Désultoirement vôtre !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 17 Février 2011
Désultoirement vôtre !
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@ Guy HEDOUIN :

Merci pour ce lien que j'avais repéré mais que je n'avais pu mettre en ligne parce que mon ordinateur parisien ne s'allume plus.

Je suis de retour en Normandie, avec de l'avance sur le week-end, en vue de participer à une réunion d'information sur l'élagage des arbres. J'en parlerai dans le "Journal du chantier".

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 18 Février 2011
Désultoirement vôtre ! - Astronomie
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Dans le Grand Chien, observons Sirius. Comme on nous l'explique, cette étoile est très proche de nous : 8 années-lumière seulement, soit la bagatelle de 80 000 milliards de km. Tout reste donc relatif...

Je devais aller à une réunion d'information sur l'élagage des arbres organisée par le C.R.P.F.N. Mais celle-ci était prévue à Rémalard, c'est-à-dire à l'autre bout du département. Et elle portait sur des essences différentes des miennes.

Pas envie de reprendre encore le volant. Je reste donc à la Chaslerie pour bouquiner au chaud (chaud relatif, bien sûr). Bouquiner du TOCQUEVILLE, c'est toujours passionnant, quoi que cet illustre auteur ait osé écrire sur le grand-oncle Paul.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 18 Février 2011
Désultoirement vôtre !
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En parcourant la presse en ligne, je découvre sur liberation.fr un article sur une nouvelle église en "banlieue rouge". On nous explique qu'elle a été conçue par un "architecte-ingénieur" qui travaille par ailleurs, actuellement, à la réalisation d'une boîte de nuit et, aussi, d'une centrale nucléaire.

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi, je ne suis pas convaincu par toutes ces gesticulations post-modernes autour d'un "Christ déstructuré" (sic). Je dois commencer à mal vieillir, sans doute...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 19 Février 2011
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Je poursuis la lecture des "Souvenirs" de TOCQUEVILLE. En page 796 de l'édition de la Pléïade, je trouve cet autoportrait :

"on prenait mon mécontentement de moi, mon ennui et ma réserve pour de la hauteur, défaut qui fait plus d'ennemis que les plus gros vices (...) ; on m'attribuait un naturel austère, une humeur rancuneuse et amère que je n'ai point, car je passe souvent entre le bien et le mal avec une molle indulgence qui avoisine la faiblesse et je quitte si précipitamment la mémoire des griefs dont j'ai à me plaindre, qu'un pareil oubli du mal souffert ressemble plutôt à une défaillance de l'âme, incapable de retenir le souvenir des injures, qu'à un effort de vertu qui l'efface.

Ce cruel malentendu ne me faisait pas seulement souffrir ; il me rabaissait bien au-dessous de mon niveau naturel. Il n'y a pas d'homme pour qui l'approbation soit plus saine, ni qui ait plus besoin que moi de s'aider de l'estime et de la confiance publiques pour s'élever jusqu'aux actions dont il est capable. Cette extrême défiance de mes forces, ce besoin que je ressens sans cesse de retrouver, en quelque sorte, les preuves de moi-même dans la pensée des autres, naissent-ils d'une vraie modestie ? Je crois plutôt qu'ils viennent d'un grand orgueil qui s'agite et s'inquiète comme l'esprit lui-même."

Je crois lire le portrait de quelqu'un que je suis assez bien placé pour connaître, semble-t-il. Finirais-je donc par trouver sympathique l'illustre contempteur du grand-oncle Paul ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 23 Février 2011
Désultoirement vôtre ! - Géologie - Références culturelles
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Si Ronsard avait eu la chance d'étudier les messages de ce site sur la géologie, il n'aurait pas écrit que les rochers n'avaient que 3 000 ans.

Ceci dit, je partage ses regrets, la Chaslerie me manque. Et je cours de ce pas vers mon Vendômois que je n'ai plus revu depuis samedi dernier, un éternité donc...

"Quand je suis vingt ou trente mois
Sans retourner en Vendômois,
Plein de pensées vagabondes,
Plein d'un remords et d'un souci,
Aux rochers je me plains ainsi,
Aux bois, aux antres et aux ondes.

Rochers, bien que soyez âgés
De trois mil ans, vous ne changez
Jamais ni d'état ni de forme ;
Mais toujours ma jeunesse fuit,
Et la vieillesse qui me suit,
De jeune en vieillard me transforme.

Bois, bien que perdiez tous les ans
En l'hiver vos cheveux plaisants,
L'an d'après qui se renouvelle,
Renouvelle aussi votre chef ;
Mais le mien ne peut derechef
R'avoir sa perruque nouvelle.

Antres, je me suis vu chez vous
Avoir jadis verts les genoux,
Le corps habile, et la main bonne ;
Mais ores j'ai le corps plus dur,
Et les genoux, que n'est le mur
Qui froidement vous environne.

Ondes, sans fin vous promenez
Et vous menez et ramenez
Vos flots d'un cours qui ne séjourne ;
Et moi sans faire long séjour
Je m'en vais, de nuit et de jour,
Au lieu d'où plus on ne retourne.

Si est-ce que je ne voudrois
Avoir été rocher ou bois
Pour avoir la peau plus épaisse,
Et vaincre le temps emplumé ;
Car ainsi dur je n'eusse aimé
Toi qui m'as fait vieillir, Maîtresse."

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 25 Février 2011
Désultoirement vôtre !
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Si, comme moi, vous aimez les glaces et désirez aider le monde agricole à s'adapter à une conjoncture difficile, n'hésitez surtout pas, allez vous approvisionner chez M. et Mme BIDARD, à Lonlay-l'Abbaye, non loin de la Chaslerie.

Leurs glaces sont excellentes (et je ne dis pas cela parce que M. BIDARD m'a vendu un lot de pierres) !

Le prospectus des glaces BIDARD.

Observons Pascal travailler sur la fenêtre Ouest de l'extension Sud de la ferme.

Voici dans quel état se trouvait cette ouverture ce matin, à la reprise du chantier, vue de l'extérieur du bâtiment :

25 février 2011, le chantier en début de journée, vu de l'extérieur.

puis vue de l'intérieur :

25 février 2011, le chantier en début de journée, vu de l'intérieur.

Puisqu'il est prévu, sur le plan de Lucyna GAUTIER (consultable sous cet onglet, vers la fin de sa page 5, en date du 17 octobre 2010), d'installer un évier devant cette fenêtre, Pascal a pensé à ménager un renfoncement pour que le plombier y installe ses tuyaux. On peut aussi remarquer que, cette fois-ci, il n'a pas oublié les gaines électriques.

Avant de replacer les pierres, Pascal est parfois obligé d'en tailler certaines à la disqueuse, comme celle-ci, provenant du lot cédé l'an dernier par la mère de Maxime et qui apparaît sous la lame aussi rose qu'un jambon, confirmant ainsi qu'elle contient du fer :

25 février 2011, une pierre taillée et posée en tout début d'après-midi.

Pascal me fait observer que les pierres achetées le mois dernier à M. BIDARD sont trop dures pour être travaillées de la sorte. Il pense que cela est dû à leur longue exposition au soleil.

Les photos suivantes, prises en fin de journée, donnent une idée de l'avancement du chantier aujourd'hui.

Sur la première, on aperçoit Claude MARTIN, venu saluer Pascal après un journée de chasse à la Chaslerie avec Blacky, son fidèle Youki.

25 février 2011, apparition de Claude MARTIN en fin de journée.

Claude m'a vanté les derniers exploits de son épagneul, capable d'attraper seul des bécasses ; il m'a aussi conseillé de demander à Thierry BOURRE d'attester des dégâts commis par les chevreuils sur mes plantations (il paraît qu'on peut être indemnisés) ; enfin, il m'a indiqué qu'avec son beau-frère et Bernard, ils viendront très prochainement - la saison de la chasse va bientôt s'achever - débusquer un gros sanglier qui laboure mes terres.

La deuxième photo de ce soir montre Pascal en train de brosser les pierres reposées aujourd'hui :

25 février 2011, Pascal brosse en fin d'après-midi les pierres maçonnées dans la journée.

Pascal m'a fait observer la trace d'une ancienne ouverture qui avait précédé la fenêtre bordée de briques blanches que nous avons connue jusqu'à ces travaux-ci. Voici, à droite, un petit morceau de la feuillure de cette ouverture, sans doute d'origine :

25 février 2011, la trace d'une ancienne ouverture de l'extension Sud de la ferme.

Pascal pense que, d'ici le milieu de la semaine prochaine, il devrait avoir achevé la restauration de cette fenêtre-ci.

Il prévoit de s'attaquer dans la foulée à l'ancienne porte Ouest de l'ancienne salle à vivre de la ferme. Selon les plans de Lucyna, il doit à cet endroit rétablir une fenêtre, en éliminant une nouvelle fois les très laides briques blanches qui dénaturent cette ouverture.

Il récupérera à cette occasion la pierre de seuil en grès qui aura ensuite sa place sur la porte à restaurer sur la façade Est de la ferme.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 25 Février 2011
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine
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Mr T. est en train de terminer sa période de mission à l'inspection de la Société Générale. C'est une très bonne formation professionnelle pour un futur banquier.

Il a reçu aujourd'hui ses trois premières offres d'affectation à un poste opérationnel. Les trois se situeraient à l'étranger, deux en Suisse et une à Singapour.

J'en suis très heureux pour lui, d'autant que la qualité et le niveau de ces offres me paraissent témoigner du fait que son travail et son comportement sont appréciés par son employeur.

En raison de la distance, aucune cependant ne faciliterait sa prise de relais rapide des travaux de restauration à la Chaslerie. Mais je me dis que c'est la vie !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 26 Février 2011
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Nature (hors géologie)
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J'ai appris hier qu'un jeune voisin venait de subir une importante opération chirurgicale au cerveau. Je lui souhaite un prompt rétablissement et j'assure ses parents, son épouse et ses enfants, de toute ma sympathie dans cette épreuve brutale.

Je ne peux cependant m'empêcher de penser à deux autres jeunes papas des abords immédiats de la Chaslerie qui ont connu la même adversité ces dernières années. Mais comment ne pas se demander s'il n'y a pas un lien de cause à effet avec l'usage intensif de certains produits phyto-sanitaires censés favoriser la pousse de céréales en lieu et place des traditionnelles prairies à vaches de notre bocage ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 3 Mars 2011
Désultoirement vôtre ! - Astronomie
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Aux heures où je roule entre Paris et la Chaslerie, il n'y a pas grand monde sur les routes. J'arrive donc en un temps record, d'autant que je sais parfaitement où se trouvent les radars.

Sur place, à peine quittée la départementale, à la lueur des phares, je vais observer l'état d'avancement du chantier en bravant le froid qui me saisit dès que je sors de l'habitacle de ma fidèle Kangoo (elle a dépassé les 398 500 km au compteur...). Puis, un peu plus loin, devant le manoir, je lève les yeux au ciel à la recherche de quelques étoiles de ma connaissance.

Mais, cette nuit, à 4 heures du matin, je n'ai été capable de retrouver ni Orion, ni même la Grande Ourse. C'est dire à quel point je suis encore nul en astronomie.

Grâce à ce site, je m'efforce néanmoins, semaine après semaine, de repousser, petit à petit mais seul, les limites de mon ignorance sur les astres. Là aussi, il me reste tant à apprendre ! Et les ciels d'ici sont si clairs qu'il serait bien dommage de se priver du plaisir de s'y retrouver un peu...

Roland FORNARI doit revenir ce matin à la Chaslerie pour poser ses cinq grilles, les deux du rez-de-chaussée de la tour Nord-Est et les trois du rez-de-chaussée de la façade Est du logis.

En l'attendant, je suis aller me promener du côté de Tinchebray, au manoir de L... Roland m'avait en effet expliqué s'être inspiré pour moi d'une grille de ce manoir.

L... est un manoir en "L", avec tour d'escalier dans le coin du "L". Il appartient manifestement à deux propriétaires différents. L'un a restauré sa partie, d'ailleurs lourdement selon moi, du moins si je puis en juger de la route voisine. C'est chez l'autre que se trouvent les trois grilles photographiées ce matin.

La plus grande, qui a servi de modèle à Roland, présente des différences avec les miennes : il n'y a pas de retour des barreaux horizontaux vers les murs ; il n'y a pas davantage de fleurs forgées en haut de la grille mais les barreaux verticaux y sont incurvés vers le mur ; en bas de la grille, ces mêmes barreaux enveloppent un très bel appui :

3 mars 2011, la grande grille de L...

Sur cette première photo, on pourra également noter la très belle réalisation d'un arc de décharge en pierres, au-dessus du linteau d'une porte.

Une vue latérale de la même grille permet d'entrevoir la qualité du travail du forgeron :

3 mars 2011, vue latérale de la grande grille de L...

Bravant des ronces qui me rappelaient la Chaslerie en 1991, j'ai observé deux autres grilles sur un pignon de ce manoir :

3 mars 2011, un pignon de L...

Il y a là une grille fort intéressante car elle est bombée. Hélas, une glycine envahissante fait sans doute courir des risques à cette grille :

3 mars 2011, la grille bombée de L...

Je ne comprends pas la raison de cette convexité que je trouve néanmoins élégante et agréable au regard ; je note que la longueur des retours des barreaux verticaux est adaptée à l'écartement de la grille par rapport au mur.

Une troisième grille, nettement plus petite, est également de belle facture, avec ses barreaux carrés :

3 mars 2011, la petite grille de L...

A mon avis, ces trois grilles ont été forgées par trois artisans différents et à des périodes différentes.

Tout ceci me rappelle ces vers d'Antoine Houdart de La Motte :

"C'est un grand agrément que la diversité.
Nous sommes bien comme nous sommes.
Donnez le même esprit aux hommes,
Vous ôtez tout le sel de la société ;
L'ennui naquit un jour de l'uniformité."

(une fois encore pour cette citation, merci Google !)

P.S. : Roland FORNARI m'a expliqué que la partie de L... en cours de restauration avait été rachetée récemment par un membre d'une famille qui a des attaches multi-séculaires avec l'endroit. J'admire l'opiniâtreté de cette personne et lui souhaite bon courage !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 3 Mars 2011
Journal du chantier - Ferronnerie - Logis - Météo - Par corps de métier - Par lieu - Désultoirement vôtre !
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Temps sibérien ce matin à la Chaslerie, je suis transi de froid, d'autant que le vent souffle. Mais cela permettra de belles photos, la lumière est pure.

Roland FORNARI est arrivé avec deux compagnons pour poser les grilles. Pascal les aide avec le Valtra :

3 mars 2011, présentation de la grille devant une des fenêtres du salon, Pascal est au volant.

Après avoir conféré avec moi, Roland donne les dernières instructions à ses compagnons dont les têtes d'apache me semblent assez impressionnantes, tout comme la sienne. Les deux grilles du salon seront donc posées avec un système d'épingles, afin d'épargner mes granites :

3 mars 2011, Roland et l'un des compagnons.

Voici d'ailleurs une photo des deux fenêtres du salon, prise de l'Est. Comme on le voit clairement, ces deux fenêtres diffèrent sensiblement : le granit n'a pas la même couleur, il n'est pas taillé de la même façon, la fenêtre de gauche est beaucoup plus ouvragée (voir les chambranles, les appuis, l'arc de décharge), même si les meneaux y ont été supprimés. On peut ainsi penser que la fenêtre de droite est d'environ 200 ans postérieure à celle de gauche.

3 mars 2011, les deux fenêtres du grand salon avant la pose des grilles.

Mon idée avec les grilles est de gommer une bonne part de ces disparités. On verra après coup si j'ai eu une bonne intuition.

En attendant, voici une grille en train d'être soulevée au tracteur. Elle est énorme. Or, une fois installée, elle le paraîtra sans doute beaucoup moins, avalée qu'elle sera par la masse du logis :

3 mars 2011, la masse impressionnante d'une grande grille.

Avant qu'elle ne soit soulevée, j'ai photographié au sol le détail de ses fleurs ornementales : c'est de la belle ouvrage !

3 mars 2011, les fleurs forgées d'une grande grille.

J'ai toutefois fait remarquer à Roland que les pétales de ces fleurs étaient tournés du mauvais côté. Il m'a répondu que c'était normal, pour des raisons tant esthétiques (l'aspect serait moins beau dans l'autre sens) que de conformité au modèle des grilles de Carrouges.

A 14 h 30, incident : j'avais demandé que, dans toute la mesure du possible, les nouveaux œillets de fixation soient implantés à l'emplacement de ceux d'origine. C'était sans compter sur les vestiges de ces derniers, restés dans la maçonnerie lorsque, il y a 200 ans peut-être, les grilles ont été supprimées. De ce fait, le compagnon de Roland chargé de percer les joints pour y fixer les nouveaux œillets a émoussé sa pointe en tungstène et cela va être compliqué de contourner l'obstacle. Décidément, la pose de ces énormes grilles n'est pas de tout repos et je serais bien incapable de donner à ce stade des instructions pertinentes. Donc au maitre de s'exprimer !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 3 Mars 2011
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Hier à Paris où je dejeunais avec un ami qui suit de près l'actualité, j'ai appris que le gouvernement pourrait chercher à modifier les textes fiscaux d'une façon qui pourrait bouleverser l'économie de la restauration des monuments historiques.

Le projet concernerait tous les biens meubles ou immeubles des particuliers. En matière de monuments historiques, cela aboutirait à taxer à 20 % la plus-value latente annuelle de ces biens.

Un tel système poserait de gros problèmes pratiques :

- d'abord, comment connaître la plus-value latente annuelle d'un monument historique ? Plus précisément, quand je finance 100 000 € de travaux, de combien s'apprécie (éventuellement) le monument ? Mystère et boule de gomme ! Il paraît que l'on se réfèrerait aux transactions intervenues sur des biens analogues. Ce système me paraît donc la porte ouverte à des contrôles incessants, à des redressements arbitraires et à des contentieux sans fin. Joyeux programme !

- deuxièmement, si je dois chaque année payer au fisc 20 % d'un montant aléatoire et mystérieux, où vais-je trouver l'argent puisque la Chaslerie ne produit guère de revenus ? Faudra-t-il que je freine le programme de restauration, voire que je licencie mes employés pour rééquilibrer mes comptes ? Ou bien faudra-t-il que je vende pour avoir la paix ?

On le voit, tout cela est totalement absurde.

Aux dernières nouvelles, ce système plairait beaucoup aux conseillers de la ministre des finances et du président de la République et, pire encore, à ces deux personnages politiques éminents.

Je vois bien que le nouveau régime permettrait à l'Etat d'accélérer ses rentrées fiscales. Il paraît que pourraient être réglées au passage les lancinantes questions du bouclier fiscal et de l'I.S.F.

Mais, pour les deux raisons que j'ai dites, tout cela ne me paraît pas très raisonnable.

Alors je vous le demande, que faire Docteur ?