Nature (hors géologie)

Dominique Thiébaut LEMAIRE
rédigé le samedi 13 mai 2017
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Références culturelles
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Billet : un château d’herbe en pissenlits
Posted on 12 mai 2017 par Libres Feuillets

Epars dans le gazon les pissenlits s’étendent
Efflorescence jaune au moment du printemps
Bien que deux fois par mois la machine les tonde
Ils renaissent toujours dans ce jardin breton

Peut-être poussaient-ils jadis dans l’Atlantide
Continent légendaire à l’histoire engloutie
Sans que l’on sache au vrai par quelle latitude
Le vent disséminait leurs semences têtues

Mellifères ces fleurs que l’abeille butine
Montent très vite en graine et forment des aigrettes
Qui s’envolent partout retombent ralenties

Sacha impressionné par la pioche décrète
Que Papido creusant pour sortir les racines
Elève un « château d’herbe » avec ce qu’il extrait



Vers Pâques, le gazon de la maison bretonne avait besoin d’être nettoyé. Malgré toutes les qualités qui leur étaient reconnues jadis et naguère (notamment gustatives et médicales, leur nom même témoigne de leur qualité diurétique !), les pissenlits sont aujourd’hui peu appréciés, car leur pousse rapide et anarchique dépare les tapis végétaux entretenus par la tondeuse. On pourrait encore tolérer leurs fleurs jaunes attirant les abeilles, mais non leurs aigrettes qui forment des bulles de semences légères prêtes à s’envoler et à se disséminer au moindre souffle. Certes, ces aigrettes continuent à être représentées sur la couverture des dictionnaires Larousse comme une image du savoir « semé à tout vent ». Mais, dans les jardins, elles sont une menace annonçant la multiplication des mauvaises herbes. Cette plante a un côté souterrain qui n’est pas le moins gênant pour celui qui jardine. Elle enfonce dans le sol des racines profondes qui se cassent lorsqu’on essaie de les tirer pour les extraire à la main. Une plante voisine à fleurs jaunes, la piloselle, a des racines plus superficielles. Sacha (trois ans et demi), à qui il a été demandé de se tenir à distance, a été moins intéressé par la botanique que par la pioche utilisée pour extraire ces indésirables dont son grand-père faisait un tas. L’imagination enfantine y a vu tout de suite la construction d’un château d’herbe.

Dominique Thiébaut Lemaire

N.D.L.R. : Ici, seul Benjamin s'attaque aux pissenlits, nombreux sur l'herbe. Il le fait au "John Deere" avec le ciel pour seul témoin. On a les joies d'être grand-père que l'on peut.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 8 août 2017
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Anecdotes
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Trouvés dans l'arrière-cour de notre manoir favori...

6 août 2017.

... ces champignons bleuissaient, de sorte que nous avons préféré nous priver de les consommer.

P.S. (du 11 août 2017) : Il paraît que ces champignons étaient comestibles, et même succulents, à condition de les faire cuire à feu très doux.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé aujourd'hui
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Anecdotes
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4 heures du matin, alors que je monte à mon bureau, je découvre au pied de l'escalier un jeune hérisson. Première rencontre de ce type en 26 ans dans la cour de notre manoir favori. Petit curieux, par où es-tu entré ?

Le temps que j'aille chercher un appareil photo, il a déjà rebroussé chemin, franchi le plessis, trotté dans les fines herbes...

17 octobre 2017

... et s'apprête à traverser les muguets du fond de la cour :

17 octobre 2017