Archives, histoire, documentation

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 4 février 2019
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Anecdotes - Références culturelles
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Au Palais de l'Elysée, voici comment on utilise nos impôts :

Quel désastre ces couleurs de dragées ! Vivement qu'ils dégagent, ces deux iconoclastes !

Et une vue d'éoliennes par la fenêtre, ils n'y ont pas encore pensé, ces sauvages ?

Voici en tout cas qui ne rassure pas sur la gestion publique des monuments historiques livrée à des incultes... (air connu).
Pour essayer de m'y retrouver dans les quatre inventaires (ou équivalents) du début du XVIIIème siècle transmis par Eric YVARD, je viens de commencer à retranscrire leur contenu sous forme de tableaux plus faciles à manier pour moi.

Voici le premier tableau de cette série, relatif à l'inventaire du 2 juillet 1716 consécutif au décès de Pierre de LEDIN, établi devant sa veuve Catherine de CROISILLES, document où il est également question de la succession de Jacques de LEDIN.

J'ai indiqué :
- les personnages alors vivants présents ou évoqués dans ce document
- et, par pièce visitée (dans l'ordre de l'inventaire), le mobilier recensé.

Je comprends ainsi que :
- l'aïeul, Jacques de LEDIN, avait sa chambre au-dessus de la cuisine (actuelle salle-à-manger du logis) ; en 1716, il semble que cette pièce n'ait pas tardé, cet aïeul à peine refroidi, à être attribuée à la "gouvernante des enfants mineurs", ceux-ci ayant leur chambre au premier étage de la tour Nord-Est attenante ;
- le défunt, Pierre de LEDIN, avait sa chambre dans ce qui est aujourd'hui la moitié Nord de la "pièce dévastée" (au-dessus du salon actuel) ;
- sa veuve, Catherine de CROISILLES, avait sa chambre dans l'autre moitié de ce volume ; donc tout le monde avait sa chambre à l'étage du logis, le beau-père d'un côté du grand escalier, les tourtereaux (?) de l'autre, et les lardons se baladaient avec leur nounou au gré des disponibilités ;
- la pièce au premier étage de la tour Sud-Ouest (qualifiée de "cabinet à côté sur le bout de la cour dudit logis", que j'ai numéroté 5) servait alors de débarras.

En lisant ce tableau, je ne comprends pas très bien en quoi consistait la "chambre qui est sur le bout de la cour, sous un pavillon, "occupés" par C. de C." que j'ai numérotée 13.
Peut-être ce pavillon est-il ce que nous appelons la tour Louis XIII et cette chambre, la pièce au premier étage de cette tour ?
A la réflexion, cette hypothèse me paraîtrait fortement confortée par la présence, sur le linteau de la cheminée de cette pièce, des armoiries mêlées des LEDIN et des CROISILLES :


Comme ce travail que je me suis imposé a porté des fruits, je vais le poursuivre à partir des trois autres documents transmis par Eric YVARD. Et, si je n'étais pas aussi fainéant, je devrais prolonger l'effort avec les "inventaires révolutionnaires" retranscrits par Nicolas GAUTIER ou Patrick DELAUNAY (je ne me souviens plus) et mis en ligne ici vers 2010. Car, de la comparaison de ces différents documents rédigés sur près d'un siècle, jaillirait peut-être une certaine lumière supplémentaire, sait-on jamais ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 9 février 2019
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Vu, hier soir, au cinéma de Flers, "La mule" de Clint EASTWOOD. Après avoir dépassé les 88 ans, je n'imagine pas que l'acteur et réalisateur puisse rééditer une telle performance. Le message - si message il y a - est ici "tout pour la famille", ce qui plairait beaucoup à Carole.
Le deuxième (par ordre chronologique) des quatre documents récemment transmis par Eric YVARD est l'inventaire du 15 juillet 1716 consécutif au décès de Jacques de LEDIN (donc 13 jours après l'inventaire consécutif au décès de son fils Pierre).

Comme je l'avais fait pour le premier inventaire, j'ai voulu présenter sous forme d'un tableau les informations que nous apporte ce document. La chose n'est pas aisée tant le tabellion du XVIIIème siècle manquait à l'évidence de rigueur intellectuelle.

Il apparaît néanmoins qu'il distinguait entre la "chambre au-dessus de la cuisine" et la "chambre où est décédé Jacques de LEDIN". Donc l'une des principales conclusions de ma première compilation tombe à l'eau.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 10 février 2019
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Vu, hier soir, au ciné du casino de Bagnoles, "L'Incroyable Histoire du facteur Cheval". On pourra se demander pourquoi, à l'américaine, ils mettent des initiales partout dans le titre. Une fois de plus, je trouve cette invasion culturelle détestable.

Les belles images du film se laissent regarder, bien que, trop crevé, j'aie roupillé au début et que, pour des raisons tierces, Jacques GAMBLIN ne me soit pas sympathique. Il faudra, à l'occasion, aller observer sur place ce "Palais idéal".
Huit ans après ses interventions de 1716, le style et la rigueur intellectuelle de Pierre LAILLER, notaire à Domfront, ne s'étaient pas améliorés.

La recension du document du 14 août 1722 que j'ai effectuée accroît, si possible, notre confusion dans la mesure où aucun plan ni schéma n'est fourni pour préciser, par exemple, la position de la chambre de la veuve de Pierre de LEDIN.

Dans la mesure où l'on nous parle d'une "petite armoire à deux fenêtres placée à côté de la cheminée", cela exclut la pièce du premier étage de ce que nous appelons la tour Louis XIII. De même, l'indication que des greniers dépendaient de l'"appartement de ladite dame" semble exclure le premier étage du colombier. Il semble donc que ladite dame ait logé, quand elle daignait venir à la Chaslerie (elle est décédée à son château de la Landelle à Clécy), au premier étage du logis, dans une des pièces principales munies d'une cheminée. Nous savons qu'il y en a deux, l'une des deux étant dénommée par ailleurs la "chambre au-dessus de la cuisine". Donc, en essayant de faire dire un maximum de choses au grimoire en cause...

... on peut imaginer que Catherine de CROISILLES avait sa chambre au premier étage du logis, dans la moitié Nord de la "salle dévastée" actuelle.

De même, on nous parle d'une "chambre au-dessus de celle des enfants", ce qui semble indiquer que cette dernière se trouvait au rez-de-chaussée du logis et qu'il y avait donc une chambre au-dessus, ce qui exclut la tour Sud-Ouest car on n'imagine quand même pas que quiconque pouvait coucher dans une pièce comportant des latrines.