Archives, histoire, documentation

Très intéressant passage au château de l'Escoublère, à Daon (Mayenne) où je souhaitais voir de plus près le portail qui avait récemment attiré mon attention.

17 mai 2026.


Ce château est superbe et, si je puis me permettre, tout à fait à mon goût :

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Voici donc cette fameuse porte :

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Il y a une porte d'assemblage comparable, à l'extérieur des douves, sur l'ancienne chapelle :

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Les propriétaires du château, M. et Mme Gilles CAVALIER, m'ont permis de photographier l'autre côté du portail du châtelet. J'ai ainsi pu poursuivre mon "espionnage industriel" (si l'on peut dire) :

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Je retiens notamment que :
- cette porte est d'un seul battant ;
- il y a deux couches de larges planches entrecroisées (les mains donnent une idée de l'échelle), l'extérieure (soumise aux intempéries) étant, comme cela semble normal, constituée de planches verticales ;
- les clous, à tête pyramidale à quatre côtés, sont imposants mais il n'y a ni quartefeuilles, ni quintefeuilles en guise de supports ;
- l'épaisseur de la porte est dissimulée aux regards par les montants périphériques mais elle me semble moindre que ce qui est envisagé à la Chaslerie ;
- les croisements en façade sont là pour le décor ; je n'avais vu cela nulle part ailleurs et je trouve que c'est très réussi à moindres frais ;
- les pentures ne sont pas considérables.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 17 Mai 2026
Vie du site - Florilèges - Florilège de portes - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
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Après notre passage à l'Escoublère, nous avons souhaité voir les pivoines dans les douves du château de Sourches. Mais les grilles étaient fermées pour cause de météo pluvieuse.

Sur le chemin du retour, Carole m'a demandé de faire étape à Sainte-Suzanne. Elle y a photographié quelques fleurs :

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Pour ma part, poursuivant mon dada du jour, j'ai repéré deux portes.

La première m'a étonné dans la mesure où les planches exposées aux intempéries sont dans le sens de la largeur :

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Voici la seconde, au château :

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Là, je remarque que les planches de la partie extérieure de la porte sont également posées dans le sens de la largeur. Mais je note que leur section n'est pas rectangulaire mais présente des angles adoucis, je suppose pour éviter que le gel n'éclate le bois.

Comme à l'Escoublère, les clous sont de belles dimensions.
J'ai reçu cette après-midi la visite impromptue de M. Gérard GUILLIER, archéologue, venu s'enquérir des anciennes inscriptions figurant sur les bâtiments patrimoniaux de La Haute-Chapelle :

18 mai 2026.


Il prépare un article savant dont il m'a montré l'ébauche. Il est déjà passé à la Guyardière et à la Foucherie.

Nous avons devisé très agréablement de divers sujets d'intérêt commun. Il m'a indiqué être basé au Mans et être le frère de la propriétaire de Fort La Latte. Il a pris quelques photos et m'a appris que Jean MIDY, le charpentier intervenu au milieu du 18è siècle lors de la construction de la cave et des écuries du manoir favori, avait également laissé sa marque sur des bâtiments à Barenton et Saint-Georges-de-Rouelley que j'irai volontiers examiner quand il m'en communiquera l'adresse.

J'ai évoqué quelques pistes possibles pour la suite de son étude.
Bonsoir PPF !

Je reviens sur votre visite à Sainte-Suzanne.

En général, pour les portes "double peau" :
- côté extérieur : planches horizontales et têtes de clous en quinconce afin de limiter l'impact des coups de hache (sens des fibres du bois + têtes des clous pour dévier le tranchant de la hache)
- côté intérieur : planches verticales + pentures + pointes de clous retournées).

A titre d'exemple, le Fort Louvois (photos que j'ai prises hier) :


Des variantes peuvent cependant être observées, comme à Angles-sur-l'Anglin...


... mais, dans les règles de l'art, c'est comme ça.

N.D.L.R. : Merci pour ces explications qui me paraissent tenir la route.
Robert « Magyar » Brovdi, commandant de la guerre des drones en Ukraine, l’homme à abattre pour les Russes

PORTRAIT - Le concepteur de la guerre des drones s’est fixé pour objectif de tuer autant de soldats russes que possible. Depuis décembre, grâce à lui, l’armée ukrainienne les supprime plus rapidement que Vladimir Poutine ne parvient à les enrôler : un tournant dans le conflit.


L'invité est embarqué dans un minibus aux vitres occultées, téléphone éteint, quelque part dans l’est de l’Ukraine, non loin du front. Le véhicule roule une demi-heure avant de s’immobiliser dans un parking fermé. Figure légendaire de l’armée ukrainienne, qui a fait fortune dans le négoce de céréales avant de devenir le commandant de la guerre des drones ukrainienne, Robert « Magyar » Brovdi dirige les opérations depuis son centre de commandement, un bunker ultra-sophistiqué et très sécurisé. L’endroit, qui semble tout droit sorti d’un film de James Bond, est tenu secret. Le concepteur de la guerre des drones en Ukraine figure au sommet de la liste du maître du Kremlin des personnes à abattre, aux côtés de Volodymyr Zelensky. Sa tête est mise à prix par Poutine pour 20 millions de dollars.

Un escalier mène vers le sous-sol et débouche sur un long couloir aux murs de béton gris sur lesquels sont alignées des capsules de sommeil japonaises, où dorment ses soldats, responsables à eux seuls d’un tiers des pertes russes. « Ne faites pas de bruit, certains hommes dorment. On travaille jour et nuit ici, par roulement », indique Léon, un officier. Une salle de gymnastique jouxte un centre de jeux vidéo et de simulateurs. Un mémorial porte les noms, gravés en lettres d’argent, des compagnons d’armes éliminés par les Russes. Une bougie apparaît sur un écran et des photographies de soldats tués défilent sur un autre. Une porte ouvre sur un centre de commandement aux murs tapissés d’écrans, digne de la Nasa. Des vidéos gores filmées par les drones de Magyar, montrant l’agonie des soldats russes éliminés par ses hommes, tournent en boucle et leur rappellent pourquoi ils sont là.

« Une vache qu’il faut traire à mort »

La doctrine de Magyar consiste à viser les soldats russes plutôt que le matériel. Il compare l’armée de Vladimir Poutine à une « vache qu’il faut traire à mort ». « Mon objectif numéro un, c’est de tuer autant de ces enc… que possible », dit-il sans détour, en plissant les yeux sous sa casquette noire et en caressant sa longue barbe de pope. L’homme rasé de près qui évoluait dans la haute finance avec ses costumes de Savile Row taillés sur mesure a troqué son attirail de trader pour celui de guérillero, treillis et tee-shirt noirs, coiffé d’une casquette et barbe longue. Il a remisé tous les codes de cette vie passée pour s’adapter à la rudesse de sa nouvelle situation.

Essayez d’évoquer les « Russes » ou les « soldats ennemis », et il vous corrige fermement pour revenir à un vocabulaire plus cru. À ses yeux, les hommes qui ont envahi son pays, qui y ont perpétré d’innombrables massacres dans les villes occupées et dont les soldats déshumanisent les Ukrainiens autant qu’ils le peuvent, ne méritent pas d’être désignés autrement et doivent mourir. Cet objectif ne se résume pas à la vengeance du soldat dont le pays a été mis à feu et à sang et qui se bat pour la survie des siens et de sa nation. Il est fondé sur un calcul mathématique : l’Ukraine a franchi un cap essentiel en décembre dernier. Pour la première fois, elle tue, chaque mois, plus de soldats russes que Vladimir Poutine ne parvient à en recruter.

En contrepartie de ses pertes, la Russie ne gagne que très peu de terrain et commence même à reculer sur le front de Zaporijia, dans la région de Kharkiv et dans certains endroits du Donbass. Même sur son front le plus victorieux, près de la ville de Kostiantynivka dans le Donbass, l’armée russe n’a conquis que 23 % du territoire prévu dans son plan de campagne hivernale. C’est en grande partie grâce à Magyar. « Poutine enrôle 35 000 soldats par mois et, chaque mois, on tue 35 000 de ces enc… », détaille Robert Brovdi, nom de guerre « Magyar » (« le Hongrois »), en affichant les statistiques sur sa tablette. Avec 2 % des effectifs de l’armée ukrainienne, les forces des drones qu’il commande sont responsables de 10 580 soldats russes éliminés chaque mois, soit un tiers des pertes infligées à l’ennemi. « C’est l’étalon or », se réjouit-il en esquissant un sourire.

Les méthodes du commerce appliquées à la guerre

Au cours de sa première vie, civile, dans le négoce de céréales, Brovdi a bâti une fortune colossale, devenant l’un des hommes les plus riches d’Ukraine. Il courait les ventes chez Christie’s et Sotheby’s à Londres, Hongkong ou Singapour, devenant le plus grand collectionneur d’art moderne du pays. Dans son vaste bunker transformé en galerie, ses œuvres de grands artistes ukrainiens sont disséminées aux côtés de trophées ramenés du front : missiles et drones russes. Il a importé les méthodes du commerce international dans la guerre. Ainsi il a fait adapter à la guerre des drones le logiciel qu’il avait développé pour le négoce de céréales. « On remplace le tonnage, les camions et les navires par les munitions et les rotations », explique-t-il.


Brovdi a bâti un véritable écosystème de guerre numérique. Modèle et prix du drone, munitions, nom de l’équipage de pilotes, quantité de carburant, distance, conditions météo… Toutes les données sont entrées dans son logiciel, qui calcule en temps réel l’efficacité et le coût de chaque mission, de chaque munition, de chaque soldat. Les statistiques s’affichent sur les écrans de son centre de contrôle. Ce système lui permet d’optimiser sans cesse sa guerre. « Ma brigade, la 414e, est la plus efficace de toute l’armée ukrainienne, se réjouit-il. En moyenne, un équipage ukrainien régulier de 3 hommes tue 3 enc… par mois. Dans les forces que je commande, c’est 15,2. Et dans la 414e, la brigade que j’ai créée de toutes pièces avec mes amis, le ratio monte à 30,6 enc… tués par mois ! »

Magyar a rejoint la défense territoriale au premier jour de l’invasion russe, lancée par le maître du Kremlin le 24 février 2022. « Je savais que la guerre arrivait et je m’entraînais secrètement depuis un mois… C’est la seule fois de ma vie que j’ai menti à ma femme », dit-il avec un grand sourire. Au départ, la 414e brigade ne compte que 48 hommes et fait face à l’ennemi comme elle peut. Après s’être battu à Kiev et à Boutcha, la banlieue martyre de la capitale ukrainienne, il est envoyé à Kherson, trophée le plus important tombé aux mains de Vladimir Poutine, avant d’être reconquise lors de la contre-offensive ukrainienne de l’automne 2022, à laquelle il participe.

« J’étais déployé dans une forêt, raconte-t-il. Mais c’était en avril et il n’y avait pas de feuilles aux arbres. On s’est mis à creuser, comme des souris, des abris sous les canaux d’irrigation de la ville en béton. L’ennemi se cachait sous les mêmes canaux à 1 200 mètres de nous. On était constamment sous le feu ennemi et on ne comprenait pas d’où ça venait. On s’est approchés, avec Klima (actuel commandant de la 414e brigade, NDLR), mais on ne comprenait pas qui nous tirait dessus. C’est alors que je me suis souvenu des drones que j’avais achetés pour mes enfants au cours d’un séjour à Singapour. »

5 juin 2022, première attaque massive

Brovdi commande des drones par internet. Les hommes, qui se battaient à l’aveugle, recouvrent soudainement la vue. C’est une révolution. « On a commencé par regarder, se souvient Brovdi. Puis on a coordonné les frappes de l’artillerie. Ensuite on s’est mis à larguer des grenades sur les Russes. Et en mai 2022, on a utilisé les premiers drones FPV (“first person view”, appareil kamikaze). Le 5 juin 2022, on les a utilisés pour la première fois de façon massive. C’était le jour de l’anniversaire d’un ami. On a dédicacé les drones et on a filmé l’attaque kamikaze. J’ai envoyé la vidéo à mon ami en cadeau d’anniversaire. C’était un jour mémorable. »

Pour Magyar, la guerre en Ukraine a créé un nouveau paradigme, avec l’implication de civils, qui apportent leur expérience propre. « En 2022, 95 % des gens qui étaient avec moi n’avaient aucune expérience militaire, résume-t-il. Mais chacun était spécialisé dans un domaine de la vie civile. Tous ces gens ont créé une fonction, quelque chose d’utile à la guerre à partir de leur expérience. Dans l’ancien paradigme, l’armée combattait une autre armée et les civils étaient censés être plus ou moins épargnés. Dans notre guerre, l’ennemi vient dans nos villes tout détruire et les civils sont bien obligés d’utiliser leur cerveau pour sauver leur peau. »

Magyar prend alors le commandement de la 414e, baptisée « les Magyar Birds », qui se développe à un rythme exponentiel, jusqu’à devenir la brigade la plus efficace du pays. Il devient une légende. Ses vidéos, dans lesquelles il commente la mort en direct de soldats russes de sa voix rauque dans un langage ironique, imagé et cru, deviennent virales. Volodymyr Zelensky le décore dans l’ordre du Héros de l’Ukraine. Et en juin 2025, il est nommé à la tête d’un nouvel état-major, spécialement créé : avec un grade de simple major, il est commandant de tous les systèmes sans pilotes ukrainiens (Unmanned Systems Forces, USF) avec 12 brigades sous ses ordres.


C’est une sorte de révolution au sein de l’armée traditionnelle. « Au début, les soldats se moquaient de nous, se rappelle Léon. Ils nous appelaient les “vidéastes de mariage” parce que nos hommes les plus doués avaient filmé des mariages avec des drones avant de s’enrôler chez nous. » En peu de temps, ces « vidéastes » amateurs s’imposent comme l’arme la plus redoutable du conflit. « En deux ou trois ans, les drones sont devenus la principale arme de cette guerre », avance Brovdi.

«Geeks» et «gamers»

Brovdi comprend rapidement l’impact de la « guerre psychologique ». Alors que sa famille et ses amis, inquiets pour lui, demandent sans cesse des nouvelles, il crée une boucle Telegram et envoie plusieurs messages par jour pour les rassurer. Occupé par la guerre, il n’a plus le temps d’écrire des messages. Il commence alors à diffuser des vidéos de ses exploits, généralement des soldats russes en train d’agoniser sous ses bombes, accompagnées de commentaires corrosifs. Sa boucle compte aujourd’hui près de 550 000 abonnés.

« C’est un formidable instrument de soutien psychologique pour les nôtres, se réjouit-il. Et pour les enc…, c’est un super coup dur ! Dès que je poste un message, Loukachenko (le dictateur biélorusse allié de Poutine) est informé dans les 5 minutes. Il a peur de moi et je sais que je peux lui envoyer un message quand je veux. Lui ne peut pas m’atteindre. D’ailleurs, je lui conseille de se tenir à l’écart de la guerre. Récemment, il a autorisé les drones de Poutine à utiliser ses télécommunications à notre frontière pour frapper l’ouest de l’Ukraine… » Magyar a dressé une liste de 500 cibles en Biélorussie, qu’il se tient prêt à frapper, au cas où Alexandre Loukachenko déciderait d’entrer de plain-pied dans la guerre.

Désormais, Robert Brovdi commande une armée autonome de soldats au teint blafard, revêtus de vêtements civils, qui ressemblent plus à des « geeks » ou à des « gamers » qu’à des militaires de carrière.

« Trois facteurs ont été déterminants, détaille-t-il. Ce n’est pas de l’équipement militaire, on peut donc acheter des drones partout dans le monde. Les explosifs sont fabriqués à partir de produits chimiques disponibles dans tous les magasins de bricolage et sont très bon marché. On utilise zéro munition du Royaume-Uni, d’Allemagne ou d’ailleurs. Nous fabriquons 100 % de nos munitions nous-mêmes dans nos ateliers. Nous avons 52 types d’explosifs, qui ont fait leurs preuves sur le front. Les charges varient de 500 grammes à 20 kg. Et avec l’intelligence artificielle, il existe un potentiel de développement illimité. On est indépendants. On n’a pas besoin d’artillerie, ni d’appui aérien, ni d’armes de nos alliés de l’Otan, ni de soutien. Seulement de savoir où se trouve notre infanterie pour ne pas lui tirer dessus, et où sont les enc… C’est une nouvelle donne ! Grâce à ce changement, je tue 3 enc… sur 10 avec 2 % des soldats ukrainiens. Les 7 autres, c’est pour le reste de l’armée. Elle aussi possède des drones. Globalement, 80 % des pertes sont infligées à l’ennemi par des drones. »

L’importance des mathématiques

La centaine d’écrans de la 414e dans son bunker futuriste montre l’avancement des opérations. Chaque mission, qu’il s’agisse d’une attaque de drone ou d’une opération de guerre électronique, est enregistrée et vérifiée par vidéo, puis intégrée à son logiciel Delta de veille stratégique. Les murs d’écrans sont divisés en zones du front. La 414e est responsable d’une portion de 250 km de front sur les 2 000 km de la ligne de contact. Les informations remontent du terrain grâce aux images transmises par les drones. Elles sont filtrées par des opérateurs répartis sur trois lignes successives. Les indices de présence ennemie sont repérés par les drones.

Lorsqu’un objectif apparaît, il est remonté dans le système en moins de dix minutes et un message électronique est livré à tous les utilisateurs du système Delta avec une alerte. Toutes les communications passent par Delta. Elles sont électroniques pour éviter les infiltrations. Chaque mission fait l’objet d’un post notifiant le jour, l’heure, la cible, le drone et la charge utilisée, ainsi que le nom de l’équipage. Chaque mort doit être prouvée par vidéo, faute de quoi elle n’est pas comptabilisée. Le gouvernement finance les brigades de drones au mérite, en se fondant sur un système de points lié aux pertes infligées à l’ennemi. Brovdi continue de développer l’efficacité de l’USF en appliquant aux onze autres brigades les principes de la 414e. Il leur a notamment fourni son logiciel.

Il a fixé un objectif, baptisé le « standard 10 » : tous les équipages de l’USF doivent tuer un minimum de 10 soldats russes par mois. D’après ses calculs, cela privera l’armée russe de l’initiative et permettra aux forces armées ukrainiennes de reprendre plus de territoire plus rapidement. « Si Poutine veut inverser la vapeur, il sera obligé de décréter la mobilisation générale, assure Robert Brovdi. Mais il faut savoir que les Russes commencent à en avoir plein le c… de sa guerre. On voit bien qu’il essaie de cacher les réactions négatives en contrôlant les réseaux sociaux. Un post négatif est sanctionné entre 5 et 10 ans de prison. Il ne faut pas croire que ça rend Poutine plus populaire en Russie. S’il décrète une mobilisation générale, il ne peut pas prédire la réaction du peuple, c’est pour ça qu’il ne le fait pas. Il sait qu’il risque de perdre le contrôle. »

En homme d’affaires avisé, Brovdi passe au crible toutes les statistiques de son système pour s’assurer que ses hommes appliquent ses directives et pour repérer la moindre faille de son système. Pour lui, les mathématiques sont essentielles, la clé de la guerre des drones.

La méthode Brovdi

Le commandant fait une pause. Assis à côté de son aquarium rempli de poissons rouges, entouré de trophées du front, il se ressert une tasse de thé Fortnum & Mason, un clin d’œil à sa vie antérieure, et s’allume une nouvelle cigarette avant de poursuivre. De toute évidence, passer au hachoir l’armée du maître du Kremlin occupe une place à part dans son esprit. Ce n’est pourtant pas sa seule priorité. « 30 % de nos drones sont utilisés pour tuer les enc…, les 70 % restants pour frapper des cibles : les tanks, la logistique, les installations militaires. » Mais aussi les raffineries de pétrole, qui offrent à Poutine « l’argent du sang » pour financer sa guerre. Ainsi que le complexe militaro-industriel, avec en priorité les usines de fabrication de drones Shahed et de munitions.

La Russie ne reste pas inerte, loin de là. Elle aussi développe sans cesse son armée de drones. Mais ces derniers mois, l’Ukraine a pris l’ascendant, grâce à la méthode Brovdi, dont chercherait à s’inspirer Moscou. « Notre ennemi essaie d’imiter notre logiciel, affirme Magyar. Leur force de drones compte 114 000 enc… Le 1er janvier, ils n’étaient encore que 86 000. Et leur objectif, c’est d’en avoir 168 000 avant la fin de l’année. Ils y arriveront, mais à quel prix ! Former, payer et équiper un équipage leur coûte 100 fois plus cher qu’à nous. Vous imaginez : un pour cent, c’est le meilleur taux de change du marché ! Bon, en vrai, leur valeur, c’est zéro, parce que ce sont des enc... »

Par tous les moyens, Brovdi veut « traire » l’armée russe, jusqu’à ce qu’elle s’effondre. « On compte tout pour savoir combien leur coûte la guerre . Pour un véhicule, on compte 1 000 dollars, parce qu’ils n’ont que du matériel de merde, 2,5 millions pour un tank. Quand on endommage une raffinerie, on compte zéro, parce qu’on ignore combien ça leur coûte. Ils utilisent aussi des motos, des quads et même des chevaux. Mais on ne tue pas les chevaux, parce qu’on les aime. »

Brovdi part dans un éclat de rire en soulevant légèrement sa casquette. Il aime aussi son chat, un « chat de combat » qu’il a sauvé des flammes sur le front, le seul être vivant à avoir le droit de « s’asseoir sur sa tête ». « Hormis ma femme, mais elle ne le fait pas. Vous savez comment elle s’est vengée de mon seul mensonge, quand je me suis entraîné en secret ? Au bout de 3 mois, elle s’est pointée à Kherson avec ses valises et elle a dit qu’elle ne me quittait plus ! Depuis, elle fait la guerre avec moi », s’esclaffe-t-il, en désignant les photographies, accrochées sur le mur, de son épouse et de lui en uniforme dans la neige à Bakhmout. Avant de reprendre son sérieux. « C’est elle qui s’occupe des familles de nos soldats tués et de nos blessés. C’est une mission sacrée. » Les « Magyar Birds » revendiquent le taux de pertes le plus faible de l’armée ukrainienne : 1 %.

Unités « Middle strike »

Robert Brovdi vise un troisième objectif, moins tangible : créer « une certaine fermentation » au sein de la société russe, pour pousser davantage de citoyens à remettre en question « l’opération spéciale » de Poutine. Pour cela, il entend porter la guerre sur le territoire russe afin de « détruire leur sentiment de sécurité » en leur montrant qu’ils « ne sont plus à l’abri nulle part » grâce aux opérations « deep strike » (en profondeur) des « Magyar Birds ». « Nos oiseaux épris de liberté l’ont prouvé en frappant le territoire russe dans sa profondeur de Moscou jusqu’à l’Oural ! », s’exclame-t-il. À Touapsé, ville côtière du sud de la Russie, les habitants continuent de porter des masques pour se protéger de la pollution de l’air provoquée par les frappes contre les vastes installations pétrolières. Les images de la « pluie noire », désastre écologique en mer Noire et sur ses côtes, ont circulé à travers le pays.

Deux jours plus tard, la panique a saisi une partie de la population de Perm, dans l’Oural, quand, le 22 puis le 23 avril au matin, des habitants ont posté des vidéos d’impressionnantes colonnes de fumées, noires puis blanches. Deux jours de suite, des drones ukrainiens ‌ont frappé des infrastructures pétrolières, paralysant les capacités locales de traitement de brut. Dimanche dernier, des centaines de drones envoyés par Brovdi ont pénétré l’espace aérien russe et ont frappé Moscou, faisant 4 morts.

Un tournant majeur s’est produit ces derniers mois avec la création et la montée en puissance des unités « Middle strike », des drones à moyenne portée qui frappent les positions russes dans un rayon de 200 kilomètres. Ces unités ciblent en priorité les dépôts logistiques et de munitions, pour couper les troupes russes de leurs appuis logistiques, et les défenses aériennes ennemies, facilitant ainsi le passage des drones envoyés pour frapper la Russie en profondeur. « Au début de l’année, nous avions calculé qu’il faudrait frapper au moins 1 000 éléments du système de défense antiaérienne russe pour ouvrir les portes du territoire russe, explique Magyar. Nous n’en avons détruit que 150, avec l’aide des services secrets ukrainiens, et déjà nous avons percé une fenêtre. On est encore loin des 1 000. Mais nous allons monter en puissance. Ça veut dire que les défenses aériennes de l’ennemi vont de plus en plus s’affaiblir. »

L’éventualité d’un cessez-le-feu

Le commandant de la guerre des drones estime que l’Ukraine a franchi un cap et qu’elle « a tout pour gagner ». Grâce aux drones, elle a compensé en partie les problèmes de livraison d’armes de ses alliés, notamment de longue et moyenne portée, ainsi que les pénuries d’hommes. Mais si elle veut gagner, l’Ukraine doit « accélérer ». L’argent est le nerf de cette guerre. Brovdi réclame des « billets de banque avec des têtes de présidents américains morts » (dollars) et des « billets avec des ponts » (euros) ou avec la reine Elizabeth (livres). De préférence des grosses coupures !


« Plus on aura d’argent, plus on aura de drones pour frapper souvent le territoire russe, souligne Brovdi. Le soutien européen est très important et nous sommes reconnaissants. Mais les Européens ne doivent pas considérer cela comme un don, plutôt comme un investissement. Nous sommes déjà en train d’entraîner vos armées chez vous. Demain, notre potentiel militaire et notre doctrine peuvent être utilisés par l’Europe pour sa sécurité collective. Il faut bien comprendre qu’on ne gagne plus une guerre avec des tanks ! Les tanks n’ont une utilité que pour une partie infime des opérations militaires. »

Magyar est prêt aussi à l’éventualité d’un cessez-le-feu, mais « pas dans n’importe quelles conditions », et il met tout en œuvre pour que Volodymyr Zelensky puisse négocier en meilleure position. « S’il y a un cessez-le-feu, nous devrons avoir des garanties de sécurité et une ligne très solide face aux Russes, plaide-t-il. Il faudra continuer à se préparer, car la guerre reprendra. Nos partenaires doivent bien comprendre le niveau de risque. L’armée russe ne rentrera pas chez elle. Elle restera à nos portes et elle en profitera aussi pour renforcer son armée de drones. Poutine a désormais les mains libres pour frapper où il veut (la Douma a récemment adopté une loi autorisant la Russie à défendre les minorités russes partout, y compris dans les pays de l’Otan). Ce ne sera qu’une question de temps et de choix de lieu avant qu’il attaque à nouveau : en Ukraine, dans un des pays Baltes ou une ancienne république soviétique. »

Les enseignements dépassés des écoles militaires

À leur demande, Robert Brovdi a déjà dispensé ses conseils et son savoir dans les pays du Golfe, pour les aider à faire face aux ripostes de drones iraniens dans le cadre de l’opération américano-israélienne Fureur épique. Il affirme aussi connaître la plupart des généraux de l’Otan, qui viennent demander des conseils au concepteur de la guerre des drones moderne engendrée par le conflit ukrainien.

« Malheureusement, nos partenaires ne comprennent que très lentement les nouveaux dangers liés à la réalité de la guerre moderne, déplore Brovdi. Ils s’accrochent aux enseignements dépassés de leurs écoles militaires. Systématiquement, ils me demandent quel est le meilleur drone. Ça n’a aucun sens. Il faut un écosystème. Sinon, le meilleur drone et le meilleur pilote sont juste bons à combattre un hooligan. Le drone doit être au cœur du système, avec un état-major dédié. Il y a quinze facteurs essentiels dans la guerre des drones pour tuer l’ennemi, détruire ses positions et se protéger : la guerre électronique, la reconnaissance électronique, les frappes et les attaques de systèmes. »

« Je ne peux pas tous les citer, c’est notre secret de fabrication. Pour schématiser, la guerre des drones, c’est un peu comme le fonctionnement d’une ville. La ville ne se résume pas à l’appartement que vous habitez ! Il y a les gens qui dorment, ceux qui travaillent, ceux qui traient les vaches, le lait, le yaourt. Tout ça forme un écosystème. Si ta ville ne fonctionne pas, tu es obligé de la quitter. Nous, on est en train de construire une ville intelligente. Il faut connaître chaque maillon du système, ses compétences, son efficacité, ses faiblesses, supprimer les communications classiques et réduire tous les échanges au champ électronique. Le système que nous avons créé en Ukraine est unique.»

Robert Brovdi est conscient qu’il est en train de construire un monstre technologique, qui un jour peut se retourner contre lui ou son pays. « Ce qu’il se passe en Ukraine, ce n’est pas que les drones sont en train de réécrire l’histoire de la guerre, prévient-il. Les drones vont réécrire l’histoire des hommes au cours des dix prochaines années. C’est la plaie de notre millénaire. Les hommes ne peuvent pas contrôler ça. Cela pose des problèmes de sécurité. Ce sera la nouvelle arme des terroristes de toutes les espèces. Qui peut encore assister à un concert de Beyoncé avec 150 000 personnes sans protection antidrones ? Aucune vitre blindée ne peut te protéger contre un drone à 400 euros ! Un drone à ce prix-là fait sauter le blindage d’un char. Bientôt, les gens importants qui vivent dans des penthouses au sommet des immeubles seront obligés de se terrer dans des bunkers. »

«Obligé de vivre caché»

Chaque jour, ses machines collectent 10 à 12 téraoctets de données, essentiellement des vidéos. Il a en stock trois années de guerre d’Ukraine dans ses archives. Et bientôt, la guerre des drones sera portée à un autre niveau. Chaque configuration de combat, dans toutes les conditions possibles et imaginables, météorologique, de relief, de matériel ou humaine, nourrit l’algorithme de son IA. Brovdi n’en doute pas, un jour, c’est elle qui contrôlera les drones et qui prendra la décision de tuer, car « aucun être humain n’est infaillible ». « Un jour, l’IA décidera comment nettoyer la planète, prédit-il. On ne sait pas qui elle décidera de tuer ou pas. Il est urgent que son utilisation soit contrôlée par les gouvernements. »

En attendant que sa guerre se termine, c’est une arme dont il ne peut pas se priver. Brovdi sait que sa guerre se terminera un jour, d’une façon ou d’une autre. Mais que jamais il ne retrouvera une vie normale. « J’ai déjà vécu ma meilleure vie, j’ai une famille, une femme, des enfants, dit-il. Mais même après la fin de la guerre, si je survis, les forces spéciales russes ne me laisseront jamais tranquille. Elles me traqueront jusqu’à la nuit des temps et je serai obligé de vivre caché, de rester dans la vie militaire pour pouvoir protéger les miens. » Magyar lève les bras, fataliste. Et il le répète une fois pour toutes, afin que le message soit limpide à défaut d’être subtil : c’est bien pourquoi, d’ici à la fin de sa guerre, il a l’intention de tuer « autant d’enc… » que possible.

N.D.L.R. : Ce très remarquable article n'a rien à voir avec le site favori. Mais je trouve le portrait de ce cosaque, geek et golden boy transformé en très méthodique tueur de masse et potentiel libérateur de son pays particulièrement saisissant. Et témoignant d'une évolution du Monde que l'on n'aurait pas imaginée il y a quelques mois à peine.

Dans quel Monde sommes-nous donc entrés ? Voici de quoi je parlais, hier soir, à la fin du concert, pendant la "troisième mi-temps", avec quelques spectateurs, en me référant à cet article lu quelques heures plus tôt et qui m'avait frappé.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 26 mai 2026 18:13
À : "Cambérabéro"
Cc : annsophidumont@gmail.com ; arnaudpaquin architecte ; Jacques BROCHARD ; C.F.
Objet : RE: Plafonds
 
Merci beaucoup, Lilian !

Pour info des autres destinataires.

Manorialitude, quand tu nous tiens !

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De : "Cambérabéro"
Envoyé : mardi 26 mai 2026 14:41
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: Plafonds
 
Bonjour Pierre-Paul,

Je ne pensais pas que mon message du 8 avril allait susciter autant d'intérêt de votre part sur la décoration du Musée d'Art sacré du Gard.
Personnellement, je n'aime pas beaucoup, ça me fait penser à la texture des murs d'un vieux jeu vidéo des années 90 (Doom ou Wolfenstein 3D, je ne sais plus).

Voici cependant quelques autres vues :

https://www.instagram.com/reel/Cv-CcYgoMA5/
https://journals.openedition.org/pds/1326
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_d%27Art_sacr%C3%A9_du_Gard

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"Cambérabéro" a écrit le 08/04/2026 à 13:01 :
Bonjour Pierre-Paul,

Au sujet des plafonds peints, peut-être connaissez-vous déjà cet ouvrage :
https://books.openedition.org/psorbonne/83555

(Fin de citation)
Grâce au site favori et à un membre du fan-club, on a appris en 2010 qu'avait existé, sur le mur sud de la cour, au-dessus de la porte piétonnière, un cadran solaire daté de 1813. Hélas l'homme qui nous avait livré cette information, dénommé Michel LALOS, est décédé depuis lors mais il nous a laissé un site internet dédié aux cadrans solaires.

Compte tenu de mes récents échanges avec la fresquiste Anne-Sophie DUMONT, j'ai commencé à réfléchir à la réalisation d'un cadran solaire sur le mur sud du bâtiment nord. J'ai ainsi demandé aujourd'hui à mon ami Michel BERA, qui fut mon condisciple chez GERLL, s'il saurait nous dessiner un cadran solaire, lui qui en a réalisé un, important, dénommé le "pommier dateur", dans sa résidence secondaire des bords de la Loire.

Réponse négative, 22 ans ont passé et Michel ne se souvient plus des détails. Il m'écrit néanmoins : "Il faut cependant (de mémoire) mesurer avec grande précision (géométrie sphérique) l'orientation de ton mur, si tu le mets sur un mur, ou de ta pierre horizontale, si tel est ton souhait. L'idée de base est que l'aiguille qui donne l'ombre doit pointer vers le pôle nord céleste." Il m'engage également à étudier le logiciel "Shadowspro", ce dont je suis à peu près sûr d'être désormais incapable.

J'ai pensé à interroger Jean THUAUDET qu'aucun logiciel compliqué ne semble rebuter et qui nous a, une nouvelle fois, prouvé son brio en concevant et en fabriquant l'extraordinaire puzzle 3-D de la Chaslerie.

Michel me signale également un autre site, consacré à un concepteur normand de cadrans solaires, avec qui l'on pourra toujours essayer d'entrer en contact.

Affaire à suivre !
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 4 juin 2026 13:12
À : Secretariat Cabinet LE NAIL <secretariat@cabinetlenail.com>
Cc : Gonzague Le NAIL <glenail@cabinetlenail.com>
Objet : RE: Expertise de la Chaslerie
 
Cher Monsieur,

Je vous remercie pour ce travail. Je règle votre facture.

J'aurai peut-être quelques corrections de forme à suggérer.

Bien cordialement,

PPF
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De : Secretariat Cabinet LE NAIL <secretariat@cabinetlenail.com>
Envoyé : jeudi 4 juin 2026 12:58
À : 'Pierre-Paul Fourcade' <penadomf@msn.com>
Cc : Gonzague Le NAIL <glenail@cabinetlenail.com>
Objet : Expertise de la Chaslerie
 
Cher Monsieur,
 
Comme convenu avec M. Gonzague LE NAIL, veuillez trouver ci-joint l’estimation en valeur vénale de votre propriété.
Je vous en souhaite bonne réception et reste à votre disposition pour tout complément d’information.
 
Je vous joins également notre facture et vous remercie pour votre règlement.
 
Dans l’attente de vos nouvelles, je vous souhaite une agréable journée,
 
Bien cordialement,
 
Jules de FROBERVILLE

secretariat@cabinetlenail.com
Tél : +33.(0)2.43.98.20.20
Cabinetlenail.com
.
(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 9 juin 2026 08:02
À : Secretariat Cabinet LE NAIL <secretariat@cabinetlenail.com>
Cc : Gonzague Le NAIL <glenail@cabinetlenail.com>; Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : RE: Expertise de la Chaslerie
 
Monsieur,

Voici mes suggestions de corrections et autres commentaires :
x- page de couverture, dans le titre, mettre "commune de" ;
x- page 3 :
- pour la "SCI 3", il s'agit de "certaines terres" et non de "les terres" ;
- la "SCI 4" n'a rien à voir avec la ferme qui, elle, est détenue en direct par mon épouse et moi ; il faudrait écrire "Pour ce qui concerne certaines dépendances" ;
- comme je vous l'ai indiqué, la "SCI 5" est une coquille non porteuse d'actifs fonciers ; la phrase du bas de la page 2 ne s'applique pas à elle ;
x- page 5 :
- à propos du logis, le premier "flanqué" sans "e", le second avec ; après "aile ouest", un "e" à "surmonté" ;
- à propos de la muraille, il manque un "e" ;
- après la chapelle, mettre (deux fois) un "s" à "anciens bâtiments agricoles ;
x- page 6 : 
- à propos du 1er étage : "même disposition qu'au rez-de-chaussée" ; avec les tours, ça fait quatre pièces et non deux ;
- milieu de la page : les menuiseries ont été changées dans quatre pièces et non dans la seule salle à manger ;
- bas de page : l'arrière-cuisine est également en cours d'achèvement ;
x- page 7 : 
- il y a trois niveaux dans le colombier et deux dans les écuries ; dans le "pavillon", il y a en plus des combles ;
- la chapelle appelle une re-restauration (portes et salpêtre sur les murs à l'intérieur du bâtiment) ;
- à propos de la cave, outre les réseaux, tout l'intérieur est en attente (pas d'escalier, sols, isolations, cloisons) ;
- à propos de la ferme, je ne comprends pas le mot "curé" ;
- à propos des terrains, on ne sait pas s'il n'a jamais existé, à défaut de parc, un jardin d'agrément entre les douves ;
x- page 8, je pense qu'il y a plus de 60 ha, dont une bonne vingtaine loués au fermier ; prière de vérifier ces points ;
x- page 9 : les associations sont débitrices, au titre du loyer, de l'ensemble des impôts locaux (comme ce doit être stipulé dans le bail, point à vérifier) ;
x- page 11 : 
- la protection de 1926 couvre les intérieurs comme les extérieurs de tous les bâtiments, plus les murs isolés ;
- la fiche Mérimée raconte des âneries (ce qui est fâcheux compte tenu de ses prétentions affichées) ; ceci a été signalé à la D.R.A.C., sans effet probant à ce jour, mais les dossiers des arrêtés sont clairs.

Bien cordialement,

PPF

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 4 juin 2026 13:12
À : Secretariat Cabinet LE NAIL <secretariat@cabinetlenail.com>
Cc : Gonzague Le NAIL <glenail@cabinetlenail.com>
Objet : RE: Expertise de la Chaslerie
 
Cher Monsieur,

Je vous remercie pour ce travail. Je règle votre facture.

J'aurai peut-être quelques corrections de forme à suggérer.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Porte en forme de hérisson de la forteresse de Pedraza (XIIIe siècle)
Ségovie, Espagne


N.D.L.R. : Je vous rassure, nous n'irons tout de même pas jusque là !