Désultoirement vôtre !

lefigaro.fr
rédigé le Mercredi 5 Octobre 2016
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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RSA contre bénévolat : c'est illégal, tranche le tribunal administratif.

Imposer du bénévolat en échange du RSA est illégal, a tranché aujourd'hui le tribunal administratif, saisi par la préfecture.

«â€ŠOn ne peut pas laisser les bénéficiaires du RSA sans essayer de les réintégrer dans le monde du travail. Les inciter à faire du bénévolat est une manière de leur mettre le pied à l'étrier », affirmait pourtant Éric Straumann, président LR du conseil départemental du Haut-Rhin et député, en observant que 40 % des 20 000 allocataires émargent au RSA depuis plus de cinq ans. En février, il avait fait adopter une délibération par son assemblée, conditionnant le versement de l'allocation à sept heures de bénévolat hebdomadaire, suscitant une vive polémique au niveau national.

Le rapporteur public, estimant que les conditions d'attribution sont fixées par la loi, avait demandé l'annulation de la délibération.

N.D.L.R. : Loi de merde, pays de merde.

Cher Pierre-Paul,

Vous trouverez ci joint une image restituée de la façade de la Châlerie dans son état originel de la fin du XVIe siècle. La hauteur du linteau de la porte est également rétablie à son niveau primitif.
Une seule incertitude : rien n'indique une polychromie rouge et blanche, et j'inclinerai peut-être en faveur d'une bichromie en damier gris sombre et blanc, comme je l'avais découvert sur un pan de bois contemporain à Essai.
Bonne fin de chantier.
et par sainte Barbe, vive la sape !

Nicolas

N.D.L.R. : Cher Nicolas,

Merci pour ce message très intéressant, mais le dessin n'a pas suivi. (Prière de me le faire passer par courriel et j'imprimerai, puis scannerai, puis mettrai en ligne.)

"A nos femmes, à nos chevaux et à ceux qui les montent !"

N.D.L.R. 2 (du 6 octobre 2016): Je rappelle que la photo qui avait permis de comprendre qu'à l'origine, l'enduit extérieur du logis était à damiers est celle-ci, postérieure de quelques années à l'incendie de 1884 (cf la couverture neuve), tirée du fonds de la C.N.M.H.

On y voit bien que ce décor n'avait pas été repris, vers 1750, quand le bâtiment en retour avait été rasé pour laisser la place, sur la partie Nord-Ouest du logis (donc à gauche de cette photo), aux 4 nouvelles fenêtres.

(En ce qui concerne les couleurs du damier, je viens de supprimer une partie du commentaire accompagnant la même photo sous l'onglet "Travaux". Celle-ci faisait en effet état d'un damier rouge et blanc, précision que Nicolas GAUTIER vient ici de contester. Ceci étant, le rouge et blanc me paraîtrait moins tristounet que le gris sombre et blanc, comparable à celui de ce pan de bois d'Essai dont je prie Nicolas de nous transmettre une photo si possible.)

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 6 Octobre 2016
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Fac - Références culturelles
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Pas de chance, je ne pourrai pas assister à mon premier cours d'italien ce vendredi. Je dois en effet, à la même heure, remplacer Isabelle d'HARCOURT à la commission départementale des sites (C.D.N.P.S.). L'ordre du jour en sera intéressant puisque, outre trois dossiers concernant les installations annexes du haras du Pin, seront examinées deux questions de boisement dans le "couloir de la mort" de la bataille de Normandie.

Philippe de Villiers : «Comment la France s'islamise»

"Les cloches sonneront-elles encore demain ?" : dans un ouvrage au titre explicite, Philippe de Villiers tire le signal d'alarme. Selon lui, la France est tout bonnement en train de s'islamiser et de perdre son identité. Il met en cause l'islamisme, bien sûr, mais aussi l'islam de France, accusé de jouer un double jeu, sans oublier nos élites intellectuelles et politiques, de gauche comme… de droite.

N.D.L.R. : La question se pose en effet, instamment selon moi. Je déplore qu'elle soit considérée comme déplacée par un barbu (aux dernières nouvelles) de mon entourage. Tel était du moins le cas quand cet individu me parlait encore. S'il a le temps de réfléchir un peu, et surtout s'il a les moyens de dégrossir son esprit, je lui conseille de lire cet ouvrage que je tiendrai à sa disposition, bien entendu.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 8 Octobre 2016
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes
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Je me trouve trop agressif ces temps-ci, notamment à l'égard de personnes qui, à des titres divers, m'ont beaucoup déçu. C'est ma façon de réagir à une accumulation de contrariétés et de soucis qui dépasse depuis longtemps mes capacités d'absorption.

Il me faut faire de gros efforts pour voir le bon côté des choses. J'essaye pourtant.

C'est ainsi, par exemple, que je retarde mon prochain courriel à Bercy. Il est vrai que j'ai d'autres chats à fouetter, certains depuis des années, d'autres qui sont apparus il y a quelques mois. L'un de ces derniers, un combat contre la bêtise où l'on sait qu'on ne gagnera jamais rien de satisfaisant si ce n'est, au mieux, de la cantonner provisoirement, a occasionné le passage de près de 500 courriels dans ma boîte aux lettres pendant le seul mois de septembre dernier, dont plus des deux tiers (donc une dizaine par jour en moyenne) ont été écrits de ma blanche main ; je trouve cela très lourd à porter ; mais, là comme ailleurs, je dois continuer, faute de quoi j'ai le sentiment que le maigre résultat de mes efforts précédents serait vite balayé.

«â€…La vie est un combat de chaque jour pour ceux qui ne se résignent pas à la médiocrité de l'âme. »

«â€…Ce qu'il nous faut à nous, poètes, c'est l'étude sans trêve, c'est l'effort inouï, le combat nonpareil, c'est la nuit, l'âpre nuit du travail, d'où se lève lentement, lentement, l'Œuvre, ainsi qu'un soleil ! »

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 8 Octobre 2016
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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S'il est une qualité de ma mère que personne ne peut lui contester, c'est d'avoir proclamé, avant le reste de l'humanité, que j'étais un petit génie.

Elle raconte ici les conditions de mon entrée en classe de 6ème, au lycée Van Vollenhoven de Dakar (c'était en 1961 et non en 1962), et les raisons de mes "deux ans d'avance" dont elle était si fière :

"A de C" signifie aide-de-camp. Et je n'étais pas élève en 7ème de l'école primaire du Plateau mais de "Kléber".

"L'indépendance dans l'interdépendance", toute une époque, celle de ma prime jeunesse... SENGHOR parlait, lui, si mes souvenirs sont bons, du "rendez-vous du donner et du recevoir".

Et pourquoi cette mention à la fin, "source de nombreux désagréments" ? Tu en as trop dit ou pas assez, Bou-Maman !

Pour pouvoir dialoguer utilement avec Benoît MAFFRE et Floriane GRIPPON à propos de la restauration de la porte du logis, il faudrait que je trouve le temps d'aller observer les menuiseries de la Bâtie d'Urfé. Le problème est que ce n'est pas la porte à côté.

Un break de deux jours serait nécessaire, ce qui ne me paraît possible que le prochain week-end.

Je me dis que je pourrais profiter de cette ballade pour découvrir le château voisin de Saint-Marcel-de-Félines, qui appartient, si je comprends bien, à l'épouse de ce brillant avocat d'affaires qui avait été l'un de mes deux parrains au "Nouveau Cercle de l'Union" et dont j'ai récemment parlé ; ce dernier château est réputé pour un exceptionnel décor peint intérieur, d'époque Louis XIV, dont j'avais remarqué les photos sur un bouquin de la collection "Réalités - Connaissance des Arts" qui se trouve enfermé dans un meuble que je n'arrive plus à rouvrir (nouvelle preuve qu'il va falloir que je me dote enfin d'une bibliothèque en bonne et due forme).

Cher Pierre-Paul,

Voici en PJ le 1er document promis :

Dessin de Nicolas GAUTIER (cliquez ici).

Celui d'Essai est sur un autre ordi, je vous l'envoie demain soir.

Bien amicalement à vous.

Nicolas

N.D.L.R. : Sur l'original (cf la photo de la C.N.M.H. pour ce qui concerne le damier et une photo récente pour le reste) :
- le maillage du damier était sensiblement plus serré puisque je compte, par exemple, plutôt six longueurs de cases du damier dans la largeur de la porte, au lieu de vos 4,5 ;
- l'arc du tympan ne déborde pas des parties moulurées de la maçonnerie de la porte ; seules en débordent les parties du granit qui furent recouvertes par l'enduit.

En outre :
- je ne pense pas que le bâtiment en retour tangentait si strictement deux ouvertures de fenêtre, j'imagine qu'il était un peu plus en retrait (la cicatrice se devine sous la corde d'une lanterne, de sorte que l'on devait voir une bonne partie au moins des granits d'encadrement de ces ouvertures) ;
- je ne crois pas que le bâtiment en retour était aussi court que vous le représentez ; il faudrait que vous reveniez sur place pour interpréter le mur Sud du bâtiment Nord, notamment un certain coup de sabre sur lequel je me suis toujours cassé la tête (cela vous permettrait de tester également le confort du fournil de la ferme...) ; je rappelle que, lors de travaux en avril 2008, nous avions retrouvé un linteau de granit enfoui sous d'anciennes reprises de parement (reprises datant sans doute de l'incendie du XVIIIème siècle, celui qui avait fait disparaître cette aile en retour) et qui manifestait sans ambiguïté qu'il y avait eu une fenêtre là, ouvrant sur l'arrière-cour ;
- il faudrait profiter de votre logiciel pour rehausser le logis des quelques 60 cm dont vous aviez compris, en observant le jet d'eau de la souche de cheminée centrale, qu'il a été arasé à la suite de l'incendie de 1884 ; je pense que les linteaux des fenêtres de l'étage étaient en granit à l'origine, ainsi que j'ai essayé de le démontrer lors d'une rapide tournée des manoirs voisins en septembre 2015.

Sur le fond, cette tunique reconstituée apparaît étonnante ; à ma connaissance, il n'y en a plus de semblable dans les parages, la "grande pelade" des enduits (cf "Modes et Travaux" des années 1950-1960) ayant fait disparaître de tels vestiges hautement vénérables.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 9 Octobre 2016
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Références culturelles
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J'ai tardé à mettre en ligne ce poème de Domino qui traite d'un sujet ô combien invasif cet été à la Chaslerie et dans son voisinage, paraît-il :

(Début de citation)

Billet : poème rustique
Posted on 30 septembre 2016 par Libres Feuillets

En cette fin d’été prolifèrent les mouches
Au grenier leur nuée bourdonne de remous
Mais beaucoup sont tombées sur le sol qu’elles jonchent
Tandis que sur le toit roucoulent des pigeons

Elles sont un produit des colonies de vaches
Parsemant ce pays de bocage et calva
Dans la ferme à côté des ruminantes crèchent
Une stabulation presque dans le secret

Dans l’espace des prés s’exercent des pouliches
Où sinueusement le ruisseau fait son lit
Soudain s’en vont sans cavalier qui les chevauche
Regardées d’un œil rond par des broutards ou veaux

Mainte abeille affairée d’on ne sait quelle ruche
Vient butiner les fleurs qui n’ont pas disparu
Le chant du coq résonne et les oiseaux des branches
Laissent dans mes pensées des ramages vibrants



A la campagne, on finit par ne plus percevoir l’agitation des animaux ni leurs bruits. A l’aurore on oublie le coq, celui de La Fontaine dont il est question dans la fable de « La vieille et les deux servantes » : « Maudit coq, tu mourras ! » De même qu’on n’est plus réveillé par les volées de cloches à sept heures du matin le dimanche. Si l’on y prête attention de nouveau, tout un monde visuel et sonore réapparaît, où l’homme peut avoir alors la sensation et le sentiment d’être assailli par la rumeur et même le brouhaha de tant de vies diverses autour de lui, au point de ne plus s’entendre lui-même. Ces vies sont pour une bonne part le produit de l’activité humaine, c’est-à-dire de la « domestication » des animaux : mammifères bien sûr, chats, chiens, cochons, ânes, moutons, chevaux, vaches (grosses productrices de lait, de viande et de méthane), mais aussi oiseaux, insectes – à six pattes – tels que la mouche, « musca domestica » (on parle de sa relation de commensalisme étroit avec l’homme), et même araignées – à huit pattes – très présentes dans les maisons, par exemple la « tegenaria domestica ». Au bout du compte, la nature animale qui nous environne est, comme la nature végétale, une culture.

Dominique Thiébaut Lemaire

(Fin de citation)

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 9 Octobre 2016
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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J'étais en train de faire le plein de gasoil à l'"Intermarché" de Domfront. Comme chaque fois, l'opération était très laborieuse. La personne qui faisait la queue à la pompe derrière moi devait s'impatienter puisqu'elle avait remis son moteur en marche et commençait à reculer pour s'insérer dans la file voisine. Je me suis excusé de ma lenteur, due au fait que, passée la jauge des 45 litres, le réservoir de ma "Duster" refoule du goulot si on le remplit trop vite ; il faut pourtant arriver à y caser 65 litres.

Dans un sourire, cette dame m'a alors dit s'étonner que "le propriétaire d'un si beau château roule dans une telle voiture". Conséquence inattendue d'une célébrité naissante ? Le fait est que j'ai, en diverses occasions, raboté sur divers obstacles les protubérences inutiles de mon carrosse qui le boudinaient de tous côtés, ce qui lui donne désormais quelques airs de vieux char d'assaut.

Pendant que je continuais à m'escrimer sur la poignée de la pompe avec toute la douceur requise par ce maudit réservoir, cette dame m'a appris qu'elle est la présidente des "Aînés Ruraux" de l'Orne :

Mme Yolande CAGNA-GUESDON.

Et c'est ainsi que, sous les lourdes effluves du fuel, on complète son carnet mondain lorsqu'on remplit son réservoir à l'"Intermarché" de Domfront.

Vos observations complètent, rectifient mais ne remettent pas en cause le fond du propos qui est celui d'une façade en moellons, enduite et peinte en damier sur la totalité de sa surface. Merci encore pour m'avoir permis de m'attabler devant cette photo passionnante.

Voici celle du pan de bois d'Essai :

Le pan de bois d'Essai.

Bien amicalement à vous.

Nicolas

N.D.L.R. : Merci Nicolas, mais je crois qu'il faut vraiment être un irréductible fana d'enduits pour apercevoir la moindre "bichromie en damier gris sombre et blanc" sur ce pan de bois où l'on sent bien, néanmoins, que Sainte Barbe a déjà frappé 😉

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 10 Octobre 2016
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Nature (hors géologie) - Anecdotes
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"Plantes en fête" hier au manoir voisin de la Guyardière. Je suis allé y faire un petit tour :

9 octobre 2016.

9 octobre 2016.

9 octobre 2016.

9 octobre 2016.

L'organisation m'a semblé parfaite et j'ai trouvé qu'aucun stand ne faisait tâche, comme cela arrive parfois.

Voici la liste des exposants...

9 octobre 2016.

9 octobre 2016.

... et la carte d'un aquarelliste talentueux (qui m'a dit avoir participé à un concours de photographies avorté à la Chaslerie) :

9 octobre 2016.

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Where Nobel laureates did their undergrad.

If you studied at ENS you have 0.135% chances of winning a Nobel.

1. École Normale Supérieure France 0.00135
2. California Institute of Technology US 0.00067
3. Harvard University US 0.00032
4. Swarthmore College US 0.00027
5. Cambridge University UK 0.00025
6 . École Polytechnique France 0.00025
7 . Massachusetts Institute of Technology US 0.00025
8 . Columbia University US 0.00021
9 . Amherst College US 0.00019
10. University of Chicago US 0.00017

(The figures are the number of Nobel laureates per alumnus)

Jean-Pierre ARBON
rédigé le Lundi 10 Octobre 2016
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie)
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Après la vie
Publié le 10 octobre 2016

Il a un regard que je ne lui avais encore jamais vu, figé, sidéré, intense, les yeux fixés sur un horizon que je n’aperçois pas. Tout son corps est immobile, toute son énergie se concentre dans ce regard. Un long moment se passe, en silence, au bout duquel il tourne la tête vers moi dans un immense effort.
— Après, dit-il. Qu’est-ce qu’il y a après ?…
— Après ? J’espère que tu pourras quitter l’hôpital et rentrer chez toi.

Il ferme les yeux, et soupire de ma dérobade. Je me reprends :
— Après la vie, tu veux dire ?
— Oui.
Il est suspendu à mes lèvres.
— Je n’en sais rien.
Froncement de sourcils. Une inquiétude visible le submerge. Je demande :
— Tu veux voir un prêtre ?
— Non.
— Tu as peur ?
— Oui.

Il se tait. Je me tais. Nous ne nous quittons pas des yeux. Plusieurs minutes s’écoulent ainsi. Je pleure. Je ne sais que lui dire. Puis il me vient :
— N’ayez pas peur.
Il m’interroge muettement.
— C’est Jésus qui disait ça, Papa. "N’ayez pas peur."

Le "chalet du brouillard" est un édifice mystérieux, bien connu des Domfrontais. Il a été bâti à flanc de falaise, dans un endroit très difficilement visible et accessible en-dessous du donjon, au milieu d'une végétation qu'on imagine vierge. On se doute que, de là-haut, la vue doit être imprenable sur le panorama alentour (pas totalement imprenable, d'ailleurs, car elle est susceptible d'être altérée un jour par de maudits engins) :

Ce repaire très discret a servi de refuge à des aviateurs alliés pendant la seconde guerre mondiale :

Il est actuellement la propriété d'un homme étonnant, qui a vécu à Domfront jusqu'à l'âge de 14 ans et qui, par passion pour la civilisation aztèque, a émigré au Mexique dont il a même pris la nationalité. Je vous parle d'Emmanuel PICAULT, frère de Vincent PICAULT, mon entrepreneur local de bâtiment favori et conseiller municipal de Domfront.

Parce qu'il a un goût et un talent extraordinaires, Emmanuel PICAULT est devenu un décorateur et galeriste mondialement connu, coopérant actuellement avec Philippe STARCK sur un yacht dont un oligarque russe veut qu'il soit le plus beau jamais construit (budget d'un milliard de dollars). Les œuvres d'Emmanuel PICAULT parlent pour lui.

Emmanuel PICAULT a souhaité visiter notre manoir favori et je le lui ai fait découvrir hier, de fond en combles ou presque.

Il a beaucoup aimé, je crois, l'ambiance générale et, plus particulièrement, celle de l'escalier du logis, de la "pièce dévastée" au-dessus du salon, ainsi que des combles des écuries.

Je retiens ses recommandations suivantes, qui confirment mes propres intuitions :
- ne pas casser le volume remarquable de la "pièce dévastée" ni celui, tout aussi exceptionnel, des combles des écuries en y introduisant un quelconque cloisonnement ;
- consacrer l'espace de l'ancienne cuisine du bâtiment Nord à une bibliothèque.

Il considère que l'escalier de l'"aile de la belle-mère" est à sa place, du moins pour sa première travée, là où il se trouve actuellement.

Vraiment très intéressant. A suivre, je l'espère.

P.S. (du 2 janvier 2020) : Deux points ont évolué, évoqués à la fin de ce message datant d'un peu plus de trois ans :
- j'ai renoncé à installer mon bureau-bibliothèque au rez-de-chaussée du bâtiment Nord, à l'emplacement de l'ancienne cuisine ; ce sera là l'espace dévolu à la future cuisine (c'est actuellement la cuisine provisoire) ; mon bureau-bibliothèque devrait être aménagé au 1er étage du colombier ; j'imagine que ce sera fait d'ici deux ou trois ans ; en tout cas, pour moi, ce serait une priorité ;
- l'escalier de l'"aile de la belle-mère" sera sans doute inspiré de près par l'"esquisse" d'Arnaud PAQUIN, datée de juillet 2018 ; c'est ce que j'ai vu de mieux en la matière, même si on peut encore réfléchir à des améliorations ; de toutes façons, je n'aurai vraisemblablement pas les moyens de faire construire cet escalier de mon vivant.