Désultoirement vôtre !

Traversée
Par Jean-Pierre Arbon / 20 mai 2022

Un jour, il s’agira de monter dans la barque et de gagner l’autre rive, celle qu’on ne voit pas. Vous n’aurez pas le choix. Le temps sera maussade. À peine aurez-vous quitté l’embarcadère qu’un grand vent se lèvera. Votre esquif roulera et tanguera, chahuté par la houle. Vous serez dans l’obscurité. Vous aurez peur. Vous serez perdu.

Il se peut que quelqu’un, émergeant de la nuit et marchant sur les eaux, vienne alors à votre rencontre ; qu’à sa vue vous soyez saisi d’une crainte plus grande encore que celle de la tempête ; qu’il vous dise « N’ayez pas peur », et que la barque touche terre, de l’autre côté.

Il se peut aussi que vous tombiez à l’eau, et que cette histoire de traversée s’arrête là. Il se peut même qu’elle se termine au moment même où vous monterez dans la barque, car elle ne s’adresse qu’à ceux qui demeurent sur la rive, inquiets de votre départ et de ce qui vous (et donc les) attend.

Quelle fin choisir ? Que croire ? Et se pourrait-il enfin que selon que vous optez pour l’une ou l’autre version, ce soit celle que vous aurez retenue qui réellement vous advienne ?


« Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent au bord du lac. Ils s’embarquèrent pour gagner l’autre rive. Déjà il faisait nuit et Jésus ne les avait pas encore rejoints. Un grand vent se mit à souffler et le lac devint houleux. Les disciples avaient ramé pendant cinq mille mètres environ, lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors ils furent saisis de crainte. Mais il leur dit : “C’est moi. N’ayez pas peur.” Aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient. » Evangile selon Saint Jean 6, 16-21

N.D.L.R. : Même moi, je peux comprendre qu'un homme qui écrit ceci a d'autres soucis en tête que venir chanter du BRASSENS à la Chaslerie.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 23 Mai 2022
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine
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Mon aîné demeurant toujours aussi mutique, j'ai pris l'initiative de le rappeler ce matin. Il m'a dit qu'il me contacterait mercredi soir pour "clarifier plusieurs points de (ma) proposition".

Pour une fois, soyons optimistes et considérons que le pire n'est jamais sûr.

P.S. (à 17 heures) : Il ne faut pas que j'oublie de noter qu'il trouve "très bien" les derniers travaux dans la cuisine du bâtiment Nord et la salle-à-manger du logis. Les compliments sont si rares...
Pour pouvoir solliciter une subvention au titre de l'empierrement d'allées de la Chaslerie, il vaudrait mieux que j'aie transmis mon dossier avant le 31 mai prochain à mes interlocuteurs utiles. Et, auparavant, que j'aie un numéro SIRET.

Voici la demande que je viens d'en faire :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 25 mai 2022 11:27
À : cfe@orne.chambagri.fr <cfe@orne.chambagri.fr>
Cc : GOMANT Jean-Sebastien - DDT 61/SET/DR <jean-sebastien.gomant@orne.gouv.fr>
Objet : TR: FORMULAIRE AGRICOLE

Madame,

Je vous prie de trouver ci-joint le formulaire de demande de SIRET que je me suis efforcé de renseigner le mieux possible :


J'ai besoin d'urgence de ce numéro SIRET pour solliciter une subvention (aide à l'amélioration des dessertes forestières - Sous-mesures 04.03 des programmes du FEADER).

Pour autant, retraité de la fonction publique âgé de 70 ans, je suis peu familier de la fiscalité agricole, donc ai rempli les cases correspondantes "au jugé", conscient que je n'aurai guère de revenus agricoles de mon vivant.

Cordialement,

PPF
06 12 96 01 34

(Fin de citation)

P.S. (du 26 mai 2022 à 4 heures) : Mon interlocutrice de la chambre d'agriculture de l'Orne m'a informé hier que je suis déjà immatriculé chez elle et y dispose d'un SIREN/SIRET :


Je l'avais oublié et ne me rappelle pas pourquoi j'avais déjà demandé un tel truc.

P.S. 2 (du 26 mai 2022 à 7 heures 30) : Il me revient que j'avais dû demander ce truc lors de ma première vente d'herbe à faire foin. Ce fut aussi la dernière puisque j'avais rapidement constaté n'avoir aucune envie de courir après les candidats-acheteurs. Depuis cette époque et pour simplifier la paperasse, je broie (ou fais broyer).
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé aujourd'hui
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes
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Chaque année, j'ai l'habitude de déposer chez mon percepteur à Paris un jeu complet de photocopies de toutes les factures réglées l'année "n - 1" au titre du manoir favori. Ce n'est pas requis par la réglementation mais, en procédant de la sorte, je mets les gabelous en position de se mettre quelque chose sous la dent avant d'avoir à m'appeler en vue d'un contrôle éventuel.

Puisque je dois aller à Paris lundi et mardi, j'en profiterai pour déposer le pavé 2021 à l'endroit habituel.

Ceci veut dire que, d'ici dimanche, il faut que je finisse la mise en ligne de ma déclaration des revenus 2021. Pour ce qui concerne les S.C.I., je suis hors délai mais les enjeux sont nuls et il me fallait d'abord retrouver les mots de passe des adresses de courriel que je n'utilise que pour elles, ce qui est fait grâce au dernier incident technique.

Je devrai finir cette corvée en dépit de la présence ici de la petite famille de mon cadet, venue se reposer pour ce pont au manoir favori. Mais je pense que ça devrait aller assez vite puisque j'ai déjà préparé le jeu de photocopies.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé aujourd'hui
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - O'Gustin - Anecdotes
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Mon cadet et sa petite famille n'ont pas manqué de trouver très réussis les récents "travaux de window-dressing".

Walter et son épouse se réjouissent en particulier de pouvoir utiliser le rez-de-chaussée de la tour Nord-Est pour y installer leurs ordis. Les enfants sont ravis de pouvoir courir dans des volumes moins exigus que les 65 m2 habituels.

Depuis quelques jours, "Guguss-trop-cochon" n'a plus le droit d'entrer dans les zones habitables, donc se trouve relégué, aux fins de niche, au rez-de-chaussée de la tour Louis XIII.
Pierre-Alain CLOSTERMANN (via "Facebook")
rédigé aujourd'hui
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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Rubrique « Esprits aimables »
dans l’hôtel Barré de Jumilly.

Afin de commencer cette petite histoire il faut savoir qu’un ami « médium » nous avait dit avant l’achat de cette maison qu’il ressentait la présence agréable de plusieurs enfants dans cette demeure... Sans vraiment y croire j’avais bien constaté un mois plus tard lors de l’étude généalogique le décès du premier fils de Marie Anne des Moulins, veuve de Henri II Barré de Jumilly, mais sans que cela vienne relever la chose outre mesure, sachant bien la difficulté de survie des enfants en bas âge au XVIIe siècle.

Pour en revenir aux travaux, la période est en ce moment à retrouver les solives d’origine, arrachant les faux plafonds datant du début du XIXe siècle, travail quelque peu ingrat car ils sont montés sur des centaines de lattes de châtaignier clouées sur les poutres, parfois peintes il y a trois siècles.

Je subis ainsi chaque jour les avalanches de terre, de celle qui se trouve au-dessus pour servir d’isolation de fortune, laquelle choit rarement ailleurs que sur la tête de votre serviteur - je vais bientôt finir en statue !
Mais il n’y a jamais rien d’autre, jamais de détritus, de morceaux de métal ou d’autres objets désagréables qu’on pouvait s’attendre à découvrir. Je suis donc rassuré: ce n’est pas une poubelle ! De la terre essentiellement.
Néanmoins j’y ai trouvé une petite cuillère en cuivre du XVIIIe siècle et hier soir ce qui semble être comme un grand mouchoir d’homme mais qui pourrait tout aussi bien être une serviette ou un bavoir ancien pour enfant...
Soudain je comprends que ces objets ne sont pas là pour rien, ils appartenaient probablement à des défunts dont on voulait garder une présence dans la maison, une sorte de porte-bonheur. Mon voisin avait ainsi découvert une poulaine (chaussure pointue du moyen âge) cachée derrière une cloison, ce qui fut interprété par les historiens de la ville comme une tradition populaire qui a longtemps perduré.

Mais c’était sans imaginer la découverte de ce soir.
Voilà qu’en fin d’après midi, achevant une longueur de poutres, après 3 heures passées à cette laborieuse activité, je reçois sur la tête un objet que je n’ai pas eu le temps d’identifier à travers mes lunettes de chantier pleines de buée. Une demi seconde à entrevoir cet OVNI ne laissa à mon cerveau que le temps de s’imaginer une pierre, avant qu’un gros « poc » ne résonne sur mon crâne.
Ouf ! Ce n’était pas si méchant, bien que très intriguant...🤔

Je descends donc de l’échelle, retire mon masque et mes lunettes pour commencer à scruter le sol, lequel se trouve jonché de plâtre, de terre et des innombrables lattes de bois arrachées à la frilosité des anciens propriétaires.
Soudain mon regard s’arrête, médusé, alors qu’une vive émotion me serre la gorge, achevant définitivement cette journée de labeur.
Il s’agit d’un petit soulier d’enfant en cuir noir, montant sur la cheville, à la semelle partiellement cloutée... appartenant probablement un garçon de 5 ou 6 ans.

Il faudra maintenant étudier l’histoire des habitants bien après 1700 pour en savoir davantage sur la raison de ces objets.
Et dire que je n’en suis pas encore au sixième seulement de la surface de plafond ! Que reste-t-il à découvrir ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé aujourd'hui
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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Voici le texte du courriel que je viens d'envoyer au fisc via l'"espace personnel" de leur site "impots.gouv.fr" :

(Début de citation)

Bonjour !

J'essaye de déclarer mes revenus 2021 en ligne. Ce n'est pas facile pour moi qui suis âgé de 70 ans et pas "geek" du tout.
J'essaye plus particulièrement de déclarer les revenus des S.C.I. dont je suis le gérant :
S.C.I. 1 de Walter FOURCADE
S.C.I. 3 des autres lieux
S.CI. 5 des écuries et du colombier

Chaque fois, je suis sensé me connecter à votre site "impots.gouv.fr" en fournissant une adresse de courriel différente et un mot de passe différent. Ce n'est pas commode. J'aimerais que toutes ces déclarations puissent s'effectuer sans que j'aie besoin de me connecter plusieurs fois.

Cette année, je n'ai pu respecter la date-limite du 18 mai, je crois, car je ne savais plus me dépatouiller avec votre site. En particulier, je ne retrouvais plus l'attirail d'adresses de courriel et de mots de passe nécessaire.

Ce matin, j'ai réussi à me connecter à l'"espace professionnel" relatif à la "S.C.I. 3 des autres lieux" mais impossible pour moi de remplir la déclaration (sans doute parce que la date-limite est dépassée) et impossible également de vous écrire à partir de cet espace ; on m'y répond et m'y guide de façon inexploitable par moi.

Quoi qu'il en soit, je voulais vous informer qu'aucune de ces trois S.C.I. n'a eu de revenus en 2021.
Pour autant, je crois que chacune me donne le droit de réduire mes revenus fonciers de 125 € (comme les années précédentes)
J'espère que l'information que je vous en donne ici vous suffira.

Cordialement,

PPF
06 12 93 01 34

(Fin de citation)
(A propos du pavement retrouvé lors des fouilles au château de Domfront en mars 2022)

Le pavement est vraiment magnifique. Aura-t-on un compte-rendu des interprétations de l’archéologue ? Que peut-on déduire des anciennes structures de surface ?


N.D.L.R. : Et de quand date-t-il ?

En effet, il n'est pas sans me rappeler celui trouvé dans une partie de la cour du manoir favori.