Désultoirement vôtre !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 1 janvier 2019
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Ma petite-fille vient de laisser, sur mon répondeur, un message très clair et très intelligible pour me souhaiter un bon anniversaire et une bonne année. Je l'en remercie beaucoup et lui fais de très gros baisers sans oublier son petit frère.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 1 janvier 2019
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Journée à Alençon. J'ai demandé à une serveuse du restaurant du "Domitys" de nous prendre en photo. Elle n'a pas su appuyer sur le bouton...

Reçu un coup de fil très gentil de ma sœur.

Vu, grâce aux techniques modernes, mon second petit-fils sur le portable de Carole. Le bonhomme avait le regard chargé de sommeil ; il est comme son Bon-Papa, un trop-plein de festivités l'épuise vite.

P.S. (du 6 janvier 2019) : J'ai médit (une fois de plus, honte à moi !). La serveuse du "Domitys a su appuyer sur le bon bouton. Je viens même de retrouver deux photos dans un recoin de la mémoire de mon appareil :

1er janvier 2019.

1er janvier 2019.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 2 janvier 2019
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Sur la question du report des déficits fonciers dans le cas d'un monument historique ouvert à la visite payante, je me trouve à l'origine d'un beau débat entre des amis experts. Il s'agit de savoir si le report en question est possible sur 6 ans seulement, comme l'explicite une circulaire, ou sur 10 comme cela paraît ressortir de la loi. Si toutefois les délais de recours ne sont pas expirés, il est donc envisagé qu'une grande association nationale se saisisse du sujet que j'ai fait apparaître par mon pinaillage et dépose un recours devant le Conseil d'Etat pour faire déclarer illégale la restriction litigieuse.

En tout état de cause, la question est suffisamment absconse pour que, me semble-t-il, je puisse me prévaloir des 10 ans sans que ma bonne foi puisse être mise en cause par le fisc. C'est toujours ça de gagné dans ce monde de brutes.

P.S. (du 3 janvier 2019) : Retour à la case départ, ce serait bien le délai de 6 ans qui joue dans mon cas, m'écrit ce matin l'un de mes deux amis experts.

Tout cela est quand même horriblement compliqué. Comme souvent dans ce pays sur-administré.

P.S. 2 : J'ai l'impression qu'en fait, il y a, dans mon cas, deux types de déficits fonciers reportables. Ceux issus de revenus fonciers simples, pour lesquels joue la règle classique des 10 ans. Et ceux issus des déficits globaux d'un monument historique ouverts à la visite payante, pour lesquels les déficits sont également qualifiés de fonciers, mais avec un report limité à 6 ans. Tout cela paraît bizarre. Si mon interprétation est la bonne, il va me falloir me replonger dans mes dossiers fiscaux des dix dernières années pour bien faire le distinguo. Ô joie !

P.S. 3 : Il me semble également possible que la bonne interprétation soit la suivante (plus favorable pour moi que celle du P.S. 2) : j'ai le droit d'imputer sur mes revenus fonciers normaux et pendant dix ans mes déficits fonciers normaux ainsi que mes déficits globaux des six dernières années ; s'il reste un solde de déficits globaux non imputé à ce stade, j'ai le droit de l'imputer pendant 6 ans sur mes revenus globaux. En deux mots, quel bordel !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 3 janvier 2019
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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Les bonnes résolutions de début d'année : ne pas négliger l'envers du décor.

Chers Amis,

Il ne reste que deux jours pour voter dans le cadre de la consultation du CESE pour la fin des subventions dans l'éolien.

Pour maintenir cette contribution en pôle position il est très important que ceux qui ne l'ont pas encore fait s'inscrivent sur le site du CESE et votent pour cette contribution qui a déjà un énorme succès.

ON NE LACHE RIEN !

Fabien BOUGLÉ
Porte parole du collectif Touche Pas à Nos Iles
06 82 86 22 14

N.D.L.R. : A voté !
On a pu noter que, de temps à autre, et notamment quand la relation avec l'un de ses représentants se tend, je donne un coup de griffe en direction de ce que j'appelle une corporation bénéficiant d'un monopole légal sur sa chasse gardée. Je veux parler des architectes du patrimoine et assimilés et de leurs rapports avec les propriétaires de monuments historiques.

On peut imaginer qu'au-delà des effets de manche et autres moulinets, j'aie une sensibilité particulière à ce sujet.

Or, je le confesse, c'est exact.
En début de carrière, alors que j'étais en poste à la direction du Trésor au "bureau du marché financier", j'ai eu à connaître du "monopole des agents de change" puisque j'étais alors l'énarque le moins gradé en charge de leur tutelle. A l'époque, les cotations boursières avaient lieu à l'heure du déjeuner seulement. Pour la bonne et simple raison qu'au XIXème siècle, lorsque tout ce bazar avait été institué, la malle-poste de Lyon, chargée d'ordres de bourse comme on l'imagine, n'arrivait devant le Palais Brongniart qu'à l'heure où les bons pères de famille mettaient les pieds sous la table. Autant dire la belle époque.
A titre personnel, j'avais, dans ce cadre, développé à l'égard de ladite corporation des sentiments plutôt favorables, par exemple en meublant mes loisirs par la lecture de la saga des BOUSSARDEL de Philippe HERIAT (je crois y avoir fait allusion ici il y a peu, à la suite de la visite d'un château normand de la famille FAUCHIER-MAGNAN).
Surtout, j'ai puissamment aidé à la fortune de mes ouailles lorsque, en 1978 (il y a déjà plus de quarante ans...), j'ai été l'homme de base très actif de la "loi MONORY". Dans la foulée, j'ai été propulsé rapporteur général de la "commission chargée de moderniser les techniques de cotation, d'échange et de conservation des valeurs mobilières" ("commission PEROUSE") qui a abouti à la mise en place en France du "marché continu" et à la "dématérialisation des valeurs mobilières", deux préalables au "big bang" par lequel les banques ont pris le contrôle des agents de change, permettant au passage à ces derniers de se faire, comme si c'était encore nécessaire, des couilles en or.

Donc voilà. Je n'ai pas de mal à plaquer sur la corporations des architectes du patrimoine et assimilés la problématique des agents de change, telle que je viens de la résumer à très grands traits.

Tout cela pour dire que j'aimerais bien qu'une fois que les pouvoirs publics ont octroyé à un ancien de l'"Ecole de Chaillot" le fameux label, ils n'oublient pas de vérifier, de temps à autre, si ce personnage fait bien son boulot. Je précise que, pour ce qui me concerne, je ne demanderais guère plus qu'un contrôle minimum. Après tout, il faut bien que tout le monde vive. Mais quand même...
J'évite de recourir aux somnifères pour ne pas m'habituer à cette drogue. De plus, le somnifère que j'utilise, le "Donormyl", est, je crois, assez bénin. Enfin, lorsque je me résous à en ingurgiter, je n'en absorbe jamais qu'un demi-comprimé au plus.

Comme cette histoire d'architecte entravait mon sommeil depuis plusieurs jours, j'ai avalé un demi-comprimé hier soir. Et grand bien m'en a pris. Au réveil ce matin, j'ai une idée lumineuse qui devrait, je pense, permettre de débloquer la situation. En fait, une idée de compromis.

Avant de la coucher sur le papier et de la proposer, il faut encore que je travaille au bilan de cette affaire. Pour le simple bon ordre de mes dossiers, puisque c'est ainsi que je procède toujours. Et puis je vais devoir participer à Paris à l'anniversaire de mon second petit-fils, ce qui va ralentir ma production.

Mais je devrais être prêt à présenter mon offre dans le courant de la semaine prochaine. A suivre donc.
Jean-Pierre ARBON
rédigé le vendredi 4 janvier 2019
Désultoirement vôtre ! - Références culturelles
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Monde flottant
Publié le 4 janvier 2019

A mesure que les années passent, j’éprouve une sympathie de plus en plus marquée à l’égard de ceux qui se sont retirés du monde. J’ai déjà parlé plusieurs fois de Ryokan, ce moine et poète japonais (1758-1831) qui vécut en ermite la plupart de son temps. Chaque jour, il écrivait quelques lignes qui ne disent souvent rien d’autre que la jubilation d’être en vie, en harmonie avec la nature, et émerveillé par elle. Les formes changeantes des nuages, la couleur émeraude des pins, la pâleur resplendissante de la lune, la goutte de rosée sur un brin d’herbe, à l’aube, constituent les thèmes de ses poèmes, répétitifs comme une litanie éblouie, exultants comme autant d’actions de grâce.


Moi, je sais bien que c’est l’idée de la nature qui me plait, plus que la nature elle-même. Je serais bien incapable de vivre comme Ryokan, dans un dénuement sans confort, cueillant et mendiant (comme je serais aussi incapable, à la vérité, de vivre simplement comme mon fils Augustin, dans sa ferme). Mais j’admire profondément tous ceux qui dans leur vie ont su retourner à une forme de sobriété vertueuse. Et lire Ryokan me fait vibrer :

Je marche jusqu’au torrent d’émeraude en fredonnant des chansons
assis je regarde les nuages mouvants surgir des cimes déchiquetées
pitoyable celui qui recherche renom et richesse dans ce monde flottant
toute sa vie gaspillée à courir dans le vent et la poussière
Cela m'a bien réussi de prendre un demi comprimé de "Donormyl" hier soir. Je vais recommencer ce soir afin d'être en pleine forme demain pour avancer dans mon pensum.

En fait, je ne mettrai pas en ligne (autrement qu'en pages "Privé") le détail de mon analyse. Il me paraît clair qu'agir autrement rendrait vain tout effort de recoller les morceaux.

Lorsque j'aurai terminé cette analyse qui pourra être très complète et factuelle tant sont nombreux les matériaux accumulés, je pourrai articuler ma proposition.

Pour dire les choses clairement et donner une idée de ce que j'ai derrière la tête, il me semble urgent de définir un nouveau cadre, très simplifié, pour mes relations avec l'architecte.

Je pense qu'il ne faut pas chercher à blinder le dossier au moyen d'un cadre contractuel complet et pérenne mais qu'il suffirait pour avancer que :
- de mon côté, je précise clairement les parties du chantier qui me paraissent devoir être réglées prioritairement ; on se bornerait, du moins dans un premier temps, à ne contracter qu'à propos de celles-ci ;
- du côté de l'architecte, on s'engage fermement à tenir un calendrier suffisamment serré sur ce programme ainsi limité en s'en donnant enfin les moyens.

Si l'expérience se révèle probante, vue de mon côté, c'est-à-dire gérable du côté de l'architecte, nous aurons fait un grand pas en avant qui pourra être réitéré.

Sinon (ou si le blocage actuel devait se prolonger), j'espérerais que l'architecte m'aide effectivement à lui trouver un successeur en toute sérénité. Si possible aussi sympathique que lui et aussi compétent sur le plan technique.

Mais il vaudrait mieux, quand même, que je ne rêve pas trop.
lefigaro.fr
rédigé le samedi 5 janvier 2019
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes
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Japon: 2,7 millions d'euros pour un thon aux enchères.

N.D.L.R. : J'avais visité le marché de Tsukiji en compagnie d'un groupe d'agents de change et de banquiers français, dans le cadre de la "commission PEROUSE". Ce devait donc être en 1979 ou en 1980. Le spectacle était fascinant, même pour un non-expert en thons. Tout tenait à l'extrême souplesse des doigts des personnels commis aux cotations qui leur donnait un langage commun, très efficace mais incompréhensible aux yeux des tiers.