Bâtiment Nord

Je viens d'adresser à l'architecte du patrimoine des photos intéressantes pour son "étude n°2". Elles sont tirées du message 19548 :
- 2ème et 3ème photos de ce message : enduits en ciment dans la salle-à-manger du logis, tels que je les ai fait sauter (les photos sont d'août 2006),
- 4ème photo : rejointoiement extérieur (la photo date de septembre 2006),
- 5ème photo : la "dent creuse" du mur Sud venait juste d'être remontée (septembre 2006),
- 8ème photo : trous de colombes massacrés dans les années 1950 et en début de restauration ; noter aussi le ciment (novembre 2006),
- 9ème photo : rejointoiement extérieur (novembre 2006) ; à eux seuls, les rejointoiements extérieurs ont occupé à temps plein mon premier homme toutes mains pendant dix-huit mois d'affilée (de mémoire) ;
- 11ème photo : enduits au ciment dans la cuisine ; notez les surépaisseurs : c'était la même chose dans la salle-à-manger (décembre 2006),
- 12ème photo : le décor, très moche à mes yeux, de l'étage du bâtiment Nord (décembre 2006), datant de la campagne de travaux des années 1970 ; l'isolation du plafond datait de la restauration de la couverture sous la maîtrise d’œuvre de Nicolas GAUTIER ; et encore est-ce moi qui avais dû insister pour qu'il y en ait une.
A quoi tient parfois la restauration d'un monument historique ?

A l'été 1997, je m'étais rapproché de François POUGHEOL, architecte du patrimoine dont j'admirais la qualité des travaux au manoir de la Grande Pierre à Céaucé, pour lui demander de réfléchir à ce que pourrait être la restauration du bâtiment Nord de notre manoir favori, bâtiment dont j'estimais qu'il avait été massacré par les horribles et stupides percements et autres travaux au ciment et aux céramiques très moches dus à mes prédécesseurs.

Hélas pour moi, je commençais à traverser alors une zone de grandes turbulences dans ma vie professionnelle, zone dont je sortis plusieurs années plus tard et non sans mal, ainsi que raconté par ailleurs. Donc je ne donnai pas suite à ce projet dont je ne voyais d'ailleurs pas comment il pourrait être mis en œuvre sans que les cicatrices ne se vissent. Sur ce dernier point, la suite me rassura car l'on sait que je menai seul d'importants travaux modificatifs du bâtiment Nord au début des années 2010, de mémoire, c'est-à-dire une fois que j'eusse recruté Claude MARTIN.

Dans le cadre de mes classements en cours pour le pensum que l'on sait, je redécouvre le dossier du projet de François POUGHEOL...

... et, avec le recul que peuvent donner les 23 années qui viennent de s'écouler, plus l'expérience de mes propres réalisations, je dois reconnaître que je ne le trouve pas mauvais. Je dirais même qu'il me semble, à plusieurs titres, supérieur à ce que j'ai fait (je pense ici à l'accès à l'arrière-cour et au traitement ingénieux de l'électro-ménager bruyant ; moi, j'ai privilégié la commodité de mes vieux jours, avec ma "chambre mortuaire" de plain-pied, actuel "petit salon" pour reprendre la dénomination préférée par Carole). Tant pis, le coup est parti et ce ne sera pas moi qui remettrai l'ouvrage sur le métier, "such is life" !

Pour comprendre ce rendez-vous manqué, il faut sans doute prendre également en compte le fait que mon caractère et celui de cet architecte n'avaient pas suffisamment accroché : lui-même était sans doute peu enclin à consacrer beaucoup de temps à une clientèle de particuliers, comme la suite de sa carrière l'a montré. Bref, nous ne fîmes pas affaire et l'on pourrait le regretter, bien que ceci ne servirait à rien.

Il est toutefois intéressant de noter que la réflexion alors amorcée pour la cuisine du bâtiment Nord n'a toujours pas été close à ce jour puisque ma famille flotte encore un peu sur le parti à retenir.

A ce dernier sujet, l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" (c'est-à-dire l'architecte actuelle, celle qui m'a demandé de ne pas citer son nom sur le site ; j'espère la convaincre bientôt qu'on ne meurt pas d'une telle publicité, surtout si, comme elle, on travaille bien) m'a indiqué qu'elle trouverait dommage de nous priver de la vue du cul du four, proéminence qu'elle considère comme très bien restaurée. Donc elle serait encline à recommander de faire tomber la cloison en parpaings (montée et peinte en bleu depuis les années 1970) pour dégager la vue sur cet organe rebondi.

Il y a quelques jours à peine, j'ai touché un mot à Carole de cette dernière idée et, à ma surprise, elle ne l'a pas rejetée. Donc la messe correspondante n'est pas encore dite, même si une réalisation rapide me semblerait fortement compliquée par le coût, insoutenable pour moi dans l'immédiat, de l'installation envisagée d'un chauffage central par aquathermie (une contrainte qu'avec la non-vente de "Pontorson" due à la pandémie, je ne vois hélas pas comment surmonter rapidement).
Voici un résumé des travaux sur le bâtiment Nord :

Quand j'ai acheté la Chaslerie, Nicolas GAUTIER, alors A.B.F. de l'Orne, m'a encouragé à réfléchir à la démolition du bâtiment Nord parce qu'il "empêche le nécessaire flanquement réciproque de meurtrières, dans la tour Nord-Est du logis et la tour Louis XIII". J'ai néanmoins décidé de garder ce bâtiment et de le restaurer car je voyais bien qu'il était à même de me fournir le plus facilement une "bulle d'habitabilité" restaurée à mon goût, pendant que j'entreprenais par ailleurs les travaux pharaoniques que l'on a vus.

En 1991, le bâtiment Nord était recouvert d'ardoises ; il y avait deux anciens vélux que je trouvais très moches ; le pignon Ouest était déglingué, une porte au milieu des colombages y donnant sur le vide :

La photo suivante, prise sous le même angle, montre l'état actuel du bâtiment ; la couverture du côté Nord est désormais en tuiles, les vélux ont été remplacés par des houteaux et j'en ai ajouté un troisième, plus grand ; le pignon Ouest a été recouvert de bardeaux de châtaigner ; au niveau du rez-de-chaussée, j'ai modifié les ouvertures et les ai dotées de grilles en tant que de besoin ; j'ai substitué un rouge sang de bœuf aux peintures blanches précédentes :

Côté cour, la transformation a également été importante afin de pouvoir oublier ces horribles ouvertures carrées (sans doute des années 1970) :

Par rapport à cette dernière photo, j'ai encore ajouté un fenestrou à l'étage :

16 mai 2020.


A l'intérieur du bâtiment, outre l'élimination de toutes les horreurs des années 1950 et 1970, j'ai veillé à améliorer l'habitabilité. D'abord en modifiant des pièces de charpente...

... et en "désépaississant" le mur Sud :


Au rez-de-chaussée, il n'y avait point non plus de salut possible sans un grand nettoyage par le vide, du sol au plafond en passant par les murs dont l'horrible enduit au ciment favorisait la dégradation sous l'effet de l'humidité du terrain :


Voici quelques photos de l'état intérieur actuel du bâtiment :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


La cuisine est en attente d'idées lumineuses pour terminer son aménagement (le béton au plafond de sa première travée est de moi ; le béton du plafond des deux travées suivantes - celle qu'on voit sur la photo et celle de l'arrière-cuisine qui est derrière le mur du fond - date de mes prédécesseurs des années 1950 et 1970) :

16 mai 2020.


Le cabinet de toilettes du rez-de-chaussée attend qu'un maître d’œuvre courageux veuille bien s'y coller :

16 mai 2020.


Depuis que j'y ai ajouté un piano (dont je ne fais rien à ce jour), le petit salon est un peu trop encombré de meubles :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


Passons à l'étage :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


La chambre de Carole :

16 mai 2020.

Au dessus du lit, l'alcôve et le dernier fenestrou que j'ai fait percer :

16 mai 2020.

Le houteau que j'ai ajouté est plus grand que les deux autres :

16 mai 2020.

Voici, à l'étage, la fenêtre qui a remplacé la porte ouvrant sur le vide :

16 mai 2020.


On reconnaît ma chambrette monacalo-monastique, toujours encombrée des dossiers sur lesquels je travaille :

16 mai 2020.

C'est spartiate mais ça me suffit :

16 mai 2020.

Le dressing...

16 mai 2020.

... le cabinet de toilettes (le fenestrou du fond est de ma création)...

16 mai 2020.

... et vous aurez tout vu, à part l'arrière-cuisine qui est dans un tel état de foutoir, avec la vieille chaudière au fuel, qu'elle n'est pas montrable.
Le "projet 2014", qui rassemblait diverses petites interventions touchant à la fois à des parties classées et à des parties inscrites, a dû, la législaaaâââtion étant ce qu'elle est, être instruit parallèlement par deux administraaaâââtions saisies sur la base de formulaires différents. Un intéressant et volumineux rapport accompagnait ces paperasses, dont le principal intérêt, avec mes yeux d'aujourd'hui, est de fournir de bons plans du bâtiment Nord ainsi que des photos commentées rappelant où nous en étions alors rendus du chantier :


J'espère que je n'oublie rien d'important (ou, du moins, de supposé tel).
Dix-huit mois ne s'étaient pas encore écoulés depuis le début de notre collaboration et ce bénéficiaire d'un monopole public commençait à me signifier qu'il ne s'intéresserait qu'à des tranches de travaux suffisamment rémunératrices pour lui.

Voici en effet l'excellent projet préparé par un très bon artisan qui, lui, avait consacré du temps pour y réfléchir. Il s'agissait alors d'aménager le futur "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves", déjà en style Louis XVI, au rez-de-chaussée du bâtiment Nord (dans l'espace dévolu actuellement à la future cuisine).
(Et désolé pour mon insuffisante maîtrise du scanner quand il s'agit de reproduire des documents de grand format) :







J'avais voulu intéresser à ce projet ledit bénéficiaire de ce monopole légal :


Voici la réponse que je m'étais attirée, bien loin de mes souhaits mais ô combien révélatrice du fossé qui allait s'élargir entre nous et que, trop longtemps, je voulus ignorer, tant il est vrai qu'un passionné de vieilles pierres aux moyens financiers limités n'a pas la même échelle de valeurs qu'un mercenaire :


Je mets ce message en ligne ici pour rendre hommage à Pascal BRESSON et pour inviter l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" à ne pas hésiter à s'inspirer des dessins de cet artisan pour l'exécution de ma commande ; donc, dès que nous aurons résolu la question préalable, en cours d'examen, du parti à retenir pour le plafond du 1er étage du colombier ; à ce dernier sujet, on sait que, là comme ailleurs, je ne saurais me satisfaire des horreurs des années 1950.
L'entreprise "ERMENEUX" est en train de remplir de fuel la cuve qui alimente la vieille chaudière de l'arrière-cuisine. Il y en aura pour 2 000 litres :

19 mai 2020.

2 000 litres, cela représente un peu moins de deux ans de chauffage de mes 65 m2 habitables actuels.

Deux ans, j'imagine que c'est le temps qu'il faudra pour "purger" mes dossiers de toutes les autorisations administraaaâââtives que j'ai demandé à l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" de recueillir avant de relancer les travaux lourds.

Autrement dit, j'anticipe que, pendant deux ans encore, on devra perdre notre temps à peigner la girafe avec l'efficacité cent fois constatée, avant que les dernières paperasses, notamment celles qui m'ont été réclamées le 7 février dernier, ayant reçu les derniers coups de tampon réputés indispensables, on puisse enfin passer aux choses sérieuses. En particulier, aménager le rez-de-chaussée du bâtiment Nord, donc virer cette vieille chaudière.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 20 Mai 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Peinture - Bâtiment Nord
A la lumière du jour, j'ai du mal à me faire à cette couleur :

20 mai 2020.

J'aurais préféré quelque chose qui flashe mais Carole a choisi cette eau tiède et n'en démord pas :

20 mai 2020.

Emmanuel LESCUYER ponce la porte d'entrée du bâtiment Nord dont le bas présentait de nombreuses gerçures :

20 mai 2020.

20 mai 2020.

20 mai 2020.

Il fait subir le même sort à la porte provisoire entre la cuisine et la salle-à-manger qui n'avait jamais été aussi bien traitée :

20 mai 2020.

20 mai 2020.

Mais puisque c'est là du provisoire qui risque de devoir durer encore un moment...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 20 Mai 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Peinture - Bâtiment Nord
Travail de l'après-midi :

20 mai 2020.

Et nous n'en sommes qu'à la première couche :

20 mai 2020.

20 mai 2020.

Ce "rouge Vauban" fabriqué par Emmanuel LESCUYER me plaît beaucoup pour le manoir favori :

20 mai 2020.

20 mai 2020.

20 mai 2020.

Je reprochais à la peinture précédente d'avoir fané trop vite et d'avoir de plus tourné au violet. Là, mes vieilles pierres vont prendre un coup de fouet bienvenu :

20 mai 2020.

20 mai 2020.

Emmanuel LESCUYER ("Mr SPOON" pour un des ses clients Anglais) aura passé la semaine à poncer des menuiseries et à y passer la première couche de peinture.

Il fabrique lui-même ses couleurs. Son travail est impeccable...

21 mai 2020.

... et je trouve son "rouge Vauban" du plus bel effet :

21 mai 2020.

21 mai 2020.

21 mai 2020.

21 mai 2020.

En ce qui concerne son "bleu charron" du fournil du manoir, il est prévu qu'il renforce l'outremer pour la seconde couche ; celle-ci l'occupera, là et ailleurs, la semaine prochaine :

22 mai 2020.

22 mai 2020.

22 mai 2020.

22 mai 2020.

22 mai 2020.

22 mai 2020.

Il remet également en beauté les volets intérieurs du fournil que j'avais choisi de laisser bruts :

22 mai 2020.

Mastic avant la seconde couche :

25 mai 2020.

25 mai 2020.

25 mai 2020.

25 mai 2020.


Voici la marque de peinture (norvégienne) qu'utilise Mr SPOON pour le rouge Vauban :

25 mai 2020.


Pour la peinture tilleul et pour le bleu charron, c'est lui qui fabrique ses mélanges.

Passage de la seconde couche :

25 mai 2020.


Et, bien sûr, Guguss a voulu participer au travail :

25 mai 2020.

Il a l'air malin, notre loïde !
Je préfère le bleu de la seconde couche, il est plus franc et fait moins layette :

27 mai 2020.


Bien sûr, Guguss n'a pu s'empêcher d'y frotter une oreille (il n'en loupe pas une, celui-là !) :

27 mai 2020.


J'ai appris ce matin que mon aîné et sa petite famille débarqueront demain ; du coup, Mr SPOON remet à juillet, sans doute, les travaux supplémentaires dont nous avons commencé à parler, relatifs aux deux fournils :

27 mai 2020.

Ce matin, il a fait connaissance avec Sébastien LEBOISNE, venu prendre les cotes des lucarnes de l'aile Ouest qu'il va mettre en fabrication.
Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : mercredi 27 mai 2020 15:58
À : (...)architecte@gmail.com
Cc : C.F. ; T.F.
Objet : Chaslerie - Rouge Vauban

Madame,

Comme convenu, je vous transmets des photos de la peinture rouge utilisée par Emmanuel LESCUYER :

27 mai 2020.

27 mai 2020.

27 mai 2020.


Elle me satisfait parfaitement, de même que l'ensemble de son travail, d'une grande qualité. Encore merci de m'avoir recommandé de faire appel à cet artisan.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)

Voici une autre photo où la couleur brillante est altérée par les reflets :

27 mai 2020.


Comme on le voit, des moucherons viennent se coller à la peinture fraîche. Il paraît qu'il suffit d'attendre qu'elle sèche pour les faire disparaître d'un coup de "Sopalin".
Couleurs de peinture à la lumière du soir :

On notera l'excellence du travail de Mr SPOON (en tous points digne du label "qualité FOURCADE") :

27 mai 2020.

27 mai 2020.


Une porte qui n'a pas été repeinte depuis une dizaine d'années (et qui a vocation à disparaître, tant elle est moche) :

27 mai 2020.


La fenêtre de droite n'a pas été repeinte, pas plus que les houteaux :

27 mai 2020.


Le nouveau bleu du fournil du manoir :

27 mai 2020.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 27 Mai 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Peinture - Bâtiment Nord
Après la première couche de peinture dans mon cabinet de toilettes :

27 mai 2020.

27 mai 2020.


Malheureusement, l'arrivée des petits-enfants annoncée pour demain soir fait fuir Mr SPOON qui lèvera alors le camp sans avoir pu terminer la rallonge de tâches que j'avais encore imaginée ce matin. Nouvel exemple de la difficulté pour moi de concilier ce chantier avec une vie de famille pourtant minimale (les deux sujets n'étant évidemment pas sans liens au demeurant).
Alors que nous observions le manoir, calés dans des chaises longues installées dans l'arrière-cour, mon aîné m'a demandé, hier après-midi, ce qui me bloque pour avancer dans mes travaux. Il faisait alors allusion aux contraintes financières. J'ai répondu ne plus me sentir capable, pour les raisons qu'il connaît, d'absorber l'installation de la chaufferie centrale qui conditionne l'habitabilité de l'ensemble des bâtiments ; à sa demande, je lui en ai donné l'ordre de grandeur du coût, soit 150 000 €. "Et au-delà ?" a-t-il poursuivi. J'ai expliqué que, pour ce qui concerne la "bulle" que je souhaite livrer (à savoir le colombier et la moitié Nord du logis, mais également la cuisine du bâtiment Nord et un cabinet de toilettes au rez-de-chaussée de ce dernier bâtiment), le principal préalable technique, après la question du chauffage, sera de résoudre la problématique des "poutres pourries" et de la cheminée au 1er étage Nord du logis. Pour ce qui concerne le colombier, ai-je enchaîné, il y aurait l'installation d'un "escalier-en-facteur-commun" à prévoir, sur des plans améliorés par rapport à ceux d'Arnaud PAQUIN ; à ce sujet, l'architecte en charge de la "mission n°2" réfléchit à une optimisation de l'usage du volume entre cet escalier et le colombier ; elle recommande d'ores et déjà de réaliser cet escalier en bois (j'ai demandé que les marches soient recouvertes de tomettes) mais je ne serais pas davantage en mesure, ai-je précisé, de supporter le coût d'un tel escalier, encore à chiffrer ; j'ai néanmoins chargé cette architecte d'inclure, pour des raisons de bon sens, ce dernier dans le dossier de demande de permis de construire à déposer.

Puis nous nous sommes rendus dans l'aile Ouest. Au second étage du colombier, mon aîné doute que la "chambre des tourtereaux" soit hospitalière l'hiver ; j'ai expliqué que mon objectif est que le chauffage en soit bien dimensionné. Dans les combles des écuries, il a vu des défauts dans l'échantillon de menuiseries entre chevrons réalisé et trouve que ce sera un gros travail ; je lui ai dit que je pense pouvoir y arriver, même si cela prendra quelque temps.

Dans le bâtiment Nord, Carole et ma belle-fille semblent s'être mises d'accord sur les grandes lignes du parti à retenir pour l'aménagement de la cuisine : l'arrière-cuisine en resterait isolée (selon le vœu de Carole que je n'ai pas réussi à faire bouger à ce sujet) et, si je comprends bien, l'espace de cuisson serait installé contre le mur du fond (celui de parpaings, actuellement peint en bleu).

Enfin, mon aîné insiste sur la nécessité qu'internet puisse être reçu partout dans les bâtiments sur cour ; en l'état du chantier, il ne peut en effet "recevoir ses calls" que dans la cuisine ou ma "chambrette monacalo-monastique", ce qui n'est certes pas des plus confortables, ni pour lui, ni pour moi.
Voilà ce que j’utilise pour avoir Internet partout dans une grande maison. Tu peux coupler 6 répéteurs son à ton routeur Internet et tu obtiens une couverture de l’ordre de 800 m². Il est peut-être possible d’acheter plus de ses répéteurs pour couvrir une plus grande surface.
Je suis personnellement très content et je suis étonné de la portée à l’air libre, en particulier dans le jardin. Habitant à la campagne au Maroc, je reçois Internet par une antenne GSM. Pour améliorer la réception, j'ai installé le routeur sur le toit dans une boîte étanche et le débit a été multiplié plusieurs fois.
Il est possible qu’il existe des modèles plus récents ou qui permettent le couplage d’un plus grand nombre de ces répéteurs. L’installation est aussi très simple avec un logiciel très intuitif à télécharger sur son téléphone.
Il faut compter un quart d’heure d’installation ; il n’y a pas de câbles à tirer puisque ces répéteurs se branchent sur une prise de courant et amplifient le signal reçu, soit à partir du routeur principal, soit à partir du répéteur le plus proche.

N.D.L.R. : Merci beaucoup pour l'info !
J’ai vérifié, on peut connecter ensemble jusqu’à 8 boîtiers, chacun couvrant 185 m². Le modèle déco M9 est plus puissant et l’on peut connecter jusqu’à 10 boîtiers. Mais il est nettement plus cher.

N.D.L.R. : Merci !