Charpente-couverture

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 6 septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Logis
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On en découvre tous les jours. Ici, je parle des conneries des prédécesseurs.

Sébastien me fait remarquer qu'ont été utilisées de simples solives pour restituer les sablières intérieures de la tour Nord-Est :

6 septembre 2019.

6 septembre 2019.

L'entreprise BOUSSIN, qui a restauré, il y a une dizaine d'années, la charpente et la couverture de ladite poivrière, certes sous le contrôle d'un A.C.M.H. alcoolique, ne m'avait pourtant rien signalé d'anormal.
(Début de citation)

De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : vendredi 7 septembre 2018 10:06
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Chaslerie - Travaux au plafond de la cuisine (colombier)

Bonjour Monsieur Fourcade

OK.
Il faut demander à votre maçon qu'elle épaisseur fera son plancher poutrelles hourdis. D'après mes abaques on pourrait avoir un plancher 16+4 cm
Soit 20 cm. Comptez 1 à 2 cm de plâtre au dessous. Donc 22
Ensuite
L'isolant du plancher chauffant fait 48mm
Puis chape liquide d'enrobage 52mm.
Donc 32 cm.
Enfin la tomette avec barbotine de scellement 20 à 25 mm.
Donc 34 cm et demi en tout.
La moitié de l'épaisseur actuelle.

Cordialement
AP

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 7 septembre 2018 03:18
À : arnaudpaquin architecte
Objet : Epaisseur de l'ancien plafond du rez-de-chaussée du colombier (et plancher du 1er étage)

Cher Monsieur,

Pour faire suite à notre discussion d'hier, je viens d'aller mesurer l'épaisseur en question.

Il y a (ou avait), de bas en haut :
- 38 centimètres pour la plus grosse poutre (la première en entrant),
- 22 cm pour les anciennes solives et planches qui les surmontaient (désormais démontées),
- 15 cm pour la terre et la couche de ciment qui constituaient le sol de la chambre à l'étage (retirées),
soit un total de 75 cm, ce qui est énorme.

Mon projet est de substituer à tout cela, de bas en haut :
- un dispositif de béton (poutres de béton et hourdis),
- un dispositif d'isolation thermique,
- un dispositif de plancher chauffant,
- des tomettes.

Pouvez-vous m'indiquer quelles doivent être les épaisseurs à réserver pour ces différents matériaux ?

Quant à l'opportunité de substituer au dispositif ancien les matériaux en question, elle résulte à mes yeux des considérations suivantes que je rappelle :
- sur le plan archéologique, le dispositif ancien, de facture agricole pour ne pas dire bricolée, avait pour principal inconvénient qu'on se rabotait le crâne aux poutres du rez-de-chaussée alors même que le sol avait été absurdement décaissé dans les années 1950 (cause principale des dégâts des eaux à répétition que vous savez) ;
- sur le plan sanitaire, l'une des deux poutres en cause avait été attaquée par la mérule ; malgré le traitement chimique énergique auquel on avait eu recours il y a quelques années, il n'est pas exclus que restent dans les murs des miasmes qui contamineraient des poutres et solives de remplacement ;
- sur le plan pratique et esthétique, le volume du rez-de-chaussée du colombier, particulièrement sombre malgré deux fenêtres ratées percées dans les années 1950, est destiné à n'abriter à l'avenir que des locaux techniques dont, principalement, la chaufferie centrale du manoir (autrement dit, à ce stade de mes études, des pompes à chaleur reliées à de la géothermie profonde).

En fait, ce colombier a été souvent remanié profondément au cours des siècles :
- Sa charpente actuelle date du XVIIIème, époque où les deux niveaux du dessous (rez-de-chaussée et chambre de l'étage), alors rendus plus ou moins habitables - moins pour le rez-de-chaussée, plus pour le 1er étage - ont perdu les trous de colombes de leur parement intérieur et où la porte du rez-de-chaussée et les deux fenêtres de l'étage ont été percées.
- Ce colombier a été littéralement massacré dans les années 1950 avec ce décaissement débile du rez-de-chaussée et l'absurde percement de 6 fenêtres, rien de moins (2 au rez-de-chaussée et 4 au 2ème étage), pour ne rien dire de l'escalier débilissime qui desservait depuis lors cet ensemble.

Je ne fais donc rien d'autre qu'essayer de réintroduire un peu de bon sens et, si possible, de goût dans le dossier, après les âneries intenses des années 1950 (qui avaient, à l'époque, reçu le feu vert des instances chargées du contrôle des monuments historiques...).

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 13 septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Charpente-couverture - Aile "de la belle-mère"
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Le démontage des deux poutres de la cuisine-provisoire-qui-dure se révèle plus délicat que je ne l'eusse espéré.

La poutre du fond, attaquée par la mérule à l'Est, est apparue en très médiocre condition pour sa partie enfouie dans le mur à l'Ouest :

13 septembre 2018.

Quant à la plus grosse poutre, son extrémité Est a également été traitée contre la mérule, à tout le moins à titre préventif, et l'autre est très enfoncée dans le mur, sous la cheminée du 1er étage, de sorte que son dégagement sera très délicat. Une hypothèse serait de la sortir en trouant le mur du côté de la porte extérieure :

13 septembre 2018.


La question se pose de savoir si le jeu en vaut la chandelle.

Espérons que la nuit porte conseil !
A ceux qui douteraient encore de l'opportunité de substituer un plafond de béton aux poutres, solives et planches de l'appareillage antérieur, je donne mes arguments à mon sens les plus probants :

- avec le dispositif antérieur, la grosse poutre (la seconde retirée cette après-midi) était entre 192 et 198 cm au-dessus du sol (cet affreux carrelage bas de gamme des années 50), alors même que celui-ci se trouve 13 cm au-dessous du seuil d'entrée dans la pièce ; autant dire que l'ambiance était oppressante, outre que ladite poutre ne pouvait que raboter les crânes de ma descendance à tendance dégénérative marquée (du moins selon moi) ;

- le nouveau plafond en béton devrait être 232 cm au-dessus du sol ainsi abaissé stupidement dans les années 50, donc 219, vraisemblablement, au-dessus du niveau prochainement rehaussé (cf problématique des dégâts des eaux récurrents de l'"aile de la belle-mère"). Si l'on ajoute que ce nouveau plafond sera blanc, je pense qu'on pourra respirer sereinement dans ce volume destiné à abriter des locaux techniques.

CQFD
Christian a fini par m'indiquer la raison de son absence : il se serait fait une déchirure musculaire.

Il va me falloir m'informer sur les formalités nécessaires pour que son salaire soit pris en charge, depuis le début de l'épisode, par la sécurité sociale, j'imagine.
Après que Christian a chassé les taupes, je l'ai chargé de tâches pas trop difficiles pour son retour :
- démousser les couvertures de tuiles ; il en a profité, m'a-t-il dit, pour passer son produit-miracle sur les joints de murs qui noircissaient ;
- vérifier les tuiles anciennes des bâtiments qui en sont couverts (le fournil du manoir et la "maison de Toutou").

Demain, il devrait reprendre la pose de lattes de parquet entre les chevrons de la charpente du colombier. Il m'a expliqué que la cire les avait trop pénétrées pour que l'acide oxalique fasse de l'effet.
S.M.S. envoyé à mon aîné ce jour à 3 h 29 : "Si ce notaire est nul, il te faut t'en trouver un autre. Ras le bol d'attendre indéfiniment cette restitution de parts de SCI."

Ou alors, devrais-je ajouter, il faudra que mon aîné, nu-propriétaire abusif, supporte le coût des travaux dans l'"aile de la belle-mère", y compris les prochains forages. Il ne fait aucun doute que lui, dont ce serait le devoir, au moins légal, en aurait largement les moyens.