronde populaire naissante en Allemagne, la Bavière avait tenu à instaurer une règle stricte : une distance minimale équivalant à 10 fois la hauteur d’une éolienne entre cette dernière et les habitations. Pour imposer son quota de 2 % d’éolienne sur chaque Land, Robert Habeck est partisan d’une ligne ferme : « Partout où des règles de distance préventive sont en place, elles devront disparaître ». Deux lois climats sont prévues pour Pâques et pour cet été, mais une chose paraît sûre : l’avenir de l’Allemagne sera éolien. Quoi qu’il en coûte.

N.D.L.R. : Inquiétant. Pendant ce temps, le gouvernement achève de couler EdF.