Nature (hors géologie)

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 25 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Anecdotes
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Il y a de la vie dans ce manoir !

Vers 2 heures du matin, alors que je bosse dans ma chambrette monacalo-monastique, je viens d'entendre des bruits d'ailes et de lutte du côté de mon ancienne chambre dans le logis.

J'imagine qu'une chouette y aura bouloté un rongeur.
Mon médecin traitant à Domfront, le Dr SCHONBRODT, vue hier pour répondre aux dernières demandes de MetLife (la société d'assurances censée me couvrir pour le crédit de 250 000 € que je n'arrive toujours pas à mettre en place), me recommande, pour l'entretien des abords immédiats de notre manoir favori, de recourir à des chèvres des fossés. Il paraît qu'elles aiment les ronces.

Bien que je ne sois guère doué pour m'occuper d'animaux, je me dis que ce serait une belle façon d'attirer un jour mes petits-enfants vers notre manoir favori. Et une manière astucieuse de tondre la végétation, peu commode d'accès, des douves.

Donc il n'est pas impossible que je recoure prochainement à une telle solution, au moins à titre expérimental avec une première biquette.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 27 juillet 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Nature (hors géologie)
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Il n'y a plus un insecte dans les parages. Donc plus un oiseau. J'exagère à peine. Où sont passés les aoûtats qui ne manquaient pas de me piquer les membres dès que je m'aventurais dans l'herbe, aux abords de notre manoir favori ? Et les papillons ? Plus un papillon. Plus une guêpe, plus un frelon, plus la moindre abeille. Seules quelques araignées résistent encore. Pour combien de temps ?

La chaleur étouffante m'oblige à garder ouvert en permanence le houteau, orienté au Nord, de ma chambrette monacalo-monastique. Et, quand j'allume en grand les lumières de la dite chambrette pour lire ou travailler, aucun importun ne vient plus bourdonner autour de moi.

Est-ce là le progrès ?

Je pense qu'on va dans le mur.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 2 septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Anecdotes
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En rentrant hier soir, je l'ai aperçue sur le premier poirier visible près des pilastres de notre manoir favori :

1er septembre 2018.

1er septembre 2018.

1er septembre 2018.

Cette vacherie est revenue et cette fois-ci, elle se développe même sur l'arrière :

1er septembre 2018.

Pourtant Benjamin avait traité la plaie, convenablement m'avait-il semblé. Il faudra que je le rappelle pour lui demander, si j'arrive à le joindre, quel produit appliquer.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 2 septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie)
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En fait, ce polypore soufré est installé dans ce poirier depuis pas mal d'années. Je lui avais déjà consacré des messages en 2011, 2012 et 2013. Il doit se plaire à cet endroit car je ne l'ai jamais vu aussi développé.

Benjamin, appelé ce soir, me dit qu'il n'y a pas grand chose à faire, à part badigeonner les plaies de l'arbre au goudron.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 19 septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Anecdotes
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J'avais passé une partie de l'après-midi avant-hier à faire disparaître avec l'aspirateur les mouches qui avaient colonisé mon ancien bureau, au 1er étage de la tour Louis XIII.

Eh bien hier, l'invasion avait recommencé :

18 septembre 2018.

Cette fois, c'est Christian qui s'y est collé.

On avait été tranquilles depuis le dernier traitement chimique auquel j'avais fait procéder, de mémoire en décembre dernier. On dirait bien que je vais devoir rappeler l'intervenant pour qu'il double la dose.

Il est curieux que l'invasion en question n'ait guère lieu que dans la tour Louis XIII. A croire qu'il y ait des charognes entre les murs et les boiseries.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 26 septembre 2018
Vie de l'association - Nouvelles associations - Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie)
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C'est qu'on va finir par les trouver sympathiques, ces petites bêtes-là !

Plus sérieusement, j'ai reçu ce matin, de Me MONAMY, le courriel suivant, en réponse à une question que je lui avais posée à la suite de l'audience, hier, au tribunal administratif de Caen au cours de laquelle j'avais rendu compte à nos alliés de l'évolution des débats :

(Début de citation)

De : Cabinet Monamy <f.monamy@monamy-avocats.fr>
Envoyé : mercredi 26 septembre 2018 09:24
À : 'Pierre-Paul Fourcade'
Objet : AFF. SPPEF ET AUTRES / PREFET DE LA MANCHE (ICPE)

Cher monsieur,

Notre requête a été examinée par le tribunal administratif de Caen lors de son audience du 25 septembre dernier.

Au cours de cette audience, le rapporteur public a pris des conclusions qui nous ont été entièrement favorables.

Après avoir longuement souligné que le projet devait prendre place dans un « site particulièrement sensible » au regard de la proximité de la Fosse Arthour et de sites Natura 2000, et que cette sensibilité avait conduit à une levée de boucliers d’associations naturalistes pourtant jusqu’ici favorables au développement éolien, il a, avec un soin extrême tout à fait inhabituel, examiné les deux requêtes formées contre l’autorisation d’exploiter.

S’agissant de la requête des associations naturalistes, il a considéré que l’étude d’impact et l’étude d’incidences Natura 2000 étaient, à plusieurs titres, entachées d’insuffisance (notamment en ce qui concerne la description de l’état initial du site) et que la nouvelle mouture du plan local d’urbanisme de Saint-Georges-de-Rouelley était illégale dans la mesure où, en raison de ce que les modifications récemment apportées étaient susceptibles, par la suppression de la condition de l’inscription des éoliennes dans une zone de développement de l’éolien, d’emporter de graves risques de nuisances, il aurait dû être recouru à la procédure de révision .

En ce qui concerne notre requête, il a estimé que tous les requérants, jusques et y compris les personnes physiques, justifiaient d’un intérêt pour agir et que, par suite, notre recours était recevable.

S’il a proposé d’écarter notre moyen tiré de l’atteinte aux paysages, il a toutefois fait montre d’hésitation, dès lors que le site « présentait bien un caractère remarquable », que nos photomontages montraient que les éoliennes « seraient bien visibles de la Fosse Arthour », lieu légendaire fréquenté par les touristes, et que l’architecte des Bâtiments de France, le parc naturel régional et l’autorité environnementale avaient unanimement souligné la valeur particulière des lieux.

Il a, en revanche, suggéré à la formation de jugement d’admettre l’insuffisance de l’étude chiroptérologique, mais aussi l’incomplètude de l’étude acoustique aux motifs que les données collectées par le bureau d’études n’avaient pas été jointes à la demande d’autorisation et que, sur plusieurs points sensibles, ce bureau d’études avait été dans l’incapacité de répondre aux critiques de M. Dugast alors que c’était au pétitionnaire qu’il appartenait de rapporter la preuve de ce que le projet respecterait la règlementation.

Il a enfin admis que la version actuelle du plan local d’urbanisme de Saint-Georges-de-Rouelley était illégale à raison, non seulement de la suppression de la condition tenant à l’inscription des éoliennes dans une zone de développement de l’éolien, mais aussi de l’ouverture de la constructibilité de la zone N à toutes les constructions et installations nécessaires à des équipements publics, suppression et ouverture qui auraient dû être réalisées par la voie de la révision et non par celle – allégée – de la modification.

En définitive, il a proposé d’accueillir les deux requêtes, d’annuler l’autorisation d’exploiter, sans même évoquer une quelconque possibilité de régularisation, et de condamner nos adversaires à nous verser une somme de 1.500 euros au titre des frais d’instance.

Je suis intervenu sur deux points qui venaient renforcer les moyens retenus par le rapporteur public, à savoir l’insuffisance des capacités financières, en exploitant un arrêt récent du Conseil d’Etat, et l’irrégularité de l’avis de l’autorité environnementale, à propos duquel le rapporteur public avait avoué qu’« il y avait matière à hésiter ».

Le jugement doit être prononcé le 18 octobre prochain.

Si le rapporteur public était suivi, le pétitionnaire pourrait soit tout à la fois relever appel et tenter de régulariser son projet en déposant une nouvelle demande d’autorisation comportant une étude écologique et une étude acoustique revues et corrigées et en obtenant de la communauté de communes l’engagement d’une procédure de révision du plan local d’urbanisme de Saint-Georges-de-Rouelley (cette commune ne paraît pas concernée par le plan local d’urbanisme intercommunal en cours d’élaboration), soit, et c’est peut-être l’hypothèse la plus probable (...), se borner à interjeter appel, avec l’idée que la cour serait nécessairement d’un avis différent des premiers juges et que, ce faisant, il évitera l’engagement d’un troisième recours qui, quelle qu’en soit l’issue, repousserait nécessairement de plusieurs années la réalisation de l’opération.

Veuillez croire, cher monsieur, à l’assurance de mes sentiments dévoués.

Francis MONAMY
Avocat à la Cour
144, rue de Courcelles
75017 Paris
Tel.: 01.82.28.74.80 Fax: 01.82.28.74.89
francismonamy.com

(Fin de citation)
En survolant la "tour de contrôle" de notre site favori, je m'aperçois que j'avais rallumé la chaudière au fuel du bâtiment Nord le 2 novembre 2017 et branché un radiateur électrique dans mon bureau de la tour Louis XIII le 18 octobre 2016. (Je vois également que j'écris beaucoup plus de messages sous la rubrique "Météo" de notre site favori quand j'ai trop froid que quand j'ai trop chaud.)

Cette année, en cette fin septembre, j'ai déjà froid la nuit depuis plusieurs jours. C'est sans doute ce qu'on appelle le réchauffement climatique.

J'espère qu'Arnaud PAQUIN ne tardera plus à transmettre à Sébastien LEBOISNE le dessin de la porte à réaliser pour le passage entre la salle-à-manger du logis et le bâtiment Nord. C'est en effet par là, principalement, qu'en l'état du chantier le froid pénètre dans ce qu'il faut bien appeler ma "bulle de survie".

Sur ce, alors qu'il est 4 heures du matin, je me replonge sous ma couette. Ce sera tout habillé cette fois-ci, et avec un pull en laine polaire.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 8 octobre 2018
Vie de l'association - Nouvelles associations - Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Anecdotes
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Ce soir, torticolis carabiné. C'est dur de vieillir.

Il m'empêche en particulier de tourner la tête, quand je suis au volant, pour voir qui m'arrive des deux côtés et surtout du droit.

Et dire que je devrais demain me rendre à Nantes pour assister à l'audience de la Cour administrative d'appel où sera examinée notre défense face au promoteur éolien que l'on sait. J'hésite donc à me priver du plaisir de les voir, lui et ses suppôts, une nouvelle fois mordre la poussière.