Désultoirement vôtre !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 5 juin 2010
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Le dépouillement des réponses reçues dans les délais est achevé.

J'ai le plaisir d'annoncer que la meilleure réponse nous est parvenue de Londres et que le grand vainqueur est Jacques LAURENSOU, avec l'excellent score de 136 points. La bouteille de calva est quérable à la Chaslerie...

Jacques pourra cependant noter qu'Aliénor d'Aquitaine a résidé à Domfront, où elle a même accouché d'une fille prénommée Aliénor, comme elle, et qui était la future grand-mère de Saint Louis (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ali%C3%A9nor_d'Aquitaine).

Bien sûr, je sens qu'avec Jacques, il y aura débat pour savoir si les conducteurs de quads sont des animaux sauvages. Je serais prêt cependant à abandonner le qualificatif "sauvage". Pour ce qui est de la classification parmi les animaux, je renvoie à mes cours de biologie et à http://fr.wikipedia.org/wiki/Animal...

Pour ce qui est de Sainte Anne et de ses patronnages, je renvoie au troisième paragraphe de http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_(prot%C3%A9vangile).

Enfin, j'invite Jacques LAURENSOU à venir un jour prochain faire avec moi l'inventaire des essences des deux cadrans celtiques implantés dans la parcelle au Nord du manoir. Comme raconté sur le site sur une page qui, par exception, a échappé à l'attention de Jacques, un sequoïa a été planté au centre du grand cadran et un cèdre du Liban à la même place du petit.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 5 juin 2010
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Anecdotes
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Hier à Caen, j'ai revu Bernard DESGRIPPES, dont l'ouvrage sur les manoirs du Domfrontais est une utile mise à jour, notamment grâce aux photographies, d'un ouvrage original et de qualité paru au 19ème siècle (sous la plume de LASSEUR, je crois).

Comme moi, il assistait à la soutenance de thèse (ancien D.E.A.) de Sébastien WEIL. Ce dernier, présentant ses recherches sur le Domfrontais de 1650 à 1850, a obtenu du jury présidé par le Professeur MORICEAU, la mention très bien et la note de 18 sur 20. J'étais heureux d'être le témoin de cet exploit que nous avons fêté comme il convient.

Bernard DESGRIPPES m'a signalé à cette occasion être en possession de photographies sur verre représentant des manoirs du Domfrontais, dont la Chaslerie. Comme je suis toujours à la recherche de vues de la Chaslerie antérieures à 1884, cette information m'a intéressé. Il m'a aussi déclaré détenir de vieilles cartes postales de la Chaslerie que je ne connais pas puisque, comme il le sait, toutes celles qui me sont passées entre les mains sont reproduites sur la "Photothèque" du site.

Bernard DESGRIPPES semble cependant faire quelques difficultés à me montrer ces vieilles images, nouvelles pour moi.

Pour tâcher de justifier ses réticences, à mes yeux un peu étranges, il m'a déclaré que, lors d'un contact que j'aurais eu avec les parents de sa compagne, il y a une quinzaine d'années, je leur aurais vivement déplu ; or, je ne me souviens pas avoir eu l'honneur de rencontrer ces estimables personnes ; il paraît que j'aurais refusé de leur acheter de vieilles poutres que j'aurais déclarées "pleines de clous" (mais, si j'ai bien compris, ces poutres auraient depuis fini au feu, ce qui pourrait d'ailleurs, me semble-t-il, confirmer rétrospectivement, si nécessaire, mon appréciation d'alors). Donc la compagne de Bernard DESGRIPPES, que je ne crois pas avoir le grand avantage de connaître, refuserait de recevoir à leur domicile un "malotrus" de mon espèce.

Voici, on en conviendra, une information fort importante et à traiter comme telle, même si elle peut, selon les points de vue, sembler brute de décoffrage ou, au contraire, quelque peu réchauffée. De mon côté, on se doute que je suis toujours heureux de recevoir des leçons de politesse ou de maintien venant d'experts en ces matières, puisque, comme je le professe par ailleurs, il n'y a pas d'âge pour apprendre (par exemple, j'aimerais aussi savoir, tant qu'on évoque la bienséance, pourquoi l'auteur contemporain, dont je parle en introduction à ce billet, ne cite nulle part dans son ouvrage, non pas la dette énorme et évidente qu'il a à l'égard du dénommé LASSEUR, mais le nom seulement de ce dernier...).

Cette information paraît cependant refléter un certain état d'esprit déjà observé, à l'époque où j'avais encore plaisir à cotoyer l'auteur contemporain en question parmi des personnes que, désormais, j'évite volontiers. On aura compris qu'il s'agit là des jaloux, tout simplement, et plus particulièrement parmi ces derniers, de ceux qui sont en outre connus pour être friands de ragots et pour aimer par dessus tout essayer de se donner quelque importance en les colportant parmi leurs relations.

Bien entendu, chacun est libre d'interpréter cette affaire comme il l'entend. Quant à moi, il me semble que, si un visiteur du site pouvait aider à ce que ne soient pas bloquées, ici ou ailleurs, des documents éventuellement
utiles, nous serions plusieurs à lui en être reconnaissants.

Sébastien WEIL
rédigé le dimanche 6 juin 2010
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Merci M. Fourcade pour ce petit mot et surtout pour votre présence lors de la soutenance de mon Master II. Je devrais poursuivre et continuer à tirer la charrue, à travailler la terre à la houette comme les anciens paysans du Domfrontais afin de l'ameublir, sauf que cela est une entreprise sur tant d'années! Années à venir que je dois valoriser autrement...Ce travail se trouve à la Médiathèque de Domfront, mais pour vous je devrais en trouver un exemplaire dédicacé...
@ Sébastien WEIL :

Merci d'avoir eu l'attention de déposer à la Médiathèque de Domfront un exemplaire de votre travail original et impressionnant par son volume et son ampleur. C'est une excellente idée de permettre ainsi à tous les amateurs d'accéder facilement à des informations précieuses, au moins pour eux.

Dans un ordre d'idées comparable, j'assistais hier à l'assemblée générale annuelle de l'"Association pour la restauration du château de Domfront", sous la présidence de Jean-Philippe CORMIER. A cette occasion, les participants ont marqué leur vive préoccupation devant l'incurie manifeste du maire actuel de Domfront pour des peintures murales très anciennes qui ont été déposées de Notre-Dame-sur-l'Eau. Ce modeste fonctionnaire de l'environnement, revenu de Paris pour se faire élire, laisse en effet ces précieux vestiges se dégrader rapidement, sans aucun égard pour ce qu'ils représentent pour l'histoire locale. L'un des participants à l'A.G., M. SUSONG a émis l'idée que ces objets soient retirés de la garde du maire et confiés à la conservation départementale des objets d'art.

De mon côté, j'ai demandé s'ils ne devraient pas plutôt rester à la disposition des touristes et amateurs du Domfrontais, par exemple en les confiant à un propriétaire de monument historique privé du secteur, à charge pour ce dernier d'en assurer la garde, la conservation et la présentation au public.

On pourrait d'ailleurs envisager de procéder de même pour le gisant de LEDIN, actuellement en dépôt à Notre-Dame-sur-l'Eau, c'est-à-dire sans garde, donc accessible à n'importe qui. Dans le calcaire de cette statue unique dans l'Orne, des barbares creusent des trous qu'ils élargissent de temps à autre, au gré de leur imbécillité mortifère.

Sébastien WEIL
rédigé le dimanche 6 juin 2010
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Ce qui manque à et pour Domfront, c'est un lieu culturel d'exposition de ce patrimoine médiéval en lien direct avec le bâti seigneurial et religieux, avec un volet patrimoine rural..., mais non M. le Maire préfère flatter son électorat avec des idées fumeuses du genre piste de danse pour personnes âgées...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 12 juin 2010
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L'auteur contemporain que j'évoquais ici il y a une semaine avait fait passer des annonces sur eBay pour vendre des photographies anciennes de la Chaslerie. J'observe que ces annonces viennent juste de disparaître, sans que j'aie pu voir ces images. Quelle curieuse coïncidence, n'est-ce pas ?

Il est certes possible que ces lots aient subitement trouvé enchérisseur, alors qu'ils étaient en rade depuis trois mois. Mais il se trouve que toutes les annonces passées par le même collectionneur ont disparu concomitamment. Donc cette hypothèse paraît peu probable.

Serait-ce donc là une nouvelle contribution de ce recalé du suffrage universel à la diffusion de la connaissance de l'histoire du Domfrontais ?

On espère du moins que le procédé ne fasse pas école ou, pour être encore plus précis, que lui ne soit pas plagié.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 19 juin 2010
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204, c'est le nombre de justificatifs que j'ai joints à ma déclaration de revenus de 2009. Il s'agit en quasi-totalité de factures de travaux réalisés à la Chaslerie. Cela donne une idée de l'importance de la contribution d'un tel monument historique à l'économie locale. Je n'étais nullement tenu de fournir ces justificatifs puisque j'ai télétransmis ma déclaration. Ceci dit, je préfère prendre les devants vis-à-vis du fisc, étant persuadé que mon dossier est suivi de près là où je déclare, c'est-à-dire à Paris.

Le montant total des travaux effectués en 2009 est cependant en chute de 37 % par rapport à l'année précédente, conjoncture boursière oblige. J'avais donc réussi, l'an dernier, à "réduire la toile". Je n'ai pas maintenu le cap en 2010 où les dépenses sont reparties de plus belle. Le marasme boursier m'obligera cependant à calmer sensiblement le jeu dans un proche avenir.

Thibaud, à qui s'appliquait pour la première fois le régime fiscal des monuments historiques au titre de la cave, a découvert avec effroi la complexité de la déclaration qui en résulte. Il n'avait pourtant qu'une facture à faire valoir au titre de 2009. C'est donc bien confraternellement que je lui souhaite la bienvenue dans le club des propriétaires de monuments historiques, un monde dont, on le voit, il découvre progressivement toutes les joies...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 22 juin 2010
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J'ai reçu ce matin un appel téléphonique du service "Culture" de TF1. Ils s'intéressent à l'impact des métiers d'art sur le développement touristique et "on" leur a recommandé de se renseigner sur la Chaslerie.

D'après ce que j'ai compris, "on" pourrait être Pascal POIRIER, le sculpteur, ou bien Roland FORNARI, le forgeron d'art, (ou les deux). Le fait est que, vendredi dernier, ces deux compères participaient à un salon sur les métiers d'art. J'imagine que c'est à cette occasion qu'ils ont parlé de la Chaslerie à des journalistes.

Il est donc prévu qu'une équipe de TF1 vienne très prochainement nous voir et qu'à cette occasion, je sois interviewé. J'ai immédiatement prévenu Pascal MAIZERAY, Bernard CORBIERE et Roland BOUSSIN car j'entends bien les mettre eux aussi à l'honneur à cette occasion.

Nous formons une équipe à la Chaslerie. Nous partageons les mêmes efforts au quotidien. Alors, autant rester ensemble sous les projecteurs, quand ceux-ci nous font l'honneur de s'intéresser à nos réalisations !

P.S. : Aux dernières nouvelles, l'interview aura lieu ce vendredi, pour passage à un journal de 13 heures de la semaine prochaine.

Si l'un des visiteurs du site pouvait enregistrer pour moi (qui vis sans télé) ce moment mémorable, je lui en serais reconnaissant.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 25 juin 2010
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L'équipe de TF 1 vient juste de repartir, je suis encore, je l'avoue, sous le coup de l'émotion.

Le cameraman a multiplié les prises de vue de la Chaslerie sous différents angles. Il s'est aussi intéressé aux inscriptions sur les sablières.

La journaliste, Anne-Marie BLANCHET, qui avait imprimé et étudié diverses pages de notre site internet favori, m'a interrogé de la terrasse, avec la chapelle à l'arrière-plan. J'avais mis une chemise bleu ciel car je crois que ça passe bien à l'écran. En revanche, mon visage était rouge à la suite de récents coups de soleil et, de surcroît, mon nez pelait. Le caméraman avait dissimulé un micro avec plein de fils et un gros boîtier sous ma chemise, presqu'un matériel d'électro-cardiogramme. Les questions portaient, comme attendu, sur l'intérêt des touristes pour les travaux confiés à des artisans d'art. L'atmosphère était bon enfant mais j'étais assez tendu. J'ai improvisé des vannes, parlé du site internet, signalé notre prochaine fête de la Sainte Anne avec le pique-nique à la clé. J'espère ne pas avoir tapé trop à côté de la plaque.

Puis, nous nous sommes transportés dans la cour et l'équipe de TF1 nous a filmés, Roland BOUSSIN et moi, en train de deviser devant le futur chantier des écuries. Là, j'ai eu la présence d'esprit de donner un coup de chapeau à la D.R.A.C. et au conseil général de l'Orne, ce qui est bien mérité.

Enfin, la journaliste a interrogé Roland BOUSSIN devant le manoir. Roland a parlé de son métier avec enthousiasme, rendu hommage à Nicolas GAUTIER, notre ancien A.B.F. (architecte des bâtiments de France), et fait part de ses craintes de voir les crédits du patrimoine amputés par la crise.

Pascal MAIZERAY et Bernard CORBIERE étaient là, chacun vaquant normalement à ses tâches, le premier finissant le dallage devant le manoir, le second débroussaillant le pied des tilleuls de l'allée principale.

Il est prévu à ce stade que le sujet passe jeudi prochain, aux informations de 20 heures de TF 1. La séquence devrait durer 2 minutes 30 secondes. Bien entendu, je ne sais ce qui restera au montage. Je serais surpris que le temps imparti à la Chaslerie dépasse 30 secondes. Le fait est que l'équipe qui nous a rendu visite avait commencé son reportage le matin-même à Saint Céneri-le-Gérei et poursuivi à Carrouges avec Roland FORNARI. Donc, en tout état de cause, nous êtions en excellente compagnie.

Au total, voici une expérience inattendue qui devrait permettre de projeter quelques jolies images du bocage, ainsi que de vanter le travail d'artisans de qualité de notre cher département.

Quant à moi, jeudi prochain à 20 heures, je regarderai les infos au restaurant des routiers de Domfront, à la croix des landes, où j'ai mes habitudes.

P.S. : Sébastien WEIL a été le premier à réagir à ma prose. Il me demande s'il peut se joindre à moi jeudi prochain. Bien sûr, ce sera avec grand plaisir. Et, puisque j'y suis, soyons fous : j'offre la tournée générale à tous ceux qui viendront dîner ce soir-là à la croix des landes, chez Eric ANDRE !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 2 juillet 2010
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Dure, dure, la vie d'artiste ! Vous pensez que le rideau va se lever, vous imaginez les trompettes de la renommée prêtes à sonner enfin, vous avez chauffé le public et, patatras, il ne se passe rien !

Nous étions rassemblés hier soir au "routiers" de Domfront, scrutant avec attention la petite lucarne. Dès que Laurence FERRARI a annoncé le sommaire racoleur de son J.T., un doute nous a saisis. La part belle allait y être donnée aux "escort girls" et nous avons redouté la transition facile avec nos métiers d'art préférés.

Mais, de transition, il n'y eut point, ni surtout du reportage attendu sur l'Orne et ses beautés cachées.

Mon téléphone portable a donc vibré moultes fois, le fan-club de la Chaslerie manifestant sa déception "des quatre coins de l'hexagone".

Jusqu'à ce que ma journaliste désormais favorite, Anne-Marie BLANCHET, m'appelle, désolée, pour m'indiquer que "le" sujet devrait passer à l'antenne jeudi prochain. Elle n'en est toutefois pas sûre mais tâchera de me le signaler dès qu'elle en saura plus.

A suivre, donc. Restons aux aguets !