Désultoirement vôtre !

Cela fait déjà un certain temps que j'invitais ma sœur à venir se reposer un week-end dans le cadre de notre manoir favori. Chaque fois, elle déclinait l'offre.

Elle a fini par l'accepter, en compagnie de mon beau-frère, pour aller ce week-end visiter notre mère à Bagnoles. J'ai fait meuler pour eux un double des clés du fournil de la ferme, où je les loge et où ils sont ainsi incités à revenir, et de la cour du manoir de manière à ce que, notamment, ils puissent y utiliser la cuisine-provisoire-qui-dure. Je n'ai en effet toujours pas complété l'installation de ce fournil du matériel électro-ménager qui y est prévu, petit réfrigérateur et four micro-ondes ; il y a toujours eu d'autres priorités pour l'emploi de mes picaillons puisque l'usage de ce fournil était des plus limités à ce jour, mon aîné ayant décrété qu'une telle dépendance a été bâtie puis restaurée trop loin de notre manoir favori pour accueillir son Excellence.

Il est prévu que, le week-end prochain, ma sœur revienne, accompagnée cette fois de son aîné et de la petite famille de ce dernier. Je prévois de loger ceux-ci dans le fournil du manoir, dont le lavabo reçoit l'eau mais je ne suis pas sûr de savoir en rallumer le chauffe-eau. A part ce lavabo, cette dépendance est dépourvue de douche ou de w.-c., de sorte que son confort est bien moindre que celui du fournil de la ferme. En outre, ce bâtiment a subi des dégâts des eaux le dernier hiver auxquels Igor n'a pas encore remédié. Il devait le faire hier mais, comme il n'a pas réussi à se procurer la chaux à badigeonner sur les murs maculés de tanin, il a reporté son intervention au début de ses vacances, le 27 juillet prochain si j'ai bien retenu. Avec un peu de chance, nous pourrions donc arriver à ce que ce fournil soit plus présentable pour ce neveu.

Accessoirement, je retiens que l'état de santé de ma mère et son séjour à Bagnoles auront permis à notre petite fratrie de commencer à se retrouver commodément, ce qui n'avait guère été possible à Paris où chacun se trouve si souvent absorbé par une vie quotidienne prenante.
La Mothe-Chandeniers, le château aux 18.000 propriétaires.

Dix-huit mille personnes, dont les Macron, sont détenteurs d'une part de cette ruine romantique de la Vienne. Ces châtelains d'un genre nouveau consacrent leur temps libre à sa restauration.

N.D.L.R. : Foutaises, toujours de la poudre aux yeux à défaut d'une politique du patrimoine consistante.

Ras-le-bol de ce paltoquet, de sa momie des sables et des bateleurs au sourire Gibbs qui leur cirent les pompes !
Au vestiaire, les clowns médiatiques et autres hérauts de la com-nerie !
Bac 2018 : les prénoms qui obtiennent le plus de mention « très bien ».

Vingt-cinq pour cent des Garance et 18 % des Augustin ont décroché cette année la mention la plus prestigieuse, selon les travaux du sociologue Baptiste Coulmont, qui permettent de retrouver le taux d’accès associé à 335 prénoms.

N.D.L.R. : Une petite normalienne, je vous l'ai bien dit !
lepoint.fr
rédigé le lundi 23 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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Sarkozy soigne son image pendant que Macron s'enlise dans l'affaire Benalla.
Invité de l'émission « Les Essentiels » sur RTL, Nicolas Sarkozy a montré son goût pour la littérature et la musique.

N.D.L.R. : On le savait déjà, cf "La princesse de Clèves" et Carla BRUNI.

Pays de merde, enfoncé toujours plus profond dans la com-nerie.

N.D.L.R. 2 : Pas mal quand même.

C'est un garçon triste
Qui connait bien l'attente
C'est un gosse oublié
Oui c'est un garçon triste
Et son coeur de brocante
A prendre ou à laisser
Comme les garçons tristes
Il invente, il résiste
Pour se faire remarquer
Comme si la tristesse
Cette mauvais sorcière
L'avait fait s'envoler
Et comme les garçons tristes
Il dessine sans répit
De quoi se consoler
Un frisson, un délice
Un instant, un abri
Quelque chose à rêver

J'aime ce garçon triste
Comme à chaque sourire
Il semble s'excuser
J'aime comme il sait croire
Comme il sait s'éblouir
Simplement d'exister
Je chante un garçon triste
Qui se donne des grands airs
Pour ne pas se noyer
Comme tous les garçons tristes
Il aime jouer au cador
Jouer au roi du quartier
Et puis ce garçon triste
Est entré dans ma vie
Il a tout dérangé
Mes rêves et leurs esquisses
Mes souvenirs, mes délires
Il a tout emporté
C'est pour un garçon triste
Que j'ai posé mes armes
Doucement à ses pieds
Et pour ce garçon triste
Je suis prête à souffrir
Je suis prête à trembler
Il est comme une promesse
Il est comme un vacarme
Il est mon naufragé
Il est ma seule tendresse
Mon amour, mon alarme
Mon enfant, mon pêché
Humm humm Humm humm

Il est comme une promesse
Il est comme un vacarme
Ou comme un naufragé
Il est ma seule tendresse
Mon amour, mon alarme
Mon prince et mon péché
Dominique Thiébaut LEMAIRE
rédigé le lundi 23 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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Billet : les footballeurs français champions du monde
Posted on 21 juillet 2018 par Libres Feuillets

Tant pis si le trophée attestant la prouesse
N’est plus l’ancien calice où l’on boit pétillants
Des breuvages de joie rendant le cœur vaillant
Demi-sphère moulée sur un sein de déesse

A la divinité de la victoire en liesse
Les supporteurs de foot déclarent chauds bouillants
Quand la bière ou le champ’ leur font des yeux brillants
« C’est dans ta coupe en or que nous buvons l’ivresse »

On a vu que le ciel a la fin s’est ouvert
Pour l’ondoiement de ceux qui jouent d’un pied agile
Et d’étoiles soudain l’horizon s’est couvert

Les Bleus redevenus vulnérables fragiles
Se sont montrés en bus encadrés de vigiles
Sur eux la gloire a la couleur des lauriers verts


Ce poème est parti d’un vers de Nerval qui se trouve dans « Myrtho », sonnet des Chimères : « C’est dans ta coupe aussi que j’avais bu l’ « ivresse ». Il est dommage que, matériellement, le trophée de la coupe du monde ne soit plus une coupe, mais une sorte de statuette en or surmontée d’un ballon qui fait l’effet d’une grosse tête. Le 15 juillet 2018 à Moscou, juste avant la pluie, l’équipe de France, appelée « Les Bleus » bien qu’elle n’ait pas l’exclusivité de cette couleur, a gagné cette compétition pour la deuxième fois. On a pu constater à nouveau que les passions affectent non seulement les individus, mais aussi les nations, dans la joie ou dans la tristesse. Dans la tristesse, ce qui s’est manifesté, c’est une forte envie presque naïve dont l’expression a dérapé. Comme l’a noté Ouest France les 18 et 19 juillet 2018, plusieurs médias étrangers ont voulu minimiser le succès de l’équipe française, en insistant sur les origines africaines des joueurs. Cette envie perçait parfois sous une bienveillance ambiguë feignant de vanter la diversité des Français. Elle trahissait souvent un racisme inconscient ou maladroitement dissimulé. « Merveilleuse impureté de la sélection française », a écrit le journal barcelonais Sport, illustrant son propos par la mention de Griezmann, Pogba et Mbappé, pourtant tous trois nés français. En Italie, le Corriere della Sera a critiqué cette équipe « pleine de champions africains mélangés à de très bons joueurs blancs face à une équipe composée seulement de blancs représentant un pays au centre de trois grandes écoles de football, les écoles slave, allemande et italienne. » Pour le journal allemand Bild, la France ne doit pas s’illusionner : « Les banlieues de Paris peuplées d’immigrés sont souvent le théâtre d’émeutes, Marseille a été péniblement arraché à la mainmise de clans maghrébins et les 30 % d’électeurs FN n’ont pas disparu en une nuit. » C’est beau, l’amitié entre Européens.

Dominique Thiébaut Lemaire

N.D.L.R. : "Tu quoque", shooté au ballon rond ? Je préfère ton commentaire, ou plutôt sa chute.
Jean-Pierre FOURCADE
rédigé le lundi 23 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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L'"affaire Benalla" domine l’actualité politique française en cette période de départ en vacances pour de très nombreux citoyens . S’agit-il vraiment d’une mise en cause du Président de la République ? Certes, les dirigeants politiques des différentes oppositions parlementaires tentent de le faire croire. Et la plupart des médias en rajoutent à plaisir. Pour moi, il faut raison garder et se souvenir des affaires semblables survenues au cours de certaines présidences précédentes. Un jeune collaborateur de l’Élysée a perdu son contrôle et n’a pas été immédiatement licencié, ce qui est regrettable: la justice est saisie, attendons ses décisions et occupons-nous des vraies réformes que notre pays attend.

N.D.L.R. : C'est aussi mon avis.
Claire FOURIER
rédigé le lundi 23 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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Benalla. – Le déchaînement autour de ce nom me laisse perplexe. Les hommes politiques qui montent au créneau et courent sur les remparts, virevoltant telles des vierges effarouchées par un prédateur, n’ont-ils jamais eu de police parallèle à leur côté ? Les Services d’Ordre seraient nés de la dernière pluie ? Mais le SDECE ? Mais le SAC ? Que je sache, tous les hommes d’État ont eu leurs Services Spéciaux (avec les bavures cachées et assumées, ce qui n’excuse rien, bien entendu). Pasqua, Roger Frey, Sanguinetti, etc., étaient-ils des purs ? On se rappelle que Gaulle eut ses barbouzes et resta toujours silencieux sur le sujet. – Je puis me tromper mais je suis portée à croire que les Français ont mal digéré la soirée Queer à l’Élysée, celle des Bleus aussi (avec la chanson "On va" ou "On a tout cassé") et que certains veulent lui présenter (coup de grâce un peu dérisoire) une facture dénichée à point nommé.

Question d’une béotienne : peut-on diriger un État sans services spéciaux (lesquels ne sont jamais ordinaires – nets, propres –, par nature) ? L'on me répondra qu'il ne faut simplement pas se faire prendre. Sans doute.

N.D.L.R. : Je vois deux grilles d'interprétation de cette affaire :
- une grille politicienne : il s'agit de freiner une réforme constitutionnelle conçue pour envoyer au tapis quantité de parlementaires par ailleurs mal-aimés car souvent mal-connus ;
- une grille sensationnelle : il s'agit de tirer les vers du nez du gorille du Jupiter en charge, ici simple roi Pétaud un peu à poil, et de sa momie des sables ; 24 ans d'écart d'âge, ça fait jaser dans les chaumières, on le comprend. Car qui s'y verrait, à moins d'être bourré ?