Economie

Au courriel de ce jour, une autre mauvaise nouvelle : dans l'affaire des éoliennes de Ger et Saint-Georges-de-Rouelley, Me MONAMY nous écrit ce soir que "Le greffe vient de me transmettre un mémoire en duplique qui avait été déposé par le pétitionnaire le 12 avril dernier. (...) J’ajoute que le promoteur produit une délibération du 28 février 2018 (dont j’ignorais l’existence) par laquelle la communauté d’agglomération a approuvé la modification simplifiée n° 2 du plan local d’urbanisme de Saint-Georges-de-Rouelley. Si le mémoire en duplique nous avait été communiqué au moment de son dépôt, nous aurions eu connaissance en temps utile de cette délibération et nous aurions pu la contester devant le juge administratif. Ce n’est vraisemblablement plus possible aujourd’hui, sauf à ce que les mesures de publicité dans la presse aient été effectuées tardivement."

J'ai comme l'impression que, là aussi, les dés sont pipés. Très finement. Et même si un ami, grand connaisseur de la chose judiciaire et, plus généralement, du bordel administraaaâââtif ambiant, m'écrit dans la foulée : "Cher Pierre-Paul, Je ne suis pas sûr. La lenteur des greffes n'est pas un phénomène nouveau. Elle peut suffire à expliquer cette maldonne."
lesechos.fr
rédigé le samedi 9 juin 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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TVA à sens unique

Près de dix ans après avoir obtenu une réduction à 5,5 % de leur taux sur la valeur ajoutée, remonté depuis à 10 %, les restaurateurs pourraient perdre leur avantage... Dans le cadre de sa recherche d'économies, Bercy a en effet annoncé qu'il n'excluait pas de "revenir sur les taux de TVA réduits" qui représentent près de la moitié des 140 milliards d'aides publiques aux entreprises. Outre les restaurateurs, sont concernés la rénovation de logements, le transport de voyageurs et certains loisirs. Ni l'Union européenne ni la Cour des comptes n'y verraient à redire. Dès 2015, le Conseil des prélèvements obligatoires jugeait inefficace la baisse de TVA pour les restaurateurs qui, en échange, devaient répartir “équitablement” leurs gains entre baisse des prix pour les clients, hausse des salaires et créations d’emplois, et augmentation de leurs marges. Selon l'Institut des politiques publiques, les patrons de restaurants auraient en fait bénéficié de plus de la moitié des gains réalisés contre moins de 20 % pour les salariés et moins de 10 % pour les clients... Il va sans dire qu'en cas de remontée de la TVA, la douloureuse serait surtout pour ces derniers.

N.D.L.R. : Et vlan, encore un mauvais coup fiscal qui se profile à l'encontre des restaurateurs de vieilles pierres !
On sait que j'ai dû, ces derniers mois, négocier avec les banques de la place pour m'endetter sur la durée la plus longue possible, afin de m'aider à financer une partie du programme de restauration qui reste à mener à bien.

Compte tenu de mon âge et de ma situation, le montant envisagé pour ce crédit est de 250 000 € et je n'ai pas pu repousser l'échéance finale au-delà de ma 82ème année.

Cette négociation n'a pas été facile sur la place de Domfront, en dépit de la présence de 4 (au moins) établissements bancaires (dont celui qui tient mon compte principal) dans cette localité de moins de 5 000 habitants. Finalement, aucun des 3 consultés dans notre capitale favorite n'a été capable d'articuler quoi que ce soit qui corresponde à mon besoin et c'est avec la Société Générale de Flers que je devrais conclure.

Celle-ci a toutefois conditionné son offre à la présence d'une assurance-vie sur la durée du crédit. Aucune des banques consultées ne disposait dans son catalogue d'une offre d'assurance-vie adaptée. J'ai donc dû me débrouiller pour trouver un assureur-vie qui accepte de couvrir le remboursement du crédit au cas où je décéderais avant 2034. Grâce à mon courtier d'assurances favori, je suis entré en relation avec "Metlife".

Comme il est normal, "Metlife" conditionne à son tour son offre aux réponses à un questionnaire sur mon état de santé que voici :

Au 2(b) de ce questionnaire, je ne peux répondre affirmativement puisque, tous les soirs, le monde étant ce qu'il est, j'avale trois comprimés (un pour la tension, un pour le cholestérol et un pour la prostate).

Donc il fallait que j'aille faire remplir un questionnaire plus détaillé par mon médecin traitant :

En l'absence du Dr SCHONBRODT, je me suis fait ausculter hier par sa remplaçante (un médecin d'origine africaine).

Celle-ci m'a examiné autant que possible mais nous sommes tombés d'accord sur le fait que, sauf à vivre avec moi, elle ne saurait répondre à des questions sur ma consommation d'alcools ou de stupéfiants. En outre, il lui est demandé d'indiquer mon numéro de carte d'identité et elle trouve que ce n'est pas son rôle, ce que je ne saurais contredire. Ce questionnaire est donc bizarre.

Quoi qu'il en soit, j'ai appris que ma taille était tombée de 1 m 87 (mon souvenir) à 1 m 83. Diable !

Surtout, lors de l'examen, ma tension était à 14, y compris après repos. Donc j'excède la limite indiquée en la matière sur le questionnaire. Il paraît que le fait que je n'avais pas fermé l’œil la nuit précédente suffirait à expliquer cet écart.

Il est néanmoins possible que mes soucis habituels, causes de mes insomnies à répétition en général et de celle-ci en particulier, suffisent à ce que "Metlife" retire son offre.

Dans ce cas, je n'aurais guère de solution de rechange puisque je sais, depuis le début de nos débats familiaux de l'hiver dernier, que :
- Carole, qui refuse le principe que je m'endette à mon âge, n'accepterait vraisemblablement pas de s'endetter à mes côtés ou de me cautionner ;
- mon aîné, consulté à l'époque de ma négociation bancaire, avait immédiatement refusé de se porter caution en ma faveur.

On n'est jamais si bien servi que par les siens. La restauration des vieilles pierres prend parfois l'allure d'un chemin de croix.