Archives, histoire, documentation

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 11 mars 2015
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Nature (hors géologie)
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La seconde partie de la matinée du 28 février dernier a été consacrée à deux exposés, le premier, par Sébastien BROMBAULT (l'un de nos deux formateurs habituels du FOGEFOR), portant sur "Le renouvellement des plantations", le second, par Gaêtan BAGOT, sur "L'équilibre forêt et cervidés".

Commençons par rendre compte du premier.

Lors d'une coupe rase, on obtient (1) des grumes, (2) des stères pour le chauffage et (3) des rémanents.

En Normandie, on voit surtout des dents Becker, plus commodes pour mécaniser le traitement de la parcelle.

La technique de dessouchage a été beaucoup utilisée après la tempête de 1999. Elle est également utilisée pour les gros peuplements de résineux.

Il faut retenir que les éléments minéraux sont concentrés hors grume, c'est-à-dire dans les parties fines de l'arbre.

On appelle andain l'ensemble des rémanents.
On dispose les andains en cordons linéaires.
Si on utilise un appareil pourvu de dents (et non un godet), la terre fine reste au sol.

Les épicéas et les douglas produisent des rémanents assez denses.
Si on met sur place le feu aux rémanents, on risque de brûler le cambium des arbres proches. On ne voit pas les dégâts tout de suite.

Le cover crop sert à émietter les horizons superficiels.
Il est souvent utilisé pour les régénérations naturelles en pins (notamment les pins sylvestres).

Avec un scarificateur superficiel, le travail est également superficiel mais il est très localisé.

Il s'agit ici de décompacter le sol, de l'ameublir, de le foisonner.
Il est bien préférable de travailler sur des sols ressuyés.

Le sous soleur multifonction permet un travail localisé, en profondeur (40 à 60 cm) et sans bouleverser les horizons.

La sylviculture envisagée peut être plus ou moins dynamique.

Pour une régénération naturelle en chênes, il faut 70 plants par hectare au minimum ; pour des pins sylvestres, 30.
En Normandie, on a des fructifications assez régulières. Dans l'Est de la France, une tous les 6 à 7 ans.

La régénération naturelle se pratique notamment pour les chênes, les pins sylvestres, un peu les douglas, les hêtres, les frênes, les érables et les châtaigniers. Avec cette technique, il peut y avoir au départ 10 000 tiges par hectare.

La réglementation a beaucoup évolué depuis 2 ans.
A partir du 26 novembre 2015, il faudra avoir un "Certiphyto" (voir fiche annexe).
Les graminées sont très consommatrice d'eau. Le glyphosate sur la ligne est donc efficace.

L'entretien mécanique sert à maintenir ouverts les interlignes et les cloisonnements.
Grâce au broyeur horizontal (matériel de professionnel), on peut broyer beaucoup plus gros.

[Image introuvable]

L'entretien manuel est localisé et s'effectue à la débroussailleuse, au croissant ou à la serpe.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 12 mars 2015
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En complément du premier exposé, nous avons reçu une très abondante documentation que je m'efforce de lire au fur et à mesure de sa mise en ligne ici car elle est intéressante (d'où la lenteur) :
- sur le boisement des terres agricoles :

- sur les principes généraux à respecter lors d'une plantation :

- sur le choix des essences :

- sur le choix entre régénération et plantation :

- sur la préparation et la plantation :

- sur les plantations mélangées :

- sur le dégagement des plantations :

- sur les produits phytosanitaires :

- enfin, sur le gros matériel de plantation :

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 12 mars 2015
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Le second exposé de la matinée du 28 février dernier, dans le cadre du FOGEFOR, portait sur "L'équilibre forêt et cervidés" :

Regardons ces cartes et graphiques plus en détail ; les cartes nous renseignent sur les populations en cause, les graphiques sur les attributions de plans de chasse et les "réalisations" :
- sur les populations de chevreuils :

- sur les populations de cerfs :

Les plans de chasse constituent la principale mesure mise en place.

Un chevreuil mange 1 000 bourgeons par jour ; il se nourrit 6 à 12 fois par jour.

Si rien n'est fait, la population évolue naturellement par vagues, avec une tendance à la décroissance :

L'intervention de l'homme permet une régulation "optimale" des populations du gibier :

Les petits s'appellent des faons.

Pour apprécier la santé d'une population, on mesure la longueur des pattes arrières et de la mâchoire des faons :

On peut envisager une clôture électrique des habitats :

Exemple d'abroutissement :

Exemple de marquage territorial (souvent à la limite entre deux plantations d'espèces ou d'âges différents) :

Exemple d'écorcage (ici sur un résineux) :

Un tableau important :

Les moyens usuels d'évitement par des protections artificielles :

Le coût d'un tel treillis posé de 2,5 m de haut est de 12 à 15 € H.T. par mètre linéaire.

Les clôtures électriques sont utilisées en plaine, contre les cerfs.

Les protections naturelles sont très utiles :

Penser également au bien-être du gibier :

Une bonne idée est de viser 20 % de bio-diversité et 80 % d'essence objectif.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 12 mars 2015
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Exercice pratique : qui saura nous dire à quoi servent les outils que Thierry BOURRE, notre sylviculteur favori, a garés, voici un mois, près de la charretterie ?

12 mars 2015.

12 mars 2015.

J'observe d'ailleurs que le second a déposé beaucoup de terre sur mes graviers qui n'en avaient nul besoin...

Content III supporterait-il le poids d'un homme ?

Et n'y aurait-il pas lieu de modifier l'attache des pattes avant sur la balançoire ?

Voici une réponse :

Un parent de Content III.

Ci-dessus, Max ERNST à Paris en 1938.

P.S. : Je n'arrive pas à télécharger cette photo. Pas assez de pixels, semble-t-il. Je demande à notre "geek" de regarder ça.

P.S. 2 : En surfant sur la toile, j'ai trouvé ceux-ci. Et aussi ceux-là. Les uns et les autres sont cependant moins beaux que ne le sera Content III. Du moins je l'espère.

P.S. 3 : Encore trouvé ceci qui donne des infos sur les crins, une question que l'on se posait également. Notons que ce site, très riche en liens divers (notamment vers des antiquaires spécialisés) met en garde contre l'écrasement des petits ripatons par les bascules.

P.S. 4 du 15 mars 2015 : photo mise en ligne.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 13 mars 2015
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Venons en aux documents complémentaires du 2ème exposé du FOGEFOR du 28 février dernier :

- sur la problématique générale :

- sur les dégâts causés par le gibier :

- document "pour une gestion durable des territoires" :



(A suivre. Je n'arrive plus à mettre en ligne les images. La "tour de contrôle" paraît saturée. On attend l'intervention salvatrice de Tom)

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 18 mars 2015
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Je reprends le compte rendu du FOGEFOR du 28 février dernier. Il me restait à mettre en ligne une partie des documents complémentaires sur le gibier ainsi que la relation des travaux pratiques de l'après-midi. Commençons par les premiers :

- un texte sur l'évaluation de la pression des cervidés en forêt :

- un témoignage sur la gêne causée au gibier par les bûcherons :

- un texte sur l'équilibre forêt-gibier :

- un dossier sur l'impact des cervidés :

- enfin, des textes relatifs aux plans de chasse :

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 18 mars 2015
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L'après-midi du FOGEFOR du 28 février dernier a été consacrée à l'étude, sur le terrain, de l'alternative entre reboisement et régénération naturelle.

Cela se passait en forêt d'Ecouves...

... sous la pluie (pour ne pas changer) :

Notre sylviculteur favori, Thierry BOURRE, était à l'honneur :

... et voici les principales infos qui nous ont été données, notamment sur les coûts de ces opérations :

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 18 mars 2015
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Au cours du FOGEFOR du 28 février dernier, la présidente du C.E.T.E.F. de Haute-Normandie est venue nous présenter son organisme :

J'avoue que je suis très tenté par les voyages d'études, surtout à l'étanger.

Comme il règne une excellente ambiance, conviviale et studieuse, dans toutes les réunions entre "professionnels du bois" auxquelles j'ai assisté, je vais m'inscrire avec plaisir.