Economie

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 29 mars 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Economie
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Je suis client d'une banque à Domfront que j'avais contactée prioritairement, il y a plus de trois mois, pour mettre en place une ligne de crédit de 250 000 € susceptible de financer mes travaux. Mon interlocutrice avait commencé par me faire miroiter des conditions attractives. Puis, elle a fait machine arrière au niveau de la caution. Je me suis donc adressé à la concurrence.

Les deux autres banques installées à Domfront que j'ai contactées se sont révélées aussi empêtrées dans leurs comités internes que la première. Il leur fallait des hypothèques ou des cautions que je n'avais nulle envie de leur fournir.

Je me suis donc adressé à un courtier en ligne, en fait le premier fourni via "Google". Celui-ci m'a mis en contact avec une banque dotée d'une agence à Flers. En un mois, le directeur de cette agence s'étant deux fois déplacé pour me rencontrer dans notre manoir favori, le dossier a été bouclé. Le seul point sur lequel j'ai dû en rabattre est la durée du crédit : personne n'accepte, semble-t-il, de me prêter jusqu'à mes 86 ans ; mais j'ai obtenu du 15 ans, ce qui me suffit puisque cela me permettra d'être endetté jusqu'à l'âge de 81 ans (encore merci au fiston !).

Tout cela pour dire que, si les banques établies à Domfront continuent à roupiller de la sorte, je ne donne pas cher de l'emploi bancaire dans cette capitale.

Comme je suis un brave type, je laisse néanmoins une dernière chance à la B.P.O. de Domfront, celle de faire un peu mieux que la Société Générale de Flers. S'ils n'en sont pas capables, ce que je saurai vite, j'en tirerai la conséquence évidente en changeant de crèmerie.

P.S. (à 15 heures) : Comme je m'en doutais, la B.P.O. est incapable de réagir utilement. Donc je passe avec armes et bagages à la Société Générale.
Loto du patrimoine : découvrez la liste des 250 monuments présélectionnés pour en bénéficier.

N.D.L.R. : Un seul monument pour toute la Normandie. Je félicite notre D.R.A.C. d'avoir résisté à une telle pantalonnade !

Au vestiaire, le clown ! Du balais, le bateleur ! A poil, le rigolo !

N.D.L.R. 2 (du 30 mars 2018) : Et le clown se sert bien sûr le premier. Il prétend qu'il reste 589 400 € à trouver pour l'église abbatiale de Thiron-Gardais qui se trouve... au fond de son jardin. Gageons qu'il y arrivera prioritairement, le médiatique copain du Jupiter en charge et de sa reine des pandas !

Aucune pudeur, le mec (normal, d'ailleurs, quand on fait un tel métier de pute).

A la fosse aux lions, le ripoux ripoliné !
Olivier LEPICK
rédigé le jeudi 29 mars 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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La suppression de la taxe d’habitation est à Emmanuel Macron ce que la taxe de 75% sur les revenus supérieurs à 1 million d’euros fut à François Hollande : une mesure de campagne, parfaitement démagogique et vaine, décidée sur un coin de table, sans aucune étude sérieuse préalable et, de plus, en trompe-l’oeil pour le contribuable, qui devra, quoi qu’il advienne, financer sa compensation “à l’euro près” aux communes. Le gouvernement s’honorerait à revenir sur cette mesure et à proposer plutôt aux communes, un vrai pacte vertueux de rétablissement des comptes des collectivités territoriales par des mesures incitatives conditionnées à l’atteinte d’objectifs chiffrés sur la baisse des charges rigides de fonctionnement de ces dernières. Une vraie occasion manquée.

N.D.L.R. : Pas mieux.
Catherine MEUNIER
rédigé le jeudi 29 mars 2018
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Présentation de la politique Bois & Énergie en Normandie par Hervé Morin président de la région et Clotilde Eudier vice présidente en charge de l’agriculture à la scierie Raison Bois et Debit à Perrou dans l’Orne .

C’est une première pour la filière du bois : une politique coconstruite avec la région et la profession bois et forêt pour mieux valoriser le bois normand et sa transformation en Normandie !

La forêt couvre 14% de la Normandie avec comme essences emblématiques : le chêne et le hêtre , c’est 22 000 emplois concernés et une véritable filière d’avenir !
La région s’engage dès 2018 à investir 4millions d’€ chaque année pour soutenir cette filière !

Fiers d’être Normands !

N.D.L.R. : Avec 4 M€/an pour toute la filière bois de toute la Normandie, on n'ira pas loin, je le crains...

Réunion intéressante néanmoins, considérons que c'est un début.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 30 mars 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Les gabelous prétendent nous expliquer le prélèvement à la source en deux minutes.

Voici ma réponse :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 30 mars 2018 09:44
À : Direction Générale des Finances Publiques
Objet : RE: Prélèvement à la source. Une vidéo pour répondre à vos questions.

Grotesque !

PPF

______________________________________________________________

De : Direction Générale des Finances Publiques <ne-pas-repondre@dgfip.finances.gouv.fr>
Envoyé : vendredi 30 mars 2018 09:40
À : penadomf@msn.com
Objet : Prélèvement à la source. Une vidéo pour répondre à vos questions.

Madame, Monsieur,

Le prélèvement à la source entrera en vigueur au 1er janvier 2019.

Que vous soyez salarié, retraité, indépendant ou titulaire de revenus fonciers, à compter de cette date vous paierez votre impôt au moment où vous percevrez vos revenus et non plus l'année suivante.

Pour en savoir plus, regardez notre vidéo qui vous explique la réforme en 2 minutes chrono !

Vous trouverez également des réponses à toutes vos questions sur le site prelevementalasource.gouv.fr.

La Direction générale des Finances publiques


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(Fin de citation)
J'ai assisté hier, à Paris, à une très remarquable réunion de "formation" organisée par la "Demeure Historique" sur le thème "Monument historique et impôt sur le revenu". Cela a duré de 9 heures du matin à 17 heures et la conférencière nous a présenté de façon très claire et très complète les particularités de ce régime fiscal, avec des indications totalement inédites pour moi et à jour sur l'incidence de la mise en place du prélèvement à la source. Il nous a été remis un "Guide fiscal 2018" de 111 pages d'une très grande qualité.

Je vais à l'essentiel :
- je n'avais rien compris jusque là et avais tiré des conséquences totalement erronées des bribes d'informations que j'avais pu recueillir ;
- en réalité et pour les gens comme moi (c'est-à-dire ceux qui n'attendent aucun "revenu exceptionnel" en 2018 et qui n'encaissent guère de dividendes), le système est tellement blindé que la recherche de failles dont on pourrait tirer profit paraît vouée à l'échec.

Donc j'ai eu tout faux.

Si l'on entre dans les détails, je dois reconnaître que le système qui a été imaginé pour la période de transition (les années 2018 et 2019) est remarquablement astucieux, même s'il est, de prime abord, particulièrement complexe et d'apparence imbitable avec l'intervention dans les calculs d'un "crédit d'impôt modernisation recouvrement" (CIMR) que je trouve tout à fait brillant. Je pense que je n'aurais pu imaginer un tel facteur de correction tout seul - c'est dire ! -, donc j'admire la fertilité de l'imagination de mes jeunes collègues de Bercy.

Dans les faits, tout ceci aura une conséquence immédiate pour moi. Je comprends en effet qu'il n'y a pas lieu que je freine la réalisation de mon programme de travaux en 2018. En particulier, il n'y a pas lieu que je reporte à 2019 l'installation de la nouvelle chaufferie. (De même, il n'y avait pas lieu que je fasse le zouave fin 2017 avec mon système d'acomptes et d'emprunt.)

Nous sommes début avril, trois mois de 2018 sont déjà "perdus" et il n'est que temps que j'incorpore dans mes réflexions ma nouvelle compréhension du volet fiscal de mes travaux.

Aux yeux des tiers, que tout ceci montre à quel point il est difficile de planifier un programme de travaux quand l'environnement fiscal fluctue sur des points aussi importants que cette instauration du prélèvement à la source.

P.S. (du 8 avril 2018) : Mon expert fiscal favori ne partage pas mon optimisme qu'il doit trouver béat. Voici en effet ce qu'il m'écrit :

(Début de citation)

Cher Pierre-Paul,

Dis-toi bien que le crédit d'impôt effaçant les revenus de 2018 n'est pas un cadeau, mais une compensation du fait que l'impôt sur les revenus de 2019 devra être acquitté un an plus tôt.

Cette compensation ne jouera pas pour ceux qui perçoivent des revenus de capitaux mobiliers. Ils seront effectivement imposés successivement sur ceux de 2018 et de 2019. Idem pour les subventions.

Les travaux de 2018 seront déduits dans le vide (le revenu de 2018 étant effacé de toute façon, sauf les exceptions que je viens d'indiquer). L'année suivante, les travaux déductibles ne seront pas ceux de 2019, mais la moyenne de ceux de 2018 et 2019, ce qui revient à ne retenir tous ces travaux que pour moitié.

A compter du 1er janvier prochain, les employeurs, dont tu es peut-être, devront effectuer le prélèvement à la source sur les salaires qu'ils versent.

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 8 avril 2018
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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L'instauration du prélèvement à la source aura, sans nul doute, conduit des individus aussi réactifs que moi à adopter des comportements provoquant, faute de réponses en temps utiles, des vagues dont les effets pourraient durer.

Je veux dire par là que, s'il n'y avait pas eu cette réforme, je n'aurais vraisemblablement pas dramatisé certains débats familiaux comme je l'ai fait.

Je suppose qu'il est inutile de revenir sur l'enchaînement des causes et des conséquences en question. Certaines nous ont dépassé. Des tensions que nous avions jusqu'alors choisi d'occulter ou de gérer se sont trouvées exacerbées mais elles rampaient parfois de longue date.

"Such is life", aurais-je tendance à dire, tant je suis las.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 13 avril 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Un service de l'Agirc et de l'Arrco dénommé "Cicas (Centre d'information, Conseil et Accueil des Salariés)" et basé à Lille m'a écrit le 28 mars dernier pour me demander des compléments d'information sur ma carrière professionnelle en vue de mettre en route un jour prochain - du moins je l'espère - le paiement de ma retraite complémentaire.

Comme j'ai déjà répondu le 2 avril dernier au même genre de questions et que tout cela devient lassant, j'ai téléphoné au numéro indiqué sur la lettre du 28 mars pour prendre rendez-vous et tâcher de clarifier une fois pour toutes ce qui ne devrait pas faire un pli. Voici qui est fait, la rencontre aura lieu le 14 mai prochain dans les parages de notre manoir favori, à Messei précisément. J'espère qu'il sera alors possible de passer à l'étape suivante de l'instruction du dossier.

Au téléphone, mon interlocuteur m'a appris que, pour le départ de ma retraite complémentaire, l'administraaaâââtion ne retiendrait pas le 1er mars dernier, ainsi que j'avais cru pouvoir le conclure à la lecture des nombreux documents précédemment reçus de tous ces organismes qui prolifèrent en matière de gestion des retraites, mais le 1er novembre 2017, qui est le premier jour du premier mois suivant ma mise à la retraite, intervenue le 2 octobre dernier.

Autrement dit, on ne me squeezera pas cinq mois de retraite complémentaire, comme je l'avais compris, mais un. Considérons que c'est un net progrès. Mais que ces démarches sont usantes alors qu'elles seraient inutiles si toutes ces administraaaâââtions proliférantes tenaient bien leurs dossiers !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé hier
Désultoirement vôtre ! - Economie - Anecdotes
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Le dernier locataire à m'avoir expédié son congé prétendait à tort que son préavis ne devait être que d'un mois. Heureusement, j'ai trouvé un nouveau preneur dans les 15 jours, ce qui m'évitera des tracas. Le loyer de ce T2 est de 265 €/mois, ce qui, une fois prise en compte l'A.P.L., doit laisser quelque chose comme 9 €/mois à la charge du locataire. Cherchez l'erreur !

Sur le même palier, le jeune à la coiffure bizarre ne s'est pas présenté à l'audience du T.I. d'Avranches. L'affaire est renvoyée au 20 juin prochain. Ce jeune vient néanmoins de régler la moitié des loyers en retard. Mais il n'a toujours pas fourni son attestation d'assurances alors que son banquier, auprès de qui je me suis renseigné, m'a dit qu'il était couvert. Comprenne qui pourra.