Bâtiment Nord

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 27 Avril 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Peinture - Bâtiment Nord - Fournil du manoir
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A propos des peintures des menuiseries extérieures du fournil du manoir, des menuiseries extérieures de la façade Sud du bâtiment Nord, des menuiseries intérieures de la cuisine, plus diverses autres menues interventions en peinture dans le bâtiment Nord :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : lundi 27 avril 2020 05:13
À : (...)architecte@gmail.com>
Cc : C.F ; T.F.
Objet : Chaslerie - Peintures

Madame,

J'ai analysé les 3 devis reçus des peintres, que je vous avais transmis.

Si on compare ce qui est comparable, poste à poste, M. A (recommandé par vous) est plus cher que M. B (recommandé par le fournisseur écolo de Falaise).

Mais, comme ce dernier a prévu d'importants frais de déplacements, le total est en faveur de M. A.

A noter que j'avais interrogé M. B sur les plafonds de la cuisine, mais pas encore M. A.

Le fait est que le plafond de la cuisine est conditionné par de petites interventions préalables du plombier et de l'électricien, ce dernier n'étant pas disponible avant le déconfinement. Je me demande toutefois s'il est judicieux d'engager des frais de peinture pour les deux murs de la cuisine (celui en siporex, près de l'entrée, et celui en parpaings peints en bleu, au fond de la pièce) avant que le plafond et même le sol soient là. En outre, pour savoir quoi faire au plafond, il serait bon de décider si on y met des spots. Et, pour cela, de savoir s'il y aura un ilot central, etc, sachant qu'aux dernières nouvelles, mon épouse penche en faveur d'une ilot central dans une moitié de la pièce, celle du fond. Pour ce qui est des murs et s'il y a des spots, cela se traduira par des fils électriques à ajouter sur les murs, donc cela contrarierait une peinture rapide de ces derniers.

Qu'en pensez-vous ?
En fait, je pense qu'il vaudrait mieux reporter la peinture des murs et des plafonds de la cuisine à plus tard. Mais que je peux lancer le reste.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 27 Avril 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Peinture - Bâtiment Nord - Fournil du manoir
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Après m'en être entretenu ce matin avec l'architecte du patrimoine, j'ai attribué le chantier de peinture de certaines menuiseries du bâtiment Nord et du fournil du manoir à Emmanuel LESCUYER.

La question des murs et du plafond de la "cuisine-provisoire-qui-dure" dans le bâtiment Nord est renvoyée après que l'architecte du patrimoine aura pu, en liaison avec Carole, nous aider à préciser le projet d'aménagement de cette pièce. A ce sujet, nous partirons du projet préparé en juillet 2019 par l'excellent M. BARBREL (dans sa version dite "projet n°1", c'est-à-dire avec la partie cuisine "stricto sensu" proche de l'arrière-cuisine).

Il s'agira donc désormais, avec l'aide de l'architecte du patrimoine, de choisir le revêtement du sol, le type de plafond à mettre en place pour dissimuler la laideur de l'actuel, puis de décider enfin quels aménagements mobiliers prévoir sur les murs et le très probable ilot central. A ce dernier sujet, Carole entend recueillir l'avis de notre belle-fille.

Mon idée est en effet d'avancer aussi rapidement que possible dans la restauration de cette cuisine. Ceci veut dire, avant même d'avoir pu débarrasser l'arrière-cuisine de sa vieille chaudière au fuel. Car on essayera de faire durer cette dernière le temps nécessaire pour régler toutes les questions administraaaâââtives que paraît soulever l'implantation d'un chauffage central par aquathermie, notamment depuis l'intervention, le 7 février dernier, du service régional d'archéologie à propos du pavement de la cour.

Et, puisqu'on dépendra d'abord, pour cette cuisine, des interventions du plombier et de l'électricien, j'espère qu'on pourra régler parallèlement la question de l'aménagement du petit cabinet de toilettes, à côté du petit salon du bâtiment Nord. Une douche et un w.-c. à cet endroit ne seraient en effet pas du luxe. Tous les membres de la famille me les réclament, las de ne pouvoir guère utiliser, en l'état du chantier, que les installations qui jouxtent, à l'étage, ma chambrette monacalo-monastique, donc de devoir traverser celle-ci en ma présence.
Longues conversations avec l'architecte du patrimoine sur l'historique de mon chantier favori. Très bon climat de travail. Elle m'interroge notamment sur mes découvertes lorsque j'ai fait disparaître, dans le logis, dans la tour Louis XIII ou le colombier, tout le ciment ou les matériaux bas de gamme qui recouvraient sols et murs, sans oublier les cloisonnements et autres percements à la con des années 1950 (ou, semble-t-il désormais, des années 1970 aussi).

Elle est en effet très soucieuse de fournir à la D.R.A.C. un récapitulatif permettant à cette dernière de retrouver ses marques face au flot, opaque à ses yeux (malgré, depuis dix ans, le site favori), en tout cas pas toujours compréhensible pour cette administraaaâââtion, de mes interventions diverses et variées.
Je poursuis la mise en ligne des courriers échangés avec Nicolas GAUTIER jusqu'au 12 mai 1998 (c'est en effet à cette date que s'arrête le tome 1 de mes archives relatives à cet architecte des bâtiments de France).

Cette mise en ligne présente-t-elle le moindre intérêt, compte tenu notamment du recul du temps ? Et ne serait-il pas dans mon intérêt bien compris de laisser tout cela reposer dans son coin, voire de le détruire afin de ne pas risquer d'envenimer les choses ? On peut sans doute se le demander.

Mais, comme me le disait mon aîné hier soir, j'ai toujours été très ordonné et méthodique dans mes classements. Donc, lorsqu'on me demande, comme actuellement, de justifier mon attitude face à des interlocuteurs officiels, je pense n'être pas trop mal équipé ou outillé pour éclairer le contexte d'une façon qui ne me semble pas inutile afin d'éviter la propagation d'appréciations insuffisamment fondées, pour ne pas dire insuffisamment réfléchies.

Et, comme je ne mets quasiment jamais en doute, par choix délibéré et hygiène de vie, la bonne foi de mes interlocuteurs, je me dis que ceux auxquels je pense ici trouveront peut-être là matière à reconsidérer les choses.

Les commentaires ci-après, sous forme de mots-clés, répondent à mon souci principal de faciliter, ne serait-ce qu'à mon simple usage, le fonctionnement du moteur de recherche du site favori.

20/12/91 - Terrassements du circuit des douves ; mur de terrasse, mur d'escarpe, mur entre la chapelle et le manoir, mur au Sud de la chapelle ; mur entre le manoir et le fournil ; bief amont et bief aval :


11/3/92 - Année de naissance d'Henri LEVÊQUE (le fermier) ; charretterie :


18/3/92 - Bief amont, bief aval ; mur entre la chapelle et le manoir ; mur de terrasse :


11/5/92 - Terrassements des douves (durant l'été 1991) :


25/1/93 - Mur entre le manoir et le fournil :


20/2/97 : Cave ; chauffage du logis ; couverture du logis et de l'aile Ouest ; subventions ; enfouissement de lignes électriques (au niveau de l'allée principale et en dépit de nombreuses relances, ce dossier n'a pas bougé à ce jour ) :


24/8/97 - Terrassement de l'arrière-cour ; démontage d'une grange (été 1991) ; drainages divers ; allée principale ; plantations ; mur entre la chapelle et le manoir ; "maison de Toutou" ; intérieurs du bâtiment Nord :


1/9/97 - Allée principale :


2/9/97 - Allée historique ; fournil du manoir ; toiture de la ferme :


2/9/97 : Allée historique ; fournil du manoir ; toiture de la ferme ; appentis de la ferme :


7/9/97 : "spécificité" de la compétence d'un A.B.F. :


14/9/97 : "Spécificité" d'un A.B.F. ; autres questions vulgaires (honoraires ; fosses septiques, etc) :


27/10/97 : Couverture de la ferme ; démolition du garage de la ferme ; charretterie (ou pressoir) ; mur de terrasse ; enfouissement de lignes électriques ; plantations :


24/11/97 : Colombier ; subventions ; tracasseries administraaaâââtives ; maîtrise d'oeuvre :


24/11/97 : Colombier ; subventions ; tracasseries administraaaâââtives ; maîtrise d'oeuvre :


12/3/98 : "maison de Toutou" :


26/3/98 : Tracasseries administraaaâââtives :


22/4/98 : Mur d'escarpe des douves ; mur entre la chapelle et le manoir ; subventions :


25/4/98 : Subventions :


12/5/98 : Signalisation routière (dossier qui, en 2020, n'a pas avancé d'un pouce) :

Longue discussion téléphonique avec l'architecte du patrimoine. Toujours un excellent climat entre nous même si mon souci de bien répondre à ses demandes d'infos me pèse (comme on a pu le comprendre à la lecture de ma prose récente). Elle me suggère de marquer une pause dans mon approche trop perfectionniste et souligne qu'elle ne me demande pas de tout relire de mes archives mais seulement, si possible, de retrouver les numéros des permis de construire obtenus. Elle a néanmoins le souci d'achever la rédaction de son rapport avant la fin du confinement.

Sur le fond qui me préoccupe, elle me confirme que :
- la restauration des trois portes signalées, dont celle du 1er étage de la tour Louis XIII, est bien prévue dans sa "mission EXE", déjà signée ;
- toutes demandes d'autorisations ou de régularisations administraaaâââtives évoquées le 7 février dernier sont prévues dans sa "mission n°2", y compris relatives à la cuisine et au cabinet de toilettes du rez-de-chaussée du bâtiment Nord.

Sur ces bases, j'ai signé le contrat n°2.

P.S. (à 20 h 30) : Je note, pour ne pas l'oublier, que nous avons également parlé de deux autres sujets :
- les plans de la future cuisine du bâtiment Nord : elle est soucieuse de mettre en avant l'attrait du cul du four (tel que je l'ai restauré à mes frais exclusifs, sans autorisation et sans architecte...) ; elle évoque d'abord l'idée d'une fenêtre sur le mur du fond de la cuisine (celui en parpaings des années 1950 ou 1970 et peint en ce bleu que je n'aime pas) ; puis elle suggère de faire tomber ce mur. J'observe qu'on reviendrait ainsi à quelque chose de proche du projet étudié par Benoît MAFFRE à la demande de mon aîné et de son épouse. Rigolo ;
- les plans d'Arnaud PAQUIN pour l'aile Ouest ; elle me recommande de garder une salle de bains au niveau du futur "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves", faisant notamment valoir que celle de l'étage au-dessus est exiguë et que mes successeurs voudront peut-être avoir une activité de chambres d'hôtes ; on a également parlé du monte-plats et de l'emplacement de sa machinerie.
Je viens de me fendre, dans le message 48835 (très facile à retrouver sous le sous-onglet "Florilèges" de l'onglet "Vie du site"), d'une première liste des travaux que j'ai osé - ou plutôt que j'ai dû, en raison des circonstances - effectuer sans autorisation administraaaaaaaaaaaaaâââââââââââââtive formelle...

Honte à moi !

Bien entendu, et puisque la réglementaaaaaaaaaaaaaâââââââââââââtion ose encore imposer, à ma connaissance et avec l'efficacité qui la caractérise, un permis de construire dès qu'on veut planter un clou sur un mur inscrit à l'inventaire supplémentaires des monuments historiques, j'ai dû oublier plein de choses hautement condamnables.

Si tel est le cas, j'espère que, dans un geste qui les honorerait à mes yeux, sinon à ceux de tous les personnages considéraaaaaaaaaaaaaâââââââââââââbles qui, au moins dans leur esprit, les contrôlent et pourraient donc freiner leurs carrières prometteuses en cas de défaillance dans leur vigilance disciplinée, mes interlocuteurs obligés actuels voudront bien me le pardonner.
Afin de l'aider à préparer son rapport sur mes travaux, l'architecte du patrimoine m'a demandé de rechercher des photos montrant que mes derniers terrassements dans la cour (ceux lors desquels j'ai découvert l'ancien pavement et en ai fait dégager une partie) n'ont pas porté atteinte à ce vestige. Plus précisément, elle m'a demandé des photos prouvant, selon mes dires, qu'il y avait des parterres de fleurs tout autour de la cour.

J'ai trouvé ce jeu de tirages-papier de photos que j'ai prises (si l'on en croit les dates indiquées) dans les années 1996 à 1998. Je les présente ici dans le sens trigonométrique :


Elles me semblent répondre de façon tout à fait claire à la question.

Certes, on pourrait m'objecter que ceci ne prouve pas que ces parterres n'ont pas été créés par mon épouse ou moi.

Je réplique en montrant une des rares photos antérieures à mon achat qui me soient parvenues. Voici l'état de la cour vers 1975 (le portail n'avait pas encore été restauré) :


Cette fois-ci, cette partie du débat me paraît close.
L'architecte du patrimoine m'a demandé de lui transmettre des photos montrant l'ancien carrelage du bâtiment Nord et du logis.

Voici à peu près tout ce qui reste en place de ces contributions des années 1950 ou 1970 ; cela se situe au sol du passage entre le logis et le bâtiment Nord ; les trois photos suivantes ont été prises ce soir :

9 mai 2020.

9 mai 2020.

Tant qu'on y est, voici aussi le dernier témoin de l'ancien enduit mural des mêmes années :

9 mai 2020.


Il est vrai que, il y a une douzaine d'années, dans le bâtiment Nord, ...

... et encore plus récemment, dans le logis, ...

... on a eu l'occasion de faire le ménage à ma façon.
L'après-midi passée à rechercher des autorisations administraaaâââtives n'aura pas été vaine puisque je viens de retrouver un document qui pourrait être utile à l'avenir, notamment pour le bureau d'études chargé de calibrer des installations de fluides divers ou bien pour l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" que l'on sait. Il s'agit en effet de l'"Etude de filière d'assainissement autonome" de la Chaslerie (à l'exclusion de la ferme qui a été étudiée et traitée par ailleurs).

En clair, il s'agissait de mettre en place un dispositif de traitement d'eaux usées adapté à la vie d'une quarantaine de personnes en résidence permanente au manoir favori. Une telle hypothèse, imposée par la réglementaaaâââtion si mes souvenirs sont bons, est particulièrement absurde au point que l'on tiendrait, dans l'administraaaâââtion qui a émis de telles normes et si je puis me permettre de faire état de mes connaissances nombreuses et variées en la matière, un candidat me semble-t-il très sérieux à la couronne d'administraaaâââtion la plus débile que l'on puisse imaginer (concours où, certes et pourtant, les candidats valeureux ne manqueraient pas) :



Je signale à toutes fins utiles que les originaux du rapport ci-dessus et du document suivant sont conservés dans le dossier relatif au permis de construire qui va faire l'objet du prochain message :

Je viens d'adresser à l'architecte du patrimoine des photos intéressantes pour son "étude n°2". Elles sont tirées du message 19548 :
- 2ème et 3ème photos de ce message : enduits en ciment dans la salle-à-manger du logis, tels que je les ai fait sauter (les photos sont d'août 2006),
- 4ème photo : rejointoiement extérieur (la photo date de septembre 2006),
- 5ème photo : la "dent creuse" du mur Sud venait juste d'être remontée (septembre 2006),
- 8ème photo : trous de colombes massacrés dans les années 1950 et en début de restauration ; noter aussi le ciment (novembre 2006),
- 9ème photo : rejointoiement extérieur (novembre 2006) ; à eux seuls, les rejointoiements extérieurs ont occupé à temps plein mon premier homme toutes mains pendant dix-huit mois d'affilée (de mémoire) ;
- 11ème photo : enduits au ciment dans la cuisine ; notez les surépaisseurs : c'était la même chose dans la salle-à-manger (décembre 2006),
- 12ème photo : le décor, très moche à mes yeux, de l'étage du bâtiment Nord (décembre 2006), datant de la campagne de travaux des années 1970 ; l'isolation du plafond datait de la restauration de la couverture sous la maîtrise d’œuvre de Nicolas GAUTIER ; et encore est-ce moi qui avais dû insister pour qu'il y en ait une.
A quoi tient parfois la restauration d'un monument historique ?

A l'été 1997, je m'étais rapproché de François POUGHEOL, architecte du patrimoine dont j'admirais la qualité des travaux au manoir de la Grande Pierre à Céaucé, pour lui demander de réfléchir à ce que pourrait être la restauration du bâtiment Nord de notre manoir favori, bâtiment dont j'estimais qu'il avait été massacré par les horribles et stupides percements et autres travaux au ciment et aux céramiques très moches dus à mes prédécesseurs.

Hélas pour moi, je commençais à traverser alors une zone de grandes turbulences dans ma vie professionnelle, zone dont je sortis plusieurs années plus tard et non sans mal, ainsi que raconté par ailleurs. Donc je ne donnai pas suite à ce projet dont je ne voyais d'ailleurs pas comment il pourrait être mis en œuvre sans que les cicatrices ne se vissent. Sur ce dernier point, la suite me rassura car l'on sait que je menai seul d'importants travaux modificatifs du bâtiment Nord au début des années 2010, de mémoire, c'est-à-dire une fois que j'eusse recruté Claude MARTIN.

Dans le cadre de mes classements en cours pour le pensum que l'on sait, je redécouvre le dossier du projet de François POUGHEOL...

... et, avec le recul que peuvent donner les 23 années qui viennent de s'écouler, plus l'expérience de mes propres réalisations, je dois reconnaître que je ne le trouve pas mauvais. Je dirais même qu'il me semble, à plusieurs titres, supérieur à ce que j'ai fait (je pense ici à l'accès à l'arrière-cour et au traitement ingénieux de l'électro-ménager bruyant ; moi, j'ai privilégié la commodité de mes vieux jours, avec ma "chambre mortuaire" de plain-pied, actuel "petit salon" pour reprendre la dénomination préférée par Carole). Tant pis, le coup est parti et ce ne sera pas moi qui remettrai l'ouvrage sur le métier, "such is life" !

Pour comprendre ce rendez-vous manqué, il faut sans doute prendre également en compte le fait que mon caractère et celui de cet architecte n'avaient pas suffisamment accroché : lui-même était sans doute peu enclin à consacrer beaucoup de temps à une clientèle de particuliers, comme la suite de sa carrière l'a montré. Bref, nous ne fîmes pas affaire et l'on pourrait le regretter, bien que ceci ne servirait à rien.

Il est toutefois intéressant de noter que la réflexion alors amorcée pour la cuisine du bâtiment Nord n'a toujours pas été close à ce jour puisque ma famille flotte encore un peu sur le parti à retenir.

A ce dernier sujet, l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" (c'est-à-dire l'architecte actuelle, celle qui m'a demandé de ne pas citer son nom sur le site ; j'espère la convaincre bientôt qu'on ne meurt pas d'une telle publicité, surtout si, comme elle, on travaille bien) m'a indiqué qu'elle trouverait dommage de nous priver de la vue du cul du four, proéminence qu'elle considère comme très bien restaurée. Donc elle serait encline à recommander de faire tomber la cloison en parpaings (montée et peinte en bleu depuis les années 1970) pour dégager la vue sur cet organe rebondi.

Il y a quelques jours à peine, j'ai touché un mot à Carole de cette dernière idée et, à ma surprise, elle ne l'a pas rejetée. Donc la messe correspondante n'est pas encore dite, même si une réalisation rapide me semblerait fortement compliquée par le coût, insoutenable pour moi dans l'immédiat, de l'installation envisagée d'un chauffage central par aquathermie (une contrainte qu'avec la non-vente de "Pontorson" due à la pandémie, je ne vois hélas pas comment surmonter rapidement).
Voici un résumé des travaux sur le bâtiment Nord :

Quand j'ai acheté la Chaslerie, Nicolas GAUTIER, alors A.B.F. de l'Orne, m'a encouragé à réfléchir à la démolition du bâtiment Nord parce qu'il "empêche le nécessaire flanquement réciproque de meurtrières, dans la tour Nord-Est du logis et la tour Louis XIII". J'ai néanmoins décidé de garder ce bâtiment et de le restaurer car je voyais bien qu'il était à même de me fournir le plus facilement une "bulle d'habitabilité" restaurée à mon goût, pendant que j'entreprenais par ailleurs les travaux pharaoniques que l'on a vus.

En 1991, le bâtiment Nord était recouvert d'ardoises ; il y avait deux anciens vélux que je trouvais très moches ; le pignon Ouest était déglingué, une porte au milieu des colombages y donnant sur le vide :

La photo suivante, prise sous le même angle, montre l'état actuel du bâtiment ; la couverture du côté Nord est désormais en tuiles, les vélux ont été remplacés par des houteaux et j'en ai ajouté un troisième, plus grand ; le pignon Ouest a été recouvert de bardeaux de châtaigner ; au niveau du rez-de-chaussée, j'ai modifié les ouvertures et les ai dotées de grilles en tant que de besoin ; j'ai substitué un rouge sang de bœuf aux peintures blanches précédentes :

Côté cour, la transformation a également été importante afin de pouvoir oublier ces horribles ouvertures carrées (sans doute des années 1970) :

Par rapport à cette dernière photo, j'ai encore ajouté un fenestrou à l'étage :

16 mai 2020.


A l'intérieur du bâtiment, outre l'élimination de toutes les horreurs des années 1950 et 1970, j'ai veillé à améliorer l'habitabilité. D'abord en modifiant des pièces de charpente...

... et en "désépaississant" le mur Sud :


Au rez-de-chaussée, il n'y avait point non plus de salut possible sans un grand nettoyage par le vide, du sol au plafond en passant par les murs dont l'horrible enduit au ciment favorisait la dégradation sous l'effet de l'humidité du terrain :


Voici quelques photos de l'état intérieur actuel du bâtiment :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


La cuisine est en attente d'idées lumineuses pour terminer son aménagement (le béton au plafond de sa première travée est de moi ; le béton du plafond des deux travées suivantes - celle qu'on voit sur la photo et celle de l'arrière-cuisine qui est derrière le mur du fond - date de mes prédécesseurs des années 1950 et 1970) :

16 mai 2020.


Le cabinet de toilettes du rez-de-chaussée attend qu'un maître d’œuvre courageux veuille bien s'y coller :

16 mai 2020.


Depuis que j'y ai ajouté un piano (dont je ne fais rien à ce jour), le petit salon est un peu trop encombré de meubles :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


Passons à l'étage :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


La chambre de Carole :

16 mai 2020.

Au dessus du lit, l'alcôve et le dernier fenestrou que j'ai fait percer :

16 mai 2020.

Le houteau que j'ai ajouté est plus grand que les deux autres :

16 mai 2020.

Voici, à l'étage, la fenêtre qui a remplacé la porte ouvrant sur le vide :

16 mai 2020.


On reconnaît ma chambrette monacalo-monastique, toujours encombrée des dossiers sur lesquels je travaille :

16 mai 2020.

C'est spartiate mais ça me suffit :

16 mai 2020.

Le dressing...

16 mai 2020.

... le cabinet de toilettes (le fenestrou du fond est de ma création)...

16 mai 2020.

... et vous aurez tout vu, à part l'arrière-cuisine qui est dans un tel état de foutoir, avec la vieille chaudière au fuel, qu'elle n'est pas montrable.
Le "projet 2014", qui rassemblait diverses petites interventions touchant à la fois à des parties classées et à des parties inscrites, a dû, la législaaaâââtion étant ce qu'elle est, être instruit parallèlement par deux administraaaâââtions saisies sur la base de formulaires différents. Un intéressant et volumineux rapport accompagnait ces paperasses, dont le principal intérêt, avec mes yeux d'aujourd'hui, est de fournir de bons plans du bâtiment Nord ainsi que des photos commentées rappelant où nous en étions alors rendus du chantier :


J'espère que je n'oublie rien d'important (ou, du moins, de supposé tel).
Dix-huit mois ne s'étaient pas encore écoulés depuis le début de notre collaboration et ce bénéficiaire d'un monopole public commençait à me signifier qu'il ne s'intéresserait qu'à des tranches de travaux suffisamment rémunératrices pour lui.

Voici en effet l'excellent projet préparé par un très bon artisan qui, lui, avait consacré du temps pour y réfléchir. Il s'agissait alors d'aménager le futur "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves", déjà en style Louis XVI, au rez-de-chaussée du bâtiment Nord (dans l'espace dévolu actuellement à la future cuisine).
(Et désolé pour mon insuffisante maîtrise du scanner quand il s'agit de reproduire des documents de grand format) :







J'avais voulu intéresser à ce projet ledit bénéficiaire de ce monopole légal :


Voici la réponse que je m'étais attirée, bien loin de mes souhaits mais ô combien révélatrice du fossé qui allait s'élargir entre nous et que, trop longtemps, je voulus ignorer, tant il est vrai qu'un passionné de vieilles pierres aux moyens financiers limités n'a pas la même échelle de valeurs qu'un mercenaire :


Je mets ce message en ligne ici pour rendre hommage à Pascal BRESSON et pour inviter l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" à ne pas hésiter à s'inspirer des dessins de cet artisan pour l'exécution de ma commande ; donc, dès que nous aurons résolu la question préalable, en cours d'examen, du parti à retenir pour le plafond du 1er étage du colombier ; à ce dernier sujet, on sait que, là comme ailleurs, je ne saurais me satisfaire des horreurs des années 1950.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 19 Mai 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Plomberie-chauffage - Bâtiment Nord
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L'entreprise "ERMENEUX" est en train de remplir de fuel la cuve qui alimente la vieille chaudière de l'arrière-cuisine. Il y en aura pour 2 000 litres :

19 mai 2020.

2 000 litres, cela représente un peu moins de deux ans de chauffage de mes 65 m2 habitables actuels.

Deux ans, j'imagine que c'est le temps qu'il faudra pour "purger" mes dossiers de toutes les autorisations administraaaâââtives que j'ai demandé à l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" de recueillir avant de relancer les travaux lourds.

Autrement dit, j'anticipe que, pendant deux ans encore, on devra perdre notre temps à peigner la girafe avec l'efficacité cent fois constatée, avant que les dernières paperasses, notamment celles qui m'ont été réclamées le 7 février dernier, ayant reçu les derniers coups de tampon réputés indispensables, on puisse enfin passer aux choses sérieuses. En particulier, aménager le rez-de-chaussée du bâtiment Nord, donc virer cette vieille chaudière.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 20 Mai 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Peinture - Bâtiment Nord
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A la lumière du jour, j'ai du mal à me faire à cette couleur :

20 mai 2020.

J'aurais préféré quelque chose qui flashe mais Carole a choisi cette eau tiède et n'en démord pas :

20 mai 2020.

Emmanuel LESCUYER ponce la porte d'entrée du bâtiment Nord dont le bas présentait de nombreuses gerçures :

20 mai 2020.

20 mai 2020.

20 mai 2020.

Il fait subir le même sort à la porte provisoire entre la cuisine et la salle-à-manger qui n'avait jamais été aussi bien traitée :

20 mai 2020.

20 mai 2020.

Mais puisque c'est là du provisoire qui risque de devoir durer encore un moment...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 20 Mai 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Peinture - Bâtiment Nord
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Travail de l'après-midi :

20 mai 2020.

Et nous n'en sommes qu'à la première couche :

20 mai 2020.

20 mai 2020.

Ce "rouge Vauban" fabriqué par Emmanuel LESCUYER me plaît beaucoup pour le manoir favori :

20 mai 2020.

20 mai 2020.

20 mai 2020.

Je reprochais à la peinture précédente d'avoir fané trop vite et d'avoir de plus tourné au violet. Là, mes vieilles pierres vont prendre un coup de fouet bienvenu :

20 mai 2020.

20 mai 2020.