Désultoirement vôtre !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 25 Aout 2010
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
J'en suis désolé pour les visiteurs du site qui trouveraient que je m'égare, mais je viens de remettre la main, dans le capharnaüm de la Chaslerie, sur trois vieux albums de photos de famille, deux de mes grands-parents paternels et un de mes grands-parents maternels.

Même s'il est vrai qu'évoquer mes grands-parents nous éloigne quelque peu de l'objet de ce site, je me permets de rappeler que celui-ci avait été conçu avec l'idée initiale d'une transmission de connaissances à mes fils, certes sur la Chaslerie, mais aussi - pourquoi pas ? - sur notre généalogie.

Elargir ainsi l'objet du site a au moins deux autres avantages :
- d'une part, éviter que ne se perdent des informations (pas forcément essentielles, je le reconnais) que peu de personnes encore en vie connaissent ; de ce point de vue, le temps est nécessairement compté ;
- d'autre part, inciter des tiers à apporter des témoignages ; or, sans entrer dans des détails qu'un visiteur attentif du site a déjà pu comprendre, je puis confier qu'en ce domaine, celui-ci a d'ores et déjà plus que prouvé son utilité.

En plus, je viens de retrouver le mode d'emploi pour scanner les photos.

Donc, que vous le vouliez ou non, je vais mettre en ligne plusieurs vieilles photos. Et, pour commencer, "à tout seigneur, tout honneur" me voici à Tarbes, à l'âge de quelques mois (donc vraisemblablement en 1952 puisque j'ai été déclaré le 1er janvier de cette année-là), entre mes grands-parents paternels, Henri FOURCADE et son épouse Renée, née LABATU. Me reconnaissez-vous ? Et ne trouvez-vous pas que, dans ma barboteuse, j'étais (déjà ?) mignon tout plein ?

Il faut dire que mes parents n'étaient pas mal non plus. Les voici, photographiés à Dakar, sans doute en 1961. Mon père était alors officier dans l'artillerie de marine (ex coloniale) ; il devait, à l'époque, être l'aide de camp de l'ambassadeur Claude HETTIER de BOISLAMBERT, un gaulliste historique qui termina sa carrière comme grand chancelier de l'ordre de la libération. A Dakar, ma mère, professeur certifiée d'anglais, devait enseigner dans un collège de la médina.

Dans le prolongement de ce que j'ai indiqué ici le 25 mai dernier, je vais pouvoir illustrer à quel point les milieux sociaux d'origine de mes parents étaient différents.

Voici par exemple une photo prise en 1935 à Bouliac - je pense que c'était chez un oncle maternel de ma grand-mère paternelle qui avait fait fortune en Extrême-Orient, je ne me rappelle plus son prénom, l'oncle Alphonse peut-être -. Cette photo montre mon père en train de viser vers un tourniquet de pigeons de carton (et vers le photographe, sans doute son père) ; il est entouré de sa mère, de sa soeur aînée Jacqueline (morte en 1936, littéralement "en odeur de sainteté", de son frère Georges (décédé, je crois, en 1954) et d'un autre garçonnet, plus grand, que je ne suis pas sûr d'identifier ; il pourrait cependant s'agir de Jacques FOURNOL, petit-fils d'Alphonse GUERIN, je crois, et mari de ma marraine.

A peu près à la même époque, voici mon père en enfant de choeur (je me demande si la photo n'a pas été prise devant la "grotte miraculeuse" de Lourdres) :

Voici une idée des loisirs de mon père dans sa jeunesse, un camp scout dans une ambiance digne de l'époque :

On m'a raconté que mon père avait mal réagi à ce type d'éducation. Il manifesta son caractère en passant en coup de vent dans nombre d'établissements scolaires et eut même sa période zazou, comme le montre la photo suivante où il ne porte cependant pas sa fameuse cravate marquée P.M.F.I. (ce qui signifiait, paraît-il, "profond mépris pour la foule imbécile"...). Sur cette photo, il pose adolescent à côté de son frère cadet, Georges

Et l'on voudrait qu'avec un tel père, je n'aie pas l'esprit indépendant ? Mais ceci est une autre histoire, revenons à notre sujet.

D'abord avec une photo des grands-parents maternels de mon père, sachant que je n'en ai aucune de ses grands-parents paternels. Il s'agit ici de Paul LABATU et de son épouse, née GUERIN. Paul LABATU n'avait pas trouvé de meilleure idée que d'être brasseur à Tarbes, c'est-à-dire loin de tout champ de houblon. Son affaire, d'abord prospère, ne survécut pas à la crise de 1929.

Mon grand-père Henri FOURCADE a, lui aussi, tenté sa chance en créant une société dont je retrouve ce document, écrit de sa main :

Mais, là aussi, l'affaire périclita, de sorte que mon grand-père fit l'essentiel de sa carrière comme ingénieur à l'arsenal de Tarbes. Il tenta longtemps de démontrer que le "principe de Carnot" était faux, avec le succès que l'on imagine. Lorsque, à la fin des trop rares dîners que j'ai pris en sa compagnie je lui demandais : "Bon-Papa, fabrique-moi un mât-totem !", il choisissait une banane, la pelait soigneusement, la sculptait de quelques coups de couteau et me la donnait à manger ; c'étaient alors pour moi les meilleures bananes de la Terre...

Bref, pour en revenir à mon père, après une jeunesse jugée trop turbulente, il fut ni plus ni moins que sommé par sa mère de s'engager dans l'armée, direction l'Indochine. Car, pour cette sainte femme, il avait développé "des goûts et des occupations incompatibles avec son âge et sa situation" (sic)...

Mais avant de partir si loin se faire éventuellement tuer pour la patrie, les hasards de sa formation militaire lui firent faire étape dans la région de Toulouse. Le voici donc en bidasse à Castres, au côté de Georges. C'est alors, soit en 1950 je pense, qu'il rencontra ma mère au Café CARTOU de Saint-Sulpice-la-Pointe.

Aux termes d'un rapport préparé pour ma grand-mère paternelle, très inquiète de cette relation, par une de ses consoeurs de l'"Action catholique", ma mère, étudiante à Toulouse, était alors une "belle plante, élégante et attrayante". "Ah! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises !" Qu'on en juge :

Et voici le Café CARTOU où avait poussé cette "plante", photographié au milieu des années 1930. Ma mère est l'enfant de six ou sept ans debout sur la table, semble-t-il.

Vous pourrez noter, au premier plan de cette dernière photo, un caniveau. Ce caniveau évoque pour moi un souvenir très précis : lorsque mes parents, en poste en Afrique (Tunisie ou Sénégal) revenaient passer une partie de leurs vacances en France, ma mère ne comprenait pas ce qui m'arrivait dès notre arrivée à "Saint-Sul" ; en effet, mon corps s'y recouvrait rapidement de boutons qui me démangeaient au point que, chaque soir, elle devait m'enduire de Phénergan pour m'éviter de me gratter. La vérité, que je n'ai comprise que dernièrement, c'est que, découvrant ou retrouvant ce fameux caniveau, si différent pour moi des terrains de jeux desséchés de mon Afrique accoutumée, je passais mon temps à y barboter avec des galopins de mon âge ou à y faire naviguer de frêles esquifs de ma fabrication. Le seul problème, vous l'avez deviné, c'est qu'à l'époque, à Saint-Sul, il n'y avait pas encore de tout-à-l'égoût...

Edouard CARTOU était un homme intelligent. Il me disait qu'il m'aimait "autant que ses chiens", ce qui, de son point de vue, était beaucoup. Parfois, en m'emmenant les promener jusque "là où le soleil touche la Terre", il m'entraînait à chanter son air préféré en conspuant sa bête noire, la "Séphio". Gravement blessé pendant la guerre de 14-18, il avait été ouvrier puis contremaître chez LATECOERE à Toulouse, puis chez RIGAUD, à Saint-Sulpice. Le voici, en espadrilles et cravate mais, curieusement pour moi, sans béret, devant son café, en train de réceptionner une livraison (c'est bien sûr ma mère qui est montée sur le marchepied du camion) :

M. RIGAUD, industriel entreprenant, avait coutume d'inviter périodiquement ses employés et les membres de leurs familles à diverses réjouissances. Un jour, ce devait être en 1925, ce fut au cirque à Lavaur. Malheureusement, il y eut un accident de voiture, sans doute l'un des premiers dans cette région, et mon arrière-grand père Pierre PAGEZE y périt. De ce dernier, il ne me reste plus que son "certificat de bonne conduite" que voici :

J'y note que mon arrière-grand-père mesurait 1 m 64. Or j'observe que ma mère mesure 1 m 70 et que mon père atteignait 1 m 78. De mon côté, j'ai plafonné à 1 m 87. Et mes fils mesurent tous deux plus de 1 m 95. Il semble donc que, dans ma famille, on prenne une petite dizaine de centimètres à chaque génération. C'est sans doute ce qu'on appelle la dégénérescence de l'espèce. Mais fermons la parenthèse.

Ma grand-mère maternelle, Juliette PAGEZE (dite Julietotte) avait très peu d'instruction mais un coeur d'or. Très jeune, elle avait été placée en usine où elle fabriquait des brosses en chiendent. Souvent, elle me chantait "le temps des cerises" ou encore "les roses blanches" qu'aujourd'hui encore je ne puis réécouter sans avoir les larmes aux yeux, et je lui répliquais en fredonnant "Julie la rousse" dont je n'étais bien sûr pas en âge de comprendre toutes les paroles, mais c'était là un autre de ses surnoms. Je crois qu'elle m'adorait. Elle me l'écrivait parfois, avec son orthographe si personnelle. En plus, c'était une excellente cuisinière et je garde un souvenir ineffable mais inoubliable de ses soupes aux choux aux longs filaments de gruyère, de ses "soupes à l'ivrogne", des escargots qu'elle faisait longuement jeûner dans la cave avant de les mitonner d'une façon unique, de ses "croustades" servies encore tièdes et légèrement caramélisées avec un fond de rhum. Bref, avec une telle grand-mère, ce n'était pas un hasard si Saint-Sulpice appartenait au Pays de cocagne. Voici donc Julietotte devant son comptoir du Café CARTOU, entre une bouteille de Pernod et une réclame de Byrrh :

Pour dire la vérité, mon rêve d'enfance était tout simplement que Julietotte eût épousé mon grand-père Henri FOURCADE. Car alors, je n'eusse plus eu de raison d'aller en vacances ailleurs que chez eux... (Ici, je ne suis pas sûr de ne pas me planter dans les modes et les temps ; il serait plus raisonnable que je me calme ou qu'à tout le moins j'interroge ma licenciée ès-lettres de mère...).

J'abrège, rassurez-vous. Donc, en 1952, je suis né à Rennes parce que mon père était élève à Coëtquidan. Le voici d'ailleurs en grand uniforme de Saint-Cyrien :

J'ai été prénommé Pierre-Paul, Henri, Bernard car Pierre était Pierre LEUTARD, mon parrain, un camarade de chambrée ami de mon père au camp de Castres, et Bernard, l'abbé Bernard de SOLAGES, qui unit mes parents. Lorsqu'il me vit pour la première fois, mon père déclara : "Voici Poussy le polytechnicien !" Comme mon premier acte fut d'arroser d'abondance le chirurgien-accoucheur, il ajouta : "Ce sera un bon artilleur !" Il ne me restait plus qu'à lui donner raison mais je ne l'ai fait qu'en partie...

Mes fils trouveront la suite de cette histoire dans la vingtaine d'albums de photos assemblés par mon père jusqu'à son décès en 1983 et conservés chez ma mère à Paris. Après 1983, c'est moi qui aurais dû prendre le relais. Mais je ne l'ai pas bien fait, la barre était trop haute. Les photos que j'ai prises irrégulièrement sont conservées dans des cartons, ici je crois, à la Chaslerie. Ou peut-être à Paris. Il resterait à les mettre en ordre. Je préfèrerais tirer parti des progrès techniques en en commentant quelques-unes sur ce site. Pour terminer, en voici une que Carole vient de retrouver et qui représente nos fils dans les tenues chinoises que j'avais dû leur rapporter d'un voyage professionnel à Hong Kong, en 1986. Mais ceci est une autre histoire...

(Zut alors ! Je ne sais pas où Carole a rangé cette dernière photo, je ne la retrouve pas. Quand je disais que c'est toujours le bazar ici...).
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 31 Aout 2010
Désultoirement vôtre ! - Références culturelles
Quelle trace laisserons-nous de notre passage sur la Terre ?

A ceci, Franz-Olivier GIESBERT répond de diverses façons.

Il tombe amoureux constamment, épouse chaque fois et souvent fait des enfants. Je me dis que sa trésorerie doit être obérée de nombreuses pensions alimentaires.

Deuxièmement, il écrit des romans. Le style en est enlevé, et je les lis chaque fois avec sympathie. Comme le dernier, "Un très grand amour", où il avertit d'emblée que "Ceci est un roman et il ne faut pas le lire autrement. Tous les personnages de ce livre sont purement imaginaires, sauf l'amour, le cancer et moi-même".

Dans ce "roman", donc, il confie, troisième méthode (en page 146 de l'édition parue l'an dernier chez Gallimard) : "Quand arriva l'été, je vécus une période étrange. Je n'avais plus envie de rien. Je faisais des siestes de deux heures, parfois plus, et passais le reste de mon temps dans le potager, à m'occuper de mes grosses tomates russes en rêvassant à l'organisation de mes obsèques. A la partition musicale, surtout. Je voulais être enterré sans fleurs ni couronnes ni discours, mais avec quelques-uns de mes airs préférés. J'ai retrouvé , dans de vieux papiers, une des dernières listes que j'avais établies avant la rentrée des classes. Je désirais que les morceaux fussent joués dans cet ordre :"

Suit cette liste que je complète en insérant, grâce aux vertus de la toile, les liens correspondants chez "Youtube" :

- "I came to believe" par Johnny Cash http://www.youtube.com/watch?v=BtW-KB5T83A

- Le "Kyrie" du "Requiem" de Mozart par l'orchestre philarmonique de Vienne, sous la direction de Karl Böhm http://www.youtube.com/watch?v=jqkMbk8eX6Y (après 6 minutes et 45 secondes de cet enregistrement)

- l'"Adagio" de Samuel Barber http://www.youtube.com/watch?v=1dPDO3Tfab0&feature=related (là, c'est moi qui choisis une version avec poème)

- "The Dock of the Bay" par Otis Redding http://www.youtube.com/watch?v=UCmUhYSr-e4

- L'"Ave Maria" de Caccini par Inessa Galante http://www.youtube.com/watch?v=0KSY6Ek4daA&feature=related (sans doute mon air préféré dans cette série...)

- "O Mio Babbino Caro" par Maria Callas (extrait de "Gianni Schicchi" de Puccini) http://www.youtube.com/watch?v=Rxy4qrnKwVo&feature=related

- "Unchained Melody" par les Righteous Brothers http://www.youtube.com/watch?v=t-idDbIfGvw

- "E Lucevan le Stelle" par Luciano Pavarotti (extrait de la "Tosca" de Puccini) http://www.youtube.com/watch?v=boBaYL8ZnrM

- L'air de la "Suite orchestrale n° 3 en "ré" majeur de Bach http://www.youtube.com/watch?v=qHJRaqaHiEc&feature=related (un autre air que j'aime beaucoup)

- "You Never Can Tell" par Chuck Berry http://www.youtube.com/watch?v=uuM2FTq5f1o

- L'"Agnus Dei" du "Requiem" de Fauré http://www.youtube.com/watch?v=FSi-7lxTtcU

- "Tou' Adhimou Mafsi" ("Mon âme exalte le Seigneur") par Soeur Marie Keyrouz http://www.keyrouz.com/indexfr.html (ceci est son site officiel, je n'ai pas trouvé l'air en question...)

- Le rondo (allegro) du "Concerto pour violon" opus 61 de Beethoven, par Yehudi Menuhin, avec l'orchestre philarmonique de Berlin, sous la direction de Wilhelm Furtwängler http://www.youtube.com/watch?v=1iM7sEtli44&feature=related (désolé, je n'ai pas trouvé la bonne version...)

- "Sunny Afternoon" par les Kinks http://www.youtube.com/watch?v=1h1oRP7FfBw

- "Libiamo Ne Lieti Calici" par Maria Callas et Francisco Albanese (extrait de "La Traviata" de Verdi) http://www.youtube.com/watch?v=Ks8BgruaQ34

- "Ya Rayah" par Rachid Taha http://www.youtube.com/watch?v=DuPhCmmfKiE

- "What a Wonderful World" par Louis Armstrong http://www.youtube.com/watch?v=xotoDy5806Y

- "La Bodega" par Chico and the Gypsies http://www.youtube.com/watch?v=cpT7Po06B4s

FOG conclut cette liste en commentant : "Du pathos, des clins d'oeil, du second degré. Il y en avait pour tout le monde. Pour le bouffon que j'étais, il fallait que mes funérailles fussent, en dernier ressort, inattendues à défaut d'être désopilantes".

Dans les fracas du siècle, je trouve que cette façon de tirer sa révérence ne manque pas d'élégance. Mais n'oublions pas trop vite que nous n'en sommes pas encore à la fin de l'été.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 12 Septembre 2010
Désultoirement vôtre ! - Géologie
Je commence à étudier la géologie du Domfrontais, à travers un article de vulgarisation du parc naturel régional Normandie-Maine (paru dans le numéro de février dernier de leur revue) et surtout, à travers les plans du bureau de la recherche géologique et minière (B.R.G.M.) à l'échelle de 1/50 000 que je me suis procurés.

Mon idée est de mieux comprendre la localisation possible des anciens bâtiments en ruine où je pourrais approvisionner en pierres le chantier de la Chaslerie. En effet, l'exploitation de toutes les carrières du secteur a cessé depuis quelques décennies sauf, parfois, à usage de gravières.

Je rendrai compte ici de ce que je comprendrai dans cette littérature d'aspect aride.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 13 Septembre 2010
Désultoirement vôtre ! - Géologie
Sur la géologie, il y a Géoportail, un site du B.R.G.M. qui diffuse leurs cartes géologiques, mais je n'en trouve pas la légende en ligne.

Ce site permet toutefois, en changeant d'échelle, de voir l'importance de la faille qui se situe en contrebas de la D22, c'est-à-dire non loin de la Chaslerie.

Il va donc falloir que je me plonge dans la lecture de la "notice explicative de la feuille Flers-de-l'Orne à 1/50 000" pour essayer de comprendre de quoi il retourne...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 14 Septembre 2010
Désultoirement vôtre ! - Géologie
Donc voilà, c'est le premier enseignement de cette recherche géologique, il y a une faille significative non loin à l'Ouest de la Chaslerie, courant du village de Beauchêne au Mont Margantin et dessinant une partie de la vallée de l'Egrenne puis bifurquant vers Notre-Dame-sur l'Eau, le manoir de la Raterie et l'emplacement de l'ancien manoir de Chaponnais, en contrebas de Domfront. C'est pour cette raison que la Mangeantière voisine de la Chaslerie domine le couchant. C'est aussi pourquoi la commune ici s'appelle La Haute Chapelle et surplombe des marécages.

Une deuxième faille, moins importante, passe à 1 km au Nord-Est du manoir. C'est elle qui explique que, du Rocher voisin, on aperçoive la Chaslerie en contrebas, une jolie promenade d'ailleurs.

Une troisième faille, encore plus modeste semble-t-il, passe apparemment sous la Chaslerie-même.

Resterait à savoir la fréquence des mouvements de terrains dans le secteur. Au château de Lignou, distant de 25 km, Bernard de VAUCELLES m'avait dit se souvenir d'un tremblement de terre dans son enfance. Il faudrait le réinterroger à l'occasion.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 15 Septembre 2010
Désultoirement vôtre !
Patrice CAHART vient de me faire parvenir son roman, "Le maître des fontaines" (1978, Denoël), avec la dédicace suivante : "Pour Pierre-Paul et Carole, cette aventure spirituelle dans un Orient qui se détourne de nous, Avec mon amitié fidèle, Nicolas Saudray".

Au milieu de la nuit, je suis plongé dans sa lecture. C'est captivant...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 22 Septembre 2010
Désultoirement vôtre !
Afin que nul ne puisse prétendre, au vu de ma première "Annonce" (la dernière à ce jour), que le site de la Chaslerie ne promeut pas l'art contemporain...

Mon préféré est d'ailleurs le clip musical (le dernier de la liste).

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 27 Septembre 2010
Désultoirement vôtre !
Hier, bien sûr, c'était l'ouverture de la chasse. Cette année, Claude n'a pas oublié de demander une bague pour un chevreuil.

Avec Bernard et deux amis, il s'était fait tout beau pour cette véritable cérémonie. Je les ai surpris dans l'ancienne étable de la charretterie en train de fêter leurs retrouvailles. L'ambiance était excellente.

Mais le tableau de chasse est resté maigrichon : une vipère, plus un renard seulement blessé. Quatre chevreuils se sont échappés. Il faut dire aussi que Carole avait émis le voeu que les faisans soient épargnés.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 28 Septembre 2010
Désultoirement vôtre !
Au lieu de réviser, comme je le devrais peut-être, un cours de Génétique particulièrement indigeste car mal présenté, je lis Renaud CAMUS, "Demeures de l'esprit, France I Sud-Ouest", chez Fayard. Très fine compréhension de ce que j'appelle la "manorialitude" (ce CAMUS constate justement qu'il n'y a pas de mot français pour désigner la "gentry" : "Son honneur ou son excuse sont d'être nostalgie d'un pouvoir auquel il ne participait pas, de privilèges qui n'étaient pas vraiment les siens, d'un ordre social dont il n'était pas vraiment bénéficiaire", on ne saurait mieux dire). Je me régale, par exemple à propos de Vigny et de son Maine-Giraud. J'y lis aussi que le château de Montaigne brûla au soir du 12 janvier 1885. Quelques semaines donc après la Chaslerie : c'était vraiment une sale époque pour quelques vieilles pierres (même s'il est vrai qu'à Montaigne, ce n'était qu'un ersatz, rebâti quelques années plus tôt).

Pour le reste, douze ans déjà, aujourd'hui même. Et l'on sait que "les grandes douleurs sont muettes"...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 29 Septembre 2010
Désultoirement vôtre !
C'est très curieux mais, observant ce soir la silhouette de la Chaslerie sur la photo qui orne le haut de ces pages, je me dis pour la première fois qu'elle ressemble étrangement à ma signature, avec les barres verticales du "F" et du "d" qui se détachent sur la ligne horizontale du reste des lettres de mon nom. Même le dôme rappelle ma façon d'écrire le "o", et le mur de droite, vers la chapelle, le simple tiret de mon "e"...

Michel LALOS
rédigé le Mercredi 03 Octobre 2010
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
Dans un bulletin de la Société Historique et Archéologique de l'Orne : Tome XLIII - publié en 1924, il est écrit :

"... Au-dessus de la petite porte, on remarque un cadran solaire portant le millésime de 1813 ... "

Ce cadran existe-t-il encore ?

Je suis membre de la Commission des cadrans Solaires de la Société Astronomique de France.

Mon site :

http://michel.lalos.free.fr/cadrans_solaires/index_cs.php

J'ai utilisé une photo du manoir et créé un lien vers votre site.

Merci

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 04 Octobre 2010
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
@ Michel LALOS :

Non, il n'y a pas de cadran solaire actuellement à la Chaslerie. Je n'en trouve aucune trace sur la façade Sud de la cour, au-dessus de la porte piétonnière, quand j'examine les plus anciennes photographies de la Chaslerie que je connaisse et qui datent du début du XXème siècle (voir la "Photothèque" du site). Ou alors "votre" cadran se trouvait dans la cour, au Sud du bâtiment Nord ; cette hypothèse paraît très vraisemblable, il aurait été installé là pour donner l'heure aux différents habitants du manoir, ceux du logis comme ceux de l'aile des écuries ; hélas, il n'y a pas non plus de trace là car ce bâtiment a été vigoureusement charcuté dans les années 1950 et percé alors d'étranges ouvertures carrées, maçonnées d'ailleurs avec des granites récupérés de pierres tombales...[img:500]2008_04_02 06 Chemineau Domfront, inscription "Chemineau Domfront" sur une pierre de la fenêtre Sud-Est, au 1er étage du bâtiment Nord.[/img]Je comprends donc que "votre" cadran solaire aurait fait les frais de cette campagne de travaux à l'initiative du père de mon vendeur. Voyez en effet la disposition et les proportions des fenêtres qu'il avait fait percer, l'une au-dessus d'une porte, et auxquelles j'ai préféré, à défaut de pouvoir les faire disparaître, faire subir une cure d'amaigrissement en 2008, en vue de leur donner des proportions moins incongrues :[img:500]2006_04_04 8,4 avril 2006, état des fenêtres sur cour du bâtiment Nord.[/img]Ceci dit, je vous avoue que je pensais faire installer un cadran solaire sur le mur pignon Sud de la ferme, au-dessus de la future porte de la cuisine, c'est-à-dire donnant vers le fournil.

Je suis en effet partisan d'inciter les visiteurs de la Chaslerie à regarder en l'air (cf les épis de faîtage, les boules de noblesse, les girouettes, la statue de Sainte Anne, etc..., toutes restaurations auxquelles j'ai procédé dans cet esprit), peut-être parce que, quand je marche, je regarde le plus souvent devant mes pieds. Cela m'a d'ailleurs valu de ne pas faire partie de la "garde du drapeau" de Polytechnique lorsque j'ai défilé sur les Champs-Elysées (en 1972, je pense). Et hier encore, prenant des photos dans la ferme de la Chaslerie, je me suis cogné deux fois sur une poutre, de sorte qu'aujourd'hui, j'ai le front déchiré par une plaie...

Pour en revenir à notre sujet, merci de m'avoir communiqué votre lien. Je vais le regarder tout de suite. Sur les cadrans solaires, j'avais déjà repéré, dans l'esprit que j'ai dit, les sites recommandés par un enseignant. Je suppose que vous les connaissez déjà.

P.S. 1 : Quand j'essaye d'accéder à votre site, l'ordi m'indique : "Erreur 500. Erreur interne du serveur" et la page reste blanche sous le logo de "Free". Je ne sais pas décrypter. Mais, grâce à Google, j'ai retrouvé votre site personnel. Je vois donc que nous sommes voisins. Pourquoi ne passeriez-vous pas un de ces jours à la Chaslerie ? Nous pourrions faire plus ample connaissance et vous accepteriez peut-être de me conseiller pour le cadran solaire que je projette (c'est le cas de le dire...) à la ferme.

P.S. 2 : Vous avez suscité un doute dans mon esprit. Il faudrait que je retrouve ma copie du cadastre napoléonien de la Chaslerie, qui est de la main de Nicolas GAUTIER, le précédent A.B.F. de l'Orne. Et si, en effet, la date de "votre" cadran solaire, soit 1813, était celle de la reconstruction du bâtiment Nord, à l'extérieur de la cour ? Encore une fois, ce site internet aurait manifesté son utilité pour faire ressurgir de vieilles informations...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 06 Octobre 2010
Désultoirement vôtre !
Je viens de téléphoner à Michel LALOS. Excellent contact, il est prêt à aider en fournissant les plans d'un cadran solaire pertinent (compte tenu de toutes les caractéristiques à prendre en considération). Il me signale que son serveur, Free, fonctionne de nouveau. Donc on peut de nouveau consulter son site spécialisé.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 09 Octobre 2010
Désultoirement vôtre !
La Haute Chapelle sera en fête demain, de 10 h à 18 h, au manoir de la Guyardière, avec l'aide de l'association horticole du Domfrontais. Une quarantaine d'exposants seront présents.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 10 Octobre 2010
Désultoirement vôtre !
"Deux photos sans prétention réalisées avec un objectif très grand "grand-angle". Puis petite intervention sous photoshop pour corriger légèrement les perspectives et équilibrer la lumière ..." C'est ce que m'écrit ce matin Michel POUSSIER, qui a pris plusieurs photos à l'occasion de l'assemblée générale de l'association, hier :
- d'abord, une photo de la façade d'arrivée, au Sud de la cour :

9 octobre 2010, photo prise par Michel POUSSIER.

- ensuite, une photo du logis, prise de l'escalier qui mène à mon bureau :

9 octobre 2010, photo prise par Michel POUSSIER.

Merci, M. POUSSIER ! J'aime particulièrement la seconde, qui n'aurait pas été possible sans votre objectif de compétition...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 15 Octobre 2010
Désultoirement vôtre !
Deux poids, deux mesures !

Sur la même page du "Publicateur Libre" que j'ai découvert à ma pizzeria préférée et que je cite donc de mémoire, il est indiqué, en petit, dans un coin et avec une photo tristounette, que l'association des amis de la Chaslerie, réunie samedi dernier, compte une vingtaine de membres et, en gros, avec le titre en gras et plusieurs belles photos, que la "fête des plantes" d'un manoir voisin aurait attiré 7 500 visiteurs le lendemain.

Le premier chiffre est en retrait d'un tiers sur la réalité des cotisations effectivement comptabilisées cette année. Le second représenterait un progrès de + 50 % sur le chiffre, déjà étonnant, publié par le même canard l'an dernier ; 7 500, c'est peut-être plus, cette fois-ci, que la population entière du canton.

Donc, si l'on compte bien, un lecteur de bonne foi serait incité à conclure que le second manoir (d'ailleurs qualifié de château, faut pas mollir...) a un impact 375 fois plus important que le premier. Comme on dit parfois en maths, "CQFD" !

Ce serait un peu curieux, non ? Ne devrait-on se demander où est le méridional de l'étape ?

Mais, après tout, mieux vaut en sourire. Depuis bientôt vingt ans, on commence à en avoir l'habitude dès qu'il s'agit des mêmes zozos et de leurs thuriféraires locaux...

Marie-Françoise LAURENSOU
rédigé le 15 Octobre 2010
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
Cher "bas-normand " en puissance, je vais me remettre sur la piste des Anquetil la semaine prochaine car je dois bloquer une journée non-stop pour ce faire. En attendant, je repars sur la piste des Pyrénées Atlantiques ; à ce sujet, pourriez-vous me donner quelques précisions sur le lieu d'origine de la famille Caperet, car, comme chacun sait, un huissier de justice n'est pas nécessairement originaire de la localité où il exerce, ce qui semble être le cas ? Je perds sa trace en 1846 date de naissance de la plus jeune soeur connue de Eugénie Louise. Une recherche sur Oloron n'a rien donné bien qu'Eugénie y eût habité au moment de son mariage. Interrogez toute votre famille, il doit bien y avoir quelqu'un qui ait ne serait-ce qu'un vague souvenir !!

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 17 Octobre 2010
Désultoirement vôtre ! - Géologie
Depuis un mois, je voudrais reprendre le fil de mes observations géologiques sur le sous-sol de la Chaslerie mais je n'arrive toujours pas à en trouver le courage.

Pour bien faire, il faudrait en effet que je consulte mes enseignants de "géosciences" à la fac de Caen, afin qu'ils m'aident à comprendre le jargon des productions du B.R.G.M.

Mais je ne puis attendre aucune aide de ces individus. Je les ai trouvés tellement médiocres lorsque j'assistais à leurs cours, l'an dernier, que je me suis souvent demandé si plusieurs d'entre eux n'avaient pas trouvé leur doctorat dans un paquet de Bonux. Et je n'évoque pas leur orthographe, parfois grossièrement approximative, ce qui, je l'avoue, ne me prédisposait pas à beaucoup de tolérance à leur égard. Je ne leur ai d'ailleurs pas caché mon opinion sur eux.

Pourtant, j'ai toujours beaucoup aimé les géosciences. C'est un domaine varié, en pleine progression, et je voudrais comprendre plein de choses déjà découvertes que j'ignore encore en cette matière.

Il faudrait donc qu'à défaut de changer de fac, je fasse effort sur moi-même et que je m'oblige à déchiffrer seul les notices du B.R.G.M.

Ce n'est pas encore pour ce soir...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 18 Octobre 2010
Désultoirement vôtre !
Pas un seul distributeur de gazole en fonctionnement ce matin entre la Chaslerie et Caen. Et à Caen, les piquets de grève (peu nombreux) faisaient brûler des pneus à l'entrée du dépôt de carburant sous le viaduc du périphérique...

Ce soir, sur le chemin de la cantine, j'ai vu un lampadaire fracassé sur le campus. Et je lis sur la presse en ligne que Caen est l'une des 5 facs de France et de Navarre à être en grève demain. A Caen, nous avons en effet quelques spécialités, les tripes, les étudiantes élues Miss France, les profs de géosciences dont tout donne à penser qu'ils ont trouvé leur doctorat dans un paquet de Bonux... et les grèves à la fac. Il y en a donc pour tous les goûts !