Désultoirement vôtre !

J'évite de recourir aux somnifères pour ne pas m'habituer à cette drogue. De plus, le somnifère que j'utilise, le "Donormyl", est, je crois, assez bénin. Enfin, lorsque je me résous à en ingurgiter, je n'en absorbe jamais qu'un demi-comprimé au plus.

Comme cette histoire d'architecte entravait mon sommeil depuis plusieurs jours, j'ai avalé un demi-comprimé hier soir. Et grand bien m'en a pris. Au réveil ce matin, j'ai une idée lumineuse qui devrait, je pense, permettre de débloquer la situation. En fait, une idée de compromis.

Avant de la coucher sur le papier et de la proposer, il faut encore que je travaille au bilan de cette affaire. Pour le simple bon ordre de mes dossiers, puisque c'est ainsi que je procède toujours. Et puis je vais devoir participer à Paris à l'anniversaire de mon second petit-fils, ce qui va ralentir ma production.

Mais je devrais être prêt à présenter mon offre dans le courant de la semaine prochaine. A suivre donc.
Jean-Pierre ARBON
rédigé le vendredi 4 janvier 2019
Désultoirement vôtre ! - Références culturelles
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Monde flottant
Publié le 4 janvier 2019

A mesure que les années passent, j’éprouve une sympathie de plus en plus marquée à l’égard de ceux qui se sont retirés du monde. J’ai déjà parlé plusieurs fois de Ryokan, ce moine et poète japonais (1758-1831) qui vécut en ermite la plupart de son temps. Chaque jour, il écrivait quelques lignes qui ne disent souvent rien d’autre que la jubilation d’être en vie, en harmonie avec la nature, et émerveillé par elle. Les formes changeantes des nuages, la couleur émeraude des pins, la pâleur resplendissante de la lune, la goutte de rosée sur un brin d’herbe, à l’aube, constituent les thèmes de ses poèmes, répétitifs comme une litanie éblouie, exultants comme autant d’actions de grâce.


Moi, je sais bien que c’est l’idée de la nature qui me plait, plus que la nature elle-même. Je serais bien incapable de vivre comme Ryokan, dans un dénuement sans confort, cueillant et mendiant (comme je serais aussi incapable, à la vérité, de vivre simplement comme mon fils Augustin, dans sa ferme). Mais j’admire profondément tous ceux qui dans leur vie ont su retourner à une forme de sobriété vertueuse. Et lire Ryokan me fait vibrer :

Je marche jusqu’au torrent d’émeraude en fredonnant des chansons
assis je regarde les nuages mouvants surgir des cimes déchiquetées
pitoyable celui qui recherche renom et richesse dans ce monde flottant
toute sa vie gaspillée à courir dans le vent et la poussière
Cela m'a bien réussi de prendre un demi comprimé de "Donormyl" hier soir. Je vais recommencer ce soir afin d'être en pleine forme demain pour avancer dans mon pensum.

En fait, je ne mettrai pas en ligne (autrement qu'en pages "Privé") le détail de mon analyse. Il me paraît clair qu'agir autrement rendrait vain tout effort de recoller les morceaux.

Lorsque j'aurai terminé cette analyse qui pourra être très complète et factuelle tant sont nombreux les matériaux accumulés, je pourrai articuler ma proposition.

Pour dire les choses clairement et donner une idée de ce que j'ai derrière la tête, il me semble urgent de définir un nouveau cadre, très simplifié, pour mes relations avec l'architecte.

Je pense qu'il ne faut pas chercher à blinder le dossier au moyen d'un cadre contractuel complet et pérenne mais qu'il suffirait pour avancer que :
- de mon côté, je précise clairement les parties du chantier qui me paraissent devoir être réglées prioritairement ; on se bornerait, du moins dans un premier temps, à ne contracter qu'à propos de celles-ci ;
- du côté de l'architecte, on s'engage fermement à tenir un calendrier suffisamment serré sur ce programme ainsi limité en s'en donnant enfin les moyens.

Si l'expérience se révèle probante, vue de mon côté, c'est-à-dire gérable du côté de l'architecte, nous aurons fait un grand pas en avant qui pourra être réitéré.

Sinon (ou si le blocage actuel devait se prolonger), j'espérerais que l'architecte m'aide effectivement à lui trouver un successeur en toute sérénité. Si possible aussi sympathique que lui et aussi compétent sur le plan technique.

Mais il vaudrait mieux, quand même, que je ne rêve pas trop.
lefigaro.fr
rédigé le samedi 5 janvier 2019
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes
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Japon: 2,7 millions d'euros pour un thon aux enchères.

N.D.L.R. : J'avais visité le marché de Tsukiji en compagnie d'un groupe d'agents de change et de banquiers français, dans le cadre de la "commission PEROUSE". Ce devait donc être en 1979 ou en 1980. Le spectacle était fascinant, même pour un non-expert en thons. Tout tenait à l'extrême souplesse des doigts des personnels commis aux cotations qui leur donnait un langage commun, très efficace mais incompréhensible aux yeux des tiers.
Une grande victoire.
Bravo à tous qui avez participé à la concertation organisée par le CESE. Même le Journal de l'Environnement si pro-éolien est obligé à le reconnaître même si "ce n'est pas une bonne nouvelle pour le secteur" !
Encore bravo. On continue.

Hervé Texier
Président BNE

N.D.L.R. : Bien sûr qu'on continue !
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 8 janvier 2019 10:29
À : YVARD Eric
Cc : C.F. ; T.F.
Objet : RE: La Chaslerie

OK. Merci.

PPF

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De : YVARD Eric <eric.yvard-mairie@orange.fr>
Envoyé : mardi 8 janvier 2019 10:25
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : La Chaslerie

comme promis, je vous envoie une généalogie Ledin mais seulement la branche de la Chaslerie

j'ai incorporé à cette généalogie tous les éléments glanés un peu partout auprès des chercheurs précédents qui ont travaillé le sujet ou les pièces originales telles que les trois inventaires après décès que j'ai retrouvés (1715, 1716 et 1724).
Vous y trouverez des renseignements généalogiques (baptêmes, mariages et inhumations), des dates de contrats notariés mais aussi des choses sur la carrière de chaque membre de cette famille.
A ne pas mettre encore en ligne, la rédaction et la présentation sont encore à revoir.
les points d'interrogation dans cette généalogie sont des choses douteuses

Je vous joins aussi la transcription de l'inventaire après décès de Jacques Ledin, mort en 1715 à l'âge de 90 ans (sources A.D.61. 4 E 140/45).
Pour cet acte il me reste des mots à trouver dont la lecture me pose des problèmes. Ne pas mettre encore en ligne SVP

J'ai retrouvé 3 poses de scellés et 3 inventaires. ils sont tous complémentaires par les différents renseignements qui s'y trouvent.
Le premier 1715 Pierre Ledin
le second Jacques Ledin de 1716 et le troisième la veuve de Pierre née Croisilles de 1724
Je vous transcris tous ces docs mais une lecture très difficile et des documents en mauvais état.

le reste va suivre progressivement de jour en jour

cordialement
eric Yvard

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 8 janvier 2019 09:02
À : eric.yvard-mairie
Objet : RE: La Chaslerie

Super.
Tous mes vœux en retour.
Bien cordialement,
PPF

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De : eric.yvard-mairie <eric.yvard-mairie@orange.fr>
Envoyé : mardi 8 janvier 2019 08:57:35
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : La Chaslerie

Bonjour
(...)
Je vous envoie ce matin
L inventaire apres deces de Jacques ledin mort en 1715.
Il ne faut pas le mettre encore en ligne
Il me manque quelques mots à identifier.
Je dois retourner vers les originaux pour les déchiffrer.
La généalogie ledin noble et non noble va suivre. C est à dire les branches de la Chaslerie. de la guerche et du chatellier
L étude du fief de la Chaslerie des sa formation est en cours
L étude sur les vraies origines des ledin de la Chaslerie aussi
Ces deux parties doivent être mieux rédigées pour être compréhensible par tous
Mes meilleurs voeux 2019
Eric yvard

(Fin de citation)
A l'heure où je déjeunais d'un cassoulet à ma cantine favorite, j'ai reçu, sur mon téléphone portable, un long courriel d'un membre du fan club. Ce que j'appelle un membre de qualité du fan club puisqu'il n'hésite pas à s'exprimer sur notre site favori à propos de sujets divers. Je me souviens qu'à l'occasion de la dernière présidentielle, nos opinions divergeaient ; je ne sais si, à ce jour, "Nicodème" (c'est son pseudo sur ce site) a admis que son candidat, qui fut élu, était surtout une bulle médiatique, nous n'en avons pas reparlé. Nicodème s'est également intéressé à mes réflexions sur le choix du mode de chauffage de notre manoir favori et nous a tenu informés du résultat de ses propres recherches en la matière.

Soyons clairs : je n'ai jamais rencontré "Nicodème" dans le monde réel, c'est en se connectant à notre site favori, je ne sais pourquoi ni à quelle occasion, qu'il s'est intéressé à mon aventure de restaurateur de vieilles pierres. Nous sommes ensuite devenus "amis Facebook" à sa demande, de sorte que je sais qu'il travaille dans l'immobilier au Maroc, qu'il est en train de se construire une grande maison du côté de Marrakech et qu'il aime parcourir son pays d'adoption en "Land-Rover", en tenue de bédouin et dans des paysages dignes du film "Le patient Anglais".

Voici donc ce qu'il vient de m'écrire et que je cite "in extenso" :

(Début de citation)

De : (...)@gmail.com
Envoyé : mardi 8 janvier 2019 12:38
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Tuyaux puits canadien

Hello PPF, bonne année !

Pour la réalisation de mon puits canadien, à Marrakech , j'ai utilisé des tuyaux d'évacuation en PVC de 200mm type SN2 (résistance à 2 bars de pression) à environ 5 €/m acheté chez Ferroplast. Il ne me parait pas utile de prendre de la qualité alimentaire. Beaucoup plus solide que le PVC gris.

Voici une description du puits canadien qui devrait être achevé cette semaine :


Il s'agit de tuyaux PVC orange de 6m de long et diamètre 200mm. Ils s'emboitent par des joints caoutchouc.

La tranchée fait 50m x 3m x 3m et nous avons enfoui 8 séries de tuyaux à 3m de profondeur à l'arrivée. La tranchée fait un coude pour éviter un arbre existant.

Les tuyaux sont posés en 2 nappes de 4 séries, ceci afin de respecter un intervalle de 1m en largeur et 50 cm en hauteur et favoriser les échanges thermiques avec la terre.

Il y a une pente de 2% pour évacuer l'eau de condensation par un siphon en entrée de l'air (photo avec la dalle en béton posée sur un hérisson de galets).

Les tuyaux se rejoignent dans une grande buse qui entre dans le local technique, dans la maison, puis va sur le toit où est positionné un ventilateur-évaporateur. L'air ainsi aspiré et refroidi (2 fois : par le puits canadien puis dans le ventilateur en évaporant de l'eau) passe alors dans des canalisation souples dissimulées dans les faux plafonds.

Bon courage.

Pour ton architecte :

Il me semble que que tu réclames de la franchise dans les échanges avec tes lecteurs, donc je me jette à l'eau.

Je crois que tu as tendance à vouloir résoudre les conflits en montant des dossiers et en écrivant des palanquées de messages, destinés notamment à montrer que tu as raison, et donc implicitement que l'autre a tort. Je te suggère une solution plus courageuse sur le plan de l'amour-propre : va le voir, parle-lui et excuse-toi, ceci dans l'intérêt de la poursuite de ton chantier, sinon, c'est 6 mois de plus à en trouver un autre. Sans compter que tu dois être connu comme le loup blanc dans la profession.

Beaucoup d'échanges avec les personnes que tu cites dans tes messages décrivent des situation conflictuelles ou a minima contiennent des remarques blessantes qu'elles lisent probablement (femme, fils, belle-fille, Christian, architecte(s),etc...). Cela te rend sûrement malheureux et c'est contre-productif pour ton chantier.
La définition de l'EMPATHIE me parait digne d'être méditée.

Amicalement

Nico(...)
Mob : +212 666 (...)

(Fin de citation)

Bon, me voici habillé pour l'hiver !

Ce courriel m'interpelle d'autant plus que, dans sa partie consacrée à l'architecte, le deuxième paragraphe répète mot pour mot le conseil que, pas plus tard qu'il y a trois jours, m'a donné ma mère, lectrice très assidue de notre site favori (c'est à son intention que je mets en ligne des photos de notre descendance pendant le laps de temps où cela m'est autorisé).
(Si ce n'est que, forte d'une expérience continue de plus de 67 années, ce qui n'est pas rien, ma mère admet que j'ai toujours raison, "qualité FOURCADE" oblige...).

Quant au paragraphe suivant, il est évidemment en phase avec les retours que j'obtiens, quand il y en a, des intéressés. En termes psychanalytiques, on dirait, je crois, que je n'ai pas beaucoup de surmoi. C'est un fait.

Je vais bien entendu prendre tout cela en considération.

S'agissant de l'architecte, j'ai commencé à rédiger à son intention un projet de lettre que je ne lui enverrai pas dans sa version actuelle. Je n'étais pas encore arrivé tout seul à l'idée de lui téléphoner pour essayer de rétablir le contact. Car, pour avancer, il n'y a rien que j'apprécie autant qu'être sûr de mes arrières. Or je n'ai pas encore achevé mon "home work". Mais ça avance, petit à petit et, je l'espère, dans la bonne direction.