Désultoirement vôtre !

Je viens d'assister au cocktail d'inauguration de l'agence "Société Générale" de Flers. A cette occasion, j'ai pu parler à trois cadres de cette banque, dont le directeur de l'agence, Jérémy PREVOST.

Je leur ai indiqué qu'à ce stade de mes réflexions, et pour des raisons fiscales évidentes, il était de mon intérêt de financer l'installation du chauffage à notre manoir favori sous forme, de fait, d'un crédit du plombier. Je veux dire par là que, pour pouvoir déduire au mieux de mon revenu imposable les factures de cet artisan, il conviendrait que celles-ci soient étalées dans le temps. Bien entendu, il m'appartiendrait de conforter ce plombier d'une manière lui garantissant qu'il serait bien réglé aux échéances ainsi convenues.

Mes interlocuteurs bancaires ont très bien compris la manip et affirmé qu'ils m'épauleraient en tant que de besoin. Je les en remercie. Ils confirment ainsi mon impression que, sur le marché bancaire de l'Ouest Ornais, ils surclassent très nettement leurs concurrents, eux emberlificotés à n'en plus finir dans des procédures internes hyper-tatillonnes et, pour parler clairement, franchement débiles.

Il ne me reste plus pour l'essentiel - du moins me semble-t-il - qu'à obtenir le feu vert du plombier.

A dire vrai, il reste encore à régler la question de la garantie que j'offrirais à la SocGen, et l'on sait que je bute sur des questions médicales. Bien sûr, ces soucis tomberaient si mon aîné consentait à me cautionner. Je sais qu'il me lit. Je lui rappelle que je serais prêt à me contenter d'un crédit de 125 000 €. C'est quand même pas la mer à boire, en l'état du dossier !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 27 septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
0
Reprenons le compte rendu de l'escapade du week-end dernier, organisée par "Patrimoine(s)".

La première visite du dimanche était à la "Maison du Perche", abritée depuis une vingtaine d'années au manoir de Courboyer à Nocé :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

J'avais connu le dernier propriétaire privé, M. de GROLEE-VIRVILLE, qui tenait échoppe de bouquiniste sous les arcades du Palais-Royal, à l'époque où je bossais rue de Rivoli (c'est même l'une des filles de ce personnage qui avait dessiné pour moi l'écu des LEDIN, tel qu'il a ensuite été multiplié sur les "pin's de la Chaslerie" que, avec l'enthousiasme du néophyte - c'était il y a quelque chose comme 25 ans -, j'avais fait fabriquer du côté de Singapour ; il doit m'en rester quelques-uns en stock, soit dit en passant, mais ils ont assurément acquis désormais une valeur de "collectors", soit dit en passant aussi). Or, dans l'un des tout derniers numéros de la revue des "V.M.F." consacré à la Lozère, figure un article fort bien illustré sur le magnifique château de la Baume, édifié et décoré pour ses ancêtres GROLEE. J'avais ainsi repéré les armes de cette famille que j'ai retrouvées à divers endroits de Courboyer, notamment sur des vitraux et dans l'âtre d'une cheminée. Je ne les ai pas prises en photo, contrairement à d'autres caractéristiques de ce manoir qui ont également attiré mon regard, notamment une grille du modèle que j'avais demandé - en vain à ce jour - à Roland FORNARI de fabriquer pour la cage d'escalier de notre manoir favori (dans le cadre de la tranche 1 de restauration de ses menuiseries extérieures) :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

P.S. : Me replongeant dans mon stock de photos, je viens de m'apercevoir que, contrairement à ce que je viens d'écrire, j'en avais pris une de l'âtre orné des armes des GROLEE :

23 septembre 2018.

Manorial, isn't it ?
0
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 27 septembre 2018 20:48
À : Xavier de Thieulloy
Objet : RE: Merci

Je n'ai, pour ma part, aucun doute sur le fait qu'il sera en notre faveur.

Et je pense qu'il devrait en aller de même pour le dossier d'appel sur les PC. Car, si la jurisprudence s'est durcie à notre encontre depuis l'an dernier et le jugement de 1ère instance, il reste que le bidouillage très tardif du PLU a bien été déclaré illégal par le rapporteur public d'avant-hier et je n'imagine pas que la CAA de Nantes ait un point de vue différent, tant cette appréciation est conforme au bon sens.

Quand vous êtes venu me voir au printemps d'il y a 3 ans déjà, imaginiez-vous que nous serions capables d'être aussi bons ?

En tout cas, encore merci d'avoir réécrit, en juillet dernier, la bouillie de (...). Vous avez désormais tout lieu de penser que ce n'était pas inutile. Car, sur ce sujet aussi, nous avons marqué des points très précieux.

Bien cordialement,

PPF

______________________________________________________

De : Xavier de Thieulloy
Envoyé : jeudi 27 septembre 2018 20:40
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Merci

Cher ami

Merci beaucoup de votre reportage en temps réel de l’audience du tribunal. Attendons le jugement

Cordialement
Xavier de Thieulloy

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 27 septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
1
Autant j'avais été emballé par la qualité de nos guides à la "Manufacture BOHIN", à la Chapelle-Montligeon et, bien sûr, à Bellême, autant j'ai trouvé que la personne qui tient ce rôle à la "Maison du Perche" n'est pas au niveau.

Plus généralement, les expositions temporaires ou permanentes organisées à Courboyer sont de très belle qualité et témoignent de la compétence de leurs concepteurs. Mais, là encore, la mise en valeur n'est pas au niveau.

Je me suis donc contenté de prendre des photos de détails qui retenaient mon attention et je les présente ici en vrac, c'est-à-dire comme je les ai découverts :

- la voûte d'une église qu'il faudra absolument aller visiter :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

- une cheminée qui mérite le détour :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

- un chouette portail d'église :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

- un très intéressant tableau, "contemporain de la Chaslerie", d'un membre de la famille de FONTENAY qui fut propriétaire de Courboyer du temps de la Ligue (j'ai connu un membre de cette famille dans les milieux boursiers, il y a une quarantaine d'années ; il devait être, de mémoire, fondé de pouvoirs de l'excellent Jean-Pierre PINATTON, agent de change) :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

- un très bel attirail de cheminée :

23 septembre 2018.

- une intéressante cloison de séparation d'une grande pièce en deux (j'ai vu quelque chose de semblable au 1er étage du manoir de la Palue à Domfront et l'on pourra s'en inspirer quand le temps sera venu de restaurer la "salle dévastée" de notre logis favori) :

23 septembre 2018.

- un dispositif qui n'est pas un évier (pas d'évacuation des eaux) et dont je ne saisis pas bien quel a pu être le rôle :

23 septembre 2018.

- des pavages intéressants et, surtout, fort bien posés :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

- une porte qui, selon moi, est intéressante dans son principe mais complètement ratée dans sa réalisation (sans doute pas manque de sensibilité du menuisier, ici une brute mécanisée d'après moi) :

23 septembre 2018.

- une intéressante façon de verrouiller une fenêtre avec des pièces en bois (dommage que ma photo soit aussi mauvaise) :

23 septembre 2018.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 27 septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
0
Voici, selon moi, un exemple d'exposition très intéressante dans son principe et dans son contenu, mais extrêmement mal mise en valeur par la "Maison du Perche" qui a été incapable d'afficher tout un tas de commentaires pourtant indispensables.
Donc je vous le demande : qu'est-ce que c'est que ces zozos ?

Elle est consacrée pour l'essentiel aux enduits (intérieurs ? extérieurs ? mystère !) et je l'ai photographiée de façon systématique car ces images pourront néanmoins nourrir mon dialogue avec Arnaud PAQUIN, Cédrick COOS et Sébastien DUVAL quand le temps sera venu de penser aux enduits intérieurs de notre manoir favori.

Malheureusement, je ne sais pas me servir de "Photoshop" et le logiciel de correction de photos que m'impose "Windows" n'est pas terrible (ou je ne sais pas l'utiliser), donc les couleurs sont mal rendues ici :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

Je note une liste d'artisans (ce n'est même pas précisé...) à retenir :

23 septembre 2018.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 28 septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
0
J'en termine avec ce compte rendu de l'escapade du dernier week-end, organisée par les Rouennais de l'association "Patrimoine(s)" et à laquelle je m'étais inscrit fortuitement.

Le dimanche en fin de matinée, nous sommes parvenus à Saint-Cyr-la-Rosière et avons commencé par y visiter l'"écomusée du Perche". Je n'ai pris là aucune photo (on en trouvera de remarquables ici). Non que ce que j'ai alors vu soit inintéressant. Au contraire, tous ces témoignages d'une vie rurale disparue il y a peu sont captivants et fort bien expliqués et mis en valeur. Mais ce n'est pas le cœur de mon propos sur ce site et, surtout, après 36 heures d'excursion, je commençais à être sur les rotules et n'avais plus la même pêche pour alimenter ma prose.

Voici néanmoins quelques photos du site voisin du prieuré Sainte-Gauburge, un très bel endroit qui appellerait, selon moi, d'importants travaux de restauration et où se tenait, ce week-end, une "Fête du miel" de tonalité baba-cool à laquelle je me suis, à vrai dire, assez peu intéressé (si ce n'est pour acheter en vue de l'offrir à ma petite-fille un beau livre d'enfants consacré aux abeilles) :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

Mes préoccupations de restaurateur de vieilles pierres étant actuellement ce qu'elles sont, je me suis toutefois attardé pour admirer un évier qui ne date pas d'hier (dommage que la photo soit complètement ratée)...

23 septembre 2018.

... et l'équipement d'une ancienne écurie...

23 septembre 2018.

... dont un magnifique pavage :

23 septembre 2018.


Ensuite, les choses se sont compliquées car Carole et moi avons dû nous éloigner du groupe pour filer à Alençon où le service de ma mère n'avait pas manqué de nous rappeler.

Alençon - Thiron-Gardais, cela fait une trotte. Et mon GPS s'est mis à débloquer, de sorte que, devant la demeure du chouchou de la reine des pandas, nous n'avons pas retrouvé notre groupe ni réussi à faire rouvrir les portes. Dommage car, vue de l'extérieur, la restauration du "collège royal et militaire " de l'illustrissime Stéphane BERN m'a paru très réussie (le bonhomme a du goût et, à l'évidence, dispose de très gros moyens financiers). Tout cela est très mignon et même - si je puis me permettre - très léché.

En rentrant seul à notre manoir favori, j'ai encore fait étape à Alençon, ô joie. Ceci est évoqué par ailleurs.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 28 septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Anecdotes
0
Il me semble avoir lu en ligne, hier après-midi, que, contrairement à ce que laissaient entendre dimanche dernier des communiqués de presse triomphalistes, le "Loto du patrimoine" du chouchou de la reine des pandas a fait un flop.

Ce n'est pas moi qui verserai une larme à ce sujet. Au demeurant, j'ai assez écrit que c'était une ânerie de prétendre que le succès de ce truc témoignerait de l'attachement de nos compatriotes à notre patrimoine.

Pour le reste, j'attends impatiemment le tirage du prochain "Euromillions". Le gros lot y est énorme et j'ai investi 5 € pour tâcher de décrocher le pompon. C'est quand même autre chose que ces turlupinades !
En ma qualité de délégué de la "Demeure Historique", je viens de m'inscrire à deux prochaines séances de formation :



Celle consacrée au prélèvement à la source devrait me permettre de vérifier que j'ai bien compris le fonctionnement de cette nouvelle usine à gaz.

Celle qui traitera de communication correspond à une autre de mes préoccupations, savoir comment m'exprimer sur la toile. Au-delà de notre site favori où j'évoque sans guère de filtres mes réflexions, enthousiasmes, erreurs et repentirs, il faudrait que j'arrive à revitaliser, par exemple, la "page Facebook" de notre manoir favori où je m'exprimerais avec davantage de retenue. Et je serais également intéressé d'être briefé sur le mécénat, une autre usine à gaz que j'ai commencé à explorer mais où je bute sur l'absence, à ce stade et à mes yeux, de sponsors significatifs.
Jean-Pierre ARBON
rédigé le vendredi 28 septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
0
Qu’est-ce qu’un galant ?
Publié le 27 septembre 2018

Dans la fable publiée hier, La Fontaine qualifie le singe et le chat de « galants », alors qu’ils s’affairent à dérober des marrons, et n’exercent aucune activité relevant de la galanterie au sens moderne. Ni charmeurs, ni séducteurs, ni amoureux. Ils se contentent de faire des mistoufles.

Car un galant, à l’origine, c’est quelqu’un qui est en train de galer. Galer est un ancien verbe qui n’a rien à voir avec galérer, c’est même quasiment l’inverse : il signifiait prendre du bon temps, mener joyeuse vie, se dissiper en plaisirs. C’est ainsi que l’entend Villon, qui regrette dans son Testament de n’avoir pas étudié « au temps de sa jeunesse folle » : Je plains le temps de ma jeunesse / Auquel j’ai plus qu’autre galé.

Et le dictionnaire étymologique que je consulte rapproche d’ailleurs galer du mot francique wala, bien, (qui donnera en néerlandais wel et en anglais well), et du verbe walare, être bien, et même, plus justement, « se la couler douce ».

N.D.L.R. : "Interesting."