Nature (hors géologie)

Bien entendu, cette semaine, Pascal est obligé par la météo de rester chez lui.

Bernard, en revanche, est venu aujourd'hui débroussailler le terrain de la Josselinière, au bord du Beaudouët, que j'avais fait planter d'aulnes glutineux il y a 11 ans déjà. Ces arbres ont bien poussé. Voici Bernard à l'oeuvre, à l'aide du tracteur Valtra :

2 décembre 2010, Bernard à la Josselinière.

Il m'a dit que, ce matin à deux reprises, un sanglier s'est approché du tracteur, comme pour le narguer. Cet animal doit se plaire à cet endroit. Comme on le comprend...

2 décembre 2010, coucher de soleil sur la Chaslerie.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 22 Janvier 2011
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie)
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Carole vient de m'offrir l'ouvrage publié par Louis Albert de BROGLIE sous le titre "DEYROLLE - Leçons de choses" chez Michel LAFON. On y trouve la reproduction de diverses planches d'histoire naturelle, telles qu'elles agrémentaient les murs de classe des écoles, du temps de Jules FERRY.

J'y repère d'emblée une planche qui me servira à la Chaslerie à nommer correctement quelques herbes des champs :

Quelques plantes fourragères des prairies naturelles, d'après Deyrolle.

Je note comment distinguer désormais la fétuque du pâturin ou du ray-grass, ça peut toujours servir !

Je relève aussi de pittoresques leçons d'éducation civique, comme celle-ci :

Editions Deyrolle, l'alccolisme par Gustave Philippon, Dr-es-sciences, et le Dr Legrain.

Bon, on a bien le droit de souffler un peu entre deux leçons de géologie, n'est-ce pas ?

Observons Pascal travailler sur la fenêtre Ouest de l'extension Sud de la ferme.

Voici dans quel état se trouvait cette ouverture ce matin, à la reprise du chantier, vue de l'extérieur du bâtiment :

25 février 2011, le chantier en début de journée, vu de l'extérieur.

puis vue de l'intérieur :

25 février 2011, le chantier en début de journée, vu de l'intérieur.

Puisqu'il est prévu, sur le plan de Lucyna GAUTIER (consultable sous cet onglet, vers la fin de sa page 5, en date du 17 octobre 2010), d'installer un évier devant cette fenêtre, Pascal a pensé à ménager un renfoncement pour que le plombier y installe ses tuyaux. On peut aussi remarquer que, cette fois-ci, il n'a pas oublié les gaines électriques.

Avant de replacer les pierres, Pascal est parfois obligé d'en tailler certaines à la disqueuse, comme celle-ci, provenant du lot cédé l'an dernier par la mère de Maxime et qui apparaît sous la lame aussi rose qu'un jambon, confirmant ainsi qu'elle contient du fer :

25 février 2011, une pierre taillée et posée en tout début d'après-midi.

Pascal me fait observer que les pierres achetées le mois dernier à M. BIDARD sont trop dures pour être travaillées de la sorte. Il pense que cela est dû à leur longue exposition au soleil.

Les photos suivantes, prises en fin de journée, donnent une idée de l'avancement du chantier aujourd'hui.

Sur la première, on aperçoit Claude MARTIN, venu saluer Pascal après un journée de chasse à la Chaslerie avec Blacky, son fidèle Youki.

25 février 2011, apparition de Claude MARTIN en fin de journée.

Claude m'a vanté les derniers exploits de son épagneul, capable d'attraper seul des bécasses ; il m'a aussi conseillé de demander à Thierry BOURRE d'attester des dégâts commis par les chevreuils sur mes plantations (il paraît qu'on peut être indemnisés) ; enfin, il m'a indiqué qu'avec son beau-frère et Bernard, ils viendront très prochainement - la saison de la chasse va bientôt s'achever - débusquer un gros sanglier qui laboure mes terres.

La deuxième photo de ce soir montre Pascal en train de brosser les pierres reposées aujourd'hui :

25 février 2011, Pascal brosse en fin d'après-midi les pierres maçonnées dans la journée.

Pascal m'a fait observer la trace d'une ancienne ouverture qui avait précédé la fenêtre bordée de briques blanches que nous avons connue jusqu'à ces travaux-ci. Voici, à droite, un petit morceau de la feuillure de cette ouverture, sans doute d'origine :

25 février 2011, la trace d'une ancienne ouverture de l'extension Sud de la ferme.

Pascal pense que, d'ici le milieu de la semaine prochaine, il devrait avoir achevé la restauration de cette fenêtre-ci.

Il prévoit de s'attaquer dans la foulée à l'ancienne porte Ouest de l'ancienne salle à vivre de la ferme. Selon les plans de Lucyna, il doit à cet endroit rétablir une fenêtre, en éliminant une nouvelle fois les très laides briques blanches qui dénaturent cette ouverture.

Il récupérera à cette occasion la pierre de seuil en grès qui aura ensuite sa place sur la porte à restaurer sur la façade Est de la ferme.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 26 Février 2011
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Nature (hors géologie)
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J'ai appris hier qu'un jeune voisin venait de subir une importante opération chirurgicale au cerveau. Je lui souhaite un prompt rétablissement et j'assure ses parents, son épouse et ses enfants, de toute ma sympathie dans cette épreuve brutale.

Je ne peux cependant m'empêcher de penser à deux autres jeunes papas des abords immédiats de la Chaslerie qui ont connu la même adversité ces dernières années. Mais comment ne pas se demander s'il n'y a pas un lien de cause à effet avec l'usage intensif de certains produits phyto-sanitaires censés favoriser la pousse de céréales en lieu et place des traditionnelles prairies à vaches de notre bocage ?

Après avoir nettoyé le terrain du Tertre Linot, Bernard travaille actuellement au Nord de la Chaslerie, en bordure du champ des nièces de Jeannette LEVEQUE. Il m'a signalé hier qu'il avait trouvé là, dans le fossé, des traces de construction. Je m'y suis rendu en promenade cet après-midi avec Carole.

Effectivement, il y a là des vestiges de maçonnerie très ancienne, peut-être d'un bâtiment. Et aussi un petit pont de pierres enfin dégagé des ronces qui en interdisaient la vue :

12 mars 2011, le petit pont de pierre au Nord des terres de la Chaslerie.

De quand date ce pont ? De plus de trois siècles, certainement. Il a dû en passer, là, des charrettes chargées de foin ou de sarrasin, ce "blé noir" que Pascal retrouve désormais, par seaux entiers, dans les murs de la ferme où l'ont accumulé des générations de rongeurs.

Il y a un petit pont comparable, mais vraisemblablement plus récent, au Sud de la douve Est. Lors d'une "Journée du patrimoine", une vieille dame m'a raconté qu'il y a plus d'une soixantaine d'années, elle allait nettoyer son linge au lavoir qui se trouvait à proximité de cet endroit :

13 octobre 2009, le petit pont de pierre au Sud de la douve Est.

J'envisageais de récupérer les pierres du second pont afin de les réutiliser dans mes travaux. Mais, maintenant que j'ai vu l'autre, je choisis de les conserver en l'état et, un jour peut-être, de les restaurer. Sur le premier, il faudrait resserrer les pierres. On verra, je vais y réfléchir...

Aux abords de la Chaslerie et dans tout le Domfrontais, les poiriers viennent de fleurir !

1er avril 2011, floraison.

Même les poiriers plantés il y a à peine un an, de l'autre côté des douves, sont de la fête. Hervé a remis des veaux dans les prés, les jonquilles projettent leurs dernières étincelles, l'hiver est oublié !

1er avril 2011, retour des veaux dans les prés.

Bonsoir Mr Fourcade,

Vous allez être déçu, je vais encore vous contredire, les bons termes pour les cheminées sont les suivants :

A copier 100 fois !

A part cela, je vois que la cheminée est arrivée à bon port. On pourra l'admirer lors de notre visite.

Savez-vous qu'avec les fleurs de pissenlits non traités on fait une excellente confiture qui s'apparente au miel ?

Je vois que la divergence de vue sur la restauration persiste, peut-être faudrait-il aborder le problème d'une autre manière.

Bonne soirée !

Quatrième tonte d'herbe de l'année.

L'air est envahi d'aigrettes de pissenlit. Quant aux vers de tipule que j'observais, la semaine dernière, partout au sol de l'allée qui descend de la D 22, ils se sont transformés en graciles cousins dont se repaissent désormais de gloutonnes araignées aux fenêtres de mon bureau.

Dans le puits de la ferme, l'eau est à 2,75 m sous le niveau du sol. Elle a donc baissé de 1,30 m depuis mon observation du 25 février dernier (relatée sous l'onglet "Journal du chantier"). Nous sommes encore 1,20 m au-dessus de l'étiage de l'été mais j'imagine que mes plus jeunes plantations ont déjà commencé à souffrir. Si le temps se maintient au beau fixe, il faudra bientôt veiller à les arroser.

La maladie des buis, la connaissez-vous ? Apparue depuis 2 ou 3 ans sur les buis de la cour de la Chaslerie, elle s'est fortement développée cette année :

4 mai 2011, les buis malades.

Comme nous évitons de recourir aux pesticides, Carole a imaginé de transplanter ces plants malades sur un autre terrain où ils auront plus d'espace pour se développer.

C'est Bernard qui a été chargé de l'opération. Le voici, d'ailleurs, triomphant :

4 mai 2011, Bernard-le-conquérant !

Cette pose avantageuse ne vous rappelle personne ?

Louis XIV par Hyacinthe RIGAUD.

En fait, notre roi-soleil local n'y est pas allé avec le dos de la cuillère :

4 mai 2011.jpg, un traitement pour le moins énergique...

Je me dis que, si ces buis résistent à ce traitement de cheval, il ne pourra plus rien leur arriver de grave...

P.S. du 17 juillet 2012 : Quinze mois plus tard, aucun des buis n'a résisté...


En début de journée, le sémillant Régis ("Gueule d'amour" pour les dames) adresse aux visiteuses du site son plus beau sourire :

30 mai 2011, Régis est en grande forme !

Après avoir installé la sablière Sud du fournil de la ferme, l'équipe de Roland BOUSSIN s'apprête à placer la première ferme, complétée de son entrait :

30 mai 2011, de gauche à droite : Manu, Roland, Franck et Régis.

Le "Manitou" n'est pas de trop pour déplacer cette ferme :

30 mai 2011, le

30 mai 2011, la première ferme en train d'arriver à bon port.

Puis vient le tour du premier segment de la poutre faîtière :

30 mai 2011, la première ferme.

Toutes ces opérations se sont déroulées sans déranger le moins du monde une famille de locataires que m'a signalée Manu, blottie entre les parpaings de Pascal :

30 mai 2011, une nichée de hérissons.

Depuis mon message du 4 mai dernier sous cet onglet, vous vous demandiez peut-être si les buis de la cour avaient survécu à leur transplantation et au traitement de choc ordonné par Carole.

Eh bien, contre toute attente pour moi, j'ai constaté ce matin que 60 % des plants portaient de nouveau des feuilles nombreuses... [img:500]2011_06_26.jpg_05,26 mai 2011, un buis qui a bien résisté au choc.[/img]... tandis que les autres n'étaient, semble-t-il, toujours pas crevés :

26 juin 2011, un buis transplanté et qui rame encore...

Il faut dire qu'après les récentes pluies abondantes que nous avons reçues puis la fournaise de ces derniers jours, la nature explose de toutes parts, ainsi que le manifestent ces roses du fond de la cour :

26 juin 2011, les rosiers du fond de la cour.

Dans ces conditions, la Chaslerie est très en beauté !

26 juin 2011, la Chaslerie vue du Sud-Est.

Au fond de la douve, à proximité du bief aval, Bernard a décidé qu'il était temps de débroussailler :

1er août 2011, Bernard au fond de la douve.

Il commence le travail avant de passer le relais à Lucien.

Comme l'an dernier, les roseaux font plus de deux mètres de haut et sont à la disposition des dames qui voudraient en composer de très décoratifs bouquets :

1er août 2011, les roseaux en fond de douve.

Guy HEDOUIN
rédigé le 27 Octobre 2011
Désultoirement vôtre ! - Fac - Nature (hors géologie)
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Bonsoir,

Ouh la la, le site devient hard, ça va jaser dans les chaumières du Domfrontais....

Pour parfaire vos connaissances entomologiques, regardez par ici : après avoir appris par coeur le contenu, vous allez faire exploser la moyenne. Et de plus il y quelques images osées pour les amateurs de reproduction.

Une question on ne peut plus sérieuse, pourquoi les diptères ont-ils des balanciers?

Bonne soirée !

N.D.L.R. : Merci pour le lien. Il y a là en effet des photos de qualité exceptionnelle ! Pour répondre à votre question, voici ce qu'en dit Wikipedia : "le rudiment d'aile postérieure des diptères (ordre d"insectes), nommé balancier, (...) est supposé servir à l'insecte pour maintenir l'équilibre de son corps pendant le vol ; appelé aussi haltère, car il en rappelle la forme".

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 2 Décembre 2011
Désultoirement vôtre ! - Fac - Nature (hors géologie)
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Miroslav Radman, biologiste et directeur de recherche à l'Inserm, s'intéresse depuis 2003 à l'extraordinaire faculté de la bactérie "Deinococcus radiodurans" de restaurer son ADN endommagé grâce à des molécules qui limitent, voire empêchent, l'oxydation des protéines dans les cellules. Ces molécules une fois identifiées et synthétisées pourraient être proposées à l'homme. De la science-fiction ?

Il me semble quand même qu'il reste du pain sur la planche avant de réparer les outages du temps...