Bâtiment Nord

Un coup de fil d'un ami, hier matin, m'a sensibilisé aux faits que je devrais réfléchir à mieux définir les priorités de mon chantier et qu'au lieu de donner l'impression que je me mets en position d'attendre de l'aide extérieure pour un programme pléthorique, je devrais me concentrer sur quelques tranches de travaux aisément réalisables qui donneraient aux occupants du manoir un minimum d'espace vital, compatible avec une vie familiale plus normale.

Son conseil n'est certes pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Il témoigne, à mes yeux, de l'extrême difficulté que j'éprouve, même vis-à-vis de personnes disposées au mieux à mon égard, à partager les enchaînements que je vis au quotidien et que je relate non moins fréquemment - peut-être avec excès ? - via notre site favori.

Je vais donc m'efforcer à un exercice pédagogique consistant à expliquer une nouvelle fois comment j'en suis arrivé, dans un courriel du 20 janvier dernier à l'architecte du patrimoine, à lister de la manière suivante les tranches de travaux que je souhaiterais réaliser au cours des 5 prochaines années :

tranche A : la problématique particulière de la chambre au 1er étage Nord du logis, à savoir les "poutres pourries", la souche qui se casse la figure et le remontage d'une cheminée (qu'en l'état de mes réflexions je souhaiterais être celle de la Julinière) ;
tranche B : mon futur bureau-bibliothèque au 1er étage du colombier (plafond, boiseries et étagères, fenêtres, porte) ;
tranche C : la "chambre des tourtereaux" (combles du colombier) : le sol, les 2 portes et les 4 fenêtres ;
tranche D : le rez-de-chaussée du colombier : chaufferie centrale (si le bureau d'études arrive à avancer...), coin cuisine, w-c, SdB ;
tranche E : la salle-à-manger du logis, le RC de la tour NE : un plafond peint manorial, un sol manorial compatible avec le chauffage par le sol, enduits sur les murs
tranche F : Le 1er étage Nord du logis (chambre et SdB dans la tour NE) : sols, murs, plafond, SdB ;
tranche G : le calepinage de la cour (il faut que le bureau d'études nous dise quels tuyaux passer et où) ;
tranche H : la cuisine et l'arrière-cuisine du bâtiment Nord ;
tranche I : le CdT du RC du bâtiment Nord (douche, w-c, lavabo) ;
tranche J : le RdC de la tour Louis XIII ;
tranche K : l'isolation des combles du logis ;
tranche L : l'isolation des combles de la tour Louis XIII ;
tranche M : en vrac, lucarnes et portes de la tour Louis XIII, porte de la cour à l'arrière-cour ;
tranche N : mise hors gel de la chapelle ;
etc


Vue de ma fenêtre, cette liste ne constitue pas un inventaire à la PREVERT ni, encore moins, un catalogue de revendications face à un entourage, quel qu'il soit, que j'estimerais trop pesant pour ma petite personne. Elle présente, selon moi, un panorama des tâches qui me restent à accomplir pour que puisse prendre fin ma carrière de restaurateur de vieilles pierres et pour que je puisse passer le relais - j'espère toujours que ce soit au bénéfice de mon aîné - à la génération montante et dans de bonnes conditions. En tout cas, des conditions dictées en priorité par l'intérêt du monument dont j'ai provisoirement la charge ("ma danseuse" comme d'aucuns l'appellent).

Pour bien faire, il serait sans doute utile que je dresse un "diagramme P.E.R.T." explicitant les ordres logique et temporel dans lesquels ces tranches peuvent utilement se succéder. Il y a là une masse d'informations à rappeler car je comprends fort bien que, pour quelqu'un qui ne vit pas la chose au quotidien, on puisse tomber des nues devant ma liste et réclamer qu'y soient centrées les priorités. Mais voilà, je ne suis pas assez geek pour savoir utiliser les "templates" (je ne sais pas comment on dit en français) des diagrammes P.E.R.T. Donc, parce que c'est la façon de penser et de m'exprimer la plus naturelle pour moi, je vais exposer la question avec des mots.

En amont de cette liste, trois difficultés majeures du chantier ont, au moins à mes yeux, été résolues :
- le choix du combustible le plus approprié pour chauffer les bâtiments : ce site a relaté la façon dont je m'y suis pris, sans assistance de quiconque, pour arriver à la conclusion que la Chaslerie serait chauffée par aquathermie ; en l'état du dossier, après les forages menés avec succès à la fin de 2018, cette conclusion me paraît définitive ; l'étape logique et temporelle suivante est d'amener l'eau tiède à une chaufferie et d'équiper cette dernière et son aval, de préférence en vue d'un chauffage par le sol ; c'est là un budget très important à mon échelle, plus de 150 000 € sans aide de quiconque à espérer, que l'on peut scinder en deux phases : d'abord le bâtiment Nord et les volumes sur lesquels j'entends concentrer mes efforts d'habitabilité, à savoir la moitié Nord du logis et le colombier ; dans un second temps, qui concernera plus directement ma succession, le reste des bâtiments habitables, à savoir, pour l'essentiel, la moitié Sud du logis et le reste de l'aile Ouest (c'est-à-dire le volume actuel des écuries et la tour Louis XIII, pour autant qu'à la petite semaine, je n'aie pas suffisamment avancé dans cette tour) ;
- la définition d'un escalier pour desservir l'aile Ouest : c'est ce que j'appelle "l'escalier en facteur commun" devant desservir à la fois le colombier et le volume des écuries, étant noté que l'escalier mis en place dans les années 1950, toujours en usage à ce jour, est une horreur absolue ; or, en la matière, nous disposons depuis la mi-2018 d'une esquisse d'Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine qui a su, le premier, présenter un projet qui tienne la route ; ceci étant, j'exclus, pour des raisons financières et en l'absence d'aides extérieures envisageables, de mettre moi-même en oeuvre ce projet ; je continuerai donc, au moins à l'horizon de cinq ans qui est le mien, à emprunter l'escalier merdique actuellement en place ;
- la sélection d'un architecte du patrimoine acceptant de suivre mon chantier : la chose n'a été ni facile, ni rapide, de sorte que, longtemps privé du concours requis, au moins de fait, par les textes, j'ai dû me débrouiller seul ; des observateurs éclairés et très attentifs m'ont toujours dit que ce que je faisais était très réussi ; or je connais les défauts de mes réalisations dont je n'ai jamais manqué de parler, car c'est ma façon de vivre, sur le site favori : mes difficultés, mes doutes et mes remords sont ainsi consignés aussi bien que mes motifs de satisfaction mais je considère que je puis, sans forfanterie aucune, être fier de l'ensemble. Le débat actuel doit porter, selon moi, sur le rythme du travail demandé à l'architecte et accepté par elle, ce qui nous ramène à notre sujet principal, c'est-à-dire à mon courriel du 20 et à ce qui s'en est suivi.

Arrivé à ce stade de mon exposé (Carole me dit toujours que j'écris trop : autant me demander d'arrêter de respirer), j'éprouve le besoin de rappeler quelques enchaînements, évidents pour moi mais dont je conçois fort bien qu'ils puissent être perdus de vue par mes lecteurs :
- si l'on me dit que je devrais commencer par fournir à ma famille une cuisine digne de ce nom là où elle est prévue (après maints débats familiaux, parfois tendus), c'est-à-dire au rez-de-chaussée du bâtiment Nord, il faut que je rappelle qu'il serait absurde d'engager des frais à propos de cette cuisine sans régler simultanément le sort de l'arrière-cuisine, compte tenu des usages à terme de ces deux volumes : il y a en effet consensus familial pour installer l'électro-ménager bruyant dans l'arrière-cuisine ; donc, avant cela, il faut retirer de l'arrière-cuisine la vieille chaudière à fuel actuelle, donc avoir mis en place ailleurs une chaufferie efficace ; comme les travaux de chauffage sont coûteux et non aidés, il faut donc résoudre d'abord la question de l'implantation finale de la chaufferie ; à ce sujet, j'ai mandaté en juin 2019 un bureau d'études dont j'attends les conclusions puisque aucun architecte (au sens large) n'a accepté de m'épauler en la matière et que je suis incompétent, même aidé d'un excellent plombier (comme celui auquel je recours ces derniers temps), pour arrêter seul le bon dimensionnement et même le lieu de la future installation ;
- si l'on admet que je ne puis, en l'état du chantier, coucher, outre Carole et moi, plus d'un couple (dans le fournil de la ferme, ce qui m'expose à des réclamations) et de deux ou trois jeunes enfants, s'entassant avec elle dans la chambre de Carole, on conçoit qu'il serait souhaitable que je puisse rendre habitables deux chambres de plus que les deux actuelles, en soupente, du 1er étage du bâtiment Nord ; or la restauration de la chambre du 1er étage Nord du logis est conditionnée par le règlement préalable de la "problématique des poutres pourries" (dossier ouvert il y a plus de douze ans, sans effet à ce jour) et de la question récente de la restauration du conduit de cheminée qui part en brioche ; par ailleurs, la mise en service de la chambre sous les combles du colombier suppose, à tout le moins, que ses fenêtres soient changées, que des portes y soient installées et que je sache quoi faire au sol (c'est-à-dire au plafond de la pièce qui est en-dessous).

Donc, désolé de le redire mais je suis coincé dans ces deux directions, évidemment essentielles pour l'habitabilité.

Je reprends la question de l'habitabilité par l'autre bout, en supposant que l'on a compris pourquoi il est prioritaire qu'avant toutes choses, j'installe la future chaufferie. Considérons donc que la question du dimensionnement de l'installation a été résolue ainsi que celle, corrélative, de la meilleure implantation de cette chaufferie. Il faudra alors tirer les tuyaux amenant l'eau chauffée dans les circuits de chauffage des pièces d'habitation. Or ces tuyaux ne pourront, pour les premiers mètres, passer qu'à l'intérieur de la cour. Donc il faut d'abord avoir résolu, au moins partiellement, les questions posées par la découverte très récente d'un ancien pavage dans la cour. Comment rendre compatibles les égards éventuellement dus à cette relique (je suis demandeur de conseils) et le reste de la vie du chantier, sans parler du confort de mes proches (moi, j'accepte tout en cette matière, je crois l'avoir bien montré depuis le temps où je ne dispose toujours pas d'un endroit correct pour installer un simple bureau, pourtant essentiel pour moi compte tenu de mes contraintes et de mon mode de vie, largement sédentaire et studieux) ?

Donc voilà ce que je voulais dire en réponse à mon ami et à tous ceux qui éprouvent la même difficulté à comprendre mes soucis ici, en matière de chantier.

Qu'il soit clair cependant que je considère qu'après avoir bel et bien réglé (du moins je l'espère) les trois préalables principaux (le choix du combustible, l'escalier "en facteur commun" et une coopération efficace avec des prestataires diligents et compétents), le plus dur est fait : le train est sur les rails. Il faut juste s'assurer que la machine ne calera pas et que les rails auront été convenablement installés avant la progression de l'engin.

Désormais, ne devraient donc plus se poser, dans le cadre connu, que des questions de choix de modalités pratiques. Normalement, ce devrait être la phase la plus gratifiante d'un tel chantier, celle où l'on voit arriver les premières livraisons et autres mises en service après le très long tunnel des préalables et autres priorités que l'on s'était assignées, toujours, bien entendu, "dans l'intérêt prioritaire du monument". Ces priorités étaient concentrées, après la remise en ordre des abords, sur la mise hors d'eaux des bâtiments (pour laquelle il reste encore, ne l'oublions pas, quelques grosses étapes à franchir, notamment du côté de diverses menuiseries extérieures).
Bonjour,

Les pavés de la cour ayant valeur historique, est-il possible de les utiliser en réemploi après installation des canalisations et nivellement ? quelques allées en pavés nivelés pour le confort des déplacements.

Cordialement

N.D.L.R. : Très franchement, je n'en sais rien à ce stade. Il s'agit moins de pavés au sens où je l'entends que de pierres locales ordonnées de façons rationnelles bien que peu intelligibles à mon humble avis. Elles me semblent, pour beaucoup d'entre elles, très fatiguées et difficilement réutilisables en l'état. Bien sûr, quoi que l'on fasse, il y aura un gros travail de nivellement à effectuer car leur surface est très bahutée par suite de plusieurs siècles de manque d'entretien, sans parler des lacunes boueuses ni des limites apparentes du pavage initial.

Quant à l'enfouissement des canalisations de chauffage, il supposerait, en tout état de cause, que j'aie reçu au préalable les préconisations du bureau d'études mandaté. Il est vrai que, plus les semaines passent, plus je peux craindre qu'Igor ne soit plus ici pour se charger, avec le soin que nous lui connaissons, de travaux nécessaires.

On devrait sans doute en savoir davantage dans les prochaines semaines, le dossier ayant, semble-t-il, retenu également l'attention des meilleurs experts.
Igor est passé me voir ce matin, frais et dispos. Selon le document médical qu'il m'a remis, il s'est blessé au tendon extenseur de l'annulaire gauche.

Nous avons commencé à évoquer sérieusement la suite de sa collaboration avec l'APIJOMM. Son C.D.D. prendra en effet fin avant son arrêt de travail. Et il est toujours désireux de partir en formation dans sept mois.
Comme je l'ai déjà dit de nombreuses fois, ce site a pour moi le très gros avantage de me permettre de retrouver très facilement la moindre information très pointue qui y aurait été mise en ligne. Ceci tient à la présence de deux moteurs de recherche, l'un sur le site-même, l'autre dans la "tour de contrôle".

Ainsi, je viens d'entrer "taux de subvention" dans le moteur de recherche de la "tour de contrôle" et, grâce à cet outil très performant, j'ai immédiatement retrouvé le texte d'un courriel d'il y a trois ans environ où j'expliquais à la tutelle les réalités de ma comptabilité et les ratios que j'en tirais. J'avais immédiatement cantonné ce texte à la partie "Privé" du site, plus précisément sous l'onglet "Privé/Finances etc" ; donc, en procédant comme moi, vous ne le retrouveriez pas et tomberiez sur une impasse (sauf à disposer du mot de passe nécessaire, ce qui n'est le cas que de trois personnes à ce jour, à savoir Guillaume GENDRAUD, ès-qualité de "geek en charge", ma belle-fille et moi).

Or, selon l'ami dont j'ai fait état hier, il ne serait pas inutile que je me tienne prêt à répondre à ce sujet à l'exaspération, si j'ai bien compris (mais je n'en suis pas sûr), de prochains interlocuteurs qui trouveraient que je me plains trop en la matière alors que, selon eux, je serais bien loti.

En réalité, il semble que ces interlocuteurs et moi, lorsque nous évoquons ledit ratio, nous ne mettions pas les mêmes choses au numérateur et au dénominateur, ce qui n'est certes pas la meilleure façon de parvenir à un diagnostic commun. Et, bien naturellement, ma façon de voir aboutit à minorer ledit ratio quand je trouve que la leur a l'effet inverse. Il faut donc que j'explicite mon mode de calcul et, pour commencer, que j'actualise mes chiffres, au moins en les complétant sur la période la plus récente (ce qui amènera, d'ailleurs, à distinguer entre subventions programmées et subventions reçues). Je compte m'y employer, avec toute la sérénité nécessaire, avant leur prochaine visite, de manière à favoriser le caractère constructif de nos échanges, ce qui est évidemment mon seul but à leur sujet.
Sur la base du tableau modifié par l'architecte du patrimoine au cours de notre longue conversation téléphonique d'hier après-midi, je sens que je vais devoir passer de longues heures à pointer les différents chiffres collationnés.

L'enjeu de ce travail est de pouvoir présenter à la D.R.A.C. un récapitulatif détaillé des prochaines phases du chantier pour lesquelles soit des subventions ont été obtenues dont le versement n'a pu encore être demandé, soit des subventions seront sollicitées (au moins pour mon compte, c'est-à-dire avant le relais espéré par mon aîné).

Pour la tranche 1 de restauration des menuiseries extérieures du logis, la définition des rubriques de ce tableau sera facile. Pour la tranche 2, il me faudra expliciter un scenario souhaitable et compatible avec les enveloppes existantes. C'est pour la tranche 3 et pour les tranches ultérieures à mettre en place pour d'autres travaux que les choses se compliqueront. Il faudra que je vérifie si le scenario recommandé à ces sujets par l'architecte du patrimoine est compatible avec mes contraintes financières (il y aura, à ce sujet, une grande incertitude pour moi avant, au mieux, le 15 février prochain, date à laquelle je devrais savoir si mon candidat-acquéreur de "Pontorson" a obtenu le feu vert de sa banque) ou pratiques (dues au souci d'avancer dans l'habitabilité, c'est-à-dire, prioritairement, dans l'installation d'un chauffage efficace et approprié).

Je pourrai ensuite préparer, à la demande de l'architecte du patrimoine et en liaison avec elle, la note de synthèse destinée à la D.R.A.C. qui pourra être débattue le 7 février prochain avec les représentants de celle-ci et en présence - je l'espère - de ladite architecte du patrimoine. J'ai en effet prié hier cette dernière de participer à cette réunion, importante à mes yeux pour la bonne programmation de notre chantier favori.
Au cours de ma longue conversation téléphonique d'hier avec l'architecte du patrimoine, j'ai informé celle-ci que M. LESCROART a mis fin à la mission d'"assistant à la maîtrise d'ouvrage" que je lui avais confiée.

Le rôle de M. LESCROART était principalement de m'aider à recruter un nouvel architecte du patrimoine en succession de Benoît MAFFRE (la relation avec le très sympathique et compétent Arnaud PAQUIN n'ayant jamais pu être contractualisée ; c'est néanmoins Arnaud PAQUIN qui nous avait aiguillés vers l'architecte du patrimoine avec qui j'ai finalement conclu, ce dont je suis très reconnaissant à Arnaud PAQUIN, un gentleman à cette occasion ô combien critique). A titre accessoire et compte tenu des compétences dont témoigne assurément sa longue et brillante carrière professionnelle, M. LESCROART m'avait également aidé, pendant la période où il était chargé d'intervenir pour mon compte, à résoudre un certain nombre d'autres problèmes, techniques ou de documentation, relatifs à notre chantier favori ; ce fut le cas notamment à propos du si lancinant problème des dégâts des eaux récurrents dans l'aile Ouest face auquel j'étais bien seul, problème qui, malgré sa difficulté, a ainsi pu être réglé avec une grande efficacité. Enfin, toujours dans le cadre de sa mission, telle du moins que je l'entendais, M. LESCROART avait à dialoguer avec moi et à m'épauler dans les cas où je ressentais le poids d'une certaine solitude ou de quelque lassitude face à des formes d'adversité, réelles ou supposées ; un rôle de confesseur en quelque sorte, sinon d'accoucheur, au moins d'idées ; c'est sans doute à ce titre que son écoute policée et bienveillante me manquera le plus.
A 20 h 45, j'ai enfin envoyé à l'architecte du patrimoine la note pour laquelle je souhaitais qu'elle dispose d'un temps suffisant pour la relire avant la réunion du 7.

A part un repas d'une heure à "La Terrasse" de Bagnoles-de-l'Orne (cette fois, j'ai été un peu déçu) et une sieste aussi réparatrice que bienvenue et qui aura duré deux bonnes heures (j'étais crevé), j'ai constamment bossé devant mon écran depuis 1 h du matin la nuit dernière. C'est beau la jeunesse !

Enfin ce pensum est derrière moi et, pour une fois, je ne me serai pas laissé allé à mes penchants pour la procrastination.

Là, je m'accorde un break de dernière chance avec Benoîte GROULT. Arriverai-je à m'intéresser un tant soit peu à ses histoires de fesses transatlantiques, de pubs irlandais, de crevettes et de homards du même métal ? Pas sûr. Non, pas sûr du tout.
En vue de la réunion du 7 février prochain, je viens de terminer la mise à jour du tableau que je tiens et qui récapitule, année après année depuis celle de mon achat, soit 1991, le coût de la possession de la Chaslerie.

Ces chiffres n'ont rien de fantaisiste. Ce sont ceux de mes déclarations annuelles de revenus. Ils sont étayés par les factures réglées, au nombre d'environ 200 chaque année, factures dont je transmets toujours la copie au fisc (bien que je n'y sois pas tenu).

Cette fois-ci, j'ai voulu vérifier dans quelle mesure l'inflation impacte les ratios que je calcule. A ma surprise, le taux cumulé de l'inflation au cours des 28 années sous revue (je n'ai pas encore préparé ma déclaration de 2019) n'est guère supérieur à 50 %. Je m'attendais à beaucoup plus car je me rappelle l'époque, au début des années 80, où elle franchissait allègrement la barre des 10%/an.

Les principaux résultats de mes calculs établissent ainsi que, en euros de 2018, la Chaslerie m'aura coûté, en plus de son prix d'achat et nets de subventions et autres revenus (fermages et droits d'entrée), 4,6 M€, soit environ 165 000 €/an.

Le rapport des revenus totaux que j'en tire au coût brut de sa possession est de 11,82 %. Ce ratio monte à 36,22 % si l'on ne retient au dénominateur que les dépenses subventionnées qui, sur la période, et toujours en euros de 2018, auront été pour moi de 1,7 M€.

Il y a évidemment de quoi être effaré par de tels chiffres. Et tout cela, pour ne pas disposer de plus de 65 m2 habitables après 29 ans de travaux continus. Voire pour être traité comme un petit garçon. Chacun pourra apprécier.
J'avais fini la préparation des deux tableaux sur lesquels il me paraissait important de pouvoir m'appuyer lors de la réunion du 7 février prochain, à savoir le planning de la "mission EXE" et le récapitulatif de mes efforts financiers depuis 1991. Je devais me trouver ce matin à 9 h à Nantes, pour une audience à la Cour administrative d'appel consacrée pour partie à la sombre (elles le sont toutes) histoire d'éoliennes que l'on sait. Enfin, très accessoirement, j'avais un bibelot à aller voir du côté de Nantes (le hublot).

Plutôt que de rouler à mon habitude en milieu de nuit, et parce que je suis fatigué et n'ai pas, à Nantes, d'endroit où me poser (famille, amis, c'est un vrai désert pour moi qui, dans le temps, y fus administrateur d’une banque – le Crédit industriel de l’Ouest - dont le siège était là, je ne sais si c’est toujours le cas), j'ai décidé de prendre la route hier dans l'après-midi.

Pour ce qui concerne le hublot, l'affaire est faite (200 €). La vendeuse habite dans un vieil immeuble (XVIIème ?) non dénué d’un certain charme, construit sur des poteaux enfouis dans la vase (comme Venise), sur un quai de la Loire, juste en face de l'endroit où est amarré le "Maillé-Brézé", escorteur d'escadre des années 1950, désormais transformé en musée. Occasion pour moi de me remémorer mes souvenirs de 1971, lorsque, jeune polytechnicien, j'ai entamé ma très brève et peu concluante (mal de mer oblige, O’Gustin doit tenir ça de famille) carrière maritime, comme midship (aspirant de marine, c'était mon grade ; j'ai plafonné à enseigne de vaisseau de 1ère classe, lieutenant si vous préférez), à bord du "Dupetit-Thouars", son frère. Je viens d'y faire allusion. Quant au hublot, il provient d'un cargo anglais, paraît-il. Le fait est qu'il comporte des inscriptions en langue de brexiters. Je l'ai acheté parce que, alors que je roulais sur autoroute, j'ai trouvé un endroit où l'installer : au 2ème étage du colombier, où il pourra donner de la lumière au futur cabinet de toilettes prévu par l'"esquisse" d'Arnaud PAQUIN pour desservir la "chambre des tourtereaux". Autrement dit, ce n'est pas moi qui l'installerai là mais mon successeur.

Il est maintenant 4 h 30 du matin. A mon habitude, je suis réveillé et devant mon ordi qui ne me quitte guère. Hélas, la liaison internet de l'hôtel bas de gamme et sonore où je me trouve (le "Kyriad" de la Beaujoire) est pourrie. Donc, au moment où je le rédige, je ne suis pas sûr que ce message pourra être mis en ligne. Il faudrait que je pense à le sauvegarder.

Je souhaite en effet réfléchir aux idées qu'il me semble particulièrement souhaitable que j'arrive à faire comprendre par mes hôtes du 7, qu'ils soient fonctionnaires ou membres de ma famille.

Il est probable que mes interlocuteurs ont besoin que je leur présente des idées aussi simples que je les puisse exprimer pour qu'ils admettent (enfin ?) ma démarche, à savoir :
- pourquoi j'ai porté, jusqu'à une période récente, la quasi-exclusivité de mes efforts sur la restauration des extérieurs de la Chaslerie ; comme le sait le fan-club, les exceptions concernent, pour l'essentiel, la "bulle d'habitation" actuelle, située dans le bâtiment Nord (deux chambres en soupente à l'étage et le "petit salon" du rez-de-chaussée), et le fournil de la ferme (chambre d'appoint, où les travaux ne sont d'ailleurs toujours pas achevés ; je dis ceci pour le fisc qui m'a encore tanné hier en me réclamant la déclaration de fin de ces travaux-ci) ;
- pourquoi j'ai retenu le colombier et la moitié Nord du logis pour étendre la zone habitable au cours des 5 prochaines années ; pourquoi ces travaux-ci nécessitent qu'au préalable, la question de l'installation d'une chaufferie (si possible centrale) soit traitée au moins pour ce que j'appelle la "phase 1" des travaux de plomberie (c'est-à-dire, pour l'essentiel, le chauffage du bâtiment Nord, du colombier et de la moitié Nord du logis, mais en posant convenablement les prémisses de la suite) ;
- pourquoi je limite mon horizon aux 5 années à venir ; cela soulève en particulier deux questions très importantes à mes yeux : celle des ressources que je peux mettre en face d'un tel programme de 5 ans, et, bien entendu, celle de ma succession, que je souhaiterais ordonnée "dans l'intérêt du monument" ; quel est l’état des lieux en ces deux domaines ;
- pourquoi je ne puis me satisfaire de certains phénomènes récurrents ; en particulier, que des intervenant bénéficiant d'un monopole légal puissent donner l’impression qu’ils écrèment, que ce soit délibéré ou non, mon chantier sans souci suffisant de mes souhaits, pourtant très clairement exprimés, en matière d'habitabilité ; quelles parades je puis imaginer à ce qui apparaîtrait, au mieux, comme une trop grande inertie ;
- pourquoi j'ai besoin que mes interlocuteurs, familiaux ou obligés, comprennent les tenants et les aboutissants d'une telle démarche et veillent, autant que possible, à ne pas la freiner dans les faits (même si je ne soupçonne pas le moins du monde, ni les uns, ni les autres, que cela puisse être ne serait-ce qu'une ombre de leurs intentions ; mais enfin, chacun a ses contraintes et je dois m'adapter aux leurs, du moins quand je ne peux pas faire autrement).

Voilà, c'est dit. Reste à faire passer le message.

P.S. (à 15 h 30) : Message mis en ligne à l'instant, dès mon arrivée de Nantes.
J'ai reçu, cette après-midi, à ma demande, la visite d'un architecte du patrimoine très sympathique et dont j'ai entendu dire du bien par plusieurs personnes.

Je lui ai demandé de réfléchir à l'idée que je lui confie une mission de maîtrise d’œuvre qui porterait, au cours des cinq ans à venir, sur les réalisations suivantes :
- d'urgence, l'interface entre moi et le bureau d'études qui devrait, sous deux semaines, rendre ses premières conclusions en matière de dimensionnement de la chaufferie par aquathermie à prévoir ;
- d'urgence également, l'encadrement d'Igor pour couler une dalle au sol de la "salle dévastée" (au 1er étage Sud du logis), afin que cette pièce puisse rapidement me servir de garde-meubles ;
- ensuite, en première priorité, toutes propositions utiles pour terminer l'aménagement de l'intérieur du colombier, notamment le règlement des questions de sols et plafonds (choix des matériaux, impact sur les poutres et solives du choix de boiseries Louis XVI à dessiner pour mon futur bureau-bibliothèque) ;
- ensuite, lorsque la première architecte du patrimoine aura traité les questions des "poutres pourries" et du conduit de cheminée de "mon ancienne chambre" du 1er étage Nord du logis, toutes questions relatives à l'aménagement intérieur de la moitié Nord du logis ;
- dès que la nouvelle chaufferie sera en place, l'aménagement intérieur des volumes qui restent à traiter dans le bâtiment Nord, à savoir la cuisine et l'arrière-cuisine ainsi que le cabinet de toilettes jouxtant le "petit salon".

Je compte lui communiquer dès demain matin tous documents utiles pour nourrir sa réflexion relative au devis qu'il a bien voulu accepter de préparer à mon intention.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : mercredi 5 février 2020 05:04
À : (...)
Cc : C.F. ; T.F.
Objet : Manoir de la Chaslerie

A l'attention de M. (...), architecte du patrimoine

Cher Monsieur,

Dans le prolongement de votre visite d'hier et afin de vous permettre de préparer le devis de votre intervention, en complément de celle en cours d'une de vos collègues chargée principalement de la restauration des menuiseries extérieures des bâtiments sur cour de la Chaslerie, je vous transmets quelques documents utiles.

Je vous ai signalé que :
- il s'agit de m'épauler au cours des 5 prochaines années (le relais devant, si tout se passe bien, être pris alors par mon aîné, T(...)),
- les intérieurs des bâtiments où je souhaiterais que vous interveniez pour moi (à savoir le colombier, la moitié Nord du logis et le bâtiment Nord, ce dernier en vue d'y installer la cuisine, l'arrière-cuisine et un cabinet de toilettes) sont tous inscrits à l'I.S.M.H. (alors que les façades et couvertures sur lesquelles intervient votre consœur sont classées parmi les monuments historiques).


1 - Je vous ai prié d'assurer d'urgence, l'interface entre moi et le bureau d'études "Bee +" qui devrait, sous deux semaines, rendre ses premières conclusions en matière de dimensionnement de la chaufferie par aquathermie à prévoir et confirmer si, comme je le souhaiterais, il serait approprié que soit installée une chaufferie centrale au rez-de-chaussée du colombier (étant entendu qu'il est prévu que l'installation serait réalisée en deux phases, la première seulement par moi, couvrant les besoins en chauffage du colombier, de la moitié Nord du logis y compris sa cage d'escalier, du bâtiment Nord et de la mise hors-gel de la chapelle). A ce sujet, vous trouverez ci-joint :
. le texte des trois contrats de juin dernier qui me lient à Bee + ;
. le texte de ma L.R.A.R. du 25 novembre dernier à Bee + ;
. les échanges (ci-après) qui ont suivi leur courriel m'annonçant, le 10 décembre dernier, qu'ils reprenaient leur mission ;
. les plans et coupes du géomètre relatifs au colombier et à la moitié Nord du logis, y compris un relevé du sol de la pièce du 1er étage de la moitié Sud du logis (que j'appelle "la salle dévastée") ;
. les productions de "Bee +" à ce jour, au nombre de 5 et sans les légendes et explications qui devaient les accompagner.

2 - Je vous ai informé que je devrais pouvoir bénéficier, jusqu'à la fin du mois d'août 2020, de l'aide d'un excellent employé, Igor EREMIA, de nationalité roumaine, ingénieur diplômé dans son pays (et qui souhaiterait, soit dit en passant, reprendre ses études en vue de devenir architecte en France) ; je vous ai prié d'assurer d'urgence également, l'encadrement d'Igor pour couler une dalle au sol de la "salle dévastée" (au 1er étage Sud du logis), selon les préconisations de "Bee +", afin que cette pièce puisse très rapidement me servir de garde-meubles.

Les documents ci-dessus établis par "Bee +" et le relevé du sol établi par le géomètre sont les documents utiles en la matière. Je précise qu'il suffira que le sol soit aplani et puisse supporter mes meubles mais que je n'envisage pas d'installer dans cette pièce, durant ces 5 ans, le dispositif de chauffage par le sol ni le sol final, tâches qui incomberont à mon successeur

3 - Je vous ai prié de me présenter, après ces deux volets urgents et, en première priorité, toutes propositions utiles pour terminer l'aménagement de l'intérieur du colombier, notamment le règlement des questions de sols et plafonds (choix des matériaux, impact sur les poutres et solives du choix de boiseries Louis XVI à dessiner pour mon futur bureau-bibliothèque). Au deuxième étage sera installée la chambre de mon aîné ; au premier, mon "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves" ; au rez-de-chaussée, outre la chaufferie, à tout le moins un w.-c. et un volume au moins provisoire pouvant servir de salle-de-bains à la chambre du second, tant que celle-ci ne disposera pas de cette commodité à son niveau (comme prévu sur l'"esquisse" de votre collègue Arnaud PAQUIN que je vous ai montrée).

4 - Ensuite, c'est-à-dire, vraisemblablement, lorsque la première architecte du patrimoine aura traité les questions des "poutres pourries" et du conduit de cheminée de "mon ancienne chambre" du 1er étage Nord du logis, il conviendrait que vous preniez en charge toutes questions relatives à l'aménagement intérieur de la moitié Nord du logis ; je vous ai dit que je souhaite en particulier que le plafond de la salle-à-manger soit entièrement repris, ce qui me semblerait la priorité pour ce volume. La pièce du 1er étage de la tour Nord-Est sera une salle-de-bains avec baignoire (mon rêve...). L'isolation thermique des combles devra être mise en place (sans doute en liaison avec le très compétent "Logis-Nature" de Falaise).

5- Dès que la nouvelle chaufferie sera en place, il y aura lieu de veiller à l'aménagement intérieur des volumes qui restent à traiter dans le bâtiment Nord, à savoir la cuisine et l'arrière-cuisine ainsi que le cabinet de toilettes jouxtant le "petit salon". Il va sans dire que mon épouse et mon aîné ne manqueront pas de faire part de leurs idées à ces sujets qui, pour des raisons pratiques évidentes, leur tiennent à cœur.

Je vous transmets ci-joint des documents dont le volume internet est déjà important. Ils sont essentiellement relatifs aux volets 1 et 2 ci-dessus. Pour les suivants, il va sans dire que je vous fournirais tous documents utiles en ma possession et dont vous souhaiteriez disposer d'une copie.

Cordialement,

PPF
06 12 96 01 34

____________________________________________________________________________________

De : ANDRE <julien@beeplus.fr>
Envoyé : jeudi 16 janvier 2020 08:53
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : Grégory Vannobel <gregory@beeplus.fr>
Objet : Re: Suite courrier du 25 novembre 2019

Bonjour,

Suite à votre demande, ci-dessous les coordonnées de Mr Grégory VANNOBEL :

06 37 98 62 69

gregory@beeplus.fr

Cordialement.

Julien André
Agence Bee+ Miniac Morvan
(...)
____________________________________________________________________________________

Le 16/01/2020 à 05:53, Pierre-Paul Fourcade a écrit :

> Monsieur,
>
> Pouvez-vous m'indiquer l'adresse courriel de M. VANNOBEL afin que je m'assure qu'il dispose bien de toutes informations utiles pour reprendre l'exécution des contrats ?
>
> Cordialement,
>
> PPF
>
____________________________________________________________________________________

> De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
> Envoyé : mardi 10 décembre 2019 16:18
> À : ANDRE <julien@beeplus.fr>
> Cc : (...) ; Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>; C.F. ; T.F.
> Objet : RE: Suite courrier du 25 novembre 2019
>
> Cher Monsieur,
>
> Très bien.
>
> Je comprends qu'il ne s'agit pas d'une annulation de la mission "Fluides" mais d'un report après la mission "Aquathermie".
>
> Je préviens Mme (...), architecte du patrimoine, et Régis FOUILLEUL, mon plombier. (...)
>
> Cordialement,
>
> PPF
>
____________________________________________________________________________________

> De : ANDRE <julien@beeplus.fr>
> Envoyé : mardi 10 décembre 2019 10:40
> À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
> Objet : Suite courrier du 25 novembre 2019
>
> Bonjour,
>
> Suite à la lecture de votre courrier du 25 novembre 2019 et à un récent échange interne entre associés, nous vous proposons :
> - Un changement d'interlocuteur technique pour reprendre et terminer la mission de l'étude de faisabilité aquathermie (Mr VANNOBEL).
> - L'annulation de la mission fluides. Pourquoi ? Avant tout, nous souhaitons être rassurer sur votre attitude et le niveau de coopération pendant cette reprise d'étude. Il sera également nécessaire d'obtenir des validations de votre part suite à la présentation de l'étude de faisabilité aquathermie avant de se lancer sur la mission fluides.
> - Le respect de notre méthodologie de travail pour la bonne réalisation de l'étude de faisabilité (exemple : ne pas demander des réponses/éléments techniques avant la présentation de nos conclusions).
> - La présence de l'architecte du patrimoine et de l'entreprise pressentie pour réaliser les travaux, lors de la restitution de l'étude de faisabilité.
> - Un nouveau planning de travail tenant compte des disponibilités de Mr VANNOBEL. Reprise de l'étude : mi-janvier, restitution de l'étude : mi-février.
>
> En espérant votre compréhension.
>
> Cordialement.
> -
> Julien André
> Agence Bee+ Miniac Morvan
> 06 07 56 17 78
> julien@beeplus.fr

(Fin de citation)
En dernière page du "Monde" daté d'hier :

J'imagine sans mal que ça ne doit pas être drôle tous les jours de travailler dans un tel contexte.

Moi, je n'aurais pas aimé. C'est sûr !
Ce matin, Francis met de l'ordre à l'extérieur de la cour, au pied du mur Sud :

10 février 2020.

Sur la base des conclusions de la visite, vendredi, d'une conservatrice du service régional d'archéologie, il faudrait qu'il en fasse autant de l'autre côté du mur, de manière à ce que, à son retour, Igor puisse finir de dégager l'ancien pavement. Dès que cette tâche sera achevée, il est prévu que des photos aériennes soient prises d'un drone ou d'un cerf-volant, afin de bien documenter le dossier.

Pour ce qui concerne l'avenir du pavement ainsi dégagé, on s'oriente non vers une restauration, qui serait longue et coûteuse, mais, pour l'essentiel, vers un recouvrement par des matériaux compatibles avec les usages futurs de la cour.
Visite, ce matin, pour apprécier les dégâts de la nuit.

Le vent a fait s'envoler des tapis de plastique :

10 février 2020.

Il a beaucoup plu ces quelques heures :

10 février 2020.

Après que je l'ai refermée vers minuit, la porte du logis ne se l'est toujours pas tenu pour dit :

10 février 2020.

Du côté du colombier...

10 février 2020.

... il me semble que la tâche d'humidité sur le mur Est de mon futur "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves" s'est encore élargie :

10 février 2020.

10 février 2020.

Au deuxième étage, dans la future "chambre des tourtereaux", j'ai la surprise de constater que les fenêtres, pourtant bien fragiles d'après moi, ont tenu bon :

10 février 2020.

10 février 2020.

En revanche l'eau a coulé dans la pièce, le long du conduit de cheminée ; il y a là un problème qu'il ne faudra pas traîner à traiter enfin correctement, ce qui ne semble donc pas avoir été le cas en 2015, lors de la restauration de la charpente et de la couverture du colombier :

10 février 2020.

Dans la cour, tout semble en ordre :

10 février 2020.

10 février 2020.

Idem dans la salle-à-manger :

10 février 2020.

Au 1er étage, dans mon ex-chambre, il n'y a pas eu de chute supplémentaire de briques de la séparation intérieure du conduit de cheminée ; mais, sans surprise, l'eau est entrée :

10 février 2020.

Tel n'est pas le cas dans la cheminée de la future salle-de-bains attenante :

10 février 2020.

Dans la "salle dévastée", le vent a éparpillé les cochonneries de Guguss ; pour le reste, rien à signaler :

10 février 2020.

Au premier étage de la tour Sud-Ouest, tous les bouchons précaires des meurtrières ont sauté :

10 février 2020.

10 février 2020.

10 février 2020.

Le truc le plus embêtant se situe dans la partie Nord des combles du logis où, comme dans le colombier, des solins pourtant récents se révèlent très insuffisants :

10 février 2020.

10 février 2020.


Je ne suis pas encore allé voir ce qui s'était passé dans la tour Louis XIII ni au niveau des couvertures, y compris sur les dépendances.
Il est probable que ne pas avoir rendu compte immédiatement de la réunion de recadrage du 7 février dernier avec la D.R.A.C. va me gêner. Car je n'ai rien consigné par ailleurs. Au demeurant, je suis toujours gêné quand Carole est présente dans la mesure où elle ne supporte guère que je pianote alors sur mon ordi. Donc je vais oublier des idées ou des impressions que j'aurais immédiatement consignées si j'en avais eu la liberté. Idem à propos des échanges que j'ai eus avec mon aîné à la suite de cette réunion.

Ceci étant, toujours aussi procrastinateur, je ne me suis pas encore astreint à achever les pointages et vérifications nécessaires à mes yeux avant que je ne m'exprime à ces sujets. Et il faut également que je rebâtisse le "tableau EXE" en tenant compte des règles précises applicables au bon déblocage des subventions. Or c'est compliqué et contraignant donc ça demande du boulot.

Certes Carole est repartie avant-hier, donc je recommence à disposer d'un peu de temps pour bosser. D'autant que j'avais prévu de passer une tête à Villers-sur-Mer pour revoir les aînés de mes petits-enfants qui devaient s'y trouver avec elle ces jours-ci. Mais la tempête l'a dissuadée de reprendre la route et elle est restée avec eux à Paris. Donc je devrais avoir tout mon temps dans les prochains jours, tranquille comme Baptiste au manoir favori.

Mais voilà, ça me casse vraiment les pieds de replonger en permanence dans ces dossiers. Je pensais en être quitte après la mise au point du "tableau EXE" la semaine dernière. Mais c'est râpé.

En plus, je vous avoue me faire de la bile à propos de "Pontorson" : le candidat-acquéreur arrivera-t-il à se faire accorder par sa banque le crédit qu'il a défini comme condition suspensive à son achat ? La réponse à cette question, attendue pour la fin de cette semaine-ci, conditionnera le rythme immédiat de mes travaux. Donc à quoi sert de potasser encore ce "tableau EXE" si je n'en sais pas davantage à propos de ce préalable ?
Parmi les messages "individualisés" hier, le 44960. Il a quinze mois et la situation n'a guère évolué. Sauf lorsque j'ai pris seul le taureau par les cornes.

Je suppose qu'il vaut mieux en rire.

Le 44436 a également eu beaucoup de succès. A juste titre selon moi.
L'architecte du patrimoine en charge de la "Mission EXE" vient de m'appeler. Très bons échanges. Elle accepte de se charger de l'interface avec le bureau d'études "Bee +". Je lui transmets donc les pièces pertinentes du dossier :
- les trois contrats qui lient ce bureau d'études à moi depuis juin dernier,
- le texte de la lettre recommandée par laquelle j'ai rattrapé ce bureau d'études par les cheveux,
- leurs productions à ce jour.
Enfin nous avançons (mais j'ai tout intérêt à ce que "Pontorson" se vende...) :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 13 février 2020 17:12
À : (...)architecte@gmail.com>
Cc : C.F. ; T.F. ; Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>
Objet : TR: Projet Mme et M. Fourcade : Étude de faisabilité aquathermie

Madame,

Pouvez-vous me faire part de vos disponibilités pour ce rendez-vous ? Pour ma part, je ne pourrai pas le 20.

Je pense qu'il serait bon que mon plombier, M. FOUILLEUL, soit associé à cette réunion. Je le mets donc en copie.

Bien cordialement,

PPF

__________________________________________________________________________

De : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>
Envoyé : jeudi 13 février 2020 16:42
À : penadomf@msn.com <penadomf@msn.com>
Cc : Julien André <julien@beeplus.fr>
Objet : Projet Mme et M. Fourcade : Étude de faisabilité aquathermie

M. Fourcade,

Suite à notre conversation téléphonique, voici les documents de l'étude de faisabilité.
Vous y trouverez :
- Le document de synthèse précisant nos préconisations, estimations et conclusions

- Les plans d'implantation des réseaux, en chaufferie et en sous-station.

- Les schémas hydrauliques des 2 propositions d'installation, la HT et la BT.
(Ces documents peuvent être particulièrement difficiles à comprendre : je vous les expliquerai lors de notre rendez-vous)

Comme évoqué par téléphone, l'étude est, à ce stade, très aboutie.
Il s'agit néanmoins d'une base de réflexion pour que nous aboutissions à une solution techniquement cohérente et qui vous convienne.

J'attends votre retour pour me proposer des dates pour une présentation de cette étude, en compagnie de votre architecte du patrimoine.
Pour ma part, je ne suis pas disponible du lundi 17 au mercredi 19 février.

Cordialement,

Grégory Vannobel
Agence Bee+ Louvigné de Bais
06 37 98 62 69
gregory@beeplus.fr

(Fin de citation)