Astronomie

Un déluge exceptionnel d’étoiles filantes attendu autour de 5h50.


N.D.L.R. : Formons des vœux. Pour le chantier favori, qu'il reparte enfin sur de bonnes bases ! Je crois qu'on n'en est pas loin. Si du moins la lettre que j'enverrai tout à l'heure, après l'avoir amendée comme me l'a suggéré hier soir M. LESCROART, produit l'effet espéré.
En 1582, il y a 437 ans, la semaine que nous sommes en train de vivre n’a tout simplement pas eu lieu ! Point de faille spatio-temporelle ou de sort jeté au monde… Mais tout de même, le peuple de France qui s’était couché en ce dimanche 9 décembre 1582 s’est levé le lendemain… le lundi 20 décembre !

A cela bien sûr une explication rationnelle : l'adoption du calendrier grégorien en France, en lieu et place du calendrier julien, introduit par Jules César en 46 av. JC et encore en cours jusqu’alors…

N.D.L.R. : Contemporain de la Chaslerie.
Pierre-Paul FEYTE (via "Facebook")
rédigé le 26 Juillet 2020
Désultoirement vôtre ! - Astronomie
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Il me sera peut-être donné de vieillir assez pour que cet été se retrouve parmi des souvenirs anciens.
Si c'est le cas, je sais alors que je me souviendrai de cette saison insolente au cieux splendides, ou une grande comète se laissait admirer, soir après soir, glissant entre les pattes de la Grande Ourse, enchantant des millions d'observateur.
Depuis des milliers d'années, le comètes spectaculaires ont été associées au changements, qu'il s'agisse du règne d'un roi, de la fin d'un empire ou de l'irruption d'une guerre ou d'une peste. Je ne doute pas que nous soyons, effectivement, dans un tel changement. Je ne peux me débarrasser du sentiment viscéral - et que je sais partagé par beaucoup - que nous allons vers des temps peu commodes, hélas.
Que faire, alors ? Hé bien enivrons-nous, grisons-vous d'étoiles et de nuits sensuelles, fuyons l'ordinaire, et tout ce qui fait de nous l'esclave du Temps et des Normes. Enivrons-nous, que diable ! De vin, de poésie, d'astres ou de vertu, à notre guise, mais enivrons-nous !
Ci-dessous : la comète Neowise et la constellation de la Grande Ourse, le soir du 24 juillet 2020. Combinaison panoramique verticale de deux poses de 50 secondes, boîtier Pentax K-1, objectif Pentax-M 50/1.7 (je l'emploie depuis 1981 !), iso 1600, suivi stellaire assurer par le mode Astrotracer (déplacement du capteur).


N.D.L.R. : Yes !

Triangle d’été
Publié le 8 septembre 2020

Il y a dans l’hémisphère nord, au zénith du ciel d’été, un grand triangle formé par trois étoiles plus brillantes que les autres : Deneb, Véga, et Altaïr. La Voie lactée passe en son milieu.

On dit qu’au Japon, autrefois, les amants attendaient avec impatience le septième soir de la septième lune, car la croyance populaire disait que c’était celui où Altaïr de l’Aigle, franchissant le « fleuve céleste », rejoignait « Véga la fileuse », sa bien-aimée, pour une nuit.

Le ciel, pour cause d’amour, n’était pas tout-à-fait immuable.

Altaïr, en bas à gauche. Vega à droite. Deneb au milieu en haut.
Les amants des étoiles
Publié le 9 septembre 2020

Altaïr était un bouvier, et Véga une princesse. Elle était fille du Soleil. Elle vivait dans un palais, et avait pour principale occupation de filer, ce qu’elle faisait si bien qu’on l’avait surnommée « la Fileuse ».

Un jour Altaïr, qui était jeune et très beau, passa sous sa fenêtre avec ses bœufs. Véga et lui n’échangèrent qu’un regard, mais qui scella leur destin : ils tombèrent amoureux dans l’instant. Leur amour était d’une si resplendissante évidence que personne dans le palais, pas même le Soleil, ne s’y opposa. Les jeunes gens se fréquentèrent, un peu, beaucoup, passionnément. Bientôt, ils se mirent à vivre ensemble.

Cependant, comme ils s’occupaient de jour en jour davantage de leur bonheur et de leur plaisir, et de moins en moins de leur travail, le rouet de Véga s’immobilisa, et les bœufs d’Altaïr, livrés à eux-mêmes, s’éparpillèrent partout dans le ciel, bousculant les constellations et mettant le désordre dans les étoiles.

A la vue du firmament ainsi piétiné, les Dieux se fâchèrent. Ils sommèrent le bouvier d’y mettre bon ordre. Celui-ci n’écoutait pas, trop épris pour quitter les bras de sa belle. Alors le Roi le chassa de son palais, et l’exila avec son troupeau de l’autre côté du « fleuve céleste », ainsi que les Chinois nomment la Voie lactée.

Véga se mit à dépérir. Elle pleurait jour et nuit, elle était inconsolable. Craignant pour la vie de sa fille, le Roi adoucit la sentence : il accorda aux amoureux le droit de se retrouver une fois par an, le septième jour de la septième lune. Et pour franchir le fleuve et son bouillonnement d’astres, une déesse commanda à toutes les pies de l’Empire de se rassembler au-dessus, et de former un pont sur lequel les amoureux puissent marcher.

Cette nuit-là, il ne fait jamais beau. Au début tombe une bruine légère, qui sont les larmes de bonheur des amants qui se retrouvent. A la fin, il pleut à verse, ce sont les sanglots de la séparation. Et l’on ne voit pas les étoiles.


Voici ce qu’on raconte au Japon et en Chine, où l’on n’est jamais à court d’histoires nées de la contemplation du monde.