Désultoirement vôtre !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 1 octobre 2018
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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Vu hier, au complexe "Planet'Ciné" d'Alençon, "Le poulain" de Mathieu SAPIN. L’omniprésence de Gaspard GANTZER dans ce navet signe cette époque où la com-nerie triomphe. Vivement qu'on tire la chasse !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 2 octobre 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes
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Au courrier hier, une lettre recommandée m'annonçant le départ d'un locataire entré dans les lieux il y a à peine 4 mois. Il revendique le préavis d'un mois au motif d'une perte d'emploi qu'il affirme sans en fournir, bien entendu, la moindre preuve.

Ainsi, sur mes huit lots de Pontorson, deux sont actuellement à louer, un troisième occupé sans titre par un petit salopard contre qui j'ai obtenu un jugement d'expulsion à exécuter à la Saint-Glinglin et un quatrième habité par une tête de lard avec qui la relation ne pourra pas dégénérer dans un proche avenir. Dans un cinquième, je dois changer deux radiateurs qui vont me coûter bonbon. Les trois derniers lots ne posent pas de problème à ce jour, leurs occupants n'étant pas de mauvais coucheurs.

En étudiant le bail de "Domitys" pour ma mère, j'ai noté qu'ils donnent à cette littérature la forme d'un bail meublé pour un logement dont le locataire demanderait prétendument le retrait immédiat du mobilier pour y substituer le sien. Je comprends qu'une telle fable est destinée à permettre l'expulsion très rapide des emmerdeurs de tout poil. Je vais tâcher de me renseigner pour savoir si je ne devrais pas désormais recourir à pareil subterfuge pour mes prochaines ouailles et quelles pourraient en être les conséquences, notamment fiscales.
S.M.S. envoyé à mon aîné ce jour à 3 h 29 : "Si ce notaire est nul, il te faut t'en trouver un autre. Ras le bol d'attendre indéfiniment cette restitution de parts de SCI."

Ou alors, devrais-je ajouter, il faudra que mon aîné, nu-propriétaire abusif, supporte le coût des travaux dans l'"aile de la belle-mère", y compris les prochains forages. Il ne fait aucun doute que lui, dont ce serait le devoir, au moins légal, en aurait largement les moyens.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 2 octobre 2018
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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Mon dernier "ami Facebook" en date est Mazin KAMOUNA :

Mazin m'avait été recommandé par la "Standard Chartered" quand j'en dirigeais les activités françaises. Ce descendant du Prophète appartient à une richissime famille de notables irakiens que suivait attentivement ce groupe. A l'époque où nous nous fréquentions, il avait comme petite amie, si ma mémoire est bonne, une princesse de LIECHTENSTEIN. Je l'avais aidé à acquérir la nationalité française. Il a retrouvé ma trace alors qu'il réside désormais à Lausanne et Antibes, principalement, et nous nous sommes promis d'évoquer nos campagnes respectives un jour prochain en Normandie.
OFCE
rédigé le mercredi 3 octobre 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Pouvoir d’achat : les retraités maltraités ?
27 septembre 2018 dans fiscalité, Ofce - le Blog, protection sociale

par Pierre Madec

Les mesures socio-fiscales du budget 2018 ayant des impacts redistributifs furent nombreuses et largement analysées. Celles attendues pour 2019 et 2020 le seront tout autant et les premiers éléments du Projet de loi de finance pour 2019 ont d’ores et déjà fait l’objet de quelques réactions. Dans un billet récent, nous notions que les mesures contenues dans les budgets 2018 et 2019 ayant un impact direct sur le pouvoir d’achat devraient entraîner une « amélioration du pouvoir d’achat global et de multiples transferts ». En plus d’un impact différencié selon la place des ménages dans l’échelle des revenus, l’effet des mesures devrait également être différent selon le statut d’activité des ménages. Si l’analyse exhaustive des impacts à attendre doit faire l’objet d’une publication plus complète une fois les discussions budgétaires avancées, nous nous proposons ici d’analyser les effets de quelques mesures sur le pouvoir d’achat des ménages retraités, sujet au cœur de l’actualité.

Les pensions de retraite ne devraient être revalorisées que de 0,3% en 2019 et 2020 (après une hausse de 1,7 point de la CSG en 2018) alors que l’indice des prix à la consommation devrait s’établir autour de 1,6 %. Par ailleurs, certains ménages subiront la moindre revalorisation des aides au logement (après une baisse de 5 euros par mois actée fin 2017). En revanche, les ménages retraités devraient en contrepartie profiter d’une partie de l’exonération de la taxe d’habitation ou encore, pour les plus modestes d’entre eux, de la forte revalorisation du minimum vieillesse (ASPA) ou de l’annulation de la hausse de la CSG promise par le gouvernement ces derniers jours. Qu’en est-il finalement ? Ces mesures génèrent-elles plus de « gagnants » que de « perdants » parmi les retraités ? L’utilisation du modèle de micro simulation Ines, développé conjointement par l’Insee et la Drees, permet de répondre en partie à ces questions.

A l’heure actuelle, l’analyse exhaustive des mesures socio-fiscales est rendue complexe du fait de l’état d’avancement des débats budgétaires pour 2019 (et 2020). Nous nous concentrons donc ici sur les six principales mesures ayant un impact sur le niveau de vie des retraités : la moindre indexation des pensions de retraite pour 2019 et 2020, la revalorisation de l’ASPA (+30€ en avril 2018, +35€ en janvier 2019, +35€ en janvier 2020), la bascule CSG/cotisations salariés en 2018, la sous-indexation des aides au logement en 2019 et 2020, l’exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages à l’horizon 2020 ainsi que la mesure récente de baisse de la CSG pour « 300 000 retraités ».

D’autres mesures non étudiées ici sont à même d’avoir un impact sur le pouvoir d’achat des retraités dans les mois ou années à venir. Le nouveau mode de calcul des aides personnelles au logement, la mise en place du prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital, la transformation de l’ISF en IFI[1], la mise en place du chèque énergie, la hausse de la fiscalité écologique ou celle sur le tabac ne sont ainsi pas traités ici. Cette analyse, non exhaustive, permet tout de même d’éclairer quelques peu le débat. Les résultats laissent apparaître des situations diverses au sein des ménages comptant au moins une personne retraitée.

En 2018, l’impact des mesures analysées serait quasi neutre en moyenne pour les retraités (-20€ par an et par ménage). Néanmoins, au sein de près de 11 millions de ménages comptant au moins une personne retraitée[2], des hétérogénéités importantes existent. Alors que 38 % de ces ménages gagneraient globalement à la mise en place des mesures retenues, pour un gain moyen de l’ordre de 470 euros, 62% soit 6,7 millions perdraient à leur mise en place pour une perte moyenne de l’ordre de 320 euros par an (Tableau 1).


En 2019, du fait de la sous-indexation des pensions de retraite, l’impact des mesures retenues serait globalement négatif sur le revenu disponible des retraités, et ce malgré l’annonce récente d’annulation de la hausse de la CSG pour 300 000 retraités. En moyenne, les ménages comptant au moins une personne retraitée perdraient 200 euros par an du fait de l’entrée en vigueur des mesures. Si la part des ménages perdants est plus forte (73%), des ménages continueraient tout de même à être « bénéficiaires nets » des mesures, notamment sous l’effet de la montée en charge de l’exonération de la taxe d’habitation et des revalorisations de l’ASPA.

En 2020, la poursuite de la sous-indexation impacterait très négativement le revenu disponible des ménages étudiés. Par rapport à 2017, les mesures socio-fiscales étudiées diminueraient en moyenne de 400 euros le revenu disponible des ménages comptant au moins un retraité. Au final, 79 % de ces ménages seraient perdants pour une perte moyenne de l’ordre de 700 euros par an. A l’inverse, l’exonération totale de taxe d’habitation et les revalorisations successives de l’ASPA permettraient à 21 % des ménages étudiés de voir leur revenu disponible s’accroître en moyenne de 700 euros (Tableau 2).


Cette diversité des impacts des mesures nouvelles sur le revenu disponible des retraités s’observe également si l’on analyse les effets de ces mesures en fonction du niveau de vie des ménages comptant au moins une personne retraitée. Si, quel que soit le décile de niveau de vie considéré, les perdants sont plus nombreux que les gagnants, ces derniers ne représente que 55% des 10% de ménages retraités les plus modeste et plus de 80% des 10% de ménages retraités les plus aisés. De plus, les 10 % de ménages retraités les plus modestes sont les seuls à percevoir un gain (en moyenne de 230 euros par an) à la mise en place des mesures. Les 10% de ménages les plus aisés comptant au moins une personne retraitée accusent quant à eux une perte moyenne de l’ordre de 1 270 euros. Ces résultats n’intégrant ni les mesures réformant la fiscalité du capital (PFU, ISF) ni celles renforçant la fiscalité indirecte, aux effets anti-redistributifs largement étudiés, ils peuvent être en partie relativisés. Ils éclairent toutefois sur les dynamiques de transferts à l’œuvre au sein même des ménages retraités.


[1] Les ménages comptant au moins une personne retraitée représentent près de 40% des ménages appartenant aux deux centiles de niveau de vie les plus élevés, principaux bénéficiaires des réformes de la fiscalité du capital. De fait, nos résultats sur-estiment l’impact négatif des mesures socio-fiscales pour ces ménages.

[2] Ces effectifs sont cohérents avec ceux observés du nombre de personnes retraitées en France.

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Un commentaire sur “Pouvoir d’achat : les retraités maltraités ?”

Emmanuel YVON 28 septembre 2018

Sans doute « privilégiés » par rapport à la moyenne des retraités, les ex-cadres touchant au moins 3 300€ de pensions sont les plus impactés (exemples d’un couple percevant 1 650€ chacun, ce qui n’est quand même pas scandaleux). 700 € de CSG depuis le 1/1/18 (cela représente plus d’une mensualité d’IR), sous-indexation à 0.3%, maintien de la TH, la perte de revenus disponibles s’évalue à au moins 1 500€ par an, soit près de la perte sèche d’une des pensions mensuelles du couple. Sur le plan du discours sociétal, la justification politique de ces mesures redistributives revient à reporter le coût social sur les inactifs au bénéfice des actifs et à diminuer indirectement le coût des retraites comme si la faute originelle des déficits sociaux incombait à leurs bénéficiaires, par ailleurs épargnants et consommateurs exemplaires, meilleur carburant du moteur économique. Quel corps social supporterait cela sans sourciller? Sur le plan électoral, le risque est conséquent et cette population électorale qui s’était massivement mobilisée en faveur du Président élu devrait, en effet boomerang, profiter un peu à gauche mais plutôt à la droite qui n’est ou ne sera pas nécessairement républicaine. On peut toujours pousser des cris d’orfraie sur la montée des extrêmes et des populismes de tout poil tout en favorisant de cette manière leur lente et inexorable poussée…

N.D.L.R. : Joyeux...

Ce qu'il y a de sympa avec ces gouvernements successifs est que j'ai le chic pour me retrouver toujours dans la catégorie la plus perdante.