Charpente-couverture

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 22 Juillet 2011
Journal du chantier - Charpente-couverture - Ferme et son fournil
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A ma grande surprise, Carole, dont les vacances commencent ce matin, ne trouve pas trop sombre l'intérieur du fournil de la ferme. Pourtant, il ne passe pratiquement plus aucun rayon de lumière (on ne peut pas parler de soleil...) à travers la toiture.

L'équipe de Roland BOUSSIN a en effet recouvert les planches de chêne d'un tapis de "bidim" puis, surtout, du revêtement métallisé supposé être un isolant thermique miracle :

22 juillet 2011, l'isolant sur le toît du fournil de la ferme.

Je précise que le bidim sert à dissimuler le métal au cas où, vues de dessous, les planches viendraient à s'écarter les unes des autres.

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Le 27 juillet dernier au soir, après la première journée de travail des charpentiers, il m'a semblé que nous partions sur de mauvaises bases pour les sablières du four du fournil de la ferme. Leurs dimensions, 38 cm de large sur 12 de haut, me paraissaient excessives.

27 juillet 2011, des sablières qui me paraissent surdimensionnées.

J'ai donc téléphoné à Roland BOUSSIN pour suspendre le chantier jusqu'au surlendemain, afin de me permettre, dès mon retour de Paris, d'enquêter sur les usages locaux.

Hier matin, j'ai donc parcouru le voisinage de la Chaslerie, en faisant bien attention aux charpentes des fours que je croisais sur ma route. J'ai été surpris par la densité de ces édicules, puisque quasiment toutes les fermes anciennes en sont dotées.

Certains sont d'ores et déjà ruinés :

29 juillet 2011, un four à l'abandon dans les parages de la Chaslerie.

29 juillet 2011, un autre four en triste état.

D'autres semblent encore restaurables mais, parfois, il vaudrait mieux ne plus trop tarder :

29 juillet 2011, un four qui appellerait une restauration prochaine.

29 juillet 2011, encore un four très fatigué.

29 juillet 2011, un autre four à restaurer prochainement.

29 juillet 2011, même motif, même punition !

29 juillet 2011, et encore un !

D'autres encore ont toujours fière allure :

29 juillet 2011, un four dont la couverture a une forme peu fréquente.

D'autres enfin ont récemment fait l'objet de restaurations qui ne m'inspirent guère :

29 juillet 2011, un travail qui, hélas, durera.

29 juillet 2011, un autre exemple un peu trop léché à mon avis.

Ces recherches n'ayant, comme on le voit, guère donné de résultats probants, j'ai discuté avec Régis et nous nous sommes mis d'accord sur le parti à retenir.

Finalement, nous conservons les sablières posées l'avant-veille.

29 juillet 2011, on conserve les sablières.

Il en est résulté des choix pratiques à propos des chevrons mais je vous fais grâce des détails...

29 juillet 2011, la pose des chevrons.

29 juillet 2011, la pose d'un chevron de rive.

... dont des tiers non avertis auraient cependant pu commencer, dès ce vendredi soir, à comprendre qu'ils étaient bons :

29 juillet 2011, le chantier du four bâché en fin de journée.

Au terme de cette journée de choix difficiles, le chantier de couverture du four et du fournil de la ferme se trouve de nouveau interrompu, cette fois pour cause de vacances. Il devrait reprendre le 22 août prochain.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 30 Juillet 2011
Journal du chantier - Charpente-couverture - Ferme et son fournil
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Pendant que Régis travaillait sur la charpente du four, Manu et Christopher ont poursuivi la pose des liteaux sur le fournil de la ferme :

29 juillet 2011, le côté Nord de la couverture du fournil en début de journée.

29 juillet 2011, le côté Sud de la couverture du fournil de la ferme en début de journée.

Ils n'ont pas omis de disposer un tissu imperméable (de couleur verte) sur les rampants (c'est-à-dire là où ceux-ci n'ont pas été recouverts par l'isolant métallisé qui y aurait été inutile) ainsi qu'en bas de pente, à proximité des sablières, afin de protéger celles-ci au cas où de la neige s'infiltrerait entre les tuiles, sous l'action du vent.

29 juillet 2011, le côté Sud en cours de journée.

29 juillet 2011, le côté Sud en fin de journée.

Ici aussi, ce vendredi soir, le chantier a été suspendu jusqu'au 22 août prochain, pour cause de vacances de l'équipe de Roland BOUSSIN.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 30 Aout 2011
Journal du chantier - Charpente-couverture - Ferme et son fournil
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Les compagnons de Roland BOUSSIN sont de retour sur le chantier. Les voici en train de livrer à bonne hauteur les palettes de "tuiles périgourdines" neuves :

30 août 2011, le travail reprend avec les couvreurs.

Ils doivent cependant panacher les tuiles de 5 couleurs différentes, ce qui prend du temps :

30 août 2011, le début du panachage des tuiles.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 3 Septembre 2011
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Ferme et son fournil - Météo
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L'équipe de Roland BOUSSIN l'attendait de pied ferme hier matin sur le chantier car il devait venir fixer les tuiles faîtières sur le fournil de la ferme. Ses compagnons avaient donc commencé à poser les tuiles dûment panachées en débutant curieusement par les rives et les lignes faîtières :

2 septembre 2011, une équipe qui attend le boss.

Malgré la chaleur caniculaire, Roland s'est acquitté de cette tâche avec son soin habituel :

2 septembre 2011, la pose du faîtage du fournil de la ferme.

2 septembre 2011, un compagnon travaille sur le pourtour de la cheminée.

A l'occasion de sa venue sur ce chantier, Roland m'a expliqué que, pour la couverture du four du fournil, il préférait modifier ce qui était prévu par son charpentier ; les rives ne déborderont donc guère du cylindre de la maçonnerie. Nous sommes convenus qu'Igor et Valentin s'occuperaient du rampannage correspondant la semaine prochaine, prioritairement avant leurs travaux de torchis.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 7 Septembre 2011
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Ferme et son fournil
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L'équipe de Roland BOUSSIN poursuit son travail sur le fournil de la ferme :

7 septembre 2011, le côté Sud du fournil de la ferme.

Roland a souhaité modifier la découpe de la couverture du four et je pense qu'il a eu raison, l'aspect en est ainsi rendu moins agressif, plus enveloppant :

7 septembre 2011, le fournil de la ferme vu du Nord-Ouest ; en aperçoit Igor en train de rampanner le cylindre du four.

Régis me dit que la couverture de ce bâtiment pourrait être achevée ce vendredi.

7 septembre 2011, Régis en train de placer les premières tuiles sur le four du fournil de la ferme.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 11 Septembre 2011
Journal du chantier - Charpente-couverture - Ferme et son fournil - Animation, fêtes, visites
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Non, l'entreprise BOUSSIN n'a pas réussi à achever avant le week-end la restauration de la couverture du fournil de la ferme ; en effet, il reste à poser la plupart des tuiles sur le four :

10 septembre 2011, le four du fournil de la ferme.

J'observe en outre que les solins n'ont pas la bonne couleur ; ils sont trop gris et pas assez crême ; j'ai donc demandé à Roland BOUSSIN de corriger. L'ensemble de la couverture du fournil, four inclus, devrait cependant être terminé cette semaine, donc en temps utile avant les "Journées du patrimoine 2011".

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 16 Septembre 2011
Journal du chantier - Charpente-couverture - Menuiserie - Ferme et son fournil
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Enfin, le fournil de la ferme est débarrassé de ses échafaudages ! Il m'apparaît ce soir comme un navire qui viendrait d'être remis à flot après un très long séjour en carénage :

16 septembre 2011, les travaux de restauration de la couverture du fournil de la ferme sont enfin terminés !

Quant à la couverture du four, elle me semble réussie :

16 septembre 2011, le four du fournil de la ferme, vu du Sud.

Il y a bien quelques points de détail qui me chiffonnent encore mais j'espère que Roland BOUSSIN apportera les corrections nécessaires dans les meilleurs délais.

A ce stade, ce bâtiment attend le retour de M. DUVEAU, le menuisier, pour en parachever la mise hors d'eaux. Ce devrait être ici la prochaine étape.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 29 Février 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Terrassement - Fournil du manoir
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1992, le fournil du manoir vu de l'W-S-W.

Voici dans quel état se trouvait le fournil du manoir avant que je ne le restaure. Cette photo date de 1992, j'avais commencé par faire crever le lierre. Je me dis qu'au pire, malgré les travaux de drainage en cours, nous ne nous sommes pas trop mal occupés de cette dépendance depuis une vingtaine d'années...

Effectivement, il y a eu du travail de réalisé, oui mais les joints ont-ils été réalisés à la chaux ?

Déjà on remarque dans le pignon, en haut à droite une lézarde, est-ce qu'il y a eu une reprise de maçonnerie, ou s'est-on contenté de la reboucher ?

Vos maçons sont rapides à la besogne, le ciment est déjà coulé, et après vous faites quoi ?

Vous appelez cela le fournil, mais où était le cul du four, je ne distingue rien qui y ressemble.

Bon courage !

N.D.L.R. : C'est un véritable interrogatoire de police ou bien ça y ressemble. Je rappelle que la restauration du fournil est documentée (comme tous les travaux ayant précédé le lancement de ce site) dans la "Photothèque" ; je vous y renvoie donc.

Environ 60 % du volume du bâtiment est "habitable", les autres 40 % sont occupés par le cul du four (la cheminée marque la "frontière", au niveau de la toiture). Il est vrai que la silhouette du bâtiment n'est pas commune pour un fournil mais je rappelle que c'est un fournil de manoir ; plus précisément, lors de la restauration, nous avons rétabli la silhouette initiale que d'aucuns avaient bousillée, comme beaucoup de ce qu'ils touchaient.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 29 Avril 2012
Journal du chantier - Charpente-couverture - Logis - Météo
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29 avril 2012, les épis de faîtage du dôme d'entrée.

Mr T. vient de me faire remarquer que le vent fait siffler les épis de faîtage du dôme d'entrée de la Chaslerie. C'est ce que j'avais souhaité lorsque je les avais commandés au potier mais, trop distrait sans doute, je n'avais pas encore entendu ce dispositif fonctionner.

En revanche, j'observe trop fréquemment à mon goût que le vent fait tomber des ardoises de la couverture du logis - encore une aujourd'hui -, sur la partie restaurée par un couvreur maladroit, recruté par souci d'économie à l'époque où j'ai cru devoir faire des infidélités à Roland BOUSSIN.

Il me semble que, cette fois-ci, Mr T. envisage sérieusement de prendre mon relais dans la restauration de l'"aile de la belle-mère", c'est-à-dire le colombier et les écuries. Il m'a fait part de ses idées ; ainsi, il prévoit, une fois la charpente et la couverture des écuries restaurées par mes soins, de poursuivre par le colombier, y compris l'intérieur de celui-ci ; il conserverait les deux chambres, celle du premier étage destinée à ses amis et celle du deuxième qu'il garderait pour lui ; au-dessus de cette dernière, il conserverait une pièce qui lui servirait de bureau-bibliothèque-salle de projection ; au rez-de-chaussée, dans la cuisine provisoire actuelle, il s'interroge sur les niveaux du sol et du plafond. Attenante à sa chambre, il aménagerait une vaste salle de bains, sans doute séparée par un vide sanitaire du salon actuel dont il conserverait le volume et la cheminée. C'est de ces vues préalables qu'il entend débattre avec Lucyna GAUTIER le 19 mai prochain.

Il va donc falloir que, de mon côté, j'étudie comment lui transférer cet immeuble, peut-être en lui vendant une S.C.I. qui aurait préalablement acquis la nue-propriété de cette partie du manoir. Sans doute conviendra-t-il de commencer par faire délimiter un nouveau lot par un géomètre ; je vais donc interroger un notaire à ces sujets.

Dans un message du 9 février 2011, j'avais expliqué que j'envisageais de doter, d'une part, d'un portail le passage du mur entre la chapelle et le manoir et, d'autre part, de deux lanternes la porte d'entrée du logis.

Hier, j'ai passé commande à Roland FORNARI de ces deux lanternes. Roland me recommande de les éclairer avec des diodes luminescentes LED, ce qui, selon lui, aurait le double avantage de rendre plus discret le fil électrique et de permettre un éclairage avec de vraies chandelles lorsque l'envie m'en prendrait. Suggestion adoptée ! J'envisage de fixer ces lanternes à l'occasion des prochains travaux de restauration de la cage d'escalier du logis qui, en tout état de cause, nécessiteront l'intervention de l'électricien. Donc j'ai demandé à Roland que ces lanternes soient prêtes pour septembre prochain.

Tant que j'en étais à parler de lanternes, j'en ai commandé à Roland une troisième, destinée dans mon esprit à être fixée au-dessus du milieu du linteau de la porte d'entrée du bâtiment Nord ; on se souvient peut-être que, lors de la restauration des maçonneries de ce bâtiment, j'avais laissé pendouiller côté cour trois gaines électriques, l'une à l'emplacement que je viens de citer, les deux autres de part et d'autre de la porte. En raison de la présence d'une cloche (achetée aux enchères chez Me TOUTAIN à Vire) à gauche de cette porte, il me paraissait préférable de n'utiliser que la réservation centrale.

19 juin 2012, Roland FORNARI en train de recevoir ma commande d'une lanterne extérieure au bâtiment Nord.

Roland préconise plutôt d'implanter la lanterne à droite de la porte, en symétrie de la cloche dont il copierait le système d'accroche, ce qui me paraît une excellente idée. Topé !

Nous avons bien entendu reparlé des grilles, celle, principale, destinée au mur entre la chapelle et le manoir et celle, secondaire, destinée selon les dessins de Lucyna GAUTIER à occulter le Nord de la terrasse, entre le fournil du manoir et le mur Ouest de la douve Nord.

Pour la première, j'avais fait observer à Roland que l'épaisseur des murs entraverait l'ouverture des battants en ne leur permettant pas de tourner de plus de 90° :

Proposition initiale de Roland FORNARI pour le portail du mur entre la chapelle et le manoir.

Roland m'a proposé hier de résoudre ce problème en introduisant un cadre rigide dans le dispositif :

19 juin 2012, la contre-proposition de Roland FORNARI.

L'idée me paraît astucieuse et j'observe que, malgré le rétrécissement du passage, Bernard pourrait toujours accéder à la terrasse au volant du "John Deere". Roland a étudié le problème en détail :

19 juin 2012, détail de la contre-proposition de Roland FORNARI pour le portail du mur entre la chapelle et le manoir.

19 juin 2012, autre détail de la contre-proposition de Roland FORNARI pour le portail du mur entre la chapelle et le manoir.

Roland serait également prêt à recevoir la commande du portail du Nord de la terrasse. Là, il préconise un couronnement dans l'esprit de celui du portail principal, mais adapté au moindre statut de ce portail secondaire :

19 juin 2012, projet de couronnement du portail secondaire.

A mes yeux, tout cela ne manque pas d'élégance. Mais les devis sont très costauds... Donc, pour ce qui concerne la ferronnerie, je préfère donner la priorité à la restauration des grilles des fenêtres du 1er étage du logis. La fabrication des portails passera ensuite, si possible. Je n'abandonne cependant pas l'idée. On en reparlera donc le moment venu.

Pour les grilles du 1er étage du logis, Roland recommande, selon ses termes (dont je ne trouve pas trace sur la toile), un style "honoricus" par opposition au style "humblicus" des grilles du rez-de-chaussée. Les grilles du 1er auraient ainsi un décor intermédiaire entre le style spartiate des grilles du rez-de-chaussée et le style beaucoup plus décoratif des portails. Cela me semble une bonne idée.

P.S. : Au passage, je signale que Roland m'a appris un autre mot du vocabulaire des charpentiers. Il paraît que les planches entre solives (comme au plafond du salon du logis) s'appelent des entrevous. Adopté !

Bonsoir,

Voilà, voilà, j'arrive, alors cette rencontre fut-elle fructueuse ?

Avez-vous eu un interlocuteur de choix ou me trompé-je sur ses connaissances des châssis ?

Je retiens mon souffle, dépêchez-vous, on manque d'air par ici.

A l'occasion, si les châssis de fenêtres de la boulangerie ne sont pas posés, une photo d'un plan plus rapproché, me rendrait service.

Bonne soirée !

N.D.L.R. : Ah ! Enfin vous voilà !

Je commence par vous répondre sur les nouveaux châssis de fenêtres de M. DUVEAU. Ils sont désormais posés. Voici ce que cela donne pour le fournil de la ferme :

28 juin 2012, le fournil de la ferme vu du Nord.

28 juin  2012, le fournil de la ferme vu du Sud.

28 juin 2012, la fenêtre de la façade Nord du fournil de la ferme.

Il reste bien sûr à jointoyer et peindre tout cela. Compte tenu du fait qu'il s'agit, à ma demande, de doubles vitrages pour ce bâtiment destiné à être occupé l'hiver, je trouve que le résultat n'est pas mauvais. Qu'en dites-vous ?

S'agissant de la visite du représentant de la D.R.A.C., j'ai trouvé qu'elle s'est achevée dans un bien meilleur climat que celui que j'avais ressenti au départ. Alors qu'il faisait une chaleur torride, mon interlocuteur a en effet préféré commencer par une réunion dans mon bureau au cours de laquelle il a souhaité passer en revue les différents dossiers en suspens. Or il est de fait que ceux-ci sont nombreux. Manifestement, ma façon de rédiger des courriels (et, sans doute, des messages sur notre site favori) n'est pas ressentie par certains fonctionnaires comme une aide à ne pas mélanger les informations dont ils ont besoin dans le cadre de leurs procédures ; il faudrait que j'en tienne compte à l'avenir. Ainsi :
- pour la restauration de la charpente et de la couverture des écuries, j'ai rappelé que je faisais en sorte de lancer ces travaux au premier semestre 2013 mais que je devais attendre que mon fils aîné ait décidé, en liaison avec l'architecte, s'il y a lieu ou non de modifier les lucarnes, d'en ajouter ou d'en enlever ; je pense que mes explications ont convaincu que le problème était pris ici à bras le corps ;
- pour les travaux du menuisier et du forgeron sur diverses fenêtres du logis et du bâtiment Nord, mon interlocuteur savait que j'avais déjà encaissé les subventions correspondantes mais ignorait si les travaux avaient été effectués ; il paraît en effet que manque à ses dossiers de suivi une certification émanant du S.D.A.P. Il a néanmoins pu se rendre compte que tous ces travaux avaient bel et bien été réalisés ;
- puis il a abordé le dossier de la cage d'escalier du logis ; après que Lucyna GAUTIER a fourni, comme on le sait et suite à la demande de la D.R.A.C., son estimation du nombre d'heures de travail de mes employés, il semble qu'il faille désormais expliciter la nature précise des travaux que ces derniers réaliseront ; ceci ne me pose pas de problème ; j'espère seulement que ce nouveau document que je vais préparer sans délai sera le dernier qui me sera réclamé avant que le dossier de demande de subvention ne puisse être déclaré complet ; il m'a semblé en tout cas qu'à l'occasion de ce dossier, mon interlocuteur avait bien compris l'économie réalisable par rapport à un devis officiel, ce qui est un point essentiel à mes yeux ;
- pour le mur Ouest de la douve Nord, mon interlocuteur a souhaité de nouveaux justificatifs sur deux points : le nombre d'heures de travail de mes employés et l'utilité du poste "aléas" dans le chiffrage de Lucyna GAUTIER (d'autant que ce dernier date quasiment de la fin du chantier) ; sur le premier point, je suis en mesure de fournir toutes explications et même de nombreuses photos confirmant la réalité des travaux effectués (qualité des fondations, double parement du montage, soin des travaux, réalité des drainages, durée précise de chaque tâche, etc...) ; sur le second point, il nous reviendra, à l'architecte et à moi, d'exposer que le poste "aléas" a été conçu comme un fourre-tout destiné à parer à l'incertitude de postes non facturés par des tiers ; donc il me semble que tout cela est un petit peu fastidieux à détailler mais que nous devrions pouvoir fournir rapidement les explications attendues ;
- pour le mur d'escarpe, j'ai exposé les démarches en cours afin de détourner le filet d'eau au fond de la douve, ce qui a sans doute rassuré mon interlocuteur sur mon souci de respecter toutes les réglementations, même extérieures à son champ de compétence. Sur le fond, mon interlocuteur a estimé que je pourrais être autorisé très rapidement à démonter le mur existant mais qu'il lui faudrait davantage d'éléments avant d'autoriser le coulage des nouvelles fondations ; c'est, d'après moi, à ce moment-là de notre entretien que l'atmosphère s'est détendue et que le dialogue est clairement devenu constructif ; j'ai en effet exposé que je répugnais à faire intervenir un cabinet d'études coûteux pour des calculs de fondations que je saurais effectuer moi-même, s'agissant d'un mur de soutènement parfaitement classique, et mon interlocuteur, lui aussi ingénieur, l'a admis ; ceci était un point crucial pour moi. A partir de là, la conversation a porté librement sur les complexités des procédures et j'ai pris bonne note des références internet d'un document établi par les conservateurs régionaux des monuments historiques pour tâcher d'éclairer le public ; j'étudierai ce document.

Voilà, je pense, l'essentiel de ce que nous nous sommes dits dans mon bureau. Nous sommes ensuite allés sur le terrain. J'ai commencé par montrer l'intérieur du bâtiment Nord et donné un aperçu de l'intérieur du logis. Mon interlocuteur a ainsi pu se rendre compte du fait, étonnant pour tout observateur sensé, que je fais passer la préservation du gros-œuvre de la Chaslerie avant le confort de ma petite famille ; à mon avis, il ne doit pas rencontrer souvent de zigotos de mon acabit ; il est même probable que tout fonctionnaire des affaires culturelles doit se réjouir du fait que, tel Bernard Palissy, je sacrifie énormément à l'intérêt du bâtiment. Mon interlocuteur a cependant noté la grande humidité de la première volée de la cage d'escalier (due, selon moi, au très brutal réchauffement de l'atmosphère au cours des dernières 24 heures ainsi qu'à l'usage abusif de ciment par mes prédécesseurs).

Ce n'est donc qu'à la fin de la visite que nous sommes allés examiner les douves. Nous sommes très rapidement passés à côté d'Igor et de Jonathan (il m'a semblé que la qualité de leur travail avait fortement impressionné). Mon interlocuteur s'est cependant étonné des joints creux ; je lui ai répondu que c'était habituel dans le Domfrontais, à la différence du Perche par exemple (je me suis cependant abstenu de lui signaler que les joints du châtelet d'entrée d'un manoir géographiquement voisin, le manoir de la G., étaient ainsi, à mes yeux, complètement ratés). Enfin, nous sommes descendus dans les douves et mon visiteur y a pris de nombreuses photos.

Au final, M. TIERCELIN m'a semblé tout à fait rassuré par les travaux réalisés ainsi que par la coïncidence entre mes déclarations sur le mur d'escarpe et ce qu'il a pu constater d'autant plus aisément que l'herbe avait été coupée à son intention. Je retiens également qu'il m'a assuré que les promesses de subventions seraient bien (sauf circonstance majeure exceptionnelle) tenues et que je n'ai pas non plus de souci à me faire à propos des subventions nécessaires pour la restauration du mur d'escarpe et des biefs. Nous sommes convenus de rester en contact si j'avais d'autres éclaircissements à demander sur les textes.

Nous n'avons guère parlé de la passion de mon interlocuteur pour les châssis anciens de fenêtres. J'espère bien que cela sera possible à notre prochaine rencontre.

P.S. (du 7 juin 2017) : Avec le recul de 5 ans supplémentaires de travaux (et de galères, administraaaâââtives et autres), je trouve que la lecture de ce compte rendu conserve quelque chose de réconfortant pour moi.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 24 Juillet 2012
Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Menuiserie - Fournil du manoir - Vie du site - Entretien du site
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Je viens de mettre en ligne, dans la "Photothèque", un diaporama relatif à la restauration du fournil du manoir. Cela représente 44 photos. Bien entendu, je n'ai pas manqué d'illustrer comme il convient le drainage de compétition de ce bâtiment, réalisé l'hiver dernier et, comme l'on sait, à la plus grande satisfaction de tous les observateurs les plus objectifs...