Désultoirement vôtre !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé aujourd'hui
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes
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Une fois de plus, pas de "Monde" hier dans ma boîte aux lettres.

En revanche ce courrier qui montre que le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur met plus de deux mois pour répondre à une lettre recommandée, appliquant à l'évidence l'adage, exact en l'espèce, selon lequel "il n'est pas de problème qu'une absence de traitement ne finisse par résoudre" :

On espère toutefois qu'il est plus réactif dans ses autres attributions.

En attendant, tout se passe donc comme si la poste dépendait de lui.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé aujourd'hui
Désultoirement vôtre ! - Economie - Anecdotes
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Hier matin, dès 7 h 30, donc par nuit noire, je campai devant mon immeuble à Pontorson pour voir si une certaine lumière s'allumait, montrant qu'il y avait de la vie chez mon locataire défaillant.

Rien.

A 8 h 15, dans la petite ville voisine, je poursuivis mon exploration à la recherche du garage qui aurait employé ce garçon. Par chance, dès 8 h 25, dans l'un des garages de ladite capitale, un mécanicien me dit qu'il connaissait le lascar et que je le trouverais à 500 mètres de là, "derrière la bâtisse grise".

J'y fus à 8 h 30, heure d'ouverture dudit atelier. Un jeune, vêtu d'une combinaison de mécano, pressa furtivement le pas devant moi pour disparaître dans le bâtiment. Ses cheveux étaient rassemblés sur sa tête d'une façon vraiment bizarre.

J'entrai. A la réception, j'avisai une secrétaire et la priai de m'introduire auprès de mon client s'il était vrai qu'il travaillait dans ce garage. Elle me fit patienter. Quelques minutes plus tard, le type avec les cheveux bizarres me rejoignit : c'était donc lui. Il me revint vaguement qu'il arborait la même houppette six mois plus tôt lorsque, de concert, nous signâmes son bail (tout ceci vous confirmera à quel point je suis handicapé de ne jamais reconnaître les gens qu'il m'est donné de croiser).

Je pris mon plus bel air aimable (celui que vous devez connaître ou, à défaut, pouvez imaginer) et lui demandai à quoi il jouait. Explications très vaseuses (je passe sur les détails, tout cela puait la mauvaise foi). Il me promit de régulariser sa situation dès le début du mois prochain. Du geste auguste du semeur, je pris l'assistance à témoin en ajoutant que je ne pouvais me satisfaire de telles assurances et que je devais, pour me protéger contre des agissements si turpides, filer "illico" chez un huissier de justice pour adresser un "commandement" au susdit bonhomme.

A 9 h 15, chez mon huissier favori à Avranches, toutes justifications utiles furent déposées par mes soins avec mission d'intervenir en conséquence.

Bref, je me dis que le gugusse aux tifs bizarres n'aura pas perdu sa matinée. Ni ses collègues ou chefs d'atelier, peut-être. Ni moi non plus, probablement.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé aujourd'hui
Désultoirement vôtre ! - Astronomie - Nature (hors géologie)
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Hier après-midi, rendez-vous chez ma jolie toubib à Domfront. A ma grande surprise, elle me confirme qu'elle avait à juste titre indiqué sur le formulaire de la compagnie d'assurances que je fais de la "HTA" (haute tension artérielle). Elle a retrouvé dans le dossier que lui a légué le docteur LENEGRE que j'étais traité contre cela depuis 2012. Je ne savais même pas pourquoi je devais ingurgiter une pilule de "Pravastatine" tous les soirs (il paraît que l'autre est pour le cholestérol). Bref, j'avais totalement oublié mon mal. Donc râlé à tort.

La bonne nouvelle est que ce traitement marche très bien. J'ai un cœur de bébé.

Mais on va quand même s'en assurer par tout un attirail d'examens supplémentaires chez un cardiologue de Bagnoles-de-l'Orne.

Serait-ce le début du naufrage ? La suite au prochain numéro.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé aujourd'hui
Désultoirement vôtre ! - Economie
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J'avais rendez-vous hier à l'agence domfrontaise de la B.P.O. pour mettre en place un crédit sur 15 ou 20 ans me permettant de lisser mes problèmes de trésorerie lors de prochains travaux sur notre manoir favori.

Las, mon interlocutrice m'a appris que, contrairement à ce qu'elle m'avait affirmé la fois précédente, je ne pourrais, semble-t-il, éviter, si je devais poursuivre avec son établissement, de contracter une assurance-vie et d'autres protections contre d'hypothétiques fredaines. Diable, que les gens sont soupçonneux !

Je n'aime pas ces changements de pied, ni les coûts parasites, même lorsque, comme en l'espèce, ils sont déductibles de mon revenu imposable.

J'ouvre donc le marché à la concurrence. Pas forcément facile à draguer du fin fond du bocage, d'autant que j'ai perdu mes contacts dans cette belle profession. Et tout cela m'emmerde à la longue.

S'endetter à mon âge... Il faut bien que je m'y trouve forcé.