Cave

Le système que j'ai monté en m'appuyant sur la réglemention des "emplois d'avenir" semble intéresser suffisamment de personnes, très souvent différentes du public habituel de l'A.D.D.O.O.E., pour que j'établisse une partition des activités en constituant une nouvelle association qui pourrait s'appeler "Association pour l'insertion professionnelle de jeunes dans l'Ouest Ornais, le Sud Manche et le Nord Mayenne" (APIJOMM). Corrélativement, il faudra que j'adapte en conséquence les statuts de l'A.D.D.O.O.E. qui se concentrerait désormais sur son premier objet statutaire, donc que je transfère les contrats de travail de Benjamin et de Dylan de l'A.D.D.O.O.E. à cette APIJOMM.

Je vais m'atteler à cette transformation dans les prochains jours. Je veillerai à ce que l'on soit pleinement opérationnels au moment où le recrutement de nouveaux "emplois d'avenir" redeviendra possible, c'est-à-dire à partir du 1er janvier prochain.

Si je récapitule, l'état de ma nouvelle usine à gaz est le suivant :
- Benjamin et Dylan sont salariés de l'A.D.D.O.O.E., leurs bulletins de salaire étant préparés par la M.S.A. ;
- dans mes démarches pour leur trouver du travail ailleurs qu'à notre manoir favori, je rencontre un succès qui m'encourage à développer l'expérience des "emplois d'avenir" ;
- je m'apprête donc à recruter, dans les mois qui viennent, plusieurs "emplois d'avenir" supplémentaires ; chaque recrutement, outre qu'il apportera de la souplesse dans l'affectation de tout ou partie de l'équipe ainsi constituée, abaissera le coût moyen de celle-ci : ainsi, avec deux "emplois d'avenir", l'équipe de trois hommes reviendrait au total à 1,5 fois le coût d'un smicard, donc chaque salarié reviendrait en moyenne, charges comprises, à la moitié du coût (charges comprises) d'un smicard ; avec quatre "emplois d'avenir", ce qui me semble tout à fait envisageable dès 2017, les cinq hommes coûteraient au total autant que deux smicards, de sorte que chacun reviendrait en moyenne à 40 % du coût d'un smicard ;
- je vais rechercher des subventions auprès de divers conseils départementaux en vue d'alléger le coût de Benjamin qui encadrera cette équipe ; en première approche, l'Orne, qui supporte la charge des "emplois d'avenir" ainsi recrutés localement, pourrait accepter d'intervenir à ce niveau également ; dès lors que d'autres jeunes seraient recrutés et employés dans des départements limitrophes, leurs conseils départementaux seraient également sollicités ;
- je recherche des alliances avec des entrepreneurs qui pourraient être suffisamment intéressés par la qualité de notre travail d'insertion professionnelle et de formation pour recruter ces jeunes lorsqu'ils arriveraient en fin de droits au titre des "emplois d'avenir" (soit, en l'état des textes réglementaires, au bout de trois ans après leur recrutement) ;
- enfin, je fais étudier les dispositions fiscales dont les employeurs de tous ces jeunes pourraient également se prévaloir, le cas échéant, pour abaisser le coût net pour eux de ce système.

Je précise que j'ai conçu cette usine à gaz lorsque, constatant l'aboulie du repreneur pressenti de notre manoir favori dans un contexte de chute de mes revenus et d'extinction de mon épargne financière, j'ai dû rechercher des voies nouvelles, astucieuses mais toujours légales, pour abaisser pour moi la charge de mes employés. Puisque, grâce à la martingale trouvée, un effet boule de neige vertueux est susceptible d'être développé, je me dis qu'autant contribuer tous ensemble à faire reculer le chômage des jeunes du secteur. D'où l'idée de structurer cet effort en toute transparence et en veillant à ce que tous ceux qui ont un intérêt au succès de cette expérience (jeunes concernés, employeurs potentiels, entrepreneurs locaux, administraaaâââtions diverses, y compris les formateurs professionnels) s'appuient les uns sur les autres.

Que ceux qui sont susceptibles d'être intéressés par mon système n'hésitent pas à me contacter, je répondrai, dans le rôle de tabellion que je m'attribue, à toutes leurs demandes d'explications complémentaires.

J'ai reçu ce matin la visite de Boris MAHE, le "référent" de Dylan à la mission locale de Flers. Il venait nous parler de la formation professionnelle à mettre en place en faveur de ce jeune homme. Je n'ai pas compris grand chose à ses propos, si ce n'est que le dispositif requis va déséquilibrer les comptes prévisionnels de ma petite usine à gaz. Il nous a remis, à Dylan et à moi, deux feuilles rappelant la législation du travail en cas d'emploi de jeunes (Dylan aura 18 ans en février prochain), m'a fait signer un dossier sans m'en remettre une copie (ce dossier précisait que Dylan devait repasser les épreuves théoriques de son C.A.P. de "constructeur de canalisations" à la fin de ce mois de novembre) et m'a promis de m'adresser divers documents que je mettrai en ligne dès réception. Enfin il m'a informé que, la réglementation n'arrêtant pas de changer, il n'était pas garanti qu'il soit de nouveau possible de recruter des "emplois d'avenir" dès le 1er janvier prochain mais que l'on ne saurait exclure, non plus, que la pompe soit réamorcée plus tôt.

Pas simple tout ça.

(début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 3 janvier 2017 10:25
À : Fabrice BLAIZOT - IDEE -
Objet : RE: SCIC IDEE - projet chaufferie bois

Merci pour vos vœux. Recevez les miens les meilleurs pour vous, vos proches et vos activités.

Je vous dois en effet quelques explications.

A vrai dire, mon projet a reçu du plomb dans l'aile depuis qu'en octobre dernier, mon aîné m'a annoncé qu'il ne souhaitait pas s'investir davantage dans la restauration de la Chaslerie et qu'il entendrait même ne pas la conserver après mon décès. Dans ces conditions, je reste dans les 25 m2 habitables du bâtiment Nord mais entends poursuivre, dans la mesure de mes moyens qui décroissent, la restauration du monument. Compte tenu des particularités des circuits administratifs, tous ces moyens seront mobilisés, dans les 5 ans qui viennent, dans la seule restauration des menuiseries extérieures du seul logis. Par voie de conséquence, l'installation d'une chaufferie centrale dans la charretterie est renvoyée aux années 2020. J'aurai alors entre 70 et 80 ans, c'est dire que c'est pas gagné tout ça...

Bien cordialement,

PPF


De : Fabrice BLAIZOT - IDEE - <fabrice.blaizot@scic-idee.fr>
Envoyé : mardi 3 janvier 2017 09:57
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : SCIC IDEE - projet chaufferie bois

Bonjour M. FOURCADE,

tous les voeux de la coopérative pour cette année 2017 avec la réalisation de vos projets de rénovation, et pourquoi pas une chaufferie bois !

Avez-vous pu avancer sur vos projets ?

Concernant la chaufferie bois, je reste en attente de connaitre la structuration juridique qui pourrait porter ce projet, cela aura des incidences sur les aides potentielles accessibles que ce soit pour l’étude ou les travaux.

Dans l’attente de vous lire,

Cordialement,
Fabrice BLAIZOT | Ingénieur de la Cooperative IDEE

(fin de citation)

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 10 mai 2017
Journal du chantier - Plomberie-chauffage - Logis - Bâtiment Nord - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Cave
1
J'avais prié Thierry BURIN des ROZIERS de poursuivre l'étude sur le meilleur mode de chauffage central pour notre manoir favori.

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 10 mai 2017 08:26
À : Binaud - Thierry Burin des Roziers
Cc : Thibaud Fourcade
Objet : RE: Manoir de la Chaslerie

Cher Monsieur,

Je comprends mais regrette.

Auriez-vous le nom d'un confrère à me suggérer par ici ?

Bien cordialement,

PPF



De : Binaud - Thierry Burin des Roziers <thierry.bdr@binaud.fr>
Envoyé : mercredi 10 mai 2017 07:54
À : penadomf@msn.com
Objet : Manoir de la Chaslerie

Cher Monsieur,

Notre déploiement d’entreprise est actuellement local uniquement autour de Matha en Charente Maritime et Charente.

Aussi je ne vais pas être en mesure de donner suite à votre sollicitation.

J’aurais aimé que notre déploiement colle avec le périmètre géographique de votre propriété.

Je reste à disposition pour remettre en perspective le rapport d’étude que j’avais réalisé il y a quelques années au travers d’un entretien téléphonique.

Je vous remercie de m’avoir sollicité et vous présente mes meilleurs souhaits de réussite et de persévérance pour cette grande rénovation que vous poursuivez.

Bien cordialement

Thierry Burin des Roziers
Binaud Thermique Electricité
Tél : 05.46.58.75.01 / Mob : 06.74.56.03.51 / Fax : 05.46.58.71.69

(Fin de citation)

Comme on le sait, la question de la transmission du patrimoine que constitue la Chaslerie me préoccupe depuis fort longtemps. J'y consacre d'ailleurs un onglet de notre site favori. Cet onglet a été ouvert en même temps que le site.

A ce jour, mon expérience est que la route est longue et riche de désillusions et autres frustrations. Peut-être m'y suis-je mal pris ? Pourtant, me semble-t-il, ce ne sera pas faute d'avoir multiplié les tentatives.

Il y a quelques années, mon épouse et moi avons ainsi donné à notre aîné la pleine propriété de la cave. Il s'est borné à m'observer en commencer la restauration. Puis nous lui avons donné la nue-propriété des écuries et du colombier. Là, il a financé la restauration des charpentes et couvertures mais semble avoir renoncé à l'ambition de rendre habitable cette ancienne "aile de la belle-mère". Deux projets architecturaux ont pourtant été imaginés mais, d'hésitations en manques de motivation, ces deux projets sont restés lettre morte.

Plus récemment, j'ai proposé à mon aîné de prendre en charge, sous le contrôle d'un architecte du patrimoine (afin de limiter les fautes de goût prévisibles), la restauration du logis, réputée des plus simples à mettre en œuvre. Il a posé pour condition que la plus grande partie du rez-de-chaussée du bâtiment Nord soit consacrée à une cuisine, là où je rêvais d'installer un bureau-bibliothèque. J'ai précisé que la restauration du logis devait s'effectuer dans un cadre juridique et fiscal sûr et, de plus, non préjudiciable à mon cadet. Autrement dit, s'il y avait lieu qu'à tout le moins, la nue-propriété du logis soit détenue par mon aîné, celui-ci devrait, pour une fois, nous en payer le juste prix.

Mon aîné a alors fait valoir que certains préalables qui lui sont propres devaient être levés, sujet sur lequel je me suis gardé de faire des remarques, quoi que j'en pense. Puis, me plaçant paradoxalement dans l'obligation d'être son banquier, il a ajouté que le paiement du prix devait faire l'objet d'un échéancier qu'il s'est gardé de préciser. On voudra bien admettre qu'à l'âge où j'avais moi-même acheté le manoir et commencé sa restauration, mon aîné continue face à moi à manifester une certaine propension (et un certain talent) à botter en touche et à attendre que tout lui tombe du ciel, aussi cuit que possible.

A un mois du début de l'année prévue pour la réalisation de la première tranche de ces derniers travaux, je constate ainsi que, malgré des rappels verbaux puis écrits dont on peut imaginer le caractère souvent humiliant pour moi, la base juridique de ce chantier n'existe toujours pas.

En l'état du dossier et dans les circonstances de l'espèce, je réfléchis donc à un plan B.

J'envisage ainsi de garder la pleine maîtrise d'ouvrage du chantier du logis (et évidemment du bâtiment Nord), ce qui signifie que je devrais trouver les ressources appropriées. En l'état de mon analyse, compte tenu de la chute de revenus consécutive à la mise à la retraite de ses parents, cela nécessitera que mon aîné nous rende rapidement la jouissance de logement qu'il occupe à Paris. Par ailleurs, il semblerait normal qu'il transfère à son frère, si celui-ci le souhaite, la propriété de la cave dont lui-même n'a jamais rien fait (ce qui aura au moins permis qu'il ne la défigure pas) si ce n'est, ici comme en divers autres endroits, y compris chez moi, y entreposer durablement une partie de son binz, de ce fait livrée par sa seule indifférence aux souris et autres volatiles chiants puis crevants qui n'attendent pas son autorisation pour la maculer.