Cave

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 26 Février 2016
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Cave
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Les compagnons-charpentiers de M. PICAULT en avaient terminé hier avec le coffrage de la trémie :

26 février 2016.

Ils sont revenus ce matin installer une séparation à la surface de l'isolant thermique, au niveau de la ferme subsistante, proche du pignon Ouest. En effet, la surface des planchettes de châtaignier de l'étage était tellement inégale qu'il n'était pas possible, sauf à surcharger inutilement les solives sur lesquelles ces planchettes sont directement posées, de couler le béton allégé d'un seul tenant sur toute la surface de l'étage :

26 février 2016.

Dans la mesure où l'espace situé à l'Ouest de cette ferme est destiné à servir de comble et sera difficilement accessible (car je ne veux pas couper cette dernière ferme d'origine), ce hiatus, de l'ordre de 2 cm, n'aura aucune importance pour la suite des travaux ni l'esthétique des chambres qui seront installées par là.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 26 Février 2016
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Cave
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"Techni-Chape" est une entreprise spécialisée dans la pose de chapes de béton ; elle est intervenue ce matin en qualité de sous-traitant de M. PICAULT. Son siège est à Rennes (elle est dirigée par M. David LANCELOT, 06 35 31 85 94) mais elle a une antenne à Rouellé, où sont basés ses compagnons Franck, Jean-Michel et Hervé qui ont pris ce matin le relais des compagnons de M. PICAULT :

26 février 2016.

J'ai été étonné d'apprendre que les entreprises comme Techni-Chape doivent disposer d'habilitations qui sont délivrées au compte-gouttes et, curieusement à mes yeux, au niveau départemental. De la sorte, pour pouvoir intervenir dans un nouveau département, le plus simple est parfois d'acheter un concurrent... D'après ce que j'ai compris, Techni-Chape disposerait de 5 telles habilitations.

A la Chaslerie, le premier travail de Techni-Chape a été de poser une feuille de polyane sur l'isolant thermique en laine de roche (j'ai constaté que le producteur du polyane arrive à sortir ce matériau sous forme de rouleaux de 6 mètres de largeur, ce qui facilite grandement la pose) :

26 février 2016.

26 février 2016.

26 février 2016.

26 février 2016.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 26 Février 2016
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Cave
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Une fois le polyane fixé, Techni-Chape a disposé sur sa surface des trucs bizarres :

26 février 2016.

26 février 2016.

Il s'agit de tétraèdres métalliques dotés chacun d'un curseur coulissant :

26 février 2016.

L'utilité de ces instruments est d'aider à corriger, lors du coulage du béton allégé, les différences de niveau du substrat :

26 février 2016.

Le réglage se fait au laser ; celui-ci indique la surface plane du béton allégé coulé ; il suffit de régler le curseur à la bonne hauteur. Ainsi, dans le cas de ma cave, il a été déterminé que l'épaisseur de béton allégé à couler varierait, selon les endroits, entre 2,5 et 10,5 cm, avec une moyenne de 6,5 cm. Un coup de fil à la centrale de béton a permis de préciser la commande du cubage de béton allégé à nous livrer et, en attendant la bétonnière, les compagnons de Techni-Chape sont allés prendre un café à Lonlay.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 26 Février 2016
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Cave
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La bétonnière est enfin arrivée :

26 février 2016.

Elle venait de la centrale de béton de Barenton (entreprise LAÎNE). Elle était chargée du béton allégé, mélange de ciment et de petites billes de polystyrène, un matériau mou et, surtout, très léger de sorte que, tandis que la densité du ciment est de l'ordre de 2,5, celle du béton allégé tombe aux alentours de 1.

26 février 2016.

Le béton allégé est envoyé dans une pompe à béton, propriété de Techni-Chape (il est ainsi confirmé que, dans ce métier, on sait se constituer ce que, dans les "business schools" que j'ai fréquentées dans ma jeunesse, on appelle des "barrières à l'entrée"...) :

26 février 2016.

26 février 2016.

La pompe à béton pulse le béton allégé dans un tuyau au moyen d'une vis sans fin :

26 février 2016.

Et envoyez la purée !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 26 Février 2016
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Cave
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Au bout du tuyau, un compagnon déverse le béton allégé liquide sur le polyane, jusqu'à la hauteur indiquée par les curseurs des tétraèdres :

26 février 2016.

26 février 2016.

26 février 2016.

26 février 2016.

26 février 2016.

Un deuxième compagnon aide à manipuler le tuyau tandis que le troisième entreprend, à l'aide d'un tube à cannes, de faire vibrer la surface du produit répandu :

26 février 2016.

Il existe des tubes de différents longueur et, comme il est fatiguant de les branler ainsi, les compagnons doivent se relayer :

26 février 2016.

Comme on s'en doute, ces efforts ne sont pas vains. Et c'est ainsi qu'au terme de l'exercice, on dispose d'une belle surface de béton allégé qu'il suffit de laisser sécher tranquillement :

26 février 2016.

26 février 2016.

Il paraît que, dans 48 heures, on pourra marcher sur la nouvelle surface mais qu'il faudra attendre une semaine par centimètre d'épaisseur pour qu'elle sèche totalement. J'apprends également qu'après le béton allégé, il faudra couler une nouvelle chape, celle-ci "anhydride", sur 3 centimètres d'épaisseur, pour disposer d'une surface parfaitement horizontale, apte à recevoir des carrelages (il paraît que c'est prévu sur le devis de M. PICAULT). J'explique que, pour moi qui restaure des vieilles pierres, la perspective de disposer d'un sol aussi lisse qu'un miroir n'est pas une nécessité. On m'explique alors qu'en tout état de cause, je ne pourrais pas poser d'objets lourds à l'étage sur le béton allégé, sauf à le détériorer, et qu'il faudra la chape anhydride supplémentaire. Soit ! On attendra donc pour demander à Igor de déménager au 1er étage de la cave le bazar entreposé à son rez-de-chaussée.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 24 Mars 2016
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Charpente-couverture - Plomberie-chauffage - Logis - Cave
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Sur les conseils de Mme Emeline LE NOZAHIC, mon interlocutrice normale à la D.R.A.C., j'ai rencontré hier, à Flers, M. Robin GUITTON, de l'"INHARI (structure HSD)", pour me renseigner sur les initiatives du conseil régional de Normandie en matière de rénovation énergétique.

J'envisage en effet, dans un premier temps, de faire dresser un "audit énergétique et scénario" de la cave par une entreprise conventionnée avec la Région (le coût d'un tel audit est de l'ordre de 1 000 € dont 800 couverts par la Région) :

Cet audit porterait sur trois sujets à propos desquels je manque d'infos digestes :
- la meilleure isolation thermique de la couverture ;
- la meilleure façon d'améliorer l'isolation thermique des murs (problématique chaux-chanvre que j'ai déjà évoquée ici) ;
- le meilleure combustible en termes de coût et de facilité de stockage compte tenu des caractéristiques de ce bâtiment (je pense notamment à son appentis).

J'espère qu'à l'issue de cet audit, je pourrai lancer les travaux correspondants sur la cave (comme mon "revenu fiscal de référence" est très bas, je devrais pouvoir bénéficier des meilleurs soutiens régionaux) et que, surtout, je serai devenu moins incompétent avant d'aborder dans les meilleures conditions techniques la restauration intérieure du logis.

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J'ai contacté hier trois entreprises figurant sur la liste de celles habilitées à dresser un "audit énergétique et scénario" relatif à la cave. Les trois m'avaient promis leur devis pour aujourd'hui mais, à l'heure où j'écris ce message, une seule a tenu parole.

M. GUITTON, de l'"INHARI" de Flers m'a indiqué ce matin que le dossier passerait en commission le 9 mai prochain, en vue de décider l'attribution du "chèque éco-énergie" de la région pour couvrir l'essentiel du coût de l'audit.

A noter que lors de ma conversation téléphonique d'hier avec l'interlocuteur d'une des trois entreprises pré-sélectionnées, je lui ai tenu des propos incendiaires à propos des éoliennes. Il semble que cette franchise motivée l'ait conduit à se terrer dans un abri. Dommage, car son C.-V. consulté en ligne semblait indiquer qu'il aurait pu être de bon conseil.

P.S. (du 26 mars 2016) : L'entreprise dont j'avais pensé troubler le gérant par mes propos peu amènes sur un sujet qui me tient à cœur a fini par m'envoyer son devis hier soir. Je me retrouve donc avec deux devis en mains.

Or je désire que la rénovation de la cave soit exemplaire en termes de ventilation et d'économie d'énergie ; j'aimerais en outre que ce que nous allons faire ici puisse, en l'état de l'art, servir de modèle en matière de restauration écologique d'un bâtiment protégé au titre de la législation sur les monuments historiques.

Je vais donc soumettre les deux devis reçus, pour avis, à M. MAFFRE, notre architecte du patrimoine favori.

J'ai mis à jour la photothèque pour ce qui concerne la cave et son appentis. J'y ai intégré des photos des plans établis dès octobre 1991 par Nicolas GAUTIER, A.B.F. alors chef du service départemental de l'architecture de l'Orne.

Mon idée est de faciliter, grâce à cet outil, le dialogue que je vais poursuivre avec les entreprises habilitées par la Région à dresser un "audit énergétique et scénario", en vue de sélectionner celle qui me conseillera.

P.S. : Lorsqu'un tiers peu au fait de la façon dont je restaure notre manoir favori consulte ce dossier, il me semble qu'il doit s'étonner, tout à la fois, que les travaux sur la cave durent aussi longtemps et que, pourtant, je n'aie guère dévié de la trajectoire définie en la matière il y a déjà 25 ans.

Il faut en effet une bonne dose de constance, pour ne pas dire d'opiniâtreté, pour tenir le cap malgré des obstacles divers que l'on s'efforce de contourner en prenant, chaque fois, le temps qui semble nécessaire. Un quart de siècle après le premier coup de pelleteuse, je dois dire que je ne suis pas mécontent du résultat provisoire. Je pense que, sous réserve de la dalle de béton du rez-de-chaussée, nous n'avons pas commis d'erreur significative. Et nous avons redonné une certaine vie à la cave en lui prodiguant les premiers soins qu'elle appelait après deux siècles d'incurie.

Nous devrions pouvoir avancer plus rapidement, désormais, dans ce programme de restauration et disposer là, d'ici à deux ans j'espère, d'un logement confortable et de caractère où nous abriter de l'hiver. En attendant d'y voir plus clair dans la restauration du logis. Et aussi d'en trouver les moyens.

Alerté par un entrefilet de la presse locale, je me suis rendu ce matin à la communauté de communes du Domfrontais pour me renseigner sur les aides à la rénovation de l'habitation.

Mme LEROY, en charge de ces questions à la Cdc, m'a appris qu'il s'y tenait une permanence tous les mois pour renseigner le public mais que j'avais raté celle de la semaine dernière.

Il faudra donc repasser le 22 avril prochain. En attendant, elle m'a donné un peu de lecture :

Dans l'immédiat, Mme LEROY m'a conseillé d'appeler "Soliha (Solidaires pour l'habitat)", ce que j'ai fait.

Là, dès que j'ai raccroché le téléphone, on m'a transmis un questionnaire...

... que, séance tenante, j'ai retourné rempli.

Mon interlocutrice de "Soliha" m'ayant indiqué que sa structure s'occupait des "audits énergétiques", j'ai essayé de joindre M. GUITTON, de l'"Inhari" de Flers, pour savoir s'il n'y avait pas doublon avec les circuits qu'il m'avait lui-même recommandés et dans lesquels j'essaye déjà, tant bien que mal, de retrouver mes petits. Je suis tombé sur un répondeur.

A suivre donc.

La réunion d'hier soir à La Ferté-Macé m'a confirmé qu'il existe deux circuits administratifs mal coordonnés en matière de rénovation énergétique, celui de l'Ademe et celui de l'A.N.A.H. Apparemment, ces deux administrations d'Etat appliquent des réglementations différentes, avec des critères d'attribution d'aides différents. En outre, ni l'une, ni l'autre ne reconnaît le caractère suffisant pour elle des diagnostics de l'autre. Cela oblige les couillons d'administrés, dont je m'honore de faire partie, à payer deux diagnostics, qui ne portent évidemment pas le même nom, avec deux séries d'intervenants différents.

Je n'avais pas manqué de noter, à la lecture du document de 36 pages (excusez du peu !) au timbre de l'Ademe et de l'A.N.A.H. (tiens, ils se sont coordonnés pour une fois...), mais aussi du Ministère Truc-Muche et de l'A.N.I.L., censé présenter les "aides financières 2016", que les critères d'attribution des aides foisonnent pour la plus grande joie des Prévert en herbe qui peuplent les bureaux de nos si chères administrations. Une fois, le logement doit avoir plus de 2 ans, une autre, plus de 16 ans mais moins de 58 (!!! où vont-ils chercher tout ça ?), une troisième, plus de 15 ans, une quatrième, plus de 27 ans. Bref, un vrai bordel ! En outre, pour certains travaux, il faut, depuis le 1er janvier 2015 (c'est sans doute ce qu'on appelle le Progrès !), passer par un "professionnel habilité RGE", ce qui doit être la contribution des lobbies écolos, omnipotents dans trop de domaines dans ce pays, à la lutte contre l'inflation. Oui, quel bordel et que d'incohérences administratives supplémentaires, comme si certains prenaient un malin plaisir à les collectionner ! Un bateau ivre donc ! Et vogue la galère !

En plus, pour simplifier les choses, le système du "chèque éco-énergie Basse-Normandie" ne fonctionnerait, si j'ai bien compris, que jusqu'à la fin de l'année 2016. Amusez-vous à organiser un chantier dans ces conditions, les gratte-papiers et autres pisse-réglementation s'en foutent, ce n'est pas leur problème ! J'ai interrogé hier après-midi M. PICAULT, artisan à Domfront avec qui je souhaiterais pouvoir travailler, pour savoir s'il avait ce fameux (?) "label RGE". Il m'a répondu que non, c'est trop cher à obtenir et il n'a pas le marché par ici...

Bref, encore des usines à gaz à la con dont ce pays crève à feu vif.

P.S. : J'oubliais de signaler que la "caméra thermique infra-rouge" découverte à La Ferté-Macé ne fonctionne pas quand, comme hier soir, il pleut. En plus, son échelle peut être bidouillée pour affirmer n'importe quoi, ainsi que nos conférenciers (de la chapelle de l'Ademe) nous l'ont clairement montré, ce qui les a conduits à nous mettre en garde contre les margoulins qui, paraît-il, pullulent et démarchent les gogos en leur montrant "gratuitement", avec cet instrument, tous les défauts qu'auraient leurs maisons.
Mon aîné me demandait hier soir quelles étaient mes priorités immédiates pour notre chantier favori. Le courrier enfin reçu de la D.R.A.C. nous conduit en effet, l'un et l'autre, à reconsidérer nos positions. Du côté du fiston, c'est assez facile puisque tout aménagement intérieur de son aile était suspendu dans l'attente de cet oracle ; le gaillard va, tout simplement, pouvoir reprendre ses discussions sur son programme de travaux avec M. MAFFRE qui dispose désormais, sinon d'un blanc-seing de la D.R.A.C., du moins, nous semble-t-il, de la confirmation d'un préjugé favorable, ce qui va suffire pour avancer.

De mon côté, je vais également reprendre l'attache de M. MAFFRE afin que, sur la base des recommandations de la D.R.A.C. et en liaison, prioritairement, avec Pascal BRESSON pour la menuiserie et Roland FORNARI (qui paraît en voie de plein rétablissement) pour la ferronnerie, il dessine très précisément les châssis des portes et fenêtres de mon lot à restaurer (la plupart sur le logis et deux autres sur le bâtiment Nord et le mur Nord). Il s'agira de disposer d'un dossier fin prêt pour permettre dans les meilleurs délais la transmission à la D.R.A.C. de demandes dûment documentées d'autorisation et de subvention. En ce qui concerne les subventions, les guichets paraissent fermés actuellement mais, par expérience, je sais qu'il faut toujours tenir au chaud un dossier qu'on peut présenter dès qu'un créneau apparaît, ce dont les occasions ne manquent jamais tant la gestion publique (j'ai toujours eu du mal à ne pas rigoler quand j'ai vu ces deux mots accolés) est, selon moi, faite d'incessants et irrépressibles stop and go.

Je me doute que j'aurai du mal à obtenir une réponse assez rapide à mes yeux de la part de M. MAFFRE, même si le fiston et moi allons nous coaliser pour conjuguer nos efforts dans l'espoir de le mobiliser. Je ne dois donc, de mon côté, pas relâcher mes pressions sur les autres fronts, même si, point déterminant, mes possibilités financières sont désormais en cours de rétrécissement rapide et inexorable.

En ce qui concerne le fournil de la ferme, la prochaine étape des réflexions concernera la kitchenette. Elle sera conditionnée par le choix d'un évier. Les éviers en pierre que j'ai vus chez MDY sont très beaux mais hors de prix. Mais je me souviens qu'il y en avait de beaucoup plus abordables chez Scandilodge où je vais donc repasser une tête lors de ma prochaine incursion à Paris. Quoi qu'il en soit, l'aménagement de la kitchenette ne présente pas une forte urgence pour moi, d'autant que ma belle-fille préfère toujours, comme elle me l'a encore montré ce week-end, s'installer dans la grande chambre en soupente du bâtiment Nord plutôt que dans le fournil de la ferme ; comme mon aîné, elle trouve cette dépendance trop éloignée du manoir.

Pour ce qui est de la cave, j'attends que le sous-traitant de M. PICAULT vienne couler la dalle définitive de l'étage ; il me semble que le béton allégé est archi-sec donc que cette intervention pourrait avoir lieu d'un jour à l'autre, au choix du maçon. Au-delà de la dalle, j'en suis toujours à essayer de m'orienter dans les marécages administratifs de la rénovation thermique, ceux de l'Ademe avec qui je poursuis mon dialogue et ceux de l'A.N.A.H. dont j'attends la reprise de contact. Je crains que les uns et les autres ne m'enquiquinent outre mesure avec leur insistance à faire effectuer les travaux par des artisans labellisés ; l'entreprise BOUSSIN m'a ainsi appris qu'elle avait présenté son dossier pour être habilitée RGE mais qu'elle attend de passer en commission, sans en connaître la date. Comme les financements de la région doivent, en l'état de la réglementation, être sollicités avant la fin de 2016, mon prurit écolo risque de disparaître rapidement, ce qui renverrait aux calendes grecques la poursuite de la restauration de cette autre dépendance.

Par voie de conséquence, la restauration, dans le bâtiment Nord, du cabinet de toilettes attenant à ma chambre mortuaire et, surtout, celle de la cuisine pourraient reprendre des couleurs dans les prochains mois. Pour ce qui concerne la cuisine, j'avoue que je ne serais pas scandalisé que Carole m'indique combien elle serait prête, de sa poche, à mettre au pot. Je précise à toutes fins utiles que je ne veux pas qu'on en rabatte, ici plus qu'ailleurs, sur la qualité (à ce sujet, je me déclare inquiet après avoir entendu, hier au dîner, ma belle-fille nous faire part de ses idées en la matière ; à l'évidence, l'on cherche à se prémunir contre les exigences réitérées du Bon-Papa et je n'aime pas trop cela ni devoir les rabâcher).
J'avance avec précaution sur le choix de l'intervenant à qui serait confié l'"audit énergétique et scénario" de la cave. Je viens ainsi d'envoyer au concurrent qui tient la corde le courriel suivant :

(début de citation)

Monsieur,

Suite à nos échanges téléphoniques, je comprends que votre devis couvre :
- les recommandations en matière de ventilation (sachant que le bâtiment est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques),
- les recommandations en matière de choix du combustible et de son stockage ainsi que de la chaudière,
- les recommandations pratiques dans le cas d'espèce pour être éligible aux diverses aides disponibles, jusqu'à, si possible, celles relatives à la rénovation globale BBC,
- des informations sur les coûts des différentes options permettant le choix des travaux à retenir.

Sur votre devis, vous appliquez une TVA à 20 %. Ce taux de TVA ne pourrait-il pas être ramené à 5,5 % puisqu'il s'agit, me semble-t-il, d'un "diagnostic de performance énergétique, réalisé hors obligation réglementaire", dépense éligible au CITE et "indissociablement liée" aux travaux qui seront mis en oeuvre.

Enfin, je rappelle que le passage en commission est prévu pour le 9 mai.

Sur ces bases, à quelle date pourriez-vous intervenir et de quels documents supplémentaires auriez-vous besoin ?

Cordialement,

PPF

(fin de citation)

Sur la T.V.A., je tente le coup mais sans illusion.

P.S. : La société coopérative Idée m'a confirmé que mon courriel était bien conforme à nos échanges et précisé que la T.V.A. applicable est de 20 % (contrairement à celle applicable à une autre usine à gaz dénommée "études DPE").

Sur ces bases, je l'ai mandatée en la priant de faire diligence.

Un visiteur de notre site favori me signale une cheminée de granit à vendre dans le secteur d'Athis. Il m'explique qu'elle se trouve sur une vieille terre protestante, dans un bâtiment daté de 1693 (donc 8 ans après la révocation de l'édit de Nantes). C'est peut-être ce qui explique son caractère austère, que je trouve ici très sec.

8 avril 2016.

Je doute qu'elle intéresse mon aîné pour le futur salon de l'"aile de la belle-mère", d'autant qu'elle ne fait que 1,70 m de large.

Mais peut-être pourrait-elle trouver sa place dans la cave, si sa hauteur est compatible avec l'espace disponible, ce dont je doute.

J'irai la voir mardi.

P.S. : A la réflexion, je pense qu'elle ferait tâche dans la cave, bâtiment beaucoup plus rustique. Alors, peut-être dans la ferme ? Mais où dans la ferme ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 15 Avril 2016
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Charpente-couverture - Plomberie-chauffage - Cave
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Fabrice BLAIZOT, de la Scic IDEE, est passé cet après-midi à la Chaslerie, afin de visiter la cave à propos de laquelle il est mandaté pour dresser un audit énergétique complet :

15 avril 2016.

Je lui ai expliqué que mon échange téléphonique de l'avant-veille avec Nathalie RICHE, de Soliha, chargée de pré-instruire mon dossier pour son volet A.N.A.H., s'était mal passé, cette correspondante ne voyant que des obstacles à ce que cet organisme intervienne pour améliorer l'équipement de notre cave favorite :
1 - pas d'identification claire, selon elle, de ce bâtiment sur l'acte de propriété qui ne parle que de constructions diverses sans plus de détail autre qu'un renvoi à l'arrêté ministériel d'inscription à l'I.S.M.H. ;
2 - une qualification d'habitation douteuse, selon elle, pour un bâtiment que je dénomme cave ; je lui ai expliqué que la qualification de ferme figurait pourtant sur le rapport de l'inspection des monuments historiques préalable à cette inscription ;
3 - un usage d'habitation impossible, selon elle, en l'état du chantier ; je lui ai répondu, apparemment sans la convaincre, que j'avais bien l'intention d'occuper ce bâtiment une fois que suffisamment de nouveaux travaux y auront été effectués ; mais il semblerait que, pour bénéficier des procédures de l'A.N.A.H., il faille que le bâtiment concerné soit déjà habité au moment où le dossier est présenté à l'A.N.A.H., ce qui me semble, au contraire, une idée saugrenue ;
4 - un usage de résidence principale qui doit, selon elle, être confirmé par la preuve d'un domicile fiscal identique, ce qui me laisse pour le moins dubitatif ; pourtant, mon interlocutrice de "Soliha" est apparue très rétive quand je lui ai expliqué que je ne voulais pas que mon domicile fiscal cesse d'être à Paris car je relève de la fiscalité des monuments historiques, un monstre de complexité que dominent mes interlocuteurs parisiens alors que je doute que puissent survivre, dans ce coin du bocage, des gabelous experts en la matière et que je ne voudrais pas devoir engager avec le (ou les) contrôleur(s) local(locaux) un dialogue, nécessairement long et pénible, pour contribuer à sa(leur) formation professionnelle ;
5 - un revenu fiscal de référence très bas - ce point n'est pas contestable - par comparaison avec les revenus bruts de mon foyer fiscal ; là, elle a mis en doute le montant de mon revenu fiscal de référence, pourtant confirmé par les document émanant du fisc, et bredouillé qu'il fallait, pour savoir si je pouvais avoir droit aux procédures de l'A.N.A.H., se référer aux revenus bruts, ce qui me semble inexact et même aberrant ; j'ai tenté de lui expliquer l'importance et les particularités de mon chantier de restauration qui engloutit quasiment tous mes revenus et finit de consumer mon épargne ; le comble a été atteint quand je lui ai expliqué que, le week-end prochain, mon épouse devrait, en l'état de ce chantier, coucher à 150 mètres de la chambre qu'elle utilisait jusqu'à la semaine dernière ; à ce stade de nos échanges, mon interlocutrice, censée - je le rappelle - décanter mon affaire pour le compte de l'A.N.A.H., a dû considérer que j'étais fou à lier et s'est, m'a-t-il semblé, montrée fort désireuse de classer mon dossier sans suite.

Afin de ne pas lasser davantage mes lecteurs, je passe sur une autre particularité adminstrative de ladite cave : l'interposition d'une S.C.I. familiale qui doit être nue-propriétaire du bâtiment et dont mon aîné doit être le porteur de la quasi-totalité des parts alors qu'usufruitier - si mes souvenirs sont bons -, c'est moi qui finance de ma poche la totalité des travaux sur ce bâtiment - ça, j'en suis sûr -.

Voici pour les principaux points de cette conversation téléphonique d'avant-hier qui m'a en outre confirmé que les bureaucrates de l'A.N.A.H. :
- se désintéressent de la rénovation énergétique des résidences secondaires, alors qu'il est évident que c'est pour celles-ci, avec les sautes de température hebdomadaires qu'elles connaissent par définition, que les efforts d'isolation thermique seraient les plus pertinents ;
- vouent à l'abandon les maisons qui n'ont pas l'heur d'avoir été construites dans des bourgs ou des agglomérations car, seules parmi les résidences locatives, sont subventionnables par l'A.N.A.H., au moins par ici, les rénovations thermiques effectuées dans de tels lieux ; cette idée particulièrement stupide est sans doute à rapprocher des propos du même niveau que m'a tenus récemment la maire d'une commune du secteur : cette apparatchik du système n'accordera plus de permis de construire hors bourg en raison, prétend-elle, des coûts de raccordement aux réseaux publics ; nul doute qu'en désertifiant ainsi la campagne, cet himalaya de la politique locale pourra s'affranchir de la "règle des 500 mètres", donc multiplier sur le territoire de sa commune, pour le plus grand profit d'actionnaires étrangers et souvent "off-shore", les aérogénérateurs électriques industriels (ces engins monstrueusement inefficaces, du moins pour tous les abonnés d'EdF, tous payeurs de la C.S.P.E., que les gogos dénomment éoliennes).

Heureusement M. BLAIZOT, qui a pris le temps nécessaire pour visiter la cave dans ses moindres recoins et se faire expliquer une situation si particulière, m'a assuré qu'il allait prendre l'attache de Mme RICHE, qu'il connaît déjà, et de toutes personnes concernées pour m'aider à surmonter tous ces obstacles de papier. Je l'en remercie et suis convaincu que, s'il réussit sa mission de persuasion, il aura permis que puisse être répondu utilement par l'administration à la lancinante question de la rénovation énergétique des monuments historiques.

Dans la mesure où j'entends que la restauration thermique de ce bâtiment soit digne de constituer un cas d'école, je ne manquerai pas de tenir mon fidèle lectorat informé ici des développements de cet intéressant dossier.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 19 Avril 2016
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Cave
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En mon absence, un compagnon de M. PICAULT a relevé hier le coffrage du 1er étage de la cave :

19 avril 2016.

En effet, la seconde couche de béton - contrairement à la précédente, celle-ci ne devrait pas être allégée - sera coulée ce vendredi.

En attendant, je note que le futur escalier intérieur devra comporter une marche de plus pour franchir toutes ces épaisseurs :

19 avril 2016.

Au courrier hier, la passionnante littérature suivante :

A première vue, je note que pourrait coincer l'exigence que la résidence principale et le domicile fiscal soient identiques. Mais, comme je ne saisis pas à quel titre l'A.N.A.H. serait en droit d'imposer une telle restriction, il va d'abord falloir que je consacre des heures et des heures à essayer d'établir qu'elle a tort.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 22 Avril 2016
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Cave
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Retour aujourd'hui des sous-traitants de M. PICAULT :

22 avril 2016.

Cette fois-ci, ils coulent la seconde couche de béton, le non allégé, au 1er étage de la cave. On sait désormais comment ils procèdent : pose des picots calés au laser pour indiquer une épaisseur de 4 centimètres environ pour cette nouvelle couche de béton...

22 avril 2016.

... livraison du béton par bétonnière...

22 avril 2016.

... envoi du béton dans un pulseur...

22 avril 2016.

... coulage du béton...

22 avril 2016.

22 avril 2016.

22 avril 2016.

... lissage à la batte :

22 avril 2016.

J'ai essayé de me faire expliquer en quoi consistait la mixture répandue. Il semble que ce soit un secret de fabrication, à base, si j'ai bien compris, d'un ciment spécial allemand.

Quoi qu'il en soit, l'opération était chaude et il fallait parfois courir :

22 avril 2016.

Dans deux jours, on pourra marcher sur la chape. Dans un mois, elle sera complètement sèche.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 22 Avril 2016
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Cave
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Igor anticipe le déménagement du stock de tomettes d'occasion, accumulé au rez-de-chaussée de la cave, vers l'étage du même bâtiment, une fois la chape sèche. Il a donc commencé à trier les tomettes par tailles et qualités avant de les nettoyer au kärcher :

22 avril 2016.

Mon idée est en effet d'utiliser enfin ces vieux lots, en essayant de déterminer si les stocks seront suffisants pour que chacun des principaux lots puisse carreler le sol d'une pièce à l'étage de la cave.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 25 Avril 2016
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Cave
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Au 1er étage de la cave, on peut marcher sur la dalle :

25 avril 2016.

25 avril 2016.

On dirait qu'un ver de terre ou un escargot m'a précédé :

25 avril 2016.

Apparemment, le béton a englouti la bestiole car plus aucun intrus ne rôde.