Charpente-couverture

Voici un résumé des travaux sur le bâtiment Nord :

Quand j'ai acheté la Chaslerie, Nicolas GAUTIER, alors A.B.F. de l'Orne, m'a encouragé à réfléchir à la démolition du bâtiment Nord parce qu'il "empêche le nécessaire flanquement réciproque de meurtrières, dans la tour Nord-Est du logis et la tour Louis XIII". J'ai néanmoins décidé de garder ce bâtiment et de le restaurer car je voyais bien qu'il était à même de me fournir le plus facilement une "bulle d'habitabilité" restaurée à mon goût, pendant que j'entreprenais par ailleurs les travaux pharaoniques que l'on a vus.

En 1991, le bâtiment Nord était recouvert d'ardoises ; il y avait deux anciens vélux que je trouvais très moches ; le pignon Ouest était déglingué, une porte au milieu des colombages y donnant sur le vide :

La photo suivante, prise sous le même angle, montre l'état actuel du bâtiment ; la couverture du côté Nord est désormais en tuiles, les vélux ont été remplacés par des houteaux et j'en ai ajouté un troisième, plus grand ; le pignon Ouest a été recouvert de bardeaux de châtaigner ; au niveau du rez-de-chaussée, j'ai modifié les ouvertures et les ai dotées de grilles en tant que de besoin ; j'ai substitué un rouge sang de bœuf aux peintures blanches précédentes :

Côté cour, la transformation a également été importante afin de pouvoir oublier ces horribles ouvertures carrées (sans doute des années 1970) :

Par rapport à cette dernière photo, j'ai encore ajouté un fenestrou à l'étage :

16 mai 2020.


A l'intérieur du bâtiment, outre l'élimination de toutes les horreurs des années 1950 et 1970, j'ai veillé à améliorer l'habitabilité. D'abord en modifiant des pièces de charpente...

... et en "désépaississant" le mur Sud :


Au rez-de-chaussée, il n'y avait point non plus de salut possible sans un grand nettoyage par le vide, du sol au plafond en passant par les murs dont l'horrible enduit au ciment favorisait la dégradation sous l'effet de l'humidité du terrain :


Voici quelques photos de l'état intérieur actuel du bâtiment :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


La cuisine est en attente d'idées lumineuses pour terminer son aménagement (le béton au plafond de sa première travée est de moi ; le béton du plafond des deux travées suivantes - celle qu'on voit sur la photo et celle de l'arrière-cuisine qui est derrière le mur du fond - date de mes prédécesseurs des années 1950 et 1970) :

16 mai 2020.


Le cabinet de toilettes du rez-de-chaussée attend qu'un maître d’œuvre courageux veuille bien s'y coller :

16 mai 2020.


Depuis que j'y ai ajouté un piano (dont je ne fais rien à ce jour), le petit salon est un peu trop encombré de meubles :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


Passons à l'étage :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


La chambre de Carole :

16 mai 2020.

Au dessus du lit, l'alcôve et le dernier fenestrou que j'ai fait percer :

16 mai 2020.

Le houteau que j'ai ajouté est plus grand que les deux autres :

16 mai 2020.

Voici, à l'étage, la fenêtre qui a remplacé la porte ouvrant sur le vide :

16 mai 2020.


On reconnaît ma chambrette monacalo-monastique, toujours encombrée des dossiers sur lesquels je travaille :

16 mai 2020.

C'est spartiate mais ça me suffit :

16 mai 2020.

Le dressing...

16 mai 2020.

... le cabinet de toilettes (le fenestrou du fond est de ma création)...

16 mai 2020.

... et vous aurez tout vu, à part l'arrière-cuisine qui est dans un tel état de foutoir, avec la vieille chaudière au fuel, qu'elle n'est pas montrable.
Voici un rapide aperçu des travaux qui se sont succédés sur la ferme depuis que j'en ai fait l'acquisition :

D'abord, démolition du garage en parpaings et remplacement des schingles de la couverture par de la tuile :

Ensuite démolition d'un solivage colonisé par la mérule...

... et remplacement, au niveau des linteaux, du bois par du béton (le nouveau plafond, également prévu en béton, n'est toujours pas posé à ce jour) :

16 mai 2020.

16 mai 2020.

Dans la pièce voisine (l'ancienne salle de séjour), j'ai dû enlever la cheminée de bois qui était H.S. ...

...et je l'ai remplacée par une cheminée traditionnelle en granit...

... sans toutefois achever le travail :

16 mai 2020.

Venaient ensuite l'ancienne chambre des parents puis des locaux à usage agricole. Partout, on a fait le ménage à ma façon...

... ce récurage ayant nécessité la pose de drainages et même des reprises des fondations en sous-oeuvre :


Bien que je ne sache toujours pas quel parti adopter au niveau du premier étage de la partie Sud de la ferme, j'ai commencé, dans le prolongement de la substitution de béton aux linteaux attaqués par la mérule, à remplacer des bordures d'ouverture en briques friables par de la bonne pierre locale ; j'ai même transformé une porte en fenêtre :

16 mai 2020.

17 mai 2020.


Aujourd'hui, ce chantier est en suspens, ...

17 mai 2020.

17 mai 2020.

... dans l'attente, par exemple, qu'un de mes fils ne se décide à me relayer. Il faudrait commencer par changer un arbalétrier dans la partie de la charpente pourtant restaurée par Roland BOUSSIN (une faiblesse qu'il n'avait pas détectée). Puis, une fois qu'un parti serait décidé pour le reste de la charpente (ma préférence irait au rétablissement de l'aspect de longère mais on dispose d'un permis préparé par Lucyna GAUTIER sur la base d'un autre choix), il faudrait prendre son courage à deux mains et relancer le chantier.

Il me semble que ce projet serait à beaucoup d'égards attractif :

16 mai 2020.

16 mai 2020.

De la restauration du fournil de la ferme, l'essentiel est déjà connu, notamment grâce à la "Galerie photo" du site. Je rappelle néanmoins d'où nous partions...

... par quoi nous sommes passés...

... et comment tout a recommencé :


Voici les dernières photos de ce bâtiment, prises hier...

16 mai 2020.

16 mai 2020.

16 mai 2020.

... ou ce matin :

17 mai 2020.


Il reste encore des aménagements intérieurs importants à réaliser avant que cette restauration puisse être déclarée finie.
Nous partions d'assez bas dans le logis, comme le montrent ces photos, reproduites ici (certaines mal) à titre d'exemples :

Voici la 4ème travée de l'escalier avant sa restauration en 2013 (pour les détails, se reporter aux bonnes rubriques du site favori)...

... avec, comme si ce ratelier ne suffisait pas, ce maudit ciment des années 1950 sur les murs :


Voici la "salle dévastée" après un premier nettoyage :

Il a fallu y changer un quart des solives du plancher et tous les entrevous :

On aperçoit ici les boiseries du salon, apport des années 1970 et qu'un A.B.F. a, à juste titre, déclarées bonnes pour la réforme :


Les extérieurs n'ont pas toujours été dans le triste état actuel :

En 2014 (pour le mariage de mon aîné) :

Avant qu'on ne se mette en tête de restaurer les menuiseries extérieures (dossier sur lequel on continue à ce jour à ramer, deux tranches de travaux étant toutefois et enfin lancées, après tout un tas de péripéties administraaaâââtives passionnantes comme toujours, et on n'en a pas fini, loin s'en faut, des paperasses en question) :

Les travaux sur les écuries étant largement détaillées sur le site favori, je me borne ici à rappeler dans quel état s'en trouvaient les combles avant restauration :

Le plancher était pourri de place en place ; le mur Ouest avait été percé d'ouvertures ineptes, aussi carrées qu'ailleurs ; au fond du volume, un mur avait été monté en briques et parpaings (années 1950...), surmonté par une horrible souche de cheminée que j'ai fait disparaître dès que possible.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 17 Mai 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Charpente-couverture - Logis
0
Pour la restauration des "poutres pourries" au plafond de mon ancienne chambre au premier étage du logis, il est regrettable qu'au bout de sept ans de demandes constantes après l'accord de principe de la D.R.A.C., aucun architecte du patrimoine n'ait encore présenté un projet :


Il est vrai que c'est un projet peu margé pour eux qui ont pour pratique de se rémunérer en pourcentage.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 17 Mai 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Charpente-couverture - Aile "de la belle-mère"
0
Il avait parfois été possible de dialoguer utilement, comme à l'occasion de la préparation d'un rapport administraaaâââtif de plus sur la restauration de la charpente et de la couverture du colombier :


Et le fait est que, s'il est une chose que fait remarquablement cet architecte du patrimoine, c'est torcher des rapports qui ont tout pour plaire à l'administraaaâââtion : c'est abondant, intéressant, bien rédigé, en résumé de quoi valoir de bonnes notes à n'importe quel concours administraaaâââtif.

Du point de vue du maître d'ouvrage, ça peut néanmoins être frustrant, comme ici avec le refus d'examiner au fond la question pourtant signalée d'une éventuelle similitude, à l'origine, des charpentes du colombier et de la tour Louis XIII.

Voici néanmoins le document dont méritent, en tout état de cause et avec le recul de cinq années, d'être retenus les plans et diverses photos sur l'état pitoyable avant la restauration entreprise :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 17 juin 2020 18:51
À : (...)architecte@gmail.com
Objet : RE: MANOIR DE LA CHASLERIE - Demande liste des autorisations administratives

Madame,

Comme déjà indiqué, vous avez tout cela ici (onglet à vocation synthétique) et plus particulièrement à https://www.chaslerie.fr/blog/message/48835.

Ce dernier message a été complété, au cours de sa rédaction, par le suivant : https://www.chaslerie.fr/blog/message/48836.

Ces deux messages sont encore dans la rédaction provisoire de documents de travail. Ils pourraient également être complétés pour faire état de quelques dernières trouvailles évoquées par ailleurs (notamment sous l'onglet "Archives, histoire, documentation"), voire des redécouvertes à venir ; mais ces ajouts ne me semblent pouvoir être, à ce stade, que marginaux.

En effet, si je me suis concentré prioritairement sur les demandes d'autorisations ou de permis présentées formellement, au moins à mes yeux, il n'en demeure pas moins que le "corpus" que j'ai parcouru, pour préparer ces deux messages de synthèse, est beaucoup plus vaste que cela puisque mes archives recensent au moins tous les courriers ou courriels échangés à un titre ou à un autre, très souvent en rapport avec ces demandes, avec l'un ou l'autre de mes interlocuteurs.

Je pense qu'il faut également que je rappelle que certaines parties de la Chaslerie sont classées depuis 1995 seulement alors que je suis, avec mon épouse, le propriétaire du manoir depuis 1991, la réglementation applicable aux travaux ou son interprétation et son application ayant varié depuis 30 ans. Or je vous avoue ne pas avoir gardé la mémoire de tous ces perfectionnements (à supposer que je les aie toujours perçus ou compris aux époques où ils sont apparus), de sorte que la rédaction actuelle de mes messages peut comporter, à ce titre aussi, des erreurs que je rectifierais dès qu'elles me seraient signalées. J'espère que vous saurez replacer, si nécessaire, toutes ces informations dans les bonnes cases des classifications pertinentes.

Enfin, si ma façon de présenter les choses via mon blog vous semble nécessiter trop de travail de lecture de votre part, j'en suis désolé mais j'imagine que, via la documentation internet à laquelle vous avez accès par ailleurs, vous trouveriez tout cela sous une forme qui vous paraîtrait plus adaptée à vos besoins et, je le suppose, plus exhaustive encore.

Vous savez que, de mon côté, la préparation des deux messages en question, pour imparfaits qu'ils soient, tant dans le fond que dans la forme, a représenté un énorme travail que je n'ai pu mener à bien que parce que le confinement de deux mois que nous avons subi m'offrait exceptionnellement le temps de toutes ces recherches. Je crains de ne pas savoir ou pouvoir faire beaucoup mieux.

Bien cordialement,

PPF

________________________________________________________________________________

De : (...)architecte@gmail.com
Envoyé : mercredi 17 juin 2020 16:29
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : MANOIR DE LA CHASLERIE - Demande liste des autorisations administratives

Bonjour,

Ne pouvant pas chercher les informations sur votre blog,
Je réitère ma demande de me lister les autorisations administratives que vous avez demandés auprès de l'Etat depuis l'achat de votre Monument historique classé.
Les informations demandés:
Titre de la demande/des travaux
Architecte déposeur de la demande
Date d'autorisation administrative.

Bien cordialement,

(...)
Architecte DPLG - Architecte du Patrimoine

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : mercredi 19 août 2020 11:07
À : sarl.boussin.liegeas <sarl.boussin.liegeas@orange.fr>
Cc : C. F. ; T. F. ; A.-V. F.
Objet : URGENCE SIGNALEE - Chaslerie

Messieurs,

Je m'étonne que vous paraissiez si difficiles à joindre depuis plusieurs mois, y compris antérieurement à la pandémie. En particulier, il n'y a eu aucun écho à mes courriels et messages téléphoniques depuis un mois, tant au numéro de portable de Franck LIEGEAS qu'au numéro de téléphone de votre siège social, tels du moins que je les connais (soit 06 20 76 10 31 et 02 33 38 88 34).

J'ose espérer que cette situation n'est due qu'à la période de congés car, de mon côté, je compte sur vous pour poursuivre notre collaboration, c'est-à-dire remédier dès que possible à ce qui ne va pas (remplacement de matériaux qui se sont révélés défectueux comme vous le savez, ou encore démoussage et entretien courant de couvertures) puis assurer la maîtrise d'œuvre d'une nouvelle tranche (je pense en particulier, sur l'aile Ouest, au remplacement d'horribles "casts" par de belles lucarnes, qui se ferait sous la direction de ma nouvelle architecte du patrimoine).

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)

P.S. (à 18 heures) : Franck LIEGEAS m'a téléphoné en début d'après-midi pour me tenir des propos apaisants :
- en ce qui concerne les travaux facturés en septembre 2010, il reconnaît que les tuiles employées étaient, pour certaines, défectueuses, ce qui explique qu'elles se soient effritées sous l'effet du gel ; là où il y avait trois fabricants dont on devait panacher les productions, il paraît qu'il n'y en a plus qu'un, qui livre des tuiles solides ;
- en ce qui concerne les lucarnes en remplacement des "casts", il va, après la fermeture des "Ardoisières d'Angers", veiller à s'approvisionner en bons matériaux ;
- enfin il m'annonce que les remplacements de tuiles et démoussages seront effectués avant la mi-octobre 2020.
Bernard DAVY, très actif maire-adjoint de Domfront-en-Poiraie, est venu hier soir, à mon invitation, discuter des voies et moyens d'obtenir de la région Normandie qu'elle participe au financement des travaux de restauration du manoir favori.

L'idée serait pour commencer que Carole et moi signions au profit de la "S.V.A.A.D.E." un bail emphytéotique du modèle de celui dont avait bénéficié, en 1992, l'association alors dénommée "Les amis du manoir de la Chaslerie" (l'actuelle "A.R.D.A.M.C.").

Cette forme de financement de notre chantier favori m'a été indiquée par un sympathique voisin, rencontré par hasard dernièrement et que je remercie beaucoup du tuyau.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : vendredi 25 septembre 2020 08:03
À : (...)architecte@gmail.com
Cc : C.F. ; sarl.boussin.liegeas <sarl.boussin.liegeas@orange.fr>
Objet : Chaslerie - APS

Madame,

Mon épouse, à qui je raconte votre visite de chantier d'avant-hier, me rappelle qu'il ne faut pas oublier, au stade de nos réflexions, l'arrivée des tuyaux divers au 1er étage de la tourelle Sud. Elle a raison.

De mon côté, je me dis qu'on aurait dû demander au bureau d'études "Bee+" de réfléchir au chauffage de la "cave" et de la ferme, sur la base de notre aquathermie. Peut-être n'est-il pas trop tard ? Car je n'exclus pas de rendre habitable la moitié Sud de la ferme, ne serait-ce que pour loger un homme toutes-mains.

Pour la ferme (comme d'ailleurs pour la cave où l'isolation de la couverture serait à ajouter), je dispose d'un ou de deux vieux permis de construire (du temps des GAUTIER, mari puis femme) et il y a eu notamment des réflexions pour redonner à cette dépendance son aspect de longère initial (la surélévation de la partie la plus au Sud étant très moche puisque la ligne de faîtage a alors été conservée), ce qui me semblerait l'idée la plus appropriée.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : vendredi 25 septembre 2020 15:50
À : sarl.boussin.liegeas <sarl.boussin.liegeas@orange.fr>
Cc : C.F.
Objet : Couverture de la ferme de la Chaslerie,

Franck,

A la suite de votre récente visite à la Chaslerie, je vous prie de trouver ci-joint les plans de la ferme sur la base desquels Lucyna GAUTIER avait obtenu un permis de construire en 2006.

En fait, le projet alors autorisé ne me plait qu'à moitié car je préférerais à la réflexion redonner à la ferme son ancien profil de longère. Or je ne retrouve pas de plans calés sur cette hypothèse de restitution de longère (je croyais en avoir).

Pourriez-vous me transmettre votre devis pour les travaux suivants :
- intervention sur l'arbalétrier cassé (lorsqu'il avait restauré la couverture de ce bâtiment, Roland BOUSSIN n'avait pas vu le défaut) ; cet arbalétrier se trouve au-dessus de la 2ème pièce du rez-de-chaussée en partant du Sud ;
- charpente sur la partie Sud de façon à redonner à la ferme son ancien profil de longère ; par voie de conséquence, les deux fenêtres du 1er étage de cette partie Sud seront transformées en "lucarnes pour passer le foin" (je ne connais pas le terme exact) ;
- couverture de cette partie Sud et de la partie au-dessus de la 2ème pièce en question ; tuiles analogues à celles voisines mais panachage du lot neuf avec le lot utilisé pour recouvrir "la 2ème pièce" ; sous la couverture de la partie Sud et de cette partie au-dessus de la 2ème pièce, isolation thermique performante (cela obligera peut-être à démonter les 2 lucarnes actuelles dont la finition, due à Roland BOUSSIN, ne m'a jamais emballé).

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
A l'intention de Jean THUAUDET, j'ai fait numériser hier, chez le photographe de La Ferté-Macé, un certain nombre de plans, dessinés au début de ma campagne de travaux :

- le plan, par un géomètre, des abords immédiats du manoir ; le mur de terrasse est désormais rectiligne, on a ajouté le mur Ouest de la douve Nord et effectué divers terrassements, notamment à l'Ouest du manoir et dans l'arrière-cour :


- les plans de la chapelle,


- les plans du projet de Nicolas GAUTIER, A.B.F., relatifs à la cave ; je n'ai pas percé les ouvertures qu'il avait prévues pour la façade Sud mais, en revanche, ai ajouté deux fenestrous au pignon Est :


- la charretterie ; au niveau des toitures, j'ai introduit quelques différences (voir photothèque) :


- le fournil du manoir :


- la ferme ; depuis ces plans de Lucyna GAUTIER, j'ai modifié des ouvertures et supprimé une cheminée (voir photothèque) :

Dans le cadre de sa "mission n°2", l'architecte du patrimoine avait convoqué, pour une réunion avant-hier après-midi, Cédrick COOS (de l'entreprise BODIN, maçon) et Franck LIEGEAS (de l'entreprise BOUSSIN-LIEGEAS, charpentier-couvreur).

Elle leur a montré pour quels travaux elle souhaite leurs devis. Il a en particulier été question :
- dans la moitié Nord du logis, (1) de la "problématique des poutres pourries", (2) de la cheminée de la Julinière à installer, avec sa niche, à la place occupée depuis les années 50 par la cheminée de Mebzon et (3) du cloisonnement intérieur au conduit de cheminée correspondant qui a tendance, à chaque dégel notamment, à s'effriter du haut ;
- dans la tour Sud-Ouest du logis, du désordre d'une sablière intérieure (problème connu mais jamais traité depuis l'époque où un A.C.M.H. alcoolique était censé s'occuper de ce chantier) ;
- dans la cage d'escalier du logis, des enduits muraux (prévus postérieurement à la restauration des menuiseries extérieures et à la réinstallation des radiateurs) ;
- dans l'aile Ouest, (1) du plafond de mon futur "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves" dont l'état rustique mal entretenu et les bricolages des années 50 seraient incompatibles avec les boiseries et rayonnages Louis XVI à créer et installer dans cette pièce ; (2) pour la colonne technique à prévoir entre le nouvel "escalier-en-facteur-commun" et le colombier, d'une réalisation en béton ; (3) dans les écuries et l'ancien "salon de la belle-mère" attenant, d'un linçoir à changer à tout le moins, de divers problèmes d'étanchéité sur la façade Ouest et au sol ainsi que d'un mur merdique des années 50 à faire disparaître ;
- dans la chapelle, du dispositif d'assainissement à prévoir pour éviter la propagation du pourrissement d'enduits muraux mal restaurés par une autre A.C.M.H. mal inspirée (celle que, pour résumer mon opinion, je qualifiais de "pétroleuse") ;
- dans la charretterie, du cloisonnement à mettre en place avant l'installation de la future chaufferie centrale ;
- dans la cour, des travaux à mettre en œuvre pour permettre le passage de diverses canalisations et remettre les lieux en état, sous réserve de l'approbation du dossier par la D.R.A.C.

En marge de ces débats, j'ai eu, séparément, deux explications de gravures avec les deux artisans présents, à propos du comportement de certains de leurs collaborateurs intervenus à l'occasion dans le passé. A l'un des deux artisans, le maçon, j'ai demandé s'il pouvait me garantir la même qualité de service en ne recourant plus chez moi à un collaborateur, certes très bon dans sa partie encore nécessaire ici, mais qui s'est montré indélicat et fermé à l'idée de reconnaître la moindre erreur, le succès (largement suscité puis entretenu par moi via des messages antérieurs sur ce site et, s'en vante-t-il, désormais relayé par la D.R.A.C.) lui étant manifestement monté à la tête.

Au terme de la réunion, l'architecte du patrimoine m'a informé qu'elle se préoccupe de convoquer une prochaine réunion avec le bureau d'études "Bee +", maintenant que nous y voyons clair sur l'avant-projet sommaire des travaux, afin qu'ils finalisent leur intervention en définissant les passages des fluides de manière à permettre la préparation de l'avant-projet détaillé. Elle m'a également indiqué qu'elle allait bientôt me transmettre son projet de rapport à la D.R.A.C. explicitant l'état des lieux, les travaux envisagés et toutes les données requises pour obtenir les autorisations ou permis nécessaires. Malgré la lourdeur des procédures, le dossier avance donc à un rythme compatible avec mes propres attentes en la matière (on sait qu'étant en période de "déficits fonciers reportables", je me sens relativement cool à ce sujet).

Quant au projet de contrat de ladite "mission n°2" que l'architecte du patrimoine m'a transmis pour signature en août dernier et dont je lui ai signalé le caractère d'absurde étouffe-chrétien, Carole est en train d'en prendre connaissance ces jours-ci pour me donner son avis de juriste. Là aussi, on essaye donc d'avancer dans la joie et la bonne humeur.
Franck LIEGEAS est passé ce soir pour lancer son programme d'entretien courant de certaines couvertures restaurées par son entreprise. La plus importante intervention portera sur la charretterie dont certains lots de tuiles utilisées pour le panachage des couleurs ont très mal vieilli puisqu'elles ont commencé à s'effriter prématurément à la suite d'une malfaçon d'un fabricant.