Désultoirement vôtre !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 28 décembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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Depuis deux jours, Carole a entrepris de laver les fenêtres du bâtiment Nord. Je suis préposé au débouchage des petits trous censés évacuer l'eau de la rainure en bois sur l'appui. On n'imagine pas tout ce que j'y trouve, y compris de petites bestioles frétillantes et diverses qui ont tissé là des sortes de cocons difficiles à retirer.
Notre troquet favori à Bagnoles, du côté du "Cetlos", celui où l'on servait un chocolat chaud excellent car allongé de maïzena, a fermé du fait du départ à la retraite des tenanciers coutumiers. La réouverture est prévue en mars sous un autre pavillon. Carole et moi avons donc dû, hier après-midi, passer à notre choix n°2, une pâtisserie après le marchand de journaux. Et, là, autour d'un chocolat moins bon que dans l'ex-troquet favori, Carole m'a reproché que ma liste du 20 novembre soit "trop compliquée". Comme moi, elle s'interroge en effet sur les meilleurs moyens de débloquer notre chantier favori, encalminé depuis trop longtemps.

Je trouve curieux ce souci de vouloir ramasser en un minimum de points un tel chantier. Déjà la D.R.A.C. me l'avait demandé lors de sa visite du 15 novembre dernier. Dans son principe, l'idée paraît simple et de bon sens. Mais, en pratique, ça ne marche pas, en tout cas pour moi.

Toutes ces personnes, dont je ne mets nullement en doute les bonnes intentions, ne comprennent pas que j'ai besoin de pouvoir me lancer constamment dans plusieurs directions à la fois, par simple souci de ne pas me retrouver coincé par l'un des multiples contretemps qui ne manquent pas de surgir à tout moment pour des raisons étrangères à ma volonté. A commencer par la disponibilité des artisans ou les découvertes inopinées comme il en arrive à tout bout de champ en de multiples domaines. J'ai aussi et surtout des rythmes à respecter, le fiscal n'étant pas le moindre, loin s'en faut, qui m'obligent à avancer vaille que vaille, contre vents et marais si nécessaire : à ce seul titre, je dois pouvoir maintenir une vitesse de croisière à peu près constante et ce n'est pas un mince effort au milieu de tous les obstacles entre lesquels je passe ma vie à godiller.

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 28 décembre 2018 21:35
À : (...)
Cc : C.F.
Objet : RE: coupole

Chère Madame,

Depuis quelques jours, je pensais vous écrire pour vous demander comment avance votre dossier d'éoliennes. Mais vous me prenez de court. Nous pourrons en reparler si vous le souhaitez.

Je vous suis très reconnaissant de bien vouloir m'inviter, avec mon épouse, à une séance solennelle de l'Académie Française. Nous l'acceptons avec une grande joie. Toutefois, il est possible que le 21 février prochain, mon épouse ne soit pas encore pleinement remise d'une opération qu'elle doit subir à un œil. Je me permets de vous demander s'il me serait alors possible de me faire accompagner par l'un de mes fils.

Je vous présente mes vœux les plus sincères pour la nouvelle année.

Très respectueusement,

PPF

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De : (...)@college-de-france.fr
Envoyé : vendredi 28 décembre 2018 15:33
À : penadomf@msn.com
Objet : coupole

Cher Monsieur Fourcade,

La prochaine "coupole", réception de Patrick Grainville par Dominique Bona, se tiendra le jeudi 21 février à 15 heures. Si vous voulez y assister avec votre épouse faites-le nous savoir dès que vous le pourrez. Je vous reverrai avec plaisir.

Avec tous nos meilleurs voeux pour 2019,

Amitiés,

(...)

(Fin de citation)
lefigaro.fr
rédigé le samedi 29 décembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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Les «gilets jaunes» promettent un acte VII.
Ils seront de nouveau mobilisés ce week-end, à Paris, Lyon, Nantes, Toulouse ou encore à Bordeaux. Mais aussi dans la nuit du Nouvel An sur les Champs-Élysées pour «continuer la lutte pacifiquement et de façon festive».

Climat: une pétition contre l'Etat mobilise 2 millions de signataires.
L'initiative de quatre organisations non gouvernementales contre la France met à mal l'engagement de réforme constitutionnelle et les positions internationales défendues par Emmanuel Macron.

Après les «gilets jaunes», les enseignants se rassemblent en «stylos rouges
Après les «gilets jaunes», un groupe «les stylos rouges» a été créé le 12 décembre dernier sur Facebook. Ils rassemblent plus de 26 000 «profs en colères, membres de l’Éducation nationale.»

Raphaël Glucksmann : «Le macronisme est mort».
INTERVIEW - Pour l'essayiste, Emmanuel Macron sera «le dernier président de la Ve République». Face à lui, il appelle à un sursaut de la gauche.

N.D.L.R. : Donc nous y voila, les réseaux sociaux ont gagné la partie. La crise de la représentation a atteint un premier sommet. Après la loi de la majorité, peu satisfaisante à beaucoup d'égards, surtout quand l'opinion est fabriquée par une presse aux mains des ploutocrates, voici venu le temps des minorités agissantes. Autant dire le temps du grand n'importe quoi !

Nous étions au bord du gouffre et nous avons fait un grand pas en avant.

Joyeuse année 2019 !
rtl.fr
rédigé le samedi 29 décembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Le prix du timbre augmentera (encore) au 1er janvier 2019.
Une nouvelle hausse du prix du timbre-poste est prévue dès le 1er janvier 2019, dépassant pour la première fois l'euro symbolique pour certains envois.

N.D.L.R. : Et tout cela sur fond de dégradation rapide et continue du prétendu "service public", cette vaste blague.

Et 10 % d'augmentation d'un coup, un vrai racket de plus !
Donc j'ai arrêté de tenir deux blogs, comme cela, un beau matin de mai dernier. Ou peut-être un soir. Et personne ne s'en est plaint, du moins à moi. De temps à autre, j'ai regardé si le message d'un tiers y avait été déposé, en attente de publication. Mais jamais rien.

Certes, je pourrais toujours les redémarrer si l'envie m'en prenait. Mais à quoi bon ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 31 décembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes
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Depuis qu'elle est réapparue dans notre manoir favori, Carole a entrepris de tout briquer dans le bâtiment Nord, sans manquer de m'associer à l'effort autant que faire se peut, ce qui n'est pas le plus facile à obtenir.

Cette après-midi, c'était le tour de ma chambrette monacalo-monastique, autrement dit de mon dernier refuge dans ce monde de brutes. Les toiles d'araignée aux plafonds et les moutons dans les recoins ont prestement disparu, aspirés ou balayés. La couette a été changée. J'ai même aidé en classant les papiers de ma mère que j'entassais dans un coin.

(Les papiers, pas ma mère.)
Jean-Pierre ARBON
rédigé le lundi 31 décembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Références culturelles
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Je suis un idiot
Publié le 31 décembre 2018

Un « idiot » (ιδιώτης), dans la Grèce antique, c’est un simple particulier. C’est quelqu’un qui est considéré dans sa dimension individuelle, et non pas dans sa relation avec la Cité. On distingue d’un côté les affaires privées, de l’autre la chose publique ; d’un côté le particulier, de l’autre le général. En grec, les questions personnelles sont des questions idiotes, sans qu’aucune connotation péjorative soit attachée à ce mot.

Mais on voit bien comment les choses dérivent : l’idiot s’oppose à la res publica. Il devient celui qui ne s’intéresse pas à la vie collective, qui s’en tient à l’écart, et reste étranger à ces matières, d’où l’idée d’ignorance, et partant de sottise. L’idiot est un individu singulier, déconnecté du corps social, quelqu’un qui vit dans son monde et sur qui on ne peut pas compter.

Dans cette perspective, on peut dire que je suis un idiot. Je me tiens volontiers à distance des débats et agitations de mes contemporains. J’évite le plus souvent d’y prendre part, dans la mesure où y prendre part n’est bien souvent qu’ajouter du bruit au bruit et de la confusion à la confusion. Je me concentre sur les jolies choses que quotidiennement la vie m’apporte : la chaleur de mon lit, blotti contre ma femme, une parole cocasse et tendre échangée avec ma mère, la beauté du givre sur les arbres, le regard souriant d’un inconnu qu’on a croisé.

À la vérité, il m’arrive de penser qu’on manque un peu de gens comme moi. Plus d’idiots, voilà mon rêve.

N.D.L.R. : Si vous êtes un idiot, je revendique le titre de crétin. Crétin des Pyrénées, s'entend.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 31 décembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Il y a 67 ans déjà que je suis né. Le 31 décembre 1951 à 12 h 30 précisément, à temps pour passer à table, ajoute ma mère, même si, pour des raisons administraaaâââtives déjà, je n'ai été déclaré que le lendemain. Il paraît que mon premier geste fut de pisser d'abondance sur le médecin-accoucheur. Donc déjà rebelle...

Voici qui ne nous rajeunit pas...