Charpente-couverture

De bon matin, je viens d'être interrogé par le fisc qui souhaite savoir où j'en suis rendu de la mise en œuvre d'un permis de construire relatif à un bâtiment de la Chaslerie.

Sans doute parce que je suis mal réveillé, et aussi parce que j'ai la flemme d'exhumer le permis en question de la boîte en plastique où, sous d'autres boîtes remplies de paperasses tout aussi intéressantes, je l'ai enfoui, j'ai cru qu'il s'agissait du permis relatif à l'intérieur du logis. J'ai donc préparé la réponse suivante :


Et puis je me suis ravisé en voyant quelque part que le fisc m'interrogeait à propos de la cave. Voici donc ma réponse telle qu'elle vient de partir, parfaitement en phase avec les dernières informations disponibles :


J'ai ainsi "validé" ce dernier message.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 13 janvier 2026 08:31
À : Nova Géothermie <contact@nova-geothermie.fr>
Cc : arnaudpaquin.architecte@gmail.com ; C. F. ; Jacques BROCHARD
Objet : RE: Convention d’accompagnement – poursuite de ma mission
 
Monsieur,

Je prends note de votre refus de participer aux prochaines réflexions tant que je n'aurais pas signé une convention qui, si elle m'oblige à des engagements extraordinaires, ne comporte strictement aucun élément de coût, ce qui est parfaitement inacceptable bien entendu.

Sauf à entraver nos réflexions, vous voudrez donc bien me rendre en temps utile, c'est-à-dire sans délai, en vue de la prochaine réunion à laquelle vous aviez été invité, les divers documents que je vous ai confiés.

Salutations distinguées,

PPF

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De : Nova Géothermie <contact@nova-geothermie.fr>
Envoyé : mardi 13 janvier 2026 08:24
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : arnaudpaquin.architecte@gmail.com ; C.F.
Objet : Convention d’accompagnement – poursuite de ma mission
 
Objet : Convention d’accompagnement – poursuite de ma mission
 
Monsieur,
 
Sauf erreur de ma part, je n’ai à ce jour pas encore reçu la convention d’accompagnement transmise pour signature.
 
Je me permets de vous préciser que cette convention constitue le cadre indispensable à mon intervention et conditionne naturellement la poursuite de ma mission sur votre projet, ainsi que ma participation active aux échanges et réunions à venir.
 
Je reste bien entendu à votre disposition pour toute question ou précision concernant cette convention et vous remercie par avance de bien vouloir me faire part de votre retour.
 
 Bien cordialement.
 
Stéphane SIMON
 
(Fin de citation)
Que retenir de la réunion du 15 janvier dernier, en présence de Carole, avec Jean-Baptiste LETERTRE, de "JANNELEC", et Sylvain VILLALARD, de "LEMASSON" ? Voici ce que j'ai noté de mon mieux mais qui devra être confirmé, complété ou corrigé par ces entreprisess.

A - Sur le plan technique :

1 - La solution d'une géothermie profonde a été immédiatement écartée par mes deux interlocuteurs. La raison invoquée est le caractère ferrugineux de l'eau de la "rivière souterraine" découverte par "Brébant-Forage", lors de son intervention de décembre 2018 :


Il paraît en effet que, dans le cas d'une géothermie profonde, une telle eau obligerait à un entretien coûteux et fréquent du matériel enterré. Donc on retiendrait l'idée d'une géothermie de surface.

Dans le cas d'une géothermie de surface, l'entretien, beaucoup plus léger, consisterait, tous les deux ans, en un nettoyage du filtre et en la vérification du manomètre.

2 - Le principal argument que j'avais entendu à l'encontre d'une géothermie de surface ne serait pas valable. Il serait en effet faux que l'installation perdrait de son efficacité au fur et à mesure de vibrations provoquées par la circulation du liquide nécessaire dans le circuit, empêchant de ce fait un bon contact de ces tuyaux avec la terre. Il paraît qu'en fait, tout dépend du bon dimensionnement de l'installation.

Les tuyaux du réseau de captage devraient être enterrés à un mètre de profondeur et espacés horizontalement d'un mètre. Ceci serait compatible avec un enherbement du terrain et avec la plantation d'arbustes ou d'arbres fruitiers. Mais cela empêcherait de maçonner le terrain au-dessus du réseau, par exemple pour y aménager un parking ou un dallage ou toute autre installation empêchant l'arrivée des eaux de pluie ou des rayons du soleil sur le terrain sillonné par le réseau de captage.

Dans le cas d'espèce (chauffage du bâtiment nord et du logis, considéré comme l'hypothèse centrale de ces réflexions), la surface occupée par le réseau de captage de la chaleur serait d'environ 2000 m2 , donc nous en aurions largement la place dans le terrain immédiatement situé au sud de la charetterie et de la cave. Il faudrait ainsi creuser 18 tranchées de 50 m de longueur, de manière à enterrer 1,8 km de tuyaux de captage.

En moyenne sur l'hiver, l'eau d'entrée du capteur serait à 6° C. L'eau de retour serait à 0°C. Ces degrés de température captés permettraient une régénération naturelle du terrain en termes de capacité pour lui à fournir, sans encombre et vu le matériel proposé, de la chaleur aux pompes à chaleur. Ainsi, si le sol reçoit 50 W/m2 de chaleur du soleil (et autres), l'installation n'en capterait que 25.

Un collecteur, pas nécessairement étanche, serait à enterrer au sud de la charreterie. En partiraient 4 tubes de polyéthylène vers ce bâtiment.

L'extension nécessaire du réseau pour lui permettre, le moment venu, de fournir la chaleur nécessaire à l'aile ouest ne poserait pas davantage de problème ici en termes de disponibilité du terrain.

Dans la chaufferie, dont le sol devrait être "en dur", deux pompes à chaleur seraient à prévoir (toujours dans l'hypothèse privilégiée d'un chauffage dans le bâtiment nord et la totalité du logis). L'encombrement de chaque machine est de 1 m2 au sol, de sorte que 3 m2 seraient amplement suffisants pour deux. Jouxterait ces pompes un ballon de 500 litres. Donc il y aurait toute la place nécessaire dans la pièce du rez-de-chaussée de la charreterie. Cette pièce serait à fermer.

De la chaufferie partiraient à travers l'avant-cour et vers le logis quatre tuyaux isolés de 150 mm de diamètre, dont 63 pour la seule circulation du fluide. Le fluide sortirait de la charreterie à une température de 55° € et y retournerait à 35 (à ce moment des échanges, il a été question de vannes à trois voies mais je n'ai pas retenu leur rôle).

Idéalement, ces quatre tuyaux traverseraient la tour sud-ouest, le grand salon et, si j'ai bien compris, pour deux d'entre eux, l'entrée et la salle-à-manger. J'ai fait remarquer que les réservations prévues en 2014 sous les dalles de l'entrée du logis n'ont pas 15 cm de diamètre, loin s'en faut, de sorte qu'on se trouverait face au choix suivant : soit retirer, le temps du chantier, des dalles de l'entrée pour changer les réservations (elles devraient avoir 20 cm de diamètre chacune), soit amener d'autres gros tuyaux vers la moitié nord du logis, vraisemblablement en passant par la terrasse.

En cas de chauffage par radiateurs, la température du liquide dans ces quatre tuyaux devrait, s'il fait -7° C dehors, être de 55° C (resp. 10° C et 45° C). Dans la première hypothèse, la température de retour du liquide à la chaufferie serait de 47° C.

3 - À l'appui de ses recommandations ci-dessus, M. VILLALARD a commenté les trois tableaux suivants :


Le premier tableau indique les principales caractéristiques des bâtiments à chauffer. Sur la colonne de gauche, les niveaux 1 et 2 concernent le logis, les 3 et 4 le bâtiment nord. J'ai indiqué que, pour ce qui concerne le logis, je préférerais un découpage entre (a) moitié nord, y compris la cage d'escalier, (soit les trois premières lignes du niveau 1 et les deux premières du niveau 2) et (b) moitié sud. Ce tableau est présenté dans l'hypothèse où il y aurait des radiateurs partout. Or il n'y en aura que dans la cage d'escalier (sur deux étages), dans le grand salon du logis et à l'étage du bâtiment nord.

Ce tableau montre la surface des pièces, leur hauteur sous plafond, le volume à chauffer et, en l'état des isolations des combles prévues dans le permis de construire, les déperditions de chaleur de chaque pièce. La dernière colonne, calculée dans l'hypothèse où il y aurait des radiateurs partout dans le logis, montre que les deux pompes à chaleur préconisées couvriraient les besoins.

Comme l'indique la dernière ligne de ce premier tableau, les deux pompes à chaleur préconisées auraient une puissance totale de 42 946 W. Pour 232 jours de chauffe par an, ceci correspondrait à 77 MWh/an, soit plus que les 50 MWh/an requis pour rendre l'installation éventuellement éligible aux aides de l'"ADEME" (ce dernier point étant à vérifier).

Le deuxième tableau introduit le "coefficient G". Plus le "G" est élevé, moins le bâtiment est isolé. J'ai fait remarquer qu'en l'état de l'isolation des combles du bâtiment nord, telle qu'installée par Roland BOUSSIN lors de la restauration des couvertures de ce bâtiment, il y a une trentaine d'années, ce coefficient me paraît trop bas pour l'étage de ce bâtiment.

La colonne "Déperditions" montre que le bâtiment nord a besoin d'environ 8 kW de puissance de chauffe et l'ensemble constitué par le logis et le bâtiment nord, d'environ 40 kW.

Le troisième tableau permet le calcul du coût de l'électricité nécessaire pour l'installation. Il faut prendre en compte ici les 77 MWh/an de "besoin de chauffage" et le 3,76 du "coefficient de performance (COP)". On aboutit ainsi à une estimation à 4 k€/an du coût de cette électricité.

Je crois comprendre que le "COP certifié" correspond à des températures de 10° C pour le captage et 35° C pour le chauffage, tandis que le "COP chauffage" est calculé pour 6° C de captage et 55° C de chauffage. Le coefficient de 3,76 signifierait que, pour 1 kW d'électricité consommée, l'installation fournirait 3,76 kW de puissance de chauffe. Autrement dit, l'installation en fonction fournirait 3,76 kW de chauffage pour un coût d'électricité de 1 kW.

Bien entendu, une telle "économie" est conditionnée par une installation "ad-hoc" qui, elle, coûte un bras.

B - En termes de coûts d'installation :

La garantie sur le matériel frigorifique serait de sept ans, celle sur le matériel hydraulique ou électrique, de deux ans.

"JANNELEC", ayant travaillé de concert avec le bureau d'études de "LEMASSON", m'a fourni un devis détaillé (de six pages, sans compter les "conditions générales de vente") des installations autres que celles nécessaires dans les bâtiments chauffés.

J'en extrais les postes de ce devis qui donnent une idée supplémentaire de la complexité de cette affaire :



En conclusion :

1 - À mes yeux et en l'état de mes réflexions, le devis de "JANNELEC" fait apparaître que, en l'état de mes capacités de financement, plus précisément (1) sans tenir compte de l'"ADEME" ni des "certificats d'économie d'énergie" procurés par de gros pollueurs et (2) en l'absence persistante du moindre relais familial utile, je devrais, si Dieu me prête vie, étaler sur plus de deux ans l'installation extérieure décrite ci-dessus.

Or il m'apparaît indispensable, avant d'engager la restauration intérieure du logis, d'avoir bien compris et fortement engagé l'installation des équipements extérieurs nécessaires au chauffage de ce bâtiment.

Par conséquent, la livraison, travaux finis, d'une moitié nord du logis réellement habitable me paraît devoir être repoussée à un horizon où j'approcherais l'âge de 80 ans.

2 - Tous les chiffrages qui précèdent seront à compléter de la prise en compte du chauffage de la chapelle et de la cave, ceci bien que Carole fasse valoir que le cas de la cave serait à traiter à part. J'indique ici que cette dernière idée n'emporte pas nécessairement mon adhésion, pour des raisons que je pense évidentes.

3 - En tout état de cause, j'ai demandé :

- à "JANNELEC" de compléter son devis par l'estimation du coût des travaux de plomberie à l'intérieur du logis, avec des radiateurs dans le grand salon et la cage d'escalier mais un chauffage par le sol partout ailleurs (ceci signifie que je commence à prendre mon parti de l'impossibilité de disposer de dalles de granit au sol de la salle-à-manger) ;

- à "JANNELEC" et "LEMASSON" de chiffrer la variante consistant à prévoir qu'on ne se préoccupe guère du chauffage de la moitié sud du logis avant d'avoir livré le nécessaire pour le chauffage du bâtiment nord et de la moitié nord du logis (cage d'escalier incluse).
J'apprends ce matin que, sur un très important château normand, les milliardaires américains propriétaires ont renoncé hier à la suite programmée de leur chantier.

La bonne nouvelle, si je puis me permettre ce commentaire au ras des pâquerettes, est que cela libère du temps pour l'architecte qui indique pouvoir relever en conséquence la priorité d'un chantier ô combien plus modeste.
Le pire n'est jamais sûr, on dirait que tout pourrait venir à point pour qui sait attendre. Parfois en trépignant d'impatience, il est vrai.

Avec un grand merci à Jérôme NURY qui a réussi à faire franchir un obstacle supplémentaire au dossier de la "tranche 4 sur 7 (au sens du CD 61)" de restauration des menuiseries extérieures du logis :

(Début de citation)

De : ALAIN Valerie <ALAIN.Valerie@ORNE.fr>
Envoyé : mercredi 4 février 2026 10:35
À : penadomf@msn.com <penadomf@msn.com>
Objet : Manoir de la Chaslerie
 
Monsieur, 

Je reviens vers vous concernant votre projet de restauration du manoir de la Chaslerie et vos échanges avec les services du département ces dernières semaines. 

Malgré notre volonté constante de soutenir au plus juste et d'accompagner au mieux les travaux de restauration de notre patrimoine départemental, nous devons faire face, depuis quelques mois, à des contraintes budgétaires de plus en plus importantes, dont vous n'ignorez pas les raisons. Je sais pouvoir compter sur votre compréhension et votre bienveillance envers nos services, qui doivent composer au quotidien avec ces nouvelles exigences.

Toutefois, j'ai le plaisir de vous informer que votre demande de subvention pour la tranche 4 des travaux, qui avait obtenu un avis favorable du comité Patrimoine que je préside (pour une aide à hauteur de 15 000€, le plafond), va être présentée, par mes soins, aux élus départementaux lors de la commission permanente qui se réunira le 13 février prochain. 
J'ai personnellement veillé à ce que cela puisse être le cas, en soulignant la qualité des travaux de restauration mis en œuvre et l'intérêt patrimonial indéniable du manoir de La Chaslerie. 

A la suite à ce vote d'attribution, nous pourrons également étudier, lors du prochain comité patrimoine qui se réunit fin mars 2026, la tranche 5 de votre projet, sachant qu'il n'y a pas eu de modification à la politique d’aide à la restauration des monuments privés du Département de l'Orne. 

Pour mémoire, je vous rappelle qu'à partir de la date de notification d'attribution de subvention, le règlement prévoit un délai de 3 ans maximum pour que le versement de cette subvention soit rendu possible, suivant des modalités et des pièces à fournir que vous acceptez contractuellement lors de votre demande. 

Bien à vous.

Valérie ALAIN
Vice-présidente du Conseil départemental de l’Orne
Présidente de la Commission Education, Sport et Culture
Présidente de l’Association de Promotion et de Gestion du Site Universitaire d’Alençon
Canton de Magny-le-Désert

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 22 décembre 2025 09:39
À : patrimoine <patrimoine@ORNE.fr>
Cc : (...)
Objet : RE: La Chaslerie - Demande de subvention au CD 61 pour la restauration d'une partie des menuiseries extérieures du logis ("tranche B" de la D.R.A.C.)
 
Monsieur,
 
Merci pour cette information. Vous m'obligeriez si vous vouliez bien m'informer du motif de ce refus.
 
Je rappelle par ailleurs que le CD 61 a été saisi, en temps utile, d'autres demandes de subventions pour travaux de restauration de menuiseries extérieures du logis de la Chaslerie (tranches 5 à 7 au sens du CD 61) sur lesquelles des réponses sont attendues. De même que je souhaiterais, comme déjà demandé, être informé des changements réglementaires éventuels intervenus à l'initiative du CD 61 dans sa politique d'aide à la restauration des monuments privés.
 
Je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de ma considération distinguée.
 
Pierre-Paul FOURCADE

(Fin de citation)
Une lecture comme toujours très attentive des publications via "Facebook" de Christophe de BALORRE, président du conseil général de l'Orne, m'apprend que, ce jour, la commission permanente de cette collectivité locale a décidé d'accorder 15 000 € de subvention pour la restauration d’un manoir à Domfront en Poiraie. Je comprends qu'il s'agit de la "tranche 4 (au sens du CD 61)" de la restauration en cours des menuiseries extérieures du logis de la Chaslerie.

Un grand merci à tous les élus qui ont concouru à cette délibération ainsi qu'aux agents départementaux qui ont préparé leur dossier !
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 26 février 2026 17:22
À : arnaudpaquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Cc : tailledepierres78@gmail.com <tailledepierres78@gmail.com>; LETERTRE Jean-Baptiste <jbletertre@jannelec.com>; C. F.
Objet : La Chaslerie - Plafond de la salle-à-manger du logis - Espace pour le chauffage
 
Cher Monsieur,

Pour info : https://www.chaslerie.fr/blog/message/61489

Il serait bon de vérifier qu'on n'oublie rien de nécessaire en termes d'espace pour le nouveau chauffage par le sol. Quand pourriez-vous venir vous en assurer ? Et cela supposera sans doute que l'on évoque le chemisage et la maçonnerie du conduit de cheminée nord du logis dans ses parties hautes.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)