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Ce Bernard est une perle ! Qu'on en juge !

Ce matin, Carole l'avait chargé de dégager de leur herbe les plates-bandes destinées aux rosiers. L'herbe devait être découpée en plaques (ce que les golfeurs appellent des "escalopes", ma spécialité d'ailleurs), de manière à pouvoir être redéposée dans un autre endroit de l'avant-cour, là où, jusqu'à il y a quelques semaines, les maçons avaient stocké des pierres.

Bernard a vite compris que, pour mener à bien cette tâche, nos outils ne suffiraient pas. Il a donc manifesté l'intention de repasser chez lui chercher sa houette. C'est à ce moment-là que je lui ai demandé de m'aider, à l'occasion, à trouver des sceaux de Salomon multiflores (Polygonatum multiflorum, classe des Lilopsida, famille des Convallariaceae), comme me le demande mon professeur de biologie florale à Caen, pour un herbier que je dois rassembler.

J'ai juste eu le temps de montrer à Bernard une photographie de ce "muguet sauvage" qu'il était revenu, armé de sa houette et brandissant un seau dans lequel il me rapportait un sceau de Salomon entier, racines incluses, comme il convient.

J'ai déjà expliqué sur ces pages à quel point j'étais mauvais quand il s'agissait de choisir des couleurs de peintures. Les visiteurs assidus de ce site (que je salue, ils le méritent bien) sauront désormais que je suis encore loin d'avoir acquis le coup d'oeil d'un gars de la campagne pour reconnaître les herbes sauvages.

Tout cela pour dire que les théories de Ricardo sur les avantages comparatifs s'appliquent parfaitement ces jours-ci à la Chaslerie : chacun y contribue à l'effort commun au mieux de ses forces et capacités ; Carole conçoit, je planifie, finance et contrôle (ce qui n'est quand même pas rien), Pascal et Maxime (dès que sa scolarité le lui permet) maçonnent, Claude coupe l'herbe et entretient le matériel avec Maxime, Bernard soigne les arbres, les haies et les plates-bandes et trouve même le temps de m'aider dans mes études.

La morale de cette histoire est que je vais donc demander sans tarder à Bernard de rechercher la scolopendre (Asplenium scolopendrium) qui me manque toujours pour mon herbier. J'en ai certes découvert une dans le puits de la Chaslerie (le seul puits ouvert actuellement, étant entendu qu'il y en a au moins deux autres mais qui ont été bouchés ou refermés) mais je me vois mal y descendre de 3 mètres pour cette récolte.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 21 Avril 2010
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Carole vient de me remettre une mise en demeure du fisc, arrivée à mon domicile parisien, de transmettre d'ici le début du mois prochain un formulaire que j'aurais omis de joindre à une déclaration de revenus, à savoir "l'annexe 2044 des revenus fonciers" de 2007.

Il est de fait que, chaque année, je passe plusieurs jours à préparer ma déclaration de revenus car la propriété d'un monument historique est source de complexité administrative. Au demeurant, il est bien normal, à mon avis, que la collectivité demande des comptes précis et détaillés puisque les dépenses d'entretien et de restauration de tels immeubles sont déductibles du revenu imposable du particulier qui les finance.

De plus, cela fait plusieurs années que, dans mon cas, lesdites dépenses excèdent sensiblement mes revenus, tout simplement (si je puis dire) car je n'hésite pas à ponctionner mon épargne. Je comprends que cet état de fait atypique, qui se traduit par des deficits reportables, puisse attirer l'attention d'un contrôleur des impôts. J'ai d'ailleurs fait l'objet d'un contrôle fiscal approfondi il y a peu de temps, sans doute pour la même raison.

Je ne serais donc pas étonné que cette mise en demeure ait pour seul motif réel le souci du fisc de ne pas perdre l'opportunité de me contrôler au titre de 2007. Je devrais ainsi m'attendre désormais à un nouveau contrôle approfondi et, si je ne savais comment m'occuper au cours du prochain été, je serais donc servi.

Puisque mes comptes sont totalement transparents pour le fisc, je n'entrevois pas de difficulté sérieuse, même minime. S'agissant de 2007, comme de toutes les autres années, j'ai transmis les originaux de toutes mes factures pertinentes, environ 220 cette année-là. Je les ai récapitulées en utilisant la grille fournie à ses adhérents par "Vieilles Maisons Françaises". Mais, si j'ai ensuite retranscrit ces chiffres sur le formulaire officiel de déclaration de revenus que j'ai télétransmis via internet, il semble que je ne l'aie pas fait sur le formulaire annexe 2044 ni sur le 2044 spécial que j'avais utilisé comme brouillon. En d'autres termes, je devrais pouvoir compléter mon dossier sur ce point de détail, dès lors que je serai en possession d'un imprimé vierge.

Dans l'immédiat, il va cependant sans dire que je préférerais consacrer mon temps libre au chantier de restauration ou à mes études de biologie à Caen et aux examens universitaires qui vont m'absorber jusqu'au 21 mai prochain.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 22 Avril 2010
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Ouf, je viens d'envoyer à mon contrôleur des impôts une copie propre de mon brouillon de l'annexe 2044 spéciale pour 2007 dont il m'a téléchargé l'imprimé hier soir !

Le problème avec ces imprimés, c'est que je n'y vois aucune case pour éviter au contribuable de perdre le bénéfice de l'imputation de déficits antérieurs auxquels il aurait droit. En outre me semble-t-il, ces formulaires changent assez souvent, d'une année sur l'autre. J'ai beau avoir enseigné la fiscalité à l'E.N.A., certes il y a quelques lustres, je trouve qu'il y aurait là de quoi s'y perdre parfois, en toute bonne foi.

M'étant ainsi libéré de cette corvée, je vais pouvoir reprendre sans tarder mes études sur les Angiospermes (les fleurs, pour parler français).
L'équipe de Thierry BOURRE a planté aujourd'hui, à l'Est du Pournouët, une cinquantaine de poiriers. Je lis sur l'étiquette "Poirier Caleryana".

Mais Wikipedia me donne plus de détails. J'apprends ainsi que "le poirier de Chine (Pyrus calleryana) est une espèce de poirier originaire de Corée et du Japon. Il doit son nom latin et anglais (Callery pear) à un missionnaire français nommé Joseph-Marie Callery qui le ramena de Chine en 1858.
C'est un arbre à feuilles caduques au port naturellement érigé pouvant mesurer de 15 à 20 m de haut".
Thierry BOURRE m'a pourtant assuré qu'il ne dépasserait pas 3 mètres. Curieux. J'ai donc bien fait de suivre la suggestion de Carole et de ne pas planter là où cela aurait bouché la vue vers l'Est, le "poumon" (une tourbière) ainsi que les terres louées au fermier.

"Son écorce grise est rugueuse et fissurée. Les feuilles brillantes vert foncé alternées mesurent de 4 à 7 cm de long, ont un long pétiole et virent au rouge vif en automne."
Intéressant.

"Les fleurs blanches de 2 à 3 cm de diamètre et à 5 pétales apparaissent au début du printemps avant les feuilles. Elles sont légèrement malodorantes."
Ceci n'est pas gênant pour moi, en raison de l'éloignement du manoir.

"Le fruit comestible ressemble à une pommette marron très dure de 1 cm de diamètre. Il se ramollit après une période de gel mais reste très aigre et sans intérêt gustatif."
De toutes façons, j'en aurais été bien embarrassé.

"Il contient une ou deux petites graines. C'est à son petit fruit que l'arbre doit son surnom d'arbre « à haricot » en Chine. Pyrus calleryana est un arbre hermaphrodite rustique (jusqu'à -25°C, zone USDA 5), vigoureux et peu regardant sur le type de sol. De croissance rapide, il peut donner ses premiers fruits dès sa troisième année. À l'état naturel, P. calleryana est un arbre à rameau épineux mais de nombreux cultivars sont inermes."

"Il a une période de dormance assez courte et conserve ses feuilles longtemps en automne."
Intéressant pour moi.

"Il tolère l'ombre mais a besoin d'une exposition ensoleillée pour bien fructifier. Certains cultivars, comme « Bradford », sont résistants au feu bactérien, au phytophthora, au chancre du collet et peu sensibles au dépérissement du poirier. P. calleryana se reproduit facilement par semis. On obtient en moyenne 10% d'arbres faibles particulièrement sujets au dépérissement du poirier et il est important de les éliminer."

"Pyrus calleryana fut initialement introduit en Amérique du Nord dans le cadre de programme de croisement génétique afin de créer des poiriers domestiques disposant de la résistance au feu bactérien de certaines variétés de P. calleryana. Ce fut un échec mais en raison de sa très belle floraison printanière et de son beau feuillage rouge en automne, le poirier de Chine a été, depuis 1950, « reconverti » en arbre d'ornement principalement dans toute l'Amérique du Nord. L'espèce n'a pourtant pas que des avantages. En raison de la grande dispersion de ses graines par les oiseaux et de sa grande tolérance à tous types de sols et de climats, P. calleryana s'est aujourd'hui tellement propagé aux États-Unis qu'il y est désormais considéré comme une espèce invasive. Autre inconvénient, son bois est assez cassant, ses fleurs ne sentent pas très bon et son pollen peut provoquer des allergies."
Le fait que le bois soit cassant peut présenter des inconvénients par tempête, comme cela arrive ici.

"On utilise les semis de Pyrus calleryana comme porte-greffe pour de nombreuses variétés de poirier commun et surtout de nashi. Il est aussi particulièrement adapté aux variétés Comice, Bosc, et Seckel. Il est surtout utilisé en Chine et plus récemment aux États-Unis et au Japon.
Ce porte-greffe tolère des sols plus humides que le porte-greffe OHxF ou le cognassier."
Ca tombe bien, le terrain où il est planté ici est très humide.

"L'arbre fructifie plus vite et donne des fruits plus gros mais peut avoir un comportement irrégulier. À maturité, l'arbre est légèrement plus petit qu'un semis de Pyrus communis. Il est intéressant en climat chaud et terre sableuse ; s'adapte bien en France. Il se propage également bien par bouturage. Il existe de nombreux cultivars tels que « Bradford » (poirier de Bradford, le plus répandu), « Capital », « Chanticleer », « Red spire », « Aristocrat », « Autumn Blaze », « Cleveland Select », « Fauriei » ou « Whitehouse ». Les quatre premiers sont les plus résistants au feu bactérien et font donc de meilleurs porte-greffes pour les variétés de poires sensibles telles que la passe-crassane.
« Bradford », a un port très érigé qui le rend intéressant en zone urbaine mais, du fait de sa ramification anguleuse, il est également assez fragile et résiste mal aux tempêtes de neige ou aux grands vents."
Ca, ça tombe mal...

"De plus, sa durée de vie ne dépasse pas 25 ans, c'est pourquoi on lui préfère désormais des variétés plus résistantes telles que « Cleveland Select »."
Cette brève durée de vie est un inconvénient pour moi qui travaille à horizon de 150 ans, en général.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 8 Mai 2010
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Bien entendu, la Chaslerie n'est pas épargnée par la tourmente financière en cours. On peut d'ores et déjà affirmer que son programme de travaux s'en ressentira nécessairement.

Car, quelle que soit l'impression produite par ce site, la Chaslerie n'est nullement une tour d'ivoire ; elle ne peut qu'être affectée par les crises que traverse le pays. L'histoire a cependant montré qu'elle arrivait tant bien que mal à résister.

Gardons donc le moral, c'est nécessaire !

Si néanmoins la crise qui affecte actuellement la zone euro devait durer, les travaux auxquels je devrais renoncer prioritairement seraient ainsi, dans l'ordre :
- la restauration du circuit des douves, notamment les biefs et le mur d'escarpe ;
- la restauration intérieure de "l'aile de la belle-mère", c'est-à-dire la partie à vocation habitable qui englobe le colombier et où est installée provisoirement la cuisine ;
- la restauration intérieure du logis, y compris sa cage d'escalier, et l'installation d'un chauffage puissant ;
- la restauration de la charpente et de la couverture du colombier ;
- la restauration de la charpente et de la couverture des écuries, nonobstant l'existence d'un arrêté de subvention.

Dans ce décompte, je suppose que mes fils prendraient en charge, chacun pour ce qui le concerne, la restauration de la cave, de la ferme et de leurs dépendances. C'est peut-être une hypothèse trop optimiste.

En tout état de cause, j'ai d'ores et déjà réalisé à la Chaslerie un volume de travaux beaucoup plus important que celui que j'imaginais être capable de financer lorsque je l'ai achetée.

Considérons donc que tout ce qui s'y réalisera désormais sera un bonus pour moi. Il a fallu plusieurs siècles pour construire la Chaslerie. Quelques décennies supplémentaires de travaux de restauration n'auraient donc pas à être ressenties comme un drame majeur.
Un de mes vieux amis, le préfet Paul C., me demandait récemment quelle trace je laisserais sur cette Terre. Je lui ai immédiatement répondu "la restauration d'un monument historique", non sans ajouter "ce n'est peut-être pas considérable mais, au moins, ça ne fait de mal à personne".

En fait, nous venons de planter sur la parcelle au Nord du manoir et au centre du grand calendrier celtique, le plus à l'Est, un "Sequoia sempervirens" de 2 mètres de haut à ce stade mais dont un cousin a déjà atteint 115 mètres de haut quelque part en Californie.

Au centre de l'autre calendrier celtique, le plus proche de la D22, nous avons de même planté un "cèdre du Liban" ; un tel arbre peut vivre plusieurs milliers d'années.

Tout cela laisse rêveur. Quand je vous disais (voir un échange dans le Livre d'Or, à la date du 19 novembre dernier) qu'il faut être un peu fou pour entreprendre la restauration d'un monument historique...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 12 Mai 2010
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Transmission du patrimoine - Désultoirement vôtre !
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Le jeune Louis-Marie S., venu servir la messe en latin à la chapelle de la Chaslerie selon le rite tridentin, m'a posé une très bonne question. Si je résume, il m'a demandé pourquoi je restaurais autant de bâtiments qui, malgré d'importants travaux, restaient vides ou, pire, inachevés. Manifestement, il trouvait mon attitude quelque peu compulsive et ne comprenait pas que j'ouvre autant de chantiers en même temps.

Pour faire simple, j'ai répondu à cet enfant d'une famille nombreuse que je destinais la cave à mon fils aîné et la ferme à mon cadet. Je ne suis pas sûr de l'avoir convaincu. A son âge, les problèmes de transmission de patrimoine lui sont assurément étrangers.

J'aurais aussi pu invoquer le temps nécessaire pour mener à bien un programme de travaux aussi vaste. Du haut de sa dizaine d'années, je ne suis pas persuadé qu'il aurait mieux compris. Pourtant, la Terre a près de 5 milliards d'années, les arbres les plus vieux peuvent avoir 5000 ans, le logis de la Chaslerie a été construit il y a 412 ans et je ne m'en occupe que depuis 20.

En fait, par quelque bout que je retourne le problème, c'est ce que j'appelle, faute de mieux, la "logique du chantier" qui résume le moins mal mon attitude. C'est d'ailleurs l'argument que je mets en avant lorsque des adultes me posent la même question que le jeune Louis-Marie.

Est-ce que je les convaincs davantage ? A dire vrai, je n'en suis pas sûr.

A propos de ma façon de diriger les travaux, j'ai déjà parlé ici de "despotisme éclairé". On ne voudrait quand même pas que j'avoue me fier beaucoup à "mon bon plaisir" ? On sait que, par cette formule de lettres de chancellerie, le roi marquait sa volonté dans les édits. Donc problème : après Catherine II et, ici, François 1er, ne vais-je pas finir par me prendre pour Napoléon ?

Jérôme TRAVERT
rédigé le Jeudi 13 Mai 2010
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Bonjour,

Je viens de mettre en ligne un site internet qui présente mon activité au départ de l'aérodrome de FLERS (61).

Vitrine de mon activité, ce site internet présente également sous forme de thème, à la rubrique "QUE FAIRE, QUE VOIR", une liste d'activités à découvrir dans notre région.

Il s'agit en fait d'une liste brute, non exhaustive sous la forme suivante :
- dénomination de l'activité ; numéro de telephone ; URL internet (sous la forme http://www......)

A cette occasion, m'autorisez-vous à activer le lien hypertexte de votre URL afin que l'internaute, en survolant cette liste et d'un simple clic, puisse accéder (dans une nouvelle fenêtre du navigateur) directement à votre page d'accueil pour consulter votre site ?

Je suis à votre disposition pour de plus amples informations et vous invite à consulter mon site internet (http://www.tidjai.fr).
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 15 Mai 2010
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@ Jérôme TRAVERT :

Pas de problème, je vous donne mon autorisation pour créer un lien hypertexte vers le site de la Chaslerie dans la rubrique "Que faire, que voir" de votre site.

Bien entendu, je serais très curieux de découvrir des photos de la Chaslerie vue du ciel, notamment quand la restauration de la couverture de la charretterie sera terminée, c'est-à-dire cet été (voire quand l'herbe aura repoussé au Sud de celle-ci, ce qui reporterait à l'an prochain). On pourrait aussi attendre que la couverture des écuries et du colombier (l'aile Ouest de la cour) ait à son tour été restaurée mais je ne sais pas à quel horizon ce sera fait (ordre de grandeur de 5 ans, susceptible d'être prolongé selon l'état de la bourse).

Quant à l'idée de monter moi-même dans votre engin, mon expérience m'a fait conclure dans ma jeunesse, suite notamment à des accidents de plongée sous-marine et de parachutisme, que je devais éviter de quitter le plancher des vaches, et encore en m'y cantonnant à des altitudes variant entre le niveau de la mer et, disons, 300 mètres. Donc, comme pour le saut à l'élastique, je laisse bien volontiers la place à d'autres. Pourquoi pas mes fils, d'ailleurs ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 25 Mai 2010
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Puisque j'en suis à évoquer ma généalogie, je voudrais apporter quelques informations complémentaires.

1. J'ai déjeuné hier à Paris avec mon vieil ami, le préfet Paul Camous. A une époque où la puissance publique dépense des sommes considérables pour éviter des "risques systémiques" dans le monde de la finance, il voulait m'inviter à exposer mon expérience des structures de défaisance à un groupe de "jeunes gens à fort potentiel" dont il s'est chargé de l'éducation complémentaire, en quelque sorte. J'ai moi-même fait partie de ce petit groupe il y a quelques années (on le quitte lorsqu'on dépasse l'âge de 40 ans). J'y ai côtoyé notamment Jean-Marie Messier et Thierry Breton, alors inconnus du public. Pour des raisons diverses que, peut-être, j'exposerai plus tard ici, j'ai décliné l'offre du préfet.

Passant du coq à l'âne, j'ai fait part à ce fin connaisseur du personnel politique français de mes très récentes découvertes sur le Sénateur Jacques Fourcade. Il ne le situait pas. En revanche, il m'a parlé d'un député Franck Fourcade et m'en a dit qu'il avait eu une certaine importance sous la IVème République. Pour ma part, je n'ai jamais entendu parler de ce député. Je n'en trouve pas non plus la trace via Google.

2. L'homme politique le plus connu porteur du même nom de famille que moi est évidemment Jean-Pierre Fourcade ("balais-brosse" pour le "Canard Enchaîné", en raison de sa coupe de cheveux) qui fut ministre de l'économie et des finances dans un gouvernement de Jacques Chirac, alors que Valéry Giscard d'Estaing était président de la République.

J'ai parlé de généalogie avec "balais-brosse" lors d'une remise de la cravate de la Légion d'honneur au père d'un copain, il y a une quinzaine d'années. C'est Christian Poncelet, pas encore président du Sénat, qui officiait, mais Jean-Pierre Fourcade était là, en sa qualité d'ancien ministre de la rue de Rivoli, c'est-à-dire d'ancien patron du récépiendaire. Voici ce qu'a été le début de notre dialogue :

Moi : Bonjour Monsieur le Ministre !
Lui : Bonjour Monsieur !
Moi (souriant) : Permettez-moi de vous féliciter pour votre nom !
Lui (surpris) : Ah ? Et pourquoi donc ?
Moi (malicieux) : Parce que je porte le même !
Lui (percutant) : Ah, c'est vous le Fourcade du Trésor ?

Bref, ça partait bien, j'étais impressionné par sa rapidité de déduction et lui, peut-être, par mon culot. Nous avons donc échangé agréablement sur nos généalogies respectives, en nous abstrayant de la cérémonie en cours. Il m'a expliqué que sa famille, originaire des Hautes-Pyrénées, avait été proscrite de ce département pour propagande bonapartiste voici un peu plus d'un siècle et demi, interdite de surcroît de résidence dans les départements limitrophes, et amenée de ce fait à se transplanter à Marmande. Je lui ai dit qu'à ma connaissance, ma famille Fourcade avait longtemps été bonapartiste, peut-être jusqu'au début du 20ème siècle. Nous avons évoqué les prénoms des mâles de nos familles respectives et avons retrouvé des Jean, des Théodore, ainsi que des prénoms tirés de l'antiquité gréco-romaine, à la mode à l'époque chez les partisans de la Révolution. Tout semblait donc indiquer que nous étions cousins.

Nous nous sommes ensuite promis de rester en contact pour confronter plus en détail nos arbres généalogiques respectifs. Mais la chose ne s'est jamais faite à ce jour. Le sujet ne nous passionnait pas suffisamment. Mais ce blog m'amène à rouvrir le dossier. A suivre.

3. J'ai relevé, ici et hier, que le Sénateur Jacques Fourcade avait voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Or, ma grand-mère Fourcade (née Renée, Suzanne Labatu) était conseillère municipale de Tarbes pendant la guerre et elle était alors ouvertement pétainiste.

Il n'en allait pas du tout de même du côté de ma mère, née Simonne, Pierrette, Louise Cartou (le 10 septembre 1927 à Toulouse). Son père (à l'état-civil), Edouard, Edmond, Marius Cartou, limonadier (c'est-à-dire tenancier d'un bar, le "Café Cartou") à Saint Sulpice-la-Pointe dans le Tarn, votait communiste et ma mère, encore lycéenne et pensionnaire au collège de Gaillac (où, me dit-elle, chaque journée commençait en chantant "Maréchal, nous voilà !"), a risqué plusieurs fois sa vie comme agent de liaison des F.F.I. à la Libération.

Bref, je suis le premier fruit d'une mésalliance (aux yeux de ma grand-mère paternelle). Cela ne m'a jamais gêné. Les produits hybrides sont souvent les plus épanouis.

4. D'après ce qu'on raconte dans ma famille Labatu, nous y descendrions de Godefroy de Bouillon (vers 1058-1100), "chevalier franc qui fut le premier souverain chrétien de Jérusalem mais qui refusa le titre de roi pour celui, plus humble, d'avoué du Saint-Sépulcre."

On y prétend aussi que nous aurions pour parents trois frères Anquetil, ecclésiastiques "raccourcis à la Révolution". Ils auraient été originaires de Saint-Aubin-des-Bois, près de Villedieu-les-Poëles. Ceci reste à confirmer. Je me suis rendu au cimetière de Saint-Aubin-des-Bois et n'y ai pas vu leur tombe, si elle y a jamais été.

5. Les questions de généalogie m'ont toutefois toujours paru filandreuses. Voici pourquoi.

Saint Louis (Louis IX, roi de France) a vécu de 1214 à 1270, il est donc né il y a près de 800 ans. Il a été père pour la première fois en 1240. Supposons que, de génération en génération, ses descendants soient tous devenus père ou mère à l'âge de 25 ans. Cela ferait, entre lui et moi, (1952-1252)x4/100 = 28 générations précisément.

Supposons qu'il n'y ait eu aucune consanguinité entre nos ascendants depuis 7 siècles. Cela signifie qu'à l'époque de Saint Louis, chacun d'entre les visiteurs de ce site aurait eu 2^28 (2 puissance 28), soit plus de 250 millions d'ancêtres contemporains.

Comme, à cette époque, la France avait une population de l'ordre de 15 millions d'habitants, cela signifierait que tous les Français de souche, dont je pense faire partie, descendraient de Saint Louis et seraient cousins.

Il est vrai que l'hypothèse de non consanguinité est invraisemblable. Si l'on imagine qu'il y a eu seulement 4 relations de consanguinité en 28 générations, le nombre d'ancêtres contemporains de Saint Louis tombe à à peine plus de 16 millions.

Donc, la certitude de descendre de Saint Louis disparaît très rapidement.

Il faudrait être beaucoup plus fort en démographie que je ne le suis pour savoir combien, statistiquement, il a pu y avoir de relations de consanguinité dans nos arbres généalogiques respectifs.

Et tout ceci sans évoquer la question des naissances illégitimes qui, si elle ne modifie pas le nombre d'ancêtres, rend nébuleux et incertain tout arbre généalogique.

Or, qui pourrait prétendre ne descendre d'aucun bâtard de personne ? Pas moi, assurément, pour qui il n'est pas nécessaire de remonter bien loin dans l'arbre. Et ceci, sans avoir besoin de se référer aux talents avérés de "nousté Henric"...

P.S. : J'ai téléphoné ce soir à ma mère pour qu'elle me donne (ou me rappelle) des détails sur son activité d'agent de liaison pour les F.F.I.

Elle m'a ainsi raconté que les Allemands du camp de Saint-Sulpice avaient coutume de venir au café Cartou où ils occupaient une partie de la salle, les maquisards étant des habitués de l'autre partie de la même salle. Souvent, les Allemands chantaient, puis les maquisards. Parfois, tous chantaient ensemble.

Un jour, un maquisard a demandé à ma mère de livrer une lettre en vélo à Rabastens, commune voisine, et elle l'a fait. Puis les missions se sont multipliées, souvent dans la Montagne Noire, parfois à l'occasion de parachutages de nuit. Le chef du réseau s'appelait (ou se faisait appeler) quelque chose comme Rogers.

Un autre jour, alors que ma mère approchait en vélo de Rabastens, elle a dû faire la queue devant un contrôle allemand à l'entrée du village. Deux Allemands, dont un officier, venaient d'y être tués par les maquisards. Les Allemands fouillaient donc tous les passants. Pas moyen de s'enfuir. Lorsque le tour de ma mère est arrivé, un Allemand l'a reconnue : "Ah, c'est Simone, la fille du café Cartou !" Il l'a donc laissé passer avec un grand sourire et une tape dans le dos, sans la contrôler.

Or, ce jour-là, les sacoches du vélo de ma mère étaient pleines de munitions. Il paraît que les maquisards qui l'ont réceptionnée après cette mésaventure ont ouvert une bouteille de champagne en son honneur, ils étaient persuadés qu'ils ne la reverraient plus.
Ce matin, Bernard a, comme chaque année, planté des cosmos ("Cosmos bipinnatus") de part et d'autre des entrées de la cour, dans les plates-bandes qu'il avait méticuleusement nettoyées. Je lui ai ensuite demandé d'essayer d'occire au round-up les bambous qui prolifèrent au Sud du mur Sud de la charretterie.

Puis Bernard, Claude et Pascal ont ressorti les bancs et mobiliers de jardin entreposés dans le fournil.

En ce moment, Claude rejointoye le mur Nord du bâtiment Nord et Pascal sort des écuries où elles étaient stockées, des tuiles nécessaires pour les couvertures de la charretterie.

Sur la charretterie, 5 employés de Roland BOUSSIN clouent les chevrons et s'apprêtent à poser les planches et le tissu de protection convenus. Ils sont placés sous la direction de Thierry qui a une longue expérience de la Chaslerie, puisqu'il y était déjà intervenu sur la voûte de la chapelle et le dôme à l'impériale ainsi que sur la couverture du logis et de la tour Nord-Est.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 29 Mai 2010
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Voici, comme annoncé, le 1er Q.C.M. relatif à la Chaslerie, auquel les visiteurs du site sont invités à répondre. Il y aura une bonne bouteille de calva pour le vainqueur. Si vous désirez participer à ce concours, vous avez une semaine pour répondre (avant le samedi 6 juin 2010 à 19 h).

Fête des mères de 2010
Q.C.M. sur la Chaslerie

Veuillez marquer vos nom et prénom en tête de votre réponse (que vous pouvez adresser à l'adresse de courriel suivante : penadomf "at" msn.com).

Ce questionnaire comporte 150 questions, numérotées de Q1 à Q150. Veuillez marquer une croix devant chacune des questions qui vous semble appeler une réponse positive (ou en donner le numéro). L"absence de croix (ou de numéro) vaut réponse négative à la question considérée.

Attention, il peut y avoir plusieurs réponses positives à un même groupe de questions, ou bien aucune. Soyez attentifs à la formulation précise des questions.

Le gagnant sera celui ou celle qui aura répondu correctement au maximum de questions.

En cas de contestation, Pierre-Paul FOURCADE décide en dernier ressort (est-il besoin de l'indiquer ?).

1 – Questions d"ordre géographique

1.1. Où se situe la Chaslerie par rapport à Paris ?
Q1. Plein Est, environ à mi-distance entre Paris et Nancy ?
Q2. Plein Ouest, environ aux trois quarts du chemin entre Paris et le Mont Saint Michel ?
Q3. Plein Sud, environ à mi-distance entre Paris et Bourges ?

1.2. Quelle est l"altitude de la Chaslerie par rapport au niveau de la mer ?
Q4. Environ 40 mètres ?
Q5. Environ 140 mètres ?
Q6. Environ 340 mètres ?

1.3. En termes géologiques, sur quel type de sous-sol est bâtie la Chaslerie ?
Q7. Sous-sol calcaire, ainsi que le Perche voisin ?
Q8. Sous-sol granitique, ainsi que le Massif Armoricain ?
Q9. Sous-sol gréseux, de caractère acide ?
Q10. Sous-sol sableux ?

1.4. Dans quel fleuve finissent par s"écouler les eaux de la Chaslerie ?
Q11. Le Couesnon ?
Q12. La Loire ?
Q13. L"Orne ?
Q14. La Seine ?

1.5. Quelles activités économiques ont connu (ou connaissent encore) un réel essor aux environs de la Chaslerie ?
Q15. Les industries agro-alimentaires ?
Q16. La sidérurgie ?
Q17. Le thermalisme ?
Q18. La poterie ?
Q19. L"amiante ?
Q20. La dentelle ?

1.6. De quelle sous-préfecture relève la Chaslerie ?
Q21. Argentan ?
Q22. Avranches ?
Q23. Mayenne ?
Q24. Mortagne-au-Perche ?
Q25. Vire ?
Q26. D"aucune : le sous-préfet territorialement compétent est basé à la préfecture d"Alençon.

2 – Questions d"ordre historique

2.1. Le château de Domfront a longtemps été une résidence royale. Qui en a été châtelain ?
Q27. Berthe au grand pied (vers 720-783), reine des Francs ? Epouse de Pépin le Bref (715-768), roi des Francs, elle fut la mère de Charles 1er le Grand ou Charlemagne (742 ou 748-814), roi des Francs, roi des Lombards, empereur d"Occident.
Q28. Guillaume II le Bâtard (vers 1027-1087), duc de Normandie ? Il fut roi d"Angleterre, appelé Guillaume 1er le Conquérant par les Anglais, à l"issue de la bataille de Hastings (1066).
Q29. Aliénor d"Aquitaine (1122 ou 1124-1204), reine de France (épouse de Louis VII, roi de France) puis reine d"Angleterre (épouse d"Henri II, roi d"Angleterre), mère de Richard CÂœur-de-Lion (1157-1199), roi d"Angleterre, arrière-grand-mère de Louis IX (1214-1266, Saint Louis), roi de France ?
Q30. Claude de France (1499-1524), reine de France (la reine Claude), épouse de François 1er, roi de France (1494-1547) ?
Q31. Marguerite de Valois (1553-1615), reine de France et de Navarre (la reine Margot), épouse d"Henri IV (1553-1610), roi de France et de Navarre ?

2.2. L"église Notre-Dame-sur-l"Eau de Domfront, chef-d"Âœuvre de l"art roman, a longtemps servi de sépulture aux seigneurs de la Chaslerie, dont celui dont elle conserve (d"ailleurs très mal) le gisant. Quel saint de l"église catholique y a dit la messe ?
Q32. Fraimbault de Lassay (vers 500-570), évangélisateur du Maine, mort à Saint-Fraimbault, commune voisine de La Haute Chapelle ?
Q33. Aubert, évêque d"Avranches (mort vers 725), fondateur du Mont Saint Michel ?
Q34. Thomas Becket (1117-1170), archevêque de Cantorbéry ?

2.3. Pourquoi la Chaslerie a-t-elle été bâtie à cet endroit ?
Q35. En raison de la proximité d"un gué ? On peut en effet imaginer que les premiers habitants du lieu y prélevaient un péage sur ses utilisateurs et qu"ils partageaient le produit de ce dernier avec les religieux de Lonlay.
Q36. Pour faciliter l"exploitation d"une tourbière voisine ?
Q37. A flanc de coteau, pour s"abriter des vents d"Ouest dominants.
Q38. Orientée vers l"Est, de manière à ce que le soleil matinal en chasse au mieux l"humidité nocturne.

2.4. Les archives de la Chaslerie ayant été détruites, dispersées ou n"ayant pas été exploitées depuis longtemps, on n"est pas sûrs de la date d"anoblissement de la famille qui construisit la Chaslerie. Selon cette famille, de quand aurait daté son anoblissement ?
Q39. De l"avènement d"Hugues Capet, roi des Francs en 987 ?
Q40. De la fondation de l"abbaye de Lonlay en 1015, puisqu"en termes de féodalité, le suzerain du seigneur de la Chaslerie était l"abbé en charge de la baronnie de Lonlay ?
Q41. De 1381, c"est-à-dire vers le milieu de la guerre de Cent-Ans ?
Q42. De 1604, en vertu de lettres patentes signées d"Henri IV, roi de France et de Navarre ?
Q43. Au cours de la première moitié du 20ème siècle et c"est une noblesse pontificale.

2.5. Quel était le nom de la famille propriétaire de la Chaslerie jusqu"à la Révolution ou presque ?
Q44. Lecerf ?
Q45. Lechevalier ?
Q46. Ledin ?
Q47. de Lesdain ?
Q48. de Lesdin ?

2.6. Quelle charge ont occupé, sous l"Ancien Régime, plusieurs membres de la famille alors propriétaire de la Chaslerie ?
Q49. Comte d"Alençon ?
Q50. Vicomte de Domfront ?
Q51. Duc de Mayenne ?

2.7. En 1574, en pleines guerres des religions, un seigneur de la Chaslerie arrêta à Domfront un important chef protestant. Il s"agissait de Gabriel de Lorges, comte de Montgommery, seigneur de Ducey. Ce dernier fut décapité en place de Grève à Paris la même année. Informé sur l"échafaud qu"un édit royal confisquait ses biens et privait ses enfants de leurs titres, il dit à ses bourreaux : « Dites à mes enfants que s"ils ne peuvent reprendre ce qui a été pris, je les maudis de ma tombe. ». Ce chef protestant avait, par accident, tué un roi de France d"un coup de lance lors d"un tournoi à Paris. Qui était ce roi de France ?
Q52. Henri II (1519-1559), fils de François 1er ?
Q53. François II (1544-1560), fils du précédent ?
Q54. Charles IX (1550-1574), frère du précédent ?

2.8. En quelle année a été édifié le bâtiment principal actuel de la Chaslerie ?
Q55. En 1453, année de la fin de la guerre de Cent Ans ?
Q56. En 1598, année de l"Edit de Nantes qui marqua la fin des guerres de religion en France ?
Q57. En 1617, année de la prise de pouvoir par Louis XIII, lorsqu"il fit assassiner Concini, favori de sa mère, Marie de Médicis, et exécuter l"épouse de ce dernier, sÂœur de lait et dame de compagnie de sa mère ?
Q58. En 1764, sous le règne de Louis XV, dit « le bien-aimé », ainsi qu"en attestent différentes inscriptions sur les sablières de divers bâtiments de la Chaslerie ?

2.9. Qu"était-il arrivé à la Chaslerie peu avant la Révolution ?
Q59. Elle était tombée en ruine ; en particulier, la couverture de la tour Louis XIII s"était écroulée ?
Q60. Elle était « tombée en quenouille » ?
Q61. Elle n"était plus guère occupée que par le fermier et sa famille ?

2.10. En quelle année la Chaslerie fut-elle vendue comme bien national, du fait de son appartenance à des nobles émigrés ?
Q62. En 1789 ?
Q63. En 1794 ?
Q64. En 1799 ?
Q65. En 1804 ?

2.11. De quand date l"incendie, allumé par la foudre parmi les fagots entreposés par le fermier de l"époque dans les combles du manoir et qui ravagea le bâtiment principal de la Chaslerie ?
Q66. 1884 ?
Q67. 1917 ?
Q68. 1944 ?

2.12. En quelle année Pierre-Paul et Carole Fourcade ont-ils acheté la Chaslerie ?
Q69. En 1975 ?
Q70. En 1978 ?
Q71. En 1982 ?
Q72. En 1991 ?
Q73. En 1998 ?

3 – Questions relatives à l"architecture de la Chaslerie et aux travaux de restauration

3.1. Comment s"appellent les objets de terre cuite situés au sommet des poinçons des charpentes ?
Q74. Des boules de noblesse ?
Q75. Des épis de faîtage ?
Q76. Des paratonnerres ?

3.2. Que signifie le nom de « Pournouët » donné à la parcelle de terrain entourée de douves, à l"Est du manoir ?
Q77. Qu"elle était aménagée pour que puissent s"y dérouler des tournois de chevalerie ? En effet, les mots pournouët et tournoi se prononcent de façon très proche en patois bas-normand.
Q78. Qu"elle a été aménagée de longue date de façon à en assainir le sol ? En effet, une noue désigne une sorte de fossé peu profond et large, végétalisé, qui recueille provisoirement de l"eau, soit pour l"évacuer vers un trop-plein, soit pour l"évaporer ou l"infiltrer sur place.
Q79. Que cette parcelle est jumelée à une parcelle d"aménagement identique à Saint-Hilaire-du-Harcouët, qui appartenait aussi au seigneur de la Chaslerie ?

3.3. Comment s"appelle le mur qui retient la terre du Pournouët en l"empêchant de tomber dans les douves ?
Q80. Un mur d"escarpe ?
Q81. Un mur de contrescarpe ?
Q82. Un métacarpe ?

3.4. Quelle est la partie habitable la plus ancienne de la Chaslerie ?
Q83. Le logis, bâtiment rectangulaire où se trouvent, au rez-de-chaussée, le grand salon et la salle-à-manger ?
Q84. Les deux tours rondes qui flanquent ce logis sur sa diagonale NE-SO, et entre lesquelles il a été construit ?
Q85. La tour Louis XIII, au NO de la cour ?

3.5. Comment appelle-t-on, en architecture, un escalier du type du grand escalier du manoir (celui en granit du logis) ?
Q86. Un escalier à mur d"échiffre, pour faire allusion au mur qui en sépare les travées ?
Q87. Un escalier droit, pour faire allusion au caractère rectangulaire des travées ?
Q88. Un escalier en colimaçon, pour faire allusion au caractère tournant de l"escalier ?

3.6. Comment s"appellent les excroissances métalliques qui servaient à arrimer les grilles qui ornaient anciennement toutes les fenêtres du manoir ?
Q89. Des corbeaux ?
Q90. Des crapaudines ?
Q91. Des queues de geai ?

3.7. Comment s"appelle un conduit de cheminée du type de celui d"une quinzaine de mètres de long, bâti en saillie sur la tour Louis XIII du manoir de la Chaslerie ?
Q92. Un mât ?
Q93. Un pic ?
Q94. Une verge ?
Q95. Une péninsule ?

3.8. La couverture du « dôme à l"impériale » qui surmonte la porte charretière d"accès à la cour du manoir est un chef-d"Âœuvre de couverture. Plusieurs techniques ont été mises en Âœuvre pour éviter tout décollement disgracieux des ardoises par rapport à la courbe de cet ornement. Parmi ces techniques, la plus exceptionnelle est sans doute l"emploi d"ardoises coffines, c"est-à-dire d"ardoises qui ne sont pas plates mais recourbées. Comment arrive-t-on à courber les ardoises sans les casser ?
Q96. Par un traitement chimique approprié, en les trempant dans de l"acide lactique (c"est d"ailleurs ce qui explique que cette technique soit couramment employée dans les contrées productrices de lait) ?
Q97. Par un traitement physique, en bombardant les ardoises aux rayons X, de manière à assouplir la structure cristalline du graphite (c"est un traitement moderne, évidemment très coûteux) ?
Q98. En attendant suffisamment longtemps que la Terre veuille bien s"en charger en distordant progressivement les filons ardoisiers ?

3.9. Que signifie la présence d"un coq au sommet de la girouette de la chapelle ?
Q99. Que la principale activité économique du pays a longtemps été la production avicole ?
Q100. Que cette chapelle a été fondée dès l"époque gauloise ?
Q101. Qu"un chapelain était attaché au service de cette chapelle ?
Q102. Que les seigneurs de la Chaslerie étaient fiers de leur tourne-broche, élément de standing important à l"époque, qui orne toujours la principale cheminée du manoir, dans la salle-à-manger actuelle ?

4 – Questions relatives à l"environnement de la Chaslerie

4.1. Quels animaux sauvages peut-on rencontrer à la Chaslerie ?
Q103. Des salmonidés ?
Q104. Des sangliers ?
Q105. Des chevreuils ?
Q106. Des cerfs ?
Q107. Des ragondins ?
Q108. Des conducteurs de quads ?

4.2. Combien le taupier qui intervient à la Chaslerie attrape-t-il de taupes chaque année sur les 5 ha les plus proches du manoir ?
Q109. Une dizaine ?
Q110. Une trentaine ?
Q111. Une centaine ?

4.3. Quel est l"arbre emblématique du Domfrontais ?
Q112. Le platane ?
Q113. Le pommier ?
Q114. Le poirier ?

4.4. Quels arbres peut-on voir à la Chaslerie (y compris dans ses « cadrans celtiques ») ?
Q115. Des chênes et des hêtres, principalement ?
Q116. Des charmes ?
Q117. Un séquoïa ?
Q118. Un cèdre du Liban ?
Q119. Un gingko biloba ?
Q120. Un baobab ?

4.5. Les statuts de l" « Association pour la restauration et l"animation du manoir de la Chaslerie » ont été renforcés dernièrement afin de permettre à l"association d"ester en justice en cas de risque d"atteinte à l"environnement du manoir. Contre quels risques l"association espère-t-elle ainsi pouvoir défendre le manoir ?
Q121. L"implantation d"éoliennes ?
Q122. L"implantation d"une usine à bitume ?
Q123. Le passage d"une ligne électrique à très haute tension ?
Q124. L"implantation d"une déchetterie de matériaux nucléaires ?
Q125. La délivrance de permis de construire dans le champ de visibilité du manoir ?

5 – Questions subsidiaires

5.1. La chapelle de la Chaslerie est dédiée à Sainte Anne. Qui était cette dernière ?
Q126. L"épouse de Joachim ?
Q127. La mère de Marie, donc la grand-mère de Jésus ?
Q128. La sainte patronne des couturières ?
Q129. La sainte patronne des blanchisseurs ?
Q130. La sainte patronne des sculpteurs ?
Q131. La sainte patronne de la Bretagne ?

5.2. La Chaslerie conserve divers souvenirs familiaux des propriétaires actuels, notamment du « grand-oncle Paul », à savoir Paul-Jean Sauzet (1800-1876), dont son buste en marbre de Carrare. Ce grand-oncle Paul eut une carrière politique brillante puisque, élu député de Lyon en 1834, il occupa différents postes ministériels dont celui de Garde des Sceaux puis fut président de l"Assemblée Nationale de 1839 à 1848, c"est-à-dire jusqu"à la chute de la Royauté. De quel roi de France le grand-oncle Paul était-il l"ami ?
Q132. De Louis XVIII ?
Q133. De Charles X ?
Q134. De Louis-Philippe 1er ?
Q135. D"aucun roi de France mais du pape ?

5.3. Si la qualité d"un homme se mesure à la renommée de ses adversaires, on peut dire que le grand-oncle Paul fut un très grand homme d"Etat. En effet, l"un de ses adversaires politiques en a laissé un portrait virulent en se moquant de sa « dignité de suisse de cathédrale ». A propos de l"attitude du grand-oncle Paul lors de l"invasion de l"hémicycle du Palais Bourbon par les révolutionnaires de 1848, le même écrivit : « Ce fut un grand malheur pour la maison d"Orléans d"avoir un honnête homme de cette espèce à la tête de la Chambre un jour pareil : un coquin hardi eût mieux valu ». Qui était cet adversaire politique à la plume acérée et aux idées républicaines ?
Q136. Victor Hugo (1802-1885) ?
Q137. Alphonse de Lamartine (1790-1869) ?
Q138. Alexis de Tocqueville (1805-1859) ?

5.4. Dans le grand salon de la Chaslerie, deux portraits d"ancêtres lyonnais, du milieu du 18ème siècle, encadrent la cheminée. L"épouse est très richement revêtue de soieries. Quelle était la profession du mari, ainsi qu"en atteste le livre dont il montre la tranche ?
Q139. Avocat ?
Q140. Exploitant viticole ?
Q141. Industriel des corps gras ?
Q142. Médecin ?
Q143. Soyeux ?

5.5. Quelles sont, d"après « Google Earth », les coordonnées géographiques, à quelques centimètres près, de l"entrée piétonnière de la cour de la Chaslerie ?
Q144. 48° 37" 02 03"" N et 0° 40" 58 76"" O
Q145. 46° 04" 29 05"" N et 4° 41" 00 19"" E
Q146. 48° 57" 18 26"" N et 2° 09" 00 43"" E

5.6. Combien le site www.chaslerie.fr a-t-il reçu de visites virtuelles avant le 29 mai 2010 à 19 heures GMT ?
Q147. Moins de 3120 ?
Q148. Entre 3120 et 3169 ?
Q149. Entre 3170 et 3219 ?
Q150. Plus de 3220 ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 29 Mai 2010
Désultoirement vôtre !
0
A ce stade, il m'a été possible de dépouiller les réponses au Q.C.M. de concurrents dans trois catégories :
1 - Les employés de la Chaslerie. Ils ont répondu les premiers ; je souhaitais en effet vérifier hier sur eux le niveau des questions ; ce test a confirmé que les questions étaient souvent difficiles, notamment les questions d'histoire. J'observe que les chasseurs, connaissant bien la nature environnante, avaient sans doute un avantage.
2 - Ma belle-famille, réunie à la Chaslerie à l'occasion de la fête des mères aujourd'hui. Je leur avais demandé d'étudier le site internet au préalable, ce que très peu avaient fait. J'ai remis mes questionnaires à l'heure de l'apéritif, avant le dîner. Or, si une partie d'entre mes invités était avec moi au salon, d'autres étaient à la cuisine, en train d'aider Carole à préparer le dîner. Je puis attester que ceux qui étaient au salon avec moi ne se sont pas parlé pendant qu'ils répondaient. Je note cependant que les trois meilleures "copies" ont été produites par des personnes qui étaient à la cuisine. Comme j'avais prévu d'adapter le règlement en tant que de besoin, je l'ai fait. J'ai donc décidé que le second serait un candidat du salon. Mais celui du salon qui avait le meilleur total a protesté avec un peu trop de véhémence, selon moi, contre ma façon de procéder qui lui paraissait encore injuste ; je l'ai donc déclassé.
3 - Les personnes extérieures ayant manifesté leur intérêt pour la Chaslerie et dont j'avais l'adresse de courriel ; elles pouvaient répondre avant ce soir (mais elles gardent encore la possibilité de répondre avant samedi prochain).

Sont donc déclarés premiers vainqueurs et gagnants d'une bouteille de calva :
- dans la première catégorie, Bernard CORBIERE ; le second est Claude MARTIN ;
- dans la deuxième catégorie, Daïna CHEVROLLIER (avec 123 points); après les adaptations du règlement un peu laborieuses que je viens de décrire, les seconds se trouvent être - ô miracle ! - mes beaux-parents, Marc et Muriel CHASTEL ;
- dans la troisième catégorie, Jean-Philippe CORMIER (avec 117 points).

Je ne ferai pas ce soir de commentaires sur les réponses obtenues, de façon à ne pas influencer ceux qui désirent répondre par courriel avant samedi prochain.

Il est évidemment entendu que Daïna doit nous faire goûter son calva au moment du café, juste après le dîner, ce qu'elle a sportivement accepté. Mais elle ne sait pas encore combien nous apprécions ce noble produit du Domfrontais...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 31 Mai 2010
Désultoirement vôtre !
0
@ Marie-Françoise LAURENSOU :

Je pense, en raison de son costume et de celui de son épouse, que l'ancêtre dont nous conservons le portrait, et dont il est question à la fin du Q.C.M. (en 5.4), était antérieur d'une génération à celui dont vous avez trouvé le prénom. Merci quand même pour cette contribution !

Je profite de ce message pour signaler qu'à l'heure présente, c'est Marie-Françoise LAURENSOU qui tient la corde, avec 121 points, pour le Q.C.M. dont la date-limite est samedi prochain.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 2 Juin 2010
Désultoirement vôtre !
0
Qu'on se le dise, quand je parle ici de bon calva, c'est de très bon calva qu'il s'agit.

J'ai en effet acheté aujourd'hui une bouteille de Calvados de 30 ans d'âge qui sera le prix attribué au vainqueur du Q.C.M., tel qu'il sera déterminé samedi soir, au vu des réponses alors reçues.

J'ai acheté cette bouteille "Aux temps modernes" à Domfront. J'ai choisi ce fournisseur plutôt que d'autres parce qu'il me paraît souhaitable que Domfront sache garder une épicerie fine, à l'usage de tous les gourmets du Domfrontais. Il y va un peu de la qualité de vie dans le secteur, me semble-t-il. Donc je soutiens l'effort.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 5 Juin 2010
Désultoirement vôtre !
0
Voici le corrigé du Q.C.M. sur la Chaslerie.

Le dépouillement des dernières réponses reçues est en cours. Le nom du gagnant sera affiché dès que possible.

1 – Questions d"ordre géographique

1.1. Où se situe la Chaslerie par rapport à Paris ?
Q1. Plein Est, environ à mi-distance entre Paris et Nancy ?
Q2. Plein Ouest, environ aux trois quarts du chemin entre Paris et le Mont Saint Michel ?
Q3. Plein Sud, environ à mi-distance entre Paris et Bourges ?

La bonne réponse est Q2. Cette question est sans doute la plus simple du questionnaire.

1.2. Quelle est l"altitude de la Chaslerie par rapport au niveau de la mer ?
Q4. Environ 40 mètres ?
Q5. Environ 140 mètres ?
Q6. Environ 340 mètres ?

La bonne réponse est 140 mètres, ainsi que l"indique, avec une extrême précision, « Google Earth ».

1.3. En termes géologiques, sur quel type de sous-sol est bâtie la Chaslerie ?
Q7. Sous-sol calcaire, ainsi que le Perche voisin ?
Q8. Sous-sol granitique, ainsi que le Massif Armoricain ?
Q9. Sous-sol gréseux, de caractère acide ?
Q10. Sous-sol sableux ?

La bonne réponse est Q9. On pouvait la trouver si l"on savait que les pissenlits prolifèrent à la Chaslerie, ce qui est une preuve de sol acide. On pouvait aussi se rappeler que la Chaslerie avait été construite en grès, à une époque où le réseau routier était encore embryonnaire, ce qui obligeait à utiliser les matériaux du terroir, trouvés sur place.

1.4. Dans quel fleuve finissent par s"écouler les eaux de la Chaslerie ?
Q11. Le Couesnon ?
Q12. La Loire ?
Q13. L"Orne ?
Q14. La Seine ?

Rares sont ceux qui ont trouvé la bonne réponse, à savoir la Loire. Rappelons que les eaux du ruisseau du Choisel (ou Beaudouët) qui longe la Chaslerie descendent successivement l"Egrenne (http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89grenne), la Varenne(http://fr.wikipedia.org/wiki/Varenne_(rivi%C3%A8re_de_la_Mayenne)), la Mayenne et la Loire. Le Couesnon est le fleuve qui sépare la Bretagne et la Normandie, et qui met le Mont Saint Michel en limite de la Normandie. L"Orne, qui débouche à Ouistreham, près de Caen, a donné son nom au département de la Chaslerie, département dont elle irrigue la partie médiane.

1.5. Quelles activités économiques ont connu (ou connaissent encore) un réel essor aux environs de la Chaslerie ?
Q15. Les industries agro-alimentaires ?
Q16. La sidérurgie ?
Q17. Le thermalisme ?
Q18. La poterie ?
Q19. L"amiante ?
Q20. La dentelle ?

Ici, il fallait répondre affirmativement à toutes les questions. Domfront produit toujours le camembert Président et Lonlay l"Abbaye ses « biscuits de l"abbaye ». La sidérurgie est une ancienne activité de la région et l"on peut encore voir des vestiges importants de forges au bord de la Varenne, à Saint-Bomer-les-Forges. Le thermalisme est prospère à Bagnoles-de-l"Orne. Ger a longtemps produit des poteries, souvent façonnées à partir de glaise tirée de La Haute Chapelle. L"ancienne production d"amiante à Condé-sur-Noireau pose toujours le problème des anciens ouvriers contaminés. Enfin, Alençon est célèbre pour ses dentellières de jadis.

1.6. De quelle sous-préfecture relève la Chaslerie ?
Q21. Argentan ?
Q22. Avranches ?
Q23. Mayenne ?
Q24. Mortagne-au-Perche ?
Q25. Vire ?
Q26. D"aucune : le sous-préfet territorialement compétent est basé à la préfecture d"Alençon.

La bonne réponse est Q26. Les autres villes citées sont toutes les sous-préfectures les plus proches de la Chaslerie : Argentan et Mortagne dans l"Orne, Avranches dans la Manche, Mayenne en Mayenne et Vire dans le Calvados.

2 – Questions d"ordre historique

2.1. Le château de Domfront a longtemps été une résidence royale. Qui en a été châtelain ?
Q27. Berthe au grand pied (vers 720-783), reine des Francs ? Epouse de Pépin le Bref (715-768), roi des Francs, elle fut la mère de Charles 1er le Grand ou Charlemagne (742 ou 748-814), roi des Francs, roi des Lombards, empereur d"Occident.
Q28. Guillaume II le Bâtard (vers 1027-1087), duc de Normandie ? Il fut roi d"Angleterre, appelé Guillaume 1er le Conquérant par les Anglais, à l"issue de la bataille de Hastings (1066).
Q29. Aliénor d"Aquitaine (1122 ou 1124-1204), reine de France (épouse de Louis VII, roi de France) puis reine d"Angleterre (épouse d"Henri II, roi d"Angleterre), mère de Richard CÂœur-de-Lion (1157-1199), roi d"Angleterre, arrière-grand-mère de Louis IX (1214-1266, Saint Louis), roi de France ?
Q30. Claude de France (1499-1524), reine de France (la reine Claude), épouse de François 1er, roi de France (1494-1547) ?
Q31. Marguerite de Valois (1553-1615), reine de France et de Navarre (la reine Margot), épouse d"Henri IV (1553-1610), roi de France et de Navarre ?

La réponse à cette question supposait une fine connaissance de l"histoire locale. Il y a en effet deux réponses positives, Q28 et Q29. J"aime bien taquiner mes amis Anglais en leur rappelant que leur conquérant n"était jamais qu"un bâtard chez nous. Rappelons que Domfront, ville royale au Moyen-Age, implantée sur un remarquable piton rocheux (comme Vire, Mortain ou Avranches) a perdu sa sous-préfecture et son régiment au début du 20ème siècle, et son tribunal d"instance tout dernièrement. Le rebond n"est pas encore à l"ordre du jour, semble-t-ilÂ…

2.2. L"église Notre-Dame-sur-l"Eau de Domfront, chef-d"Âœuvre de l"art roman, a longtemps servi de sépulture aux seigneurs de la Chaslerie, dont celui dont elle conserve (d"ailleurs très mal) le gisant. Quel saint de l"église catholique y a dit la messe ?
Q32. Fraimbault de Lassay (vers 500-570), évangélisateur du Maine, mort à Saint-Fraimbault, commune voisine de La Haute Chapelle ?
Q33. Aubert, évêque d"Avranches (mort vers 725), fondateur du Mont Saint Michel ?
Q34. Thomas Becket (1117-1170), archevêque de Cantorbéry ?

La bonne réponse est Q34. Sachant que Notre-Dame-sur-l"Eau a été bâtie au début du 11ème siècle et qu"il était question d"art roman, on pouvait trouver, même si, de prime abord, la question semble difficile. Sur Thomas Becket, on pourra consulter http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Becket

2.3. Pourquoi la Chaslerie a-t-elle été bâtie à cet endroit ?
Q35. En raison de la proximité d"un gué ? On peut en effet imaginer que les premiers habitants du lieu y prélevaient un péage sur ses utilisateurs et qu"ils partageaient le produit de ce dernier avec les religieux de Lonlay.
Q36. Pour faciliter l"exploitation d"une tourbière voisine ?
Q37. A flanc de coteau, pour s"abriter des vents d"Ouest dominants.
Q38. Orientée vers l"Est, de manière à ce que le soleil matinal en chasse au mieux l"humidité nocturne.

A dire vrai, on n"en sait rien. On ne peut que supposer que la bonne réponse est Q35. Q37 est également possible. Il y a bien une tourbière sur les terres de la Chaslerie (appelée localement le « poumon » en raison de son caractère spongieux dû à un millénaire d"accumulation de sphaignes ; on raconte même qu"un cheval s"y était enfoncé au début du 20ème siècle) mais la tourbe n"en a jamais été exploitée à notre connaissance. Quant au libellé Q38, il est fantaisiste.

2.4. Les archives de la Chaslerie ayant été détruites, dispersées ou n"ayant pas été exploitées depuis longtemps, on n"est pas sûrs de la date d"anoblissement de la famille qui construisit la Chaslerie. Selon cette famille, de quand aurait daté son anoblissement ?
Q39. De l"avènement d"Hugues Capet, roi des Francs en 987 ?
Q40. De la fondation de l"abbaye de Lonlay en 1015, puisqu"en termes de féodalité, le suzerain du seigneur de la Chaslerie était l"abbé en charge de la baronnie de Lonlay ?
Q41. De 1381, c"est-à-dire vers le milieu de la guerre de Cent-Ans ?
Q42. De 1604, en vertu de lettres patentes signées d"Henri IV, roi de France et de Navarre ?
Q43. Au cours de la première moitié du 20ème siècle et c"est une noblesse pontificale.

Ici non plus, on ne connaît pas la réponse, du moins à ma connaissance. On sait que les LEDIN étaient très désireux de faire valoir l"ancienneté de leurs origines. On sait qu"un vitrail du château de Domfront portait encore, au 19ème siècle, l"ancien écu de la ville, celui surmonté de l"écu des LEDIN, avec la date 1382. On est sûrs qu"il y a eu des lettres patentes signées d"Henri IV en 1604, mais c"étaient des « lettres à double visage », ce qui assure que l"ancienneté de la noblesse des LEDIN n"est pas postérieure à cette date. Pour le dépouillement du Q.C.M., j"ai admis les réponses Q41 et Q42.

2.5. Quel était le nom de la famille propriétaire de la Chaslerie jusqu"à la Révolution ou presque ?
Q44. Lecerf ?
Q45. Lechevalier ?
Q46. Ledin ?
Q47. de Lesdain ?
Q48. de Lesdin ?

Bien entendu, Q46 est une bonne réponse. Mais Q47 et Q48 aussi car l"orthographe du nom a varié dans le temps.

2.6. Quelle charge ont occupé, sous l"Ancien Régime, plusieurs membres de la famille alors propriétaire de la Chaslerie ?
Q49. Comte d"Alençon ?
Q50. Vicomte de Domfront ?
Q51. Duc de Mayenne ?

Question facile pour les connaisseurs du Domfrontais : Q50, bien entendu.

2.7. En 1574, en pleines guerres des religions, un seigneur de la Chaslerie arrêta à Domfront un important chef protestant. Il s"agissait de Gabriel de Lorges, comte de Montgommery, seigneur de Ducey. Ce dernier fut décapité en place de Grève à Paris la même année. Informé sur l"échafaud qu"un édit royal confisquait ses biens et privait ses enfants de leurs titres, il dit à ses bourreaux : « Dites à mes enfants que s"ils ne peuvent reprendre ce qui a été pris, je les maudis de ma tombe. ». Ce chef protestant avait, par accident, tué un roi de France d"un coup de lance lors d"un tournoi à Paris. Qui était ce roi de France ?
Q52. Henri II (1519-1559), fils de François 1er ?
Q53. François II (1544-1560), fils du précédent ?
Q54. Charles IX (1550-1574), frère du précédent ?

La bonne réponse est Q52. Le libellé de la question comportait un piège puisqu"il était indiqué que Montgommery (http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Ier_de_Montgomery) a été décapité en 1574, l"année de la mort de Charles IX. En fait, Montgommery a survécu 15 ans après son régicide.

2.8. En quelle année a été bâti le bâtiment principal actuel de la Chaslerie ?
Q55. En 1453, année de la fin de la guerre de Cent Ans ?
Q56. En 1598, année de l"Edit de Nantes qui marqua la fin des guerres de religion en France ?
Q57. En 1617, année de la prise de pouvoir par Louis XIII, lorsqu"il fit assassiner Concini, favori de sa mère, Marie de Médicis, et exécuter l"épouse de ce dernier, sÂœur de lait et dame de compagnie de sa mère ?
Q58. En 1764, sous le règne de Louis XV, dit « le bien-aimé », ainsi qu"en attestent différentes inscriptions sur les sablières de divers bâtiments de la Chaslerie ?

Question très facile pour les visiteurs de la Chaslerie ou de son site : Q56, comme sculpté à deux endroits dans la pierre de la façade Est du logis.

2.9. Qu"était-il arrivé à la Chaslerie peu avant la Révolution ?
Q59. Elle était tombée en ruine ; en particulier, la couverture de la tour Louis XIII s"était écroulée ?
Q60. Elle était « tombée en quenouille » ?
Q61. Elle n"était plus guère occupée que par le fermier et sa famille ?

L"écroulement de la couverture de la tour Louis XIII date de la première moitié du 20ème siècle, comme l"illustre une photo du site. Q60 est une bonne réponse (cela signifie que la lignée des LEDIN était éteinte au niveau des mâles). Q61 en est une autre, ainsi qu"on le comprend à la lecture de l"inventaire révolutionnaire déposé aux Archives de l"Orne. Le gendre du dernier LEDIN, à savoir Louis-Marie de VASSY, était en effet fortuné et la Chaslerie n"était pas la plus importante propriété à son usage.

2.10. En quelle année la Chaslerie fut-elle vendue comme bien national, du fait de son appartenance à des nobles émigrés ?
Q62. En 1789 ?
Q63. En 1794 ?
Q64. En 1799 ?
Q65. En 1804 ?

1794, triste époque à mon avis.

2.11. De quand date l"incendie, allumé par la foudre parmi les fagots entreposés par le fermier de l"époque dans les combles du manoir et qui ravagea le bâtiment principal de la Chaslerie ?
Q66. 1884 ?
Q67. 1917 ?
Q68. 1944 ?

1884. A la Libération, un obus américain est toutefois tombé par mégarde dans l"allée principale.

2.12. En quelle année Pierre-Paul et Carole Fourcade ont-ils acheté la Chaslerie ?
Q69. En 1975 ?
Q70. En 1978 ?
Q71. En 1982 ?
Q72. En 1991 ?
Q73. En 1998 ?

La bonne réponse est 1991, voici déjà une vingtaine d"années. Pour moi, 1975 est la date de mon mariage, 1978, celle de la naissance de Thibaud et 1982, celle de Walter. 1998 est l"année à partir de laquelle j"ai eu le loisir de vivre à longueur d"année à la Chaslerie (cette formulation est, bien entendu, un euphémisme).

3 – Questions relatives à l"architecture de la Chaslerie et aux travaux de restauration

3.1. Comment s"appellent les objets de terre cuite situés au sommet des poinçons des charpentes ?
Q74. Des boules de noblesse ?
Q75. Des épis de faîtage ?
Q76. Des paratonnerres ?

La bonne réponse est évidemment Q75. Question facile. Pour le reste, se reporter au site internet de la Chaslerie qui explique.

3.2. Que signifie le nom de « Pournouët » donné à la parcelle de terrain entourée de douves, à l"Est du manoir ?
Q77. Qu"elle était aménagée pour que puissent s"y dérouler des tournois de chevalerie ? En effet, les mots pournouët et tournoi se prononcent de façon très proche en patois bas-normand.
Q78. Qu"elle a été aménagée de longue date de façon à en assainir le sol ? En effet, une noue désigne une sorte de fossé peu profond et large, végétalisé, qui recueille provisoirement de l"eau, soit pour l"évacuer vers un trop-plein, soit pour l"évaporer ou l"infiltrer sur place.
Q79. Que cette parcelle est jumelée à une parcelle d"aménagement identique à Saint-Hilaire-du-Harcouët, qui appartenait aussi au seigneur de la Chaslerie ?

La bonne réponse est Q78. A noter que Louis GRAVELLE, l"instituteur de La Haute Chapelle qui a laissé, avant guerre, un important manuscrit sur l"histoire de la commune (voir "Repères bibliographiques" du site), s"était trompé sur ce sujet : de façon quelque peu romanesque, il croyait que la bonne réponse était Q77.

3.3. Comment s"appelle le mur qui retient la terre du Pournouët en l"empêchant de tomber dans les douves ?
Q80. Un mur d"escarpe ?
Q81. Un mur de contrescarpe ?
Q82. Un métacarpe ?

Les Parisiens connaissent la rue de la contrescarpe, qui témoigne d"anciennes fortifications de la capitale. La bonne réponse ici est Q80 : le mur d"escarpe est le mur d"avant la douve ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Escarpe) ; le mur de contrescarpe est celui de l"autre côté, vers l"extérieur. A la Chaslerie, il y a un mur d"escarpe, mais pas de mur de contrescarpe, uniquement à ce niveau un bief aval en maçonnerie (le bief amont étant distant de plusieurs centaines de mètres).

3.4. Quelle est la partie habitable la plus ancienne de la Chaslerie ?
Q83. Le logis, bâtiment rectangulaire où se trouvent, au rez-de-chaussée, le grand salon et la salle-à-manger ?
Q84. Les deux tours rondes qui flanquent ce logis sur sa diagonale NE-SO, et entre lesquelles il a été construit ?
Q85. La tour Louis XIII, au NO de la cour ?

La bonne réponse est Q84. Ces tours sont ainsi antérieures à 1598. Elles témoignent de la présence d"une ancienne construction que René LEDIN fit remplacer par le logis actuel.

3.5. Comment appelle-t-on, en architecture, un escalier du type du grand escalier du manoir (celui en granit du logis) ?
Q86. Un escalier à mur d"échiffre, pour faire allusion au mur qui en sépare les travées ?
Q87. Un escalier droit, pour faire allusion au caractère rectangulaire des travées ?
Q88. Un escalier en colimaçon, pour faire allusion au caractère tournant de l"escalier ?

La bonne réponse est Q86. C"est un type de construction apparu à la Renaissance (http://fr.wikipedia.org/wiki/Escalier) .

3.6. Comment s"appellent les excroissances métalliques qui servaient à arrimer les grilles qui ornaient anciennement toutes les fenêtres du manoir ?
Q89. Des corbeaux ?
Q90. Des crapaudines ?
Q91. Des queues de geai ?

La bonne réponse est Q90. Les corbeaux sont des pierres posées en saillie perpendiculairement à un mur, pour soutenir un linteau comme pour une cheminée (http://fr.wikipedia.org/wiki/Corbeau_(architecture)) . Il y a une queue-de-geai à la Chaslerie : c"est la sorte d"auvent sous le clocher de la chapelle, ajoutée à ce bâtiment au 18ème siècle, en même temps que le clocher (http://www.promotoit.org/normandie-la-tuile-plate-a-forge-le-paysage) .

3.7. Comment s"appelle un conduit de cheminée du type de celui d"une quinzaine de mètres de long, bâti en saillie sur la tour Louis XIII du manoir de la Chaslerie ?
Q92. Un mât ?
Q93. Un pic ?
Q94. Une verge ?
Q95. Une péninsule ?

Il ne s"agit pas ici d"une citation de Cyrano de Bergerac mais la bonne réponse est Q94. Sur l'attribut dont peut ainsi se targuer le propriétaire, « no comment », on ne descendrait pas d"Henri IV pour rienÂ…

3.8. La couverture du « dôme à l"impériale » qui surmonte la porte charretière d"accès à la cour du manoir est un chef-d"Âœuvre de couverture. Plusieurs techniques ont été mises en Âœuvre pour éviter tout décollement disgracieux des ardoises par rapport à la courbe de cet ornement. Parmi ces techniques, la plus exceptionnelle est sans doute l"emploi d"ardoises coffines, c"est-à-dire d"ardoises qui ne sont pas plates mais recourbées. Comment arrive-t-on à courber les ardoises sans les casser ?
Q96. Par un traitement chimique approprié, en les trempant dans de l"acide lactique (c"est d"ailleurs ce qui explique que cette technique soit couramment employée dans les contrées productrices de lait) ?
Q97. Par un traitement physique, en bombardant les ardoises aux rayons X, de manière à assouplir la structure cristalline du graphite (c"est un traitement moderne, évidemment très coûteux) ?
Q98. En attendant suffisamment longtemps que la Terre veuille bien s"en charger en distordant progressivement les filons ardoisiers ?

La bonne réponse est Q98. Les deux autres propositions, d"apparence sérieuse, sont sans fondement.

3.9. Que signifie la présence d"un coq au sommet de la girouette de la chapelle ?
Q99. Que la principale activité économique du pays a longtemps été la production avicole ?
Q100. Que cette chapelle a été fondée dès l"époque gauloise ?
Q101. Qu"un chapelain était attaché au service de cette chapelle ?
Q102. Que les seigneurs de la Chaslerie étaient fiers de leur tourne-broche, élément de standing important à l"époque, qui orne toujours la principale cheminée du manoir, dans la salle-à-manger actuelle ?

La bonne réponse est Q101, les autres sont fantaisistes.

4 – Questions relatives à l"environnement de la Chaslerie

4.1. Quels animaux sauvages peut-on rencontrer à la Chaslerie ?
Q103. Des salmonidés ?
Q104. Des sangliers ?
Q105. Des chevreuils ?
Q106. Des cerfs ?
Q107. Des ragondins ?
Q108. Des conducteurs de quads ?

Il y a lieu de répondre positivement aux questions Q103 à Q108. La Q103 parce que le Choisel (ou Beaudouët), qui longe la Chaslerie, est classé en 1ère catégorie par l"administration. La Q108 parce que, en mai 2004, j"ai failli me tuer en atterrissant, tête la première, contre le colombier alors que j"essayais un quad sans casqueÂ…

4.2. Combien le taupier qui intervient à la Chaslerie attrape-t-il de taupes chaque année sur les 5 ha les plus proches du manoir ?
Q109. Une dizaine ?
Q110. Une trentaine ?
Q111. Une centaine ?

La bonne réponse est Q110.

4.3. Quel est l"arbre emblématique du Domfrontais ?
Q112. Le platane ?
Q113. Le pommier ?
Q114. Le poirier ?

Q114, bien entendu. Le Domfrontais est célèbre pour ses poiriers en fleurs durant quelques jours au printemps.

4.4. Quels arbres peut-on voir à la Chaslerie (y compris dans ses « cadrans celtiques ») ?
Q115. Des chênes et des hêtres, principalement ?
Q116. Des charmes ?
Q117. Un séquoïa ?
Q118. Un cèdre du Liban ?
Q119. Un gingko biloba ?
Q120. Un baobab ?

Tous sauf Q119 et Q120. On pouvait discuter le caractère d"arbres des charmes à la Chaslerie. Si l"on veut être précis, il s"agit plutôt d"arbustes, qui ont été plantés là compte tenu des indications fournies par les inventaires révolutionnaires.

4.5. Les statuts de l" « Association pour la restauration et l"animation du manoir de la Chaslerie » ont été renforcés dernièrement afin de permettre à l"association d"ester en justice en cas de risque d"atteinte à l"environnement du manoir. Contre quels risques l"association espère-t-elle ainsi pouvoir défendre le manoir ?
Q121. L"implantation d"éoliennes ?
Q122. L"implantation d"une usine à bitume ?
Q123. Le passage d"une ligne électrique à très haute tension ?
Q124. L"implantation d"une déchetterie de matériaux nucléaires ?
Q125. La délivrance de permis de construire dans le champ de visibilité du manoir ?

Les statuts de l"association (visibles à "Vie de l'association" sur le site) ne comportent aucune limitation à ces sujets. Toutes les réponses Q121 à Q125 sont donc bonnes.

5 – Questions subsidiaires

5.1. La chapelle de la Chaslerie est dédiée à Sainte Anne. Qui était cette dernière ?
Q126. L"épouse de Joachim ?
Q127. La mère de Marie, donc la grand-mère de Jésus ?
Q128. La sainte patronne des couturières ?
Q129. La sainte patronne des blanchisseurs ?
Q130. La sainte patronne des sculpteurs ?
Q131. La sainte patronne de la Bretagne ?

Anne était à la fois l"épouse de Joachim, la mère de Marie et la grand-mère de Jésus. Elle est devenue, entre autres, la sainte patronne des couturières, des blanchisseurs, des sculpteurs et le la Bretagne. On a considéré ici que toutes les questions Q126 à Q131 devaient recevoir une réponse affirmative.

5.2. La Chaslerie conserve divers souvenirs familiaux des propriétaires actuels, notamment du « grand-oncle Paul », à savoir Paul-Jean Sauzet (1800-1876), dont son buste en marbre de Carrare. Ce grand-oncle Paul eut une carrière politique brillante puisque, élu député de Lyon en 1834, il occupa différents postes ministériels dont celui de Garde des Sceaux puis fut président de l"Assemblée Nationale de 1839 à 1848, c"est-à-dire jusqu"à la chute de la Royauté. De quel roi de France le grand-oncle Paul était-il l"ami ?
Q132. De Louis XVIII ?
Q133. De Charles X ?
Q134. De Louis-Philippe 1er ?
Q135. D"aucun roi de France mais du pape ?

Louis-Philippe 1er n"a jamais été roi de France mais roi des Français. La bonne réponse est donc Q135. A noter que mon beau-père conteste que le grand-oncle Paul ait été l"ami du pape. J"ai pourtant vu, il y a quelques années, chez mon beau-frère Denis CHASTEL-SAUZET, des échanges de correspondances en ce sens. Mais ces documents auraient depuis lors été volés.

5.3. Si la qualité d"un homme se mesure à la renommée de ses adversaires, on peut dire que le grand-oncle Paul fut un très grand homme d"Etat. En effet, l"un de ses adversaires politiques en a laissé un portrait virulent en se moquant de sa « dignité de suisse de cathédrale ». A propos de l"attitude du grand-oncle Paul lors de l"invasion de l"hémicycle du Palais Bourbon par les révolutionnaires de 1848, le même écrivit : « Ce fut un grand malheur pour la maison d"Orléans d"avoir un honnête homme de cette espèce à la tête de la Chambre un jour pareil : un coquin hardi eût mieux valu ». Qui était cet adversaire politique à la plume acérée et aux idées républicaines ?
Q136. Victor Hugo (1802-1885) ?
Q137. Alphonse de Lamartine (1790-1869) ?
Q138. Alexis de Tocqueville (1805-1859) ?

La bonne réponse est Q138. Lamartine était en revanche un ami personnel du grand-oncle Paul. Quant à Victor Hugo, c"était un proche de Louis-Philippe 1er à la fin de la Monarchie de Juillet (http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Hugo).

5.4. Dans le grand salon de la Chaslerie, deux portraits d"ancêtres lyonnais, du milieu du 18ème siècle, encadrent la cheminée. L"épouse est très richement vêtue de soieries. Quelle était la profession du mari, ainsi qu"en atteste le livre dont il montre la tranche ?
Q139. Avocat ?
Q140. Exploitant viticole ?
Q141. Industriel des corps gras ?
Q142. Médecin ?
Q143. Soyeux ?

La réponse à cette question ne figurait pas sur le site internet, il fallait connaître le tableau en question et avoir remarqué que le livre représenté y porte l"inscription « BOERA HAVE T I ». L"ancêtre de ce tableau montrait ainsi le tome 1 des Âœuvres de Boerhaave, célèbre médecin hollandais, actif au début du 18ème siècle (http://fr.wikipedia.org/wiki/Herman_Boerhaave). La bonne réponse est donc Q142.

5.5. Quelles sont, d"après « Google Earth », les coordonnées géographiques, à quelques centimètres près, de l"entrée piétonnière de la cour de la Chaslerie ?
Q144. 48° 37" 02 03"" N et 0° 40" 58 76"" O
Q145. 46° 04" 29 05"" N et 4° 41" 00 19"" E
Q146. 48° 57" 18 26"" N et 2° 09" 00 43"" E

Une seule de ces positions est à l"Ouest du méridien de Greenwich. La bonne réponse est ainsi Q144. A noter que la précision de « Google Earth » paraît d"une cinquantaine de centimètres en latitude et encore plus élevée en longitude.

5.6. Combien le site www.chaslerie.fr a-t-il reçu de visites virtuelles avant le 29 mai 2010 à 19 heures GMT ?
Q147. Moins de 3120 ?
Q148. Entre 3120 et 3169 ?
Q149. Entre 3170 et 3219 ?
Q150. Plus de 3220 ?

La bonne réponse était Q148. On a dépassé les 3170 visites virtuelles durant la nuit du 29 au 30 mai 2010. A cet égard, je rappelle que le compteur des visites est impacté une seule fois lorsqu"il y a connexion au site, quel que soit le nombre de pages alors consultées par le visiteur.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 5 Juin 2010
Désultoirement vôtre !
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Le dépouillement des réponses reçues dans les délais est achevé.

J'ai le plaisir d'annoncer que la meilleure réponse nous est parvenue de Londres et que le grand vainqueur est Jacques LAURENSOU, avec l'excellent score de 136 points. La bouteille de calva est quérable à la Chaslerie...

Jacques pourra cependant noter qu'Aliénor d'Aquitaine a résidé à Domfront, où elle a même accouché d'une fille prénommée Aliénor, comme elle, et qui était la future grand-mère de Saint Louis (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ali%C3%A9nor_d'Aquitaine).

Bien sûr, je sens qu'avec Jacques, il y aura débat pour savoir si les conducteurs de quads sont des animaux sauvages. Je serais prêt cependant à abandonner le qualificatif "sauvage". Pour ce qui est de la classification parmi les animaux, je renvoie à mes cours de biologie et à http://fr.wikipedia.org/wiki/Animal...

Pour ce qui est de Sainte Anne et de ses patronnages, je renvoie au troisième paragraphe de http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_(prot%C3%A9vangile).

Enfin, j'invite Jacques LAURENSOU à venir un jour prochain faire avec moi l'inventaire des essences des deux cadrans celtiques implantés dans la parcelle au Nord du manoir. Comme raconté sur le site sur une page qui, par exception, a échappé à l'attention de Jacques, un sequoïa a été planté au centre du grand cadran et un cèdre du Liban à la même place du petit.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 5 Juin 2010
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Anecdotes
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Hier à Caen, j'ai revu Bernard DESGRIPPES, dont l'ouvrage sur les manoirs du Domfrontais est une utile mise à jour, notamment grâce aux photographies, d'un ouvrage original et de qualité paru au 19ème siècle (sous la plume de LASSEUR, je crois).

Comme moi, il assistait à la soutenance de thèse (ancien D.E.A.) de Sébastien WEIL. Ce dernier, présentant ses recherches sur le Domfrontais de 1650 à 1850, a obtenu du jury présidé par le Professeur MORICEAU, la mention très bien et la note de 18 sur 20. J'étais heureux d'être le témoin de cet exploit que nous avons fêté comme il convient.

Bernard DESGRIPPES m'a signalé à cette occasion être en possession de photographies sur verre représentant des manoirs du Domfrontais, dont la Chaslerie. Comme je suis toujours à la recherche de vues de la Chaslerie antérieures à 1884, cette information m'a intéressé. Il m'a aussi déclaré détenir de vieilles cartes postales de la Chaslerie que je ne connais pas puisque, comme il le sait, toutes celles qui me sont passées entre les mains sont reproduites sur la "Photothèque" du site.

Bernard DESGRIPPES semble cependant faire quelques difficultés à me montrer ces vieilles images, nouvelles pour moi.

Pour tâcher de justifier ses réticences, à mes yeux un peu étranges, il m'a déclaré que, lors d'un contact que j'aurais eu avec les parents de sa compagne, il y a une quinzaine d'années, je leur aurais vivement déplu ; or, je ne me souviens pas avoir eu l'honneur de rencontrer ces estimables personnes ; il paraît que j'aurais refusé de leur acheter de vieilles poutres que j'aurais déclarées "pleines de clous" (mais, si j'ai bien compris, ces poutres auraient depuis fini au feu, ce qui pourrait d'ailleurs, me semble-t-il, confirmer rétrospectivement, si nécessaire, mon appréciation d'alors). Donc la compagne de Bernard DESGRIPPES, que je ne crois pas avoir le grand avantage de connaître, refuserait de recevoir à leur domicile un "malotrus" de mon espèce.

Voici, on en conviendra, une information fort importante et à traiter comme telle, même si elle peut, selon les points de vue, sembler brute de décoffrage ou, au contraire, quelque peu réchauffée. De mon côté, on se doute que je suis toujours heureux de recevoir des leçons de politesse ou de maintien venant d'experts en ces matières, puisque, comme je le professe par ailleurs, il n'y a pas d'âge pour apprendre (par exemple, j'aimerais aussi savoir, tant qu'on évoque la bienséance, pourquoi l'auteur contemporain, dont je parle en introduction à ce billet, ne cite nulle part dans son ouvrage, non pas la dette énorme et évidente qu'il a à l'égard du dénommé LASSEUR, mais le nom seulement de ce dernier...).

Cette information paraît cependant refléter un certain état d'esprit déjà observé, à l'époque où j'avais encore plaisir à cotoyer l'auteur contemporain en question parmi des personnes que, désormais, j'évite volontiers. On aura compris qu'il s'agit là des jaloux, tout simplement, et plus particulièrement parmi ces derniers, de ceux qui sont en outre connus pour être friands de ragots et pour aimer par dessus tout essayer de se donner quelque importance en les colportant parmi leurs relations.

Bien entendu, chacun est libre d'interpréter cette affaire comme il l'entend. Quant à moi, il me semble que, si un visiteur du site pouvait aider à ce que ne soient pas bloquées, ici ou ailleurs, des documents éventuellement
utiles, nous serions plusieurs à lui en être reconnaissants.

Sébastien WEIL
rédigé le Dimanche 6 Juin 2010
Désultoirement vôtre !
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Merci M. Fourcade pour ce petit mot et surtout pour votre présence lors de la soutenance de mon Master II. Je devrais poursuivre et continuer à tirer la charrue, à travailler la terre à la houette comme les anciens paysans du Domfrontais afin de l'ameublir, sauf que cela est une entreprise sur tant d'années! Années à venir que je dois valoriser autrement...Ce travail se trouve à la Médiathèque de Domfront, mais pour vous je devrais en trouver un exemplaire dédicacé...
@ Sébastien WEIL :

Merci d'avoir eu l'attention de déposer à la Médiathèque de Domfront un exemplaire de votre travail original et impressionnant par son volume et son ampleur. C'est une excellente idée de permettre ainsi à tous les amateurs d'accéder facilement à des informations précieuses, au moins pour eux.

Dans un ordre d'idées comparable, j'assistais hier à l'assemblée générale annuelle de l'"Association pour la restauration du château de Domfront", sous la présidence de Jean-Philippe CORMIER. A cette occasion, les participants ont marqué leur vive préoccupation devant l'incurie manifeste du maire actuel de Domfront pour des peintures murales très anciennes qui ont été déposées de Notre-Dame-sur-l'Eau. Ce modeste fonctionnaire de l'environnement, revenu de Paris pour se faire élire, laisse en effet ces précieux vestiges se dégrader rapidement, sans aucun égard pour ce qu'ils représentent pour l'histoire locale. L'un des participants à l'A.G., M. SUSONG a émis l'idée que ces objets soient retirés de la garde du maire et confiés à la conservation départementale des objets d'art.

De mon côté, j'ai demandé s'ils ne devraient pas plutôt rester à la disposition des touristes et amateurs du Domfrontais, par exemple en les confiant à un propriétaire de monument historique privé du secteur, à charge pour ce dernier d'en assurer la garde, la conservation et la présentation au public.

On pourrait d'ailleurs envisager de procéder de même pour le gisant de LEDIN, actuellement en dépôt à Notre-Dame-sur-l'Eau, c'est-à-dire sans garde, donc accessible à n'importe qui. Dans le calcaire de cette statue unique dans l'Orne, des barbares creusent des trous qu'ils élargissent de temps à autre, au gré de leur imbécillité mortifère.