Désultoirement vôtre !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 27 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Alors que l'on fait discrètement comprendre à ma mère qu'elle devra bientôt céder sa place au "Parc" à un autre convalescent, j'essaye, tout doucement, de lui faire considérer qu'elle ne pourra pas réintégrer son appartement aussi vite que le souhaiteraient ses femmes de ménage et autres fournisseurs parisiens qui ne manquent pas de la relancer téléphoniquement avec une régularité confondante.

C'est ainsi qu'aujourd'hui, je lui ai fait visiter l'établissement du groupe "Domitys" que j'ai repéré à Alençon. L'hôtesse d'accueil lui a présenté un appartement meublé de deux pièces avec balcon qu'elle a trouvé très accueillant, ainsi que les diverses pièces communes (piscine, salle de sports et de kiné, salon de coiffure, salle de jeux de société, salle de bricolage, salon télé et bibliothèque, salle de repas, bar) et tout cela lui a beaucoup plu, d'autant que je lui vantais l'avantage de pouvoir papoter avec d'autres pensionnaires - à dire vrai souvent plus valides qu'elle - avec qui elle aurait tout loisir de sympathiser.

En fait, une place en "séjour temporaire" qui s'était libérée dans cet établissement vient déjà d'être réservée. La prochaine sera disponible à la mi-août. Je me dis que cela pourrait nous laisser le temps de convaincre ma mère qu'elle trouverait, dans ce genre d'établissement, un mode de vie bien préférable à un retour précipité dans son appartement où elle se plaint souvent de trop rarement recevoir de visites.

Le problème est qu'Alençon est à une bonne heure de route de notre manoir favori, de sorte que ma mère devrait accepter que je n'aille pas l'y voir tous les jours comme je l'ai pu à Bagnoles.

Il est prévu que, dès ce lundi, nous nous rendions à la "résidence Beaulieu" pour que ma mère puisse choisir entre Caen, qui serait moins incommode pour ma sœur (si tant est que les jusqu'au-boutistes de la S.N.C.F. arrêtent de pourrir leur service), et Alençon.

Après tant d'efforts en ce jour de canicule, un soufflé glacé au Grand-Marnier complété de Chantilly n'était pas de refus :

27 juillet 2018.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 28 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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Au courrier d'hier, cette lettre :

Je suppose que, aux cotisations près, ce sont de bonnes nouvelles. Car cela fait tellement longtemps que j'ai présenté ces demandes que je ne sais plus en quoi ces "options" peuvent consister.

D'ailleurs, je ne sais même plus où, dans l'agitation des derniers mois, j'ai pu classer ce dossier.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 28 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes
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S.M.S. reçu de Carole à 0 h 30 : "On est arrivés à Angoulême il y a 30 mn avec un train qui n'était pas le nôtre (qui avait été annulé) et ce train avait 6 heures et qques de retard. On s'est finalement bien débrouillés puisqu'on a voyagé assis. J'éteins le portable pour dormir."

C'est bien ce que je disais : la S.N.C.F. est une boîte de merde, ni plus, ni moins.

Et pendant ce temps-là, certain continue à rouler en voiture de fonction :

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 28 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Ma sœur avait réservé sa place de train pour arriver tout à l'heure, à 11 h 09, à Flers. Elle est déroutée vers Caen où elle débarquera (si tout se passe bien) à 11 h 53. Donc, pour moi, ce sera 2 fois 1 h 15 de route au lieu de 2 fois 20 minutes.

S.N.C.F. = BOÎTE DE MERDE !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 29 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Pouvoirs publics, élus locaux
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L'arrivée impromptue, hier, de ma sœur en gare de Caen...

... m'a permis de lui faire visiter la "Résidence Beaulieu". Nous avons alors compris, dans une certaine mesure, la différence entre les résidences pour "personnes âgées dépendantes" comme celle-ci et les résidences pour "personnes âgées non dépendantes" comme les "Jardins de Diane" à Bagnoles (qu'elle avait parcourue avec son mari il y a huit jours) ou "Le jardin des Lys" à Alençon (que je lui conseille de découvrir cette après-midi, lors de son retour à Paris en auto avec l'aîné de ses enfants et sa petite famille). Cette différence tient à l'évidence à l'état physique des résidents, comme cela se constate sur place, donc, nous l'imaginons, à la densité du personnel para-médical et à son rôle, ainsi qu'aux équipements disponibles, par exemple pour faire prendre un bain aux résidents.

Or lorsque l'employée qui nous a reçus, ma mère et moi, avant-hier à Alençon a aperçu ma mère voûtée et poussant son engin, il m'a semblé qu'elle en avait rabattu sensiblement sur les propositions d'hébergement formulées quelques jours plus tôt : il n'était plus question de disponibilité immédiate ni de séjour de plusieurs mois susceptible d'être transformé en séjour durable.

Au-delà du comportement de cette employée, se posent donc à moi les questions de savoir :
- si l'état de ma mère peut ne pas freiner son admission dans un établissement de la deuxième catégorie ;
- jusqu'à quel stade d'affaiblissement un établissement de la deuxième catégorie accepte de garder comme résident une personne qui deviendrait de plus en plus dépendante.

Je vais essayer de me renseigner sur ces points délicats. Pas sûr que j'obtienne des réponses lumineuses de mes interlocuteurs officiels. Est-ce d'ailleurs possible ? Ce serait pourtant d'autant plus souhaitable pour moi d'y voir plus clair que ma mère, à qui je n'ai toujours pas fait visiter d'EHPAD, a marqué un petit dépit en constatant qu'à Alençon, les résidents "ne sont pas jeunes". Dans l'immédiat, je retire donc de mon esprit l'idée de l'emmener visiter la "Résidence Beaulieu" demain.

Néanmoins, la nuit ayant à l'évidence porté conseil à ma mère à propos du "Jardin des Lys", force est de noter qu'elle est passée de l'intérêt, avant-hier, pour un "séjour temporaire" mais bref (le mois était mis en avant par elle, pour se caler sur la date de retour de congés de ses employées parisiennes) à une certaine forme d'enthousiasme, hier, à l'idée de s'installer là durablement. Elle a elle-même explicité cette évolution de son point de vue à notre grande surprise, à ma sœur et à moi. Elle a en effet compris d'elle-même que cela lui éviterait bien des tracas administraaaâââtifs dans sa vie quotidienne ; elle a perçu les inconvénients pratiques de son appartement parisien en termes de largeur des portes, du couloir, de sa salle-de-bains dès lors qu'elle devrait y manier son déambulateur ; en toute logique, elle envisage déjà, spontanément, les conséquences pratiques à en tirer à l'égard de ses employées parisiennes.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 29 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Ma sœur, son aîné et la petite famille de ce dernier, nous avons fêté aujourd'hui, avec un peu d'avance et à son invitation, les 91 ans de ma mère qui m'avait demandé où, dans les parages, manger une tête de veau. Moules à la crème et omelette norvégienne ont complété son menu, ainsi que trois bouteilles de cidre (que nous avons également partagées, bien entendu). Comme nous, elle s'est régalée et n'a pas laissé une miette :

29 juillet 2018.

29 juillet 2018.

29 juillet 2018.

29 juillet 2018.

29 juillet 2018.

29 juillet 2018.

J'ai envoyé ces photos par S.M.S. à Carole qui m'a demandé si nous étions en train de fêter les 36 ans de mon cadet ou le 1er anniversaire d'un de mes petits-fils. Non, lui ai-je répondu. Je considère en effet qu'elle fait très bien tout cela sans moi, tenu à l'écart, chez les grands-parents maternels de ce dernier.

Pendant ce temps, l'aînée de mes petites-nièces, âgée de six mois de plus que ma petite-fille, me montrait qu'elle sait dessiner un bonhomme et même écrire son propre nom :

Je me suis dit que ma petite-fille, et bientôt son petit frère, doivent être beaucoup plus forts en matière de danses africaines, compte tenu des conditions dans lesquelles ils sont élevés.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 30 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Ne suis-je pas en train de donner de faux espoirs à ma mère en la poussant à sortir rapidement du "Parc" et ne devrais-je pas essayer plutôt de l'y faire maintenir plus longtemps que prévu ?

Le fait est que le choix de l'établissement suivant se révèle très ardu :
- d'après ce que ma sœur a compris, notre mère a besoin d'assistance tous les jours pour sa toilette ; une telle aide existerait-elle au "Jardin des Lys" d'Alençon ou ne devrait-on pas viser un établissement sensiblement plus médicalisé ?
- que signifie le projet de contrat que j'ai trouvé hier, au nom de ma mère, à Alençon ? Il n'y est plus question que d'un mois de "séjour de découverte" et ma sœur et moi ne souhaiterions pas soumettre si vite notre mère à l'aléa d'une nouvelle étape provisoire dans ses pérégrinations (elle en est déjà à trois en six semaines) ;
- comment notre mère pourrait-elle ne pas réagir mal à un placement en EHPAD où elle devrait côtoyer en permanence nombre de personnes plus dépendantes qu'elle ? Revisitant hier soir, à l'improviste, l'EHPAD de Domfront, j'ai vu sur une porte une étiquette qui la ferait fuir. Comment osent-ils laisser de telles étiquettes visibles ?
- existe-t-il pour notre mère une autre solution que la "résidence Beaulieu" de Caen ? Depuis un mois que je bats la campagne, je n'ai pas vu d'établissement médicalisé de meilleure qualité apparente. Mais cela veut dire que ma mère ne recevrait pas ma visite plus de deux fois par semaine, alors que je l'ai habituée à un rythme quotidien depuis un mois. Ou alors il faudrait que j'aille vivre à Caen donc, probablement, m'y réinscrive à la fac, s'il en est encore temps pour la rentrée prochaine, donc que je délaisse notre chantier favori à un stade critique à beaucoup d'égards, y compris l'un, préoccupant, que je n'ai pas souhaité évoquer à ce stade sur notre site favori. Autrement dit, ceci ne pourrait que retarder - jusqu'à ce que j'aie quel âge ? - les visites, déjà des plus rares, de mes petits-enfants ici, visites auxquelles je n'ai pas renoncé pour ma part.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 30 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Hier avant le déjeuner, j'ai conduit ma mère à notre manoir favori. Elle a trouvé que les arbres avaient beaucoup poussé depuis sa dernière visite (était-en en 2014, à l'occasion du mariage de mon aîné ?). Nous avons pris l'apéro dans la cuisine-provisoire-qui-dure et j'ai pu lui montrer l'état de la salle-à-manger et du salon du logis.

Elle a déclaré que le fournil de la ferme est très réussi, plus vaste qu'elle ne l'avait imaginé et très accueillant. C'est une opinion partagée par ma sœur, mon beau-frère et la famille de leur aîné qui y ont séjourné les deux derniers week-ends. Il est vrai que je connais des visiteurs occasionnels beaucoup plus exigeants et qui, si j'ai bien compris, préfèrent, preuve de goût, des bâtisses en parpaings.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 30 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Pouvoirs publics, élus locaux
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Un coup de fil à la collaboratrice de l'assistante sociale du "Parc" me conforte dans mes appréhensions : ma mère est bien une personne "dépendante" et il serait justifié de viser pour elle un établissement médicalisé, les établissements non médicalisés n'admettant en séjour durable que des personnes suffisamment autonomes, du moins en première analyse. Autrement dit - je le signale aux visiteurs du site qui s'interrogeraient sur la meilleure façon de traiter les personnes âgées de leur entourage - il vaut mieux ne pas attendre que l'état de santé du proche se dégrade si l'on veut le faire échapper à une transition trop brutale avant une cohabitation avec des pensionnaires à l'état impressionnant.

Une vraie quadrature du cercle, ainsi que je le découvre jour après jour.