Nature (hors géologie)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 10 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Spidigon - Bandit
rédigé le Vendredi 10 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Spidigon - Bandit
Je continue d'observer le comportement de ces compagnons l'un par rapport à l'autre.
Pour le moment, ça se passe bien. Ce soir, je tente une expérience : les laisser tous deux dormir dans la cour, ceci cage ouverte pour le chaton.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 11 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Spidigon - Bandit
rédigé le Samedi 11 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Spidigon - Bandit
Tôt le matin au manoir favori, un jeune chat joueur :
Il a passé la nuit dehors, comme un grand. Il est très propre et a déjà son coin attitré pour faire ses besoins (comme on le voit au début du clip suivant) :
Spidigon, lui, a disparu semble-t-il...
On a retrouvé Spidigon, il s'était réfugié pour la nuit dans les écuries :
Il a passé la nuit dehors, comme un grand. Il est très propre et a déjà son coin attitré pour faire ses besoins (comme on le voit au début du clip suivant) :
Spidigon, lui, a disparu semble-t-il...
On a retrouvé Spidigon, il s'était réfugié pour la nuit dans les écuries :
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 13 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Spidigon - Bandit
rédigé le Lundi 13 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Spidigon - Bandit
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 15 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Spidigon - Bandit
rédigé le Mercredi 15 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Spidigon - Bandit
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 16 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Bandit
rédigé le Jeudi 16 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Bandit
Un petit chat sportif...
... et on ne connaît toujours pas son nom !
... et on ne connaît toujours pas son nom !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 17 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Nature (hors géologie) - Références culturelles
rédigé le Vendredi 17 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Nature (hors géologie) - Références culturelles
(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 17 juillet 2026 00:09
À : (...)@gmail.com>
Objet : Euthanasie et État nazi
Cher Jean-Paul,
J'ai vu sur "Facebook" votre réaction à mon point de vue sur l'euthanasie et je comprends à quel point cette question vous préoccupe et vous touche.
Mais je ne crois pas qu'un gouvernement aussi nombreux que médiocre, imposé par un fou furieux et manifestement dangereux, ait été en droit, pour tenter de l'exonérer d'un bilan lamentable à tous égards en faisant valoir une prétendue avancée sociétale, de faire adopter par un parlement inaudible un texte remettant en cause quelque chose comme 25 siècles d'une doctrine essentielle dans la relation entre médecins et patients.
Ce ne sont pas des considérations religieuses ou prétendument "philosophiques" qui m'animent en l'espèce mais le rejet, fruit de mon expérience d'une vie, de toute intervention dans un tel domaine d'un corps politique en plein naufrage, incapable de se reprendre et nous menant rapidement au désastre, sans que j'entrevoie d'issue encourageante, de nature à "rendre la vie commode et les gens heureux", au moins pour ma descendance connue.
Amitiés,
PPF
(Fin de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 17 juillet 2026 00:09
À : (...)@gmail.com>
Objet : Euthanasie et État nazi
Cher Jean-Paul,
J'ai vu sur "Facebook" votre réaction à mon point de vue sur l'euthanasie et je comprends à quel point cette question vous préoccupe et vous touche.
Mais je ne crois pas qu'un gouvernement aussi nombreux que médiocre, imposé par un fou furieux et manifestement dangereux, ait été en droit, pour tenter de l'exonérer d'un bilan lamentable à tous égards en faisant valoir une prétendue avancée sociétale, de faire adopter par un parlement inaudible un texte remettant en cause quelque chose comme 25 siècles d'une doctrine essentielle dans la relation entre médecins et patients.
Ce ne sont pas des considérations religieuses ou prétendument "philosophiques" qui m'animent en l'espèce mais le rejet, fruit de mon expérience d'une vie, de toute intervention dans un tel domaine d'un corps politique en plein naufrage, incapable de se reprendre et nous menant rapidement au désastre, sans que j'entrevoie d'issue encourageante, de nature à "rendre la vie commode et les gens heureux", au moins pour ma descendance connue.
Amitiés,
PPF
(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 18 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Spidigon - Bandit
rédigé le Samedi 18 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Spidigon - Bandit
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 23 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Bandit - Anecdotes
rédigé le Jeudi 23 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Bandit - Anecdotes
À 4 heures du matin, le petit chat jouait sous ma fenêtre.
À 8, il avait disparu.
On vient de le retrouver, il s'était abrité du soleil sous la voiture que Carole avait laissée devant le portail.
Je suppose qu'il va falloir retourner chez la vétérinaire pour lui ôter l'envie d'escapades nocturnes.
À 8, il avait disparu.
On vient de le retrouver, il s'était abrité du soleil sous la voiture que Carole avait laissée devant le portail.
Je suppose qu'il va falloir retourner chez la vétérinaire pour lui ôter l'envie d'escapades nocturnes.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 25 Juillet 2026
Nature (hors géologie) - Anecdotes - Annonces - A la Chaslerie - Dans l'Orne - Désultoirement vôtre !
rédigé le Samedi 25 Juillet 2026
Nature (hors géologie) - Anecdotes - Annonces - A la Chaslerie - Dans l'Orne - Désultoirement vôtre !
J'ai évoqué hier soir avec des visiteurs le fait que j'ai confié à des voisins de Lonlay-l'Abbaye, il y a environ huit mois (alors que Carole n'était pas encore dotée d'un congélo de compétition), un beau morceau de sanglier que ces visiteurs d'hier soir m'avaient donné. Il était convenu avec ces voisins qu'ils se chargeraient de cuire cette viande et nous inviteraient à la déguster chez eux, moi apportant de surcroît le dessert.
Je signale la chose à toutes fins utiles, sachant que le frère du voisin en question - voisin chez qui je me suis gardé de remettre les pieds depuis que j'ai cru pouvoir déceler qu'il faisait désormais la sourde oreille - est un membre assidu du fan-club favori.
Un premier signal, par l'intermédiaire du lieutenant de louveterie local, n'avait point porté. On verra si celui-ci passe mieux.
Je signale la chose à toutes fins utiles, sachant que le frère du voisin en question - voisin chez qui je me suis gardé de remettre les pieds depuis que j'ai cru pouvoir déceler qu'il faisait désormais la sourde oreille - est un membre assidu du fan-club favori.
Un premier signal, par l'intermédiaire du lieutenant de louveterie local, n'avait point porté. On verra si celui-ci passe mieux.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 27 Juillet 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie)
rédigé le Lundi 27 Juillet 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie)
Près du bief aval, cinq hêtres, proches les uns des autres, ont crevé :
À quoi cela tient-il ? Y aurait-il une contagion destinée à élargir prochainement le cercle de la maladie ? Ou bien, cela résulterait-il du sous-sol puisque j'ai le vague souvenir qu'il y a eu là un canal de sortie des douves dont pourrait subsister un cheminement souterrain d'une eau ferrugineuse ? Je ne sais.
Ce que je sais en revanche et qui me rend songeur est qu'il peut exister côte à côte, plantés le même jour lointain et ayant fait depuis lors l'objet de la même absence de soins, des arbres dont certains resplendissent de santé tandis que d'autres, comme celui à droite de la photo suivante, sont voués à végéter :
À quoi cela tient-il ? Y aurait-il une contagion destinée à élargir prochainement le cercle de la maladie ? Ou bien, cela résulterait-il du sous-sol puisque j'ai le vague souvenir qu'il y a eu là un canal de sortie des douves dont pourrait subsister un cheminement souterrain d'une eau ferrugineuse ? Je ne sais.
Ce que je sais en revanche et qui me rend songeur est qu'il peut exister côte à côte, plantés le même jour lointain et ayant fait depuis lors l'objet de la même absence de soins, des arbres dont certains resplendissent de santé tandis que d'autres, comme celui à droite de la photo suivante, sont voués à végéter :
lefigaro.fr
rédigé le Mardi 28 Juillet 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux - Nature (hors géologie) - Anecdotes
rédigé le Mardi 28 Juillet 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux - Nature (hors géologie) - Anecdotes
«Les flammes ne lisent pas le code de l’environnement» : écologistes contre forestiers, la bataille idéologique du débroussaillement
Par Stéphane Kovacs
DÉCRYPTAGE - Directives européennes, superpositions de normes, arrêtés préfectoraux… Les exploitants forestiers sont très remontés contre cette « réglementation qui paralyse ».
C’est encore un exemple d’empilements de normes, d’injonctions contradictoires et d’embrouillaminis administratifs dont la France a le secret. Pour limiter les feux de forêt, il est nécessaire d’entretenir régulièrement les massifs ; le code forestier l’impose. Mais, pour protéger « l’habitat potentiel » d’espèces protégées, le code de l’environnement contraint fortement ces travaux. Résultat, déplorent les syndicats forestiers, les incendies ravagent plus vite les forêts. Et, avec elles, la biodiversité que l’on espérait sauver…
Débroussaillement des bordures de zones habitées, des bords de route, récoltes, coupes, retrait des bois morts… « La forêt a besoin d’une intervention active de l’homme pour se renouveler », insiste Fransylva, organisation représentant les 3,5 millions de propriétaires forestiers privés. Or ces derniers se voient mettre de nombreux bâtons dans les roues : « Des discours idéologiques dénigrant la sylviculture et favorisant le harcèlement des forestiers sur le terrain, des politiques publiques à contretemps - comme l’arrêt récent du financement public du renouvellement forestier - et de nombreuses injonctions contradictoires et normes qui empêchent certains travaux forestiers indispensables à la prévention incendie », énumère la fédération.
L’obligation légale de débroussaillage (OLD), qui s’applique dans certains territoires, impose de nettoyer les terrains situés à moins de 200 mètres des bois et forêts, dans un rayon de 50 mètres autour des constructions. « Un rapport du Sénat de 2022 disait que seules 30 % des OLD étaient effectuées, rappelle Anne Dunoyer, vice-présidente de Fransylva. Peut-être faudrait-il que les gens soient mieux informés, plus sanctionnés ? Il faut sortir de cet état d’esprit de « sanctuarisation de la nature ». Prendre soin de la nature, ce n’est pas ne rien faire ! À l’automne dernier, un maire nous a demandé de couper des peupliers le long d’une route. Or l’Office français de la biodiversité (OFB) est intervenu, car c’était pendant une période de nidification. Mais qu’est-ce qui se serait passé si un peuplier était tombé sur une voiture ? Il y a un arbitrage à faire entre la sécurité des personnes et la destruction d’un habitat potentiel d’une espèce protégée - qui d’ailleurs n’est pas forcément menacée. »
« Annulation du chantier sous la pression des écolos »
Du côté des exploitants forestiers, on est très remonté contre cette « réglementation qui paralyse ». « L’interprétation de l’article L. 411-1 du code de l’environnement, transposant en droit français deux directives européennes (habitats et oiseaux), conduit à assimiler tout chantier forestier à une menace pour la biodiversité du 15 mars au 15 août, indique le Syndicat des exploitants de la filière bois (SEFB). La superposition des normes (Natura 2000, ZNIEFF, espèces protégées…) alourdit encore la charge administrative et contraint les accès à la forêt. Et les arrêtés préfectoraux, pris en cas de forte chaleur ou de tempête, représentent désormais entre 40 et 50 jours d’arrêt de travail par an… »
Comme si cela ne suffisait pas, les forestiers sont aussi acculés par les militants écologistes, qui s’en prennent de plus en plus aux chantiers. En mars dernier, à Saint-Jacut-les-Pins, dans le Morbihan, un exploitant a dû renoncer à abattre des arbres, alors que l’opération avait été votée en conseil municipal. « Des opposants ont entravé le fonctionnement des machines de notre adhérent, rapporte le vice-président du SEFB, Samuel Bellée. Le maire a d’abord reporté le chantier, mais, a priori, ce sera une annulation, sous la pression des écolos… Donc cette forêt n’a pas été entretenue. »
En 2024, c’est un autre adhérent qui était « pris en faute » par l’OFB. « En juin, je récoltais une peupleraie à Bucilly (Aisne), dans le respect du code forestier, raconte Marc Driancourt. Sur dénonciation, des agents de l’OFB sont intervenus et ont invoqué la période de nidification, sans pouvoir montrer le moindre nid. J’ai été auditionné deux fois, mais je n’ai jamais reconnu de délit, car j’étais dans mon droit. » L’exploitant a finalement été relaxé.
« 90 % des maisons détruites étaient sur des terrains mal débroussaillés »
« La prévention bute sur cinq verrous », constate, sur X, David Lisnard, président de l’Association des maires de France (AMF), qui était ce samedi au plus près des incendies, à Pontevès, dans le Var. Le premier d’entre eux est « la contradiction de l’État avec lui-même, explique-t-il. Le code forestier impose le débroussaillage, le code de l’environnement le limite au nom des espèces protégées. L’arrêté du 29 mars 2024 présumait les débroussaillages conformes non attentatoires à ces espèces, mais le Conseil d’État, le 6 février 2026, a jugé qu’une dérogation reste nécessaire en cas de risque caractérisé. Il faut sécuriser juridiquement les propriétaires et consolider par la loi la présomption de conformité. » Un autre « verrou » est la « sanction inappliquée », poursuit-il : « 90 % des maisons détruites étaient sur des terrains mal débroussaillés, mais l’amende de 50 euros par mètre carré reste théorique. À défaut, l’assurance peut faire ce que la loi n’a pas fait, en conditionnant primes et franchises à la conformité… »
Ancien élu local de Gironde, le viticulteur et sylviculteur Yves d’Amécourt acquiesce : « Les flammes ne lisent pas le code de l’environnement. Elles se nourrissent de nos renoncements », assène-t-il dans une tribune sur FigaroVox . « Les professionnels ont souvent le sentiment que l’administration contrôle davantage ceux qui travaillent légalement que ceux qui mettent réellement les forêts en danger, regrette-t-il. Ils voient l’OFB dresser des procès-verbaux à des exploitants forestiers pour des questions de procédure. Ils comprennent plus difficilement pourquoi les rave-parties organisées illégalement en pleine forêt, malgré les interdictions préfectorales et les risques considérables qu’elles représentent en période estivale, donnent si rarement lieu à une réponse d’une égale fermeté. »
En attendant, dans son exploitation forestière de Loire-Atlantique, Samuel Bellée s’arrache les cheveux. « En hiver, les sols sont trop mouillés ; ils ne doivent pas être abîmés par nos lourds engins. À partir de mars, c’est la nidification. Pour faire simple, il ne nous reste que trois mois pour travailler », résume-t-il. Sans compter les arrêtés préfectoraux. « Mon entreprise travaille dans 12 départements, explique-t-il. Mon travail, hier soir, de 19 à 21 heures, ça a été de consulter les sites de toutes les préfectures concernées, pour savoir si on allait être restreints ou contraints dans les jours prochains. Et, quand on nous impose de ne pas travailler, évidemment on ne reçoit aucune aide. Pas étonnant que la filière soit au bord du gouffre ! Mais s’il n’y a plus d’entreprises demain pour entretenir la forêt, elle sera d’autant plus vulnérable aux risques d’incendie… »
N.D.L.R. : Et pourtant la solution existe. Elle est très simple : il faut, avant tout, créer davantage de postes de fonctionnaires, les encourager à pondre davantage de réglementations stupides et déshumanisées, bref continuer à laisser le pays tout entier partir à vau-l'eau en tous domaines et tout ira mieux !
Ceci dit, il n'y a pas que les écolos qui soient portés à raconter à peu près n'importe quoi en matière de débroussaillage. Aux dernières nouvelles, il semblerait que certains chasseurs ne soient pas loin de partager leurs vues.
Par Stéphane Kovacs
DÉCRYPTAGE - Directives européennes, superpositions de normes, arrêtés préfectoraux… Les exploitants forestiers sont très remontés contre cette « réglementation qui paralyse ».
C’est encore un exemple d’empilements de normes, d’injonctions contradictoires et d’embrouillaminis administratifs dont la France a le secret. Pour limiter les feux de forêt, il est nécessaire d’entretenir régulièrement les massifs ; le code forestier l’impose. Mais, pour protéger « l’habitat potentiel » d’espèces protégées, le code de l’environnement contraint fortement ces travaux. Résultat, déplorent les syndicats forestiers, les incendies ravagent plus vite les forêts. Et, avec elles, la biodiversité que l’on espérait sauver…
Débroussaillement des bordures de zones habitées, des bords de route, récoltes, coupes, retrait des bois morts… « La forêt a besoin d’une intervention active de l’homme pour se renouveler », insiste Fransylva, organisation représentant les 3,5 millions de propriétaires forestiers privés. Or ces derniers se voient mettre de nombreux bâtons dans les roues : « Des discours idéologiques dénigrant la sylviculture et favorisant le harcèlement des forestiers sur le terrain, des politiques publiques à contretemps - comme l’arrêt récent du financement public du renouvellement forestier - et de nombreuses injonctions contradictoires et normes qui empêchent certains travaux forestiers indispensables à la prévention incendie », énumère la fédération.
L’obligation légale de débroussaillage (OLD), qui s’applique dans certains territoires, impose de nettoyer les terrains situés à moins de 200 mètres des bois et forêts, dans un rayon de 50 mètres autour des constructions. « Un rapport du Sénat de 2022 disait que seules 30 % des OLD étaient effectuées, rappelle Anne Dunoyer, vice-présidente de Fransylva. Peut-être faudrait-il que les gens soient mieux informés, plus sanctionnés ? Il faut sortir de cet état d’esprit de « sanctuarisation de la nature ». Prendre soin de la nature, ce n’est pas ne rien faire ! À l’automne dernier, un maire nous a demandé de couper des peupliers le long d’une route. Or l’Office français de la biodiversité (OFB) est intervenu, car c’était pendant une période de nidification. Mais qu’est-ce qui se serait passé si un peuplier était tombé sur une voiture ? Il y a un arbitrage à faire entre la sécurité des personnes et la destruction d’un habitat potentiel d’une espèce protégée - qui d’ailleurs n’est pas forcément menacée. »
« Annulation du chantier sous la pression des écolos »
Du côté des exploitants forestiers, on est très remonté contre cette « réglementation qui paralyse ». « L’interprétation de l’article L. 411-1 du code de l’environnement, transposant en droit français deux directives européennes (habitats et oiseaux), conduit à assimiler tout chantier forestier à une menace pour la biodiversité du 15 mars au 15 août, indique le Syndicat des exploitants de la filière bois (SEFB). La superposition des normes (Natura 2000, ZNIEFF, espèces protégées…) alourdit encore la charge administrative et contraint les accès à la forêt. Et les arrêtés préfectoraux, pris en cas de forte chaleur ou de tempête, représentent désormais entre 40 et 50 jours d’arrêt de travail par an… »
Comme si cela ne suffisait pas, les forestiers sont aussi acculés par les militants écologistes, qui s’en prennent de plus en plus aux chantiers. En mars dernier, à Saint-Jacut-les-Pins, dans le Morbihan, un exploitant a dû renoncer à abattre des arbres, alors que l’opération avait été votée en conseil municipal. « Des opposants ont entravé le fonctionnement des machines de notre adhérent, rapporte le vice-président du SEFB, Samuel Bellée. Le maire a d’abord reporté le chantier, mais, a priori, ce sera une annulation, sous la pression des écolos… Donc cette forêt n’a pas été entretenue. »
En 2024, c’est un autre adhérent qui était « pris en faute » par l’OFB. « En juin, je récoltais une peupleraie à Bucilly (Aisne), dans le respect du code forestier, raconte Marc Driancourt. Sur dénonciation, des agents de l’OFB sont intervenus et ont invoqué la période de nidification, sans pouvoir montrer le moindre nid. J’ai été auditionné deux fois, mais je n’ai jamais reconnu de délit, car j’étais dans mon droit. » L’exploitant a finalement été relaxé.
« 90 % des maisons détruites étaient sur des terrains mal débroussaillés »
« La prévention bute sur cinq verrous », constate, sur X, David Lisnard, président de l’Association des maires de France (AMF), qui était ce samedi au plus près des incendies, à Pontevès, dans le Var. Le premier d’entre eux est « la contradiction de l’État avec lui-même, explique-t-il. Le code forestier impose le débroussaillage, le code de l’environnement le limite au nom des espèces protégées. L’arrêté du 29 mars 2024 présumait les débroussaillages conformes non attentatoires à ces espèces, mais le Conseil d’État, le 6 février 2026, a jugé qu’une dérogation reste nécessaire en cas de risque caractérisé. Il faut sécuriser juridiquement les propriétaires et consolider par la loi la présomption de conformité. » Un autre « verrou » est la « sanction inappliquée », poursuit-il : « 90 % des maisons détruites étaient sur des terrains mal débroussaillés, mais l’amende de 50 euros par mètre carré reste théorique. À défaut, l’assurance peut faire ce que la loi n’a pas fait, en conditionnant primes et franchises à la conformité… »
Ancien élu local de Gironde, le viticulteur et sylviculteur Yves d’Amécourt acquiesce : « Les flammes ne lisent pas le code de l’environnement. Elles se nourrissent de nos renoncements », assène-t-il dans une tribune sur FigaroVox . « Les professionnels ont souvent le sentiment que l’administration contrôle davantage ceux qui travaillent légalement que ceux qui mettent réellement les forêts en danger, regrette-t-il. Ils voient l’OFB dresser des procès-verbaux à des exploitants forestiers pour des questions de procédure. Ils comprennent plus difficilement pourquoi les rave-parties organisées illégalement en pleine forêt, malgré les interdictions préfectorales et les risques considérables qu’elles représentent en période estivale, donnent si rarement lieu à une réponse d’une égale fermeté. »
En attendant, dans son exploitation forestière de Loire-Atlantique, Samuel Bellée s’arrache les cheveux. « En hiver, les sols sont trop mouillés ; ils ne doivent pas être abîmés par nos lourds engins. À partir de mars, c’est la nidification. Pour faire simple, il ne nous reste que trois mois pour travailler », résume-t-il. Sans compter les arrêtés préfectoraux. « Mon entreprise travaille dans 12 départements, explique-t-il. Mon travail, hier soir, de 19 à 21 heures, ça a été de consulter les sites de toutes les préfectures concernées, pour savoir si on allait être restreints ou contraints dans les jours prochains. Et, quand on nous impose de ne pas travailler, évidemment on ne reçoit aucune aide. Pas étonnant que la filière soit au bord du gouffre ! Mais s’il n’y a plus d’entreprises demain pour entretenir la forêt, elle sera d’autant plus vulnérable aux risques d’incendie… »
N.D.L.R. : Et pourtant la solution existe. Elle est très simple : il faut, avant tout, créer davantage de postes de fonctionnaires, les encourager à pondre davantage de réglementations stupides et déshumanisées, bref continuer à laisser le pays tout entier partir à vau-l'eau en tous domaines et tout ira mieux !
Ceci dit, il n'y a pas que les écolos qui soient portés à raconter à peu près n'importe quoi en matière de débroussaillage. Aux dernières nouvelles, il semblerait que certains chasseurs ne soient pas loin de partager leurs vues.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 29 Juillet 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Menuiserie - Peinture - Logis - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Nature (hors géologie) - Géologie
rédigé le Mercredi 29 Juillet 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Menuiserie - Peinture - Logis - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Nature (hors géologie) - Géologie
Je demande à Igor ce qu'il pense de la fissure qu'il a découverte hier et, plus particulièrement, de la nature de la masse pierreuse qui la jouxte :
S'agit-il d'une réparation ancienne du linteau de granit en cause ou bien avons-nous affaire à un "crapaud" (c'est-à-dire un caillou étranger emporté par le magma avant sa solidification) ? Pour Igor, pas de doute, on est face à un crapaud (comme ceux inclus dans les granits de la cage d'escalier). En fragilisant le granit, sa présence peut expliquer la fissure.
Comme j'avais conclu précédemment que l'incendie de 1884 avait été provoqué par la foudre tombée dans le secteur de la fenêtre est de la salle-à-manger et détruisant plus particulièrement la moitié nord du logis, j'essaye d'imaginer quand ce linteau s'est fissuré. Pas facile.
Poursuivant la protection du mobilier du salon,...
... Igor me demande l'autorisation de scotcher son dispositif sur les boiseries murales :
Je la lui donne car ce n'est pas la première fois qu'on doit procéder ainsi dans cette pièce où l'on connaît les dégâts causés par cet adhésif :
La dernière fois, c'était il y a douze ans, lors de la restauration des granits de la cage d'escalier.
Le moment venu, ça fera du grain à moudre pour Mr SPOON. Serai-je encore à la manœuvre ?
S'agit-il d'une réparation ancienne du linteau de granit en cause ou bien avons-nous affaire à un "crapaud" (c'est-à-dire un caillou étranger emporté par le magma avant sa solidification) ? Pour Igor, pas de doute, on est face à un crapaud (comme ceux inclus dans les granits de la cage d'escalier). En fragilisant le granit, sa présence peut expliquer la fissure.
Comme j'avais conclu précédemment que l'incendie de 1884 avait été provoqué par la foudre tombée dans le secteur de la fenêtre est de la salle-à-manger et détruisant plus particulièrement la moitié nord du logis, j'essaye d'imaginer quand ce linteau s'est fissuré. Pas facile.
Poursuivant la protection du mobilier du salon,...
... Igor me demande l'autorisation de scotcher son dispositif sur les boiseries murales :
Je la lui donne car ce n'est pas la première fois qu'on doit procéder ainsi dans cette pièce où l'on connaît les dégâts causés par cet adhésif :
La dernière fois, c'était il y a douze ans, lors de la restauration des granits de la cage d'escalier.
Le moment venu, ça fera du grain à moudre pour Mr SPOON. Serai-je encore à la manœuvre ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 29 Juillet 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Logis - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Nature (hors géologie) - Spidigon - Bandit
rédigé le Mercredi 29 Juillet 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Logis - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Nature (hors géologie) - Spidigon - Bandit
Un nouvel animal de chantier :
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 29 Juillet 2026
Vie du site - Entretien du site - Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Bandit
rédigé le Mercredi 29 Juillet 2026
Vie du site - Entretien du site - Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Bandit
Un petit chat très élégant :
Sous l'onglet "Désultoirement vôtre", à côté du sous-onglet "Speedy Gonzales" (que je ferais mieux d'appeler "Spidigon"), je crée le sous-onglet "Le chat".
Sous l'onglet "Désultoirement vôtre", à côté du sous-onglet "Speedy Gonzales" (que je ferais mieux d'appeler "Spidigon"), je crée le sous-onglet "Le chat".
lefigaro.fr
rédigé le Dimanche 2 Aout 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Spidigon - Références culturelles
rédigé le Dimanche 2 Aout 2026
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Spidigon - Références culturelles
Une cape, des cheveux et une bouche orangée : le likweli, nouvelle espèce de singe découverte dans le bassin du Congo
Par Delphine Chayet
Colobus congoensis n’est que la cinquième espèce de singe africain décrite depuis soixante-quinze ans, au bout d’une longue quête scientifique dans les forêts denses du Congo.
Le petit singe possède également une tache de fourrure blanche autour de l’anus, une peau grise nue sur les pommettes et « de longs cheveux noirs (environ 4 à 6 cm) sur le front et les côtés du visage ».
L'espèce est rare, discrète et difficile à observer. Des habitants et des chasseurs de 8 villages seulement, sur 52 bourgs visités par les chercheurs, ont reconnu et pu décrire l’animal avec précision.
Après la photo prise en 2008, le petit singe à longue queue n’a pas été signalé pendant dix ans.
Les scientifiques, qui ont analysé trois enregistrements audio, relèvent plusieurs singularités. Ses vocalisations se distinguent « par une cadence plus rapide et un grognement caractéristique émis entre les séquences de rugissements ». La couleur orange de sa bouche ajoute une force visuelle à ces cris puissants.
N.D.L.R. : À beaucoup de traits et de comportements, je crois me reconnaître dans ce frère...
En effet, en dépit de la principale couleur du pelage, qui est identique à celle de ce si brave et si gentil Spidigon, la tronche de celui-ci me ferait plutôt penser à un maître d'ouvrage mécontent de l'invraisemblable lenteur d'un chantier.
Même s'il pourrait s'exprimer encore plus clairement à propos de la qualité de certaines prestations.
Par Delphine Chayet
Colobus congoensis n’est que la cinquième espèce de singe africain décrite depuis soixante-quinze ans, au bout d’une longue quête scientifique dans les forêts denses du Congo.
Le petit singe possède également une tache de fourrure blanche autour de l’anus, une peau grise nue sur les pommettes et « de longs cheveux noirs (environ 4 à 6 cm) sur le front et les côtés du visage ».
L'espèce est rare, discrète et difficile à observer. Des habitants et des chasseurs de 8 villages seulement, sur 52 bourgs visités par les chercheurs, ont reconnu et pu décrire l’animal avec précision.
Après la photo prise en 2008, le petit singe à longue queue n’a pas été signalé pendant dix ans.
Les scientifiques, qui ont analysé trois enregistrements audio, relèvent plusieurs singularités. Ses vocalisations se distinguent « par une cadence plus rapide et un grognement caractéristique émis entre les séquences de rugissements ». La couleur orange de sa bouche ajoute une force visuelle à ces cris puissants.
N.D.L.R. : À beaucoup de traits et de comportements, je crois me reconnaître dans ce frère...
En effet, en dépit de la principale couleur du pelage, qui est identique à celle de ce si brave et si gentil Spidigon, la tronche de celui-ci me ferait plutôt penser à un maître d'ouvrage mécontent de l'invraisemblable lenteur d'un chantier.
Même s'il pourrait s'exprimer encore plus clairement à propos de la qualité de certaines prestations.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 6 Aout 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Logis - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - "Projet MORIN" - Nature (hors géologie) - Anecdotes
rédigé le Jeudi 6 Aout 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Logis - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - "Projet MORIN" - Nature (hors géologie) - Anecdotes
Là, il faut que je fournisse un double erratum en vue du "D.O.E." :
- la tige est plongée dans un scellement chimique, la résine n'étant utilisée qu'ensuite et en surface, mélangée à du granit pilé de la bonne couleur (par exemple tiré du trou bouché), à titre cosmétique en quelque sorte ;
- je parle de "tige feuilletée" alors qu'il s'agit évidemment d'une "tige filetée". Effet soit de la fatigue, soit des succulents mille-feuilles (les meilleurs du secteur d'après Carole, grande spécialiste de ces questions) que Francis achète à La Ferté-Macé, en contrebas de l'église principale, et qu'il a la gentillesse de nous offrir chaque fois que l'occasion s'en présente.
P.S. (du 8 août 2026 à 3 heures) : Un second "erratum" s'impose car le scellement chimique est bien de la résine, comme on l'a compris hier, le granit pilé n'ayant été mélangé à la résine qu'en surface du linteau.
- la tige est plongée dans un scellement chimique, la résine n'étant utilisée qu'ensuite et en surface, mélangée à du granit pilé de la bonne couleur (par exemple tiré du trou bouché), à titre cosmétique en quelque sorte ;
- je parle de "tige feuilletée" alors qu'il s'agit évidemment d'une "tige filetée". Effet soit de la fatigue, soit des succulents mille-feuilles (les meilleurs du secteur d'après Carole, grande spécialiste de ces questions) que Francis achète à La Ferté-Macé, en contrebas de l'église principale, et qu'il a la gentillesse de nous offrir chaque fois que l'occasion s'en présente.
P.S. (du 8 août 2026 à 3 heures) : Un second "erratum" s'impose car le scellement chimique est bien de la résine, comme on l'a compris hier, le granit pilé n'ayant été mélangé à la résine qu'en surface du linteau.
lefigaro.fr
rédigé le Samedi 8 Aout 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Nature (hors géologie) - Références culturelles
rédigé le Samedi 8 Aout 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Nature (hors géologie) - Références culturelles
Prouesse technologique ou catastrophe annoncée ? Pour la première fois, l’IA a créé des virus bactériens n’existant pas dans la nature
Par Steve Tenré
DÉCRYPTAGE - Des scientifiques ont utilisé l’intelligence artificielle pour créer de tous nouveaux génomes, jusqu’ici inconnus. Une partie du monde scientifique se dit inquiète.
Pas une semaine ne passe sans que l’IA ne soit associée à une grande découverte scientifique. Pour la première fois, dans une étude publiée par la revue Science, une équipe de chercheurs de l’université de Stanford et de l’Arc Institute a assuré avoir créé des virus bactériens... grâce à l’intelligence artificielle. Jusqu’ici, l’IA savait écrire du texte, générer des images ou développer des applications. Désormais, elle parvient à créer des génomes complets n’existant même pas dans la nature.
Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé un «modèle de langage génomique», nommé Evo 2. Alors que les modèles de langage standards (Claude, ChatGPT...) se nourrissent de lettres, de phrases et de livres pour apprendre, les modèles génomiques se nourrissent de leurs équivalents en biologie: les nucléotides, les gènes et les génomes (l’ADN). Ils apprennent comment sont formés ces derniers, classent les mutations compatibles avec la vie, repèrent les changements génétiques qui peuvent empêcher un virus d’être infectieux...
À titre d’exemple, Evo 2 a littéralement consommé à date plus de 9000 milliards de nucléotides (issus de bactéries, de plantes...) pour s’entraîner. Mais jusqu’ici, «la capacité des modèles de langage génomique à générer des génomes fonctionnels complets n’avait pas été testée», débutent les chercheurs dans leur étude. Pour ce faire, les modèles se sont vus confier la tâche inédite de créer des bactériophages, ces virus qui infectent et détruisent les bactéries comme la salmonelle ou le staphylocoque doré. Ils sont souvent utilisés comme alternatives aux antibiotiques. «Les bactériophages sont particulièrement adaptés à cette tâche, car ils sont relativement petits (souvent 10 à 100 fois plus petit qu’une bactérie, NDLR), expérimentalement manipulables et ont de larges applications en biologie moléculaire et en thérapeutique», souligne l’étude.
Des milliers de candidats, 16 retenus
En conséquence, les chercheurs ont demandé à l’IA de cibler la bactérie de l’Escherichia coli, très souvent étudiée en laboratoire. Les modèles ont alors généré et évalué des milliers de génomes différents, avant d’en synthétiser 300 d’entre eux et de tester leur viabilité. Finalement, 16 bactériophages ont été sélectionnés. Et tous «étaient différents de tous les bactériophages» connus dans la nature, que ce soit en termes de mutation, de gène ou de longueur. Mieux encore, certains bactériophages se sont révélés encore plus efficaces contre la bactérie que les virus déjà existants.
Pour les chercheurs, cette expérience n’est pas seulement une avancée scientifique: elle signe «une nouvelle étape dans le degré de complexité accessible à l’IA générative» qui pourrait «considérablement améliorer la santé humaine», a indiqué Brian Hie, professeur adjoint à l’université de Stanford, interrogé par la BBC. «Nous explorons là un territoire inédit.» Le professeur Marc Güell, du laboratoire de biologie synthétique de l’université Pompeu Fabra en Espagne, a lui déclaré que l’étude constituait un «tournant très important» car, «pour la première fois de l’histoire, nous commençons à concevoir la biologie sur un ordinateur».
Les chercheurs n’ont pour l’heure pas l’intention de «commercialiser leurs travaux», a affirmé Brian Hie. «Nous sommes un laboratoire universitaire financé par des dons et des subventions publiques. Il est de notre responsabilité de diffuser cette technologie fondamentale au plus grand nombre, compte tenu de ses immenses bienfaits potentiels pour la santé et l’humanité.»
Levée de boucliers
Oui mais voilà: cette avancée majeure ne fait pas l’unanimité. Elle suscite également de vives inquiétudes au sein de la communauté scientifique. Toujours dans la revue Science, le professeur Thomas Inglesby et le docteur Moritz Hanke, du Centre pour la sécurité sanitaire de l’université Johns Hopkins, ont alerté quant aux «questions urgentes de biosécurité et de biosûreté» soulevées par cette recherche sans précédent. Ils estiment, notamment, que les «cadres de gouvernance actuels sont insuffisants pour superviser la génomique générative». «La question n’est plus de savoir si la génération (par IA) de génomes existera, mais si la société peut mettre en place des contrôles (afin) d’empêcher qu’elle ne cause des dommages graves», martèlent-ils.
Les deux confrères n’en sont en réalité pas à leur coup d’essai: le 1er juin dernier, dans un [url=https://www.frontiersin.org/journals/microbiology/articles/10.3389/fmicb.2026.1832974/full]article publié dans la revue Frontiers[/url], ils prévenaient que l’IA biologique était une technologie à double tranchant, capable de transformer la médecine, l’agriculture et la recherche, mais qui pourrait possiblement être détournée par des acteurs malveillants.
Il faut dire qu’un modèle comme Evo 2 est accessible à tous, gratuitement, si tant est que l’on dispose d’une infrastructure informatique extrêmement puissante. Le fait qu’une IA puisse créer des génomes plus facilement pourrait aussi réduire certaines barrières techniques, permettant à des groupes malveillants, même peu spécialisés, d’accéder à des capacités biologiques jusqu’ici réservées aux experts. Et c’est sans compter le risque qu’une IA fasse une erreur dans la compilation d’un génome... «Cet outil permettra de créer de nouvelles variantes comme le Covid-19 qui se propageront et infecteront la plupart des gens. Et ce sera grave. Nous ne devons pas faire cela», a même affirmé au Wall Street Journal Kevin Esvelt, professeur associé au Massachusetts Institute of Technology.
En ce sens, les dires d’Inglesby, Hanke et Esvelt rejoignent les craintes des figures de l’IA, qui ont signé, en juin dernier, une lettre dans laquelle ils réclamaient aux décideurs politiques américains la mise en place de garde-fous face au risque bioterroriste. «Compte tenu du rythme auquel la technologie évolue, nous pensons que le besoin est urgent», écrivaient Sam Altman, Dario Amodei ou Demis Hassabis. Il faut «garantir une norme nationale cohérente plutôt qu’un méli-mélo de lois contradictoires», soulignaient-ils également. Un encadrement qui, pour l’heure, n’a toujours pas été mis en place, trois mois après l’appel de la Silicon Valley.
N.D.L.R. : Très inquiétant dans un monde où tout évolue trop vite pour qui est intimement persuadé que "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme".
Par Steve Tenré
DÉCRYPTAGE - Des scientifiques ont utilisé l’intelligence artificielle pour créer de tous nouveaux génomes, jusqu’ici inconnus. Une partie du monde scientifique se dit inquiète.
Pas une semaine ne passe sans que l’IA ne soit associée à une grande découverte scientifique. Pour la première fois, dans une étude publiée par la revue Science, une équipe de chercheurs de l’université de Stanford et de l’Arc Institute a assuré avoir créé des virus bactériens... grâce à l’intelligence artificielle. Jusqu’ici, l’IA savait écrire du texte, générer des images ou développer des applications. Désormais, elle parvient à créer des génomes complets n’existant même pas dans la nature.
Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé un «modèle de langage génomique», nommé Evo 2. Alors que les modèles de langage standards (Claude, ChatGPT...) se nourrissent de lettres, de phrases et de livres pour apprendre, les modèles génomiques se nourrissent de leurs équivalents en biologie: les nucléotides, les gènes et les génomes (l’ADN). Ils apprennent comment sont formés ces derniers, classent les mutations compatibles avec la vie, repèrent les changements génétiques qui peuvent empêcher un virus d’être infectieux...
À titre d’exemple, Evo 2 a littéralement consommé à date plus de 9000 milliards de nucléotides (issus de bactéries, de plantes...) pour s’entraîner. Mais jusqu’ici, «la capacité des modèles de langage génomique à générer des génomes fonctionnels complets n’avait pas été testée», débutent les chercheurs dans leur étude. Pour ce faire, les modèles se sont vus confier la tâche inédite de créer des bactériophages, ces virus qui infectent et détruisent les bactéries comme la salmonelle ou le staphylocoque doré. Ils sont souvent utilisés comme alternatives aux antibiotiques. «Les bactériophages sont particulièrement adaptés à cette tâche, car ils sont relativement petits (souvent 10 à 100 fois plus petit qu’une bactérie, NDLR), expérimentalement manipulables et ont de larges applications en biologie moléculaire et en thérapeutique», souligne l’étude.
Des milliers de candidats, 16 retenus
En conséquence, les chercheurs ont demandé à l’IA de cibler la bactérie de l’Escherichia coli, très souvent étudiée en laboratoire. Les modèles ont alors généré et évalué des milliers de génomes différents, avant d’en synthétiser 300 d’entre eux et de tester leur viabilité. Finalement, 16 bactériophages ont été sélectionnés. Et tous «étaient différents de tous les bactériophages» connus dans la nature, que ce soit en termes de mutation, de gène ou de longueur. Mieux encore, certains bactériophages se sont révélés encore plus efficaces contre la bactérie que les virus déjà existants.
Pour les chercheurs, cette expérience n’est pas seulement une avancée scientifique: elle signe «une nouvelle étape dans le degré de complexité accessible à l’IA générative» qui pourrait «considérablement améliorer la santé humaine», a indiqué Brian Hie, professeur adjoint à l’université de Stanford, interrogé par la BBC. «Nous explorons là un territoire inédit.» Le professeur Marc Güell, du laboratoire de biologie synthétique de l’université Pompeu Fabra en Espagne, a lui déclaré que l’étude constituait un «tournant très important» car, «pour la première fois de l’histoire, nous commençons à concevoir la biologie sur un ordinateur».
Les chercheurs n’ont pour l’heure pas l’intention de «commercialiser leurs travaux», a affirmé Brian Hie. «Nous sommes un laboratoire universitaire financé par des dons et des subventions publiques. Il est de notre responsabilité de diffuser cette technologie fondamentale au plus grand nombre, compte tenu de ses immenses bienfaits potentiels pour la santé et l’humanité.»
Levée de boucliers
Oui mais voilà: cette avancée majeure ne fait pas l’unanimité. Elle suscite également de vives inquiétudes au sein de la communauté scientifique. Toujours dans la revue Science, le professeur Thomas Inglesby et le docteur Moritz Hanke, du Centre pour la sécurité sanitaire de l’université Johns Hopkins, ont alerté quant aux «questions urgentes de biosécurité et de biosûreté» soulevées par cette recherche sans précédent. Ils estiment, notamment, que les «cadres de gouvernance actuels sont insuffisants pour superviser la génomique générative». «La question n’est plus de savoir si la génération (par IA) de génomes existera, mais si la société peut mettre en place des contrôles (afin) d’empêcher qu’elle ne cause des dommages graves», martèlent-ils.
Les deux confrères n’en sont en réalité pas à leur coup d’essai: le 1er juin dernier, dans un [url=https://www.frontiersin.org/journals/microbiology/articles/10.3389/fmicb.2026.1832974/full]article publié dans la revue Frontiers[/url], ils prévenaient que l’IA biologique était une technologie à double tranchant, capable de transformer la médecine, l’agriculture et la recherche, mais qui pourrait possiblement être détournée par des acteurs malveillants.
Il faut dire qu’un modèle comme Evo 2 est accessible à tous, gratuitement, si tant est que l’on dispose d’une infrastructure informatique extrêmement puissante. Le fait qu’une IA puisse créer des génomes plus facilement pourrait aussi réduire certaines barrières techniques, permettant à des groupes malveillants, même peu spécialisés, d’accéder à des capacités biologiques jusqu’ici réservées aux experts. Et c’est sans compter le risque qu’une IA fasse une erreur dans la compilation d’un génome... «Cet outil permettra de créer de nouvelles variantes comme le Covid-19 qui se propageront et infecteront la plupart des gens. Et ce sera grave. Nous ne devons pas faire cela», a même affirmé au Wall Street Journal Kevin Esvelt, professeur associé au Massachusetts Institute of Technology.
En ce sens, les dires d’Inglesby, Hanke et Esvelt rejoignent les craintes des figures de l’IA, qui ont signé, en juin dernier, une lettre dans laquelle ils réclamaient aux décideurs politiques américains la mise en place de garde-fous face au risque bioterroriste. «Compte tenu du rythme auquel la technologie évolue, nous pensons que le besoin est urgent», écrivaient Sam Altman, Dario Amodei ou Demis Hassabis. Il faut «garantir une norme nationale cohérente plutôt qu’un méli-mélo de lois contradictoires», soulignaient-ils également. Un encadrement qui, pour l’heure, n’a toujours pas été mis en place, trois mois après l’appel de la Silicon Valley.
N.D.L.R. : Très inquiétant dans un monde où tout évolue trop vite pour qui est intimement persuadé que "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme".
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 12 Aout 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Nature (hors géologie) - Anecdotes - Météo
rédigé le Mercredi 12 Aout 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Nature (hors géologie) - Anecdotes - Météo
Nouvelle vague de canicule annoncée pour aujourd'hui et demain. Et sécheresse qui s'éternise.
Je supporte très mal ces températures qui me mettent K.O., en incapacité de bosser comme il le faudrait, tout juste bon à me vautrer devant une série "Netflix" de 88 épisodes, de près d'une heure chacun. Ce n'est certes pas pour endurer un tel climat que le vieil Africain que je demeure est venu s'enterrer en Normandie.
Moins mal cependant que tous les arbres qui sont en train de crever aux abords du manoir, notamment tant de hêtres de l'allée secondaire et de tilleuls de la principale. Je souffre pour ceux qui résistent encore.
Même le grand poirier qui penche vers le colombier, emblématique de la Chaslerie en quelque sorte, porte une grosse branche qui semble désormais dévitalisée.
Je supporte très mal ces températures qui me mettent K.O., en incapacité de bosser comme il le faudrait, tout juste bon à me vautrer devant une série "Netflix" de 88 épisodes, de près d'une heure chacun. Ce n'est certes pas pour endurer un tel climat que le vieil Africain que je demeure est venu s'enterrer en Normandie.
Moins mal cependant que tous les arbres qui sont en train de crever aux abords du manoir, notamment tant de hêtres de l'allée secondaire et de tilleuls de la principale. Je souffre pour ceux qui résistent encore.
Même le grand poirier qui penche vers le colombier, emblématique de la Chaslerie en quelque sorte, porte une grosse branche qui semble désormais dévitalisée.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 13 Aout 2026
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Nature (hors géologie) - Anecdotes
rédigé le Jeudi 13 Aout 2026
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Nature (hors géologie) - Anecdotes
Depuis quelques jours, je vois très flou de l’œil gauche. Il va falloir consulter.
P.S. (du 14 août 2026 à 6 heures 20) : J'ai fait l'aller-retour en voiture pour me rendre aux urgences de la "Fondation Rothschild" à Paris.
Mon scanner est en panne (sans doute à la suite d'une mise à jour intempestive de je ne sais quoi), ce qui m'empêche de mettre en ligne un bout du compte rendu, mais il m'est prescrit une intervention au laser ("laser YAG", comprenne qui pourra) afin de pulvériser les saletés qui se sont accumulées derrière le cristallin de plastique qui a remplacé l'original dans l’œil gauche lors de mon opération de la cataracte. Et on referait le point ensuite.
Si je comprends bien le document abscons qui m'a été remis, mon acuité visuelle de l’œil gauche n'est plus que de 32 % de celle de l’œil droit. Les deux furent opérés fin 2023 par un charlatan coureur d'honoraires et fonctionnant en réseau.
P.S. (du 14 août 2026 à 6 heures 20) : J'ai fait l'aller-retour en voiture pour me rendre aux urgences de la "Fondation Rothschild" à Paris.
Mon scanner est en panne (sans doute à la suite d'une mise à jour intempestive de je ne sais quoi), ce qui m'empêche de mettre en ligne un bout du compte rendu, mais il m'est prescrit une intervention au laser ("laser YAG", comprenne qui pourra) afin de pulvériser les saletés qui se sont accumulées derrière le cristallin de plastique qui a remplacé l'original dans l’œil gauche lors de mon opération de la cataracte. Et on referait le point ensuite.
Si je comprends bien le document abscons qui m'a été remis, mon acuité visuelle de l’œil gauche n'est plus que de 32 % de celle de l’œil droit. Les deux furent opérés fin 2023 par un charlatan coureur d'honoraires et fonctionnant en réseau.
