(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : samedi 20 juin 2026 19:43
À : "Cambérabéro"
Objet : RE: Site Chaslerie
Yes Sir, on n'en est qu'au début de nos efforts pour mettre un peu d'ordre dans tout ce bazar...
J'avais essayé de créer une Photothèque mais c'est tellement compliqué et fastidieux que j'ai vite laissé tomber.
_______________________________________________________________________________________________
De : "Cambérabéro"
Envoyé : samedi 20 juin 2026 19:38
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Site Chaslerie
Le système de recherche fonctionne bien pour le texte, mais rien n'existe pour les photos.
Exemple : je cherchais aujourd'hui une photo du manoir, du coté de l'entrée principale, face à la grande porte cochère. J'ai été incapable d'en trouver une seule.
J'imagine une page présentant un plan général des bâtiments, zoomable par grandes sections, et ensuite on clique sur un point du plan pour afficher toutes les photos montrant cette partie.
Dans le cadre d'une documentation, ce serait très pratique.
(Fin de citation)
Archives, histoire, documentation
Les amis de la Chaslerie & La SVAADE
rédigé le Samedi 20 Juin 2026
Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (A.G.) - Les amis de la Chaslerie (animations et visites) - La SVAADE - La SVAADE (A.G.) - La SVAADE (animations et visites) - Vers une compression du site ? - Vie du site - Entretien du site - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
rédigé le Samedi 20 Juin 2026
Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (A.G.) - Les amis de la Chaslerie (animations et visites) - La SVAADE - La SVAADE (A.G.) - La SVAADE (animations et visites) - Vers une compression du site ? - Vie du site - Entretien du site - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
"Cambérabéro"
rédigé le Dimanche 21 Juin 2026
Vers une compression du site ? - Vie du site - Entretien du site - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Vie des associations
rédigé le Dimanche 21 Juin 2026
Vers une compression du site ? - Vie du site - Entretien du site - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Vie des associations
N.D.L.R. : Bravo, on s'y croirait !
Sauriez-vous de même aménager un jardin à la française sur le Pournouët ? De quoi faire bouillir Carole de jalousie, si vous voyez ce que je veux dire...
"Cambérabéro"
rédigé le Lundi 22 Juin 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Archives, histoire, documentation - Désultoirement vôtre !
rédigé le Lundi 22 Juin 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Archives, histoire, documentation - Désultoirement vôtre !
Pour le Pournouët, quelque chose comme ceci ?
N.D.L.R. : C'est pas mal du tout mais l'échelle n'est pas bien respectée : le Pournouët est trop petit et les personnages trop grands, par exemple dans l'arrière-cour. Et les douves paraissent oubliées, ce qui est dommage. Et la fontaine du Pournouët gagnerait à être recentrée, c'est-à-dire placée entre les deux volées de marches donnant accès à la terrasse...
Devrait pouvoir mieux faire !
Est-ce que ça vous dirait qu'on continue ce genre d'exercice ?
Si oui, "de l'usage du banc de tir", en s'inspirant de messages récents relatifs aux bancs de tir, ici et ailleurs (étant signalé qu'à Bridoré, il y a des boulets qui me semblent de trop, ceci sans parler davantage du rustre bien connu de nos services).
N.D.L.R. : C'est pas mal du tout mais l'échelle n'est pas bien respectée : le Pournouët est trop petit et les personnages trop grands, par exemple dans l'arrière-cour. Et les douves paraissent oubliées, ce qui est dommage. Et la fontaine du Pournouët gagnerait à être recentrée, c'est-à-dire placée entre les deux volées de marches donnant accès à la terrasse...
Devrait pouvoir mieux faire !
Est-ce que ça vous dirait qu'on continue ce genre d'exercice ?
Si oui, "de l'usage du banc de tir", en s'inspirant de messages récents relatifs aux bancs de tir, ici et ailleurs (étant signalé qu'à Bridoré, il y a des boulets qui me semblent de trop, ceci sans parler davantage du rustre bien connu de nos services).
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 22 Juin 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Abords, Avenue, terrasse - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Chapelle - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - La SVAADE - La SVAADE (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux
rédigé le Lundi 22 Juin 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Abords, Avenue, terrasse - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Chapelle - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - La SVAADE - La SVAADE (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux
(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 22 juin 2026 12:19
À : Lucile Bourdin-Norgeot <lbourdin.apaquinarchitecte@gmail.com>
Objet : RE: AT Aile Ouest - Manoir de la Chalserie
Merci beaucoup !
Il me semble que, sans moi à vos basques, vous devriez pouvoir souffler un peu...
Cordialement,
PPF
____________________________________________________________________________________
De : Lucile Bourdin-Norgeot <lbourdin.apaquinarchitecte@gmail.com>
Envoyé : lundi 22 juin 2026 11:10
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : AT Aile Ouest - Manoir de la Chalserie
Bonjour M. Fourcade.
M. Paquin est parti avec les versions papier de l'autorisation de travaux pour les déposer à la DRAC. Je vous envoie un exemplaire par courrier.
Bonne journée
Cordialement
Lucile Bourdin-Norgeot
Collaboratrice d'architecte
Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G.
(...)
(Fin de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 22 juin 2026 12:19
À : Lucile Bourdin-Norgeot <lbourdin.apaquinarchitecte@gmail.com>
Objet : RE: AT Aile Ouest - Manoir de la Chalserie
Merci beaucoup !
Il me semble que, sans moi à vos basques, vous devriez pouvoir souffler un peu...
Cordialement,
PPF
____________________________________________________________________________________
De : Lucile Bourdin-Norgeot <lbourdin.apaquinarchitecte@gmail.com>
Envoyé : lundi 22 juin 2026 11:10
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : AT Aile Ouest - Manoir de la Chalserie
Bonjour M. Fourcade.
M. Paquin est parti avec les versions papier de l'autorisation de travaux pour les déposer à la DRAC. Je vous envoie un exemplaire par courrier.
Bonne journée
Cordialement
Lucile Bourdin-Norgeot
Collaboratrice d'architecte
Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G.
(...)
(Fin de citation)
"Cambérabéro"
rédigé le Lundi 22 Juin 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
rédigé le Lundi 22 Juin 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
avec quelques hallucinations.
N'y voyez surtout pas le fantasme de l'homme mais plutôt... Comment dirais-je...? La recherche créative, le délire de l'artiste.
N.D.L.R. : Pas mal ! Un plan-masse comparable à Sassy... Mais, tant qu'à faire, ça manque un peu de pont-levis. Et les toitures mansardées sont un peu anachroniques, non ? Et, surtout, vous avez trouvé le moyen de squeezer la chapelle favorite...
N'y voyez surtout pas le fantasme de l'homme mais plutôt... Comment dirais-je...? La recherche créative, le délire de l'artiste.
N.D.L.R. : Pas mal ! Un plan-masse comparable à Sassy... Mais, tant qu'à faire, ça manque un peu de pont-levis. Et les toitures mansardées sont un peu anachroniques, non ? Et, surtout, vous avez trouvé le moyen de squeezer la chapelle favorite...
Châteaux (via "Facebook")
rédigé le Lundi 22 Juin 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
rédigé le Lundi 22 Juin 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 24 Juin 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Menuiserie - Logis - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux
rédigé le Mercredi 24 Juin 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Menuiserie - Logis - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux
Sébastien LEBOISNE m'annonce qu'il viendra mercredi prochain démonter les menuiseries des fenêtres du salon et les remplacer par les protections provisoires translucides habituelles.
Reste à trouver un maçon pour réaliser les bandes de redressement des futures menuiseries.
Reste à trouver un maçon pour réaliser les bandes de redressement des futures menuiseries.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 26 Juin 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Anecdotes
rédigé le Vendredi 26 Juin 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Anecdotes
Incendie, la nuit dernière, vers 4 heures du matin, chez mon fermier, Hervé LEMOINE.
Les bêtes n'ont pas été touchées mais beaucoup de foin est parti en fumée ainsi, paraît-il, que des véhicules de collection.
Les bêtes n'ont pas été touchées mais beaucoup de foin est parti en fumée ainsi, paraît-il, que des véhicules de collection.
Les amis de la Chaslerie & La SVAADE
rédigé le Mardi 30 Juin 2026
Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (animations et visites) - La SVAADE - La SVAADE (animations et visites) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
rédigé le Mardi 30 Juin 2026
Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (animations et visites) - La SVAADE - La SVAADE (animations et visites) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 29 juin 2026 22:27
À : Céline PORTES
Cc : Membres des bureaux de "La SVAADE" et de "Les amis de la Chaslerie" ; C. F.
Objet : RE: Découvrez l'actualité de mai de l'ensemble Correspondances !
Chère Céline,
De notre côté, nous n'y voyons pas encore assez clair en termes de calendrier :
- quid du chantier ? Ceci dépandra des subventions pour travaux sur les extérieurs du manoir, selon qu'elles existeront ou pas (les tout dernières infos d'ordre général suscitant quelques inquiétudes) ; si on n'en a pas ou trop peu, on donnera la priorité aux travaux à l'intérieur du logis (ils seront alors menés à notre rythme, c'est-à-dire lentement si sans aides), ce qui obligera sans doute à suspendre, faute de place, les "Soirées culturelles de la Chaslerie" le temps nécessaire ;
- quid du prix "Patrimoine & musique" 2026 des V.M.F. ? On a présenté un dossier fougueux. Si nous sommes vainqueurs de cette sorte de championnat de France - ce que nous devrions savoir assez vite -, on donnera un coup de collier dans notre programmation musicale (et de frein sur les travaux intérieurs) pour fêter très dignement l'événement.
En tout état de cause, vous pouvez être certaine que nous sommes toujours hyper désireux de retrouver très bientôt "Correspondances" et Sébastien au manoir favori !
Bien cordialement,
PPF
_______________________________________________________________________________________________
De : Céline PORTES
Envoyé : lundi 29 juin 2026 16:52
À : penadomf@msn.com <penadomf@msn.com>
Objet : Re: Découvrez l'actualité de mai de l'ensemble Correspondances !
Cher Pierre-Paul,
Je vous prie de m’excuser, je vous réponds avec beaucoup de retard. Nous serions ravis de pouvoir revenir à la Chaslerie.
Nous relançons une petite tournée normande en avril 2027 autour d’un programme Lully / Charpentier et une douzaine de musiciens (6 voix de femmes et 6 instrumentistes). 2 de plus que le concert secret des dames que nous avions donné en 2024, peut-être que les limites sont atteintes…
Je n’ai pas encore de visibilité sur les plus petits programmes en 2028. Est-ce que vous avez des temps forts en prévision ?
Bien à vous,
Céline Portes
Ensemble Correspondances
Déléguée générale | General manager
_______________________________________________________________________________________________
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Date : vendredi, 15 mai 2026 à 15:06
À : Victoria GABOUNE ; Sébastien DAUCÉ
Objet : RE: Découvrez l'actualité de mai de l'ensemble Correspondances !
Bonjour !
Après vos concerts mémorables de 2020 et 2024 au manoir de la Chaslerie, on vous y attend de pied ferme en 2028, comme convenu avec Sébastien !
Et j'espère que le chantier aura bien avancé d'ici là ! En tout cas, on s'y emploie.
Amicalement,
PPF
(Fin de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 29 juin 2026 22:27
À : Céline PORTES
Cc : Membres des bureaux de "La SVAADE" et de "Les amis de la Chaslerie" ; C. F.
Objet : RE: Découvrez l'actualité de mai de l'ensemble Correspondances !
Chère Céline,
De notre côté, nous n'y voyons pas encore assez clair en termes de calendrier :
- quid du chantier ? Ceci dépandra des subventions pour travaux sur les extérieurs du manoir, selon qu'elles existeront ou pas (les tout dernières infos d'ordre général suscitant quelques inquiétudes) ; si on n'en a pas ou trop peu, on donnera la priorité aux travaux à l'intérieur du logis (ils seront alors menés à notre rythme, c'est-à-dire lentement si sans aides), ce qui obligera sans doute à suspendre, faute de place, les "Soirées culturelles de la Chaslerie" le temps nécessaire ;
- quid du prix "Patrimoine & musique" 2026 des V.M.F. ? On a présenté un dossier fougueux. Si nous sommes vainqueurs de cette sorte de championnat de France - ce que nous devrions savoir assez vite -, on donnera un coup de collier dans notre programmation musicale (et de frein sur les travaux intérieurs) pour fêter très dignement l'événement.
En tout état de cause, vous pouvez être certaine que nous sommes toujours hyper désireux de retrouver très bientôt "Correspondances" et Sébastien au manoir favori !
Bien cordialement,
PPF
_______________________________________________________________________________________________
De : Céline PORTES
Envoyé : lundi 29 juin 2026 16:52
À : penadomf@msn.com <penadomf@msn.com>
Objet : Re: Découvrez l'actualité de mai de l'ensemble Correspondances !
Cher Pierre-Paul,
Je vous prie de m’excuser, je vous réponds avec beaucoup de retard. Nous serions ravis de pouvoir revenir à la Chaslerie.
Nous relançons une petite tournée normande en avril 2027 autour d’un programme Lully / Charpentier et une douzaine de musiciens (6 voix de femmes et 6 instrumentistes). 2 de plus que le concert secret des dames que nous avions donné en 2024, peut-être que les limites sont atteintes…
Je n’ai pas encore de visibilité sur les plus petits programmes en 2028. Est-ce que vous avez des temps forts en prévision ?
Bien à vous,
Céline Portes
Ensemble Correspondances
Déléguée générale | General manager
_______________________________________________________________________________________________
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Date : vendredi, 15 mai 2026 à 15:06
À : Victoria GABOUNE ; Sébastien DAUCÉ
Objet : RE: Découvrez l'actualité de mai de l'ensemble Correspondances !
Bonjour !
Après vos concerts mémorables de 2020 et 2024 au manoir de la Chaslerie, on vous y attend de pied ferme en 2028, comme convenu avec Sébastien !
Et j'espère que le chantier aura bien avancé d'ici là ! En tout cas, on s'y emploie.
Amicalement,
PPF
(Fin de citation)
Comice agricole du bocage domfrontais (via "Facebook")
rédigé le Mercredi 1er Juillet 2026
Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (animations et visites) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Nature (hors géologie)
rédigé le Mercredi 1er Juillet 2026
Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (animations et visites) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Nature (hors géologie)
Palmarès Comice agricole du bocage domfrontais 27/06/26
à la Haute Chapelle
Sections Normandes :
Section 1 femelles de 12 à -18 mois
ALSA - 3896 GAEC DURAND
ADELE – 4215 SCEA DE NORMANDIE
ASPERGE – 3344 – GAEC DANJOU
AUSTRALIE – 3921 GAEC DURAND
ANTIQUE – 2073 GAEC TRAVERT
AHPERLE – 3903 – GAEC DURAND
AZOTEE – 2070 GAEC TRAVERT
Section 2 femelles de 18 à -24 mois
1 – VALSEUSE – 7471 GAEC DURAND
Section 3 femelles de 24 à - de 32 mois gestantes
VENUS - 3380 –EARLDUMESNIL
VARSOVIE – 3833 – DAEC DURAND.
Section 4 vaches de - 36 mois en cours 1ere lactation
UTICA – 3335 - EARL DUMESNIL
URIQUA – 3194 – GAEC DANJOU
UBLIQUE -3176 – GAEC DANJOU
VANILLE – 4108 – SCEA DE NORMANDIE
VALDA -3801 -GAEC DURAND
UNESUCETTE – 3736 – GAEC DURAND
URSULA -3204 – GAEC DANJOU
UTAH BEACH – 4801 -GAEC DE FRESNAY
Section 5 vaches de 36 à 48 mois en 1ère lactation
UNIE – 3299 – EARL DUMESNIL
TROPICALE – 4630 – GAEC DE FRESNAY
UPETTE – 1877 – GAEC TRAVERT
UROLINE – 182 – EARL DE LA RAITIERE
TENDRESSE -172 – EARL DE LA RAITIERE
UBELLE – 3277 - EARL DUMESNIL
TERRITOIRE -1796 – GAEC TRAVERT
Section 6 vaches en cours de 2ème lactation
TARTINE -3210 – EARL DUMESNIL
UNIQUE – 3068 – GAEC DANJOU
TEQUILA – 3225-EARL DUMESNIL
UNIQUE – 3158 – GAEC DANJOU
TICTAC – 3253 – EARL DUMES NIL
ROCHELLE – 4315 – GAEC DE FRESNAY
SATIN – 1685 – GAEC TRAVERT
SITRON -1737 – GAEC TRAVERT
SERINE – 1749 – GAEC TRAVERT
SOURNOISE -3570 – GAEC DURAND
TIPIE – 35 85 – GAEC DURAND
Section 7 vaches en cours de 3ème lactation
SAVOIE – 2972 – GAEC DANJOU
SERENA – 4342 - GAEC DE FRESNAY
SULFATE – 1689 – GAEC TRAVERT
SAZOALE – 8859 – GAEC DURAND
Section 8 vaches en cours de 4 ème lactation et +
PAQUITA – 2939 – EARL DUMESNIL
RAYONNE – 020 – EARL DE LA RAITIERE
ORTENSIA – 1404 – GAEC TRAVERT
OTHENTIQUE – 1397 – GAEC TRAVERT
OFELI – 3926 – GAEC DE FRESNAY
RUMBA - 3397 – GAEC DURAND
Section 9 Vaches en 1ère et 2ème lactation GESTANTES
SUPREME – 4414 GAEC DE FRESNAY
SAMBA - 8916 GAEC DURAND
UPETTE – 192 – EARL DE LA RAITIERE
Section 10 vaches en 3ème lactation et + gestantes
JUGEOTE – 3244 GAEC DE FRESNAY
PASSIFLORE -2848 – GAEC DANJOU
RILERA – 9862 – EARL DUMESNIL
RATTE - 2942 – GAEC DANJOU
RUSTIQUE – 3479 – GAEC DURAND
PROMISE – 9976 – EARL DE LA RAITIERE
OUPETTE – 1447 – GAEC TRAVERT
Meilleure fromagère TP>35 : JUGEOTE GAEC DE FRESNAY
Meilleure mamelle 1ère et 2ème lactation : GAEC TRAVERT – UPETTE - 1877
Meilleure mamelle 3ème lactation : RAYONNE – 20 – EARL DE LA RAITIERE
Meilleure bouchère parmi les sections : 1447 – OUPETTE – GAEC TRAVERT
Prix d’honneur (parmi les sections 1 à 5) : UTICA – 3335 EARL DUMESNIL
Prix de championnat (à partir de la section 6) : 3210 – TARTINE -EARL DUMESNIL
Prix de bande (4 vaches) :
1 – EARL Dumesnil
2 – GAEC DANJOU
3 – GAEC TRAVERT
4 – EARL de la Raitière
5 – GAEC DURAND
6 – GAEC DE Fresnay
Merci aux éleveurs !
N.D.L.R. : Et encore merci et bravo à tous !
à la Haute Chapelle
Sections Normandes :
Section 1 femelles de 12 à -18 mois
ALSA - 3896 GAEC DURAND
ADELE – 4215 SCEA DE NORMANDIE
ASPERGE – 3344 – GAEC DANJOU
AUSTRALIE – 3921 GAEC DURAND
ANTIQUE – 2073 GAEC TRAVERT
AHPERLE – 3903 – GAEC DURAND
AZOTEE – 2070 GAEC TRAVERT
Section 2 femelles de 18 à -24 mois
1 – VALSEUSE – 7471 GAEC DURAND
Section 3 femelles de 24 à - de 32 mois gestantes
VENUS - 3380 –EARLDUMESNIL
VARSOVIE – 3833 – DAEC DURAND.
Section 4 vaches de - 36 mois en cours 1ere lactation
UTICA – 3335 - EARL DUMESNIL
URIQUA – 3194 – GAEC DANJOU
UBLIQUE -3176 – GAEC DANJOU
VANILLE – 4108 – SCEA DE NORMANDIE
VALDA -3801 -GAEC DURAND
UNESUCETTE – 3736 – GAEC DURAND
URSULA -3204 – GAEC DANJOU
UTAH BEACH – 4801 -GAEC DE FRESNAY
Section 5 vaches de 36 à 48 mois en 1ère lactation
UNIE – 3299 – EARL DUMESNIL
TROPICALE – 4630 – GAEC DE FRESNAY
UPETTE – 1877 – GAEC TRAVERT
UROLINE – 182 – EARL DE LA RAITIERE
TENDRESSE -172 – EARL DE LA RAITIERE
UBELLE – 3277 - EARL DUMESNIL
TERRITOIRE -1796 – GAEC TRAVERT
Section 6 vaches en cours de 2ème lactation
TARTINE -3210 – EARL DUMESNIL
UNIQUE – 3068 – GAEC DANJOU
TEQUILA – 3225-EARL DUMESNIL
UNIQUE – 3158 – GAEC DANJOU
TICTAC – 3253 – EARL DUMES NIL
ROCHELLE – 4315 – GAEC DE FRESNAY
SATIN – 1685 – GAEC TRAVERT
SITRON -1737 – GAEC TRAVERT
SERINE – 1749 – GAEC TRAVERT
SOURNOISE -3570 – GAEC DURAND
TIPIE – 35 85 – GAEC DURAND
Section 7 vaches en cours de 3ème lactation
SAVOIE – 2972 – GAEC DANJOU
SERENA – 4342 - GAEC DE FRESNAY
SULFATE – 1689 – GAEC TRAVERT
SAZOALE – 8859 – GAEC DURAND
Section 8 vaches en cours de 4 ème lactation et +
PAQUITA – 2939 – EARL DUMESNIL
RAYONNE – 020 – EARL DE LA RAITIERE
ORTENSIA – 1404 – GAEC TRAVERT
OTHENTIQUE – 1397 – GAEC TRAVERT
OFELI – 3926 – GAEC DE FRESNAY
RUMBA - 3397 – GAEC DURAND
Section 9 Vaches en 1ère et 2ème lactation GESTANTES
SUPREME – 4414 GAEC DE FRESNAY
SAMBA - 8916 GAEC DURAND
UPETTE – 192 – EARL DE LA RAITIERE
Section 10 vaches en 3ème lactation et + gestantes
JUGEOTE – 3244 GAEC DE FRESNAY
PASSIFLORE -2848 – GAEC DANJOU
RILERA – 9862 – EARL DUMESNIL
RATTE - 2942 – GAEC DANJOU
RUSTIQUE – 3479 – GAEC DURAND
PROMISE – 9976 – EARL DE LA RAITIERE
OUPETTE – 1447 – GAEC TRAVERT
Meilleure fromagère TP>35 : JUGEOTE GAEC DE FRESNAY
Meilleure mamelle 1ère et 2ème lactation : GAEC TRAVERT – UPETTE - 1877
Meilleure mamelle 3ème lactation : RAYONNE – 20 – EARL DE LA RAITIERE
Meilleure bouchère parmi les sections : 1447 – OUPETTE – GAEC TRAVERT
Prix d’honneur (parmi les sections 1 à 5) : UTICA – 3335 EARL DUMESNIL
Prix de championnat (à partir de la section 6) : 3210 – TARTINE -EARL DUMESNIL
Prix de bande (4 vaches) :
1 – EARL Dumesnil
2 – GAEC DANJOU
3 – GAEC TRAVERT
4 – EARL de la Raitière
5 – GAEC DURAND
6 – GAEC DE Fresnay
Merci aux éleveurs !
N.D.L.R. : Et encore merci et bravo à tous !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 2 Juillet 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Electricité - Menuiserie - Peinture - Cave - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine - Pouvoirs publics, élus locaux
rédigé le Jeudi 2 Juillet 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Electricité - Menuiserie - Peinture - Cave - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine - Pouvoirs publics, élus locaux
Dans la série des paperasses absurdes et chronophages, je verse cette réponse que je viens de faire à l'administration fiscale à la suite de l'obtention, le 28 novembre 2025 du permis de construire PC 061 145 25 00019 relatif à la cave de la Chaslerie :
Impossible d'indiquer sur leur formulaire déshumanisé à la con que :
- la nue-propriété de la cave appartient à une S.C.I. familiale dont mon aîné détient 99 % des parts, parts qu'il est d'accord pour me rendre, ce qui nécessiterait la signature d'un acte devant notaire, formalité dont il est trop fainéant pour s'acquitter et moi, trop convaincu du ridicule des gesticulations d'un Etat qui a perdu la boule pour consacrer davantage de temps à essayer de complaire à ses dernières lubies ;
- en l'état de mes réflexions portant notamment sur mes moyens financiers résiduels et sur la prochaine plus que probable faillite d'un Etat incapable d'assumer ses missions régaliennes les plus fondamentales, il est exclus que les travaux en question soient achevés avant trois ans, comme ce formulaire à la con m'oblige à en attester, ce qui me vaudra, si Dieu me prête vie, le plaisir de remplir un nouveau formulaire déshumanisé à la con des mêmes avant trois ans, et ainsi de suite jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Impossible d'indiquer sur leur formulaire déshumanisé à la con que :
- la nue-propriété de la cave appartient à une S.C.I. familiale dont mon aîné détient 99 % des parts, parts qu'il est d'accord pour me rendre, ce qui nécessiterait la signature d'un acte devant notaire, formalité dont il est trop fainéant pour s'acquitter et moi, trop convaincu du ridicule des gesticulations d'un Etat qui a perdu la boule pour consacrer davantage de temps à essayer de complaire à ses dernières lubies ;
- en l'état de mes réflexions portant notamment sur mes moyens financiers résiduels et sur la prochaine plus que probable faillite d'un Etat incapable d'assumer ses missions régaliennes les plus fondamentales, il est exclus que les travaux en question soient achevés avant trois ans, comme ce formulaire à la con m'oblige à en attester, ce qui me vaudra, si Dieu me prête vie, le plaisir de remplir un nouveau formulaire déshumanisé à la con des mêmes avant trois ans, et ainsi de suite jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 2 Juillet 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Abords, Avenue, terrasse - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Chapelle - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux
rédigé le Jeudi 2 Juillet 2026
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Jacques BROCHARD
rédigé le Samedi 11 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux - Références culturelles
rédigé le Samedi 11 Juillet 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux - Références culturelles
Pierre-Paul, je ne parviens pas à faire des commentaires sur votre blog ; mais je désirais vous signaler un remarquable article de Michel Houellebeck sur la fin de vie dans le figaro de vendredi :
Michel Houellebecq sur la loi fin de vie : « La mer noircie de sang »
TRIBUNE - Les députés devraient adopter définitivement, le 15 juillet, la proposition de loi sur la fin de vie. À cette occasion, l’écrivain, rare dans le débat public, confie les raisons profondes pour lesquelles il s’oppose à l’euthanasie. Un texte virtuose que Le Figaro publie en exclusivité.
On raconte que Gandhi, interrogé sur ce qu’il pensait de la civilisation occidentale, aurait répondu après quelques secondes : « Ça pourrait être une bonne idée. » C’est drôle et quand même injuste, il y a eu une civilisation occidentale ; mais le fait est qu’elle est plutôt derrière nous. Parler de « civilisation » pour désigner l’état des choses en Europe donne l’impression qu’on se gargarise d’un grand mot. On le sent bien, au fond, même si se l’avouer demeure difficile, c’est plié.
Nos remplaçants s’il y en a, et s’il leur arrive de penser à nous dans quelques siècles, n’éprouveront ni indignation ni colère ; ils ne seront plus concernés. Ils ressentiront probablement un vague dégoût, et surtout une immense perplexité. Les plus lettrés tenteront de la réduire par l’écriture d’énormes ouvrages, dont Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain reste un exemple classique. Un résumé simplifié des thèses de Gibbon expliquant la chute de l’Empire romain par le développement du christianisme, outre qu’il est convaincant et clair, présente l’avantage de pouvoir être prolongé sans difficulté par les thèses d’Auguste Comte sur le passage de l’état théologique à l’état métaphysique, dont l’unique fonction aura été de détruire. Le déclin de l’Occident trouve ainsi son explication naturelle dans la chute du christianisme initiée par le protestantisme, accomplie par le siècle des Lumières. Nietzsche dit à peu près la même chose, en y rajoutant d’amusants effets spéciaux mettant en scène des saltimbanques et des aigles. Ce qui ne colle par contre plus très bien, c’est que les choses ne vont pas mieux en Asie ; le déclin démographique, dans les pays technologiquement les plus avancés - Japon, Corée, plus récemment Chine -, y est même encore plus rapide, au point que leurs populations risquent, à un terme pas si éloigné, de disparaître. C’est bel et bien la modernité toute entière qui s’autodétruit sous nos yeux incompréhensifs.
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« Les choses tombent en morceaux ; le centre ne peut plus tenir ;/ La pure anarchie est lâchée sur le monde », écrit Yeats en 1919, pressentant que, pour l’Europe, la guerre qui vient de s’achever n’aura été que l’annonciation d’autres désastres plus considérables. La guerre a donné naissance à la guerre, le nazisme a ouvert une porte sombre qui ne s’est jamais totalement refermée, les deux guerres mondiales n’ont fait qu’accélérer la décomposition des pays qui ont commis la folie de s’y engager. Un siècle après le poème de Yeats, le centre n’a pas tenu - et cela apparaît avec une évidence particulière dans le cas du centre politique européen, Bruxelles. En Belgique, l’euthanasie, ouverte aux « personnes en souffrance psychique » depuis 2002, l’est aux mineurs depuis 2014. Quelques marges tiennent encore, mais l’une après l’autre les digues cèdent, et nous sommes submergés par cette « mer noircie de sang », dont parle Yeats dans le vers suivant.
La France devrait être la prochaine digue emportée par cette mer ; il demeure possible de l’éviter, mais l’espoir s’amenuise. Depuis le temps, plusieurs années déjà, que je m’efforce de lutter contre l’euthanasie, alors que grandit en moi la conviction de mener un combat perdu d’avance, j’ai l’impression d’avoir joué toutes mes cartes, et même de commencer à tricher. Une dernière fois, je ne crois pas inutile de recommander à ceux dont le vote aura force de loi de méditer sur le peu de philosophes qui ont, au long des siècles, approuvé le suicide - c’est même assez stupéfiant : le « progressisme » balaie avec mépris, d’un revers de main, non seulement l’ensemble des traditions religieuses existantes, mais à peu près tout ce qu’ont pu penser les philosophes antérieurs ; une telle arrogance ne s’était, je pense, jamais manifestée dans l’histoire humaine. Mais les philosophies, contrairement aux religions, parlent surtout à l’intelligence de l’être humain, atteignent difficilement ce qu’il a d’essentiel. La religion catholique, malgré, paraît-il, quelques frémissements récents, est depuis longtemps à la ramasse en Europe, et je n’en suis pas au point de préférer une société islamique, au motif que la société laïque s’écarte de la loi morale.
Mais je ne suis pas certain d’avoir envie d’appartenir à une société qui légalise l’euthanasie ; défendre l’Occident d’accord, à condition qu’il mérite d’être défendu. Il suffit d’examiner les arguments des partisans de l’euthanasie pour être envahi par le dégoût, et qu’à force de dégoût se déclenche une insurrection morale ; ces arguments se résument en réalité à un seul, qui est la dignité, mais ce mot a été employé si souvent, et de manière si perverse, qu’il est devenu difficile d’appréhender sa signification. Vu par les partisans de l’euthanasie, le désir de dignité manifesté par le mourant, dont témoignent les proches, est en général exprimé par des phrases du genre : « Il n’aurait pas supporté de devenir un légume. » L’assertion serait plus convaincante s’ils pouvaient la compléter ainsi : « Il n’aurait pas supporté de devenir un légume, il aurait préféré devenir un cadavre. » Ajoutons que la métaphore du légume témoigne d’une vision péniblement pragmatique de l’être humain. Idéalement, il faudrait que l’être humain se meuve, accomplisse des actes, enfin mène une vie active. Et si c’est décidément impossible il faudrait du moins qu’il communique, qu’il se montre capable d’interagir, au moins par la parole, avec le reste de la société. L’humain se voit réduit à sa valeur d’usage, c’est-à-dire sa valeur initiale minorée d’un coefficient d’usure. On peut difficilement imaginer opposition plus frontale avec la dignité humaine au sens d’Emmanuel Kant, avec l’idée kantienne que l’humanité, dans sa propre personne comme dans celle d’autrui, doit toujours être considérée comme fin, et jamais simplement comme moyen.
Une première altération s’était déjà produite, et ce fut malheureusement à l’occasion du combat si justifié contre la souffrance animale, lorsque les « antispécistes » entreprirent de le mener au nom de la notion douteuse de « droits de l’animal », alors qu’il suffisait de continuer à entendre la voix modeste mais incandescente, éternelle, de la compassion. Avec l’euthanasie, ce n’est plus d’une altération qu’il s’agit, mais d’une plongée dans le gouffre. Pour Kant, pour les penseurs de siècles plus naïfs, la dignité humaine était liée, tout simplement, au fait d’être un homme. Nous ne voyons plus les choses de la même manière. La dignité humaine s’altère en nous, notre vie est en elle-même un processus d’altération, et nous devons à chaque moment être prêts à la justifier à nos propres yeux, voire à ceux d’autrui (pour autant que cela fasse une différence).
Depuis bientôt deux siècles, le spectre du nihilisme hante l’Europe occidentale. Maintenant ça y est, nous y sommes ; nous n’attendions pas le nihilisme sous cette forme, il n’est ni sombre ni crépusculaire ; il est plutôt bariolé et gai. Pour se le représenter, il ne faut pas songer à Dostoïevski ni à Nietzsche, mais plutôt se souvenir d’un clip des magasins Simons (c’est une chaîne canadienne de magasins de vêtements) qui était supposé mettre en scène une euthanasie heureuse. C’était d’une dignité à hurler. Filmé au bord de la mer, il y avait des vagues et du violoncelle, un grand repas convivial avec du cheesecake et des éclats de rire, la chose était titrée : « Tout est beauté », la future morte était jeune, émouvante et sympathique, il s’agissait d’une artiste, on la voyait dessiner des formes dans le sable avec un bâton. Simons a retiré son clip, il y avait eu sur internet trop de commentaires sarcastiques se moquant de l’utilisation des codes de l’industrie du luxe pour promouvoir l’euthanasie. En effet, on se serait cru dans une pub Chanel ou Saint Laurent.
Creusons un peu cette affaire de dignité. Du temps où je me documentais sur l’affaire Vincent Lambert, j’ai le souvenir d’un « livre blanc » sur le fonctionnement des centres EVC-EPR, ceux créés par la loi Kouchner, et dans lesquels Vincent Lambert aurait dû trouver sa place si le système médical avait correctement fonctionné. Une anecdote m’avait frappé, celle d’une femme silencieuse depuis des années, qui d’un seul coup s’était remise à parler, à l’occasion d’une visite imprévue. Alors qu’un médecin manifestait sa stupéfaction, parce que depuis des années il tentait en vain d’établir un contact, elle lui avait répondu : « Ce que vous disiez n’était pas tellement intéressant. » Un état de santé très compromis peut excuser certains manquements à la politesse, mais quand même c’est un enseignement qu’il convient de retenir : si les gens ne vous parlent pas, c’est parfois qu’ils n’ont rien à vous dire.
Toute personne ayant écrit, ou même simplement tenté d’écrire, sait qu’il est parfois possible - c’est difficilement explicable, mais c’est ainsi - d’exprimer par écrit des réalités inaccessibles à la parole. Et toute personne ayant effectivement écrit sait autre chose, de plus triste, c’est que ce qu’on a écrit ne sera qu’une faible trace de ce qu’on a rêvé d’écrire. Même quelqu’un d’aussi monstrueux dans sa productivité littéraire que l’a été Balzac en fait l’aveu : les livres qu’on a écrits sont moins beaux que ceux que l’on s’est contenté de rêver. La parole n’est qu’une fraction de l’écrit, qui lui-même n’est qu’une fraction de la vie intérieure. Réduire l’esprit d’un homme à ses facultés de communication orale est tout simplement stupide.
Si l’on examine les choses sous l’angle des mœurs, se comporter avec dignité, ce serait adopter, face aux souffrances et chagrins de la vie, une attitude de calme, de retenue, de stoïcisme. La dignité serait en somme peu différente de la pudeur émotionnelle ; ce qui incite déjà à la méfiance. Si la pudeur est dans tous les cas un sentiment plutôt louche, un peu trop associé à la honte, la pudeur émotionnelle est, de toutes les formes qu’il peut prendre, de loin la plus toxique. J’ai tellement entendu louer dans les médias la « dignité » des victimes de tel ou tel fait divers tragique que j’en suis venu à prendre le mot de dignité en grippe. Face à une grande souffrance, l’attitude la plus saine est bien évidemment de pleurer, de hurler, de gémir, d’implorer la pitié de la divinité ou des autres hommes. Le stoïcien n’est au fond qu’un pantin théorique, dénué de toute vraisemblance, et le stoïcisme, une philosophie qu’il vaudrait mieux passer sous silence.
Ce n’est pas seulement, je le mesure avec surprise, sur le plan sexuel que nous sommes aux antipodes des années baba cool qui ont marqué ma jeunesse. Lorsque j’étais adolescent, il était de bon ton de critiquer l’adage « un garçon ne pleure pas », et d’encourager au contraire les garçons à exprimer librement leur émotivité. La portée de cet adage avait d’ailleurs été largement surestimée : les témoignages littéraires montrent clairement que les chevaliers du Moyen Âge versaient sans retenue des larmes lors de la mort de leurs compagnons d’armes ; c’est seulement à partir du début du XXe siècle, et surtout dans les pays anglo-saxons, que l’injonction à la pudeur s’est imposée, en même temps que le choix de dissimuler la mort, et pour les mêmes raisons.
Un demi-siècle après l’ère baba cool, tout a changé, et ce ne sont plus seulement les hommes qui doivent retenir leurs larmes ; les femmes, de préférence, aussi. À force de dignité, à force de pudeur dans la manifestation de ses émotions, les autres en viennent à supposer que vous n’en éprouvez guère, et qu’ils peuvent tranquillement revenir à leurs affaires. La dignité n’a au fond qu’une seule utilité : légitimer la pratique constante du plus parfait égoïsme. C’est une utilité considérable.
La pudeur, version plus explicite de la dignité, a d’autres conséquences encore plus vénéneuses lorsqu’elle ne concerne plus seulement les émotions, mais qu’elle s’attaque au corps physique - et il s’agit là de quelque chose de bien plus grave, bien plus mortel et plus lourd que la pudeur sexuelle. Laissons la parole à la dignité. Est-il bien pudique et bien digne, lorsqu’on est si proche du légume, lorsqu’on est physiquement si diminué, de se montrer en public ? De se montrer, même, à qui que ce soit ? Est-il bien pudique et bien digne, finalement, d’exister ?
Maintenant ça y est, vous êtes dans le tuyau, vous avez honte de votre propre existence, et l’euthanasie vous attend au tournant. Moi qui me suis tant diverti à me moquer de Nietzsche - et je n’ai pas pu m’en empêcher cette fois encore, il est tellement rigolo avec sa moustache -, j’aimerais quand même lui rendre hommage en citant ces lignes du Gai savoir :
« Qui qualifies-tu de mauvais ?
- Celui qui veut toujours faire honte.
- Qu’y a-t-il pour toi de plus humain ?
- Épargner la honte à quelqu’un. »
Nous ne sommes, c’est pénible à dire, peut-être plus tout à fait humains. Après un détour de plusieurs millénaires, l’Occident semble bien revenu à cette antique sagesse animale qui pousse, dans la quasi-totalité des espèces sociales, l’animal malade à s’écarter de la tribu pour mourir seul - sachant bien qu’il n’a nulle compassion à attendre de ses congénères, qu’il risque plutôt d’être, comme les oiseaux de Thomas Mann dans La Montagne magique, expédié à coups de bec. Nous avions longtemps cru constituer une tribu d’un ordre supérieur ; nous nous étions trompés, disent les animalistes, et ce retour à la loi animale, voici le plus étrange, devrait être considéré comme un progrès. Ce qui est établi, en tout cas, c’est que le progressisme fonctionne absolument comme un mécanisme à cliquet. Lorsqu’une « avancée sociétale » (avortement, peine de mort, mariage homosexuel, PMA, GPA, n’importe quoi) s’est produite, il n’est pas question de revenir en arrière, personne n’y songe. Cette pétition de principe est antidémocratique : ce qu’une loi a fait, une autre loi peut le défaire ; c’est du moins l’idée que je me fais de la loi ; mais elle permet d’identifier le progressisme à ce qu’il est en réalité : un destin.
On a peut-être raison de penser qu’il est vain de lutter contre le destin, et que toute tragédie doit aller à son terme. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’en demandant pour ses citoyens l’accès à l’euthanasie, c’est sa propre euthanasie que la France demande. On a pu s’étonner que je sois hostile à cette proposition de loi, alors que j’ai souvent été affublé d’un néologisme bizarre : je serais un déprimiste. Admettons. Il est vrai que je me suis employé à scruter les symptômes du suicide occidental, la montée du nihilisme ; mais je n’ai pas le souvenir de m’en être réjoui. Nous entrons dans un monde où il sera plus facile de mourir ; j’aurais préféré un monde où l’on puisse vivre.
N.D.L.R. : Parfait !
Mais il me semblerait plus juste d'appeler ce texte ignoble "proposition de loi sur l'euthanasie".
Ou même, carrément, "sur l’État nazi".
Michel Houellebecq sur la loi fin de vie : « La mer noircie de sang »
TRIBUNE - Les députés devraient adopter définitivement, le 15 juillet, la proposition de loi sur la fin de vie. À cette occasion, l’écrivain, rare dans le débat public, confie les raisons profondes pour lesquelles il s’oppose à l’euthanasie. Un texte virtuose que Le Figaro publie en exclusivité.
On raconte que Gandhi, interrogé sur ce qu’il pensait de la civilisation occidentale, aurait répondu après quelques secondes : « Ça pourrait être une bonne idée. » C’est drôle et quand même injuste, il y a eu une civilisation occidentale ; mais le fait est qu’elle est plutôt derrière nous. Parler de « civilisation » pour désigner l’état des choses en Europe donne l’impression qu’on se gargarise d’un grand mot. On le sent bien, au fond, même si se l’avouer demeure difficile, c’est plié.
Nos remplaçants s’il y en a, et s’il leur arrive de penser à nous dans quelques siècles, n’éprouveront ni indignation ni colère ; ils ne seront plus concernés. Ils ressentiront probablement un vague dégoût, et surtout une immense perplexité. Les plus lettrés tenteront de la réduire par l’écriture d’énormes ouvrages, dont Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain reste un exemple classique. Un résumé simplifié des thèses de Gibbon expliquant la chute de l’Empire romain par le développement du christianisme, outre qu’il est convaincant et clair, présente l’avantage de pouvoir être prolongé sans difficulté par les thèses d’Auguste Comte sur le passage de l’état théologique à l’état métaphysique, dont l’unique fonction aura été de détruire. Le déclin de l’Occident trouve ainsi son explication naturelle dans la chute du christianisme initiée par le protestantisme, accomplie par le siècle des Lumières. Nietzsche dit à peu près la même chose, en y rajoutant d’amusants effets spéciaux mettant en scène des saltimbanques et des aigles. Ce qui ne colle par contre plus très bien, c’est que les choses ne vont pas mieux en Asie ; le déclin démographique, dans les pays technologiquement les plus avancés - Japon, Corée, plus récemment Chine -, y est même encore plus rapide, au point que leurs populations risquent, à un terme pas si éloigné, de disparaître. C’est bel et bien la modernité toute entière qui s’autodétruit sous nos yeux incompréhensifs.
Passer la publicité
« Les choses tombent en morceaux ; le centre ne peut plus tenir ;/ La pure anarchie est lâchée sur le monde », écrit Yeats en 1919, pressentant que, pour l’Europe, la guerre qui vient de s’achever n’aura été que l’annonciation d’autres désastres plus considérables. La guerre a donné naissance à la guerre, le nazisme a ouvert une porte sombre qui ne s’est jamais totalement refermée, les deux guerres mondiales n’ont fait qu’accélérer la décomposition des pays qui ont commis la folie de s’y engager. Un siècle après le poème de Yeats, le centre n’a pas tenu - et cela apparaît avec une évidence particulière dans le cas du centre politique européen, Bruxelles. En Belgique, l’euthanasie, ouverte aux « personnes en souffrance psychique » depuis 2002, l’est aux mineurs depuis 2014. Quelques marges tiennent encore, mais l’une après l’autre les digues cèdent, et nous sommes submergés par cette « mer noircie de sang », dont parle Yeats dans le vers suivant.
La France devrait être la prochaine digue emportée par cette mer ; il demeure possible de l’éviter, mais l’espoir s’amenuise. Depuis le temps, plusieurs années déjà, que je m’efforce de lutter contre l’euthanasie, alors que grandit en moi la conviction de mener un combat perdu d’avance, j’ai l’impression d’avoir joué toutes mes cartes, et même de commencer à tricher. Une dernière fois, je ne crois pas inutile de recommander à ceux dont le vote aura force de loi de méditer sur le peu de philosophes qui ont, au long des siècles, approuvé le suicide - c’est même assez stupéfiant : le « progressisme » balaie avec mépris, d’un revers de main, non seulement l’ensemble des traditions religieuses existantes, mais à peu près tout ce qu’ont pu penser les philosophes antérieurs ; une telle arrogance ne s’était, je pense, jamais manifestée dans l’histoire humaine. Mais les philosophies, contrairement aux religions, parlent surtout à l’intelligence de l’être humain, atteignent difficilement ce qu’il a d’essentiel. La religion catholique, malgré, paraît-il, quelques frémissements récents, est depuis longtemps à la ramasse en Europe, et je n’en suis pas au point de préférer une société islamique, au motif que la société laïque s’écarte de la loi morale.
Mais je ne suis pas certain d’avoir envie d’appartenir à une société qui légalise l’euthanasie ; défendre l’Occident d’accord, à condition qu’il mérite d’être défendu. Il suffit d’examiner les arguments des partisans de l’euthanasie pour être envahi par le dégoût, et qu’à force de dégoût se déclenche une insurrection morale ; ces arguments se résument en réalité à un seul, qui est la dignité, mais ce mot a été employé si souvent, et de manière si perverse, qu’il est devenu difficile d’appréhender sa signification. Vu par les partisans de l’euthanasie, le désir de dignité manifesté par le mourant, dont témoignent les proches, est en général exprimé par des phrases du genre : « Il n’aurait pas supporté de devenir un légume. » L’assertion serait plus convaincante s’ils pouvaient la compléter ainsi : « Il n’aurait pas supporté de devenir un légume, il aurait préféré devenir un cadavre. » Ajoutons que la métaphore du légume témoigne d’une vision péniblement pragmatique de l’être humain. Idéalement, il faudrait que l’être humain se meuve, accomplisse des actes, enfin mène une vie active. Et si c’est décidément impossible il faudrait du moins qu’il communique, qu’il se montre capable d’interagir, au moins par la parole, avec le reste de la société. L’humain se voit réduit à sa valeur d’usage, c’est-à-dire sa valeur initiale minorée d’un coefficient d’usure. On peut difficilement imaginer opposition plus frontale avec la dignité humaine au sens d’Emmanuel Kant, avec l’idée kantienne que l’humanité, dans sa propre personne comme dans celle d’autrui, doit toujours être considérée comme fin, et jamais simplement comme moyen.
Une première altération s’était déjà produite, et ce fut malheureusement à l’occasion du combat si justifié contre la souffrance animale, lorsque les « antispécistes » entreprirent de le mener au nom de la notion douteuse de « droits de l’animal », alors qu’il suffisait de continuer à entendre la voix modeste mais incandescente, éternelle, de la compassion. Avec l’euthanasie, ce n’est plus d’une altération qu’il s’agit, mais d’une plongée dans le gouffre. Pour Kant, pour les penseurs de siècles plus naïfs, la dignité humaine était liée, tout simplement, au fait d’être un homme. Nous ne voyons plus les choses de la même manière. La dignité humaine s’altère en nous, notre vie est en elle-même un processus d’altération, et nous devons à chaque moment être prêts à la justifier à nos propres yeux, voire à ceux d’autrui (pour autant que cela fasse une différence).
Depuis bientôt deux siècles, le spectre du nihilisme hante l’Europe occidentale. Maintenant ça y est, nous y sommes ; nous n’attendions pas le nihilisme sous cette forme, il n’est ni sombre ni crépusculaire ; il est plutôt bariolé et gai. Pour se le représenter, il ne faut pas songer à Dostoïevski ni à Nietzsche, mais plutôt se souvenir d’un clip des magasins Simons (c’est une chaîne canadienne de magasins de vêtements) qui était supposé mettre en scène une euthanasie heureuse. C’était d’une dignité à hurler. Filmé au bord de la mer, il y avait des vagues et du violoncelle, un grand repas convivial avec du cheesecake et des éclats de rire, la chose était titrée : « Tout est beauté », la future morte était jeune, émouvante et sympathique, il s’agissait d’une artiste, on la voyait dessiner des formes dans le sable avec un bâton. Simons a retiré son clip, il y avait eu sur internet trop de commentaires sarcastiques se moquant de l’utilisation des codes de l’industrie du luxe pour promouvoir l’euthanasie. En effet, on se serait cru dans une pub Chanel ou Saint Laurent.
Creusons un peu cette affaire de dignité. Du temps où je me documentais sur l’affaire Vincent Lambert, j’ai le souvenir d’un « livre blanc » sur le fonctionnement des centres EVC-EPR, ceux créés par la loi Kouchner, et dans lesquels Vincent Lambert aurait dû trouver sa place si le système médical avait correctement fonctionné. Une anecdote m’avait frappé, celle d’une femme silencieuse depuis des années, qui d’un seul coup s’était remise à parler, à l’occasion d’une visite imprévue. Alors qu’un médecin manifestait sa stupéfaction, parce que depuis des années il tentait en vain d’établir un contact, elle lui avait répondu : « Ce que vous disiez n’était pas tellement intéressant. » Un état de santé très compromis peut excuser certains manquements à la politesse, mais quand même c’est un enseignement qu’il convient de retenir : si les gens ne vous parlent pas, c’est parfois qu’ils n’ont rien à vous dire.
Toute personne ayant écrit, ou même simplement tenté d’écrire, sait qu’il est parfois possible - c’est difficilement explicable, mais c’est ainsi - d’exprimer par écrit des réalités inaccessibles à la parole. Et toute personne ayant effectivement écrit sait autre chose, de plus triste, c’est que ce qu’on a écrit ne sera qu’une faible trace de ce qu’on a rêvé d’écrire. Même quelqu’un d’aussi monstrueux dans sa productivité littéraire que l’a été Balzac en fait l’aveu : les livres qu’on a écrits sont moins beaux que ceux que l’on s’est contenté de rêver. La parole n’est qu’une fraction de l’écrit, qui lui-même n’est qu’une fraction de la vie intérieure. Réduire l’esprit d’un homme à ses facultés de communication orale est tout simplement stupide.
Si l’on examine les choses sous l’angle des mœurs, se comporter avec dignité, ce serait adopter, face aux souffrances et chagrins de la vie, une attitude de calme, de retenue, de stoïcisme. La dignité serait en somme peu différente de la pudeur émotionnelle ; ce qui incite déjà à la méfiance. Si la pudeur est dans tous les cas un sentiment plutôt louche, un peu trop associé à la honte, la pudeur émotionnelle est, de toutes les formes qu’il peut prendre, de loin la plus toxique. J’ai tellement entendu louer dans les médias la « dignité » des victimes de tel ou tel fait divers tragique que j’en suis venu à prendre le mot de dignité en grippe. Face à une grande souffrance, l’attitude la plus saine est bien évidemment de pleurer, de hurler, de gémir, d’implorer la pitié de la divinité ou des autres hommes. Le stoïcien n’est au fond qu’un pantin théorique, dénué de toute vraisemblance, et le stoïcisme, une philosophie qu’il vaudrait mieux passer sous silence.
Ce n’est pas seulement, je le mesure avec surprise, sur le plan sexuel que nous sommes aux antipodes des années baba cool qui ont marqué ma jeunesse. Lorsque j’étais adolescent, il était de bon ton de critiquer l’adage « un garçon ne pleure pas », et d’encourager au contraire les garçons à exprimer librement leur émotivité. La portée de cet adage avait d’ailleurs été largement surestimée : les témoignages littéraires montrent clairement que les chevaliers du Moyen Âge versaient sans retenue des larmes lors de la mort de leurs compagnons d’armes ; c’est seulement à partir du début du XXe siècle, et surtout dans les pays anglo-saxons, que l’injonction à la pudeur s’est imposée, en même temps que le choix de dissimuler la mort, et pour les mêmes raisons.
Un demi-siècle après l’ère baba cool, tout a changé, et ce ne sont plus seulement les hommes qui doivent retenir leurs larmes ; les femmes, de préférence, aussi. À force de dignité, à force de pudeur dans la manifestation de ses émotions, les autres en viennent à supposer que vous n’en éprouvez guère, et qu’ils peuvent tranquillement revenir à leurs affaires. La dignité n’a au fond qu’une seule utilité : légitimer la pratique constante du plus parfait égoïsme. C’est une utilité considérable.
La pudeur, version plus explicite de la dignité, a d’autres conséquences encore plus vénéneuses lorsqu’elle ne concerne plus seulement les émotions, mais qu’elle s’attaque au corps physique - et il s’agit là de quelque chose de bien plus grave, bien plus mortel et plus lourd que la pudeur sexuelle. Laissons la parole à la dignité. Est-il bien pudique et bien digne, lorsqu’on est si proche du légume, lorsqu’on est physiquement si diminué, de se montrer en public ? De se montrer, même, à qui que ce soit ? Est-il bien pudique et bien digne, finalement, d’exister ?
Maintenant ça y est, vous êtes dans le tuyau, vous avez honte de votre propre existence, et l’euthanasie vous attend au tournant. Moi qui me suis tant diverti à me moquer de Nietzsche - et je n’ai pas pu m’en empêcher cette fois encore, il est tellement rigolo avec sa moustache -, j’aimerais quand même lui rendre hommage en citant ces lignes du Gai savoir :
« Qui qualifies-tu de mauvais ?
- Celui qui veut toujours faire honte.
- Qu’y a-t-il pour toi de plus humain ?
- Épargner la honte à quelqu’un. »
Nous ne sommes, c’est pénible à dire, peut-être plus tout à fait humains. Après un détour de plusieurs millénaires, l’Occident semble bien revenu à cette antique sagesse animale qui pousse, dans la quasi-totalité des espèces sociales, l’animal malade à s’écarter de la tribu pour mourir seul - sachant bien qu’il n’a nulle compassion à attendre de ses congénères, qu’il risque plutôt d’être, comme les oiseaux de Thomas Mann dans La Montagne magique, expédié à coups de bec. Nous avions longtemps cru constituer une tribu d’un ordre supérieur ; nous nous étions trompés, disent les animalistes, et ce retour à la loi animale, voici le plus étrange, devrait être considéré comme un progrès. Ce qui est établi, en tout cas, c’est que le progressisme fonctionne absolument comme un mécanisme à cliquet. Lorsqu’une « avancée sociétale » (avortement, peine de mort, mariage homosexuel, PMA, GPA, n’importe quoi) s’est produite, il n’est pas question de revenir en arrière, personne n’y songe. Cette pétition de principe est antidémocratique : ce qu’une loi a fait, une autre loi peut le défaire ; c’est du moins l’idée que je me fais de la loi ; mais elle permet d’identifier le progressisme à ce qu’il est en réalité : un destin.
On a peut-être raison de penser qu’il est vain de lutter contre le destin, et que toute tragédie doit aller à son terme. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’en demandant pour ses citoyens l’accès à l’euthanasie, c’est sa propre euthanasie que la France demande. On a pu s’étonner que je sois hostile à cette proposition de loi, alors que j’ai souvent été affublé d’un néologisme bizarre : je serais un déprimiste. Admettons. Il est vrai que je me suis employé à scruter les symptômes du suicide occidental, la montée du nihilisme ; mais je n’ai pas le souvenir de m’en être réjoui. Nous entrons dans un monde où il sera plus facile de mourir ; j’aurais préféré un monde où l’on puisse vivre.
N.D.L.R. : Parfait !
Mais il me semblerait plus juste d'appeler ce texte ignoble "proposition de loi sur l'euthanasie".
Ou même, carrément, "sur l’État nazi".
Construire sa maison : Entraides, avis constructeur, plans, modèles (via "Facebook")
rédigé le Samedi 11 Juillet 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Logis - Tour Louis XIII - Cave - Ferme et son fournil - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Florilège d'idées pour la suite des travaux - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Florilèges
rédigé le Samedi 11 Juillet 2026
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🎬 SÉRIE (2/3) — Tous les isolants ne se valent pas
À résistance thermique identique (même R), le comportement des isolants face à la chaleur est très différent.
⏳ Temps de déphasage approximatif :
🔸 Polystyrène : ≈ 5 h
🔸 Laine de verre : ≈ 6 h
🔸 Laine de roche : ≈ 7 h
🌲 Laine de bois : ≈ 12 h
🌾 Paille : ≈ 15 h
Autrement dit...
Deux maisons peuvent consommer autant pour se chauffer.
Mais l'une restera agréable pendant une journée de canicule, tandis que l'autre deviendra rapidement inconfortable. 🥵
Le choix des matériaux ne joue donc pas uniquement sur la consommation d'énergie.
Il influence directement votre confort au quotidien.
📅 Dans le dernier épisode (3/3), je vous expliquerai comment concevoir une maison confortable toute l'année, sans dépendre de la climatisation.
#ConstructionBioclimatique #ConfortDEté #DéphasageThermique #MatériauxBiosourcés #DPE @followers Voir moins
N.D.L.R. : Il serait bon que je ne rate pas l'isolation thermique du logis, de la cave puis de la ferme.
La boîte à idées est ouverte !
À résistance thermique identique (même R), le comportement des isolants face à la chaleur est très différent.
⏳ Temps de déphasage approximatif :
🔸 Polystyrène : ≈ 5 h
🔸 Laine de verre : ≈ 6 h
🔸 Laine de roche : ≈ 7 h
🌲 Laine de bois : ≈ 12 h
🌾 Paille : ≈ 15 h
Autrement dit...
Deux maisons peuvent consommer autant pour se chauffer.
Mais l'une restera agréable pendant une journée de canicule, tandis que l'autre deviendra rapidement inconfortable. 🥵
Le choix des matériaux ne joue donc pas uniquement sur la consommation d'énergie.
Il influence directement votre confort au quotidien.
📅 Dans le dernier épisode (3/3), je vous expliquerai comment concevoir une maison confortable toute l'année, sans dépendre de la climatisation.
#ConstructionBioclimatique #ConfortDEté #DéphasageThermique #MatériauxBiosourcés #DPE @followers Voir moins
N.D.L.R. : Il serait bon que je ne rate pas l'isolation thermique du logis, de la cave puis de la ferme.
La boîte à idées est ouverte !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 15 Juillet 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Plomberie-chauffage - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Logis - Bâtiment Nord - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux
rédigé le Mercredi 15 Juillet 2026
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Réunion de chantier très désagréable aujourd'hui.
Un an de retard par rapport au calendrier prévu pour la "tranche A" et, malgré cela, des flottements majeurs demeurent dans la conduite du chantier.
À propos de la levée des réserves, j'ai déclaré qu'il est inadmissible que la simple ouverture de fenêtres dont le coût, réglé, a été de l'ordre de 20 k€ l'unité soit encore entravée par des erreurs de conception et des insuffisances du suivi des réalisations.
L'architecte a alors explosé et fait mine de quitter la réunion.
Considérant que cette réaction était parfaitement déplacée en l'état du dossier, je suis parti.
Jacques BROCHARD, présent, a rattrapé l'architecte qui, si j'ai bien compris, demandera au ferronnier d'ajouter des poignées inédites aux crémones de la "tranche A".
J'attends le compte rendu de la réunion par l'architecte.
Inutile de parler du reste à ce stade.
Un an de retard par rapport au calendrier prévu pour la "tranche A" et, malgré cela, des flottements majeurs demeurent dans la conduite du chantier.
À propos de la levée des réserves, j'ai déclaré qu'il est inadmissible que la simple ouverture de fenêtres dont le coût, réglé, a été de l'ordre de 20 k€ l'unité soit encore entravée par des erreurs de conception et des insuffisances du suivi des réalisations.
L'architecte a alors explosé et fait mine de quitter la réunion.
Considérant que cette réaction était parfaitement déplacée en l'état du dossier, je suis parti.
Jacques BROCHARD, présent, a rattrapé l'architecte qui, si j'ai bien compris, demandera au ferronnier d'ajouter des poignées inédites aux crémones de la "tranche A".
J'attends le compte rendu de la réunion par l'architecte.
Inutile de parler du reste à ce stade.
