Bâtiment Nord

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 19 février 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Charpente-couverture - Menuiserie - Logis - Bâtiment Nord
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 19 février 2019 10:48
À : CORESPA
Cc : C.F. ; T.F. ; (...)@culture.gouv.fr
Objet : Chaslerie - Problématique des relations avec les architectes du patrimoine

Cher Monsieur l'inspecteur général,

Je viens, à titre de curiosité, de calculer combien d'honoraires j'ai déjà payés, depuis toutes ces années où le dossier est déjà resté ouvert, à un architecte du patrimoine au titre de la restauration des menuiseries extérieures de la Chaslerie. Ce montant à parfaire est d'autant plus remarquable qu'à ce jour, la première de ces menuiseries n'a toujours pas pu être mise en fabrication, faute de plans exacts.

Il y a d'abord eu 7 560 € au titre de l'étude de diagnostic, que j'ai réglés en 2015 et qui ont été partiellement compensés par une subvention de l'Etat de 4 536 €, réglée en 2016. Curieusement à mes yeux et malgré son coût élevé, cette étude ne comportait aucun plan de détail.

Ensuite, dans le cadre du contrat qui le liait à moi en vue de la réalisation des menuiseries extérieures du logis, l'architecte du patrimoine en charge de ce chantier m'a facturé 6 325 € en 2016 que, selon mon habitude, je lui ai immédiatement réglés et qui n'ont donné lieu à aucun paiement de subvention à ce jour.

Autrement dit, cet individu m'a fait lui payer 13 885 € d'honoraires au titre d'une étude et d'une demande d'autorisation de travaux dont son successeur auprès de moi, l'architecte du patrimoine à la suite des agissements duquel je vous ai mandaté, n'a eu aucune difficulté à expliquer que les erreurs de cotes qu'elles comportent en rendent les plans de détail tout simplement inapplicables.

Est-il utile que j'ajoute que cette situation est d'autant plus extravagante qu'après s'être ainsi goinfré pour un résultat aussi contestable et sans faire valoir la moindre raison valable, le premier m'a purement et simplement laissé tomber au printemps 2017 lorsqu'il s'est aperçu que le contrat qu'il avait signé ne lui laisserait plus suffisamment de mou pour maintenir son train de vie ? A l'évidence, cette conduite a été parfaitement indigne. A ce jour, je me suis abstenu de donner suite à ceci, de manière à ne pas compliquer le relais au sein de ladite corporation, indispensable selon les textes.

Peut-être n'avais-je pas encore été assez explicite mais c'est aussi à la lumière de ce très déplorable précédent que, sauf à conclure à une gloutonnerie intrinsèque d'individus bénéficiant d'un monopole légal, on peut, me semble-t-il, apprécier le point de vue récemment clarifié du second. Car, si j'ai bien compris, ce dernier voudrait être habilité à se borner à écrémer le dossier en exigeant, sans autre contrepartie véritable, plus de 16 500 € d'honoraires supplémentaires pour des dessins corrigés promis de longue date et une surveillance du chantier qui, hélas, à ce jour, est apparue gravement défaillante en dépit des multiples assurances reçues de sa part, y compris par écrit.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 19 février 2019 15:12
À : PREVOST Jeremy
Objet : RE: Dossier

Cher Monsieur,

Je suis en "stand by". J'ai en effet eu l'idée de tirer enfin partie de mes "déficits fonciers reportables", ce qui est de nature à alléger fortement la pression sur mes finances pendant un bon moment.

Cela est d'autant plus opportun que j'éprouve de réelles difficultés à obtenir une intervention efficace d'un architecte du patrimoine, c'est-à-dire, comme vous le savez, d'un membre d'une corporation bénéficiant d'un monopole légal. Donc, à ce titre, mon chantier est actuellement entravé contre mon gré mais, grâce à ces "déficits fonciers reportables", pas à l'encontre de mon confort financier.

Bien cordialement,

PPF

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De : PREVOST Jeremy <jeremy.prevost@socgen.com>
Envoyé : mardi 19 février 2019 15:04
À : 'Pierre-Paul Fourcade'
Objet : Dossier

Bonjour M FOURCADE,

Je reviens vers vous pour savoir où vous en êtes dans votre financement ?

Souhaitez-vous toujours étudier des pistes de financement ?

Restant disponible,

Bien cordialement,

Jérémy PREVOST
Directeur d'Agence de la Société Générale
Flers
24, rue du 6 Juin

Tel: +33 (0)2 33 98 19 41
Port. : 07 63 34 13 28
Fax: +33 (0)2 33 96 09 92
Mail: jeremy.prevost@socgen.com

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 20 février 2019 20:28
À : CORESPA
Cc : C.F. ; T.F. ; (...)@culture.gouv.fr
Objet : RE: Chaslerie contrat de maitrise d'oeuvre

Cher Monsieur l'inspecteur général,

Merci pour votre courriel.

Je tiens absolument à ce que, s'il doit y avoir une suite avec M. PAQUIN, celui-ci s'engage fermement et simultanément (coût + délai pour la fourniture des demandes d'autorisations) à propos des autres postes que je vous ai signalés. Que nous appelions ceci "bons de commande" ou ce qu'on voudra ne m'importe pas. Echaudé comme je l'ai été par son attitude face aux entreprises, notamment par son absence totale de suivi malgré ses engagements écrits répétés, je ne tiens pas absolument (ceci peut être compris comme une litote) à ce qu'il intervienne en aval des demandes d'autorisations requises par les textes qui confèrent à sa corporation un monopole en la matière.

Autrement dit, la réduction de 30 % pour les menuiseries (qui, soit dit en passant, est loin de compenser ce que le prédécesseur de M. PAQUIN a pompé en véritable goinfre) ne me satisfait pas si concomitamment il n'y a pas d'engagement clair, ferme et chiffré sur au moins le noyau dur des points signalés comme urgents (cf cette porte entre l'arrière-cuisine et l'arrière-cour) ou prioritaires (cf la poutraison du plafond de la chambre du 1er étage de la moitié Nord du logis).

Je vous prie de bien vouloir considérer que je n'entends pas démordre de cette position qui me semble raisonnable et normale en l'état du dossier.

Si M. PAQUIN n'accepte pas ceci, c'est-à-dire s'il ne veut s'engager que sur un "bon de commande" à la fois, en commençant bien entendu par le plus juteux pour lui, celui (même après cette réduction) relatif aux menuiseries du logis, en persistant ainsi à refuser de prendre ces engagements clairs et fermes sur les autres points signalés, alors il n'y aura aucune suite avec lui avec qui nous pourrons considérer que nous aurons perdu bien assez de temps et d'énergie.

Donc, sans autre débat, je souhaiterais que, dans ce cas, nous passions au volet 2 de la mission, à savoir le changement d'architecte du patrimoine.

Bien cordialement,

PPF

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De : CORESPA <yl-corespa@orange.fr>
Envoyé : mercredi 20 février 2019 14:16
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Chaslerie contrat de maitrise d'oeuvre

Cher Monsieur,

Je relis le contrat de maîtrise d’oeuvre qui vous a été proposé par M. Paquin.

C’est un "marché à bons de commande, par tranche de travaux engagés".

Il vous revient de passer des bons de commande spécifiques pour chaque opération bien définie.

Dans le cas de la restauration des menuiseries, une partie des missions de maîtrise d’oeuvre a déjà été réalisée par M. Maffre.
On peut considérer que les 2 premiers éléments de mission (Art. 5.3)
- Etudes d’avant-projet sommaire
- Etudes d’avant-projet définitif
sont déjà disponibles, et représentent 30% de la rémunération de la maîtrise d’oeuvre.

On peut considérer que la mission de M. Paquin sur les menuiseries commence au 3e élément : Etudes de projet
et se poursuivent jusqu’à l’assistance aux opérations de réception, auquel il est souhaitable d’ajouter la remise du DOE (Dossiers des Ouvrages Exécutés bien utile pour conserver la mémoire de l’édifice.).

Ce n’est donc pas le taux de 11% qui me semble devoir s’appliquer sur cette mission « Menuiseries », mais une rémunération globale logiquement diminuée des 30% déjà réalisés.

Bien cordialement,

Yves LESCROART

(Fin de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 22 février 2019 16:00
À : CORESPA
Cc : (...)@culture.gouv.fr; C.F. ; T.F.
Objet : RE: Chaslerie contrat de maitrise d'oeuvre

Cher Monsieur l'inspecteur général,

La proposition que vous me présentez n'est pas acceptable par moi pour les raisons déjà explicitées dans mes courriels précédents.

Si M. PAQUIN ne veut signer qu'un bon de commande relatif aux menuiseries extérieures, je vous prie donc, sans débat supplémentaire comme déjà indiqué, de lui trouver un successeur.

Bien cordialement,

PPF

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De : CORESPA <yl-corespa@orange.fr>
Envoyé : vendredi 22 février 2019 15:07
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Chaslerie contrat de maitrise d'oeuvre

Cher Monsieur,

Je partage pleinement votre souci d’exigence sur les coûts et les délais, et le souhait de ne pas retarder davantage les travaux en attente.

Le contrat de maîtrise d’oeuvre proposé par M. Paquin définit le cadre général de l’intervention, et les bons de commande successifs correspondant à chaque tranche de travaux permettent de cadrer précisément les coûts et les délais.

Ce projet de contrat de maîtrise d’oeuvre proposé de M. Paquin est en effet un peu touffu - en raison de la présence de missions qui ne sont pas d’actualité sur ce dossier - et mériterait d’être élagué, mais l’important est d’être (ou non) d’accord avec
- le taux d’honoraires (5.2)
- la répartition de la rémunération par élément de mission (5.3)
- le mode de révision du montant des honoraires (5.5)

Pour tenter d’avancer, je vous ai préparé l’esquisse du 1er bon de commande pouvant s’appliquer aux menuiseries du corps de logis, auquel vous pouvez ajouter des prestations complémentaires relatives aux interventions mineures en menuiserie les plus urgentes, et ne nécessitant pas de nouvelle autorisation. C’est seulement un document de ce type qui permettra d’obtenir le suivi efficace et rigoureux des opérations que vous êtes en droit d’exiger.

Je ne pense pas possible d’inclure dans les « travaux complémentaires » la question de la poutraison de la chambre de l’étage. Le sujet est assez complexe, car il comporte vraisemblablement une intervention de couverture, puisque ces poutres prennent l’eau semble-t-il. Le changement éventuel du sens de cette poutraison impliquerait une modification de la charpente de la toiture, qui est actuellement vicieuse puisque l’arbalétrier de croupe vient buter dans le conduit de cheminée, lui-même dans le vide.... Cette intervention rend indispensable une étude technique particulière.

Enfin, il est évident que si M. Paquin ne se conforme pas à ce mode opératoire, il faudra se tourner vers un autre maître d’œuvre habilité à travailler sur un MH classé.
Mais les architectes « sérieux » hésitent à travailler sans un contrat définissant très clairement les devoirs respectifs de la maîtrise d’oeuvre et de la maîtrise d’ouvrage. Compte tenu de ce que j’ai pu observer des compétences techniques de M. Paquin, et des suggestions intéressantes apportées dans le parti d’aménagement de l’aile ouest, je pense souhaitable qu’il puisse mener à son terme la restauration des menuiseries, sur lesquelles il s’est à mon avis penché avec intelligence.

Le sujet de la restauration des intérieurs ISMH pourra ensuite se poser en d’autres termes.

Bien cordialement,

Yves LESCROART

(Fin de citation)
Vu en cette fin d'après-midi, au théâtre de Caen et sur la proposition de "Septembre musical de l'Orne", "Der Freischütz" de Carl Maria Von WEBER, sous la direction de Laurence EQUILBEY. Superbe musique, excellents interprètes (notamment Johanni Van OOSTRUM et Chiara SKERATH), intéressants efforts pour renouveler la technique des décors grâce à des hologrammes. J'ai été moins convaincu par l'intrigue, artificielle, et par la mise en scène, beaucoup trop statique à mon goût.

A l'issue du spectacle, Philippe TOUSSAINT, que j'avais mis en boîte par courriel à propos de son récent débat avec Stéphane BERN, a essayé de me convaincre des vertus du "Loto du patrimoine" et je dois admettre qu'il y est presque parvenu quand il m'a indiqué qu'il s'agit d'acclimater en France une formule qui, au Royaume-Uni, rapporte 400 M€ tous les ans à la restauration des vieilles pierres.

J'ai de même échangé quelques paroles avec Yves LESCROART qui m'a dit que sa proposition allait m'arriver et avec Jean-Paul OLLIVIER, D.R.A.C. de Normandie, à qui je me suis retenu de déclarer que je commence à en avoir ras le bol de la corporation des architectes du patrimoine mais qui a dû, j'imagine, en être informé par ses excellents collaborateurs.
Mes idées mûrissent pour sortir notre chantier favori de l'impasse où le bloque de fait un turlupin protégé.

Par ailleurs, je reprendrai le volant cette après-midi pour tenter de convaincre Igor de devenir le salarié de l'APIJOMM. Il vient en effet de m'apprendre que le contrat qu'il a signé hier ne porte que sur 15 jours.

Comme toujours, "La guerre est un art simple et tout d'exécution".
J'ai reçu ce matin M. Sébastien LORGEOUX, du cabinet "Alidade" de Tinchebray.

Il devrait me faire une proposition pour prendre en charge les études, plans et autres documents nécessaires pour rationaliser la circulation des fluides (y compris wi-fi) dans notre manoir favori.

Il me demande néanmoins de lui fournir d'abord divers plans que je vais devoir rechercher dans mes soutes diverses.