Désultoirement vôtre !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 27 Septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
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Autant j'avais été emballé par la qualité de nos guides à la "Manufacture BOHIN", à la Chapelle-Montligeon et, bien sûr, à Bellême, autant j'ai trouvé que la personne qui tient ce rôle à la "Maison du Perche" n'est pas au niveau.

Plus généralement, les expositions temporaires ou permanentes organisées à Courboyer sont de très belle qualité et témoignent de la compétence de leurs concepteurs. Mais, là encore, la mise en valeur n'est pas au niveau.

Je me suis donc contenté de prendre des photos de détails qui retenaient mon attention et je les présente ici en vrac, c'est-à-dire comme je les ai découverts :

- la voûte d'une église qu'il faudra absolument aller visiter :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

- une cheminée qui mérite le détour :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

- un chouette portail d'église :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

- un très intéressant tableau, "contemporain de la Chaslerie", d'un membre de la famille de FONTENAY qui fut propriétaire de Courboyer du temps de la Ligue (j'ai connu un membre de cette famille dans les milieux boursiers, il y a une quarantaine d'années ; il devait être, de mémoire, fondé de pouvoirs de l'excellent Jean-Pierre PINATTON, agent de change) :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

- un très bel attirail de cheminée :

23 septembre 2018.

- une intéressante cloison de séparation d'une grande pièce en deux (j'ai vu quelque chose de semblable au 1er étage du manoir de la Palue à Domfront et l'on pourra s'en inspirer quand le temps sera venu de restaurer la "salle dévastée" de notre logis favori) :

23 septembre 2018.

- un dispositif qui n'est pas un évier (pas d'évacuation des eaux) et dont je ne saisis pas bien quel a pu être le rôle :

23 septembre 2018.

- des pavages intéressants et, surtout, fort bien posés :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

- une porte qui, selon moi, est intéressante dans son principe mais complètement ratée dans sa réalisation (sans doute pas manque de sensibilité du menuisier, ici une brute mécanisée d'après moi) :

23 septembre 2018.

- une intéressante façon de verrouiller une fenêtre avec des pièces en bois (dommage que ma photo soit aussi mauvaise) :

23 septembre 2018.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 27 Septembre 2018
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Voici, selon moi, un exemple d'exposition très intéressante dans son principe et dans son contenu, mais extrêmement mal mise en valeur par la "Maison du Perche" qui a été incapable d'afficher tout un tas de commentaires pourtant indispensables.
Donc je vous le demande : qu'est-ce que c'est que ces zozos ?

Elle est consacrée pour l'essentiel aux enduits (intérieurs ? extérieurs ? mystère !) et je l'ai photographiée de façon systématique car ces images pourront néanmoins nourrir mon dialogue avec Arnaud PAQUIN, Cédrick COOS et Sébastien DUVAL quand le temps sera venu de penser aux enduits intérieurs de notre manoir favori.

Malheureusement, je ne sais pas me servir de "Photoshop" et le logiciel de correction de photos que m'impose "Windows" n'est pas terrible (ou je ne sais pas l'utiliser), donc les couleurs sont mal rendues ici :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

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23 septembre 2018.

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23 septembre 2018.

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23 septembre 2018.

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23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

Je note une liste d'artisans (ce n'est même pas précisé...) à retenir :

23 septembre 2018.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 28 Septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
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J'en termine avec ce compte rendu de l'escapade du dernier week-end, organisée par les Rouennais de l'association "Patrimoine(s)" et à laquelle je m'étais inscrit fortuitement.

Le dimanche en fin de matinée, nous sommes parvenus à Saint-Cyr-la-Rosière et avons commencé par y visiter l'"écomusée du Perche". Je n'ai pris là aucune photo (on en trouvera de remarquables ici). Non que ce que j'ai alors vu soit inintéressant. Au contraire, tous ces témoignages d'une vie rurale disparue il y a peu sont captivants et fort bien expliqués et mis en valeur. Mais ce n'est pas le cœur de mon propos sur ce site et, surtout, après 36 heures d'excursion, je commençais à être sur les rotules et n'avais plus la même pêche pour alimenter ma prose.

Voici néanmoins quelques photos du site voisin du prieuré Sainte-Gauburge, un très bel endroit qui appellerait, selon moi, d'importants travaux de restauration et où se tenait, ce week-end, une "Fête du miel" de tonalité baba-cool à laquelle je me suis, à vrai dire, assez peu intéressé (si ce n'est pour acheter en vue de l'offrir à ma petite-fille un beau livre d'enfants consacré aux abeilles) :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

Mes préoccupations de restaurateur de vieilles pierres étant actuellement ce qu'elles sont, je me suis toutefois attardé pour admirer un évier qui ne date pas d'hier (dommage que la photo soit complètement ratée)...

23 septembre 2018.

... et l'équipement d'une ancienne écurie...

23 septembre 2018.

... dont un magnifique pavage :

23 septembre 2018.


Ensuite, les choses se sont compliquées car Carole et moi avons dû nous éloigner du groupe pour filer à Alençon où le service de ma mère n'avait pas manqué de nous rappeler.

Alençon - Thiron-Gardais, cela fait une trotte. Et mon GPS s'est mis à débloquer, de sorte que, devant la demeure du chouchou de la reine des pandas, nous n'avons pas retrouvé notre groupe ni réussi à faire rouvrir les portes. Dommage car, vue de l'extérieur, la restauration du "collège royal et militaire " de l'illustrissime Stéphane BERN m'a paru très réussie (le bonhomme a du goût et, à l'évidence, dispose de très gros moyens financiers). Tout cela est très mignon et même - si je puis me permettre - très léché.

En rentrant seul à notre manoir favori, j'ai encore fait étape à Alençon, ô joie. Ceci est évoqué par ailleurs.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 28 Septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Anecdotes
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Il me semble avoir lu en ligne, hier après-midi, que, contrairement à ce que laissaient entendre dimanche dernier des communiqués de presse triomphalistes, le "Loto du patrimoine" du chouchou de la reine des pandas a fait un flop.

Ce n'est pas moi qui verserai une larme à ce sujet. Au demeurant, j'ai assez écrit que c'était une ânerie de prétendre que le succès de ce truc témoignerait de l'attachement de nos compatriotes à notre patrimoine.

Pour le reste, j'attends impatiemment le tirage du prochain "Euromillions". Le gros lot y est énorme et j'ai investi 5 € pour tâcher de décrocher le pompon. C'est quand même autre chose que ces turlupinades !
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 27 septembre 2018 20:48
À : Xavier de Thieulloy
Objet : RE: Merci

Je n'ai, pour ma part, aucun doute sur le fait qu'il sera en notre faveur.

Et je pense qu'il devrait en aller de même pour le dossier d'appel sur les PC. Car, si la jurisprudence s'est durcie à notre encontre depuis l'an dernier et le jugement de 1ère instance, il reste que le bidouillage très tardif du PLU a bien été déclaré illégal par le rapporteur public d'avant-hier et je n'imagine pas que la CAA de Nantes ait un point de vue différent, tant cette appréciation est conforme au bon sens.

Quand vous êtes venu me voir au printemps d'il y a 3 ans déjà, imaginiez-vous que nous serions capables d'être aussi bons ?

En tout cas, encore merci d'avoir réécrit, en juillet dernier, la bouillie de (...). Vous avez désormais tout lieu de penser que ce n'était pas inutile. Car, sur ce sujet aussi, nous avons marqué des points très précieux.

Bien cordialement,

PPF

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De : Xavier de Thieulloy
Envoyé : jeudi 27 septembre 2018 20:40
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Merci

Cher ami

Merci beaucoup de votre reportage en temps réel de l’audience du tribunal. Attendons le jugement

Cordialement
Xavier de Thieulloy

(Fin de citation)
En ma qualité de délégué de la "Demeure Historique", je viens de m'inscrire à deux prochaines séances de formation :



Celle consacrée au prélèvement à la source devrait me permettre de vérifier que j'ai bien compris le fonctionnement de cette nouvelle usine à gaz.

Celle qui traitera de communication correspond à une autre de mes préoccupations, savoir comment m'exprimer sur la toile. Au-delà de notre site favori où j'évoque sans guère de filtres mes réflexions, enthousiasmes, erreurs et repentirs, il faudrait que j'arrive à revitaliser, par exemple, la "page Facebook" de notre manoir favori où je m'exprimerais avec davantage de retenue. Et je serais également intéressé d'être briefé sur le mécénat, une autre usine à gaz que j'ai commencé à explorer mais où je bute sur l'absence, à ce stade et à mes yeux, de sponsors significatifs.
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Vendredi 28 Septembre 2018
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Qu’est-ce qu’un galant ?
Publié le 27 septembre 2018

Dans la fable publiée hier, La Fontaine qualifie le singe et le chat de « galants », alors qu’ils s’affairent à dérober des marrons, et n’exercent aucune activité relevant de la galanterie au sens moderne. Ni charmeurs, ni séducteurs, ni amoureux. Ils se contentent de faire des mistoufles.

Car un galant, à l’origine, c’est quelqu’un qui est en train de galer. Galer est un ancien verbe qui n’a rien à voir avec galérer, c’est même quasiment l’inverse : il signifiait prendre du bon temps, mener joyeuse vie, se dissiper en plaisirs. C’est ainsi que l’entend Villon, qui regrette dans son Testament de n’avoir pas étudié « au temps de sa jeunesse folle » : Je plains le temps de ma jeunesse / Auquel j’ai plus qu’autre galé.

Et le dictionnaire étymologique que je consulte rapproche d’ailleurs galer du mot francique wala, bien, (qui donnera en néerlandais wel et en anglais well), et du verbe walare, être bien, et même, plus justement, « se la couler douce ».

N.D.L.R. : "Interesting."
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 1er Octobre 2018
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Vu hier, au complexe "Planet'Ciné" d'Alençon, "Le poulain" de Mathieu SAPIN. L’omniprésence de Gaspard GANTZER dans ce navet signe cette époque où la com-nerie triomphe. Vivement qu'on tire la chasse !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 2 Octobre 2018
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Au courrier hier, une lettre recommandée m'annonçant le départ d'un locataire entré dans les lieux il y a à peine 4 mois. Il revendique le préavis d'un mois au motif d'une perte d'emploi qu'il affirme sans en fournir, bien entendu, la moindre preuve.

Ainsi, sur mes huit lots de Pontorson, deux sont actuellement à louer, un troisième occupé sans titre par un petit salopard contre qui j'ai obtenu un jugement d'expulsion à exécuter à la Saint-Glinglin et un quatrième habité par une tête de lard avec qui la relation ne pourra pas dégénérer dans un proche avenir. Dans un cinquième, je dois changer deux radiateurs qui vont me coûter bonbon. Les trois derniers lots ne posent pas de problème à ce jour, leurs occupants n'étant pas de mauvais coucheurs.

En étudiant le bail de "Domitys" pour ma mère, j'ai noté qu'ils donnent à cette littérature la forme d'un bail meublé pour un logement dont le locataire demanderait prétendument le retrait immédiat du mobilier pour y substituer le sien. Je comprends qu'une telle fable est destinée à permettre l'expulsion très rapide des emmerdeurs de tout poil. Je vais tâcher de me renseigner pour savoir si je ne devrais pas désormais recourir à pareil subterfuge pour mes prochaines ouailles et quelles pourraient en être les conséquences, notamment fiscales.
S.M.S. envoyé à mon aîné ce jour à 3 h 29 : "Si ce notaire est nul, il te faut t'en trouver un autre. Ras le bol d'attendre indéfiniment cette restitution de parts de SCI."

Ou alors, devrais-je ajouter, il faudra que mon aîné, nu-propriétaire abusif, supporte le coût des travaux dans l'"aile de la belle-mère", y compris les prochains forages. Il ne fait aucun doute que lui, dont ce serait le devoir, au moins légal, en aurait largement les moyens.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 2 Octobre 2018
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Mon dernier "ami Facebook" en date est Mazin KAMOUNA :

Mazin m'avait été recommandé par la "Standard Chartered" quand j'en dirigeais les activités françaises. Ce descendant du Prophète appartient à une richissime famille de notables irakiens que suivait attentivement ce groupe. A l'époque où nous nous fréquentions, il avait comme petite amie, si ma mémoire est bonne, une princesse de LIECHTENSTEIN. Je l'avais aidé à acquérir la nationalité française. Il a retrouvé ma trace alors qu'il réside désormais à Lausanne et Antibes, principalement, et nous nous sommes promis d'évoquer nos campagnes respectives un jour prochain en Normandie.
OFCE
rédigé le Mercredi 3 Octobre 2018
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Pouvoir d’achat : les retraités maltraités ?
27 septembre 2018 dans fiscalité, Ofce - le Blog, protection sociale

par Pierre Madec

Les mesures socio-fiscales du budget 2018 ayant des impacts redistributifs furent nombreuses et largement analysées. Celles attendues pour 2019 et 2020 le seront tout autant et les premiers éléments du Projet de loi de finance pour 2019 ont d’ores et déjà fait l’objet de quelques réactions. Dans un billet récent, nous notions que les mesures contenues dans les budgets 2018 et 2019 ayant un impact direct sur le pouvoir d’achat devraient entraîner une « amélioration du pouvoir d’achat global et de multiples transferts ». En plus d’un impact différencié selon la place des ménages dans l’échelle des revenus, l’effet des mesures devrait également être différent selon le statut d’activité des ménages. Si l’analyse exhaustive des impacts à attendre doit faire l’objet d’une publication plus complète une fois les discussions budgétaires avancées, nous nous proposons ici d’analyser les effets de quelques mesures sur le pouvoir d’achat des ménages retraités, sujet au cœur de l’actualité.

Les pensions de retraite ne devraient être revalorisées que de 0,3% en 2019 et 2020 (après une hausse de 1,7 point de la CSG en 2018) alors que l’indice des prix à la consommation devrait s’établir autour de 1,6 %. Par ailleurs, certains ménages subiront la moindre revalorisation des aides au logement (après une baisse de 5 euros par mois actée fin 2017). En revanche, les ménages retraités devraient en contrepartie profiter d’une partie de l’exonération de la taxe d’habitation ou encore, pour les plus modestes d’entre eux, de la forte revalorisation du minimum vieillesse (ASPA) ou de l’annulation de la hausse de la CSG promise par le gouvernement ces derniers jours. Qu’en est-il finalement ? Ces mesures génèrent-elles plus de « gagnants » que de « perdants » parmi les retraités ? L’utilisation du modèle de micro simulation Ines, développé conjointement par l’Insee et la Drees, permet de répondre en partie à ces questions.

A l’heure actuelle, l’analyse exhaustive des mesures socio-fiscales est rendue complexe du fait de l’état d’avancement des débats budgétaires pour 2019 (et 2020). Nous nous concentrons donc ici sur les six principales mesures ayant un impact sur le niveau de vie des retraités : la moindre indexation des pensions de retraite pour 2019 et 2020, la revalorisation de l’ASPA (+30€ en avril 2018, +35€ en janvier 2019, +35€ en janvier 2020), la bascule CSG/cotisations salariés en 2018, la sous-indexation des aides au logement en 2019 et 2020, l’exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages à l’horizon 2020 ainsi que la mesure récente de baisse de la CSG pour « 300 000 retraités ».

D’autres mesures non étudiées ici sont à même d’avoir un impact sur le pouvoir d’achat des retraités dans les mois ou années à venir. Le nouveau mode de calcul des aides personnelles au logement, la mise en place du prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital, la transformation de l’ISF en IFI[1], la mise en place du chèque énergie, la hausse de la fiscalité écologique ou celle sur le tabac ne sont ainsi pas traités ici. Cette analyse, non exhaustive, permet tout de même d’éclairer quelques peu le débat. Les résultats laissent apparaître des situations diverses au sein des ménages comptant au moins une personne retraitée.

En 2018, l’impact des mesures analysées serait quasi neutre en moyenne pour les retraités (-20€ par an et par ménage). Néanmoins, au sein de près de 11 millions de ménages comptant au moins une personne retraitée[2], des hétérogénéités importantes existent. Alors que 38 % de ces ménages gagneraient globalement à la mise en place des mesures retenues, pour un gain moyen de l’ordre de 470 euros, 62% soit 6,7 millions perdraient à leur mise en place pour une perte moyenne de l’ordre de 320 euros par an (Tableau 1).


En 2019, du fait de la sous-indexation des pensions de retraite, l’impact des mesures retenues serait globalement négatif sur le revenu disponible des retraités, et ce malgré l’annonce récente d’annulation de la hausse de la CSG pour 300 000 retraités. En moyenne, les ménages comptant au moins une personne retraitée perdraient 200 euros par an du fait de l’entrée en vigueur des mesures. Si la part des ménages perdants est plus forte (73%), des ménages continueraient tout de même à être « bénéficiaires nets » des mesures, notamment sous l’effet de la montée en charge de l’exonération de la taxe d’habitation et des revalorisations de l’ASPA.

En 2020, la poursuite de la sous-indexation impacterait très négativement le revenu disponible des ménages étudiés. Par rapport à 2017, les mesures socio-fiscales étudiées diminueraient en moyenne de 400 euros le revenu disponible des ménages comptant au moins un retraité. Au final, 79 % de ces ménages seraient perdants pour une perte moyenne de l’ordre de 700 euros par an. A l’inverse, l’exonération totale de taxe d’habitation et les revalorisations successives de l’ASPA permettraient à 21 % des ménages étudiés de voir leur revenu disponible s’accroître en moyenne de 700 euros (Tableau 2).


Cette diversité des impacts des mesures nouvelles sur le revenu disponible des retraités s’observe également si l’on analyse les effets de ces mesures en fonction du niveau de vie des ménages comptant au moins une personne retraitée. Si, quel que soit le décile de niveau de vie considéré, les perdants sont plus nombreux que les gagnants, ces derniers ne représente que 55% des 10% de ménages retraités les plus modeste et plus de 80% des 10% de ménages retraités les plus aisés. De plus, les 10 % de ménages retraités les plus modestes sont les seuls à percevoir un gain (en moyenne de 230 euros par an) à la mise en place des mesures. Les 10% de ménages les plus aisés comptant au moins une personne retraitée accusent quant à eux une perte moyenne de l’ordre de 1 270 euros. Ces résultats n’intégrant ni les mesures réformant la fiscalité du capital (PFU, ISF) ni celles renforçant la fiscalité indirecte, aux effets anti-redistributifs largement étudiés, ils peuvent être en partie relativisés. Ils éclairent toutefois sur les dynamiques de transferts à l’œuvre au sein même des ménages retraités.


[1] Les ménages comptant au moins une personne retraitée représentent près de 40% des ménages appartenant aux deux centiles de niveau de vie les plus élevés, principaux bénéficiaires des réformes de la fiscalité du capital. De fait, nos résultats sur-estiment l’impact négatif des mesures socio-fiscales pour ces ménages.

[2] Ces effectifs sont cohérents avec ceux observés du nombre de personnes retraitées en France.

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Un commentaire sur “Pouvoir d’achat : les retraités maltraités ?”

Emmanuel YVON 28 septembre 2018

Sans doute « privilégiés » par rapport à la moyenne des retraités, les ex-cadres touchant au moins 3 300€ de pensions sont les plus impactés (exemples d’un couple percevant 1 650€ chacun, ce qui n’est quand même pas scandaleux). 700 € de CSG depuis le 1/1/18 (cela représente plus d’une mensualité d’IR), sous-indexation à 0.3%, maintien de la TH, la perte de revenus disponibles s’évalue à au moins 1 500€ par an, soit près de la perte sèche d’une des pensions mensuelles du couple. Sur le plan du discours sociétal, la justification politique de ces mesures redistributives revient à reporter le coût social sur les inactifs au bénéfice des actifs et à diminuer indirectement le coût des retraites comme si la faute originelle des déficits sociaux incombait à leurs bénéficiaires, par ailleurs épargnants et consommateurs exemplaires, meilleur carburant du moteur économique. Quel corps social supporterait cela sans sourciller? Sur le plan électoral, le risque est conséquent et cette population électorale qui s’était massivement mobilisée en faveur du Président élu devrait, en effet boomerang, profiter un peu à gauche mais plutôt à la droite qui n’est ou ne sera pas nécessairement républicaine. On peut toujours pousser des cris d’orfraie sur la montée des extrêmes et des populismes de tout poil tout en favorisant de cette manière leur lente et inexorable poussée…

N.D.L.R. : Joyeux...

Ce qu'il y a de sympa avec ces gouvernements successifs est que j'ai le chic pour me retrouver toujours dans la catégorie la plus perdante.
Je suis arrivé hier, en début d'après-midi, au château de Cerisy-la-Salle, près de Saint-Lô, où je dois participer jusqu'à dimanche inclus au dernier colloque, pour l'année 2018, organisé dans ce lieu prestigieux. Il sera consacré à "l'architecture en Normandie à l'époque classique".

J'ai pris le temps de m'installer tranquillement et de commencer à explorer la place :

3 octobre 2018.

3 octobre 2018.

3 octobre 2018.

La chambre qui m'a été attribuée se trouve au dernier étage du château, sous les combles, dans le pavillon de gauche de la dernière photo. On voit bien sa lucarne Sud et on aperçoit sa lucarne Est.

Dans le château, j'ai plus particulièrement observé le plafond de la salle où nous nous réunirons :

3 octobre 2018.

3 octobre 2018.

3 octobre 2018.

3 octobre 2018.

Les conférenciers sont des spécialistes du sujet. J'aurai ainsi le plaisir d'écouter demain Alexandre GADY, par ailleurs l'un des plus importants soutiens, en sa qualité de président de la S.P.P.E.F., de mes combats anti-éoliens. Le public est composé d'universitaires mais aussi d'amateurs éclairés comme mon ami Xavier de PREMESNIL, délégué de la Demeure Historique pour le Calvados (il prépare actuellement une thèse de doctorat consacrée aux châteaux qui ont été ou sont la propriété de la famille d'HARCOURT), ou quelques guides-conférenciers, archivistes ou fonctionnaires de la D.R.A.C. Sur la liste des participants, j'ai remarqué les noms des propriétaires de l'abbaye d'Hambye, de mon amie Sinikka GALLOIS, des V.M.F., et de mon architecte favori, Arnaud PAQUIN.

L'ambiance se veut familiale. Pour me connecter à internet, je dois me rendre dans une dépendance, ce qui ne facilitera pas mes interventions sur notre site favori jusqu'à dimanche soir. Autant que le fan club en soit informé.