Chapelle

La restauration des vieilles pierres requiert, de la part des maîtres d'ouvrage, quelques moyens matériels, beaucoup d'énergie et infiniment de patience.

Dans mon cas, les premiers sont limités mais je crois que je ne manque ni de la deuxième, ni de la troisième, bien que celle-ci ne soit pas éternelle.

En plus de tout ça, il vaut mieux, sans doute, y faire preuve de ce que l'on pourrait appeler "de la diplomatie". Ce rayon du magasin n'est pas mon fort et, pour dire la vérité, j'ai toujours trouvé (à de très rares exceptions près) les diplomates (au moins ceux de carrière que j'ai eu l'occasion de connaître, et ça m'est arrivé) emmerdants au possible. C'est mon côté plébéien assurément.

Quoi qu'il en soit :

(Début de citation)

De : (...)
Envoyé : lundi 20 janvier 2020 12:18
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : CORESPA <yl-corespa@orange.fr>; C.F. ; T.F. ; A.-V.F.
Objet : Re: DOMFRONT - Manoir de la Chaslerie - Menuiseries extérieures Mise à jour des estimations

Bonjour,

Nous allons nous limiter aux travaux concernant les menuiseries extérieures et la poutre de la "salle dévastée" car il s'agit de l'objet de la commande.
Bien cordialement,

(...)
Architecte DPLG - Architecte du Patrimoine

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Le lun. 20 janv. 2020 à 12:05, Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com> a écrit :

Madame,

On pourrait même compléter cette liste.

Voici de premières idées dans le prolongement de nos précédents échanges :
- phase 0a : les lucarnes du colombier (il existe un reliquat de subvention sur la restauration de la charpente et de la couverture du colombier)
- phase 0b : les lucarnes des écuries (je pense que le reliquat 0a pourrait suffire à couvrir ces dépenses ; c'est toutefois à vérifier par mes soins)
- phase 0c : la porte de l'arrière-cuisine du logis vers l'arrière-cour (c'est urgent (...))
- phase 1a : les menuiseries extérieures du logis telles qu'elles ont été subventionnées au titre de la tranche 1 (c'est-à-dire hors ferronneries des fenêtres - point à vérifier sur les devis soumis lors de la demande de subvention - et hors peinture ; mais couvrant - à vérifier - la tour Sud-Ouest sans les menuiseries métalliques, la "salle dévastée" au 1er étage au-dessus du salon et la cage d'escalier y compris la porte sur cour ; subvention couvrant sous ces réserves les honoraires d'architecte de cette tranche, les menuiseries, la maçonnerie et les grilles de deux fenêtres, sachant que (...) avait mal travaillé et que "Fer Art Forge" est passé derrière pour corriger) ;
- phase 1b : les compléments nécessaires mais pas encore subventionnés de la tranche 1 : peinture et ferronneries des menuiseries, plus le cas échéant les menuiseries métalliques de la tour Sud-Ouest ;
- phase 2a : les menuiseries extérieures de la tranche 2 telles qu'elles ont été subventionnées (à la demande de (...), on casait dans cette tranche les honoraires d'architecte des tranches 2 et 3 au moins) ;
- phase 2b : les compléments nécessaires mais pas encore subventionnés de la tranche 2 ;
- phase 2c : les enduits de la cage d'escalier du logis (il reste un rogaton de subvention en souffrance) ;
- phase 3 : la tranche 3 des menuiseries extérieures du logis ; dossier à mettre au point ;
- tranche A : la problématique particulière de la chambre au 1er étage Nord du logis, à savoir les "poutres pourries", la souche qui se casse la figure et le remontage d'une cheminée (qu'en l'état de mes réflexions je souhaiterais être celle de la Julinière) ;
- tranche B : mon futur bureau-bibliothèque au 1er étage du colombier (plafond, boiseries et étagères, fenêtres, porte) ;
- tranche C : la "chambre des tourtereaux" (combles du colombier) : le sol, les 2 portes et les 4 fenêtres ;
- tranche D : le rez-de-chaussée du colombier : chaufferie centrale (si le bureau d'études arrive à avancer...), coin cuisine, w-c, SdB ;
- tranche E : la salle-à-manger du logis, le RC de la tour NE : un plafond peint manorial, un sol manorial compatible avec le chauffage par le sol, enduits sur les murs
- tranche F : Le 1er étage Nord du logis (chambre et SdB dans la tour NE) : sols, murs, plafond, SdB ;
- tranche G : le calepinage de la cour (il faut que le bureau d'études nous dise quels tuyaux passer et où) ;
- tranche H : la cuisine et l'arrière-cuisine du bâtiment Nord ;
- tranche I : le CdT du RC du bâtiment Nord (douche, w-c, lavabo) ;
- tranche J : le RC de la tour Louis XIII ;
- tranche K : l'isolation des combles du logis ;
- tranche L : l'isolation des combles de la tour Louis XIII ;
- tranche M : en vrac, lucarnes et portes de la tour Louis XIII, porte de la cour à l'arrière-cour ;
- tranche N : mise hors gel de la chapelle ;
etc

Les tranches notées par un numéro sont plus ou moins dans l'ordre chronologique. Pas les tranches notées par une lettre, il faut tenir compte de contraintes diverses qu'il serait trop long d'expliciter ici.

Tout ceci est donné ici à titre indicatif : il y a du pain sur la planche !

Ce programme débouchera, je l'espère, sur un relais par mon aîné à horizon de 5 ans (et même si je n'ai pas pu mener à bien tous ces points).

Haut les cœurs et bien cordialement,

PPF

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De : (...)
Envoyé : lundi 20 janvier 2020 11:12
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; CORESPA <yl-corespa@orange.fr>
Objet : Re: DOMFRONT - Manoir de la Chaslerie - Menuiseries extérieures Mise à jour des estimations

Comme convenu la synthèse économique comprendra
une phase 0
une phase 1a
une phase 1b
puis phase 2
puis phase 3.

Bien cordialement,

(...)
Architecte DPLG - Architecte du Patrimoine

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Le lun. 20 janv. 2020 à 10:52, (...) a écrit :

Bonjour,

Suite à notre réunion avec la DRAC, les dessins des menuiseries ont été modifiés.

En conséquence le chiffrage des travaux liés à la réalisation des menuiseries extérieures a été mis à jour.

Vous trouverez ci-joint l'ensemble des devis et des dessins qui ont amené à réaliser le tableau récapitulatif des montants des travaux.

Bien cordialement,

(...)
Architecte DPLG - Architecte du Patrimoine

(Fin de citation)
Un coup de fil d'un ami, hier matin, m'a sensibilisé aux faits que je devrais réfléchir à mieux définir les priorités de mon chantier et qu'au lieu de donner l'impression que je me mets en position d'attendre de l'aide extérieure pour un programme pléthorique, je devrais me concentrer sur quelques tranches de travaux aisément réalisables qui donneraient aux occupants du manoir un minimum d'espace vital, compatible avec une vie familiale plus normale.

Son conseil n'est certes pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Il témoigne, à mes yeux, de l'extrême difficulté que j'éprouve, même vis-à-vis de personnes disposées au mieux à mon égard, à partager les enchaînements que je vis au quotidien et que je relate non moins fréquemment - peut-être avec excès ? - via notre site favori.

Je vais donc m'efforcer à un exercice pédagogique consistant à expliquer une nouvelle fois comment j'en suis arrivé, dans un courriel du 20 janvier dernier à l'architecte du patrimoine, à lister de la manière suivante les tranches de travaux que je souhaiterais réaliser au cours des 5 prochaines années :

tranche A : la problématique particulière de la chambre au 1er étage Nord du logis, à savoir les "poutres pourries", la souche qui se casse la figure et le remontage d'une cheminée (qu'en l'état de mes réflexions je souhaiterais être celle de la Julinière) ;
tranche B : mon futur bureau-bibliothèque au 1er étage du colombier (plafond, boiseries et étagères, fenêtres, porte) ;
tranche C : la "chambre des tourtereaux" (combles du colombier) : le sol, les 2 portes et les 4 fenêtres ;
tranche D : le rez-de-chaussée du colombier : chaufferie centrale (si le bureau d'études arrive à avancer...), coin cuisine, w-c, SdB ;
tranche E : la salle-à-manger du logis, le RC de la tour NE : un plafond peint manorial, un sol manorial compatible avec le chauffage par le sol, enduits sur les murs
tranche F : Le 1er étage Nord du logis (chambre et SdB dans la tour NE) : sols, murs, plafond, SdB ;
tranche G : le calepinage de la cour (il faut que le bureau d'études nous dise quels tuyaux passer et où) ;
tranche H : la cuisine et l'arrière-cuisine du bâtiment Nord ;
tranche I : le CdT du RC du bâtiment Nord (douche, w-c, lavabo) ;
tranche J : le RdC de la tour Louis XIII ;
tranche K : l'isolation des combles du logis ;
tranche L : l'isolation des combles de la tour Louis XIII ;
tranche M : en vrac, lucarnes et portes de la tour Louis XIII, porte de la cour à l'arrière-cour ;
tranche N : mise hors gel de la chapelle ;
etc


Vue de ma fenêtre, cette liste ne constitue pas un inventaire à la PREVERT ni, encore moins, un catalogue de revendications face à un entourage, quel qu'il soit, que j'estimerais trop pesant pour ma petite personne. Elle présente, selon moi, un panorama des tâches qui me restent à accomplir pour que puisse prendre fin ma carrière de restaurateur de vieilles pierres et pour que je puisse passer le relais - j'espère toujours que ce soit au bénéfice de mon aîné - à la génération montante et dans de bonnes conditions. En tout cas, des conditions dictées en priorité par l'intérêt du monument dont j'ai provisoirement la charge ("ma danseuse" comme d'aucuns l'appellent).

Pour bien faire, il serait sans doute utile que je dresse un "diagramme P.E.R.T." explicitant les ordres logique et temporel dans lesquels ces tranches peuvent utilement se succéder. Il y a là une masse d'informations à rappeler car je comprends fort bien que, pour quelqu'un qui ne vit pas la chose au quotidien, on puisse tomber des nues devant ma liste et réclamer qu'y soient centrées les priorités. Mais voilà, je ne suis pas assez geek pour savoir utiliser les "templates" (je ne sais pas comment on dit en français) des diagrammes P.E.R.T. Donc, parce que c'est la façon de penser et de m'exprimer la plus naturelle pour moi, je vais exposer la question avec des mots.

En amont de cette liste, trois difficultés majeures du chantier ont, au moins à mes yeux, été résolues :
- le choix du combustible le plus approprié pour chauffer les bâtiments : ce site a relaté la façon dont je m'y suis pris, sans assistance de quiconque, pour arriver à la conclusion que la Chaslerie serait chauffée par aquathermie ; en l'état du dossier, après les forages menés avec succès à la fin de 2018, cette conclusion me paraît définitive ; l'étape logique et temporelle suivante est d'amener l'eau tiède à une chaufferie et d'équiper cette dernière et son aval, de préférence en vue d'un chauffage par le sol ; c'est là un budget très important à mon échelle, plus de 150 000 € sans aide de quiconque à espérer, que l'on peut scinder en deux phases : d'abord le bâtiment Nord et les volumes sur lesquels j'entends concentrer mes efforts d'habitabilité, à savoir la moitié Nord du logis et le colombier ; dans un second temps, qui concernera plus directement ma succession, le reste des bâtiments habitables, à savoir, pour l'essentiel, la moitié Sud du logis et le reste de l'aile Ouest (c'est-à-dire le volume actuel des écuries et la tour Louis XIII, pour autant qu'à la petite semaine, je n'aie pas suffisamment avancé dans cette tour) ;
- la définition d'un escalier pour desservir l'aile Ouest : c'est ce que j'appelle "l'escalier en facteur commun" devant desservir à la fois le colombier et le volume des écuries, étant noté que l'escalier mis en place dans les années 1950, toujours en usage à ce jour, est une horreur absolue ; or, en la matière, nous disposons depuis la mi-2018 d'une esquisse d'Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine qui a su, le premier, présenter un projet qui tienne la route ; ceci étant, j'exclus, pour des raisons financières et en l'absence d'aides extérieures envisageables, de mettre moi-même en oeuvre ce projet ; je continuerai donc, au moins à l'horizon de cinq ans qui est le mien, à emprunter l'escalier merdique actuellement en place ;
- la sélection d'un architecte du patrimoine acceptant de suivre mon chantier : la chose n'a été ni facile, ni rapide, de sorte que, longtemps privé du concours requis, au moins de fait, par les textes, j'ai dû me débrouiller seul ; des observateurs éclairés et très attentifs m'ont toujours dit que ce que je faisais était très réussi ; or je connais les défauts de mes réalisations dont je n'ai jamais manqué de parler, car c'est ma façon de vivre, sur le site favori : mes difficultés, mes doutes et mes remords sont ainsi consignés aussi bien que mes motifs de satisfaction mais je considère que je puis, sans forfanterie aucune, être fier de l'ensemble. Le débat actuel doit porter, selon moi, sur le rythme du travail demandé à l'architecte et accepté par elle, ce qui nous ramène à notre sujet principal, c'est-à-dire à mon courriel du 20 et à ce qui s'en est suivi.

Arrivé à ce stade de mon exposé (Carole me dit toujours que j'écris trop : autant me demander d'arrêter de respirer), j'éprouve le besoin de rappeler quelques enchaînements, évidents pour moi mais dont je conçois fort bien qu'ils puissent être perdus de vue par mes lecteurs :
- si l'on me dit que je devrais commencer par fournir à ma famille une cuisine digne de ce nom là où elle est prévue (après maints débats familiaux, parfois tendus), c'est-à-dire au rez-de-chaussée du bâtiment Nord, il faut que je rappelle qu'il serait absurde d'engager des frais à propos de cette cuisine sans régler simultanément le sort de l'arrière-cuisine, compte tenu des usages à terme de ces deux volumes : il y a en effet consensus familial pour installer l'électro-ménager bruyant dans l'arrière-cuisine ; donc, avant cela, il faut retirer de l'arrière-cuisine la vieille chaudière à fuel actuelle, donc avoir mis en place ailleurs une chaufferie efficace ; comme les travaux de chauffage sont coûteux et non aidés, il faut donc résoudre d'abord la question de l'implantation finale de la chaufferie ; à ce sujet, j'ai mandaté en juin 2019 un bureau d'études dont j'attends les conclusions puisque aucun architecte (au sens large) n'a accepté de m'épauler en la matière et que je suis incompétent, même aidé d'un excellent plombier (comme celui auquel je recours ces derniers temps), pour arrêter seul le bon dimensionnement et même le lieu de la future installation ;
- si l'on admet que je ne puis, en l'état du chantier, coucher, outre Carole et moi, plus d'un couple (dans le fournil de la ferme, ce qui m'expose à des réclamations) et de deux ou trois jeunes enfants, s'entassant avec elle dans la chambre de Carole, on conçoit qu'il serait souhaitable que je puisse rendre habitables deux chambres de plus que les deux actuelles, en soupente, du 1er étage du bâtiment Nord ; or la restauration de la chambre du 1er étage Nord du logis est conditionnée par le règlement préalable de la "problématique des poutres pourries" (dossier ouvert il y a plus de douze ans, sans effet à ce jour) et de la question récente de la restauration du conduit de cheminée qui part en brioche ; par ailleurs, la mise en service de la chambre sous les combles du colombier suppose, à tout le moins, que ses fenêtres soient changées, que des portes y soient installées et que je sache quoi faire au sol (c'est-à-dire au plafond de la pièce qui est en-dessous).

Donc, désolé de le redire mais je suis coincé dans ces deux directions, évidemment essentielles pour l'habitabilité.

Je reprends la question de l'habitabilité par l'autre bout, en supposant que l'on a compris pourquoi il est prioritaire qu'avant toutes choses, j'installe la future chaufferie. Considérons donc que la question du dimensionnement de l'installation a été résolue ainsi que celle, corrélative, de la meilleure implantation de cette chaufferie. Il faudra alors tirer les tuyaux amenant l'eau chauffée dans les circuits de chauffage des pièces d'habitation. Or ces tuyaux ne pourront, pour les premiers mètres, passer qu'à l'intérieur de la cour. Donc il faut d'abord avoir résolu, au moins partiellement, les questions posées par la découverte très récente d'un ancien pavage dans la cour. Comment rendre compatibles les égards éventuellement dus à cette relique (je suis demandeur de conseils) et le reste de la vie du chantier, sans parler du confort de mes proches (moi, j'accepte tout en cette matière, je crois l'avoir bien montré depuis le temps où je ne dispose toujours pas d'un endroit correct pour installer un simple bureau, pourtant essentiel pour moi compte tenu de mes contraintes et de mon mode de vie, largement sédentaire et studieux) ?

Donc voilà ce que je voulais dire en réponse à mon ami et à tous ceux qui éprouvent la même difficulté à comprendre mes soucis ici, en matière de chantier.

Qu'il soit clair cependant que je considère qu'après avoir bel et bien réglé (du moins je l'espère) les trois préalables principaux (le choix du combustible, l'escalier "en facteur commun" et une coopération efficace avec des prestataires diligents et compétents), le plus dur est fait : le train est sur les rails. Il faut juste s'assurer que la machine ne calera pas et que les rails auront été convenablement installés avant la progression de l'engin.

Désormais, ne devraient donc plus se poser, dans le cadre connu, que des questions de choix de modalités pratiques. Normalement, ce devrait être la phase la plus gratifiante d'un tel chantier, celle où l'on voit arriver les premières livraisons et autres mises en service après le très long tunnel des préalables et autres priorités que l'on s'était assignées, toujours, bien entendu, "dans l'intérêt prioritaire du monument". Ces priorités étaient concentrées, après la remise en ordre des abords, sur la mise hors d'eaux des bâtiments (pour laquelle il reste encore, ne l'oublions pas, quelques grosses étapes à franchir, notamment du côté de diverses menuiseries extérieures).
Comme je l'ai déjà dit de nombreuses fois, ce site a pour moi le très gros avantage de me permettre de retrouver très facilement la moindre information très pointue qui y aurait été mise en ligne. Ceci tient à la présence de deux moteurs de recherche, l'un sur le site-même, l'autre dans la "tour de contrôle".

Ainsi, je viens d'entrer "taux de subvention" dans le moteur de recherche de la "tour de contrôle" et, grâce à cet outil très performant, j'ai immédiatement retrouvé le texte d'un courriel d'il y a trois ans environ où j'expliquais à la tutelle les réalités de ma comptabilité et les ratios que j'en tirais. J'avais immédiatement cantonné ce texte à la partie "Privé" du site, plus précisément sous l'onglet "Privé/Finances etc" ; donc, en procédant comme moi, vous ne le retrouveriez pas et tomberiez sur une impasse (sauf à disposer du mot de passe nécessaire, ce qui n'est le cas que de trois personnes à ce jour, à savoir Guillaume GENDRAUD, ès-qualité de "geek en charge", ma belle-fille et moi).

Or, selon l'ami dont j'ai fait état hier, il ne serait pas inutile que je me tienne prêt à répondre à ce sujet à l'exaspération, si j'ai bien compris (mais je n'en suis pas sûr), de prochains interlocuteurs qui trouveraient que je me plains trop en la matière alors que, selon eux, je serais bien loti.

En réalité, il semble que ces interlocuteurs et moi, lorsque nous évoquons ledit ratio, nous ne mettions pas les mêmes choses au numérateur et au dénominateur, ce qui n'est certes pas la meilleure façon de parvenir à un diagnostic commun. Et, bien naturellement, ma façon de voir aboutit à minorer ledit ratio quand je trouve que la leur a l'effet inverse. Il faut donc que j'explicite mon mode de calcul et, pour commencer, que j'actualise mes chiffres, au moins en les complétant sur la période la plus récente (ce qui amènera, d'ailleurs, à distinguer entre subventions programmées et subventions reçues). Je compte m'y employer, avec toute la sérénité nécessaire, avant leur prochaine visite, de manière à favoriser le caractère constructif de nos échanges, ce qui est évidemment mon seul but à leur sujet.
Enfin nous avançons (mais j'ai tout intérêt à ce que "Pontorson" se vende...) :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 13 février 2020 17:12
À : (...)architecte@gmail.com>
Cc : C.F. ; T.F. ; Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>
Objet : TR: Projet Mme et M. Fourcade : Étude de faisabilité aquathermie

Madame,

Pouvez-vous me faire part de vos disponibilités pour ce rendez-vous ? Pour ma part, je ne pourrai pas le 20.

Je pense qu'il serait bon que mon plombier, M. FOUILLEUL, soit associé à cette réunion. Je le mets donc en copie.

Bien cordialement,

PPF

__________________________________________________________________________

De : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>
Envoyé : jeudi 13 février 2020 16:42
À : penadomf@msn.com <penadomf@msn.com>
Cc : Julien André <julien@beeplus.fr>
Objet : Projet Mme et M. Fourcade : Étude de faisabilité aquathermie

M. Fourcade,

Suite à notre conversation téléphonique, voici les documents de l'étude de faisabilité.
Vous y trouverez :
- Le document de synthèse précisant nos préconisations, estimations et conclusions

- Les plans d'implantation des réseaux, en chaufferie et en sous-station.

- Les schémas hydrauliques des 2 propositions d'installation, la HT et la BT.
(Ces documents peuvent être particulièrement difficiles à comprendre : je vous les expliquerai lors de notre rendez-vous)

Comme évoqué par téléphone, l'étude est, à ce stade, très aboutie.
Il s'agit néanmoins d'une base de réflexion pour que nous aboutissions à une solution techniquement cohérente et qui vous convienne.

J'attends votre retour pour me proposer des dates pour une présentation de cette étude, en compagnie de votre architecte du patrimoine.
Pour ma part, je ne suis pas disponible du lundi 17 au mercredi 19 février.

Cordialement,

Grégory Vannobel
Agence Bee+ Louvigné de Bais
06 37 98 62 69
gregory@beeplus.fr

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 20 Février 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Plomberie-chauffage - Peinture - Terrassement - Chapelle
0
L'architecte du patrimoine qui a accepté d'intervenir en aval du bureau d'études "Bee +" a noté que j'entends mettre hors gel la chapelle de la Chaslerie.

Elle m'a demandé de justifier ce choix à toutes fins utiles.

Dans ce but, je vais mettre en ligne, au cours des prochaines heures, deux messages principaux :
- l'un relatif au rapport de l'artisan, Corneliu ANDRONESCU, qui avait restauré les peintures murales de la chapelle, le maître d’œuvre étant Christiane SCHMÛCKLE-MOLLARD, architecte en chef des monuments historiques et vice-présidente de l'Académie d'architecture qui disposait, à l'époque et de mémoire, d'un monopole sur la restauration des monuments historiques dans l'Orne ; cette tranche de travaux avait coûté 400 000 F, avec une subvention de l'Etat au taux de 50 % ;
- l'autre relatif à un reportage que j'ai effectué hier, donc 21 ans après cette restauration.

Je rappelle que, lors de mon achat de la Chaslerie en 1991, la chapelle était dans un état lamentable. En particulier, le fermier de mon vendeur avait, pendant de nombreuses années, utilisé cette chapelle comme corral pour ses vaches. Le sol était défoncé et des animaux fouisseurs accédaient aux cercueils de la famille de mon vendeur. Un badigeon de chaux, datant vraisemblablement de la fin du XIXème siècle, dissimulait tant bien que mal que les peintures murales d'origine avaient longtemps subi le heurt de fagots entreposés là contre des enduits reconnus de longue date comme particulièrement fragiles. Néanmoins, apercevant des vestiges de peintures murales alors qu'il intervenait sous la double casquette d'A.B.F. de l'Orne et de maître d'ouvrage de mes premiers travaux de restauration, Nicolas GAUTIER s'était enthousiasmé et m'avait convaincu de solliciter, en mettant en avant ces vestiges, le classement de la Chaslerie comme monument historique, ce qui fut obtenu en 1996.

Auparavant, Nicolas m'avait mis en contact avec Roland BOUSSIN et la charpente et la couverture de la chapelle avaient été fort bien restaurés par Roland sous le contrôle de Nicolas.

Avant 1999 mais après que Nicolas GAUTIER avait dû renoncer à exercer la maîtrise d’œuvre sur mon chantier, j'avais fait restaurer les deux portes de la chapelle, telles qu'on les voit encore aujourd'hui, par Patrick CENNI, à l'époque propriétaire du château de Chaulieu dans la Manche, pour la restauration duquel, menée largement par ses soins, il avait obtenu le grand prix national des V.M.F. Auparavant, ces deux portes étaient en sapin et peintes en blanc, et surtout H.S.

Après la restauration des peintures murales, j'ai restauré le sol de la chapelle en utilisant des tommettes anciennes en provenance du Beaujolais et en y ajoutant quatre tombes du même modèle que les quatre antérieures ; de même, j'ai fait maçonner une estrade qui n'existait pas antérieurement et prévu une possibilité d'illuminations à l'intérieur du bâtiment et à ses quatre angles. Surtout, j'ai meublé la chapelle.

Chaque année, la visite de la chapelle a beaucoup de succès auprès du public, notamment à l'occasion des "Journées du patrimoine".
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 20 Février 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Peinture - Chapelle
0
Voici le "dossier des ouvrages exécutés" établi en 1999 par Corneliu ANDRONESCU, artisan de nationalité roumaine.
Christiane SCHMÜCKLE-MOLLARD, maître d’œuvre ès-qualité d'architecte en chef des monuments historiques, ne s'était même pas donné la peine, à ma connaissance, de viser ce document.

J'ai scanné les 39 pages de ce document que je reproduis ici sans avoir essayé d'en corriger les couleurs.

Les commentaires entre les pages sont de moi, destinés à introduire un minimum de légendes à propos des photos :

Voici le rapport de l'artisan (3 pages). On pourra noter, si l'on sait lire entre les lignes, qu'à la fin de son texte, il signale la désinvolture de l'architecte :

Voici le calque (en 4 feuillets) précisant l'état des peintures murales avant restauration) :

Voici le calque (en 4 feuillets) situant les interventions de l'artisan :

Le haut du pignon Sud avant restauration :

Le haut du pignon Sud en cours de restauration :

Le haut du pignon Sud après restauration :

Le pignon Sud avant restauration :

Le pignon Sud après restauration :

Détail du pignon Sud ("Dieu le père") après restauration :

Détal du pignon Sud avant et après restauration (le visage d'un saint) :

Détail indéfini du pignon Sud avant et après restauration :

La partie Sud du mur Ouest en cours de restauration :

Détail de la partie Sud du mur Ouest en cours de restauration :

La partie Sud du mur Ouest après restauration :

Le haut de la partie Sud du mur Ouest après restauration :

La partie Sud du mur Est en début de restauration :

Détail de la partie Sud du mur Est en cours de restauration ("le pied") :

La partie Sud du mur Est après restauration :

Détail de la partie Sud du mur Est ("le pied") en cours de et après restauration :

Le haut du pignon Nord avant restauration :

Le bas du pignon Nord avant restauration :

Le haut du pignon Nord après restauration :

Le bas du pignon Nord après restauration :

Détail de la partie Sud du mur Est en cours de restauration :

La partie centrale du mur Est en début de restauration :

La partie Sud du mur Est après restauration :

Le haut de la partie centrale du mur Est en début de et après restauration :

La partie centrale du mur Est après restauration :

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 20 Février 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Peinture - Chapelle
0
Voici l'état actuel des décors restaurés de la chapelle :

- le mur à droite de la porte Ouest :

19 février 2020.


- le mur au-dessus de la porte Ouest :

19 février 2020.


- le mur à gauche de la porte Ouest :

19 février 2020.

19 février 2020.


- le mur entre la porte Ouest et la fenêtre Ouest :

19 février 2020.


- autour de la fenêtre Ouest :

19 février 2020.

19 février 2020.

19 février 2020.

19 février 2020.

19 février 2020.


- le mur à gauche de la fenêtre Ouest :

19 février 2020.


- ce qu'il reste du visage du saint sur le mur Sud :

19 février 2020.


- ce qu'il reste du "pied" sur le mur Est :

19 février 2020.


- autour de la fenêtre Est :

19 février 2020.


- la tombe de marbre (anciennement blanc) au pied de l'autel :

19 février 2020.


- l'état du sol près de deux spots d'éclairage (c'est pareil pour les deux autres), après que, chaque hiver, le gel l'a fait sauter :

19 février 2020.

19 février 2020.


Il me semble que tout cela prouve surabondamment que l'humidité attaque les murs et a vieilli prématurément les restaurations d'il y a une vingtaine d'années.

Selon M. Yves LESCROART, intervenant alors comme mon "assistant à la maîtrise d'ouvrage", il y a lieu de prévoir une sortie d'air en haut du mur Sud et de maintenir le bâtiment hors gel.

C'est pourquoi j'ai demandé en juin dernier à "Bee +" de prévoir un tel chauffage, si possible par aquathermie, dans son étude.

Quant aux vitraux, je n'en parle pas ici, sauf pour montrer la laideur de la protection extérieure prévue par Dominique RONSSERAY, architecte en chef des monuments historiques, et mise en place par le vitrailliste à qui il avait fait attribuer le marché :

19 février 2020.

En fait, ce doublage a nécessité qu'à l'intérieur de la chapelle, de petit grillages d'aération soient inclus dans les vitraux de chacune des deux fenêtres. Diverses bestioles entrent par ces grillages, se réchauffent les os au soleil et, surtout, se reproduisent avec frénésie et un grand succès entre les vitraux et ces protections, avant d'y crever sans pouvoir en sortir. Or on ne pourrait éliminer ces insectes, sauf à démonter les vitraux ou leurs protections, ce qui est charmant.
Longue conversation téléphonique hier soir avec l'architecte du patrimoine.

Deux sujets ont été abordés principalement :

- les suites à donner aux premières conclusions du bureau d'études "Bee +" : l'architecte du patrimoine m'a, à juste titre, indiqué qu'elle demanderait (1) que soit précisé le circuit de l'eau entre les forages et la chaufferie centrale, (2) que le circuit des tuyauteries à enterrer dans la cour soit rendu compatible avec les exigences du service régional d'archéologie et (3) que soit bien prise en compte la mise hors gel de la chapelle. De mon côté, (1) j'ai rappelé que j'avais demandé que le chauffage de la cave soit inclus dans la seconde phase de l'installation du chauffage ; il faudra sans doute que je rappelle aux uns et aux autres à quoi, dans mon esprit, doivent correspondre ces deux phases (phase 1 : le colombier, le bâtiment Nord, la moitié Nord du logis y compris la cage d'escalier, la mise hors gel de la chapelle ; phase 2 : le reste de l'aile Ouest, y compris la tour Louis XIII, la moitié Sud du logis, avec un extension possible de l'installation pour couvrir les besoins en eau chaude de la cave) ; et (2) j'ai indiqué ne pas être favorable à un empiètement du matériel de chauffage dans l'arrière-cuisine du bâtiment Nord ; je préférerais qu'on utilise les combles du logis si nécessaire ;

- la transformation de la "salle dévastée" en garde-meubles : j'ai besoin que cette pièce soit prête le plus tôt possible, afin de ne pas freiner trop longtemps mon chantier de Paris ; l'architecte du patrimoine me recommande de me contenter dans l'immédiat d'un sol provisoire pour cette salle, ce qui me paraît raisonnable, ne serait-ce qu'en raison du flou qui entoure encore la restauration de sa cheminée (et d'abord à propos de l'âtre qui serait à repenser, l'actuel étant un infâme bricolage dû au massacreur et lésineur des années 1950). Je vais donc demander à Igor de se mettre à cette tâche dès son retour et, pour la préparer, vais passer commande des lambourdes et dalles de bois aggloméré nécessaires en l'état du stock.
La réunion de ce matin avec "Bee +" s'est déroulée dans un climat très studieux, le changement d'interlocuteur s'étant ainsi révélé très salutaire :

10 mars 2020.

10 mars 2020.


Les principaux enseignements que je retiens pour ma part sont les suivants :
- le principe du chauffage par aquathermie ayant été validé, on s'orienterait vers un chauffage par le sol partout où c'est possible, mais avec des radiateurs électriques plutôt que par aquathermie là où ça ne l'est pas ;
- par voie de conséquence, les espaces dévolus à la sous-station à prévoir dans le bâtiment Nord seraient fortement réduits ; en clair, Carole disposerait d'une arrière-cuisine non ratatinée pour cause de chauffage ;
- l'eau chaude aux robinets serait fournie par des chauffe-eau électrique et non par l'aquathermie comme envisagé précédemment ;
- la mise hors-gel de la chapelle se ferait par un dispositif aussi peu invasif que possible ;
- le chauffage de la cave ne serait pas raccordé au chauffage central du manoir mais à un système particulier d'aérothermie (sans doute à dissimuler, selon moi, dans l'appentis de la cave, ce point n'ayant toutefois pas été évoqué).

Sur ces bases, le coût en investissement et en fonctionnement de l'ensemble de l'installation de chauffage serait moindre que celui d'une installation exclusivement aquathermique.

L'architecte du patrimoine s'est tout particulièrement intéressée aux problématiques du raccordement des puits à la chaufferie centrale ainsi que de cette dernière au logis. Son souci est d'éclairer toutes les questions susceptibles d'être posées par le service régional d'archéologie au titre de l'enfouissement des réseaux nécessaires, tant dans l'avant-cour que dans la cour, ainsi qu'en direction de la chapelle.

Pour le reste, l'architecte du patrimoine et le bureau d'études se sont mis d'accord sur les adaptations à apporter à la version de l'étude d'aquathermie déjà remise, ainsi que sur un découpage des livraisons de compléments d'études réparti entre "APS" et "APD" (mais assez chinois pour moi).

Le plombier n'est, comme moi, intervenu que marginalement dans ces débats auxquels Carole n'a pas participé. Mon principal rôle aura ainsi été de présenter les volumes à chauffer et de rappeler mes souhaits en terme d'habitabilité et d'échelonnement des travaux dans le temps.
Au cours de la discussion, hier après-midi, avec l'architecte du patrimoine, celle-ci m'a demandé de documenter tous les travaux que j'ai effectués depuis mon achat de la Chaslerie, de manière à lui permettre de reconstituer, à l'usage de l'administration qui a dit le souhaiter le 7 février dernier, un dossier complet.

Je ne vois aucun inconvénient de principe à une telle demande. Je suis même désireux d'y satisfaire. J'ai néanmoins fait observer que, avant le lancement du site favori, je n'avais pas une méthodologie d'archivage aussi régulière et systématique que désormais. Donc les deux premiers tiers de ma vie de chantier pourraient être retracés par moi de façon lacunaire. "Qu'à cela ne tienne", m'a répondu l'architecte du patrimoine, "j'irai rechercher les documents utiles auprès des services des affaires culturelles".

A la réflexion, je me dis que c'est certainement là une idée à creuser.

Pour ma part, je serais en effet demandeur d'accéder aux archives suivantes (si elles existent) :
- celles relatives à la campagne de travaux des années 1950 ; ceux-ci ont été considérables et ont touché, notamment, à l'avant-cour (comblement de la mare), à l'aile Ouest (percement de nombreuses ouvertures, conception d'un escalier particulièrement raté, affouillement des sols, usage intensif du ciment), au bâtiment Nord (percement de nombreuses fenêtres carrées, usage intensif du ciment), au logis (trafics divers de cheminées, infâmes bricolages de la charpente, réimplantation de décors, boiseries et planchers IIIème République d'appartements parisiens, usage intensif du ciment, recours fréquent à de l'amiante) ;
- celles relatives à la campagne de travaux des années 1970, tant dans le bâtiment Nord (usage intensif de parpaings, de ciment et de céramiques bleu des mers du Sud bas de gamme) que dans la tour Louis XIII (restitution de la charpente en lamellé-collé, ratage manifeste de la prétendue restauration de la cheminée du rez-de-chaussée, implantation d'un linteau ridicule, en granit, de la lucarne sur cour).

Et, puisqu'on ferait remonter à la surface de telles archives, ne pas oublier le dossier des travaux consécutifs à l'incendie de 1884 (notamment relatifs à l'arasement du logis et à la reconstitution de la charpente avec du sapin).

Tout cela promet d'être passionnant. Particulièrement pour la période allant de 1926, année de l'inscription à l'I.S.M.H. de l'ensemble du manoir et de ses dépendances, intérieurs comme extérieurs (donc de l'entrée de la Chaslerie dans le champ de contrôle des autorités des affaires culturelles), à 1991, année de mon achat.
Echange de courriels, pendant le week-end, avec l'architecte du patrimoine, en vue de mieux cerner ce que pourrait être le périmètre de l'extension de sa mission (au-delà de la "mission EXE" sur les menuiseries extérieures).

Elle prend son rôle très à cœur et c'est très bien. Mais j'ai des idées arrêtées sur certains sujets sur lesquels j'ai réfléchi depuis des années.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 20 mars 2020 12:45
À : (...)architecte@gmail.com
Objet : RE: DOMFRONT Manoir - Budget prévisionnel

Merci.

Bien cordialement,

PPF

____________________________________________________________________________

De : (...)architecte@gmail.com
Envoyé : vendredi 20 mars 2020 12:29
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: DOMFRONT Manoir - Budget prévisionnel

Bonjour,

Je comprends. Je vais vous faire un devis pour une mission partielle.
On pourra faire un avenant quand la situation sera améliorée et quand le montant des travaux sera établi.
Bien cordialement,
(...)
Architecte DPLG - Architecte du Patrimoine

____________________________________________________________________________

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 20 mars 2020 11:44
À : (...)architecte@gmail.com
Cc : C.F. ; T.F.
Objet : RE: DOMFRONT Manoir - Budget prévisionnel

Madame,

Je ne suis pas capable de vous répondre. Particulièrement dans le contexte présent. Préparez donc au mieux les deux hypothèses si vous le voulez bien.

Bien cordialement,

PPF

____________________________________________________________________________

De : (...)architecte@gmail.com
Envoyé : vendredi 20 mars 2020 10:50
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : DOMFRONT Manoir - Budget prévisionnel

Bonjour,

Afin de vous faire une proposition financière, auriez-vous un budget prévisionnel pour l'ensemble des travaux qui feront l'objet du dossier administratif de dépose auprès du gouvernement?
Vais-je avoir une mission jusqu'à l'autorisation administrative ou bien une mission complète (suivi de chantier?)

Bien cordialement,

(...)
Architecte DPLG - Architecte du Patrimoine

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 20 mars 2020 17:40
À : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>
Cc : (...)architecte@gmail.com; Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>; C.F. ; T.F.
Objet : RE: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Monsieur,

Merci beaucoup. Nous allons prendre le temps d'étudier tout cela.

Je vous règle votre facture.

Pas de problème pour ne pas publier ce qui vous gênerait.

Cordialement,

PPF

__________________________________________________________________________

De : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>
Envoyé : vendredi 20 mars 2020 15:58
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : (...)architecte@gmail.com ; Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>; C.F. ; T.F.
Objet : Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Bonjour,

Vous trouverez ci-joint l'étude de faisabilité actualisée (chiffrage inclus) en tenant compte des décisions prises le 10 mars dernier.
Je vous informe que, malgré l'épidémie et le confinement, nous sommes en mesure de continuer à travailler.
Si cela devait changer (personne n'étant malade actuellement dans l'équipe), nous vous informerions le plus rapidement possible.

Je joins également nos plans (pdf et dwg).
J'ai constaté que vous publiez nos documents sur votre blog. Je vous remercie de ne pas publier nos plans au format dwg.
En effet, il y a une part de savoir-faire dans ces fichiers que nous ne souhaitons pas offrir à tout-un-chacun.

Compte rendu des décisions et prochaines actions décidées lors de la réunion de 10 mars (en ce qui concerne les activités fluides) :

- L'aquathermie est retenue. 1 des forages existants sera utilisé comme source d'eau. L'eau sera ensuite rejetée dans la Douve

- L'aquathermie n'assurera que le chauffage par planchers chauffants et des radiateurs existants dans le Manoir.
Les compléments de chauffage seront assurés par des radiateurs électriques.
L'eau chaude sanitaire sera produite par des chauffe-eaux électriques placés à proximité des points de puisage

- L'aquathermie assurera également le chauffage de la Chapelle par un aérotherme mural (qui sera habillé par un mobilier en bois)

- Les réseaux traversant le cour sont modifiés pour longer les bâtiments le long du mur d'enceinte sud et de la façade Ouest du logis.
Un départ de plancher chauffant est ajouté dans le logis sud.
L'altimétrie des réseaux enterrés est à préciser sur les plans.

- Le rapport est à modifier pour préciser que l'eau jaillit naturellement du sol et qu'il est impossible de la renvoyer dans le sol.

- Nature des menuiseries : profilé en chêne, et double vitrage type Monastic (Ug = 1.9)

- Calendrier des prochaines échéances :
+ Fin mars : Bee+ : Rendu final de l'étude de faisabilité (Présent mail)
+ Fin mai : (architecte) : Disponibilité des plans d'aménagement intérieur
Bee+ : Plans des réseaux extérieurs avec l'altimétrie
+ Fin juillet : Bee+ : Rendu étude stade APD

Cordialement,

Grégory Vannobel
Agence Bee+ Louvigné de Bais
06 37 98 62 69
gregory@beeplus.fr

(Fin de citation)
Il est 3 heures du matin et, à mon habitude, je vérifie, dans la "tour de contrôle", quels sont les messages du site favori qui ont été "individualisés" hier par les visiteurs. Il y a 24 heures, lors de ma précédente insomnie, j'en avais fait de même. Et j'avais ainsi redécouvert un message où je me proposais d'installer la chaufferie centrale sous la charretterie. Une idée que j'avais ensuite oubliée, préférant, comme l'on sait et par crainte de la perte d'une trop grande quantité de calories dans les sols, privilégier une installation au rez-de-chaussée du colombier.

Hier après-midi, au réveil de ma sieste, l'idée s'est imposée à moi dans toute son évidence. En effet, en translatant la chaufferie sous la charretterie, on simplifierait drastiquement toute la problématique des jonctions entre les forages et la chaufferie.

J'ai donc essayé de joindre téléphoniquement l'architecte du patrimoine (avec qui j'avais pu discuter d'autres sujets le matin-même) puis M. VANNOBEL (de "Bee +") pour leur faire part de mes réflexions. Je suis ainsi d'avis qu'il faudrait que M. VANNOBEL prépare une version 4 de son étude de faisabilité calée sur ma nouvelle idée. Bien sûr il me faudra remettre la main au porte-monnaie. Mais j'estime que ce serait trop bête de perdre une occasion de bien faire :
- en ôtant de la matière aux débats à venir avec le service régional d'archéologie,
- en libérant l'espace du rez-de-chaussée du colombier pour le rendre disponible pour un rôle plus noble que l'abri d'une chaufferie ;
- en donnant un rôle approprié de local technique à la charretterie, d'autant que l'arrivée générale de l'électricité s'y trouve déjà.

Il faudra que je demande à M. VANNOBEL de comparer, en termes de déperdition de chaleur, les deux hypothèses d'implantation de la chaufferie. Et, tant qu'on y est, de me préciser les incertitudes sur ses évaluations de coûts (investissement et fonctionnement), ces derniers demeurant redoutables à mon échelle, même dans la version 3 de l'étude consécutive à la récente réunion sur place avec l'architecte du patrimoine.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 27 mars 2020 11:27
À : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>; (...)architecte@gmail.com
Cc : Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>; C.F. ; T.F.
Objet : RE: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Madame, Monsieur,

Je reviens sur l'étude de faisabilité, dans sa Version 3, telle que M. VANNOBEL nous l'a transmise le 20 mars dernier.

A la réflexion, je me demande si la chaufferie centrale ne devrait pas être installée sous la charretterie plutôt que sous le colombier.

Ceci aurait plusieurs avantages, parmi lesquels :

- la libération du rez-de-chaussée du colombier pour d'autres usages (comme ceux imaginés par M. PAQUIN dans son "esquisse" de juillet 2018) ;
- l'affectation d'une partie de la charretterie à un usage technique d'autant mieux venue que, d'une part, la problématique éventuelle de l'acoustique serait améliorée, d'autre part, il y a déjà là l'arrivée générale de l'électricité (cf dernière photo jointe) ;
- la grande facilitation de la question de la "tuyauterie lourde" (j'appelle ainsi les jonctions entre, d'une part, le puits 1 et la chaufferie centrale, cf la 2ème photo, d'autre part, entre cette dernière et la douve) : moins de longueur, donc moins de déperditions de chaleur à ce titre, moins de fossés, donc moins de débats à ce titre avec le service régional d'archéologie ;
- la faible complexification de la problématique de la "tuyauterie moyenne" (j'appelle ainsi les jonctions entre la chaufferie centrale et les trois points à desservir, à savoir l'aile Ouest, le Sud du logis et le Nord du logis) ; les circuits correspondants se trouveraient au total allongés en moyenne de la distance entre la charretterie et la porte charretière de la cour (cf avant-dernière photo).

Bien entendu, pour qu'une telle idée prospère, il faudrait d'abord que les déperditions de chaleur dans la "tuyauterie moyenne" ne soient pas trop significatives entre l'hypothèse 1 d'une chaufferie centrale dans le colombier et l'hypothèse 2 de cette chaufferie dans la charretterie. Je prie donc M. VANNOBEL de nous faire part de son sentiment qualitatif à ce sujet. Nul besoin d'entrer dans des calculs savants. Il suffit, me semble-t-il, qu'il nous rappelle les ordres de grandeur à prendre en compte : déperdition de chaleur au mètre linéaire des tuyaux "lourds" et des "moyens", profondeur d'enfouissement normale pour les deux types de tuyaux, différences de coûts correspondantes, et qu'il en tire une conclusion grossière.

Si, au terme de cet examen préalable sommaire, mon hypothèse 2 ne paraît pas trop stupide, je prierais M. VANNOBEL d'adapter en conséquence son étude "Faisa", en liaison avec l'architecte du patrimoine. Bien entendu, cette "Variante 4" se traduirait par un devis complémentaire de "Bee +".

A propos de la "Variante 3", des évaluations y sont données des coûts d'investissement et de fonctionnement mais elles le sont en chiffres absolus, c'est-à-dire sans indication de la marge d'erreur. Les ordres de grandeur étant importants à mon échelle, je souhaiterais que, si possible, l'étude soit approfondie sur cette question, délicate pour moi.

Je reviens sur mon hypothèse 2 (chaufferie centrale sous la charretterie). J'ai mesuré le volume disponible dans ce bâtiment pour cet usage (1,88 m sous poutre, sachant que le bas des solives se trouve plus de 36 cm au-dessus du bas de la poutre ; il serait en outre facile, par démontage de solives, de disposer d'un volume plus élevé). Il n'y a donc pas de difficulté à ce sujet. Je joins des photos que j'ai prises ce matin.

Dans un prochain envoi (car problème de volume de l'envoi), je vous transmettrai des plans de la charretterie et un schéma relatif à mon hypothèse 2.

Je suis à votre disposition pour vous fournir tout document complémentaire ou pour commenter mes photos.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)

Voici les pièces que j'ai réussi à joindre à ce courriel, photos, documents divers et plans :
1 - la charretterie vue du Nord :

27 mars 2020.

2 - vue du Sud-Est ; au 1er plan, le forage n°1, celui qui servira ; on voit qu'il n'est guère éloigné de la porte par laquelle le "tuyau lourd amont" pourrait passer ; quant au "tuyau lourd aval", il lui suffirait de rejoindre un regard situé à l'angle Sud-Est du bâtiment, et le problème de l'aval serait réglé :

27 mars 2020.

3 - Le seuil de l'entrée par laquelle la "tuyauterie lourde" passerait. On voit que ce serait facile à mettre en place :

27 mars 2020.

4 - Vue sous la charretterie, vers le Nord-Ouest. On voit que le sol est dans l'état de l'ancienne étable des années 1950 :

27 mars 2020.

5 - Vue vers le Sud-Ouest :

27 mars 2020.

6 - Vue vers le Sud. A gauche, la poutre dont je parle dans mon courriel (1,88 m au-dessus du sol en ciment de l'ancienne étable des années 1950) :

27 mars 2020.

7 - Vue vers le Sud-Ouest :

27 mars 2020.

8 - Photo prise de la petite porte de la façade Nord de la charretterie. C'est par là que, dans l'hypothèse 2, passerait la "tuyauterie moyenne". Donc elle prendrait la pelouse de gauche de l'avant-cour en écharpe pour rejoindre la porte charrettière :

27 mars 2020.

9 - L'arrivée générale de l'électricité. Il paraît que, s'il y a permis de construire, les frais de passage au "tarif orange" d'EdF (de l'ordre de 5 000 € d'après ce qui m'avait été dit) resteraient à la charge d'"Enedis" :

27 mars 2020.

Des extraits du plan réalisé à ma demande par un géomètre en 1992, avant tous travaux de terrassement (autres qu'au niveau des douves et des canaux amont et aval) réalisés par mes soins. A noter que, depuis cette époque, j'ai relevé le sol le long du mur de la chapelle au manoir, du côté Ouest de celui-ci, et notamment aux alentours de l'angle Nord-Ouest de la chapelle :

Le permis de construire (largement de reconstruire) la charretterie :

Les plans de la charretterie dressés par Nicolas GAUTIER, A.B.F., il y a une bonne vingtaine d'années, sachant que le projet alors envisagé est identique à ce qui a été réalisé (aux menuiseries extérieures Nord près, qui n'ont toujours pas été fabriquées) :

L' autorisation de travaux (charpente et couverture) sur la chapelle. (Il y a eu ensuite la restauration ratée des peintures murales, à l'intérieur du bâtiment, sous l'égide de Mme SCHMÜCKLE-MOLLARD, A.C.M.H.) :

Des extraits des plans de Nicolas GAUTIER relatifs à la chapelle :


(Il me reste à dessiner mon croquis de principe.)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 31 mars 2020 16:33
À : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>; (...)architecte@gmail.com
Cc : Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>; C.F. ; T.F.
Objet : RE: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Cher Monsieur,

Merci beaucoup pour ce message très constructif.

S'agissant de la relation avec ENEDIS, vos conseils, de toutes natures, pour manœuvrer au mieux face à leurs tarifs seront les bienvenus.
Je pense que leurs coffrets pourraient rester là où ils sont, sous la charretterie, ou bien être légèrement déplacés pour se trouver, comme la chaufferie, dans la partie "ancienne étable".

Il n'y a pas, actuellement d'accès à l'eau dans la charretterie. L'eau de ville arrive d'un compteur situé près du bâtiment dit "ferme" ; la canalisation enterrée va de ce point haut vers un regard situé à l'angle Nord-Ouest du bâtiment Nord.
Je comprends toutefois qu'il serait facile d'utiliser l'eau du "puits n°1", puits artésien foré en décembre 2018, pour avoir de l'eau sous la charretterie, eau trouvée à 60 m de profondeur. Donc, du moins je l'imagine, potable mais ferrugineuse.

Le numéro de Régis FOUILLEUL est le 06 84 82 45 88.
Régis était venu me voir, de mémoire, avec le patron de LEMASSON qui avait tendance à me coller des équipements lourds un peu partout. C'est du moins ce que j'avais retenu, et cela m'avait conforté dans le souhait de faire intervenir un bureau d'études...

Bien cordialement,

PPF

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De : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>
Envoyé : mardi 31 mars 2020 15:39
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; (...)architecte@gmail.com
Cc : Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>; C.F. ; T.F.
Objet : Re: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Bonjour M. Fourcade,

Votre idée est très bonne. Elle permet d'éviter toutes nuisances sonores dans le Manoir, et de libérer de l'espace.
Cela ne change pas fondamentalement l'étude de faisabilité : les longueurs de tuyauterie sont agrandies. Au besoin, nous augmenterons l'épaisseur d'isolant autour des canalisations enterrées pour rester dans des quantités de déperditions acceptables.

La question de l'abonnement électrique devra être tranchée rapidement :
- Soit changer l'abonnement actuel par un abonnement tarif jaune
- Soit prendre un 2ème abonnement : un pour la maison et l'autre pour la chaufferie

De ce choix et de l'emplacement des coffrets électriques ENEDIS, dépendra le tracé des alimentations électriques.

Aurons-nous un accès à l'eau dans la charretterie (pour le remplissage des réseaux de chauffage) ?

Concernant la fiabilité de nos chiffrages :
- Nous sommes assez confiants sur les coûts d'installation car nous avons pas mal travaillé le sujet. La marge d'erreur est estimée à +/- 5%

- Concernant les coûts de consommation, cela dépendra en majeure partie de l'usage que vous ferez du Manoir.
Nous avons simulé la situation la plus dépensière en considérant que l'ensemble du Manoir est chauffé.
Dans la réalité les coûts de consommation devraient être inférieurs à l'estimation. Mais nous ne pouvons nous avancer sur une quelconque marge d'incertitude.

Je vous transmets dans un second mail le devis pour actualiser l'étude de faisabilité.

A noter : nous ne retravaillerons le plan d'implantation en chaufferie qu'en phase APS/APD sur la base des plans intérieurs que nous transmettra Mme (...).

Pouvez-vous me donner le numéro de portable de M. Fouilleul afin de récupérer les coordonnées tu technicien de l'entreprise Lemasson ?

Cordialement,

Grégory Vannobel
Agence Bee+ Louvigné de Bais
06 37 98 62 69
gregory@beeplus.fr

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 6 avril 2020 15:08
À : (...)architecte@gmail.com
Cc : C.F. ; T.F.
Objet : RE: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

L'estrade fait 2,14 m de large, dont 1,81 recouvert de dalles de pierre (de Caen ?) de 32 cm de côté, et 33 cm pour la marche de bois.
Cette estrade a 22 cm de hauteur par rapport au sol de la chapelle, ce dernier recouvert d'anciennes tommettes en provenance du Beaujolais, en plus de 4 tombes de pierre noire (dont 4, datant de la 2ème moitié du XIXè, qui étaient là en 1991, lors de mon achat du manoir, et 4 que j'ai rajoutées, du même modèle).
Le nez de marche a une profondeur (surplomb) de 4 cm.

Ci-joint un petit reportage photographique que je viens de réaliser à l'instant à votre intention. Il rappelle notamment que les pierres autour des projecteurs d'angle ont été soulevées et cassées par le gel :

6 avril 2020.

6 avril 2020.

6 avril 2020.

6 avril 2020.

6 avril 2020.

6 avril 2020.

6 avril 2020.

6 avril 2020.

6 avril 2020.


Bien cordialement,

PPF

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 6 avril 2020 14:34
À : (...)architecte@gmail.com
Objet : RE: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Je pense que vous avez déjà reçu tous les éléments utiles : reportage complet sur la restauration des peintures murales et plans et coupes pertinents de Nicolas GAUTIER. A part les dimensions de l'estrade (hauteur = 1 marche, et largeur), peut-être, sous l'autel.

Bien cordialement,

PPF

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De : (...)architecte@gmail.com
Envoyé : lundi 6 avril 2020 14:32
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Bonjour,

j'ai besoin de l'ensemble des relevés de la chapelle ainsi que d'un reportage photographique avant de statuer.
Bien cordialement,

(...)
Architecte DPLG - Architecte du Patrimoine

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 6 avril 2020 14:21
À : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>; (...)architecte@gmail.com
Cc : Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>; C.F. ; T.F.
Objet : RE: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Oui bien sûr pour le 1er point.
Pour le second, c'est bien entendu sous la statue de la Vierge qu'il faut placer la mécanique.
Bien cordialement,
PPF

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De : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>
Envoyé : lundi 6 avril 2020 14:15
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; (...)architecte@gmail.com>
Cc : Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>; C.F. ; T.F.
Objet : Re: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Bonjour,

Ok pour ces principes. Mes remarques :
- Les réseaux allant vers le Manoir devront être dévoyés avant de passer sous la porte charretière, afin d'éviter le dallage entre le Colombier et la porte
- Pour les réseaux vers la Chapelle, le plus court étant le mieux, la pénétration par le mur ouest nous convient.
Je souhaite néanmoins un retour de Mme (...) à ce sujet.
Reste la question du positionnement de l'aérotherme dans la Chapelle. Est ce qu'on le place également sous la statue (ce qui serait le plus simple), ou doit-on garder son emplacement défini le 10 mars, sur le pignon nord (dans ce cas, la passage des réseaux dans la Chapelle est problématique)?

Cordialement,

Grégory Vannobel
Agence Bee+ Louvigné de Bais
06 37 98 62 69
gregory@beeplus.fr

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 25 Avril 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Charpente-couverture - Chapelle
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L'architecte du patrimoine m'a demandé de lui communiquer les permis de construire et les décisions de subvention que j'ai obtenus au titre de mes travaux depuis mon achat de la Chaslerie, en juin 1991.

Retrouver ces documents se révèle un important travail pour moi puisqu'ils sont dispersés entre plusieurs caisses archivées dans les combles, peu accessibles, de la tour Louis XIII.

Voici néanmoins les pièces que j'ai retrouvées, relatives à la restauration de la charpente et de la couverture de la chapelle, en 1992, par Roland BOUSSIN, charpentier-couvreur, sous le contrôle de Nicolas GAUTIER, A.B.F. et maître d’œuvre :

Le dossier de demande de permis de construire contenait de mauvaises photocopies de photos prises, de mémoire, par Nicolas GAUTIER durant l'été 1991 :

Celle-ci montre la voûte de la chapelle, alors en plâtre et H.S. :

Il y avait une importante fissure à l'angle Nord-Est de la chapelle :

Le lierre grimpait partout :

Au Nord de la chapelle, le mur entre la chapelle et le manoir était éboulé à divers endroits (l'arrachage du lierre à la pelleteuse au début de l'été 1991 n'ayant pas arranglé les choses) :

Le clocher de la chapelle présentait une gîte, de mémoire de 70 cm, à son sommet :

Et voici, pour terminer ce message, quelques documents relatifs à la subvention reçue (100 000 F pour la charpente et la couverture de la chapelle et de la cave, alors appelée "maison du gardien) :

Mes dossiers fiscaux font apparaître que j'ai réglé en 1992 un peu plus de 506 000 F au titre de "travaux exécutés par les Services de l'Architecture déduction faite des subventions", ces dernières s'étant élevées à 87 000 F, dont plus de 246 000 F en faveur de Roland BOUSSIN et au titre de la charpente et de la couverture de la chapelle et près de 10 000 F en faveur de l'"Atelier ANGELESCU" au titre de sondages des peintures murales à l'intérieur de la même chapelle.

Il me semble que ce type d'informations donne une idée de ce que je peux fournir comme pièces administratives à l'architecte du patrimoine si cela l'intéresse. Mais, comme cela me demande un énorme boulot, je vais d'abord lui demander si elle souhaite que j'entre dans un tel niveau de détail. Si oui, il me faudra un bon mois, à tout le moins, et en ne faisant quasiment que cela, pour lui donner satisfaction à propos des autres travaux que j'ai entrepris depuis une trentaine d'années.

Ce serait là, certes, une manière comme une autre d'occuper ces jours de confinement. Mais est-ce ce genre de détails que souhaite désormais la D.R.A.C. pour savoir à quoi s'en tenir à propos de mon chantier et qu'elle a réclamé le 7 février dernier lors d'une réunion mémorable ?

P.S. (du 25 avril 2020 à 17 heures) : A propos de la restauration de la chapelle, je rappelle que des photos en sont accessibles dans la "Galerie photo" du site.

Je signale au passage une erreur dont je viens de m'apercevoir à l'instant. La restauration de la charpente et de la couverture date de 1992 et non de 1993 comme l'indiquent les légendes de ces photos. En effet, lorsque j'ai créé cette "Galerie photo", donc après 2010, je me suis fié aux dates que l'appareil avait imprimées sur les photos. Mais j'avais oublié que mon appareil a longtemps été déréglé et que j'ai toujours rechigné à lire les modes d'emploi de ce genre d'engin. Donc je le redis, la bonne date est 1992 et non 1993, comme attesté, notamment, par la signature et le tampon de Nicolas GAUTIER sur les factures figurant dans le dossier fiscal.
Je poursuis la mise en ligne des courriers échangés avec Nicolas GAUTIER jusqu'au 12 mai 1998 (c'est en effet à cette date que s'arrête le tome 1 de mes archives relatives à cet architecte des bâtiments de France).

Cette mise en ligne présente-t-elle le moindre intérêt, compte tenu notamment du recul du temps ? Et ne serait-il pas dans mon intérêt bien compris de laisser tout cela reposer dans son coin, voire de le détruire afin de ne pas risquer d'envenimer les choses ? On peut sans doute se le demander.

Mais, comme me le disait mon aîné hier soir, j'ai toujours été très ordonné et méthodique dans mes classements. Donc, lorsqu'on me demande, comme actuellement, de justifier mon attitude face à des interlocuteurs officiels, je pense n'être pas trop mal équipé ou outillé pour éclairer le contexte d'une façon qui ne me semble pas inutile afin d'éviter la propagation d'appréciations insuffisamment fondées, pour ne pas dire insuffisamment réfléchies.

Et, comme je ne mets quasiment jamais en doute, par choix délibéré et hygiène de vie, la bonne foi de mes interlocuteurs, je me dis que ceux auxquels je pense ici trouveront peut-être là matière à reconsidérer les choses.

Les commentaires ci-après, sous forme de mots-clés, répondent à mon souci principal de faciliter, ne serait-ce qu'à mon simple usage, le fonctionnement du moteur de recherche du site favori.

20/12/91 - Terrassements du circuit des douves ; mur de terrasse, mur d'escarpe, mur entre la chapelle et le manoir, mur au Sud de la chapelle ; mur entre le manoir et le fournil ; bief amont et bief aval :


11/3/92 - Année de naissance d'Henri LEVÊQUE (le fermier) ; charretterie :


18/3/92 - Bief amont, bief aval ; mur entre la chapelle et le manoir ; mur de terrasse :


11/5/92 - Terrassements des douves (durant l'été 1991) :


25/1/93 - Mur entre le manoir et le fournil :


20/2/97 : Cave ; chauffage du logis ; couverture du logis et de l'aile Ouest ; subventions ; enfouissement de lignes électriques (au niveau de l'allée principale et en dépit de nombreuses relances, ce dossier n'a pas bougé à ce jour ) :


24/8/97 - Terrassement de l'arrière-cour ; démontage d'une grange (été 1991) ; drainages divers ; allée principale ; plantations ; mur entre la chapelle et le manoir ; "maison de Toutou" ; intérieurs du bâtiment Nord :


1/9/97 - Allée principale :


2/9/97 - Allée historique ; fournil du manoir ; toiture de la ferme :


2/9/97 : Allée historique ; fournil du manoir ; toiture de la ferme ; appentis de la ferme :


7/9/97 : "spécificité" de la compétence d'un A.B.F. :


14/9/97 : "Spécificité" d'un A.B.F. ; autres questions vulgaires (honoraires ; fosses septiques, etc) :


27/10/97 : Couverture de la ferme ; démolition du garage de la ferme ; charretterie (ou pressoir) ; mur de terrasse ; enfouissement de lignes électriques ; plantations :


24/11/97 : Colombier ; subventions ; tracasseries administratives ; maîtrise d’œuvre :


24/11/97 : Colombier ; subventions ; tracasseries administratives ; maîtrise d’œuvre :


12/3/98 : "maison de Toutou" :


26/3/98 : Tracasseries administratives :


22/4/98 : Mur d'escarpe des douves ; mur entre la chapelle et le manoir ; subventions :


25/4/98 : Subventions :


12/5/98 : Signalisation routière (dossier qui, en 2020, n'a pas avancé d'un pouce) :