Désultoirement vôtre !

Jean-Pierre ARBON
rédigé le vendredi 28 septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
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Qu’est-ce qu’un galant ?
Publié le 27 septembre 2018

Dans la fable publiée hier, La Fontaine qualifie le singe et le chat de « galants », alors qu’ils s’affairent à dérober des marrons, et n’exercent aucune activité relevant de la galanterie au sens moderne. Ni charmeurs, ni séducteurs, ni amoureux. Ils se contentent de faire des mistoufles.

Car un galant, à l’origine, c’est quelqu’un qui est en train de galer. Galer est un ancien verbe qui n’a rien à voir avec galérer, c’est même quasiment l’inverse : il signifiait prendre du bon temps, mener joyeuse vie, se dissiper en plaisirs. C’est ainsi que l’entend Villon, qui regrette dans son Testament de n’avoir pas étudié « au temps de sa jeunesse folle » : Je plains le temps de ma jeunesse / Auquel j’ai plus qu’autre galé.

Et le dictionnaire étymologique que je consulte rapproche d’ailleurs galer du mot francique wala, bien, (qui donnera en néerlandais wel et en anglais well), et du verbe walare, être bien, et même, plus justement, « se la couler douce ».

N.D.L.R. : "Interesting."
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 1 octobre 2018
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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Vu hier, au complexe "Planet'Ciné" d'Alençon, "Le poulain" de Mathieu SAPIN. L’omniprésence de Gaspard GANTZER dans ce navet signe cette époque où la com-nerie triomphe. Vivement qu'on tire la chasse !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 2 octobre 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes
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Au courrier hier, une lettre recommandée m'annonçant le départ d'un locataire entré dans les lieux il y a à peine 4 mois. Il revendique le préavis d'un mois au motif d'une perte d'emploi qu'il affirme sans en fournir, bien entendu, la moindre preuve.

Ainsi, sur mes huit lots de Pontorson, deux sont actuellement à louer, un troisième occupé sans titre par un petit salopard contre qui j'ai obtenu un jugement d'expulsion à exécuter à la Saint-Glinglin et un quatrième habité par une tête de lard avec qui la relation ne pourra pas dégénérer dans un proche avenir. Dans un cinquième, je dois changer deux radiateurs qui vont me coûter bonbon. Les trois derniers lots ne posent pas de problème à ce jour, leurs occupants n'étant pas de mauvais coucheurs.

En étudiant le bail de "Domitys" pour ma mère, j'ai noté qu'ils donnent à cette littérature la forme d'un bail meublé pour un logement dont le locataire demanderait prétendument le retrait immédiat du mobilier pour y substituer le sien. Je comprends qu'une telle fable est destinée à permettre l'expulsion très rapide des emmerdeurs de tout poil. Je vais tâcher de me renseigner pour savoir si je ne devrais pas désormais recourir à pareil subterfuge pour mes prochaines ouailles et quelles pourraient en être les conséquences, notamment fiscales.
S.M.S. envoyé à mon aîné ce jour à 3 h 29 : "Si ce notaire est nul, il te faut t'en trouver un autre. Ras le bol d'attendre indéfiniment cette restitution de parts de SCI."

Ou alors, devrais-je ajouter, il faudra que mon aîné, nu-propriétaire abusif, supporte le coût des travaux dans l'"aile de la belle-mère", y compris les prochains forages. Il ne fait aucun doute que lui, dont ce serait le devoir, au moins légal, en aurait largement les moyens.