Nature (hors géologie)

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 28 Juillet 2022
Journal du chantier - Menuiserie - Bâtiment Nord - Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - O'Gustin
1
Hier après-midi, un incident de parcours m'a empêché d'être présent au rendez-vous fixé avec l'artisan susceptible de poser un faux-plafond dans l'arrière-cuisine.

Merci à ma voisine, Mme Annick GAHERY, de nous avoir pris en charge et raccompagnés, Guguss et moi.

Je vais consulter mais pense que j'aurai besoin de quelques jours de récupération.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 3 Aout 2022
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Anecdotes
0
Je me sentais las depuis quelques mois mais, cette fois, l'alerte aura été assez chaude :


Mon jeune médecin traitant de Domfront, sans doute trop "sea, sex and sun" pour être fiable, étant injoignable, tout comme sa secrétaire, et ayant fourni de surcroît une mauvaise adresse de courriel qu'il refuse de corriger, j'ai choisi de me rendre aux "Urgences" de l'hôpital de La Ferté-Macé où j'ai été très bien pris en charge.
Après ce scanner qu'on m'a envoyé, en ambulance, passer à Flers, ils m'ont expédié, le lendemain et grâce au "SAMU 61", en "soins intensifs" en cardiologie à la clinique Saint Martin de Caen où j'aurai donc séjourné quelques jours.
Hier après-midi, transfert au service "cardiologie" normal de la même clinique.
Ce matin, autorisation de sortie.
Cette après-midi, retour au manoir favori.

Merci à tous ceux, alertés par mon silence, qui sont venus aux nouvelles à titre amical !
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Samedi 6 Aout 2022
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Références culturelles
0
Kenshin et les haïkus de Rimbaud


Kenshin Sumitaku est un poète japonais mort en 1987, à l’âge de vingt-cinq ans. Atteint d’une leucémie aiguë il a consacré les deux dernières années de sa vie au haïku.

On ne peut mieux dire le dénuement et la liberté qu’avec cette image si simple de mains dans des poches vides. Celui qui assume de n’avoir rien avance dans la vie avec une forme de désinvolture. La mort nous fera les poches, de toutes façons. Autant marcher léger.

Je ne sais si Kenshin avait lu Rimbaud : Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées. De même, je ne sais si Rimbaud connaissait les haïkus. Mais en faisant ce rapprochement je suis frappé par le fait que de nombreux vers de Rimbaud pourraient être lus comme des haïkus libres. J’en vois désormais plusieurs rien que dans le sonnet La bohème :

Oh ! là ! là !
que d’amours splendides
j’ai rêvées !

des gouttes de rosée
à mon front
comme un vin de vigueur

je tire les élastiques

de mes souliers blessés
un pied près de mon coeur


On a qualifié Rimbaud de « météore ». Kenshin, au Japon, est appelé « le poète qui ne faisait que passer ». Lui aussi a évoqué le bonheur rédempteur de la rosée :

Les gouttes d’eau
ont chacune
un sourire aux lèvres


Mais les gouttes s’évaporent, et les poètes aussi.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 11 Aout 2022
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Anecdotes
0
Surprise de la nuit...

En raison de la canicule, je dors la fenêtre ouverte. Et, comme on le sait, ma "chambrette-monacalo-monastique" n'est pas très vaste, ce qui, compte tenu de la soupente, ne fait pas beaucoup de mètres cubes.

Cette nuit, depuis un bon moment, nous sommes pourtant trois (au moins) à partager cette chambrette puisque deux chauves-souris, qui paraissent assez grosses à la lumière de la lune, volettent au-dessus de mon lit (elles ne se sont pas encore agrippées à mes cheveux).

Et ça tourne, et ça explore et ça frôle sans fin. Elles ont l'air de se plaire par ici, donc ont du goût. J'espère qu'elles ne signeront pas leur séjour par quelques-unes de ces crottes dont elles sont grandes pourvoyeuses, comme on l'a vu du côté de l'arrière-cuisine avant qu'Igor n'y supprime leur perchoir.
Au sol du passage vers l'arrière-cour, je remarque de minuscules crottes :

16 août 2022.


Serait-ce encore la signature de chauves-souris ?

Je lève la tête et constate que le terrain serait propice :

16 août 2022.


J'appelle Igor pour lui demander de reboucher ce bazar.

Beaucoup plus perspicace que moi et doté de bien meilleurs yeux, il remarque, dans une anfractuosité du linteau, quelque chose qu'il photographie avec son téléphone (dont, contrairement à moi, il sait faire fonctionner le flash) :

16 août 2022.


Imaginons la tête de Carole lorsqu'elle découvrira sous quoi je l'oblige, en l'état du chantier, à passer pour accéder à l'arrière-cuisine ou à l'arrière-cour...

Resterait à savoir comment cet animal a réussi à se jucher à cette hauteur.

En vérité, tout fout l'camp et on n'est même plus tranquilles chez soi !

P.S. (du 17 août 2022) : Ce matin, le monstre n'est plus visible. A-t-il quitté son repaire ou bien s'y est-il enfoncé plus profondément ? Mystère !

Il y a peut-être, dans un mur ou ailleurs, un tel monstre tapi dans l'ombre et prêt à se jeter sur une proie...