Nature (hors géologie)

Le pronostic de Kafka
Publié le 11 août 2021


Il y a cent ans, Kafka notait : « Dans le combat entre vous et le monde, misez sur le monde ». Et, à la vérité, il était difficile de lui donner tort. Changer le monde : qui l’avait fait ? Personne ou presque. Quelques grandes figures spirituelles (le Christ, Bouddha, Mahomet) y étaient parvenues partiellement, sans produire toutefois aucun résultat visible dans la durée : les hommes avaient régulièrement continué à s’entretuer, selon leur humeur et les circonstances, et les religions nouvelles, même celles qui prêchaient l’amour et le détachement, servaient aussi bien que les autres de prétextes à guerroyer.

Depuis quelques décennies cependant, les choses se sont inversées, et les parieurs pourraient désormais miser contre le monde, sur les hommes. Mais pas pour le mieux. Car si le monde est en train de perdre le combat, c’est que les humains, collectivement, en se multipliant (nous sommes trois fois plus nombreux aujourd’hui sur Terre que nous ne l’étions au moment de ma naissance) et en laissant libre cours à un soi-disant progrès économique, ont enclenché la destruction de leur irremplaçable maison, comme le dernier rapport du GIEC vient de le rappeler.

Et ce n’est pas d’abord une question de mode de vie ou de consommation, comme on feint de le croire. C’est avant tout une question de nombre. Le drame, c’est le nombre, et c’est un drame parce que cela rend le problème insoluble. Pour que l’humanité soit sauvée, il faudrait qu’il en périsse une moitié. Qui peut décider cela ? Personne. In fine, c’est le monde qui s’en chargera.

Alors, au bout du compte, j’en reviens au pronostic de Kafka.

Trop nombreux (Arbon / Arbon), extrait de Ça arrive à tout le monde

N.D.L.R. : Je ne suis plus équipé, comme je l'étais à une époque, pour mettre en ligne des clips sonores sur le site favori. Donc prière de se reporter au message original de Jean-Pierre pour accéder à ce clip.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 11 août 2021 12:36
À : La Demeure Historique <president@demeure-historique.org>
Objet : RE: Message du président, Olivier de Lorgeril : passe-sanitaire

Monsieur le président,

Sur le site internet où il est principalement question des travaux de restauration de mon monument historique, je me suis fait l'écho du décret du 7 août et même de vos commentaires à ce sujet. Je l'ai fait dans le style qui est le mien, considérant que, même si je suis un haut fonctionnaire à la retraite, je ne suis soumis à aucune obligation de réserve quand je m'exprime à propos de nos gouvernants et de la politique qu'ils mènent.

Dans cette affaire du "passe-sanitaire", je déplore en particulier que :

- le gouvernement édicte à un rythme effréné des réglementations particulièrement mal rédigées et, pour dire les choses simplement, parfaitement incompréhensibles en l'état,
- le gouvernement enjoigne à des entrepreneurs intervenant activement pour promouvoir le patrimoine français et en ouvrir les portes au public le plus large (dispositions E.R.P. incluses) de se transformer en auxiliaires obligés de la politique mal conçue qu'il mène : je suis ainsi d'avis que ce n'est nullement le rôle des propriétaires de M. H. d'interférer avec les choix des visiteurs de se faire vacciner ou pas, la liberté d'opinion ayant valeur constitutionnelle dans notre pays,
- le gouvernement n'assume toujours pas la responsabilité qui lui incombe, d'obliger tous les habitants du pays à se faire vacciner.

Je comprends que, dans le rôle qui est le vôtre, vous soyez tenu aux formes extérieures du respect face à vos interlocuteurs officiels.

Mais il faut aussi que vous sachiez que vos adhérents, dont je m'honore de faire partie, vivent mal l'obligation de collaboration qui leur serait prescrite ou même recommandée. Quant à moi et pour mon monument, j'ai diffusé ma décision via mon site favori et je la signalerai à la presse locale :
- plus de visites intérieures du monument par le public tant que les textes du gouvernement ne seront pas compréhensibles par un titulaire moyen du certificat d'études,
- pas de "journées du patrimoine", pour ce qui concerne les intérieurs du monument, tant que le décret n'aura pas été réécrit en langue vernaculaire.

Avec tous mes vœux de succès dans la difficile mission qui est la vôtre,

Bien cordialement,

Pierre-Paul FOURCADE
06 12 96 01 34

(Fin de citation)

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 5 Septembre 2021
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - O'Gustin - Anecdotes
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Promenade du matin avec mon loïde. Nous croisons un papillon...

5 septembre 2021.

... et un éclaireur de la randonnée des "Ecureuils du bocage" :

5 septembre 2021.


Les panneaux sont en place...

5 septembre 2021.

... Guguss veille...

5 septembre 2021.

... on a beau scruter l'horizon de tous côtés...

5 septembre 2021.

... mais aucun compétiteur ne se présente encore à l'horizon .
Chêne français : le péril chinois

ARTICLE. Notre filière du bois est en danger. Les entreprises chinoises achètent de plus en plus de chêne sur notre territoire. Les scieries françaises souffrent, comme nos forêts surexploitées, dans un marché mondialisé et désastreux pour l’environnement.

Restera-t-il du chêne pour exploiter à plein nos scieries, dans quelques mois ? Si rien n’est fait pour endiguer les exportations de notre bois vers la Chine, la réponse pourrait bien être négative. Dans une économie ouverte au monde, le bois est devenu une matière première précieuse et le chêne ne fait pas exception. Si le confinement mondialisé de 2020 avait su contraindre la demande excessive depuis 2018, elle est repartie de plus belle en 2021. Entre janvier et mai de ce début d’année, ce ne sont pas moins de 187 167 m3 qui sont partis de France pour rejoindre la Chine. Une augmentation de 42 % par rapport à 2020.

En 1972, le météorologue Edward Lorenz posait cette question : « Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? ». En l’occurrence, une loi chinoise entrée en vigueur en 2017 a créé une nouvelle donne sur le marché international du bois : La Chine a décidé de mettre fin à l’abattage commercial de ses forêts naturelles, et ce pendant 99 ans. Deux tiers de l’espace boisé chinois sont ainsi sanctuarisés au nom de l’écologie et de la lutte contre la désertification des sols.

Le danger du blocus russe sur les exportations de bois

Un motif écologique louable, mais qui ne fait que reporter le problème ailleurs : depuis 2017, la Chine importe massivement le bois qu’elle ne peut plus arracher de son sol. En 2019, ce sont 114 millions de mètres cubes de bois étrangers qui ont alimenté les scieries chinoises, pour en faire le premier importateur du monde. Les Chinois surpaient cette matière première, au détriment des autres exportateurs ou producteurs locaux qui ne peuvent plus s’aligner.

Face à cette pratique commerciale, certains États se sont rebellés. L’Ukraine interdit ses exportations de bois et L’Allemagne comme la Hongrie ont mis en place des restrictions. Plus inquiétant pour la France, la Russie a décidé de mettre fin à l’exportation de grumes non transformées à compter de 2022. Or, le pays du président Poutine est le premier fournisseur de bois de la Chine. L’empire du Milieu va donc devoir se rabattre sur d’autres pays et la France a tout à craindre de l’effet papillon russe.

Emmanuel Macron : « C’est une aberration complète »

Entre décembre 2020 et mars 2021, ce sont près de 75 % des lots français mis en vente qui auraient été achetés par de généreux exportateurs chinois. L’accélération du phénomène est brutale. En 2019, les exportations de chênes vers la Chine ne représentaient que 17,5 % de la production nationale. Les scieurs français, qui estiment leur besoin en chêne à 1,7 M de m3, ne disposeraient plus désormais que de 1,2 M m3. Pour mesurer l’ampleur du phénomène en France, entre 2005 et 2017, le nombre de scieries est passé de plus de 900 à 550. Le prix du chêne a augmenté de 65 % entre 2007 et 2017 et enfin, les exportations ont tout simplement été multipliées par 10 en 10 ans, pour attendre 500 000 de m3 en 2017.

Que fait notre pays pour endiguer ces exportations qui surexploitent nos forêts, surtout celles des propriétaires privés — qui détiennent 75 % des forêts françaises - trop heureux de pouvoir profiter de l’effet d’aubaine provoqué par cette demande ? En avril 2017, le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron avait déclaré : « Alors qu’on a l’une des plus grandes et belles forêts d’Europe, on importe des produits en bois. C’est une aberration complète ». Ces belles paroles, d’une lucidité difficilement contestable, en sont restées — sans surprise — au stade de belles intentions sacrifiées au profit du dogme néolibéral. La France ne veut pas de protectionnisme pour le moment, et s’en remet à la décision de l’UE.

Un non-sens écologique

Les enjeux sont pourtant de taille. Notre pays se doit de préserver son poumon vert, pour absorber ses émissions de CO2. Tout comme il doit protéger son industrie du bois, en souffrance. Enfin, et quel paradoxe : nos chênes quittent la France pour gagner la Chine, y être débités et transformés en meuble qui viennent ensuite inonder nos enseignes de vente.

Cette aberration économique — à l’heure où tout le monde prône le « produire local » — et écologique — le transport de marchandises produit aujourd’hui près de 10 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone — n’a pas lieu d’être. Il est urgent que nos dirigeants fassent preuve de bon sens et protègent notre patrimoine forestier. La Chine, elle, ne s’encombre pas de sentiments : les importations de parquets sur son territoire sont taxées à hauteur de 30 %, contre 0 % pour le bois de chêne. Il ne tient qu’à l’Hexagone de faire de même.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 8 Octobre 2021
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Anecdotes
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Invasion de mouches ces jours-ci à certains endroits du manoir favori :
- dans les combles de la tour Louis XIII, comme chaque année,
- au 1er étage de la tour Nord-Est ; c'est une première à cet endroit ;
- dans ma chambrette monacale ; je les pourchasse avec un aspirateur mais, plus j'en fais disparaître, plus il en réapparaît.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 22 Octobre 2021
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Anecdotes - Annonces - A la Chaslerie
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Je me retrouve ce matin avec 133 packs (le nom exact est "Pouch-up") de 3 litres chacun de jus de pomme de la Chaslerie, pommes ramassées hier par Francis et son copain, pressées puis jus pasteurisé et conditionné il y a à peine une heure.

J'ai goûté le jus de ce matin. Il est encore chaud, c'est un délice !

Avis aux amateurs : on peut venir en chercher au manoir favori !
Le prix de revient (hors ramassage et transport) à partir des pommes sur l'arbre 100 % bio au sens le plus pur du terme est de 511,72 €, soit 3,85 € le pack de 3 litres.
Il me reste encore quelques packs de l'an dernier, pour ceux qui voudraient comparer les cuvées.
Ainsi conditionné, ce jus de pomme se conserve deux ans sans problème.