Désultoirement vôtre !

Sébastien WEIL
rédigé le Mardi 02 Décembre 2009
Désultoirement vôtre !
En plus d'aider à la préservation de notre patrimoine rural, cela va également profiter aux métiers du bâti...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 02 Décembre 2009
Désultoirement vôtre !
@ Sébastien WEIL :

Vous avez bien raison. Et c'est d'ailleurs une vraie responsabilité pour les propriétaires de monuments historiques. Ils en sont parfaitement conscients, si j'en juge par ceux que je connais.

Merci en tout cas à vous d'être resté vigilant et mobilisé sur ce sujet.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 13 Décembre 2009
Désultoirement vôtre !
Claude MARTIN est venu chasser ici hier matin. Il n'a rien pris cette fois mais m'a dit avoir croisé deux cerfs de 150 kg chacun qui, l'apercevant, ont astucieusement détalé à couvert à travers les lignes de plantations. C'est la première fois que des cerfs me sont signalés à la Chaslerie, où l'on croise souvent des chevreuils, y compris à proximité immédiate du manoir.

Dommage que, cette année, Claude ait oublié de réclamer la bague habituelle à l'office de la chasse. Il faudra donc patienter jusqu'à l'an prochain avant d'espérer réduire les dégats produits sur les plantations par ces élégantes bestioles.

Pour le reste, le jeune et fringuant Blacky est allé fureter dans les ronces du "poumon" (la tourbière louée au fermier) et n'a rien levé. Mais Claude ne sait pas encore comment il réagirait face à un "cochon".

Nous avons discuté un moment, en partageant sur le pouce un magret de canard fourré de foie gras et enseveli dans du poivre fin, un vrai délice que je me procure à Domfront, "aux temps modernes" (c'est le nom du magasin). Je recommande vivement ce régal (que, compte tenu de son aspect, j'appelle "la sandale de Ramsès") à tous les gourmets qui me lisent !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 20 Janvier 2010
Désultoirement vôtre !
Avis aux amateurs : à la Chaslerie, on vend, au prix de 40 € la stère, du très bon bois de chauffage à emporter. Ce bois a séché, à l'abri de l'humidité, depuis plus de dix ans. Il est donc de qualité parfaite pour des feux de cheminée.

Si cela vous intéresse, veuillez téléphoner à Pascal MAIZERAY (le maçon) au 06 32 18 92 36, pour prendre rendez-vous afin d'emporter le volume que vous souhaitez (le stock disponible fait plus de 25 stères).
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 23 Janvier 2010
Désultoirement vôtre !
L'hebdomadaire local, "Le Publicateur Libre", fête sa fondation, il y a 160 ans, sous le nom "Le Moniteur de l'Orne, journal de l'arrondissement de Domfront". Depuis trois semaines, il publie ainsi le fac-similé de ses unes de 1850.

On peut relever que l'arrondissement de Domfront a cessé d'être en 1926, confirmant ainsi le déclin progressif de la localité. Ces jours-ci, c'est le tribunal qui ferme.

Mais là n'est pas mon propos. J'observe en effet que le bandeau de titre de notre hebdomadaire local arborait à l'origine l'ancien écu de la ville, c'est-à-dire celui qui portait, en surimpression, l'écu des Ledin.

Ne serait-il pas décoratif de remettre ce bel emblême sur la une du Publicateur ?
François LAMER
rédigé le 19 Mars 2010
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
Bonjour

Je ne connais pas encore la Chaslerie mais il me tarde de le faire : furetant en effet sur le web des informations sur mes ancêtres Eugène Constant Leveque et sa femme Sophie Roulleaux, je tombe (c'est le cas de le dire) sur votre site ou je découvre leur pierre tombale ! D'après les documents transmis par leur fils Charles, Eugène est mort dans sa propiété de la Motte à St Mars d'Egrenne. Etait-il à l'époque également propriétaire de la Chaslerie ? Merci par avance des informations que vous pourrez me communiquer.

Cordialement.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 19 Mars 2010
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
@ François LAMER :

D'abord, bravo pour votre jeu de mots !

Ensuite, je suppose qu'il y a lieu de se féliciter du potentiel de ce site pour rétablir (ou établir) des liens entre membres de la famille des anciens propriétaires.

En réalité, je ne connais pas bien la généalogie de la famille LEVÊQUE, et encore moins bien l'histoire de ses possessions, même depuis un peu plus de deux siècles. Je vais cependant vous envoyer un courriel pour vous donner des pistes de recherche.

Et, bien sûr, n'hésitez pas à venir visiter la Chaslerie à l'occasion, sans oublier la chapelle où reposent vos ancêtres.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 28 Mars 2010
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
Grâce à M. LAMER, je dispose désormais d'informations généalogiques détaillées sur la famille LEVÊQUE, dont un représentant, François, m'a vendu le manoir en 1991.

Dans la mesure où l'histoire de cette famille s'est longtemps mêlée à celle de la Chaslerie, je commenterai bientôt ces informations ici.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 04 Avril 2010
Charpente-couverture - Logis - Chapelle - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine
M. François Lamer m'a donc transmis un document de 7 pages dactylographiées, que je vais commenter ici, dans la mesure où il apporte des informations précises, certaines inédites pour moi, à propos de l'histoire de la Chaslerie.

Ce document s'intitule "Notes généalogiques sur la famille Lévêque et plusieurs familles qui lui sont alliées, écrites d'après de vieux livres et papiers de famille de 1854 à 1893 par Charles Lévêque". Il y est précisé que le document original avait été recopié en 1854 par le frère de Charles Lévêque puis recopié par une descendante de celui-ci mais qu'il a disparu lors des bombardements de 1944.

Je ne suis pas en mesure de valider la qualité de ce document. Je me contenterai donc de digressions à l'occasion de l'évocation des informations que j'y ai relevées.

1 - La première impression que je retire de ce document, c'est la confirmation de l'étonnante stabilité, à travers les siècles, du tissu social de ce coin du bocage normand.

Selon le document, le premier membre de la famille Lévêque dont on ait conservé la trace est Jehan Le Vesque, décédé en 1568, soit 30 ans avant l'édification du bâtiment principal de la Chaslerie, tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Or, nombre des autres noms de familles cités dans le document me sont familiers car ce sont, aujourd'hui encore, les noms de voisins de la Chaslerie.

A travers le document, on perçoit également, outre la profondeur de l'enracinement local, l'opiniâtre permanence ou la patiente progression sociale de plusieurs de ces familles. Ainsi, le premier Ruault cité est un notaire actif dans le secteur en 1590 et logé à la Vaidière, sur le territoire de la commune voisine de Saint-Mars d'Egrenne ; or, j'ai rencontré dernièrement un Ruault du Plessis Vaidière, étudiant en notariat à Rennes. De même, la branche de la famille Roulleaux apparentée aux Lévêque descend notoirement d'un révolutionnaire actif, représentant du Directoire à Domfront, ainsi d'ailleurs que de Beaumarchais ; cette branche a produit depuis deux siècles, sous le nom de Roulleaux-Dugage, nombre de préfets et de parlementaires défenseurs des bouilleurs de cru ; elle a même rejoint la noblesse pontificale, avec le titre de baron, à ma connaissance durant la première moitié du XXème siècle.

Dans un tel contexte, je mesure à quel point le méridional que je suis, sans attaches familiales locales, peut apparaître différent ("horsain, comme ils disent). Je serais d'ailleurs curieux de savoir si la greffe prendra à un stade de ma descendance, parmi les futurs propriétaires de la Chaslerie (on voit là que je me considère volontiers comme le premier - par l'ancienneté - représentant de la troisième famille propriétaire de la Chaslerie, après les Ledin et les Lévêque).

2 - Il est signalé que l'ancienne orthographe du nom de la famille Lévêque, soit Le Vesque, se retrouve dans la dénomination encore en vigueur au XIXème siècle de "Baillée aux Vesques" pour désigner la terre de la Baillée, à Saint-Mars-d'Egrenne (Orne), appartenant encore à la famille Lévêque du temps de l'auteur du document.

Je me suis rendu il y a huit jours aux lieux-dits évoqués dans ce document, à savoir la Baillée Auvêque (orthographe contemporaine sur mon plan de l'I.G.N.), la Source et la Jarrière, trois "villages" limitrophes sis sur le territoire de Saint-Mars d'Egrenne.

On peut imaginer que le paysage en était riant tant qu'il demeurait bocager. Aujourd'hui, là comme ailleurs, hélas, l'électrification des campagnes et l'agriculture intensive ont altéré le site. Ce dernier est par ailleurs plaisant puisqu'il fait face à la commune de Torchamp, de l'autre côté de la vallée, encaissée à cet endroit, de la Varenne . L'Egrenne conflue légèrement en amont des lieux-dits en question.

Certains membres de la famille aiment, semble-t-il, rappeler l'ancienne orthographe de leur nom.

Ainsi, un témoin direct m'a raconté qu'Henri Lévêque (le père de mon vendeur), qui est enterré dans la chapelle de la Chaslerie, se présentait toujours comme "Henri Lévêque, grand L, petit e, grand V".

De même, il ne m'a pas échappé que le panneau qui signale l'arrivée à la Baillée Auvêque porte actuellement le nom de "Baillée aux Vesques" mais que ce panneau n'est pas du modèle de type D.D.E. des panneaux des "villages" voisins.

3 - Me promenant à proximité des bâtisses en question, je me suis rendu compte de leur médiocre état d'entretien, mais aussi de l'ancienneté de certains bâtiments qui ne sont pas en parpaings.

En fait, le bâtiment le plus intéressant, de qualité manoriale, est le logis de la Jarrière, dont une porte et une fenêtre sont ornées d'un linteau en accolade, et une fenêtre d'une grille fleurdelisée (je m'étonne d'ailleurs que ce logis ne soit pas cité dans l'ouvrage de Bernard Desgrippes, "Châteaux et manoirs du Domfrontais"). J'ai soigneusement observé les granits qui ont servi à la construction de la Jarrière, sans doute au début du XVIème siècle compte tenu de ces accolades.

Car, il y a une quinzaine d'années, lors d'une "Journée du patrimoine", un visiteur m'avait signalé, et je l'avais noté, que l'imposante cheminée qui orne la salle à manger du bâtiment principal de la Chaslerie provenait de la "Jarrière à Torchamp". Il s'agit à l'évidence, vu la couleur du granit, de la Jarrière à Saint-Mars d'Egrenne. Je suppose que cette transplantation est postérieure à l'incendie de 1884 évoqué sur ce site internet. Sans doute a-t-elle été organisée par Henri Lévêque, lors de ses travaux des années 1950 ou 1960.

4 - Le document transmis par M. Lamer donne la réponse à la question qu'il avait posée ici.

Une note en bas de page (la note 11) indique en effet qu'Eugène Constant Léveque Lepail "se fit inhumer dans la chapelle de la Challe ? propriété qui appartenait à sa femme par sa famille Roulleaux la Vente (appartient encore à une branche Levêque, cousins)".

Il s'agit à l'évidence de la chapelle de la Chaslerie où reposent, comme en témoignent ici des photos de la "Photothèque", Eugène Constant Lévêque et son épouse Sophie Adélaïde Roulleaux.

Or, jusqu'à cette indication, j'ignorais l'identité des propriétaires de la Chaslerie après sa vente, comme Bien National, en 1794, à "Roland Gaupuceau et Goupil". Il serait sans doute intéressant, dans le prolongement de cette information, d'expliciter le lien, s'il existe, entre l'un ou l'autre de ces personnages et la famille Roulleaux-Dugage.

5 - Le même document signale qu'une fille d'Eugène Constant Lévêque et de Sophie AdélaÎde Roulleaux, prénommée Eugénie Marie et née en 1821, épousa en 1842 "Louis André Goupil dont les parents riches propriétaires habitaient la commune de Tessé la Madeleine".

Grâce au document transmis par M. Lamer, je comprends que c'est cette Eugénie-Marie Goupil qui a été la marraine, alors âgée de 70 ans, de la cloche de la chapelle de la Chaslerie, ainsi que l'atteste l'inscription sur cuivre que nous avons retrouvée lors de la restauration de la couverture de la chapelle (il y a cependant un doute sur la date, donc sur l'âge de la marraine, car la photo sur laquelle on l'a lue est très floue ; voir "Photothèque" ; il faudrait remonter dans le clocher pour en avoir le coeur net). J'en déduis que c'est peut-être son père qui avait été à l'origine des décors peints au XIXème siècle autour des deux fenêtres de la chapelle. Ainsi, comme moi, ce prédécesseur aurait veillé de son vivant à restaurer la chapelle où il comptait être enterré le plus tard possible. Et l'on sait que, comme son épouse, il est mort à un âge tout à fait respectable.

Quant à la famille alliée Goupil, l'important château néo-Renaissance de Tessé-la-Madeleine, qui sert aujourd'hui d'hôtel de ville à Bagnoles-de-l'Orne, a été construit ainsi que le relate un numéro spécial de "l'Illustration" daté de 1927.

Je cite le passage : "En 1850 fut aussi édifié le château de Tessé-la-Madeleine ou de la Roche-Bagnoles par M. Goupil. Grande bâtisse, sans vrai style, mais admirablement situé, qui abrita longtemps une des plus grandes fortunes de France (...)".

Comment ce M. Goupil avait-il bâti cette fortune ? Quels étaient ses liens avec l'acheteur de la Chaslerie, Bien National de 1794 ? Ce serait sans doute intéressant de l'apprendre.

Quoi qu'il en soit, une nouvelle fois, ce site internet vient de montrer son utilité pour faire remonter à la surface des informations pertinentes sur la Chaslerie et son histoire.

Bien des points demeurent obscurs mais je ne doute pas qu'avec l'aide des visiteurs du site, nous aurons encore de belles occasions de progresser ensemble dans cette recherche et cette connaissance.

A cet égard, je précise qu'au delà de ces considérations partielles, et peut-être partiales, sur les familles qui ont, de longue date, connu la Chaslerie, la priorité pour moi est sans conteste de me procurer des vues de la Chaslerie avant l'incendie de 1884. En effet, depuis que j'en ai fait l'acquisition, je rêve d'en relever les lucarnes qui, selon moi, surmontaient les fenêtres du premier étage du bâtiment principal. Compte tenu de la similitude des constructions, je pense à ce stade de mes informations que ces lucarnes devaient ressembler à celles du manoir de Chaponnais à Domfront, détruit lors des combats de la Libération mais dont il reste des cartes postales anciennes. Ce devaient donc être des lucarnes d'un modèle assez simple.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 21 Avril 2010
Désultoirement vôtre !
Carole vient de me remettre une mise en demeure du fisc, arrivée à mon domicile parisien, de transmettre d'ici le début du mois prochain un formulaire que j'aurais omis de joindre à une déclaration de revenus, à savoir "l'annexe 2044 des revenus fonciers" de 2007.

Il est de fait que, chaque année, je passe plusieurs jours à préparer ma déclaration de revenus car la propriété d'un monument historique est source de complexité administrative. Au demeurant, il est bien normal, à mon avis, que la collectivité demande des comptes précis et détaillés puisque les dépenses d'entretien et de restauration de tels immeubles sont déductibles du revenu imposable du particulier qui les finance.

De plus, cela fait plusieurs années que, dans mon cas, lesdites dépenses excèdent sensiblement mes revenus, tout simplement (si je puis dire) car je n'hésite pas à ponctionner mon épargne. Je comprends que cet état de fait atypique, qui se traduit par des deficits reportables, puisse attirer l'attention d'un contrôleur des impôts. J'ai d'ailleurs fait l'objet d'un contrôle fiscal approfondi il y a peu de temps, sans doute pour la même raison.

Je ne serais donc pas étonné que cette mise en demeure ait pour seul motif réel le souci du fisc de ne pas perdre l'opportunité de me contrôler au titre de 2007. Je devrais ainsi m'attendre désormais à un nouveau contrôle approfondi et, si je ne savais comment m'occuper au cours du prochain été, je serais donc servi.

Puisque mes comptes sont totalement transparents pour le fisc, je n'entrevois pas de difficulté sérieuse, même minime. S'agissant de 2007, comme de toutes les autres années, j'ai transmis les originaux de toutes mes factures pertinentes, environ 220 cette année-là. Je les ai récapitulées en utilisant la grille fournie à ses adhérents par "Vieilles Maisons Françaises". Mais, si j'ai ensuite retranscrit ces chiffres sur le formulaire officiel de déclaration de revenus que j'ai télétransmis via internet, il semble que je ne l'aie pas fait sur le formulaire annexe 2044 ni sur le 2044 spécial que j'avais utilisé comme brouillon. En d'autres termes, je devrais pouvoir compléter mon dossier sur ce point de détail, dès lors que je serai en possession d'un imprimé vierge.

Dans l'immédiat, il va cependant sans dire que je préférerais consacrer mon temps libre au chantier de restauration ou à mes études de biologie à Caen et aux examens universitaires qui vont m'absorber jusqu'au 21 mai prochain.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 22 Avril 2010
Désultoirement vôtre !
Ouf, je viens d'envoyer à mon contrôleur des impôts une copie propre de mon brouillon de l'annexe 2044 spéciale pour 2007 dont il m'a téléchargé l'imprimé hier soir !

Le problème avec ces imprimés, c'est que je n'y vois aucune case pour éviter au contribuable de perdre le bénéfice de l'imputation de déficits antérieurs auxquels il aurait droit. En outre me semble-t-il, ces formulaires changent assez souvent, d'une année sur l'autre. J'ai beau avoir enseigné la fiscalité à l'E.N.A., certes il y a quelques lustres, je trouve qu'il y aurait là de quoi s'y perdre parfois, en toute bonne foi.

M'étant ainsi libéré de cette corvée, je vais pouvoir reprendre sans tarder mes études sur les Angiospermes (les fleurs, pour parler français).
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 08 Mai 2010
Désultoirement vôtre !
Bien entendu, la Chaslerie n'est pas épargnée par la tourmente financière en cours. On peut d'ores et déjà affirmer que son programme de travaux s'en ressentira nécessairement.

Car, quelle que soit l'impression produite par ce site, la Chaslerie n'est nullement une tour d'ivoire ; elle ne peut qu'être affectée par les crises que traverse le pays. L'histoire a cependant montré qu'elle arrivait tant bien que mal à résister.

Gardons donc le moral, c'est nécessaire !

Si néanmoins la crise qui affecte actuellement la zone euro devait durer, les travaux auxquels je devrais renoncer prioritairement seraient ainsi, dans l'ordre :
- la restauration du circuit des douves, notamment les biefs et le mur d'escarpe ;
- la restauration intérieure de "l'aile de la belle-mère", c'est-à-dire la partie à vocation habitable qui englobe le colombier et où est installée provisoirement la cuisine ;
- la restauration intérieure du logis, y compris sa cage d'escalier, et l'installation d'un chauffage puissant ;
- la restauration de la charpente et de la couverture du colombier ;
- la restauration de la charpente et de la couverture des écuries, nonobstant l'existence d'un arrêté de subvention.

Dans ce décompte, je suppose que mes fils prendraient en charge, chacun pour ce qui le concerne, la restauration de la cave, de la ferme et de leurs dépendances. C'est peut-être une hypothèse trop optimiste.

En tout état de cause, j'ai d'ores et déjà réalisé à la Chaslerie un volume de travaux beaucoup plus important que celui que j'imaginais être capable de financer lorsque je l'ai achetée.

Considérons donc que tout ce qui s'y réalisera désormais sera un bonus pour moi. Il a fallu plusieurs siècles pour construire la Chaslerie. Quelques décennies supplémentaires de travaux de restauration n'auraient donc pas à être ressenties comme un drame majeur.
Jérôme TRAVERT
rédigé le 13 Mai 2010
Désultoirement vôtre !
Bonjour,

Je viens de mettre en ligne un site internet qui présente mon activité au départ de l'aérodrome de FLERS (61).

Vitrine de mon activité, ce site internet présente également sous forme de thème, à la rubrique "QUE FAIRE, QUE VOIR", une liste d'activités à découvrir dans notre région.

Il s'agit en fait d'une liste brute, non exhaustive sous la forme suivante :
- dénomination de l'activité ; numéro de telephone ; URL internet (sous la forme http://www......)

A cette occasion, m'autorisez-vous à activer le lien hypertexte de votre URL afin que l'internaute, en survolant cette liste et d'un simple clic, puisse accéder (dans une nouvelle fenêtre du navigateur) directement à votre page d'accueil pour consulter votre site ?

Je suis à votre disposition pour de plus amples informations et vous invite à consulter mon site internet (http://www.tidjai.fr).
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 15 Mai 2010
Désultoirement vôtre !
@ Jérôme TRAVERT :

Pas de problème, je vous donne mon autorisation pour créer un lien hypertexte vers le site de la Chaslerie dans la rubrique "Que faire, que voir" de votre site.

Bien entendu, je serais très curieux de découvrir des photos de la Chaslerie vue du ciel, notamment quand la restauration de la couverture de la charretterie sera terminée, c'est-à-dire cet été (voire quand l'herbe aura repoussé au Sud de celle-ci, ce qui reporterait à l'an prochain). On pourrait aussi attendre que la couverture des écuries et du colombier (l'aile Ouest de la cour) ait à son tour été restaurée mais je ne sais pas à quel horizon ce sera fait (ordre de grandeur de 5 ans, susceptible d'être prolongé selon l'état de la bourse).

Quant à l'idée de monter moi-même dans votre engin, mon expérience m'a fait conclure dans ma jeunesse, suite notamment à des accidents de plongée sous-marine et de parachutisme, que je devais éviter de quitter le plancher des vaches, et encore en m'y cantonnant à des altitudes variant entre le niveau de la mer et, disons, 300 mètres. Donc, comme pour le saut à l'élastique, je laisse bien volontiers la place à d'autres. Pourquoi pas mes fils, d'ailleurs ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 25 Mai 2010
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
Puisque j'en suis à évoquer ma généalogie, je voudrais apporter quelques informations complémentaires.

1. J'ai déjeuné hier à Paris avec mon vieil ami, le préfet Paul Camous. A une époque où la puissance publique dépense des sommes considérables pour éviter des "risques systémiques" dans le monde de la finance, il voulait m'inviter à exposer mon expérience des structures de défaisance à un groupe de "jeunes gens à fort potentiel" dont il s'est chargé de l'éducation complémentaire, en quelque sorte. J'ai moi-même fait partie de ce petit groupe il y a quelques années (on le quitte lorsqu'on dépasse l'âge de 40 ans). J'y ai côtoyé notamment Jean-Marie Messier et Thierry Breton, alors inconnus du public. Pour des raisons diverses que, peut-être, j'exposerai plus tard ici, j'ai décliné l'offre du préfet.

Passant du coq à l'âne, j'ai fait part à ce fin connaisseur du personnel politique français de mes très récentes découvertes sur le Sénateur Jacques Fourcade. Il ne le situait pas. En revanche, il m'a parlé d'un député Franck Fourcade et m'en a dit qu'il avait eu une certaine importance sous la IVème République. Pour ma part, je n'ai jamais entendu parler de ce député. Je n'en trouve pas non plus la trace via Google.

2. L'homme politique le plus connu porteur du même nom de famille que moi est évidemment Jean-Pierre Fourcade ("balais-brosse" pour le "Canard Enchaîné", en raison de sa coupe de cheveux) qui fut ministre de l'économie et des finances dans un gouvernement de Jacques Chirac, alors que Valéry Giscard d'Estaing était président de la République.

J'ai parlé de généalogie avec "balais-brosse" lors d'une remise de la cravate de la Légion d'honneur au père d'un copain, il y a une quinzaine d'années. C'est Christian Poncelet, pas encore président du Sénat, qui officiait, mais Jean-Pierre Fourcade était là, en sa qualité d'ancien ministre de la rue de Rivoli, c'est-à-dire d'ancien patron du récépiendaire. Voici ce qu'a été le début de notre dialogue :

Moi : Bonjour Monsieur le Ministre !
Lui : Bonjour Monsieur !
Moi (souriant) : Permettez-moi de vous féliciter pour votre nom !
Lui (surpris) : Ah ? Et pourquoi donc ?
Moi (malicieux) : Parce que je porte le même !
Lui (percutant) : Ah, c'est vous le Fourcade du Trésor ?

Bref, ça partait bien, j'étais impressionné par sa rapidité de déduction et lui, peut-être, par mon culot. Nous avons donc échangé agréablement sur nos généalogies respectives, en nous abstrayant de la cérémonie en cours. Il m'a expliqué que sa famille, originaire des Hautes-Pyrénées, avait été proscrite de ce département pour propagande bonapartiste voici un peu plus d'un siècle et demi, interdite de surcroît de résidence dans les départements limitrophes, et amenée de ce fait à se transplanter à Marmande. Je lui ai dit qu'à ma connaissance, ma famille Fourcade avait longtemps été bonapartiste, peut-être jusqu'au début du 20ème siècle. Nous avons évoqué les prénoms des mâles de nos familles respectives et avons retrouvé des Jean, des Théodore, ainsi que des prénoms tirés de l'antiquité gréco-romaine, à la mode à l'époque chez les partisans de la Révolution. Tout semblait donc indiquer que nous étions cousins.

Nous nous sommes ensuite promis de rester en contact pour confronter plus en détail nos arbres généalogiques respectifs. Mais la chose ne s'est jamais faite à ce jour. Le sujet ne nous passionnait pas suffisamment. Mais ce blog m'amène à rouvrir le dossier. A suivre.

3. J'ai relevé, ici et hier, que le Sénateur Jacques Fourcade avait voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Or, ma grand-mère Fourcade (née Renée, Suzanne Labatu) était conseillère municipale de Tarbes pendant la guerre et elle était alors ouvertement pétainiste.

Il n'en allait pas du tout de même du côté de ma mère, née Simonne, Pierrette, Louise Cartou (le 10 septembre 1927 à Toulouse). Son père (à l'état-civil), Edouard, Edmond, Marius Cartou, limonadier (c'est-à-dire tenancier d'un bar, le "Café Cartou") à Saint Sulpice-la-Pointe dans le Tarn, votait communiste et ma mère, encore lycéenne et pensionnaire au collège de Gaillac (où, me dit-elle, chaque journée commençait en chantant "Maréchal, nous voilà !"), a risqué plusieurs fois sa vie comme agent de liaison des F.F.I. à la Libération.

Bref, je suis le premier fruit d'une mésalliance (aux yeux de ma grand-mère paternelle). Cela ne m'a jamais gêné. Les produits hybrides sont souvent les plus épanouis.

4. D'après ce qu'on raconte dans ma famille Labatu, nous y descendrions de Godefroy de Bouillon (vers 1058-1100), "chevalier franc qui fut le premier souverain chrétien de Jérusalem mais qui refusa le titre de roi pour celui, plus humble, d'avoué du Saint-Sépulcre."

On y prétend aussi que nous aurions pour parents trois frères Anquetil, ecclésiastiques "raccourcis à la Révolution". Ils auraient été originaires de Saint-Aubin-des-Bois, près de Villedieu-les-Poëles. Ceci reste à confirmer. Je me suis rendu au cimetière de Saint-Aubin-des-Bois et n'y ai pas vu leur tombe, si elle y a jamais été.

5. Les questions de généalogie m'ont toutefois toujours paru filandreuses. Voici pourquoi.

Saint Louis (Louis IX, roi de France) a vécu de 1214 à 1270, il est donc né il y a près de 800 ans. Il a été père pour la première fois en 1240. Supposons que, de génération en génération, ses descendants soient tous devenus père ou mère à l'âge de 25 ans. Cela ferait, entre lui et moi, (1952-1252)x4/100 = 28 générations précisément.

Supposons qu'il n'y ait eu aucune consanguinité entre nos ascendants depuis 7 siècles. Cela signifie qu'à l'époque de Saint Louis, chacun d'entre les visiteurs de ce site aurait eu 2^28 (2 puissance 28), soit plus de 250 millions d'ancêtres contemporains.

Comme, à cette époque, la France avait une population de l'ordre de 15 millions d'habitants, cela signifierait que tous les Français de souche, dont je pense faire partie, descendraient de Saint Louis et seraient cousins.

Il est vrai que l'hypothèse de non consanguinité est invraisemblable. Si l'on imagine qu'il y a eu seulement 4 relations de consanguinité en 28 générations, le nombre d'ancêtres contemporains de Saint Louis tombe à à peine plus de 16 millions.

Donc, la certitude de descendre de Saint Louis disparaît très rapidement.

Il faudrait être beaucoup plus fort en démographie que je ne le suis pour savoir combien, statistiquement, il a pu y avoir de relations de consanguinité dans nos arbres généalogiques respectifs.

Et tout ceci sans évoquer la question des naissances illégitimes qui, si elle ne modifie pas le nombre d'ancêtres, rend nébuleux et incertain tout arbre généalogique.

Or, qui pourrait prétendre ne descendre d'aucun bâtard de personne ? Pas moi, assurément, pour qui il n'est pas nécessaire de remonter bien loin dans l'arbre. Et ceci, sans avoir besoin de se référer aux talents avérés de "nousté Henric"...

P.S. : J'ai téléphoné ce soir à ma mère pour qu'elle me donne (ou me rappelle) des détails sur son activité d'agent de liaison pour les F.F.I.

Elle m'a ainsi raconté que les Allemands du camp de Saint-Sulpice avaient coutume de venir au café Cartou où ils occupaient une partie de la salle, les maquisards étant des habitués de l'autre partie de la même salle. Souvent, les Allemands chantaient, puis les maquisards. Parfois, tous chantaient ensemble.

Un jour, un maquisard a demandé à ma mère de livrer une lettre en vélo à Rabastens, commune voisine, et elle l'a fait. Puis les missions se sont multipliées, souvent dans la Montagne Noire, parfois à l'occasion de parachutages de nuit. Le chef du réseau s'appelait (ou se faisait appeler) quelque chose comme Rogers.

Un autre jour, alors que ma mère approchait en vélo de Rabastens, elle a dû faire la queue devant un contrôle allemand à l'entrée du village. Deux Allemands, dont un officier, venaient d'y être tués par les maquisards. Les Allemands fouillaient donc tous les passants. Pas moyen de s'enfuir. Lorsque le tour de ma mère est arrivé, un Allemand l'a reconnue : "Ah, c'est Simone, la fille du café Cartou !" Il l'a donc laissé passer avec un grand sourire et une tape dans le dos, sans la contrôler.

Or, ce jour-là, les sacoches du vélo de ma mère étaient pleines de munitions. Il paraît que les maquisards qui l'ont réceptionnée après cette mésaventure ont ouvert une bouteille de champagne en son honneur, ils étaient persuadés qu'ils ne la reverraient plus.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 29 Mai 2010
Désultoirement vôtre !
Voici, comme annoncé, le 1er Q.C.M. relatif à la Chaslerie, auquel les visiteurs du site sont invités à répondre. Il y aura une bonne bouteille de calva pour le vainqueur. Si vous désirez participer à ce concours, vous avez une semaine pour répondre (avant le samedi 6 juin 2010 à 19 h).

Fête des mères de 2010
Q.C.M. sur la Chaslerie

Veuillez marquer vos nom et prénom en tête de votre réponse (que vous pouvez adresser à l'adresse de courriel suivante : penadomf "at" msn.com).

Ce questionnaire comporte 150 questions, numérotées de Q1 à Q150. Veuillez marquer une croix devant chacune des questions qui vous semble appeler une réponse positive (ou en donner le numéro). L"absence de croix (ou de numéro) vaut réponse négative à la question considérée.

Attention, il peut y avoir plusieurs réponses positives à un même groupe de questions, ou bien aucune. Soyez attentifs à la formulation précise des questions.

Le gagnant sera celui ou celle qui aura répondu correctement au maximum de questions.

En cas de contestation, Pierre-Paul FOURCADE décide en dernier ressort (est-il besoin de l'indiquer ?).

1 – Questions d"ordre géographique

1.1. Où se situe la Chaslerie par rapport à Paris ?
Q1. Plein Est, environ à mi-distance entre Paris et Nancy ?
Q2. Plein Ouest, environ aux trois quarts du chemin entre Paris et le Mont Saint Michel ?
Q3. Plein Sud, environ à mi-distance entre Paris et Bourges ?

1.2. Quelle est l"altitude de la Chaslerie par rapport au niveau de la mer ?
Q4. Environ 40 mètres ?
Q5. Environ 140 mètres ?
Q6. Environ 340 mètres ?

1.3. En termes géologiques, sur quel type de sous-sol est bâtie la Chaslerie ?
Q7. Sous-sol calcaire, ainsi que le Perche voisin ?
Q8. Sous-sol granitique, ainsi que le Massif Armoricain ?
Q9. Sous-sol gréseux, de caractère acide ?
Q10. Sous-sol sableux ?

1.4. Dans quel fleuve finissent par s"écouler les eaux de la Chaslerie ?
Q11. Le Couesnon ?
Q12. La Loire ?
Q13. L"Orne ?
Q14. La Seine ?

1.5. Quelles activités économiques ont connu (ou connaissent encore) un réel essor aux environs de la Chaslerie ?
Q15. Les industries agro-alimentaires ?
Q16. La sidérurgie ?
Q17. Le thermalisme ?
Q18. La poterie ?
Q19. L"amiante ?
Q20. La dentelle ?

1.6. De quelle sous-préfecture relève la Chaslerie ?
Q21. Argentan ?
Q22. Avranches ?
Q23. Mayenne ?
Q24. Mortagne-au-Perche ?
Q25. Vire ?
Q26. D"aucune : le sous-préfet territorialement compétent est basé à la préfecture d"Alençon.

2 – Questions d"ordre historique

2.1. Le château de Domfront a longtemps été une résidence royale. Qui en a été châtelain ?
Q27. Berthe au grand pied (vers 720-783), reine des Francs ? Epouse de Pépin le Bref (715-768), roi des Francs, elle fut la mère de Charles 1er le Grand ou Charlemagne (742 ou 748-814), roi des Francs, roi des Lombards, empereur d"Occident.
Q28. Guillaume II le Bâtard (vers 1027-1087), duc de Normandie ? Il fut roi d"Angleterre, appelé Guillaume 1er le Conquérant par les Anglais, à l"issue de la bataille de Hastings (1066).
Q29. Aliénor d"Aquitaine (1122 ou 1124-1204), reine de France (épouse de Louis VII, roi de France) puis reine d"Angleterre (épouse d"Henri II, roi d"Angleterre), mère de Richard CÂœur-de-Lion (1157-1199), roi d"Angleterre, arrière-grand-mère de Louis IX (1214-1266, Saint Louis), roi de France ?
Q30. Claude de France (1499-1524), reine de France (la reine Claude), épouse de François 1er, roi de France (1494-1547) ?
Q31. Marguerite de Valois (1553-1615), reine de France et de Navarre (la reine Margot), épouse d"Henri IV (1553-1610), roi de France et de Navarre ?

2.2. L"église Notre-Dame-sur-l"Eau de Domfront, chef-d"Âœuvre de l"art roman, a longtemps servi de sépulture aux seigneurs de la Chaslerie, dont celui dont elle conserve (d"ailleurs très mal) le gisant. Quel saint de l"église catholique y a dit la messe ?
Q32. Fraimbault de Lassay (vers 500-570), évangélisateur du Maine, mort à Saint-Fraimbault, commune voisine de La Haute Chapelle ?
Q33. Aubert, évêque d"Avranches (mort vers 725), fondateur du Mont Saint Michel ?
Q34. Thomas Becket (1117-1170), archevêque de Cantorbéry ?

2.3. Pourquoi la Chaslerie a-t-elle été bâtie à cet endroit ?
Q35. En raison de la proximité d"un gué ? On peut en effet imaginer que les premiers habitants du lieu y prélevaient un péage sur ses utilisateurs et qu"ils partageaient le produit de ce dernier avec les religieux de Lonlay.
Q36. Pour faciliter l"exploitation d"une tourbière voisine ?
Q37. A flanc de coteau, pour s"abriter des vents d"Ouest dominants.
Q38. Orientée vers l"Est, de manière à ce que le soleil matinal en chasse au mieux l"humidité nocturne.

2.4. Les archives de la Chaslerie ayant été détruites, dispersées ou n"ayant pas été exploitées depuis longtemps, on n"est pas sûrs de la date d"anoblissement de la famille qui construisit la Chaslerie. Selon cette famille, de quand aurait daté son anoblissement ?
Q39. De l"avènement d"Hugues Capet, roi des Francs en 987 ?
Q40. De la fondation de l"abbaye de Lonlay en 1015, puisqu"en termes de féodalité, le suzerain du seigneur de la Chaslerie était l"abbé en charge de la baronnie de Lonlay ?
Q41. De 1381, c"est-à-dire vers le milieu de la guerre de Cent-Ans ?
Q42. De 1604, en vertu de lettres patentes signées d"Henri IV, roi de France et de Navarre ?
Q43. Au cours de la première moitié du 20ème siècle et c"est une noblesse pontificale.

2.5. Quel était le nom de la famille propriétaire de la Chaslerie jusqu"à la Révolution ou presque ?
Q44. Lecerf ?
Q45. Lechevalier ?
Q46. Ledin ?
Q47. de Lesdain ?
Q48. de Lesdin ?

2.6. Quelle charge ont occupé, sous l"Ancien Régime, plusieurs membres de la famille alors propriétaire de la Chaslerie ?
Q49. Comte d"Alençon ?
Q50. Vicomte de Domfront ?
Q51. Duc de Mayenne ?

2.7. En 1574, en pleines guerres des religions, un seigneur de la Chaslerie arrêta à Domfront un important chef protestant. Il s"agissait de Gabriel de Lorges, comte de Montgommery, seigneur de Ducey. Ce dernier fut décapité en place de Grève à Paris la même année. Informé sur l"échafaud qu"un édit royal confisquait ses biens et privait ses enfants de leurs titres, il dit à ses bourreaux : « Dites à mes enfants que s"ils ne peuvent reprendre ce qui a été pris, je les maudis de ma tombe. ». Ce chef protestant avait, par accident, tué un roi de France d"un coup de lance lors d"un tournoi à Paris. Qui était ce roi de France ?
Q52. Henri II (1519-1559), fils de François 1er ?
Q53. François II (1544-1560), fils du précédent ?
Q54. Charles IX (1550-1574), frère du précédent ?

2.8. En quelle année a été édifié le bâtiment principal actuel de la Chaslerie ?
Q55. En 1453, année de la fin de la guerre de Cent Ans ?
Q56. En 1598, année de l"Edit de Nantes qui marqua la fin des guerres de religion en France ?
Q57. En 1617, année de la prise de pouvoir par Louis XIII, lorsqu"il fit assassiner Concini, favori de sa mère, Marie de Médicis, et exécuter l"épouse de ce dernier, sÂœur de lait et dame de compagnie de sa mère ?
Q58. En 1764, sous le règne de Louis XV, dit « le bien-aimé », ainsi qu"en attestent différentes inscriptions sur les sablières de divers bâtiments de la Chaslerie ?

2.9. Qu"était-il arrivé à la Chaslerie peu avant la Révolution ?
Q59. Elle était tombée en ruine ; en particulier, la couverture de la tour Louis XIII s"était écroulée ?
Q60. Elle était « tombée en quenouille » ?
Q61. Elle n"était plus guère occupée que par le fermier et sa famille ?

2.10. En quelle année la Chaslerie fut-elle vendue comme bien national, du fait de son appartenance à des nobles émigrés ?
Q62. En 1789 ?
Q63. En 1794 ?
Q64. En 1799 ?
Q65. En 1804 ?

2.11. De quand date l"incendie, allumé par la foudre parmi les fagots entreposés par le fermier de l"époque dans les combles du manoir et qui ravagea le bâtiment principal de la Chaslerie ?
Q66. 1884 ?
Q67. 1917 ?
Q68. 1944 ?

2.12. En quelle année Pierre-Paul et Carole Fourcade ont-ils acheté la Chaslerie ?
Q69. En 1975 ?
Q70. En 1978 ?
Q71. En 1982 ?
Q72. En 1991 ?
Q73. En 1998 ?

3 – Questions relatives à l"architecture de la Chaslerie et aux travaux de restauration

3.1. Comment s"appellent les objets de terre cuite situés au sommet des poinçons des charpentes ?
Q74. Des boules de noblesse ?
Q75. Des épis de faîtage ?
Q76. Des paratonnerres ?

3.2. Que signifie le nom de « Pournouët » donné à la parcelle de terrain entourée de douves, à l"Est du manoir ?
Q77. Qu"elle était aménagée pour que puissent s"y dérouler des tournois de chevalerie ? En effet, les mots pournouët et tournoi se prononcent de façon très proche en patois bas-normand.
Q78. Qu"elle a été aménagée de longue date de façon à en assainir le sol ? En effet, une noue désigne une sorte de fossé peu profond et large, végétalisé, qui recueille provisoirement de l"eau, soit pour l"évacuer vers un trop-plein, soit pour l"évaporer ou l"infiltrer sur place.
Q79. Que cette parcelle est jumelée à une parcelle d"aménagement identique à Saint-Hilaire-du-Harcouët, qui appartenait aussi au seigneur de la Chaslerie ?

3.3. Comment s"appelle le mur qui retient la terre du Pournouët en l"empêchant de tomber dans les douves ?
Q80. Un mur d"escarpe ?
Q81. Un mur de contrescarpe ?
Q82. Un métacarpe ?

3.4. Quelle est la partie habitable la plus ancienne de la Chaslerie ?
Q83. Le logis, bâtiment rectangulaire où se trouvent, au rez-de-chaussée, le grand salon et la salle-à-manger ?
Q84. Les deux tours rondes qui flanquent ce logis sur sa diagonale NE-SO, et entre lesquelles il a été construit ?
Q85. La tour Louis XIII, au NO de la cour ?

3.5. Comment appelle-t-on, en architecture, un escalier du type du grand escalier du manoir (celui en granit du logis) ?
Q86. Un escalier à mur d"échiffre, pour faire allusion au mur qui en sépare les travées ?
Q87. Un escalier droit, pour faire allusion au caractère rectangulaire des travées ?
Q88. Un escalier en colimaçon, pour faire allusion au caractère tournant de l"escalier ?

3.6. Comment s"appellent les excroissances métalliques qui servaient à arrimer les grilles qui ornaient anciennement toutes les fenêtres du manoir ?
Q89. Des corbeaux ?
Q90. Des crapaudines ?
Q91. Des queues de geai ?

3.7. Comment s"appelle un conduit de cheminée du type de celui d"une quinzaine de mètres de long, bâti en saillie sur la tour Louis XIII du manoir de la Chaslerie ?
Q92. Un mât ?
Q93. Un pic ?
Q94. Une verge ?
Q95. Une péninsule ?

3.8. La couverture du « dôme à l"impériale » qui surmonte la porte charretière d"accès à la cour du manoir est un chef-d"Âœuvre de couverture. Plusieurs techniques ont été mises en Âœuvre pour éviter tout décollement disgracieux des ardoises par rapport à la courbe de cet ornement. Parmi ces techniques, la plus exceptionnelle est sans doute l"emploi d"ardoises coffines, c"est-à-dire d"ardoises qui ne sont pas plates mais recourbées. Comment arrive-t-on à courber les ardoises sans les casser ?
Q96. Par un traitement chimique approprié, en les trempant dans de l"acide lactique (c"est d"ailleurs ce qui explique que cette technique soit couramment employée dans les contrées productrices de lait) ?
Q97. Par un traitement physique, en bombardant les ardoises aux rayons X, de manière à assouplir la structure cristalline du graphite (c"est un traitement moderne, évidemment très coûteux) ?
Q98. En attendant suffisamment longtemps que la Terre veuille bien s"en charger en distordant progressivement les filons ardoisiers ?

3.9. Que signifie la présence d"un coq au sommet de la girouette de la chapelle ?
Q99. Que la principale activité économique du pays a longtemps été la production avicole ?
Q100. Que cette chapelle a été fondée dès l"époque gauloise ?
Q101. Qu"un chapelain était attaché au service de cette chapelle ?
Q102. Que les seigneurs de la Chaslerie étaient fiers de leur tourne-broche, élément de standing important à l"époque, qui orne toujours la principale cheminée du manoir, dans la salle-à-manger actuelle ?

4 – Questions relatives à l"environnement de la Chaslerie

4.1. Quels animaux sauvages peut-on rencontrer à la Chaslerie ?
Q103. Des salmonidés ?
Q104. Des sangliers ?
Q105. Des chevreuils ?
Q106. Des cerfs ?
Q107. Des ragondins ?
Q108. Des conducteurs de quads ?

4.2. Combien le taupier qui intervient à la Chaslerie attrape-t-il de taupes chaque année sur les 5 ha les plus proches du manoir ?
Q109. Une dizaine ?
Q110. Une trentaine ?
Q111. Une centaine ?

4.3. Quel est l"arbre emblématique du Domfrontais ?
Q112. Le platane ?
Q113. Le pommier ?
Q114. Le poirier ?

4.4. Quels arbres peut-on voir à la Chaslerie (y compris dans ses « cadrans celtiques ») ?
Q115. Des chênes et des hêtres, principalement ?
Q116. Des charmes ?
Q117. Un séquoïa ?
Q118. Un cèdre du Liban ?
Q119. Un gingko biloba ?
Q120. Un baobab ?

4.5. Les statuts de l" « Association pour la restauration et l"animation du manoir de la Chaslerie » ont été renforcés dernièrement afin de permettre à l"association d"ester en justice en cas de risque d"atteinte à l"environnement du manoir. Contre quels risques l"association espère-t-elle ainsi pouvoir défendre le manoir ?
Q121. L"implantation d"éoliennes ?
Q122. L"implantation d"une usine à bitume ?
Q123. Le passage d"une ligne électrique à très haute tension ?
Q124. L"implantation d"une déchetterie de matériaux nucléaires ?
Q125. La délivrance de permis de construire dans le champ de visibilité du manoir ?

5 – Questions subsidiaires

5.1. La chapelle de la Chaslerie est dédiée à Sainte Anne. Qui était cette dernière ?
Q126. L"épouse de Joachim ?
Q127. La mère de Marie, donc la grand-mère de Jésus ?
Q128. La sainte patronne des couturières ?
Q129. La sainte patronne des blanchisseurs ?
Q130. La sainte patronne des sculpteurs ?
Q131. La sainte patronne de la Bretagne ?

5.2. La Chaslerie conserve divers souvenirs familiaux des propriétaires actuels, notamment du « grand-oncle Paul », à savoir Paul-Jean Sauzet (1800-1876), dont son buste en marbre de Carrare. Ce grand-oncle Paul eut une carrière politique brillante puisque, élu député de Lyon en 1834, il occupa différents postes ministériels dont celui de Garde des Sceaux puis fut président de l"Assemblée Nationale de 1839 à 1848, c"est-à-dire jusqu"à la chute de la Royauté. De quel roi de France le grand-oncle Paul était-il l"ami ?
Q132. De Louis XVIII ?
Q133. De Charles X ?
Q134. De Louis-Philippe 1er ?
Q135. D"aucun roi de France mais du pape ?

5.3. Si la qualité d"un homme se mesure à la renommée de ses adversaires, on peut dire que le grand-oncle Paul fut un très grand homme d"Etat. En effet, l"un de ses adversaires politiques en a laissé un portrait virulent en se moquant de sa « dignité de suisse de cathédrale ». A propos de l"attitude du grand-oncle Paul lors de l"invasion de l"hémicycle du Palais Bourbon par les révolutionnaires de 1848, le même écrivit : « Ce fut un grand malheur pour la maison d"Orléans d"avoir un honnête homme de cette espèce à la tête de la Chambre un jour pareil : un coquin hardi eût mieux valu ». Qui était cet adversaire politique à la plume acérée et aux idées républicaines ?
Q136. Victor Hugo (1802-1885) ?
Q137. Alphonse de Lamartine (1790-1869) ?
Q138. Alexis de Tocqueville (1805-1859) ?

5.4. Dans le grand salon de la Chaslerie, deux portraits d"ancêtres lyonnais, du milieu du 18ème siècle, encadrent la cheminée. L"épouse est très richement revêtue de soieries. Quelle était la profession du mari, ainsi qu"en atteste le livre dont il montre la tranche ?
Q139. Avocat ?
Q140. Exploitant viticole ?
Q141. Industriel des corps gras ?
Q142. Médecin ?
Q143. Soyeux ?

5.5. Quelles sont, d"après « Google Earth », les coordonnées géographiques, à quelques centimètres près, de l"entrée piétonnière de la cour de la Chaslerie ?
Q144. 48° 37" 02 03"" N et 0° 40" 58 76"" O
Q145. 46° 04" 29 05"" N et 4° 41" 00 19"" E
Q146. 48° 57" 18 26"" N et 2° 09" 00 43"" E

5.6. Combien le site www.chaslerie.fr a-t-il reçu de visites virtuelles avant le 29 mai 2010 à 19 heures GMT ?
Q147. Moins de 3120 ?
Q148. Entre 3120 et 3169 ?
Q149. Entre 3170 et 3219 ?
Q150. Plus de 3220 ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 29 Mai 2010
Désultoirement vôtre !
A ce stade, il m'a été possible de dépouiller les réponses au Q.C.M. de concurrents dans trois catégories :
1 - Les employés de la Chaslerie. Ils ont répondu les premiers ; je souhaitais en effet vérifier hier sur eux le niveau des questions ; ce test a confirmé que les questions étaient souvent difficiles, notamment les questions d'histoire. J'observe que les chasseurs, connaissant bien la nature environnante, avaient sans doute un avantage.
2 - Ma belle-famille, réunie à la Chaslerie à l'occasion de la fête des mères aujourd'hui. Je leur avais demandé d'étudier le site internet au préalable, ce que très peu avaient fait. J'ai remis mes questionnaires à l'heure de l'apéritif, avant le dîner. Or, si une partie d'entre mes invités était avec moi au salon, d'autres étaient à la cuisine, en train d'aider Carole à préparer le dîner. Je puis attester que ceux qui étaient au salon avec moi ne se sont pas parlé pendant qu'ils répondaient. Je note cependant que les trois meilleures "copies" ont été produites par des personnes qui étaient à la cuisine. Comme j'avais prévu d'adapter le règlement en tant que de besoin, je l'ai fait. J'ai donc décidé que le second serait un candidat du salon. Mais celui du salon qui avait le meilleur total a protesté avec un peu trop de véhémence, selon moi, contre ma façon de procéder qui lui paraissait encore injuste ; je l'ai donc déclassé.
3 - Les personnes extérieures ayant manifesté leur intérêt pour la Chaslerie et dont j'avais l'adresse de courriel ; elles pouvaient répondre avant ce soir (mais elles gardent encore la possibilité de répondre avant samedi prochain).

Sont donc déclarés premiers vainqueurs et gagnants d'une bouteille de calva :
- dans la première catégorie, Bernard CORBIERE ; le second est Claude MARTIN ;
- dans la deuxième catégorie, Daïna CHEVROLLIER (avec 123 points); après les adaptations du règlement un peu laborieuses que je viens de décrire, les seconds se trouvent être - ô miracle ! - mes beaux-parents, Marc et Muriel CHASTEL ;
- dans la troisième catégorie, Jean-Philippe CORMIER (avec 117 points).

Je ne ferai pas ce soir de commentaires sur les réponses obtenues, de façon à ne pas influencer ceux qui désirent répondre par courriel avant samedi prochain.

Il est évidemment entendu que Daïna doit nous faire goûter son calva au moment du café, juste après le dîner, ce qu'elle a sportivement accepté. Mais elle ne sait pas encore combien nous apprécions ce noble produit du Domfrontais...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 31 Mai 2010
Désultoirement vôtre !
@ Marie-Françoise LAURENSOU :

Je pense, en raison de son costume et de celui de son épouse, que l'ancêtre dont nous conservons le portrait, et dont il est question à la fin du Q.C.M. (en 5.4), était antérieur d'une génération à celui dont vous avez trouvé le prénom. Merci quand même pour cette contribution !

Je profite de ce message pour signaler qu'à l'heure présente, c'est Marie-Françoise LAURENSOU qui tient la corde, avec 121 points, pour le Q.C.M. dont la date-limite est samedi prochain.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 02 Juin 2010
Désultoirement vôtre !
Qu'on se le dise, quand je parle ici de bon calva, c'est de très bon calva qu'il s'agit.

J'ai en effet acheté aujourd'hui une bouteille de Calvados de 30 ans d'âge qui sera le prix attribué au vainqueur du Q.C.M., tel qu'il sera déterminé samedi soir, au vu des réponses alors reçues.

J'ai acheté cette bouteille "Aux temps modernes" à Domfront. J'ai choisi ce fournisseur plutôt que d'autres parce qu'il me paraît souhaitable que Domfront sache garder une épicerie fine, à l'usage de tous les gourmets du Domfrontais. Il y va un peu de la qualité de vie dans le secteur, me semble-t-il. Donc je soutiens l'effort.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 05 Juin 2010
Désultoirement vôtre !
Voici le corrigé du Q.C.M. sur la Chaslerie.

Le dépouillement des dernières réponses reçues est en cours. Le nom du gagnant sera affiché dès que possible.

1 – Questions d"ordre géographique

1.1. Où se situe la Chaslerie par rapport à Paris ?
Q1. Plein Est, environ à mi-distance entre Paris et Nancy ?
Q2. Plein Ouest, environ aux trois quarts du chemin entre Paris et le Mont Saint Michel ?
Q3. Plein Sud, environ à mi-distance entre Paris et Bourges ?

La bonne réponse est Q2. Cette question est sans doute la plus simple du questionnaire.

1.2. Quelle est l"altitude de la Chaslerie par rapport au niveau de la mer ?
Q4. Environ 40 mètres ?
Q5. Environ 140 mètres ?
Q6. Environ 340 mètres ?

La bonne réponse est 140 mètres, ainsi que l"indique, avec une extrême précision, « Google Earth ».

1.3. En termes géologiques, sur quel type de sous-sol est bâtie la Chaslerie ?
Q7. Sous-sol calcaire, ainsi que le Perche voisin ?
Q8. Sous-sol granitique, ainsi que le Massif Armoricain ?
Q9. Sous-sol gréseux, de caractère acide ?
Q10. Sous-sol sableux ?

La bonne réponse est Q9. On pouvait la trouver si l"on savait que les pissenlits prolifèrent à la Chaslerie, ce qui est une preuve de sol acide. On pouvait aussi se rappeler que la Chaslerie avait été construite en grès, à une époque où le réseau routier était encore embryonnaire, ce qui obligeait à utiliser les matériaux du terroir, trouvés sur place.

1.4. Dans quel fleuve finissent par s"écouler les eaux de la Chaslerie ?
Q11. Le Couesnon ?
Q12. La Loire ?
Q13. L"Orne ?
Q14. La Seine ?

Rares sont ceux qui ont trouvé la bonne réponse, à savoir la Loire. Rappelons que les eaux du ruisseau du Choisel (ou Beaudouët) qui longe la Chaslerie descendent successivement l"Egrenne (http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89grenne), la Varenne(http://fr.wikipedia.org/wiki/Varenne_(rivi%C3%A8re_de_la_Mayenne)), la Mayenne et la Loire. Le Couesnon est le fleuve qui sépare la Bretagne et la Normandie, et qui met le Mont Saint Michel en limite de la Normandie. L"Orne, qui débouche à Ouistreham, près de Caen, a donné son nom au département de la Chaslerie, département dont elle irrigue la partie médiane.

1.5. Quelles activités économiques ont connu (ou connaissent encore) un réel essor aux environs de la Chaslerie ?
Q15. Les industries agro-alimentaires ?
Q16. La sidérurgie ?
Q17. Le thermalisme ?
Q18. La poterie ?
Q19. L"amiante ?
Q20. La dentelle ?

Ici, il fallait répondre affirmativement à toutes les questions. Domfront produit toujours le camembert Président et Lonlay l"Abbaye ses « biscuits de l"abbaye ». La sidérurgie est une ancienne activité de la région et l"on peut encore voir des vestiges importants de forges au bord de la Varenne, à Saint-Bomer-les-Forges. Le thermalisme est prospère à Bagnoles-de-l"Orne. Ger a longtemps produit des poteries, souvent façonnées à partir de glaise tirée de La Haute Chapelle. L"ancienne production d"amiante à Condé-sur-Noireau pose toujours le problème des anciens ouvriers contaminés. Enfin, Alençon est célèbre pour ses dentellières de jadis.

1.6. De quelle sous-préfecture relève la Chaslerie ?
Q21. Argentan ?
Q22. Avranches ?
Q23. Mayenne ?
Q24. Mortagne-au-Perche ?
Q25. Vire ?
Q26. D"aucune : le sous-préfet territorialement compétent est basé à la préfecture d"Alençon.

La bonne réponse est Q26. Les autres villes citées sont toutes les sous-préfectures les plus proches de la Chaslerie : Argentan et Mortagne dans l"Orne, Avranches dans la Manche, Mayenne en Mayenne et Vire dans le Calvados.

2 – Questions d"ordre historique

2.1. Le château de Domfront a longtemps été une résidence royale. Qui en a été châtelain ?
Q27. Berthe au grand pied (vers 720-783), reine des Francs ? Epouse de Pépin le Bref (715-768), roi des Francs, elle fut la mère de Charles 1er le Grand ou Charlemagne (742 ou 748-814), roi des Francs, roi des Lombards, empereur d"Occident.
Q28. Guillaume II le Bâtard (vers 1027-1087), duc de Normandie ? Il fut roi d"Angleterre, appelé Guillaume 1er le Conquérant par les Anglais, à l"issue de la bataille de Hastings (1066).
Q29. Aliénor d"Aquitaine (1122 ou 1124-1204), reine de France (épouse de Louis VII, roi de France) puis reine d"Angleterre (épouse d"Henri II, roi d"Angleterre), mère de Richard CÂœur-de-Lion (1157-1199), roi d"Angleterre, arrière-grand-mère de Louis IX (1214-1266, Saint Louis), roi de France ?
Q30. Claude de France (1499-1524), reine de France (la reine Claude), épouse de François 1er, roi de France (1494-1547) ?
Q31. Marguerite de Valois (1553-1615), reine de France et de Navarre (la reine Margot), épouse d"Henri IV (1553-1610), roi de France et de Navarre ?

La réponse à cette question supposait une fine connaissance de l"histoire locale. Il y a en effet deux réponses positives, Q28 et Q29. J"aime bien taquiner mes amis Anglais en leur rappelant que leur conquérant n"était jamais qu"un bâtard chez nous. Rappelons que Domfront, ville royale au Moyen-Age, implantée sur un remarquable piton rocheux (comme Vire, Mortain ou Avranches) a perdu sa sous-préfecture et son régiment au début du 20ème siècle, et son tribunal d"instance tout dernièrement. Le rebond n"est pas encore à l"ordre du jour, semble-t-ilÂ…

2.2. L"église Notre-Dame-sur-l"Eau de Domfront, chef-d"Âœuvre de l"art roman, a longtemps servi de sépulture aux seigneurs de la Chaslerie, dont celui dont elle conserve (d"ailleurs très mal) le gisant. Quel saint de l"église catholique y a dit la messe ?
Q32. Fraimbault de Lassay (vers 500-570), évangélisateur du Maine, mort à Saint-Fraimbault, commune voisine de La Haute Chapelle ?
Q33. Aubert, évêque d"Avranches (mort vers 725), fondateur du Mont Saint Michel ?
Q34. Thomas Becket (1117-1170), archevêque de Cantorbéry ?

La bonne réponse est Q34. Sachant que Notre-Dame-sur-l"Eau a été bâtie au début du 11ème siècle et qu"il était question d"art roman, on pouvait trouver, même si, de prime abord, la question semble difficile. Sur Thomas Becket, on pourra consulter http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Becket

2.3. Pourquoi la Chaslerie a-t-elle été bâtie à cet endroit ?
Q35. En raison de la proximité d"un gué ? On peut en effet imaginer que les premiers habitants du lieu y prélevaient un péage sur ses utilisateurs et qu"ils partageaient le produit de ce dernier avec les religieux de Lonlay.
Q36. Pour faciliter l"exploitation d"une tourbière voisine ?
Q37. A flanc de coteau, pour s"abriter des vents d"Ouest dominants.
Q38. Orientée vers l"Est, de manière à ce que le soleil matinal en chasse au mieux l"humidité nocturne.

A dire vrai, on n"en sait rien. On ne peut que supposer que la bonne réponse est Q35. Q37 est également possible. Il y a bien une tourbière sur les terres de la Chaslerie (appelée localement le « poumon » en raison de son caractère spongieux dû à un millénaire d"accumulation de sphaignes ; on raconte même qu"un cheval s"y était enfoncé au début du 20ème siècle) mais la tourbe n"en a jamais été exploitée à notre connaissance. Quant au libellé Q38, il est fantaisiste.

2.4. Les archives de la Chaslerie ayant été détruites, dispersées ou n"ayant pas été exploitées depuis longtemps, on n"est pas sûrs de la date d"anoblissement de la famille qui construisit la Chaslerie. Selon cette famille, de quand aurait daté son anoblissement ?
Q39. De l"avènement d"Hugues Capet, roi des Francs en 987 ?
Q40. De la fondation de l"abbaye de Lonlay en 1015, puisqu"en termes de féodalité, le suzerain du seigneur de la Chaslerie était l"abbé en charge de la baronnie de Lonlay ?
Q41. De 1381, c"est-à-dire vers le milieu de la guerre de Cent-Ans ?
Q42. De 1604, en vertu de lettres patentes signées d"Henri IV, roi de France et de Navarre ?
Q43. Au cours de la première moitié du 20ème siècle et c"est une noblesse pontificale.

Ici non plus, on ne connaît pas la réponse, du moins à ma connaissance. On sait que les LEDIN étaient très désireux de faire valoir l"ancienneté de leurs origines. On sait qu"un vitrail du château de Domfront portait encore, au 19ème siècle, l"ancien écu de la ville, celui surmonté de l"écu des LEDIN, avec la date 1382. On est sûrs qu"il y a eu des lettres patentes signées d"Henri IV en 1604, mais c"étaient des « lettres à double visage », ce qui assure que l"ancienneté de la noblesse des LEDIN n"est pas postérieure à cette date. Pour le dépouillement du Q.C.M., j"ai admis les réponses Q41 et Q42.

2.5. Quel était le nom de la famille propriétaire de la Chaslerie jusqu"à la Révolution ou presque ?
Q44. Lecerf ?
Q45. Lechevalier ?
Q46. Ledin ?
Q47. de Lesdain ?
Q48. de Lesdin ?

Bien entendu, Q46 est une bonne réponse. Mais Q47 et Q48 aussi car l"orthographe du nom a varié dans le temps.

2.6. Quelle charge ont occupé, sous l"Ancien Régime, plusieurs membres de la famille alors propriétaire de la Chaslerie ?
Q49. Comte d"Alençon ?
Q50. Vicomte de Domfront ?
Q51. Duc de Mayenne ?

Question facile pour les connaisseurs du Domfrontais : Q50, bien entendu.

2.7. En 1574, en pleines guerres des religions, un seigneur de la Chaslerie arrêta à Domfront un important chef protestant. Il s"agissait de Gabriel de Lorges, comte de Montgommery, seigneur de Ducey. Ce dernier fut décapité en place de Grève à Paris la même année. Informé sur l"échafaud qu"un édit royal confisquait ses biens et privait ses enfants de leurs titres, il dit à ses bourreaux : « Dites à mes enfants que s"ils ne peuvent reprendre ce qui a été pris, je les maudis de ma tombe. ». Ce chef protestant avait, par accident, tué un roi de France d"un coup de lance lors d"un tournoi à Paris. Qui était ce roi de France ?
Q52. Henri II (1519-1559), fils de François 1er ?
Q53. François II (1544-1560), fils du précédent ?
Q54. Charles IX (1550-1574), frère du précédent ?

La bonne réponse est Q52. Le libellé de la question comportait un piège puisqu"il était indiqué que Montgommery (http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Ier_de_Montgomery) a été décapité en 1574, l"année de la mort de Charles IX. En fait, Montgommery a survécu 15 ans après son régicide.

2.8. En quelle année a été bâti le bâtiment principal actuel de la Chaslerie ?
Q55. En 1453, année de la fin de la guerre de Cent Ans ?
Q56. En 1598, année de l"Edit de Nantes qui marqua la fin des guerres de religion en France ?
Q57. En 1617, année de la prise de pouvoir par Louis XIII, lorsqu"il fit assassiner Concini, favori de sa mère, Marie de Médicis, et exécuter l"épouse de ce dernier, sÂœur de lait et dame de compagnie de sa mère ?
Q58. En 1764, sous le règne de Louis XV, dit « le bien-aimé », ainsi qu"en attestent différentes inscriptions sur les sablières de divers bâtiments de la Chaslerie ?

Question très facile pour les visiteurs de la Chaslerie ou de son site : Q56, comme sculpté à deux endroits dans la pierre de la façade Est du logis.

2.9. Qu"était-il arrivé à la Chaslerie peu avant la Révolution ?
Q59. Elle était tombée en ruine ; en particulier, la couverture de la tour Louis XIII s"était écroulée ?
Q60. Elle était « tombée en quenouille » ?
Q61. Elle n"était plus guère occupée que par le fermier et sa famille ?

L"écroulement de la couverture de la tour Louis XIII date de la première moitié du 20ème siècle, comme l"illustre une photo du site. Q60 est une bonne réponse (cela signifie que la lignée des LEDIN était éteinte au niveau des mâles). Q61 en est une autre, ainsi qu"on le comprend à la lecture de l"inventaire révolutionnaire déposé aux Archives de l"Orne. Le gendre du dernier LEDIN, à savoir Louis-Marie de VASSY, était en effet fortuné et la Chaslerie n"était pas la plus importante propriété à son usage.

2.10. En quelle année la Chaslerie fut-elle vendue comme bien national, du fait de son appartenance à des nobles émigrés ?
Q62. En 1789 ?
Q63. En 1794 ?
Q64. En 1799 ?
Q65. En 1804 ?

1794, triste époque à mon avis.

2.11. De quand date l"incendie, allumé par la foudre parmi les fagots entreposés par le fermier de l"époque dans les combles du manoir et qui ravagea le bâtiment principal de la Chaslerie ?
Q66. 1884 ?
Q67. 1917 ?
Q68. 1944 ?

1884. A la Libération, un obus américain est toutefois tombé par mégarde dans l"allée principale.

2.12. En quelle année Pierre-Paul et Carole Fourcade ont-ils acheté la Chaslerie ?
Q69. En 1975 ?
Q70. En 1978 ?
Q71. En 1982 ?
Q72. En 1991 ?
Q73. En 1998 ?

La bonne réponse est 1991, voici déjà une vingtaine d"années. Pour moi, 1975 est la date de mon mariage, 1978, celle de la naissance de Thibaud et 1982, celle de Walter. 1998 est l"année à partir de laquelle j"ai eu le loisir de vivre à longueur d"année à la Chaslerie (cette formulation est, bien entendu, un euphémisme).

3 – Questions relatives à l"architecture de la Chaslerie et aux travaux de restauration

3.1. Comment s"appellent les objets de terre cuite situés au sommet des poinçons des charpentes ?
Q74. Des boules de noblesse ?
Q75. Des épis de faîtage ?
Q76. Des paratonnerres ?

La bonne réponse est évidemment Q75. Question facile. Pour le reste, se reporter au site internet de la Chaslerie qui explique.

3.2. Que signifie le nom de « Pournouët » donné à la parcelle de terrain entourée de douves, à l"Est du manoir ?
Q77. Qu"elle était aménagée pour que puissent s"y dérouler des tournois de chevalerie ? En effet, les mots pournouët et tournoi se prononcent de façon très proche en patois bas-normand.
Q78. Qu"elle a été aménagée de longue date de façon à en assainir le sol ? En effet, une noue désigne une sorte de fossé peu profond et large, végétalisé, qui recueille provisoirement de l"eau, soit pour l"évacuer vers un trop-plein, soit pour l"évaporer ou l"infiltrer sur place.
Q79. Que cette parcelle est jumelée à une parcelle d"aménagement identique à Saint-Hilaire-du-Harcouët, qui appartenait aussi au seigneur de la Chaslerie ?

La bonne réponse est Q78. A noter que Louis GRAVELLE, l"instituteur de La Haute Chapelle qui a laissé, avant guerre, un important manuscrit sur l"histoire de la commune (voir "Repères bibliographiques" du site), s"était trompé sur ce sujet : de façon quelque peu romanesque, il croyait que la bonne réponse était Q77.

3.3. Comment s"appelle le mur qui retient la terre du Pournouët en l"empêchant de tomber dans les douves ?
Q80. Un mur d"escarpe ?
Q81. Un mur de contrescarpe ?
Q82. Un métacarpe ?

Les Parisiens connaissent la rue de la contrescarpe, qui témoigne d"anciennes fortifications de la capitale. La bonne réponse ici est Q80 : le mur d"escarpe est le mur d"avant la douve ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Escarpe) ; le mur de contrescarpe est celui de l"autre côté, vers l"extérieur. A la Chaslerie, il y a un mur d"escarpe, mais pas de mur de contrescarpe, uniquement à ce niveau un bief aval en maçonnerie (le bief amont étant distant de plusieurs centaines de mètres).

3.4. Quelle est la partie habitable la plus ancienne de la Chaslerie ?
Q83. Le logis, bâtiment rectangulaire où se trouvent, au rez-de-chaussée, le grand salon et la salle-à-manger ?
Q84. Les deux tours rondes qui flanquent ce logis sur sa diagonale NE-SO, et entre lesquelles il a été construit ?
Q85. La tour Louis XIII, au NO de la cour ?

La bonne réponse est Q84. Ces tours sont ainsi antérieures à 1598. Elles témoignent de la présence d"une ancienne construction que René LEDIN fit remplacer par le logis actuel.

3.5. Comment appelle-t-on, en architecture, un escalier du type du grand escalier du manoir (celui en granit du logis) ?
Q86. Un escalier à mur d"échiffre, pour faire allusion au mur qui en sépare les travées ?
Q87. Un escalier droit, pour faire allusion au caractère rectangulaire des travées ?
Q88. Un escalier en colimaçon, pour faire allusion au caractère tournant de l"escalier ?

La bonne réponse est Q86. C"est un type de construction apparu à la Renaissance (http://fr.wikipedia.org/wiki/Escalier) .

3.6. Comment s"appellent les excroissances métalliques qui servaient à arrimer les grilles qui ornaient anciennement toutes les fenêtres du manoir ?
Q89. Des corbeaux ?
Q90. Des crapaudines ?
Q91. Des queues de geai ?

La bonne réponse est Q90. Les corbeaux sont des pierres posées en saillie perpendiculairement à un mur, pour soutenir un linteau comme pour une cheminée (http://fr.wikipedia.org/wiki/Corbeau_(architecture)) . Il y a une queue-de-geai à la Chaslerie : c"est la sorte d"auvent sous le clocher de la chapelle, ajoutée à ce bâtiment au 18ème siècle, en même temps que le clocher (http://www.promotoit.org/normandie-la-tuile-plate-a-forge-le-paysage) .

3.7. Comment s"appelle un conduit de cheminée du type de celui d"une quinzaine de mètres de long, bâti en saillie sur la tour Louis XIII du manoir de la Chaslerie ?
Q92. Un mât ?
Q93. Un pic ?
Q94. Une verge ?
Q95. Une péninsule ?

Il ne s"agit pas ici d"une citation de Cyrano de Bergerac mais la bonne réponse est Q94. Sur l'attribut dont peut ainsi se targuer le propriétaire, « no comment », on ne descendrait pas d"Henri IV pour rienÂ…

3.8. La couverture du « dôme à l"impériale » qui surmonte la porte charretière d"accès à la cour du manoir est un chef-d"Âœuvre de couverture. Plusieurs techniques ont été mises en Âœuvre pour éviter tout décollement disgracieux des ardoises par rapport à la courbe de cet ornement. Parmi ces techniques, la plus exceptionnelle est sans doute l"emploi d"ardoises coffines, c"est-à-dire d"ardoises qui ne sont pas plates mais recourbées. Comment arrive-t-on à courber les ardoises sans les casser ?
Q96. Par un traitement chimique approprié, en les trempant dans de l"acide lactique (c"est d"ailleurs ce qui explique que cette technique soit couramment employée dans les contrées productrices de lait) ?
Q97. Par un traitement physique, en bombardant les ardoises aux rayons X, de manière à assouplir la structure cristalline du graphite (c"est un traitement moderne, évidemment très coûteux) ?
Q98. En attendant suffisamment longtemps que la Terre veuille bien s"en charger en distordant progressivement les filons ardoisiers ?

La bonne réponse est Q98. Les deux autres propositions, d"apparence sérieuse, sont sans fondement.

3.9. Que signifie la présence d"un coq au sommet de la girouette de la chapelle ?
Q99. Que la principale activité économique du pays a longtemps été la production avicole ?
Q100. Que cette chapelle a été fondée dès l"époque gauloise ?
Q101. Qu"un chapelain était attaché au service de cette chapelle ?
Q102. Que les seigneurs de la Chaslerie étaient fiers de leur tourne-broche, élément de standing important à l"époque, qui orne toujours la principale cheminée du manoir, dans la salle-à-manger actuelle ?

La bonne réponse est Q101, les autres sont fantaisistes.

4 – Questions relatives à l"environnement de la Chaslerie

4.1. Quels animaux sauvages peut-on rencontrer à la Chaslerie ?
Q103. Des salmonidés ?
Q104. Des sangliers ?
Q105. Des chevreuils ?
Q106. Des cerfs ?
Q107. Des ragondins ?
Q108. Des conducteurs de quads ?

Il y a lieu de répondre positivement aux questions Q103 à Q108. La Q103 parce que le Choisel (ou Beaudouët), qui longe la Chaslerie, est classé en 1ère catégorie par l"administration. La Q108 parce que, en mai 2004, j"ai failli me tuer en atterrissant, tête la première, contre le colombier alors que j"essayais un quad sans casqueÂ…

4.2. Combien le taupier qui intervient à la Chaslerie attrape-t-il de taupes chaque année sur les 5 ha les plus proches du manoir ?
Q109. Une dizaine ?
Q110. Une trentaine ?
Q111. Une centaine ?

La bonne réponse est Q110.

4.3. Quel est l"arbre emblématique du Domfrontais ?
Q112. Le platane ?
Q113. Le pommier ?
Q114. Le poirier ?

Q114, bien entendu. Le Domfrontais est célèbre pour ses poiriers en fleurs durant quelques jours au printemps.

4.4. Quels arbres peut-on voir à la Chaslerie (y compris dans ses « cadrans celtiques ») ?
Q115. Des chênes et des hêtres, principalement ?
Q116. Des charmes ?
Q117. Un séquoïa ?
Q118. Un cèdre du Liban ?
Q119. Un gingko biloba ?
Q120. Un baobab ?

Tous sauf Q119 et Q120. On pouvait discuter le caractère d"arbres des charmes à la Chaslerie. Si l"on veut être précis, il s"agit plutôt d"arbustes, qui ont été plantés là compte tenu des indications fournies par les inventaires révolutionnaires.

4.5. Les statuts de l" « Association pour la restauration et l"animation du manoir de la Chaslerie » ont été renforcés dernièrement afin de permettre à l"association d"ester en justice en cas de risque d"atteinte à l"environnement du manoir. Contre quels risques l"association espère-t-elle ainsi pouvoir défendre le manoir ?
Q121. L"implantation d"éoliennes ?
Q122. L"implantation d"une usine à bitume ?
Q123. Le passage d"une ligne électrique à très haute tension ?
Q124. L"implantation d"une déchetterie de matériaux nucléaires ?
Q125. La délivrance de permis de construire dans le champ de visibilité du manoir ?

Les statuts de l"association (visibles à "Vie de l'association" sur le site) ne comportent aucune limitation à ces sujets. Toutes les réponses Q121 à Q125 sont donc bonnes.

5 – Questions subsidiaires

5.1. La chapelle de la Chaslerie est dédiée à Sainte Anne. Qui était cette dernière ?
Q126. L"épouse de Joachim ?
Q127. La mère de Marie, donc la grand-mère de Jésus ?
Q128. La sainte patronne des couturières ?
Q129. La sainte patronne des blanchisseurs ?
Q130. La sainte patronne des sculpteurs ?
Q131. La sainte patronne de la Bretagne ?

Anne était à la fois l"épouse de Joachim, la mère de Marie et la grand-mère de Jésus. Elle est devenue, entre autres, la sainte patronne des couturières, des blanchisseurs, des sculpteurs et le la Bretagne. On a considéré ici que toutes les questions Q126 à Q131 devaient recevoir une réponse affirmative.

5.2. La Chaslerie conserve divers souvenirs familiaux des propriétaires actuels, notamment du « grand-oncle Paul », à savoir Paul-Jean Sauzet (1800-1876), dont son buste en marbre de Carrare. Ce grand-oncle Paul eut une carrière politique brillante puisque, élu député de Lyon en 1834, il occupa différents postes ministériels dont celui de Garde des Sceaux puis fut président de l"Assemblée Nationale de 1839 à 1848, c"est-à-dire jusqu"à la chute de la Royauté. De quel roi de France le grand-oncle Paul était-il l"ami ?
Q132. De Louis XVIII ?
Q133. De Charles X ?
Q134. De Louis-Philippe 1er ?
Q135. D"aucun roi de France mais du pape ?

Louis-Philippe 1er n"a jamais été roi de France mais roi des Français. La bonne réponse est donc Q135. A noter que mon beau-père conteste que le grand-oncle Paul ait été l"ami du pape. J"ai pourtant vu, il y a quelques années, chez mon beau-frère Denis CHASTEL-SAUZET, des échanges de correspondances en ce sens. Mais ces documents auraient depuis lors été volés.

5.3. Si la qualité d"un homme se mesure à la renommée de ses adversaires, on peut dire que le grand-oncle Paul fut un très grand homme d"Etat. En effet, l"un de ses adversaires politiques en a laissé un portrait virulent en se moquant de sa « dignité de suisse de cathédrale ». A propos de l"attitude du grand-oncle Paul lors de l"invasion de l"hémicycle du Palais Bourbon par les révolutionnaires de 1848, le même écrivit : « Ce fut un grand malheur pour la maison d"Orléans d"avoir un honnête homme de cette espèce à la tête de la Chambre un jour pareil : un coquin hardi eût mieux valu ». Qui était cet adversaire politique à la plume acérée et aux idées républicaines ?
Q136. Victor Hugo (1802-1885) ?
Q137. Alphonse de Lamartine (1790-1869) ?
Q138. Alexis de Tocqueville (1805-1859) ?

La bonne réponse est Q138. Lamartine était en revanche un ami personnel du grand-oncle Paul. Quant à Victor Hugo, c"était un proche de Louis-Philippe 1er à la fin de la Monarchie de Juillet (http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Hugo).

5.4. Dans le grand salon de la Chaslerie, deux portraits d"ancêtres lyonnais, du milieu du 18ème siècle, encadrent la cheminée. L"épouse est très richement vêtue de soieries. Quelle était la profession du mari, ainsi qu"en atteste le livre dont il montre la tranche ?
Q139. Avocat ?
Q140. Exploitant viticole ?
Q141. Industriel des corps gras ?
Q142. Médecin ?
Q143. Soyeux ?

La réponse à cette question ne figurait pas sur le site internet, il fallait connaître le tableau en question et avoir remarqué que le livre représenté y porte l"inscription « BOERA HAVE T I ». L"ancêtre de ce tableau montrait ainsi le tome 1 des Âœuvres de Boerhaave, célèbre médecin hollandais, actif au début du 18ème siècle (http://fr.wikipedia.org/wiki/Herman_Boerhaave). La bonne réponse est donc Q142.

5.5. Quelles sont, d"après « Google Earth », les coordonnées géographiques, à quelques centimètres près, de l"entrée piétonnière de la cour de la Chaslerie ?
Q144. 48° 37" 02 03"" N et 0° 40" 58 76"" O
Q145. 46° 04" 29 05"" N et 4° 41" 00 19"" E
Q146. 48° 57" 18 26"" N et 2° 09" 00 43"" E

Une seule de ces positions est à l"Ouest du méridien de Greenwich. La bonne réponse est ainsi Q144. A noter que la précision de « Google Earth » paraît d"une cinquantaine de centimètres en latitude et encore plus élevée en longitude.

5.6. Combien le site www.chaslerie.fr a-t-il reçu de visites virtuelles avant le 29 mai 2010 à 19 heures GMT ?
Q147. Moins de 3120 ?
Q148. Entre 3120 et 3169 ?
Q149. Entre 3170 et 3219 ?
Q150. Plus de 3220 ?

La bonne réponse était Q148. On a dépassé les 3170 visites virtuelles durant la nuit du 29 au 30 mai 2010. A cet égard, je rappelle que le compteur des visites est impacté une seule fois lorsqu"il y a connexion au site, quel que soit le nombre de pages alors consultées par le visiteur.