Nature (hors géologie)

En coupant l'herbe de l'allée qui mène vers la maison de Gérard PHILIPPE (l'autre, le nôtre), j'ai constaté que de nombreux hêtres avaient leurs feuilles envahies de trucs bizarres :

14 juillet 2014.

14 juillet 2014.

14 juillet 2014.

Grâce à Google, j'ai pu établir qu'il s'agit de galles en citron des hêtres, autrement dit d'œufs du moucheron Mikiola fagi, provoquant une cécidomye qu'il faudra traiter sans tarder.

Mes hiboux vous ont-ils plu ? Aujourd'hui, je vous présente notre chouette :

22 août 2014.

Ganté, armé d'un parapluie et protégé par un torchon, Igor est allé la capturer dans la pièce qui sert de cuisine. Pour m'échapper alors que je prétendais lui faire vider les lieux, elle s'était réfugiée derrière le buffet :

22 août 2014.

Observez ses serres, c'est du costaud !

Habituellement, elle niche au-dessus de la porte donnant accès à la chambre de mon aîné, au 2ème étage du colombier. Pour manifester sa bonne volonté, elle ne manque pas de disposer régulièrement, en guise d'offrande, sur le palier de cette chambre, quelques boyaux de rongeur dont elle s'est régalée. La nuit, elle accompagne aussi de ses ululements le ronflement des tourtereaux.

Donc il était temps d'agir.

J'ai demandé à Igor d'occulter provisoirement les lucarnes des écuries à l'aide de feuilles de plexiglas...

22 août 2014.

... ainsi que de remplacer les jets d'eau de la porte sur cour des écuries car il y avait là un trou jadis utilisé par Ercule pour se mettre à l'abri et par lequel la chouette pouvait encore passer :

28 août 2014.

Je viens de m'inscrire (le prix est de 200 €/personne) à la formation organisée en 2015, pour les propriétaires de bois, par le FOGEFOR de Normandie.

Je me propose de rendre compte, via notre site favori, de ces 12 journées de formation. Cela me permettra de garder la trace de cet enseignement et aura aussi - point non négligeable pour moi - l'avantage de m'encourager à ne pas sécher.

Le programme sera le suivant :

1 - Samedi 10 janvier 2015 (dans l'Eure)
- en salle :
. présentation du FOGEFOR ;
. présentation de la forêt française, normande et de la filière ;
. fonctionnement de l'arbre.
- sur le terrain :
. reconnaissance des arbres et écologie des essences.

2 - Samedi 31 janvier 2015 (dans le Calvados) :
- en salle :
. sols et stations forestières ;
. exigences des essences et évolutions climatiques ;
. santé des forêts.
- sur le terrain :
. description pratique des stations et choix des essences.

3 - Samedi 28 février 2015 (dans l'Orne) :
- en salle :
. renouvellement des peuplements ;
. équilibre forêt gibier.
- sur le terrain :
. visite d'une pépinière forestière ;
. visites de plantations et de régénérations naturelles.

4 - Samedi 28 mars 2015 (dans la Manche) :
- en salle :
. lois forestières et de l'environnement.
- sur le terrain :
. tailles de formation et élagage.

5 - Samedi 25 avril 2015 (dans l'Orne) :
- en salle :
. fiscalité forestière et transmission du patrimoine.
- sur le terrain :
. reconnaissance des types de peuplements.

6 - Samedi 30 mai 2015 (en Seine Maritime) :
- en salle :
. sylviculture ;
. dessere forestière.
- sur le terrain :
. sylviculture de peuplements résineux.

7 - Samedi 27 juin 2015 (dans l'Eure) :
- sur le terrain :
. sylviculture de peuplements feuillus.

8 - Samedi 5 septembre 2015 (dans l'Orne) :
- en salle :
. réglementation du travail en forêt ;
. statuts juridiques (groupement forestier, indivision...).
- sur le terrain :
. biodiversité et gestion forestière.

9 - Samedi 3 octobre 2015 (dans l'Eure) :
- en salle :
. estimation et cubage ;
. qualités et altérations des bois ;
. commercialisation des bois.
- sur le terrain :
. exercice d'estimation des arbres ;
. visite d'un parc à grumes.

10 - Samedi 31 octobre 2015 (dans le Calvados) :
- en salle :
. documents de gestion durable.
- sur le terrain :
. exercice de réalisation d'un Plan Simple de Gestion.

11 - Samedi 28 novembre 2015 (dans l'Orne) :
- sur le terrain :
. visites d'industries des bois feuillus.
- en salle :
. certification forestière ;
. nouveaux débouchés et produits du bois.

12 - Samedi 12 décembre 2015 (dans l'Eure) :
- sur le terrain :
. visites d'industries du bois résineux.
- en salle :
. Bilan du cycle et l'après FOGEFOR.

Si vous voulez des renseignements complémentaires ou vous inscrire, les contacts sont :

M. Sébastien BROMBAULT
CRPF de Normandie
Cap Madrillet
Bât. B - 125 Avenue Edmund Halley - CS 80004
76801 - Saint-Etienne-du-Rouvray Cedex
02 35 12 25 84
06 07 97 21 25
sebastien.brombault@crpf.fr

Mme Béatrice LACOSTE
CRPF de Normandie
Maison de la Forêt
19bis rue des Capucins
61000 - Alençon
02 33 82 41 62
06 07 97 21 19
beatrice.lacoste@crpf.fr

Une mauvaise nouvelle ce soir au courrier :

Lettre de M. LECORPS, le taupier.

J'ai immédiatement téléphoné à notre taupier favori. Ce ne sont pas des raisons de santé qui le poussent à arrêter. Simplement, il veut garder du temps libre pour la pêche à la ligne. Il ne se préoccupe pas de recommander un successeur et dit qu'il n'en connaît pas.

Il sera donc resté artiste jusqu'au bout.

Ceci dit, si quelqu'un peut recommander un taupier dans le secteur, je lui serais très reconnaissant de bien vouloir nous communiquer ses coordonnées.

J'ai assisté avant-hier à la première séance du cycle 2015 du "FOGEFOR", association qui forme les propriétaires de forêts à leur gestion durable. Cette première séance se tenait à plus de 2 h 30 de route de la Chaslerie, à Canappeville (près de Louviers, donc de Rouen) et, ayant mal noté l'heure du rendez-vous et n'étant pas encore équipé du G.P.S. (Carole m'en a offert un le soir-même), je suis arrivé au cours avec plus de 20 minutes de retard.

J'avais promis de rendre compte ici de ces séances. A la réflexion, la matière étant très riche, je me bornerai à noter les informations reçues dès lors qu'elle passeront avec succès deux filtres :

- être utiles à mes fils, compte tenu du niveau qui est actuellement le leur en matière de sylviculture ; ce niveau n'est pas aussi nul quel le mien lorsque j'ai acheté la Chaslerie (je croyais qu'il suffisait, pour être tranquille, de couper l'herbe une fois dans l'année). Disons qu'ils savent que la vie de l'arbre est dans son écorce, donc qu'il faut éviter de le tamponner avec un engin, mais c'est à peu près tout ;

- être utiles pour la gestion des plantations de la Chaslerie ; donc - et sauf exception - je n'évoquerai que les essences représentées aux abords de notre manoir favori, à savoir les chênes (je dirai de quelle espèce... quand je le saurai), les hêtres, les châtaigniers, les merisiers, les frênes, les érables sycomores, les charmes, les bouleaux, les aulnes glutineux, les robiniers faux acacias, les trembles, les tilleuls, les noyers et les pins laricio. C'est dire qu'il sera rarement question, dans ces comptes rendus ainsi expurgés, des autres essences forestières communes en Normandie que sont les ormes champêtres, les alisiers, les douglas, les épicéas communs, les épicéas de Sitka, les pins sylvestres, les sapins pectinés, les sapins de Vancouver ou les mélèzes du Japon.

A dire vrai, j'ai un troisième souci, celui de ne pas divulguer un enseignement qui constituerait le fond de commerce des formateurs. A ce sujet, j'ai peu de crainte. D'une part, le contenu de cette première séance me persuade que je n'épuiserai pas la matière et que rien ne vaudrait, pour les visiteurs de notre site favori, une participation active à un tel cycle. D'autre part, il est possible que le cycle auquel je participe soit le dernier du genre puisque le Ministère de l'agriculture vient de supprimer la subvention qui permettait de boucler le budget, sachant que la cotisation que les stagiaires ont réglée ne couvre que 20 % du coût de la formation.

Le matin, après avoir signé un "contrat de formation", nous avons reçu un volumineux dossier de supports pédagogiques à la séance du jour puis assisté à six exposés de nos deux formateurs, Sébastien BROMBAULT et Béatrice LACOSTE, tous deux excellents :
- présentation du FOGEFOR ;
- organisation de la forêt française ;
- caractéristiques de la forêt française ;
- caractéristiques de la forêt normande ;
- la filière forêt-bois ;
- l'arbre.

10 janvier 2015, les stagiaires.

10 janvier 2015, les formateurs.

1er exposé : Le FOGEFOR :
. La forêt privée représente les trois quarts de la forêt française ainsi que de la forêt normande.
. Depuis 1983, année du 1er cycle, plus de 21 000 propriétaires ont été formés au niveau national, et plus de 700 en Normandie.
. Voici où se dérouleront les séances du cycle 2015 du FOGEFOR de Normandie :

2ème exposé : Organisation de la forêt française :
. Je retiens que les propriétaires forestiers privés peuvent avoir recours, pour le conseil (notamment pour l'instruction des PSG, plans simples de gestion - on en reparlera), au CRPF (Centre Régional de la Propriété Forestière), et, pour la gestion, selon leur choix, à des coopératives forestières, à des experts forestiers ou à des techniciens indépendants (je comprends que ce dernier statut est celui de Thierry BOURRE).
. Dans l'Orne, je peux m'adresser au Syndicat des Propriétaires Forestiers Sylviculteurs, notamment pour bénéficier d'une assurance Responsabilité Civile bien négociée. Le Syndicat participe notamment à des commissions administratives sur les plans de chasse et sur l'environnement.
. Le CETEF (Centre d'Etudes Techniques et Economiques Forestières) pourra me donner des infos supplémentaires à la suite du FOGEFOR.
. Pour plus d'infos :

3ème exposé : Caractéristiques de la forêt française :
. Elle recouvre 29 % du territoire national, soit 16,5 millions d'hectares. La plus importante forêt européenne est la suédoise (54 % du territoire et 28 M ha), la deuxième est en Finlande (77 % et 23 M ha) ; la France est 3ème devant l'Espagne, 4ème.
. 72 % de la forêt française est privée, 17 % communale et 11 % domaniale. Forêts communales et domaniales sont gérées par l'O.N.F.
. Contrairement à une idée reçue, la forêt française est en pleine expansion. Sa surface a doublé depuis 1800. Au cours du dernier siècle, elle a cru de 60 000 ha/an. Il n'existe pratiquement plus d'aides au boisement (j'ai cru comprendre qu'on en trouvait encore en Basse-Normandie) mais les bouleaux et les chênes poussent spontanément.
. En termes d'essences, la forêt française est diversifiée ; la forêt publique est particulièrement bien représentée dans les hêtres (58 % des 1,5 M ha ainsi plantés) et les chênes rouvres ; les privés détiennent 100 % des châtaigniers et des peupliers cultivés. Les autres feuillus désignent 137 autres espèces répertoriées en France.

. Dans le tableau suivant, les pins laricio sont compris parmi les "Autres conifères" ; c'est une essence de reboisement originaire de Corse.

. Avec mes 25 ha plantés (environ), j'occupe une position médiane en termes de surface mais 20 % des propriétaires forestiers ont des bois plus importants que les miens. A noter le très grand nombre de tout petits bois :

. 3ème européen pour la surface, la France est 1er européen en stock de bois sur pied (2,5 milliards de m3 ; 1,7 en 1980). Ceci tient au fait que la forêt française est sous-exploitée, notamment en raison des plus petites surfaces.
. La production annuelle française de bois est de 90 M m3 alors que le prélèvement n'est que de 60. Pour la même raison. Donc le stock augmente.

4ème exposé : Caractéristiques de la forêt normande :
. Contrairement à ce que j'aurais cru, la Normandie est l'une des régions les moins boisées de France (380 000 ha, dont 75 % privés). Ceci vaut notamment pour la Manche et le Calvados.

. Les forêts domaniales (donc les belles forêts de hêtres) sont surtout en Haute-Normandie :

. Alors que la surface forestière stagne en Haute-Normandie, elle croit de 0,8 %/an en Basse-Normandie, principalement du fait du boisement de terres agricoles.
. La Normandie compte 90 000 propriétaires forestiers, dont 30 000 de plus de 1 ha et 9 000 de plus de 4. Les propriétés forestières y sont plus grandes (d'environ 15 %) qu'au niveau national.
. En Basse-Normandie, les propriétés de plus de 25 ha représentent 56 % des surfaces et sont détenues par 5 % des propriétaires ; 1,3 % des propriétaires (ceux des propriétés de plus de 100 ha) représentent le tiers de la surface boisée.
. La forêt normande est composée à 80 % de feuillus. En termes de production, la moitié des feuillus sont des chênes sessiles ou pédonculés et le quart des hêtres. Le tiers des résineux est en douglas et 8 % en pins laricio.

. La futaie régulière occupe les deux tiers de la surface boisée et les taillis sous futaie, le quart ; environ 10 % sont donc des taillis.
. Le volume de bois sur pied est, en moyenne, de 156 m3/ha. La production annuelle (accroissement des arbres) est de 6,9 m3/ha/an. La récolte est d'environ 80 % de l'accroissement ; elle est composée de feuillus pour un peu plus de 2/3. Un tiers de la récolte sert à l'autoconsommation.
. La moitié de la surface forestière privée est couverte par un P.S.G., ce qui est considéré comme remarquable (on dénombre en Normandie environ 1 500 P.S.G. obligatoires - pour les surfaces de plus de 25 ha - et 500 P.S.G. volontaires).

(On continuera demain. Désolé pour les photos mais il y a tant de mouches dans mon bureau que, lorsque je scanne ou photocopie, il arrive que j'en écrase une dans l'appareil...)

Promenade du matin.

19 janvier 2015.

Allons voir où en est Igor.

19 janvier 2015.

19 janvier 2015.

19 janvier 2015.

Je le trouve en train de faire la pause et de fumer. Je le remets au boulot :

19 janvier 2015.

19 janvier 2015.

19 janvier 2015.

19 janvier 2015.

Dans la neige, sous de vieilles protections en plastique des plantations, que je lui demande d'évacuer, il trouve une taupe :

19 janvier 2015.

J'observe que cette taupe a dû être engourdie par le froid et, vu sa taille de guêpe, doit jeûner depuis un moment.

Rentrons mettre ces importantes nouvelles en ligne.

19 janvier 2015.

Dans la foulée, j'ai l'idée de téléphoner à M. LECORPS. Il est d'accord pour apprendre à Igor comment piéger les taupes. Les leçons particulières commenceront à la Chaslerie dès que le temps sera plus doux. Bien entendu, je tâcherai d'y assister et ne manquerai pas alors de rendre compte, sur notre site favori, des enseignements de l'expert.

Igor était très étonné tout à l'heure quand je lui ai expliqué qu'un clou planté dans un arbre resterait dans 20 ans, et même toujours, à une hauteur identique par rapport au sol. Alors qu'on sait bien, lui et moi, qu'il en irait différemment pour un clou planté dans un enfant, qui suivrait bien entendu la croissance de ce dernier.

Non, je plaisante !

Bref, je lui ai recommandé d'étudier mes comptes rendus du COGEFOR (première séance le 10 janvier dernier, deuxième samedi prochain).

Le Châtaignier de Robinson ou la vogue des restaurants au cœur des arbres

Au milieu du XIXe siècle et aux environs de Sceaux, les guinguettes de Robinson, aménagées à l’intérieur et autour de châtaigniers centenaires, permettaient aux Parisiens de s’offrir un retour à la nature : on vient pour passer une journée à la campagne, fuir la pollution des grandes villes, manger, danser, s’amuser. Ainsi du châtaignier-restaurant de Robinson, au cœur du bois d’Aunay...

Environs de Sceaux. Le Châtaignier de Robinson.

N.D.L.R. : A la Chaslerie, nous ne sommes pas encore prêts, malgré les soins d'Igor, à offrir ce type de prestation dans nos arbres.

Cela viendra peut-être un jour...

Comme prévu, M. LECORPS est venu donner une première leçon de piégeage de taupes à Igor :

19 mars 2015.

Voici le matériel qu'il nous a vendu...

19 mars 2015.

... et voici Igor au travail (il paraît que l'élève est très attentif et devrait faire de rapides progrès) :

19 mars 2015.

Enfin, pour ceux qui douteraient encore du bien-fondé de cette traque, voici à quoi ressemble le terrain en cette fin d'hiver :

19 mars 2015.

19 mars 2015.

Si on ne veut pas bousiller tous les instruments de tonte, il vaut mieux ne pas tarder à réagir, n'est-ce pas ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 31 Mars 2015
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Nature (hors géologie)
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En introduction de son exposé, dans le cadre du FOGEFOR, sur "Les lois forestières et l'environnement", Nicolas LORIQUE (ingénieur au C.R.P.F. de Normandie) nous a rappelé comment a varié la forêt française au cours des siècles :
- sous Jules César, elle couvrait les 3/4 du territoire ;
- sa superficie avait chuté jusqu'à 25 % environ au XIIIème siècle ;
- à la Révolution, le taux était tombé à 12 % ;
- en 1827 parut le 1er code forestier ;
- en 1918, le taux de couverture du territoire était de 18 % ;
- il a remonté sur les 50 dernières années ; on est aujourd'hui à 28 %.

(Il sera de nouveau question des "documents de Gestion Durable" lors de la 10ème séance du FOGEFOR.)

1ère partie de l'exposé : Les défrichements :
(Pour en savoir plus :
- articles L 341-1 à 342-1 et L. 363-1 à 363-5 du code forestier ;
- articles R 341-1 à 341-3, R. 341-4 à 341-7, R. 341-8 et 341-9 et R 363-1 du code forestier ;
- circulaire DGPAAT/SDFB/C2013-3060).

Il n'y a pas de définition juridique de la forêt mais il existe une jurisprudence en la matière, ainsi que des textes européens.
On considère qu'un terrain couvert d'arbres d'essences forestières pour plus de 10 % de sa surface à terme est assimilable à une forêt.
(TCR signifie taillis à courte rotation.)
(Par "équipements indispensables à la mise en valeur et la protection de la forêt", on entend par exemple la création d'une route forestière.)

(L'agroforesterie n'est pas considérée comme de la forêt.
Rappelons que cette expression désigne les parcelles agricoles plantées d'arbres à raison de 30 à 150 tiges/ha.
C'est de l'agriculture bio, donc ça a le vent en poupe mais ce n'est pas encore très répandu.)
(L'installation d'un camping en forêt est interdite, même sans coupe d'arbres.)
(L'implantation de tennis ou de piscines en forêt est interdite.)

(forêt relevant du régime forestier = forêt publique.)

. Les 4 ha s'apprécient indépendamment de la structure foncière.
. A propos des bois de moins de 30 ans : si on coupe dans le cadre de la gestion forestière courante, il n'y a pas de problème.
. L'autorisation de défricher une surface boisée incluse dans un massif forestier de plus de 4 ha est requise dès que cette surface boisée a plus de 10 m2 (!!!).

Une analyse du milieu et des conséquences du défrichement sur le milieu est obligatoire si la surface en cause est de plus de 25 ha. Cette étude est aux frais du demandeur.

(Erreur : dans le 3ème paragraphe, lire "de 0 à 25 ha" et non "de 10 à 25 ha".)
L'instruction dépend de la DREAL (ex DRIREN).

. Le classement en EBC est effectué en application du code de l'urbanisme. Classement à vérifier en mairie.
. La notion de "forêt de protection" est définie par le code forestier. Il s'agit de la proximité des villes. En Normandie, ceci concerne Rouen, Evreux et un endroit dans la Manche.
. Les infractions sont relevées par des agents assermentés (dépendant de la DDT ou de l'ONC, office national de la chasse).
. Il faut savoir que la photographie aérienne a fait de gros progrès, de sorte que le contrôle est facile.
. Toutefois les verbalisations pour défrichement sont très rares car lourdes à gérer pour tout le monde. L'administration préfère les règlements à l'amiable.

2ème partie de l'exposé : Documents et garanties de gestion durable :
(Pour en savoir plus :
- articles L 122-1 à 122-6 et L. 124-1 à 124-4 du code forestier ;
- articles D. 122-1 (deux fois), 122-2 à 122-5, 122-6 et 122-7, 122-8 à 122-12 du code forestier.)

. Les forêts publiques autres que domaniales appartiennent aux collectivités locales.
. Les ORF sont les "orientations régionales forestières" (le "ex" est anticipé sur l'application de la loi de 2014.)

. Le "règlement type de gestion" est signé en collaboration avec un gestionnaire professionnel.
. Le "code des bonnes pratiques sylvicoles" est une simple déclaration d'intention. Depuis la "loi d'avenir" d'octobre 2014, il est prévu d'y annexer un programme de coupes et de travaux, pour 10 ans, qui sera approuvé par le CRPF.
La loi d'avenir a modifié quelques dispositions du code forestier (surtout en termes de politiques nationale et régionale ; peu en ce qui concerne les propriétaires privés).
. La "garantie de gestion durable" est contrôlée par la DDT.
Très important : les engagements restent attachés à la parcelle. Ils ne sont pas éteints en cas de mutation. C'est celui qui les a souscrits qui est poursuivi. Il est donc essentiel de bien rédiger les contrats de mutation.

3ème partie de l'exposé : Réglementation des coupes en forêt privée :
(Pour en savoir plus :
- articles L. 124-5 et L. 312-4 à 312-8, 312-9 et 312-10, 312-11 et 312-12 ;
- articles R. 312-12 à 312-18, R. 312-19 à 312-21 et D. 312-22.)

"Coupe destinée à la consommation personnelle : l'administration fiscale admet qu'elle atteigne 30 stères.

. RAA = "régime d'autorisation administrative".
. Plutôt qu'une amende, il y a en général transaction.

L'harmonisation en question date d'une loi de 2001.

. Articles 793, 885 H, 885 S et 119 H (N.D.L.R. : il y a ici une erreur) du code général des impôts.
. Il s'agit (1) de réduction d'assiette d'I.S.F., (2) du régime fiscal BONICHON sur les mutations à titre gratuit et (3) du dispositif fiscal d'encouragement aux investissements.
. (Je comprends qu'on reviendra sur les questions fiscales lors de la 5ème réunion du FOGEFOR, donc dans un mois.)

Article L. 130-1 du code de l'urbanisme.

Articles L. 122-7 et 122-8 du code forestier.

. Articles L. 621-1 et suivants du code du patrimoine.
. Attention : ceci (4 ha) est valable pour la Normandie ; ailleurs, la barre est à 0,25 ha (N.D.L.R. : Je ne vois pas ce que ceci vient faire ici).
. Noter que, dans le 4ème cas du tableau, l'absence de réponse vaut refus.

. Article L. 341-10 du code de l'environnement.
. La liste des sites classés ou inscrits est fournie par "géoportail" ou par le site "Carmen" de la DREAL.
. "coupes d'éclaircies ou de jardinage" = ce qui n'est pas coupe rase.

Article L. 341-1 du code de l'environnement.

Article L. 141-1 du code forestier.
Il s'agit des forêts péri-urbaines (notamment autour de Lisieux et Rouen).

. Article L. 642-1 du code du patrimoine.
. Les AMVAP remplacent progressivement les ZPPAUP.

. Article L. 332-1 et suivants du code de l'environnement.
. Il s'agit d'une notion différente des P.N.R.

. Article L. 414-4 du code de l'environnement.
. L'autorité compétente pour "Natura 2000" est le C.R.P.F.

4ème partie de l'exposé : Natura 2000 :
(Pour en savoir plus :
- article R. 122-24 du code forestier ;
- articles L. 414-1 à 414-7 du code de l'environnement ;
- articles R. 414-1 à 414-2-1, 414-3 à 414-7, 414-8 à 414-8-6, 414-9 à 414-9-7, 414-10 et 414-10-1, 414-11, 414-12 et 414-12-1, 414-13 à 414-17, 414-18, 414-19 à 414-26, 414-27 à 414-29 du code de l'environnement ;
- décret n° 2010-365 du 9 avril 2010 relatif à l'évaluation des incidences Natura 2000 ;
- décret n° 2011-966 du 16 août 2011 relatif au régime d'autorisation administrative propre à Natura 2000.)

9 % des forêts normandes (en surface) sont classées en Natura 2000 (voir sur "géoportail", la "biodiversité").

. 1er cartouche vert : Programmes, projets relevant déjà d'un encadrement administratif (autorisation ou déclaration).
. 2ème cartouche vert : ce cas de figure a été ajouté à la suite du contentieux avec la C.J.U.E.
. 1er cartouche rouge : pour coupes sous R.A.A. (coupes qui prélèvent plus de 50 % du bois et sur plus de 4 ha).
. 2ème cartouche rouge : en Normandie, ceci concerne les coupes soumises à déclaration E.B.C. (N.D.L.R. : la suite de mes notes est illisible).
. cartouche gris : exemples : création de voiries forestières, création de places de dépôt, premier boisement, défrichement.
. dernier cartouche : d'application marginale.

(GGD = garantie de gestion durable)

5ème (et dernière) partie de l'exposé : Autres législations :
(Pour en savoir plus :
- articles L. 241-1 à 241-6 du code de l'environnement (N.D.L.R. : Apparemment, ces articles ont été abrogés ; en tout cas, je ne les retrouve pas) ;
- articles L. 562-1 à 562-9 du code de l'environnement ;
- articles L. 1321-1 à 1321-3 du code de la santé publique.)

. Voir le site de l'O.N.E.M.A.
. les agents de la police nationale de l'eau ont un comportement de shérifs.
. Régime des mares : autorisation nécessaire si plus de 3 ha ; déclaration à la D.D.T. si la surface est comprise entre 1 000 m2 et 3 ha ; une déclaration préalable en mairie peut être nécessaire si la surface est de plus de 100 m2 et la profondeur de plus de 2 mètres.

Voir le site "Carmen" de la D.R.E.A.L. et le site de la D.D.T.

. P.P.I. : environ 100 m2 ;
. P.P.R. : de l'ordre de 20 à 30 ha, pour éviter les pollutions accidentelles et laisser 30 jours pour réagir en cas de problème ;
. P.P.E. : pas obligatoire (contrairement aux deux précédents).

Le "porter à connaissance" signifie qu'il n'y a pas de contrainte sur la gestion (c'est la différence avec Natura 2000).

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 2 Avril 2015
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Nature (hors géologie)
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Le second exposé du 4ème FOGEFOR portait sur "la taille de formation et l'élagage des arbres forestiers".

En l'écoutant, je me suis persuadé que j'avais commis de très nombreuses erreurs depuis 1998, y compris durant le dernier hiver :
- j'ai omis de commencer rapidement la taille de formation (dès la 1ère ou la 2ème année suivant la plantation);
- j'ai omis d'intervenir tous les ans depuis la plantation ;
- j'ai procédé comme un manche en matière de taille de formation, n'ayant pas compris spontanément qu'il fallait commencer par le haut de l'arbre, en allant de haut en bas ;
- quant à l'élagage, ce que j'ai fait est un véritable massacre.

Voici ce qui m'a enfin ouvert les yeux :

On se souvient que 80 % de la valeur d'un arbre réside dans les 6 premiers mètres de sa "bille de pied".

"Surbille", noter l'expression.

. Essences plus ou moins sensibles : noyer et frêne sont sensibles au gel ; hêtre, moins sensible au gel.
. Fertilité de la station : plus la terre est riche, plus l'arbre produit de la branche.
. Attaques de frelons sur les frênes ; on met des pièges à frelons (des bouteilles ; ça marche bien).

1ère partie de l'exposé : La taille de formation :
L'objectif est de favoriser la dominance apicale (c'est-à-dire la pousse verticale).

. Très important de noter que l'intervention se fait du haut vers le bas, au jugé, en veillant à donner un bon équilibre à l'arbre.
. Si 5 à 10 % des arbres sont fourchus, pas la peine de perdre son temps à les tailler : ils partiront en bois de trituration lors des premières éclaircies ; si 50 % des arbres sont fourchus, il faut tailler pour défourcher.

Les "branches latérales redressées vigoureuses" sont appelées des "baïonnettes".

. Le chêne est "polycyclique" (3 pousses par an). Avant de tailler, il faut attendre que la phase de compression arrive.
. Si un chêne présente une fourche, on ne la taille pas la 1ère année. On attend la 2ème pour voir quelle branche garder.
. Sur le chêne, surtout pas de taille avant ses 5 ans.

. Les arbres buissonnants se taillent bien en hiver (en été, on ne voit rien à cause des feuilles).
. Ainsi, le chêne et le hêtre se taillent en hiver.
. Les arbres qui sont à dominante apicale (frêne, merisier, châtaignier, érable) se taillent en été, entre 2 montées de sève.
. Pour toutes les essences, plus le climat est froid, plus la plaie de la taille met de temps à cicatriser.

La scie emmanchée est recommandée pour la taille. Il faut un manche très rigide.

. S'il y a des branches mortes, cela montre qu'on est en retard sur la taille ; il faut les retirer.
. Les 3 règles en question sont essentielles.
. On taille tous les ans jusqu'à la formation de la bille de pied (c'est-à-dire jusqu'à ce que l'arbre ait 15 à 20 ans).

2ème partie de l'exposé : L'élagage :

. La photo montre ce à quoi il ne faut surtout pas aboutir : une telle bille part en bois de chauffage.
. Par "feuillus précieux", on entend le merisier, le frêne, l'érable et le châtaignier.
. A savoir pour les résineux : l'intervalle entre 2 verticilles représente 1 année de croissance.

. Pour les jeunes arbres, ne pas dépasser 1/3 de la hauteur en élagage.

La 1ère éclaircie intervient quand l'arbre a 12 mètres de hauteur.

. Ce tableau vaut aussi bien pour les feuillus que pour les résineux.
. Il faut savoir que les scieries se désintéressent du tiers central de l'arbre ; ça part en bois de chauffage ; les planches sont prises sur le reste de la bille (on verra ceci lorsqu'on visitera une scierie).
. S'agissant des résineux, l'élagage est utile pour le pin laricio et le douglas ; il l'est beaucoup moins pour le sapin et l'épicéa.
. Si on respecte la règle des 2/3 - 1/3, on génère alors 90 % de bois sans nœud.

Dans le cadre de ses 40 ans, le Parc régional Normandie-Maine invite David Montembault, enseignant-chercheur à Agrocampus-Ouest Angers, pour présenter l’histoire du bocage depuis son origine et son évolution.

Les paysages de Bocage, propres à l’Ouest de la France, résultent de l’adaptation des territoires aux besoins des populations depuis plus de 1 000 ans. Faisant suite aux premiers défrichements, les agriculteurs ont tout d’abord implanté des haies défensives pour protéger les cultures des grands herbivores sauvages.
Les haies ont évolué en fonction des besoins : arbustes et arbres nourriciers pour l’homme et les animaux domestiques, fourniture de bois de chauffage et de bois d’œuvre, protection des troupeaux avec le développement de la production laitière à partir du milieu du
XIXe siècle.
Le linéaire de haies va ainsi se densifier jusqu’à atteindre son apogée au milieu du XXe siècle où elles ont une multifonctionnalité (bois de chauffage et d’œuvre, fourrage, protection et contention pour le bétail, limite de propriétés…).
Modernisation

A partir des années 60, la nécessité de moderniser l’agriculture pour répondre aux marchés agricoles qui se mondialisent, le bocage va connaitre une forte régression. Machinisme agricole, développement du maïs fourrage, sélection des vaches laitières et développement des stabulations, augmentation des surfaces de cultures, utilisation des produits phytopharmaceutiques, substitution du bois de chauffage par le fioul, rendent la haie sans intérêt économique.
Aujourd’hui, au-delà de son intérêt environnemental, le Bocage représente un véritable patrimoine culturel bien que sa construction ait été principalement motivée par l’économie.
Ce patrimoine fait appel à des savoir-faire ancestraux (haies plessées, arbres d’émonde ou têtard,…) qu’il convient de valoriser.

Ces conférences seront suivies d’un échange avec les participants. Vendredi 3 avril, à 20 h, à la mairie de Domfront ; vendredi 22 mai à 20 h à la Maison du Parc à Carrouges ; vendredi 5 juin, à 20 h, à la Maison des associations à Saint-Pierre-des-Nids. Gratuit. Durée : 1 h 30. Contact : www.parc-naturel-normandie-maine.fr/agenda.html

N.D.L.R. : Bien que la question m'intéresse, je n'ai pu assister à la conférence de vendredi dernier mais compte bien me rendre à une prochaine.

Le conférencier semble de la famille des propriétaires des manoirs voisins de Loraille (contemporain de la Chaslerie et sans doute dû à la même équipe de constructeurs, notamment le tailleur de pierres de la porte d'entrée) à Saint-Roch-sur-Egrenne...

Le manoir de Loraille à Saint-Roch-sur-Egrenne.

et de la Cousinière (ancienne propriété des COUPPEL, alliés des LEDIN) à Saint-Brice.

Le logis de la Cousinière à Saint-Brice.

En prévision de la prochaine séance du FOGEFOR, je me suis rendu ce matin au centre des impôts de Domfront où je me suis fait communiquer une copie des matrices cadastrales des terres dont je suis propriétaire (directement ou par l'intermédiaire de S.C.I.) dans le secteur :

D'après ces documents, je contrôlerais un peu plus de 56 hectares.

Il paraît toutefois que ces "extraits de matrice cadastrale" (c'est le terme à employer) sont relatifs à la situation au 1er janvier 2014 et qu'il faudra attendre le mois d'août prochain pour que les opérations de 2014 soient prises en compte, c'est-à-dire, de mémoire et pour ce qui me concerne, l'achat de terres aux voisins VINCENT et la vente de la nue-propriété de l'aile de la belle-mère à une S.C.I. détenue par mon aîné.

La seule mention assimilable à "boisement" que j'y lis est "parc". On verra le 25 avril prochain ce que cela implique, notamment sur le plan fiscal.

Nouvel examen, jeudi dernier, des combles du colombier.

Les solives des lucarnes sont souvent H.S., au point qu'on peut s'interroger sur leur état lors de la restauration d'avant-guerre :

16 avril 2015, lucarne Sud-Est.

Je parle d'avant-guerre car je me suis replongé dans la "Photothèque" de notre site favori et me suis donc souvenu que la couverture que nous nous apprêtons à arracher était antérieure aux interventions d'Henri LEVÊQUE. Ce dernier a commis suffisamment d'âneries pour qu'on ne le charge pas, en plus, des bourdes de ses prédécesseurs (peut-être de la tante dont il hérita la Chaslerie) :

La Chaslerie au moment où la couverture actuelle du colombier venait d'être refaite.

Poursuivons l'examen des lucarnes. Décidément, tout cela n'est pas brillant :

16 avril 2015, lucarne Sud.

16 avril 2015, lucarne Sud.

16 avril 2015, lucarne Sud-Est.

Pour la première fois, j'ai pris des photos du volume clos situé sous les terrassons du colombier. Il y a là une accumulation de crottes (de quoi ?) assez considérable :

16 avril 2015.

Coup d'œil circulaire...

16 avril 2015.

16 avril 2015.

16 avril 2015.

16 avril 2015.

... puis en hauteur :

16 avril 2015.

16 avril 2015.

16 avril 2015.

On y verra plus clair quand le plancher de ce volume aura été retiré.

P.S. : En tout cas, la vieille photo que je viens de remettre en ligne rappelle que les châssis des lucarnes et l'isolation des combles du colombier étaient bien dus, eux, à Henri LEVÊQUE. Je confirme donc expressément que ce type était nul, incompétent, pingre et m'as-tu-vu.

A l'occasion de l'arrachage des vieilles isolations du colombier...

20 avril 2015.

... nous avons eu le plaisir d'amorcer un débat technique nourri sur la paternité des étrons observés.

J'ai demandé à Igor d'établir pour nous une typologie des fuselages accumulés depuis un siècle :

20 avril 2015.

20 avril 2015.

Certes, la méthode ne garantit pas la fraîcheur des produits.

Voici néanmoins, mon stylo servant toujours d'étalon, un échantillon représentatif des reliefs en question que je suis donc en mesure de livrer à votre sagacité :

20 avril 2015.

Compte tenu de mes habitudes, il faudrait que je rende compte en détail de l'évolution du chantier ces jours-ci. On comprend que je n'en ai plus le temps dans l'immédiat.

En deux mots :
- Roland FORNARI devrait venir aujourd'hui ou mardi ; je ne serai pas là pour l'accueillir ;
- Thierry BOURRE demeure injoignable alors qu'il m'avait promis de s'occuper, à compter de lundi, des plantations dans la nouvelle parcelle le long de l'Avenue. Aucun mot d'excuse, aucune réponse. Hier, je lui ai laissé un message et écrit un courriel d'engueulade ;
- le voisin Ludovic VINCENT n'ayant pas réussi non plus à joindre Thierry BOURRE a pris l'initiative, pour désengorger un terrain qu'il exploite, de creuser dans mes nouvelles terres (que son frère m'avait vendues l'an dernier), à partir d'un fossé neuf de 1,20 mètre de profondeur en limite de nos deux fonds...

24 avril 2015.

... un véritable canal de Suez, de 36 mètres de long et d'un bon mètre de profondeur...

24 avril 2015.

... pour rejoindre, en aval, un fossé débouchant dans les douves du manoir. Il me promet de placer un tuyau de 30 cm de large pour pouvoir reboucher mon terrain mais dans la limite de seulement la moitié de la longueur en question ; surtout ne pas s'exciter, on finira bien par s'arranger ;
- l'équipe de Roland BOUSSIN, absente hier, ne reviendra pas avant lundi ;
- quant à Igor, il paraît débordé par les tontes d'herbe et coupes diverses nécessitées par l'explosion de la nature avec le soleil des derniers jours (je note au passage qu'Igor et Gina m'ont très gentiment invité hier à déjeuner dans leur nid douillet pour fêter les 26 ans de Gina ; j'ai fait livrer un pot de jasmin).

Ce week-end, Carole devrait venir mais demain, je serai pris par le FOGEFOR du côté d'Argentan.

P.S. : Carole ne viendra pas et je sécherai avec regret cette journée avec l'équipe du FOGEFOR. J'ai trop de boulot urgent ici.

P.S. 2 : Finalement, je n'ai pas séché la matinée sur la fiscalité des boisements, seulement l'après-midi consacrée aux T.-P. (on pourra dire qu'à tout âge, j'ai préféré la théorie à la pratique...).

Mais, samedi matin, j'étais K.-O. car je n'avais pu dormir les deux nuits précédentes. Autant vous prévenir que la qualité du compte rendu que je préparerai quand j'en trouverai le temps s'en ressentira.

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Lu dans le "Ouest-France" du jour :

Justement, je dînais il y a quelques jours avec le propriétaire d'un manoir voisin entouré de douves en eau. Il expliquait être envahi par les ragondins qui dévastent les berges de ses douves à un rythme inquiétant et leur mener une véritable guerre. Je lui ai demandé combien il en tuait chaque année. "300 !" m'a-t-il répondu.

Tout ceci me donne à penser qu'à la Chaslerie, nous laissons flotter les rubans en la matière, et ceci depuis un bon moment. En fait, depuis que Bernard a pris sa retraite définitive.

J'ai demandé à Igor s'il se sentait prêt à exterminer cette vermine. "Non !" m'a-t-il répondu, "je m'arrête aux taupes." Je le comprends d'autant mieux que je ne serais pas, moi-même, capable de zigouiller autre chose que les insectes qui colonisent mon bureau.

Il va donc falloir trouver une solution. Avis aux amateurs !

Il ne faut pas que je laisse ma procrastination l'emporter. Lançons-nous, je mets en ligne les images de la 5ème séance du FOGEFOR dont il faut que j'arrive à rendre compte malgré la nausée que déclenche chez moi son sujet principal. J'ajouterai les commentaires ensuite, dès que j'en aurai retrouvé le courage.

P.S. : Je reprends cette corvée le 9 novembre 2015 :

Commençons par l'exposé de M. de CATHEU :

Les routes ne sont pas cadastrées ; les chemins privés sont cadastrés avec la parcelle qui les contient ; de même, la voirie forestière est considérée comme un bois.
Le sous-groupes BS (taillis sous futaie) est très nombreux.
Si une parcelle boisée est cadastrée P et non B, on paye trop d'impôts ; si elle est en L (lande), on paye moins d'impôts mais on n'aura pas d'aides.
Si un bâtiment est en S (sol), on ne paye pas le foncier non bâti.
Les chiffres 1, 2, 3, 4... entraînent une fiscalité de plus en plus basse.

L'idée importante est que le cadastre est une simple présomption.

Le numéro de parcelle primitif remonte au cadastre de 1931.

Si l'IL n'a pas été déposé en temps utile, la durée d'exonération court à compter du dépôt (parfois le fisc la réduit).
Les bois sinistrés sont les parcelles classées 99.

A ce stade de l'exposé, je me suis mis à roupiller, j'avais atteint ma dose. On sait que je venais d'apprendre qu'un permis de construire des éoliennes avait été accordé près de chez moi, de sorte que j'avais très mal dormi les nuits précédentes. On voudra bien m'excuser si mon compte rendu s'en ressent très fortement...

!

Droit de préférence, un truc important. Enfin, relativement important, n'exagérons pas. Il va donc falloir vérifier comment sont classées mes parcelles actuellement...

?

Page importante.

"Cotisation volontaire obligatoire"... "Les bordereaux ne sont pas toujours d'une clarté limpide", le contraire nous aurait étonnés.

Quelle galère !

Effectivement, pour que le bonheur soit complet, il ne manquait que ceux-là...

(A suivre)