Bâtiment Nord

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 3 août 2017
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Logis - Bâtiment Nord
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Julien PRUNIER est venu travailler avant-hier après-midi et il est revenu hier après-midi, accompagné cette fois d'un compagnon :

1er août 2017.

Il s'agissait de faire arriver l'eau dans le cabinet de toilettes sous l'escalier du logis. La chose n'était pas évidente en l'état du chantier et compte tenu du manque de rigueur du précédent plombier. Il y est toutefois parvenu. Pour ce faire, il a dû installer une nouvelle canalisation (bleue sur les photos suivantes) à partir de l'arrière-cuisine du bâtiment Nord. Cette canalisation étant flexible, il a pu la faire passer par les tronçons résiduels d'anciens tuyaux métalliques posés il y a une soixantaine d'années, donc du temps d'une première restauration du logis.

Voici le circuit, en partant, dans l'arrière-cuisine, de la purge et du robinet (à ne pas omettre de fermer pour la période des gelées) :

2 août 2017.

Le tuyau passe au plafond de l'ancienne cuisine, à un endroit qui ne gênera pas puisqu'il y aura là un faux-plafond :

1er août 2017.

Puis il monte à la verticale derrière une trappe de visite dans mon dressing dont on aperçoit ici le reflet dans des glaces :

1er août 2017.

1er août 2017.

Le circuit se coude alors pour atteindre une saignée dans mon ancienne chambre, au 1er étage du logis :

1er août 2017.

Le tuyau atteint ainsi les combles où il longe la sablière intérieure...

1er août 2017.

1er août 2017.

... avant de plonger, à partir d'un endroit proche de la lucarne (donc à l'Est du logis), vers les entrailles du bâtiment.

Bref, l'eau recoule enfin dans ce cabinet de toilettes, tant au lavabo...

2 août 2017.

... qu'à la cuvette de w.-c. :

2 août 2017.

Nous serons donc sans problème prêts pour l'échéance du 10 septembre prochain.

Il y a toutefois un hic. M. PRUNIER père m'a en effet demandé de fournir le système d'évacuation et le robinet du futur lave-bottes en granit...

2 août 2017.

2 août 2017.

... mais j'avoue ne pas savoir où je vais pouvoir trouver le dispositif métallique à ajuster de façon étanche dans le trou d'évacuation. Cela peut attendre mais, tant que nous n'aurons pas résolu ce problème (ou décidé de nous passer de ce lave-bottes en granit, quitte à en trouver un autre moins compliqué à sceller), le trou dans le mur derrière cette auge restera ouvert, donc le mur ne pourra être badigeonné de chaux comme il le faudrait pour achever le travail.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 25 août 2017
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Electricité - Logis - Bâtiment Nord
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J'ai enfin reçu hier, de Freddy JARDIN, de l'entreprise E.J.S. de Domfront, le devis pour un chauffage électrique par le sol de mon futur bureau-bibliothèque dans la tour Sud-Ouest.

Ce garçon met tellement de temps à réagir que j'ai changé d'avis sur l'ordre de mes priorités.

Compte tenu de l'expérience, pénible pour moi, cet été, même si elle n'a guère duré plus de huit jours - ce que je déplore -, d'une cohabitation à six dans mon cabinet de toilettes au 1er étage du bâtiment Nord (six dont un bébé, c'est-à-dire avec la présence d'une baignoire de bébé dans un si petit volume), j'ai décidé, afin d'éviter un drame familial dont je serais hélas le triste auteur l'été prochain, de foncer, autant que mes moyens me le permettent désormais, dans la réalisation d'un cabinet de toilettes au rez-de-chaussée du même bâtiment Nord, c'est-à-dire juste à côté de ma future "chambre mortuaire".

La première étape sera de sélectionner le lavabo et la douche qui conviennent à cet autre local exigu. Il faudrait aussi que je trouve le matériau dans lequel je ferai fabriquer la cloison et le petit meuble au fond de la pièce, derrière la cuvette de w.-c. suspendue. Pas simple. Je pense à ce produit en résine qu'on appelle, je crois, l'"Antium", dans lequel ma mère et mon épouse avaient fait réaliser, voici environ 25 ans, les plans de travail de leurs cuisines respectives à Paris.

P.S. : A propos de cette résine, une recherche via "Google" m'oriente plutôt, on dirait, vers le "Corian".
Transmis la nuit dernière à mon aîné un document l'autorisant à restaurer à ses frais le logis de notre manoir favori et, dans ce but, à solliciter toute autorisation administraaaâââtive réputée nécessaire et toute subvention utile, ainsi qu'à encaisser toute subvention obtenue.

Ce document était devenu urgent dans la mesure où il ne restait plus que quelques jours avant la date-limite retenue par la D.R.A.C. pour que les aspects administraaaâââtifs du dossier puissent être réputés traités au titre de l'exercice 2017, du moins pour une première tranche de 75 000 € de travaux. A ce sujet, et puisque je ne suis plus en situation de financer rapidement la réalisation d'un bureau-bibliothèque dans la tour Sud-Ouest, ainsi qu'envisagé dernièrement, j'ai laissé mon aîné libre de composer cette première tranche de travaux. Je lui ai toutefois rappelé qu'il y aurait lieu, à mon sens, d'y inclure les menuiseries extérieures, d'une part, de la cage d'escalier (afin de ne pas risquer de perdre le reliquat de subvention du "programme 2014" disponible pour ses enduits intérieurs), d'autre part, en raison de l'urgence relative évidente, de la "pièce dévastée" (au-dessus du salon).

Reste néanmoins à régler un ensemble de questions juridiques complexes destinées à donner une assise solide à l'opération : par exemple, y aura-t-il démembrement ou non de la propriété, puis y aura-t-il don, vente ou encore bail emphytéotique ? Patrice CAHART nous a été précieux pour éclairer les aspects fiscaux de ces deux questions et nous lui en sommes très reconnaissants. Il revient à ce stade à mon aîné et à moi d'opérer quelques menus choix qui ne sont peut-être pas les plus aisés en termes tant de trésoreries que de psychologies respectives. L'avenir nous le dira.

P.S. : J'oubliais de signaler qu'à ma connaissance, mon aîné a mandaté ou envisage de mandater celui que j'appelais, avant un happening récent, "mon architecte du patrimoine favori", afin d'assurer la maîtrise d’œuvre des travaux qu'il envisage de réaliser en 2018. Si j'ai bien compris, ce programme inclurait ladite tranche de 75 000 € de menuiseries, plus la restauration de diverses menuiseries extérieures de l'"aile de la belle-mère", voire de la tour Louis XIII, plus la réalisation d'une cuisine familiale dans l'espace gardé disponible à ce jour au rez-de-chaussée du bâtiment Nord. On voit qu'à l'échelle de notre chantier favori, tout cela n'est pas rien.

P.S. 2 : Je pense qu'il n'est pas inutile que j'indique avoir laissé, en temps utile, toute latitude à mon aîné de prendre ou de ne pas prendre mon relais. Y compris par écrit, en lui explicitant l'étendue des dégâts. En effet, je ne suis que trop convaincu de la lourdeur et du coût du sacerdoce que constitue la restauration de vieilles pierres pour embarquer, "à l'insu de son plein gré", ce jeune homme dans un telle galère. Je peux même ajouter que cela m'aurait posé un problème moral de ne pas le laisser, autant que faire se peut, entièrement libre de son choix.
La Tour Montparnasse sera revue et corrigée par des architectes français.

N.D.L.R. : La Tour Montparnasse, tellement moche que la seule façon de ne pas en souffrir est d'être dedans.

Idem à la Chaslerie avec le bâtiment Nord !

J'ai beau avoir réduit d'un quart ses ouvertures sur cour et dissimulé par des grilles ses ouvertures sur l'arrière-cour, ce bâtiment reste déséquilibré, du fait notamment de sa couverture bizarroïde, beaucoup trop riquiqui côté cour. Nicolas GAUTIER voulait que je le fasse disparaître, afin de faire réapparaître "le nécessaire flanquement réciproque" de diverses meurtrières. Mais je l'ai gardé car j'avais compris tôt que je pourrais y abriter ma bulle durant toutes ces années de chantier.

Donc je m'aime bien dedans. J'en ai soigné la décoration intérieure même si, à l'usage, la partie de la chambre mortuaire est trop exiguë à mon goût. D'ici un an, peut-être, ce bâtiment abritera la cuisine du manoir, une vaste pièce dont mon aîné va prendre en charge la réalisation, avec l'aide de l'architecte précédemment favori qu'à ma connaissance, il a mandaté. Pour ma part, je devrais aménager le cabinet de toilettes du rez-de-chaussée ; je vais y privilégier les beaux matériaux. Affaires à suivre...

N.D.L.R. 2 : A propos de salle de bains, en pensant ici au logis, voici un décor qui me plairait, contrairement aux trois autres du même article :

Photo parue dans la revue "AD Magazine".

Manorial, isn't it ?
J'ai mandaté aujourd'hui Eric YVARD afin qu'il mène, à propos de notre manoir favori, un complément d'étude historique, en vue de documenter la prochaine restauration de l'intérieur des principaux bâtiments et de quelques abords protégés.

On se souvient qu'il y a vingt ans (déjà !), Patrick DELAUNAY avait produit une première compilation de documents issus du chartrier de la Chaslerie, facilement accessibles au public dans les locaux des Archives départementales de l'Orne. Il s'agira pour M. YVARD de poursuivre ce travail, en s'attaquant à la partie cachée de l'iceberg.

Photo DDM, archives.

Pour que cette étude soit le plus utile possible, elle sera surtout centrée sur l'aspect et l'usage anciens des constructions en question.

Eric YVARD m'a été recommandée par Barbara TOUSSAINT. Basé dans le Perche (il est maire-adjoint de Bellême), cet ancien élève de la mère de François FILLON, qui l'a formé à l'étude d'archives, a déjà eu l'occasion de travailler sur quelques vieilles familles du Domfrontais, dont celle de Jacques COUPPEL du LUDE qui était apparentée aux LEDIN.