Charretterie

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 1er Octobre 2016
Journal du chantier - Charpente-couverture - Logis - Bâtiment Nord - Fournil du manoir - Chapelle - Charretterie - Par corps de métier - Par lieu
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La petite équipe de Franck LIEGEAS est revenue hier terminer l'entretien des couvertures de notre manoir favori :

30 septembre 2016.

30 septembre 2016.

30 septembre 2016.

30 septembre 2016.

30 septembre 2016.

30 septembre 2016.

30 septembre 2016.

30 septembre 2016.

A propos du versant Nord du fournil du manoir, Franck m'affirme qu'il serait sage d'en remplacer toutes les tuiles par des tuiles neuves. Je lui demande de m'envoyer son devis ; on en profiterait pour introduire une isolation thermique sous ce versant ; dans un premier temps, elle ne pourrait jouer le rôle que de sous-toiture.

Mon aîné, de passage à la Chaslerie pour y rechercher les affaires de bébé (la naissance est prévue dans trois semaines environ) est en train de lire deux bouquins sur la famille "de l'écu rouge", dont un consacré à leurs châteaux. Il termine celui qui traite des mœurs de leur maison et me le passera avant de repartir tout à l'heure.

Nous discutons du programme de travaux sur notre manoir favori et de son financement :
- il marque son opposition à l'idée que j'installe ma bibliothèque-bureau dans l'ancienne cuisine du bâtiment Nord et affirme que, pour son épouse comme pour lui, il est important de disposer d'une grande cuisine ensoleillée ;
- mon idée de redonner à la salle-à-manger du logis son statut d'ancienne cuisine, avec puits au milieu de la pièce, ne lui convient pas pour autant ; il veut conserver là une grande salle-à-manger pour pouvoir recevoir ses amis ;
- il me recommande d'installer ma bibliothèque au rez-de-chaussée d'une des tours du logis ; j'objecte que, même si elle a l'avantage de donner sur la cour, me permettant ainsi de gardienner selon mon souhait, la tour Sud-Ouest est trop sombre pour moi qui y verrais plutôt une salle de télé ;
- il retoque mon idée de commencer par restaurer la moitié Nord du logis et m'informe que, s'il se lance dans le projet, c'est tout le logis qu'il voudra restaurer d'un coup ; dont acte !
- je rappelle que la restauration du logis présuppose le règlement de la question du chauffage ; il se dit prêt à financer l'intervention du bureau d'études qui nous conseillera le meilleur combustible ; il confirme son accord pour que la chaufferie soit installée dans la partie Ouest de la charretterie ;
- il se déclare désireux de restaurer l'allée historique dès que possible et souhaite qu'y soient plantés des arbres de haut jet ; je signale que mon festival nous oblige à attendre les beaux jours de 2018 et qu'accessoirement, il ne serait pas farfelu de solliciter un nouvel accord de la D.R.A.C. avec subvention à la clé, ce qu'il comprend ;
- enfin il souligne qu'il ne prendra pas de gros engagement financier avant la fin de sa période d'essai dans ladite maison "de l'écu rouge". OK, fiston, tous nos vœux de succès t'accompagnent !

Bref, nous avançons.

P.S. (du 2 avril 2017, après le déjeuner) : Nous avons évoqué la restauration des douves. Elle pourra intervenir lorsque j'aurai recruté un maçon fiable.

Au total, je comprends que je peux, dans l'immédiat et, pour l'essentiel, aux frais dudit fiston :
- lancer la demande de devis pour la restauration des lucarnes de l'"aile de la belle-mère", mon aîné étant désireux que ces travaux soient commencés sans tarder ;
- lancer l'actualisation du dossier de restauration de l'allée historique (devis, autorisation, subvention) ;
- lancer l'étude sur un chauffage central ; étudier comment chauffer la cage d'escalier du logis grâce à un système plaqué sur ses murs ;
- demander au géomètre d'individualiser sur le cadastre le logis, les douves et l'allée historique ;
- engager des travaux autour des plates-bandes de la cour (à savoir un dallage le long des murs et des limites de fer, sur le modèle proposé par Roland FORNARI, sur les autres côtés) ;
- faire en sorte que l'APIJOMM mette à sa disposition Benjamin pendant une partie de l'année ; mon fiston m'encourage au passage à tenir bon face à l'administraaaâââtion du travail et à confirmer notre souhait que l'APIJOMM recrute de nouveaux jeunes en "emplois d'avenir".

Intéressant, je trouve, ce message du 2 avril 2017, tel que je viens de le retrouver en parcourant les pages "Logis". Depuis lors, tant d'eau a coulé sur les ponts...

Dans une veine voisine, le message du 27 mai 2017.

Je suppose qu'il serait tout aussi instructif de surfer sur les pages "Privé" pour retrouver comment nous avons pu en arriver là. J'y transfère en effet, outre les photos de famille (principalement des petits-enfants), la plupart des courriels les plus importants échangés avec mon aîné.

Il est de fait qu'en quelques mois, alors qu'il paraissait lumineux le 10 juin dernier et même le 5 septembre encore, le ciel a viré à l'orage par ici. Mon horizon s'est vite bouché sous la pression des chiffres et des éclairs l'ont zébré alors que les zéphyrs coutumiers repoussaient toujours plus loin les espoirs d'un traitement équitable.
A la réflexion, je me dis qu'il n'est plus temps de tergiverser : IL FAUT que je m'attaque au problème du chauffage de mes bâtiments et IL N'EST PAS RAISONNABLE que l'investissement que je vais devoir faire ne règle pas le problème dans, au minimum, la "bulle" constituée par le logis et le bâtiment Nord. Il faut que je monte un dossier de consultation d'entreprises. A cet effet, voici ce que je peux, en l'état de mes archives, fournir de plus clair comme plan :


La hauteur sous plafond du logis est de 3,65 mètres au rez-de-chaussée et de 3,15 mètres à l'étage. La surface du logis susceptible d'être un jour habitable est de 182 m2 par niveau, plus deux fois 11 m2 pour les tours, soit 204 m2 par niveau (N.B. : c'est la première fois que je fais ces calculs tant de telles données sont dépourvues de signification pratique en l'état du chantier).

Quant au bâtiment Nord, il fait intérieurement 18 mètres de longueur et 4 de largeur, soit une surface au sol de 72 m2, sa hauteur de plafond étant, au rez-de-chaussée, de 2,35 mètres dans la partie déjà restaurée, alors qu'elle devrait être de près de 2,60 mètres dans le futur bureau-bibliothèque et la future cuisine ; l'étage y est en soupente marquée avec des pièces dont la largeur est de 3,50 mètres et la hauteur moyenne de 1,80 mètre.

Autrement dit, tout cela représente à la louche un volume à chauffer de :
- 204 x 3,40 x 2 = 1 387 m3 pour le logis,
- et (72 x 2,47) + (18 x 3,50 x 1,80) = 292,2 m3 pour le bâtiment Nord,
- soit un total de 1 679 m3.

A ce jour, seuls sont chauffés l'étage du bâtiment Nord et la moitié la plus basse de plafond de son rez-de-chaussée, soit :
- une "surface Carrez" de (9 x 4) + (18 x 1,75) = 67,5 m2 (donc j'exagère en disant qu'en 26 ans de chantier, je n'ai restauré que 26 m2 de pièces habitables ; il faudra que je change de disque) ;
- un volume de (36 x 2,35) + (18 x 3,50 x 1,80) = 198 m3.
Est-ce parce que, pour la première fois depuis un bail, j'ai passé une excellente nuit ? Comme si, après avoir très longtemps - beaucoup trop longtemps - tergiversé, j'avais enfin pris hier une sage décision... Le fait est que, ce matin, au réveil, j'ai eu une idée que je crois lumineuse pour résoudre d'un seul coup, un seul, tous les autres problèmes qui me minent depuis plus de trois mois.

J'ai appelé mon aîné pour lui exposer cette idée alors qu'il n'avait pas encore quitté son logement. Il a reconnu qu'elle est particulièrement astucieuse mais n'a pas bondi de joie comme je l'eusse fait à sa place en topant tout de suite. Je pense en effet que ce serait une occasion inespérée de solder tous nos différends et de résoudre ce faisant toutes les problématiques connexes ou adventices, et Dieu sait s'il y en a, et pas des moindres à mon échelle.

Accessoirement, je retiens qu'il a manifesté de nouveau sa réticence à engager, dans l'"aile de la belle-mère", les réparations urgentes et indispensables.

La transmission de patrimoine est un si long combat...
Stéphane Bern étrille les fonctionnaires en charge du patrimoine.

Sur RTL, « Monsieur Patrimoine » s'en est violemment pris aux fonctionnaires qui « prêtent toute leur énergie pour [lui] mettre des bâtons dans les roues ».

N.D.L.R. : A la niche, l’histrion !

A bas l'Etat-spectacle mis en place et entretenu par une presse aux mains des ploutocrates !
Visite ce matin du chauffagiste recommandé par Gontran ACHARD de la VENTE. Nous avons parcouru les différents bâtiments susceptibles d'être chauffés.

Les préconisations sont claires :
- se cantonner à ce stade au chauffage du logis et du bâtiment Nord ;
- faire les forages dans le "Pournouët", en commençant par un forage de test pour comprendre de quoi se compose le sous-sol ;
- installer la chaufferie le plus près possible des volumes à chauffer (à cause des déperditions de chaleur et de pression), donc pas dans la charretterie ; l'endroit idéal semblerait le "cul-de-basse-fosse" (pièce du rez-de-chaussée de la tour Sud-Ouest) ;
- améliorer l'isolation thermique de notre manoir favori autant que faire se peut.

Tout cela me paraît raisonnable.

J'ai reçu communication des documents suivants :

Sur la base du plan que j'ai communiqué et des mesures qui ont été prises, un devis devrait m'être envoyé.
Je viens de vérifier si je n'avais pas écrit d'ânerie en prétendant que le mur d'échiffre de notre manoir favori est inscrit à l'ISMH. Pour cela, j'ai entré dans le moteur de recherche de Google : Chaslerie Mérimée, pensant ainsi arriver à la fiche pertinente de la base de données "Mérimée" entretenue par le ministère de la culture.

Or le premier document sur lequel on tombe est celui-ci.

Il y apparaît que la dernière mise à jour de la fiche de notre manoir favori sur cette base dénommée "Momentum" date du jour de Noël 2017.

Je voudrais en féliciter l'auteur que rien ne semble arrêter dans son très patient et méritoire labeur.

Je lui conseillerais cependant de cesser d'envoyer les visiteurs se perdre dans le jardin de Mme de ROMEMONT, au bourg de La Haute-Chapelle. J'ai essayé d'entrer les bonnes coordonnées géographiques, telles que fournies par "Wikipedia". Mais imposs !
J'ai contacté ce matin :
- Cédrick COOS afin qu'il vienne m'expliquer le type de drainage qu'il recommanderait dans la cour et à l'Ouest de l'"aile de la belle-mère" ; je compte également le charger de remplacer rapidement les granits moches de l'âtre de la cheminée de la salle-à-manger du logis (opération à coordonner avec la consolidation de la taque) ; on a également parlé de la "cheminée de Mebzon" ;
- Sébastien LEBOISNE afin qu'il me prépare un devis pour changer les solives et le plancher au plafond des écuries et, tant qu'à faire, de la charretterie ; il passera ce jeudi.

Dans l'immédiat, j'ai demandé à Benjamin de transplanter les fleurs des plates-bandes de la cour en prévision des travaux de drainage.

J'ai également appelé Michel DUBOSC, membre actif des "Maisons paysannes de France", afin qu'il vienne, si possible en liaison avec Marc CHALUFOUR, me donner son avis sur les isolations thermiques envisageables à l'intérieur des bâtiments.

Quant à Roland FORNARI à qui j'aimerais confier la réalisation d'une gloriette dans la cour, il a encore des pépins de santé qui continuent à le bloquer à son domicile.
Tôt ce matin, Sébastien LEBOISNE a pris les mesures des écuries et de l'ancienne étable sous la charretterie :

29 mars 2018.

En fait, on va, dans un premier temps, se contenter d'un dallage de bois aggloméré au 1er étage des écuries. J'ai signalé l'urgence de ce travail.

Dans la charretterie, on va sans doute conserver les solives mais remplacer le parquet pourri actuel par un lattage de chêne ou de châtaignier.
Un charpentier, dont Mme HORGNIES m'a donné les coordonnées, est venu aujourd'hui commencer à effectuer différents travaux sur des charpentes et des couvertures qui en ont besoin.

Il s'agit de Christian MONNIER, de Juvigny Val d'Andaine.

Il a commencé par remettre en état la gouttière Est de la ferme.

Ses prochaines interventions pourraient concerner par exemple :
- à la ferme, le démoussage du bâtiment, sa transformation en longère et le renforcement d'un arbalétrier mal en point depuis des années ;
- à la cave, la pose d'une isolation thermique sous la charpente de la couverture ;
- à la charretterie, le changement du plancher de l'étage et la restauration d'anciennes mangeoires ;
- sur le logis, le redressement de la couverture à certains endroits disgracieux ;
- dans l'"aile de la belle-mère", le déplacement de meubles vers le garde-meubles rendu préalablement étanche à la poussière du chantier ;
- sur le fournil du manoir, une révision de la couverture là où elle fuit.

Bref, il y aurait là de quoi l'occuper quelque temps.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 26 avril 2018 20:10
À : LE-BECHEC Laetitia (DR-NORM)
Objet : RE: Ouverture au public d'un monument historique

Bonjour,

Je n'ai toujours rien reçu.

Pouvez-vous me faire passer cette attestation par courriel ?

D'avance merci.

Cordialement,

PPF

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De : LE-BECHEC Laetitia (DR-NORM) <laetitia.le-bechec@direccte.gouv.fr>
Envoyé : mercredi 11 avril 2018 12:02
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : RE: Ouverture au public d'un monument historique

Bonjour,

Les attestations ont été envoyées la semaine dernière.

Cordialement,

Laëtitia LE BECHEC

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De : Pierre-Paul Fourcade [mailto:penadomf@msn.com]
Envoyé : mercredi 11 avril 2018 12:01
À : LE-BECHEC Laetitia (DR-NORM)
Objet : RE: Ouverture au public d'un monument historique

Pouvez-vous traiter ma demande SVP ?

Cordialement,

PPF

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De : LE-BECHEC Laetitia (DR-NORM) <laetitia.le-bechec@direccte.gouv.fr>
Envoyé : mardi 30 janvier 2018 11:31
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : RE: Ouverture au public d'un monument historique

Bonjour,

Votre demande a bien été reçue et sera traitée courant février.

Cordialement,

Laëtitia LE BECHEC

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De : Pierre-Paul Fourcade [mailto:penadomf@msn.com]
Envoyé : dimanche 28 janvier 2018 06:45
À : LE-BECHEC Laetitia (DR-NORM)
Objet : RE: Ouverture au public d'un monument historique

Bonjour !

J'apprécierais de connaître votre réponse.

Et, à tout le moins, de recevoir un accusé de réception de ma demande.

Cordialement,

PPF

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 2 janvier 2018 13:18
À : laetitia.le-bechec@direccte.gouv.fr
Objet : Ouverture au public d'un monument historique
Bonjour et bonne année !

Je vous prie de bien vouloir me communiquer l'attestation d'ouverture au public de ma propriété, le manoir de la Chaslerie, La Haute-Chapelle, Domfront-en-Poiraie (61700).

Les conditions sont inchangées par rapport aux années précédentes.

Cordialement,

PPF
06 12 96 01 34

(Fin de citation)

Laborieux. Que tout cela fonctionne mal !

Je suis d'avis qu'à tout le moins, il y a des coups de pied au derrière qui se perdent.
En l'état du chantier, le 1er étage de la charretterie est dangereux car son plancher de pin est vermoulu (il fut longtemps exposé aux intempéries avant la restauration de la charpente et de la couverture de cette dépendance).

3 mai 2018.

J'ai chargé Christian d'y remédier. Il a commencé par enlever le plancher pourri :

3 mai 2018.

Il faudra qu'il nettoye les solives du vert de la mousse qui les colonise :

3 mai 2018.

Mon idée est d'utiliser les planches de chêne du plafond de la cuisine-provisoire-qui-dure (actuel plancher de la chambre du 1er étage du colombier) pour remplacer ce plancher de pin :

3 mai 2018.

Le problème est que je n'ai pas encore statué sur le sort de la cheminée du 1er étage du colombier :

3 mai 2018.

Ferai-je disparaître cette cheminée ou utiliserai-je à cet endroit la cheminée Louis XIV achetée à mon beau-frère dans le Beaujolais (auquel cas il faudrait peut-être que je pense à l'épaisseur d'une éventuelle isolation thermique du mur attenant) ?

3 mai 2018.

A ce sujet, j'hésite encore.
Christian a continué à faire le ménage dans la chambre du 1er étage du colombier. La voici débarrassée de son plancher sur la plus grande partie de sa surface :

14 mai 2018.

14 mai 2018.

Ces planches serviront à restaurer le plancher de l'étage de la charretterie.

Dans l'immédiat, nous n'avons pas enlevé les solives car elles retiennent deux malheureux éclairages au néon des années 1950 qui peuvent encore servir quelques semaines supplémentaires en attendant qu'il soit statué sur le conduit de cheminée (réflexion qui, comme on l'a compris, n'est pas sans lien avec celle sur le choix du combustible pour le chauffage).
Il faut que je note, avant que je ne les oublie, les enseignements de la visite, cette après-midi, du plombier Régis FOUILLEUL, de Saint Quentin les Chardonnets. Il était accompagné de Michel ENOND, gérant de l'agence de Rennes de la firme "HARGASSNER", fabricant de chaudières à bois.

Je souhaitais me renseigner sur les coûts relatifs, pour chauffer notre manoir favori, du bois déchiqueté et des granulés, par comparaison avec la géothermie profonde qui, à ce stade de mes investigations, m'a paru, comme on le sait, la plus appropriée.

Voici ce que j'ai retenu :
- 1 m3 de fuel produit 10 000 kWh, comme 3 m3 de granulés ou 10 m3 de bois déchiqueté ;
- en l'état du marché, 1 kWh de fuel coûterait 12 cents, 1 kWh de granulés 6 cents et 1 kWh de bois déchiqueté 3 cents s'il est acheté à un professionnel et moitié moins si je le produis à partir de mes plantations ;
- pour chauffer notre manoir favori, j'aurais besoin de 17 m3 de fuel par an, ce qui me coûterait, en combustible, 20 000 € ; les coûts correspondants seraient de 10 000 € avec les granulés et de 5 000 € avec du bois déchiqueté ;
- que j'utilise des granulés ou du bois déchiqueté, j'aurais besoin ici d'une chaudière de 90 kW (et, bien sûr, d'une cheminée) ;
- une telle chaudière fonctionnant aux granulés me coûterait, en investissement, 28 k€ H.T. ; il faudrait alors me doter d'un silo de 7,5 tonnes, soit environ 10 m3 (soit un cube de 2,5 mètres de côté ai-je noté mais le calcul est faux), en prévoyant 5 chargements par an ;
- avec du bois déchiqueté, la chaudière coûterait 31 k€ H.T., de sorte que le supplément de prix serait amorti en un an ; le silo d'une trentaine de m3 devrait être chargé 6 fois par an ; la partie de la charretterie où l'on gare habituellement le "Valtra" suffirait à abriter une telle chaudière et un tel silo ; mais il faudrait en faciliter l'accès en disposant à son entrée une plate-forme en béton de manière à pouvoir y déposer puis y pousser ou y soulever vers le silo le bois déchiqueté en question ;
- le devis total de l'installation au bois déchiqueté serait de l'ordre de 100 k€, soit très sensiblement moins qu'en géothermie (du fait des forages). En outre, la géothermie nécessiterait ici 54 A d'électricité, donc le passage au "tarif jaune" d'EdF, ce qui coûterait beaucoup plus cher que les 10 A requis par une chaudière à bois ;
- installer la chaufferie dans la charretterie ne poserait pas, en l'état de la technique, de problème de déperdition de la chaleur vers le manoir puisqu'on compte une perte de 1° C par 100 m de canalisation "ad-hoc".

Constatant mes réticences devant tant de manipulations à assurer et de capacités de stockage à fournir, Régis FOUILLEUL et Michel ENOND m'ont emmené à Chaunu voir l'installation au bois déchiqueté d'un de leurs clients, dont les volumes à chauffer m'ont paru nettement moins importants que ceux à quoi je réfléchis (rêve ?) pour notre manoir favori. Voici ce que j'ai observé :

- en matière de stockage :

6 juin 2018.

6 juin 2018.

- en matière de chaufferie :

6 juin 2018.

6 juin 2018.

6 juin 2018.

6 juin 2018.

- au niveau de la cheminée :

6 juin 2018.

Vous avouerai-je qu'à vue de nez, tout cela ne m'emballe guère ?

J'ai néanmoins demandé à Régis FOUILLEUL de me préparer un devis que je puisse comparer, en investissement comme en fonctionnement, à ses devis de géothermie.
Notre site favori comporte, à ce jour, 7 185 messages relatifs au "Journal du chantier", répartis sur 360 pages. J'ai cliqué sur la première et relu les messages correspondants.

Je trouve que le texte n'a pas pris une ride, c'est satisfaisant.
Xavier HUET a livré ce matin le stock de bois, contemporain de la Chaslerie, qu'il a pu récupérer en démontant la Julinière :

28 août 2018.

28 août 2018.

28 août 2018.

J'ai chargé Christian de trier et de mettre à l'abri ces pièces de bois qui pourront nous servir lors de prochains travaux, par exemple pour achever la restauration du plancher des combles de la charretterie.

Xavier a également livré quelques granits supplémentaires, dont une auge dont il reste à déterminer où nous l'installerons. Carole pense au centre d'un futur potager.