Chapelle

La prochaine réunion de chantier est fixée au mercredi 14 janvier à 14 heures. MM. PAQUIN, SIMON et Carole y participeront. J'espère que MM. LETERTRE et VILLALARD pourront en être, aux côtés de Jacques BROCHARD (intervenant pour le compte de l'association organisatrice des concerts à la Chaslerie).
Cette après-midi, deuxième séance d'épongeage des tapis du salon...

9 janvier 2026.


... ou la vie de château, "comme ils disent"...

Quoi qu'il en soit, les événements des dernières 24 heures tendraient à me conforter dans mon choix (présent) de donner, pour la suite des travaux, la priorité aux menuiseries extérieures de l'aile ouest, sans oublier, tant qu'on en est à préparer de nouveaux dossiers, celles de la cour et celles de la chapelle.

P.S. (à 17 heures 15) : Je me dis qu'il ne serait pas dénué de sens d'inclure les menuiseries extérieures de la charreterie (inscrite à l'I.S.M.H.) dans le champ du dossier de ces menuiseries extérieures classées. Cela permettrait en effet d'amorcer en souplesse les travaux relatifs à l'installation d'un chauffage par géothermie.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 13 janvier 2026 08:31
À : Nova Géothermie <contact@nova-geothermie.fr>
Cc : arnaudpaquin.architecte@gmail.com ; C. F. ; Jacques BROCHARD
Objet : RE: Convention d’accompagnement – poursuite de ma mission
 
Monsieur,

Je prends note de votre refus de participer aux prochaines réflexions tant que je n'aurais pas signé une convention qui, si elle m'oblige à des engagements extraordinaires, ne comporte strictement aucun élément de coût, ce qui est parfaitement inacceptable bien entendu.

Sauf à entraver nos réflexions, vous voudrez donc bien me rendre en temps utile, c'est-à-dire sans délai, en vue de la prochaine réunion à laquelle vous aviez été invité, les divers documents que je vous ai confiés.

Salutations distinguées,

PPF

____________________________________________________________________________________

De : Nova Géothermie <contact@nova-geothermie.fr>
Envoyé : mardi 13 janvier 2026 08:24
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : arnaudpaquin.architecte@gmail.com ; C.F.
Objet : Convention d’accompagnement – poursuite de ma mission
 
Objet : Convention d’accompagnement – poursuite de ma mission
 
Monsieur,
 
Sauf erreur de ma part, je n’ai à ce jour pas encore reçu la convention d’accompagnement transmise pour signature.
 
Je me permets de vous préciser que cette convention constitue le cadre indispensable à mon intervention et conditionne naturellement la poursuite de ma mission sur votre projet, ainsi que ma participation active aux échanges et réunions à venir.
 
Je reste bien entendu à votre disposition pour toute question ou précision concernant cette convention et vous remercie par avance de bien vouloir me faire part de votre retour.
 
 Bien cordialement.
 
Stéphane SIMON
 
(Fin de citation)
Importante réunion de travail cette après-midi, à mon initiative et en présence de Carole, avec Jean-Baptiste LETERTRE, de "JANNELEC", plombier basé à Flers et qui m'a donné toutes satisfactions pour les travaux de la cuisine du bâtiment nord, et Sylvain VILLALARD, de "LEMASSON", fabricant réputé de pompes à chaleur géothermiques basé à Saint-Lô.

Je désirais entamer un dialogue avec Sylvain VILLALARD qui m'avait transmis, il y a quelques semaines, le produit des réflexions de son bureau d'études à propos du meilleur chauffage pour la Chaslerie. J'avais en effet trouvé les premières productions de ce bureau d'études illisibles pour moi malgré ma (lointaine) formation d'ingénieur et l'avais fait savoir, non sans cette "verdeur méridionale" (?) que me reprochent parfois des âmes faibles.

Depuis cette époque, il avait d'ailleurs été envisagé que je m'adjoigne les services d'un prestataire tiers, dont on m'avait recommandé la compétence et l'efficacité, pour m'aider à comprendre enfin quelque chose à ce difficile dossier dont la maîtrise m'était apparue un préalable avant le lancement, sur la base du permis de construire obtenu par Arnaud PAQUIN, de tous travaux d'aménagement intérieur du logis.

Mais ce prestataire tiers avait essayé, selon moi, de me forcer la main en m'obligeant à signer une "convention" inacceptable à mes yeux, tant elle manquait de précisions sur le prix du service en question alors même qu'auraient été mises à ma charge des clauses que j'estimais excessives. Donc exit l'artiste.

Je dois dire qu'au cours de la réunion d'aujourd'hui, Carole m'a agréablement surpris en écoutant avec soin toutes les précisions qui nous ont été apportées par MM. VILLALARD et LETERTRE puis en posant, en complément des miennes, des questions toujours judicieuses. De façon générale, on sait que je considère ne pas avoir la science infuse et que, par voie de conséquence, j'apprécie beaucoup que des tiers amis assistent à chacun de mes rendez-vous consacrés au chantier de la Chaslerie, qu'ils soient avec les administrations, les artisans ou l'architecte.

Nous avons ainsi pu procéder ce jour à un examen très sérieux de la problématique, Jean-Baptiste LETERTRE ayant apporté son devis pour la réalisation de tous travaux extérieurs au logis et au bâtiment nord mais indispensables pour y délivrer la chaleur nécessaire à un vrai confort. L'hypothèse centrale de travail, seule examinée à ce stade, était en effet que l'on assure un chauffage confortable du sous-ensemble constitué de ces deux bâtiments :

15 janvier 2026.

Que retenir de la réunion du 15 janvier dernier, en présence de Carole, avec Jean-Baptiste LETERTRE, de "JANNELEC", et Sylvain VILLALARD, de "LEMASSON" ? Voici ce que j'ai noté de mon mieux mais qui devra être confirmé, complété ou corrigé par ces entreprisess.

A - Sur le plan technique :

1 - La solution d'une géothermie profonde a été immédiatement écartée par mes deux interlocuteurs. La raison invoquée est le caractère ferrugineux de l'eau de la "rivière souterraine" découverte par "Brébant-Forage", lors de son intervention de décembre 2018 :


Il paraît en effet que, dans le cas d'une géothermie profonde, une telle eau obligerait à un entretien coûteux et fréquent du matériel enterré. Donc on retiendrait l'idée d'une géothermie de surface.

Dans le cas d'une géothermie de surface, l'entretien, beaucoup plus léger, consisterait, tous les deux ans, en un nettoyage du filtre et en la vérification du manomètre.

2 - Le principal argument que j'avais entendu à l'encontre d'une géothermie de surface ne serait pas valable. Il serait en effet faux que l'installation perdrait de son efficacité au fur et à mesure de vibrations provoquées par la circulation du liquide nécessaire dans le circuit, empêchant de ce fait un bon contact de ces tuyaux avec la terre. Il paraît qu'en fait, tout dépend du bon dimensionnement de l'installation.

Les tuyaux du réseau de captage devraient être enterrés à un mètre de profondeur et espacés horizontalement d'un mètre. Ceci serait compatible avec un enherbement du terrain et avec la plantation d'arbustes ou d'arbres fruitiers. Mais cela empêcherait de maçonner le terrain au-dessus du réseau, par exemple pour y aménager un parking ou un dallage ou toute autre installation empêchant l'arrivée des eaux de pluie ou des rayons du soleil sur le terrain sillonné par le réseau de captage.

Dans le cas d'espèce (chauffage du bâtiment nord et du logis, considéré comme l'hypothèse centrale de ces réflexions), la surface occupée par le réseau de captage de la chaleur serait d'environ 2000 m2 , donc nous en aurions largement la place dans le terrain immédiatement situé au sud de la charetterie et de la cave. Il faudrait ainsi creuser 18 tranchées de 50 m de longueur, de manière à enterrer 1,8 km de tuyaux de captage.

En moyenne sur l'hiver, l'eau d'entrée du capteur serait à 6° C. L'eau de retour serait à 0°C. Ces degrés de température captés permettraient une régénération naturelle du terrain en termes de capacité pour lui à fournir, sans encombre et vu le matériel proposé, de la chaleur aux pompes à chaleur. Ainsi, si le sol reçoit 50 W/m2 de chaleur du soleil (et autres), l'installation n'en capterait que 25.

Un collecteur, pas nécessairement étanche, serait à enterrer au sud de la charreterie. En partiraient 4 tubes de polyéthylène vers ce bâtiment.

L'extension nécessaire du réseau pour lui permettre, le moment venu, de fournir la chaleur nécessaire à l'aile ouest ne poserait pas davantage de problème ici en termes de disponibilité du terrain.

Dans la chaufferie, dont le sol devrait être "en dur", deux pompes à chaleur seraient à prévoir (toujours dans l'hypothèse privilégiée d'un chauffage dans le bâtiment nord et la totalité du logis). L'encombrement de chaque machine est de 1 m2 au sol, de sorte que 3 m2 seraient amplement suffisants pour deux. Jouxterait ces pompes un ballon de 500 litres. Donc il y aurait toute la place nécessaire dans la pièce du rez-de-chaussée de la charreterie. Cette pièce serait à fermer.

De la chaufferie partiraient à travers l'avant-cour et vers le logis quatre tuyaux isolés de 150 mm de diamètre, dont 63 pour la seule circulation du fluide. Le fluide sortirait de la charreterie à une température de 55° € et y retournerait à 35 (à ce moment des échanges, il a été question de vannes à trois voies mais je n'ai pas retenu leur rôle).

Idéalement, ces quatre tuyaux traverseraient la tour sud-ouest, le grand salon et, si j'ai bien compris, pour deux d'entre eux, l'entrée et la salle-à-manger. J'ai fait remarquer que les réservations prévues en 2014 sous les dalles de l'entrée du logis n'ont pas 15 cm de diamètre, loin s'en faut, de sorte qu'on se trouverait face au choix suivant : soit retirer, le temps du chantier, des dalles de l'entrée pour changer les réservations (elles devraient avoir 20 cm de diamètre chacune), soit amener d'autres gros tuyaux vers la moitié nord du logis, vraisemblablement en passant par la terrasse.

En cas de chauffage par radiateurs, la température du liquide dans ces quatre tuyaux devrait, s'il fait -7° C dehors, être de 55° C (resp. 10° C et 45° C). Dans la première hypothèse, la température de retour du liquide à la chaufferie serait de 47° C.

3 - À l'appui de ses recommandations ci-dessus, M. VILLALARD a commenté les trois tableaux suivants :


Le premier tableau indique les principales caractéristiques des bâtiments à chauffer. Sur la colonne de gauche, les niveaux 1 et 2 concernent le logis, les 3 et 4 le bâtiment nord. J'ai indiqué que, pour ce qui concerne le logis, je préférerais un découpage entre (a) moitié nord, y compris la cage d'escalier, (soit les trois premières lignes du niveau 1 et les deux premières du niveau 2) et (b) moitié sud. Ce tableau est présenté dans l'hypothèse où il y aurait des radiateurs partout. Or il n'y en aura que dans la cage d'escalier (sur deux étages), dans le grand salon du logis et à l'étage du bâtiment nord.

Ce tableau montre la surface des pièces, leur hauteur sous plafond, le volume à chauffer et, en l'état des isolations des combles prévues dans le permis de construire, les déperditions de chaleur de chaque pièce. La dernière colonne, calculée dans l'hypothèse où il y aurait des radiateurs partout dans le logis, montre que les deux pompes à chaleur préconisées couvriraient les besoins.

Comme l'indique la dernière ligne de ce premier tableau, les deux pompes à chaleur préconisées auraient une puissance totale de 42 946 W. Pour 232 jours de chauffe par an, ceci correspondrait à 77 MWh/an, soit plus que les 50 MWh/an requis pour rendre l'installation éventuellement éligible aux aides de l'"ADEME" (ce dernier point étant à vérifier).

Le deuxième tableau introduit le "coefficient G". Plus le "G" est élevé, moins le bâtiment est isolé. J'ai fait remarquer qu'en l'état de l'isolation des combles du bâtiment nord, telle qu'installée par Roland BOUSSIN lors de la restauration des couvertures de ce bâtiment, il y a une trentaine d'années, ce coefficient me paraît trop bas pour l'étage de ce bâtiment.

La colonne "Déperditions" montre que le bâtiment nord a besoin d'environ 8 kW de puissance de chauffe et l'ensemble constitué par le logis et le bâtiment nord, d'environ 40 kW.

Le troisième tableau permet le calcul du coût de l'électricité nécessaire pour l'installation. Il faut prendre en compte ici les 77 MWh/an de "besoin de chauffage" et le 3,76 du "coefficient de performance (COP)". On aboutit ainsi à une estimation à 4 k€/an du coût de cette électricité.

Je crois comprendre que le "COP certifié" correspond à des températures de 10° C pour le captage et 35° C pour le chauffage, tandis que le "COP chauffage" est calculé pour 6° C de captage et 55° C de chauffage. Le coefficient de 3,76 signifierait que, pour 1 kW d'électricité consommée, l'installation fournirait 3,76 kW de puissance de chauffe. Autrement dit, l'installation en fonction fournirait 3,76 kW de chauffage pour un coût d'électricité de 1 kW.

Bien entendu, une telle "économie" est conditionnée par une installation "ad-hoc" qui, elle, coûte un bras.

B - En termes de coûts d'installation :

La garantie sur le matériel frigorifique serait de sept ans, celle sur le matériel hydraulique ou électrique, de deux ans.

"JANNELEC", ayant travaillé de concert avec le bureau d'études de "LEMASSON", m'a fourni un devis détaillé (de six pages, sans compter les "conditions générales de vente") des installations autres que celles nécessaires dans les bâtiments chauffés.

J'en extrais les postes de ce devis qui donnent une idée supplémentaire de la complexité de cette affaire :



En conclusion :

1 - À mes yeux et en l'état de mes réflexions, le devis de "JANNELEC" fait apparaître que, en l'état de mes capacités de financement, plus précisément (1) sans tenir compte de l'"ADEME" ni des "certificats d'économie d'énergie" procurés par de gros pollueurs et (2) en l'absence persistante du moindre relais familial utile, je devrais, si Dieu me prête vie, étaler sur plus de deux ans l'installation extérieure décrite ci-dessus.

Or il m'apparaît indispensable, avant d'engager la restauration intérieure du logis, d'avoir bien compris et fortement engagé l'installation des équipements extérieurs nécessaires au chauffage de ce bâtiment.

Par conséquent, la livraison, travaux finis, d'une moitié nord du logis réellement habitable me paraît devoir être repoussée à un horizon où j'approcherais l'âge de 80 ans.

2 - Tous les chiffrages qui précèdent seront à compléter de la prise en compte du chauffage de la chapelle et de la cave, ceci bien que Carole fasse valoir que le cas de la cave serait à traiter à part. J'indique ici que cette dernière idée n'emporte pas nécessairement mon adhésion, pour des raisons que je pense évidentes.

3 - En tout état de cause, j'ai demandé :

- à "JANNELEC" de compléter son devis par l'estimation du coût des travaux de plomberie à l'intérieur du logis, avec des radiateurs dans le grand salon et la cage d'escalier mais un chauffage par le sol partout ailleurs (ceci signifie que je commence à prendre mon parti de l'impossibilité de disposer de dalles de granit au sol de la salle-à-manger) ;

- à "JANNELEC" et "LEMASSON" de chiffrer la variante consistant à prévoir qu'on ne se préoccupe guère du chauffage de la moitié sud du logis avant d'avoir livré le nécessaire pour le chauffage du bâtiment nord et de la moitié nord du logis (cage d'escalier incluse).
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 20 janvier 2026 11:18
À : Lemasson - Sylvain Villalard <sylvain.villalard@lemasson.fr>; LETERTRE Jean-Baptiste <jbletertre@jannelec.com>
Cc : C. F. ; T. F. ; W. F. ; Jacques BROCHARD ; arnaudpaquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Objet : La Chaslerie - Problématique du chauffage
 
Messieurs,

Pour info : 
- https://www.chaslerie.fr/blog/message/61249
- https://www.chaslerie.fr/blog/message/61266
- https://www.chaslerie.fr/blog/message/61269

Lors d'une prochaine réunion à la Chaslerie quand vous disposerez des compléments demandés en matière de travaux du bureau d'études et de devis du plombier, nous pourrions affiner le découpage du projet en tranches et voir ce qui s'opposerait à la réalisation très prochaine, en guise de première tranche, du réseau de captage en amont de la charreterie.

D'ores et déjà, je vais chercher à me renseigner sur les aides financières disponibles, celles de l'"ADEME" et celles résultant des "certificats d'économie d'énergie". 
Vos lumières en ces matières demeurent très bienvenues.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
J'apprends ce matin que, sur un très important château normand, les milliardaires américains propriétaires ont renoncé hier à la suite programmée de leur chantier.

La bonne nouvelle, si je puis me permettre ce commentaire au ras des pâquerettes, est que cela libère du temps pour l'architecte qui indique pouvoir relever en conséquence la priorité d'un chantier ô combien plus modeste.
Les deux devis dont je disposais pour la V.M.C. du bâtiment nord étaient dans un rapport de 1 à 3, réduit à 1 à 2 après discussion. J'ai retenu celui de Julien ROBVEILLE.

Mais c'est ainsi qu'un autre artisan, plombier-électricien de son état, est en passe de perdre la confiance d'un bon client.
En vue d'avancer dans la préparation de la demande d'autorisation de travaux relative à la restauration des menuiseries extérieures de l'aile ouest, de la cour et de la chapelle, il y aura une réunion de chantier à la Chaslerie le 10 février prochain en début d'après-midi.

À cette occasion, l'architecte et moi, nous discuterons plus particulièrement des partis à retenir pour les portes en question. Le problème le plus délicat me semble devoir être le choix relatif à la porte de la façade ouest des écuries.

Arnaud PAQUIN m'ayant fait remarquer que le 10 février est le jour de sa fête, il ne s'étonnera pas que je marque le coup comme il convient en l'état du dossier.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : samedi 7 février 2026 14:51
À : LETERTRE Jean-Baptiste <jbletertre@jannelec.com>
Cc : Cuisines BARBREL <contact@cuisinesbarbrel.fr>; C. F.
Objet : La Chaslerie - Chauffage dans la cuisine et autres
 
Monsieur,

Pour faciliter le séchage de l'enduit mural de la cuisine désormais posé, il faudrait que la cuisine soit chauffée. Or je ne sais plus quels boutons tourner.
Auriez-vous la possibilité de me le redire très vite ou, mieux, de passer une tête ?

Par ailleurs, il va falloir que, rapidement :
- on revoie et précise l'aménagement du petit cabinet de toilettes du rez-de-chaussée du bâtiment nord ;
- on définisse clairement ce qu'il y a lieu de faire pour lancer les travaux de chauffage du manoir (la première tranche serait consacrée à l'"amont", c'est-à-dire principalement aux tuyaux à passer dans le sol avant l'entrée dans la charreterie). 

Je souhaiterais également que, dans le prolongement de notre récente réunion avec M. VILLALARD, vous prépariez les réponses aux questions que je vous ai alors posées (notamment sur l'"aval", sur le phasage et sur quelques variations du programme).

Cordialement,

PPF

(Fin de citation)
En marge de la venue ce matin de M. LETERTRE, je lui ai redemandé les précisions que j'attends de lui et de M. VILLALARD à propos des prochains travaux tendant à doter enfin la Chaslerie d'un chauffage de compétition.

Ceci étant, je suis très gêné pour définir mes demandes par l'attitude de mes fils. Je le dis à Carole et, bien entendu, elle ne l'admet pas.

J'ai en effet compris que le cadet ne bougera pas le petit doigt pour la Chaslerie, ni dans tel ou tel des principaux bâtiments, ni même à propos de la seule cave où pourtant je lui mâche le boulot.

Mais j'aimerais savoir si oui ou non mon aîné me relayera un jour sur telle ou telle partie de l'ensemble. De préférence de mon vivant, même s'il ne faut pas que je nourrisse trop de fol espoir de ce côté-là.

En d'autres termes, puis-je me contenter de borner mes ambitions au chauffage de la seule moitié nord du logis, ainsi que Carole le souhaiterait sans aucun doute ? Ou bien, considérant qu'à trop tronçonner une telle installation, on aboutirait à des absurdités techniques, à des pertes de temps et à des surcoûts importants, dois-je plutôt suivre mon instinct qui me pousserait à engager les travaux de chauffage pour tout le logis (en plus du bâtiment nord), voire en couvrant également les besoins du colombier (où il est prévu d'installer deux belles chambres dont à peu près n'importe qui de normal rêverait) ?

Je pose ces questions mais, comme toujours, seul l'écho de mes vieux murs accepte de me répondre, ce qui est désespérant.
Importante réunion de chantier, cette après-midi, au cours de laquelle Arnaud PAQUIN et moi avons parcouru l'aile ouest et nous sommes rendus sous la charreterie et dans la chapelle. Il s'agissait en effet de nous mettre d'accord sur le contenu de la demande d'autorisation de travaux qu'Arnaud PAQUIN doit préparer en vue de la restauration des menuiseries extérieures de l'aile ouest, de la cour et de la chapelle.

Me sentant fatigué, sans doute à la suite de la séance de kiné du matin, je n'ai pas pris beaucoup de photos...

10 février 2026.

10 février 2026.

10 février 2026.

10 février 2026.


... et, lorsqu'en fin de journée, Carole m'a demandé de lui résumer les enseignements de la réunion, je me suis borné, pour la même raison, à lui dire que la principale conclusion est qu'on abaissera de 15 cm le niveau du sol dans les écuries lorsqu'on y installera les dalles de granit que j'ai dans le collimateur.

Je peux dire que je n'ai pas eu l'impression que cette dense synthèse l'enchantait.

P.S. (du 11 février 2026 à 4 heures 20) : Fait exceptionnel, Arnaud PAQUIN m'a envoyé, de surcroît en un temps record, un compte rendu de cette réunion, qu'il a rédigé tard hier soir. En raison de la multiplicité des questions abordées lors de cette réunion, ce n'était certes pas du luxe et cela m'amène à compléter ce message.

À propos de la porte ouest des écuries, question que je considérais comme la plus délicate à traiter, Arnaud PAQUIN recommande une solution que je trouve à la fois fonctionnelle et élégante, et à laquelle je n'avais pas du tout pensé de mon côté (j'en étais resté à l'idée de doter cette ouverture d'une grille ouvrant à deux vantaux vers l'extérieur, solution dont je ne rappelle plus l'auteur mais qui me laissait quelque peu perplexe).

Il s'agirait de déposer la porte coulissante existante (une merde) et de la remplacer par une porte battante à deux vantaux posée dans le plan de la façade ouest et ouvrant vers l'extérieur. Cette menuiserie serait à lames verticales, ce qui en favoriserait une "lecture pleine" bien que certaines de ces lames doivent être des vitres fines en double vitrage, discrètes de l'extérieur mais apportant une forte luminosité intérieure. Ceci me paraît une brillante idée que je complèterais volontiers par l'ajout de volets intérieurs amovibles (sur le modèle de la porte extérieure du fournil de la ferme), de manière à permettre que puissent se dérouler dans la grande pièce attenante des événements exigeant l'obscurité.

Une deuxième idée brillante d'Arnaud PAQUIN, exprimée pour la première fois au cours de cette réunion, serait d'abaisser de 15 centimètres le niveau du sol dans les écuries (nouvelle salle de réception). Ceci redonnerait un peu de hauteur sous plafond à cette pièce qui en manque et permettrait d'installer au sol un dallage de granit, proposition que l'architecte trouve tout à fait pertinente et appropriée.

L'un des avantages collatéraux de cette suggestion serait de réduire d'autant l'écart de niveau entre les sols du rez-de-chaussée des écuries et de l'"aile de la belle-mère", alors qu'à l'heure actuelle le truc est très casse-gueule.

Troisième idée remarquable de l'architecte, introduire un cloisonnement judicieux sous la charreterie, ce qui permettrait notamment de repenser les questions de l'effacement de gros boîtiers électriques moches et de la pose de belles vasques en attente. Et, accessoirement, il y aurait, sous le nouveau préau ainsi rendu possible, la place de ranger commodément vélos ou meubles de jardin, ce qui n'est pas rien.

Pour le reste, beaucoup de points de détail qu'il serait trop long d'exposer ici.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : samedi 14 février 2026 04:10
À : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>; LEBOISNE Ebénisterie <leboisne0564@orange.fr>; Alexandre Gury FER ART FORGE <agury@hotmail.fr>
Cc : C. F. ; T. F. ; Jacques BROCHARD
Objet : RE: RESTAURATION DES MENUISERIES DU CORPS DE LOGIS DU MANOIR DE LA CHASLERIE (TRANCHE A, B et C future) / CR
 
Cher Monsieur,

Quelques remarques d'un pinailleur patenté bien connu de vos services : 

1 - Compte rendu de la réunion du 12/10/26 chez "Fer, Art, Forge" : 

- n'a pas été traitée la porte principale du logis avec son décor en bas-relief figurant le profil du Bon-Papa et de sa descendance polytechnicienne embicornée (sur le modèle d'un coffre du salon du logis) et souhaitée (donc quatre profils de polytechniciens pour s'en tenir au B-P et à ses petits-fils) ; le dessin de Sébastien serait à valider ;
- on n'a pas parlé des heurtoirs, ni à la porte principale, ni ailleurs (porte extérieure de l'arrière-cuisine notamment, voire porte piétonnière aussi) ;
- les schémas au crayon (pages 2 et 7) sont peu lisibles ; il vaudrait mieux des dessins et légendes à l'encre ou au "Bic" ;
- page 7, dernier point, vous parlez d'"acier forgé repoussé" : je croyais que tout devait être en fer pur ;
- page 8 : oh ! "Ledin" et non "Ledun"; 
- n'hésitez pas à pomper des photos sur le site favori : 
https://www.chaslerie.fr/blog/message/61409
https://www.chaslerie.fr/blog/message/61410.

2 - Compte rendu de la réunion du 10/2/26 à la Chaslerie : 
- il faudrait traiter les deux fenêtres ouest de la tour Louis XIII ;
- pour financer le lot de dalles de granit en cours de négociation, j'aurais grand besoin de l'aide de mon aîné (rappel familial et urgence signalés) ;
- pour la porte est des écuries, il faudra que Sébastien fasse valider le dessin des ouvertures ;
- lucarnes en remplacement des "casts" des écuries : ne faut-il pas prévoir, pour tenir compte des sablières intérieures, un modèle plus petit donc moins écrasant visuellement que celles sur cour ?
- soubassement de la porte extérieure du rez-de-chaussée du colombier : (...) ; à revoir ;
- pour la fenêtre sud de la chambre au 1er étage du colombier et pour la petite ouverture ouest au niveau du palier de l'escalier desservant cette chambre, ne faut-il pas prévoir des grilles "à la FORNARI" ?
- pour la grande salle (écuries), vous parlez de deux fenêtres dotées de grilles ; or je n'en vois qu'une...
- 3ème point avant la fin de la page 5 : "cour", pas "court" ;
- chapelle : la porte nord est presque aussi (...) que l'ouest ; donc à traiter ?
- charreterie : il y a 3 ouvertures ouest à équiper de châssis métalliques ouvrants et non 2 (car 1 à l'étage) ;
- portes de la cour : on n'en a guère parlé lors de la réunion chez le forgeron ; or, par exemple, le système d'ouverture de la charretière est problématique, ne serait-ce que vu le poids de la menuiserie projetée ; en outre, il faudrait pour ces trois portes comme, au moins, pour la principale du logis, une réflexion sur la pièce de bois horizontale coulissant en vue de la fermeture. Tout ceci reste à traiter.

3 - Pour info : https://www.chaslerie.fr/blog/message/61416 ; il reste encore les "tranches 5 à 7 (au sens du CD 61)" à faire subventionner par le CD 61, sans parler de la "tranche C" (D.R.A.C., Région Normandie et CD 61)...

N.B. : Une panne d'électricité due à la tempête en cours m'empêche de poursuivre...

Bien cordialement,

PPF

_______________________________________________________________________________________________

De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : vendredi 13 février 2026 23:27
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; LEBOISNE Ebénisterie <leboisne0564@orange.fr>; Alexandre Gury FER ART FORGE <agury@hotmail.fr>
Cc : (...)@culture.gouv.fr>
Objet : RESTAURATION DES MENUISERIES DU CORPS DE LOGIS DU MANOIR DE LA CHASLERIE (TRANCHE A, B et C future) / CR
 
Bonjour, 

je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint :

- le compte rendu de la réunion de travail pour la mise au point des éléments de serrurerie des menuiseries de la tranche B et de la porte nord de la tranche A, ainsi que des portes de la cour de la future tranche C, qui a eu lieu le 12/02/2026 chez Fer-Art-Forge

-  et le compte rendu de la réunion de travail en vue de la programmation de la tranche C du 10/02/2026 avec M. Fourcade sur site.

Je vous en souhaite bonne réception.

Bien cordialement, 

Arnaud Paquin

(Fin de citation)
Benjamin LE COUILLARD m'indique avoir trouvé dans mes stocks le granit qu'il pourrait tailler en vue de remplacer l'appui de la fenêtre sud-ouest du salon du logis. Je lui ai donné mon accord de principe pour ce projet qui serait à réaliser avant la très prochaine pose des menuiseries extérieures de la "tranche B" (au sens de la D.R.A.C.) :

4 mars 2026.

4 mars 2026.


Nous avons parlé de la restauration des corbeaux du plafond de la pièce du rez-de-chaussée de la tour nord-est. Sauf si l'on décide d'abaisser un peu la hauteur du plafond de cette pièce (ce qui ne serait pas inutile pour le confort de la salle de bains prévue à l'étage et le passage des tuyaux y afférents), ce ne devrait pas être un gros travail :

4 mars 2026.

4 mars 2026.


Enfin, dans la chapelle, je lui ai montré l'ardoise de ma future tombe et, en complément des inscriptions dues à Jean-Michel GALLET, l'ai chargé d'y graver trois mots de conclusion, en quelque sorte : "QVOD POTVI FECI".