Désultoirement vôtre !

Petit divertissement sans prétention à la mode SketchUp :

Cordialement

N.D.L.R. : Merci beaucoup pour cette sympathique contribution !

Pour le moment, je n'ai pas beaucoup de succès pour me faire transférer par les architectes du patrimoine les fichiers que vous avez souhaités.

On se demande bien pourquoi...
Jean LOUCHET
rédigé le Lundi 28 Septembre 2020
Livre d'or - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
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Voici le fichier promis sur la façon de déménager un piano.

J'ai juste quelques remarques mineures:
- sur un piano verni, il faut mettre le film plastique fin AVANT la couverture, surtout si le piano doit rester longtemps emballé. Et après avoir mis la couverture, on met le gros plastique d'emballage.
- à la fin, on n'est pas obligé de ranger les pieds à l'intérieur du piano, on peut les transporter à part. En plus, sur un petit piano a queue, ce n'est pas forcément possible.
- les 3 pieds sont légèrement différents, c'est bien de les marquer pour les remettre au même endroit
- bien emballer les petits morceaux : vis des pieds (éventuellement), vis de fixation de la lyre, bref tous les petits trucs, dans un sac à part, bien scotché.
- certains déménageurs déposent le couvercle (et donc aussi le pupitre) avant de déménager le piano. Ça vaut le coup pour alléger quand on doit faire des étages dans un escalier, mais ce n'est pas le cas ici donc il vaut mieux laisser le couvercle en place comme dans ce document.

A+

Jean

N.D.L.R. : Merci, camarade ! Je transfère à Jean LEMARIE qui a prévu d'intervenir mardi prochain (dans 8 jours) !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 29 Septembre 2020
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Anecdotes
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Le vendeur de la console, à qui je demandais des détails sur sa peinture, vient de me transmettre ces nouvelles photos :

Mon impression est que la peinture est d'époque, notamment parce que je détecte une bichromie. Mais je me demande maintenant si le plateau est en marbre ou en bois peint et s'il est d'époque.

Le mieux serait sans doute que j'aille voir ce meuble sur place. A quelque chose comme 15 heures de route, allez-retour. Et que je me renseigne sur l'opportunité de restaurer sa peinture. Et sur la disponibilité du châtelain du Nord-Cotentin qui pourrait se charger de ce travail, une fois que Sébastien LEBOISNE aurait restauré la frise à la grecque, à laquelle manquent quelques petits morceaux d'après les photos précédentes.

Et pour ce qui concerne l'endroit où installer ce meuble, je ne peux guère y réfléchir car Carole a emporté à Paris les tirages des derniers plans de l'architecte du patrimoine, ainsi que d'autres dossiers dont j'aurais également besoin pour travailler, comme celui relatif au financement du chantier favori par la Région ou celui du bail emphytéotique précédent... Commode !
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Mardi 29 Septembre 2020
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
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De Simone de Beauvoir et du surf
Publié le 29 septembre 2020

J’ai appris que l’histoire de Pyrrhus et Cinéas, que j’ai rapportée l’autre jour, avait inspiré à Simone de Beauvoir un petit essai, le premier qu’elle ait publié. Je me le suis donc procuré, curieux de voir ce que cette anecdote avait pu inspirer à notre philosophe. Eh bien, pas grand chose, à mon avis (mais je ne suis pas allé au-delà d’une vingtaine de pages).

Elle dit que Cinéas semble sage mais qu’il est en réalité un apôtre de l’à quoi bon, du genre « à quoi bon partir si c’est pour rentrer chez soi ? » Elle écrit que le carpe diem d’Horace n’est qu’une illusion ; que « toute jouissance est projet » et suppose une projection vers l’avenir ; que si on fait halte pour goûter le présent ce n’est que pour le plaisir de contempler le chemin déjà parcouru et afin de mieux repartir, car quand cette pause se prolonge on en vient vite à s’ennuyer. Bref elle n’aime pas vraiment l’instant présent. L’homme doit agir, il se définit par l’action (le « faire » dont parle Sartre). Elle n’apprécie donc pas non plus le repos.

J’ai arrêté ma lecture car j’avais du mal à la suivre. Pour moi, le secret de la vie consiste précisément à se tenir dans le présent, c’est-à-dire à vivre en se tenant à l’écart aussi bien des « espérances qui flattent les désirs » (dixit Plutarque), que des alanguissements de la nostalgie : c’est parvenir à s’affranchir des tensions entre futur et passé auxquelles, par nature et culture, nous sommes constamment soumis. Et par rapport à la course perpétuelle, en effet, on peut appeler ça le repos.

Pourtant, c’est tout sauf une posture immobile, car le temps avance, et les heures passent, les saisons, les années. Et ce temps inexorable, il s’agit de se tenir sur sa vague haute et fine, comme un surfeur.


N.D.L.R. : De Simone de BEAUVOIR, je n'ai jamais rien pu lire de ma vie, elle m'emmerde au plus haut point. A poil les féministes !

Beaucoup apprécié en revanche le commentaire, plein de féminité (et même, sans doute, de solidarité féminine), de Claudine sur Juliette GRECO.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 29 Septembre 2020
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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J'aurai le plaisir de rencontrer Jean-Jacques ROUCHERAY à Pont-Rilly après-demain. J'irai le consulter sur l'ancienneté, d'après les photos, des peintures de la console que l'on sait.

Cette après-midi, j'ai poussé une tête jusqu'au nouvel atelier, très spacieux, de Ryszard ZUREK à Mortain. J'ai eu la surprise de constater qu'il a recommencé à travailler sur ma "Passion". Il m'a déclaré que ses reprises des fissures de cet objet résistent bien au temps :

29 septembre 2020.

Nous nous sommes expliqués sur de récents incidents et sommes convenus de repartir d'un bon pied. J'ai ainsi relâché la pression sur le calendrier d'avancement de ce chantier.

L'entrevue s'est si bien passée que j'ai montré à Ryszard des photos de la console que l'on sait. Comme moi, il y voit une bichromie. Selon lui, la peinture est probablement d'origine car, sinon, on décèlerait des vestiges d'anciennes peintures ou dorures au milieu du blanc de l'apprêt (j'ai retenu que l'apprêt est normalement passé en une douzaine de couches). Bref, il serait prêt à être chargé de la restauration de ces peintures. Je lui mettrais, cette fois-ci, d'autant moins de pression sur le calendrier que je ne sais toujours pas où je pourrais installer cette console. Peut-être au rez-de-chaussée de l'aile Ouest, près de la cuisine, mais ce ne serait pas l'endroit le plus valorisant me semble-t-il. Peut-être dans mon futur "bureau-bibliothèque-de-mes rêves", à droite en y entrant, avant la cheminée, mais ceci supposerait que la porte d'entrée dans cette pièce n'empiète guère dans son espace. Et il faudrait alors se demander si les nouvelles boiseries ne devraient pas être peintes dans les mêmes tons.

Ryszard m'a demandé ce que je pense d'Arnaud PAQUIN. Je lui en ai dit le plus grand bien, tant sur le plan humain que technique, sous réserve de quelques aspects touchant à l'organisation. Mais j'ai souligné sa compétence impeccable, la qualité de sa contribution au manoir favori (l'"escalier-en-facteur commun", beau problème qu'il a su résoudre) et son caractère extrêmement sympathique. J'ai rappelé que, lorsque nos voies ont divergé, il avait eu la très grande correction de me recommander un successeur. En fait, l'architecte du patrimoine actuellement en charge de notre chantier favori.

Nous avons également évoqué le dossier de l'Abbaye Blanche de Mortain que jouxte le nouvel atelier. Un dossier difficile et qui paraît engagé de façon préoccupante sur des aspects critiques relatifs à l'intérêt du monument.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 29 Septembre 2020
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Anecdotes
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Alors que je revenais de Mortain, j'ai croisé cette après-midi par hasard mon ancien jardinier Bernard CORBIERE. J'ai évoqué le livre de Gisèle LERICOLAIS, mon ancienne femme de ménage qui fut sa compagne, livre que je lis par longues traites au cours de mes insomnies actuelles :


Gisèle, si discrète lorsqu'elle était à mon service. Gisèle, à propos de qui je savais très peu de choses. Elle déballe tout dans ce livre de 400 pages, dont un père alcoolique, une enfance dans la misère, le viol dont elle fut l'objet au sortir de l'adolescence, son premier mari Algérien qui l'a emmenée au bled, refusait de travailler et lui a fait deux garçons, son second mari, plus âgé qu'elle et qui la maltraitait et dégradait aux yeux des enfants (il lui a fait une fille dont Gisèle était fière dans mon souvenir), de nombreuses aventures sans lendemain, beaucoup d'illusions perdues, toujours la peur de manquer du nécessaire, toujours des travaux ingrats pour gagner peu d'argent pour survivre, mais toujours, aussi, une aspiration à la beauté et à la culture pour elle qui n'a jamais eu l'opportunité de dépasser le niveau du certificat d'études. Ce livre à l'éclat brut ne manque pas de me surprendre. Il y est même question (très peu) de moi, puis de Carole, puis du manoir favori ou de Claude MARTIN (mon premier maçon salarié).

Est-elle la seule personne du voisinage à avoir traversé tant d'épreuves, joué de tant de malchance, au départ de la vie et ensuite, de Charybde en Scylla, profondément incapable de se stabiliser et, pourtant, toujours soucieuse de se sortir de toutes les ornières de son parcours, avec cet étonnant espoir dans ses recherches picturales puis ces confessions ?

Est-elle la seule à vouloir témoigner de ce qu'elle a vécu, de ce en quoi elle croit, de ce à quoi elle aspire ? Au moins, celle-ci ne reste pas mutique comme une buse, bloquée dans des dénis sans fin, bouchée à l'émeri vis-à-vis de qui voudrait la comprendre, de qui voudrait l'aimer.

Bravo Gisèle !
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Mercredi 30 Septembre 2020
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
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Un cœur vide
Publié le 30 septembre 2020

Encore un mot sur Pyrrhus et Cinéas qui avaient fait déjà couler beaucoup d’encre, avant celle de Madame de Beauvoir. Boileau en parle dans une de ses épîtres, il paraphrase Plutarque en alexandrins, mais c’est le constat lapidaire de Pascal, dans ses Pensées, que je retiens : « Pyrrhus ne pouvait être heureux ni avant ni après avoir conquis le monde. »

Il y a ceux qui désirent ce qu’ils ont, et ceux qui toujours rêvent de ce qu’ils n’ont pas. Les premiers sont heureux (mais ils sont rares). Les autres pourront bien posséder l’univers, cela ne remplira pas leur cœur vide. Un cœur vide est un vide sans fin.


N.D.L.R. : Exact.
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(Début de citation)

De : Patrice (...) <p.(...)@orange.fr>
Envoyé : vendredi 2 octobre 2020 15:13
À : 'Pierre-Paul Fourcade' <penadomf@msn.com>
Objet : RE: Votre lettre du 28 septembre 2020

Bravo Pierre-Paul. C’est un message salutaire.

Patrice

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De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : vendredi 2 octobre 2020 12:58
À : (...)@dgfip.finances.gouv.fr ; ddfip61.PPR.personnel@dgfip.finances.gouv.fr
C.C.I. : P. C. ; H. H.
Objet : Votre lettre du 28 septembre 2020

A l'attention de M. (...), administrateur général des finances publiques

Monsieur le directeur,

J'accuse réception de votre lettre en objet, suite à mes "courriers en réponse adressés au SIP-SIE de Domfront".

Le ton de certains de mes messages, ceux auxquels vous vous référez si je comprends bien, est - je pense que vous l'avez compris - le simple reflet de l'exaspération que je ne dois pas être le seul à éprouver, notamment parmi vos administrés âgés, devant la complexification qui apparaît sans limite des formulaires que nous avons à remplir. Leur informatisation n'a, selon mon expérience, fait qu'empirer la situation. A un titre qui n'est pas qu'anecdotique, me semble-t-il, j'ai eu l'occasion de classer dernièrement mes déclarations de revenus depuis que j'en remplis, c'est-à-dire depuis une cinquantaine d'années, et il est clair que les dernières sont d'un niveau de détail et d'une longueur sans commune mesure avec celles qui étaient en vigueur il y a quelques années seulement. Or il est patent que ma situation personnelle ne s'est pas complexifiée pour autant, au moins depuis une bonne vingtaine d'années, de sorte que le remplissage de ces formulaires aurait pu me devenir routinier, ce qui est loin d'être le cas. Il me paraît nécessaire que vous sachiez que j'y consacre désormais un nombre croissant de jours chaque année, plus de trois et bientôt cinq. Pourtant j'ai enseigné la fiscalité à l'E.N.A., il y a une quarantaine d'années il est vrai...

Certes, je comprends fort bien que, dans le rôle qui est le vôtre, vous puissiez avoir une réaction telle que celle exprimée par votre courrier lorsque vous prenez connaissance de telles critiques indépendamment du contexte.

Mais puisque, ancien fonctionnaire au ministère des finances, je me considère - peut-être à tort - comme l'un de vos "anciens", je ne puis que vous inviter à sensibiliser, autant que faire se peut, vos collègues en charge de la mise au point desdits formulaires informatisés à la nécessité de veiller au confort des usagers et à la préservation de la dimension intuitive du remplissage de ces documents. Dans toute la mesure du possible, il faudrait par exemple veiller à stabiliser la forme de ces formulaires ou bien mettre en place un guichet aisément accessible et humain (car on en a assez de recevoir des courriels émanant de "nepasrepondre@" !). Il me semble qu'il y aurait là un immense champ de progrès pour "rendre la vie commode et les gens heureux", selon la formule intemporelle de Bossuet.

C'est dire qu'en plus de vos critiques, que je vous assure recevoir positivement, de mes réactions à des procédures qui ne fonctionnent pas ou mal (soit sur "impots.gouv.fr", soit sur "service-public.fr", ainsi que j'en ai encore récemment fait l'expérience, le problème que j'évoque me paraissant global), j'aurais apprécié qu'au moins au bénéfice de l'âge et pour demeurer constructif, vous me désigniez l'un de vos collaborateurs disponible pour m'aider à remplir les formulaires en ligne en question. Il semble en particulier que je doive fournir des adresses de courriel différentes lorsque je remplis des formulaires différents et je ne sais pas le faire (outre que je peine à comprendre pourquoi il faudrait multiplier de telles adresses quand on est, chaque fois, le même signataire).

Donc loin de rejeter les démarches en ligne, je me tiens au contraire à la disposition du collaborateur que vous voudriez bien me désigner, si possible à Domfront, pour me donner la formation nécessaire dont je puis vous assurer qu'elle serait suivie avec les plus grands sérieux et application.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le directeur, l'expression de ma considération distinguée.

Pierre-Paul FOURCADE
Administrateur civil hors classe (e.r.)
Chevalier de la Légion d'honneur

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 2 Octobre 2020
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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Invoquant le chantier favori pour faire simple, je viens de solliciter le report du rendez-vous prévu à Lyon la semaine prochaine. Je souhaite toujours vérifier l'ancienneté du marbre de la console en question, je sais qu'il faut glisser l'index le long de sa tranche arrière afin de s'assurer que le contact est irrégulier.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 2 Octobre 2020
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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L'éditorial du numéro du "Monde" qui m'est parvenu ce matin est, à mes yeux, un monument d'hypocrisie :


On ne saurait oublier la tache du "Mur des cons", faute gravissime dont on pourra longtemps s'étonner qu'elle n'ait pas valu à ses auteurs une volée de radiations de la magistrature. Car, sans un minimum d'impartialité et de respect du droit de la part des détenteurs du troisième pouvoir, que peuvent devenir nos institutions ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 3 Octobre 2020
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Interview très stimulante de Robert BOYER (X 62) dans le numéro du jour du "Monde". Selon lui, "le capitalisme sort considérablement renforcé par cette pandémie". BOYER parle également de "congélation" de l'économie du fait de la pandémie et l'expression me paraît originale et heureuse. Il demande : "Pourquoi devrions-nous trouver 'naturel' de renouveler en permanence nos voitures et nos smartphones, et pas notre accès à l'éducation, aux soins de santé, aux loisirs et à la culture ?". Très bonne question, assurément.

Un ou deux trucs bizarres quand même : cet économiste se réclame de Jacques DUMONTIER que j'eus également comme prof à l'X et que je trouvais assez gâteux (il l'a connu neuf ans avant moi, ce qui explique peut-être la différence). Et, si je comprends bien, il a participé à l'aventure du "modèle Fifi (physico-financier)" que brocardait à bon compte un autre de mes profs, que lui j'appréciais, à savoir Lionel STOLERU.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 3 Octobre 2020
Désultoirement vôtre ! - Economie - Anecdotes
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Las de la qualité de service de l'agence locale des banques populaires, j'ai basculé tous mes comptes actifs sur l'agence du CIC de Domfront. Je trouve que leurs services informatiques en ligne (le suivi des comptes est le seul qui me soit utile) enfoncent la concurrence sans aucun doute. Je conseille à Carole de m'imiter.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 3 Octobre 2020
Désultoirement vôtre ! - O'Gustin
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Guguss-Gros-Cochon s'était vautré dans une charogne, il empestait le manoir favori.

Deux douches et du savon à l'huile de lin auront été nécessaires pour surmonter cette pestilence :

3 octobre 2020.

3 octobre 2020.

3 octobre 2020.

3 octobre 2020.

3 octobre 2020.