Désultoirement vôtre !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 10 décembre 2010
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
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Selon moi, une bonne compréhension de l'histoire d'un monument historique est le préalable nécessaire d'une restauration menée dans un bon esprit. C'est ce que j'essaye de faire comprendre à mes fils, et notamment à mon aîné qui voudrait percer de nouvelles ouvertures sur la cave, au risque, à mon sens, de la dénaturer durablement et, peut-être, irréversiblement. Thibaud me fait cependant valoir qu'il entend seulement mettre en application le permis de construire que j'avais moi-même obtenu, sur la base de plans que j'avais approuvés il y a une quinzaine d'années.

Corrélativement, le fait de se livrer, consciemment ou non, à une relecture biaisée de l'histoire, voire à sa dénaturation pure et simple, est une mauvaise façon, certainement, de se mettre en position d'entreprendre des travaux judicieux et qui respectent "l'esprit des lieux". C'est ce que je voudrais expliquer maintenant en prenant pour exemples les travaux effectués à la Chaslerie vers le milieu du siècle dernier. Ce sera là l'objet de mes plus prochains messages sous cet onglet. Car il y a un continuum entre les événements extérieurs qui s'imposent au bâtiment et la qualité des soins dont il a pu faire l'objet à travers les siècles. Et, si l'on déchire le tissu de l'Histoire, il y a de grandes chances qu'on martyrise aussi les vieilles pierres.

Bien sûr, d'autres facteurs doivent être pris en considération pour relativiser ce qui, aujourd'hui, peut apparaître le plus raté sous nos yeux. On a d'ailleurs compris que le niveau d'exigence peut se durcir avec le temps, comme dans mon cas depuis que j'ai acquis le manoir (même si j'ai toujours été négatif à propos de la frénésie de percement d'ouvertures qui semble s'être abattue sur la Chaslerie pour en crever les façades vers 1950). De même, les travaux que nous menons nous-mêmes aujourd'hui, s'ils n'appellent pas encore de critiques trop vives de la part des visiteurs, pourraient fort bien, vers 2070 ou même avant, sembler avoir constitué un gaspillage invraisemblable de moyens qui eussent pu être investis de façon plus judicieuse ailleurs. Par exemple, j'ai déjà entendu, il y a deux ou trois jours à peine, un agriculteur remembreur d'une commune voisine me dire que, dans le pays, certains s'étonnaient que l'"on" puisse consacrer autant d'argent à la restauration du manoir de la Chaslerie alors que la dynamique association constituée autour de l'église Saint Julien de Domfront peinerait à trouver des fonds pour en restaurer le clocher. Il y a donc pour le moins, reconnaissons-le, des points de vue divers.

Du point de vue où je me place et avant de porter, par exemple, un jugement que je souhaiterais éclairé sur la qualité des travaux de restauration menés à la Chaslerie au milieu du siècle dernier, j'admets fort bien que doivent être pris en compte un certain nombre de facteurs comme :
- la dureté des temps (on sortait alors d'un conflit mondial),
- des contraintes humaines (comme l'emprise qu'on nous a prétendue trop longue d'un mauvais "régisseur"),
- la variation des modes (il faudrait consacrer un jour un ouvrage entier à disséquer la mauvaise influence de certaines revues dites de décoration sur tant de ménagères un peu naïves),
- le progrès des techniques (qui utiliserait encore du fibro-ciment à base d'amiante pour restaurer des plafonds ?)
- l'urgence, car il s'agissait de rendre habitable des volumes qui avaient brûlé et de loger des personnes déjà âgées lorsqu'elles se sont enfin trouvées en position d'entreprendre des travaux ;
- etc...

Je suis prêt à entendre tous ces arguments.

Pour autant, cela ne me rend pas aveugle.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 10 décembre 2010
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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Je n'ai pas reparlé ici de géologie depuis longtemps. J'ai aussi laissé de côté mes premiers émois d'astronome amateur. Nous tâcherons de revenir sur ces chapîtres plus tard.

Dans la logique (?) de mes derniers messages, il n'est pas anormal, sans doute, d'examiner maintenant la qualité des travaux de mes prédécesseurs, à la lumière des si pertinentes expressions dont M. Jacques BROCHARD, en janvier 1992, avait émaillé son texte, un vrai bijou (mis en ligne sous cet onglet le 23 novembre dernier), afin de me faire comprendre comment certains, dans le pays, entendaient me recevoir.

A dire vrai, je l'avais déjà compris quelques mois plus tôt lorsque j'avais découvert le phare de la pensée du bocage (on aura reconnu "Le publicateur libre"), cet organe parfois surnommé par de petits plaisantins (comment osent-ils ?) le "Publimenteur". J'étais en effet tombé, avant même que le manoir ne me soit effectivement vendu, ce qui n'arriva pas avant le 12 juin 1991, sur l'article anonyme (oeuf corse !) suivant, paru dans le numéro du 10 mai précédent :

Entrefilet paru dans le numéro du 10 mai 1991 du "Publicateur libre".

J'imagine qu'on doit pouvoir, en terre civilisée, trouver des façons plus sympathiques de manifester son sens de l'accueil. Mais trouver la signature d'un esprit plus mesquin, borné et approximatif, ce doit en revanche être plus difficile. J'ai quand même quelques idées sur le sujet...

Voyons voir... A travers cet article, nous pouvons comprendre que l'informateur du journal était quelqu'un :
- qui aime faire passer ses messages "en douce",
- pour qui la Chaslerie se définit essentiellement par sa localisation, bel indice de grande ouverture aux choses du patrimoine...
- qui définit d'abord un nouvel administré par sa "qualité" (?) de Parisien, comme s'il entendait souligner une intrusion et alerter ses congénères autochtones rassis,
- qui est sensible aux grands noms (?) de la politique nationale,
- qui se préoccupait fortement de remembrement en mai 1991,
- qui était déjà informé de mon désir de restaurer l'avenue de la Chaslerie,
- qui est déférent, voire servile, dès qu'apparaissent des dorures préfectorales mais qui s'emmêle complètement les pinceaux entre les promotions de l'E.N.A.,
- qui était assez proche du dossier pour savoir que la propriété de la Chaslerie était en train de changer de mains, sans toutefois bénéficier d'informations précises "de la bouche du cheval"...

Comment, vous ne l'avez pas encore reconnu, cet allié atavique (du moins, en l'état de nos connaissances) des goupils du secteur, cet homme dont le regard irradie de franchise et de bonne volonté pour la Chaslerie ?

Moi si, évidemment !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 10 décembre 2010
Désultoirement vôtre !
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Un visiteuse, institutrice en CM2 de son état (je comprends qu'il s'agit de la classe de 7ème, pour parler clairement), a l'air de se divertir en constatant mes difficultés à conjuguer les verbes.

Elle me propose, par courriel, de m'entraîner avec les exemples suivants :

1. Non ! Ce n"était pas chose évidente que cette conversation toute en langue morte. Et pourtant je la tins.
2. Hier, nous achetâmes le DVD d"un spectacle de Félicien Marceau et, tout de suite, nous le mîmes.
3. Comment ? Vous avez mis à la casse votre vieille voiture ? C"est bien dommage ! Tiens ! Vous souvient-il qu"un jour vous me la passâtes.
4. Bien que vous ayez laissé passer votre chance de cesser d"être une prostituée, un jour, vous le pûtes.
5. Merlin n"était qu"un simple mortel jusqu"à ce qu"enchanteur il devint.
6. Deux vieux acteurs hollywoodiens discutent :
- Te rappelles-tu notre premier film ... ce western dans lequel nous jouions les indiens !
- Oh oui ! Et je sais que nous nous y plûmes.
7. Vous saviez que ce manteau était tout pelé ... alors pourquoi le mîtes-vous pour la réception d"hier soir ?
8. C"est dans ce tonneau que notre vin vieux fût.
9. On nous offrit une augmentation et, bien-sûr, nous la prîmes.
10. Les moines brassèrent la bière et la burent.
11. Comme tout bon musulman qui se respecte doit s"y rendre au moins une fois, c"est cet été, qu"au pèlerinage de la Mecque, il alla.
12. C"est bien parce que vous m"aviez invité à goûter votre Beaujolais que je vins.
13. Charlotte Corday cacha le poignard en son sein, sortit de chez sa logeuse et, soudain, à l"idée du crime qu"elle allait perpétrer, elle se marra.
14. Que la crevette était un insecte, vous le crûtes assez.
15. A l"idée qu"ils auraient pu y laisser leur vie, à grosses gouttes, ils suèrent.
16. Pour les prochaines vacances, c"est l"idée d"aller en Arabie Saoudite qu"ils émirent.
17. C"est à cause du trou que cette enfant fit en bas de leur porte, que ses parents la châtièrent.
18. Elle était encore en train de lui bénir la poitrine à coup de surin lorsque les flics la serrèrent.
19. Heureusement que vous avez retrouvé des capitaux ! Car mettre la clé sous la porte et déposer le bilan, vous faillites !
20. Comment ? D"enfiler correctement ce pantalon, vous fûtes à l"aise ?

Pourquoi pas ? C'est le 14 que je préfère. En tout cas, cela me fait penser à mon père qui aimait pour sa part me rappeler que "les poules du couvent couvent" (pas grand chose à voir, mais c'est un souvenir...).

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 11 décembre 2010
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Généalogie et sagas familiales
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J'ai commenté, il y a deux jours, le brouillon de l'exposé que fit Henri LEVEQUE, le 8 juillet 1956, sur la Chaslerie et les LEDIN.

Son message d'abaissement des LEDIN et de promotion des LEVEQUE passa bien auprès de son auditoire d'"archéologues" auto-proclamés. Apparemment, ces braves gens n'étaient pas très exigeants sur la qualité des sources de leurs nouvelles convictions. C'est du moins ce qui ressort du compte rendu qui parut, dès août 1956, sous la signature d'Henri PELLERIN, dans la revue "Le Pays d'Auge" :

Voici le passage consacré à la Chaslerie et aux LEDIN :

Démonstration magistrale, "incompréhension des hommes" (maudit régisseur !), posture aventageuse de l'avocat à la cour d'appel de Paris, l'auditoire fut à l'évidence convaincu.

Reportons-nous aux faits et voyons maintenant en quoi a consisté la restauration du "château (qui a eu) la chance d'échoir à un propriétaire éclairé" et si savant.

J'en vois qui rigolent dans les rangs : un peu de sérieux, jeunes gens, s'il vous plaît !

Guy HEDOUIN
rédigé le samedi 11 décembre 2010
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
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Bonsoir,

Je vois que vous êtes derrière votre tour de contrôle, j'en profite pour vous joindre ce lien, ne sachant pas trop où le mettre. Cela concerne un vaste chantier que vous devez connaître ; il s'agit de Guédelon. Je ne sais pas quel est votre point de vue sur la chose. Moi, cela me plaît bien, c'est un style de château et une époque que j'aime bien. http://www.benevoleguedelon.com/article-novembre-2010-fin-de-la-13eme-saison-61518628.html

Et un autre site pour la fraîcheur des images : http://meteo-chamonix.org/drupal/samedi-4-decembre-2010-les-chalets-du-criou-samoens-74

Bonne soirée et travaillez assez tard afin de nous fournir un peu de littérature !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 11 décembre 2010
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
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@ Guy HEDOUIN :

Merci pour ce très intéressant reportage-photos sur Guédelon. Je trouve que le logis seigneurial a énormément d'allure, j'aime beaucoup ses proportions. Mais... avez-vous remarqué les coulures de chaux sur les pierres, c'est pas top quand même...

La neige, on dirait que le Saxon y a pris goût lors du récent épisode...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 12 décembre 2010
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
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Dans sa réponse à Henri PELLERIN mise en ligne ici le 8 décembre dernier (3ème message de ce jour-là), Henri LEVEQUE écrivait qu'en 1956, il était propriétaire de la Chaslerie depuis 4 ans et n'avait achevé que la première tranche de travaux sur "les six qui sont nécessaires pour redonner à cette vieille demeure le lustre qu'elle a eu et mérite de retrouver."

On a également vu ici, le 9 décembre dernier, qu'Henri LEVEQUE écrivait volontiers les brouillons de ses textes sur des bouts de papier récupérés à droite ou à gauche. C'est ainsi qu'il prépara un exposé devant un fonctionnaire chargé du patrimoine à une date postérieure au 19 juillet 1954. Examinons ce document qui nous donne des indications sur les 6 tranches de travaux en question :

Brouillon d'Henti LEVEQUE, recto de la 1ère page.

Brouillon d'Henti LEVEQUE, verso de la 1ère page.

Brouillon d'Henti LEVEQUE, recto de la 2ème page.

Je n'arrive pas à déchiffrer tous les mots de la fin de ce texte mais cela donne à peu près ceci :
"Un très gros effort a été fait par le propriétaire actuel en particulier
1) pour réparer erreurs
2) pour assainir sol et éviter deter.(=détériorations) qui s'aggravaient par les eaux
3) récupération de matériaux d'époque utilisés à un remploi judicieux"

J'interromps ma retranscription ici, pour commenter ce début de texte. On lit qu'Henri LEVEQUE parle de lui à la troisième personne du singulier, ce qui paraît curieux. Etait-ce une habitude chez lui ? Ou bien le discours qu'il préparait devait-il être tenu par un tiers, censé défendre la cause de ce conseiller général devant l'administration ? De plus, avec ce que l'on sait de la récupération de pierres tombales pour percer d'horribles fenêtres sur le bâtiment Nord, est-ce de cela qu'il s'agissait lorsqu'il parlait de "matériaux d'époque utilisés à un remploi judicieux", ou bien de la grande cheminée de la salle à manger du logis que j'ai évoquée ici dans mon message du 4 avril 2010 ?

Je reprends ma retranscription :
"Il est incontestable qu'il reste des travaux à faire pour (donn = donner, un mot rayé) compléter un ensemble d'une réelle valeur historique. Le propriétaire (qui est, 2 mots rayés) serait très attaché (ainsi que, 2 mots rayés) à continuer."

Les mentions rayées sont amusantes, l'une pour corriger un excès de contentement de soi, l'autre, apparemment, pour revendiquer la paternité exclusive des travaux à venir...

Je poursuis :
"- fenêtres côté Renaissance
- (3 mots rayés : pas de ?)
- toit baissé (par rapport au, 3 mots rayés) après (depuis, 1 mot rayé) l'incendie de 1884
- Douves parterre terrasse
- Démolition bat. (= bâtiment) rural
. avenue ds (=dans) l'axe du porche
déviation chem. (=chemin) exploit. (=d'exploitation)
. 1ère cour
. mur séparatif de la terrasse (du parterre, 2 mots rayés)
. fermeture du bout (? mots illisibles)
- mur soutien terrasse
- chapelle
(? un mot illisible) plus
avant-cour"

On comprend, à travers ces dernières lignes, que les jours du pressoir (la charretterie actuelle, au Sud de l'avant-cour) étaient comptés en vue de placer l'avenue dans l'axe du porche. C'est donc Henri LEVEQUE qui avait décidé l'abandon de ce bâtiment (d'où son état lamentable en 1991, lorsque j'ai acheté la Chaslerie) pour pouvoir rectifier l'avenue qui s'incurvait alors (voir le dernier plan cadastral avant le dernier remembrement) pour venir frôler la chapelle. On peut comprendre que c'est donc lui qui a également fait combler la pièce d'eau de l'avant-cour.

Pour le reste, il ne devait pas être satisfait de la couverture du logis postérieure à l'incendie de 1884 et désirait, semble-t-il, restaurer tous les murs qui tombaient déjà en ruine (maudit régisseur !) entre les cours, la terrasse et ce qu'il appelait "le parterre" (et que j'appelle le Pournouët), y compris le "mur soutien terrasse" (que je préfère dénommer le mur d'escarpe).

Mais quel dommage qu'il ne s'en soit pas tenu à ce programme qui, mis à part le mauvais sort fait au pressoir, apparaissait raisonnable ! Car nous allons montrer à quoi l'on aboutissait quand ce "chef d'orchestre" (comme il se définissait donc) prenait la baguette...


Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 12 décembre 2010
Désultoirement vôtre !
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Un article du "Point.fr" que je découvre ce matin m'apprend que les "Inrocks" publient une pétition d'écrivains en faveur de l'un des leurs, attaqué en justice par la famille d'Edouard STERN.

J'ai bien connu Edouard STERN qui avait voulu faire de moi son directeur général-adjoint en 1986, lorsque j'étais encore en poste au Trésor, et qui m'avait confié un ou deux dossiers vers 1990, à la fin d'une expérience anglaise.

Pour des raisons de principe concernant la création artistique et parce que je souhaiterais connaître la vision d'un romancier sur ce personnage transgressif de roman noir, je soutiens cette pétition.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 12 décembre 2010
Désultoirement vôtre !
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Prenant ce matin mon petit déjeuner (tasse de chocolat et croissant aux amandes) au café "Le central" de Domfront, mon regard a été attiré, dans le journal "Ouest-France", par une photo sur une exposition à Bruges ; la photo est intitulée "A Bruges, une oeuvre d'art du XXIè siècle accrochée à une charpente du XVè."

En fait d'oeuvre d'art, il s'agit d'une baudruche géante, autoportrait d'un artiste polonais, attributs déployés au vent, Pawel ALTHAMER.

En fait, je ne dois pas encore être mûr pour accepter avec enthousiasme toute "création artistique", notamment quand le réceptacle est en vieilles pierres...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 12 décembre 2010
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Généalogie et sagas familiales
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Bonsoir cher M. Jacques BROCHARD !

Je viens de retrouver le document qui provoqua votre émoi, et votre article mémorable du "Publicateur libre" (copié ici le 23 novembre dernier), à savoir l'extrait suivant du manuscrit que, dans les "Repères bibliographiques" de ce site, je désigne comme le "Manuscrit en dépôt de la mairie de La Haute Chapelle", rédigé de la main de Louis GRAVELLE, ancien instituteur à La Haute Chapelle.

Voici un extrait de ce manuscrit, et plus précisément de la retranscription qu'en fit faire Henri LEVEQUE au milieu du siècle dernier. Bien sûr, je suis désolé si ce document heurte une nouvelle fois votre bonne conscience. Remarquez bien les annotations au stylo rouge, portées en marge de cette pelure ; elles l'ont été par Henri LEVEQUE lui-même :

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Vous ne me croyez pas quand j'écris qu'Henri LEVEQUE eut en mains ce document et l'annota en rouge ?

En voici la preuve formelle, ce qui reste de la page 8 d'un autre passage de l'exemplaire d'Henri LEVEQUE une fois qu'il l'eut découpée pour en extraire la partie qui lui convenait, afin de tenter d'abaisser les LEDIN. Comparez donc l'extrait suivant de cette page 8 au brouillon du brillant discours que fit votre parent en 1956 devant les "archéologues" du Pays d'Auge : c'est la même frappe, les découpes du document se correspondent, de même que les annotations au stylo rouge :

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Il est heureux, cher M. Jacques BROCHARD, que nous dialoguions ainsi. Car vous allez certainement avoir à coeur de m'expliquer pourquoi votre cher parent, cette "grande figure du Domfrontais" comme vous l'appelez si finement, passa totalement sous silence, devant son auditoire de soi-disant "archéologues", les extraits suivants du même document :

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

La page suivante (page 5) manque à l'exemplaire d'Henri LEVEQUE, tel qu'il m'est parvenu. Voici toutefois la photocopie du texte correspondant, que j'ai faite en 1991 sur l'original du manuscrit, alors conservé à la mairie de La Haute Chapelle :

Photocopie du passage du manuscrit de Louis GRAVELLE correspondant à la page 5 de l'exemplaire d'Henri LEVEQUE.

Photocopie du passage du manuscrit de Louis GRAVELLE correspondant à la page 5 de l'exemplaire d'Henri LEVEQUE.

Photocopie du passage du manuscrit de Louis GRAVELLE correspondant à la page 5 de l'exemplaire d'Henri LEVEQUE.

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

C'est ici que se situe le passage qu'Henri LEVEQUE a inséré dans son discours. Je vous renvoie donc à son brouillon pour que vous puissiez consulter ce passage, amplement "caviardé" par votre chère "grande figure".

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Extrait de l'exemplaire de l'ouvrage de Louis GRAVELLE qu'eut en mains Henri LEVEQUE.

Pour conclure, cher M. Jacques BROCHARD, maintenant que je vous ai démontré, preuves en mains, comment Henri LEVEQUE "travaillait" les documents pour réécrire l'Histoire à sa façon, je voudrais bien savoir si vous oserez toujours parler, à son sujet, d'"intelligence des choses du passé".

Comme il commence à se faire tard ce soir, je vous laisse méditer ces faits précis, divulgués d'une façon qui, je l'espère, ne vous semblera plus cette fois-ci trop hâtive ni trop péremptoire.

Je lirai avec l'intérêt que vous imaginez votre réponse argumentée et vous adresse, en attendant, mon salut normand le plus goguenard.