Archives, histoire, documentation

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 15 janvier 2019
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Généalogie et sagas familiales
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Eric YVARD, l'archiviste que j'ai mandaté pour retrouver des informations sur l'histoire des LEDIN et celle de notre manoir favori, m'a transmis aujourd'hui sa retranscription de deux inventaires, datant du début du XVIIIème siècle, qu'il a exhumés des Archives de l'Orne.

Ce textes sont rédigés dans le jargon habituel des hommes de loi qui n'a guère évolué depuis plus de trois siècles au moins. Pour nous y retrouver dans ce fatras, j'ai souligné de façons différentes :
- les noms de personnes citées,
- les noms des pièces d'habitation du manoir (en fait encadrés ici, pas soulignés)
- et les noms des principaux objets mobiliers recensés.

Je commenterai ces textes plus tard. Il faudrait d'abord que je retrouve, quelque part parmi les messages les plus anciens de notre site favori, ce que j'avais pu raconter, en 2009 ou 2010, à propos de la généalogie des LEDIN.

Mais, trêve de bavardages, voici ces deux documents :

Martine de La Châtre (via "Facebook")
rédigé le mercredi 16 janvier 2019
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
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Château de BÉNEAUVILLE, 14860,commune de Bavent dans le Calvados.
La construction du château de Béneauville commence le mercredi 17 avril 1589 et elle s’achève le 29 janvier 1592. Le château est construit en assises alternées de briques et de pierres calcaires et couronné d’une haute toiture. Deux pavillons sont édifiés aux extrémités (XVIIè et XVIIIè), ainsi qu’un perron sur la façade. De part et d’autre de l’axe du château, des écuries formant ailes sont construites à l’entrée du jardin. Divers bâtiments de communs sont édifiés à l’ouest du logis dont une curieuse laiterie, traitée comme une « fabrique » (Le château est ouvert en chambres d’hôtes).

N.D.L.R. : Contemporain de la Chaslerie. Mais pas fan.
J'ai retrouvé le message de 2010 où je rendais compte de la généalogie des LEDIN. J'en extrais le document suivant, qui devrait nous aider à nous repérer dans ce mic-mac :


Si je résume la partie de cette généalogie dont il est question dans les derniers documents exhumés par Eric YVARD, on y cite :
- "notre" Pierre LEDIN, décédé le 8 décembre 2015, fils de Jacques LEDIN, décédé le 20 novembre 1715 à la Chaslerie ; en fait, le premier document est l'inventaire après décès de ce Jacques, également désigné comme "feu seigneur de la Challerie ayeul" mais, comme son fils, "notre" Pierre est décédé dans la foulée, cela obscurcit un tantinet le message ;
- la veuve de "notre" Pierre LEDIN, Catherine de CROISILLE, décédée en 1722 au château de la Landelle qu'elle avait apporté en dot à son mari ; il est aussi question de ses enfants mineurs au décès de leur père, "notre" Pierre LEDIN ;
- le demi-frère de "notre" Pierre LEDIN, à savoir Charles-Claude LEDIN, dont la fille Marie épousera son demi-cousin germain Pierre-François, fils de "notre" Pierre ;
- Jacques COUPPEL du LUDE, apparenté aux LEDIN de façon complexe deux générations avant "notre" Pierre ;
- Robert de CROISILLE qui, j'imagine, doit être un frère de "notre" veuve, Catherine de CROISILLE ;
- Marie Anne LEDIN, sœur de "notre" Pierre et épouse de Louis Hardouin du GROULT, ainsi que leurs enfants.

Tout cela paraît normal : au décès de l'aïeul, la veuve de son aîné et ses deux autres enfants veillent au grain.

Je note également que, dans les deux documents d'Eric YVARD, sont en outre cités :
- un certain maître Pierre FEILLET, prêtre, à qui l'on confie volontiers diverses clés et qui, j'imagine, est le chapelain de la Chaslerie et, sans doute, le précepteur des enfants (peut-être l'amant de Madame, cf "Le rouge et le noir") ;
- une certaine Mme HUBERT qui me semble avoir été proche de l'aïeul en question, peut-être une femme de chambre connaissant bien le château de Godras, résidence principale des LEDIN à Domfront ; en tout cas, elle avait un lit à la Chaslerie avec, semble-t-il, une couette remplie de plumes et y possédait un tonneau de cidre ;
- un valet de l’aïeul, dénommé de la GOULANDE (comme un lieu-dit proche de la Chaslerie) ;
- une demoiselle SUFOUR, femme de chambre de Catherine de CROISILLE ;
- un certain Guillaume PRODHOMME, dit La Fleur, domestique de la même ;
- enfin une Françoise DURANT, sans doute femme de chambre, à coup sûr familière du château de la Landelle.
Une circulaire écriture (La Cour du Lion)
Publié le 16 janvier 2019

On a beaucoup discuté ces derniers jours de la lettre aux Français d’Emmanuel Macron. Avait-elle des précédents ? Oui, ont affirmé de savants journalistes : celle de François Mitterrand et celle de Nicolas Sarkozy. Je ne conserve aucun souvenir de ce qu’elles racontaient l’une et l’autre, mais je suis frappé (sans en être surpris) qu’on ait omis de citer celle qui est en quelque sorte la mère de toutes ces lettres : la « circulaire écriture » que Sa Majesté Lionne adressa jadis à ses sujets, ainsi que le rapporte mon camarade La Fontaine dans sa fable La Cour du Lion.


Sa Majesté Lionne un jour voulut connaître
De quelles nations le Ciel l’avait fait maître.
Il manda donc par députés ses vassaux de toute nature
Envoyant de tous les côtés une circulaire écriture
Avec son sceau. L’écrit portait
Qu’un mois durant le Roi tiendrait
Cour plénière…


En d’autres termes, le Roi, s’étant mis en tête de connaître les sentiments profonds du pays, informe ses sujets, par lettre, qu’il tiendra un mois durant un grand débat national. (Le présent débat est ouvert pour deux mois, mais on ne me chipotera pas là-dessus : c’est la même chose.)

Ce qui est regrettable, c’est qu’on ne sait pas ce qu’il advint de cette « cour plénière ». On sait juste qu’elle débuta dans une odeur nauséabonde (ce qui est hélas toujours le cas quand on remue certaine matière), et qu’elle s’acheva prématurément pour quelques participants trop sincères ou trop zélés. Pour le reste, l’Histoire semble n’en avoir rien retenu.

Cependant, comme on dit, comparaison n’est pas raison, et je m’en voudrais d’afficher un a priori négatif sur la grande consultation qui s’amorce : il n’est pas l’heure encore de « faire le dégoûté ». Formons des vœux pour qu’elle porte quelques fruits.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 16 janvier 2019
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
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Mon deuxième angle d'attaque pour essayer de nous y retrouver dans le fatras des inventaires dernièrement exhumés par Eric YVARD sera de m'intéresser aux pièces d'habitation visitées.

A ce sujet, nous manquons singulièrement de repères puisque le plus ancien plan connu de notre manoir favori date de 1824 (voire d'un peu plus tôt, cf le fournil du manoir absent du premier plan ci-dessous)...

... et le plan des intérieurs le plus ancien, de 1883 :

Donc deux commentaires préalables :
- nous ne connaissons pas les plans intérieurs de ces bâtiments au début du XVIIIème siècle, alors que la charpente des écuries est datée de 1754 et que celle du colombier lui est peut-être contemporaine ;
- s'il est antérieur d'un an à l'incendie qui a ravagé notre logis favori en 1884, le plan de 1883 ne donne aucune indication sur le premier étage et les combles des bâtiments en question.

Malgré ces handicaps, essayons de suivre à la trace nos tabellions de 1716 et 1722. La chose n'est pas aisée :

1 - Etat des lieux en 1716 :

- La visite commence par la "salle dudit logis" où se trouvent "deux grandes tables à manger". Il doit s'agir de la salle-à-manger du plan de 1883.
- Puis on nous parle d'un "petit cabinet dépendant de ladite salle" contenant "une cheminée". Et là, je ne vois guère que la "bibliothèque" du plan de 1883 susceptible de remplir ce rôle.
- Curieusement, on passe ensuite à la "cuisine" (cf plan de 1883), donc on traverse l'entrée du logis avant d'avoir achevé l'inventaire de la partie Sud du rez-de-chaussée du logis.
- Ensuite, on nous indique qu'est visible de la cuisine "la porte qui sert pour l'exploitation de la chambre où est décédé ledit feu seigneur de la Challerie ayeul et pour l'exploitation de la cave dudit logis (...) et pour l'exploitation de l'office". Avec cette succession de "et", ces indications ne nous semblent pas clairement rédigées mais paraissent vouloir dire que la chambre en question se trouvait dans le bâtiment Nord, sans doute là où le plan de 1883 indique un caveau ou, si l'on préfère, là où, aujourd'hui, se trouvent l'arrière-cuisine et la moitié Est de la future cuisine. Tout cela laisserait donc entière la question de savoir quel était l'usage de la pièce du rez-de-chaussée de la tour Nord-Est.
- Après quoi, le groupe autour du tabellion entre dans la "cave dudit logis", ce qui semble exclure la dépendance actuellement connue sous le nom de cave. On serait donc toujours dans le bâtiment Nord. On nous dit qu'un "caveau" jouxtait cette "cave" et, si je comprends bien, que ledit "lieu fermé" comportait un "grenier, sans doute notre étage actuel du bâtiment Nord. Ce grenier était accessible par un "escalier", ce qui peut paraître une dénomination pompeuse pour ce qui devait exister là à l'époque. D'où l'hypothèse qu'on parle ici d'un grenier qui se serait trouvé sous les combles du logis. Cette dernière interprétation paraît conforté par le fait qu'après avoir visité ce grenier et cet escalier, le groupe autour du tabellion s'est retrouvé dans la "chambre sur la cuisine". Le groupe est ensuite passé dans le "cabinet au côté de ladite chambre", c'est-à-dire dans la pièce du premier étage de la tour Nord-Est.
- Puis le groupe visite l'"écurie dudit logis", donc traverse la cour.
- On nous parle ensuite du "pressoir". Pour ce rôle, je ne vois guère que l'actuelle charretterie, d'autant qu'on nous indique l'existence d'une "autre chambre (...) au-dessus du pressoir" et encore d'une "autre chambre de sur ledit pressoir servant de fenil".
- Puis on passe dans "le pavillon au bout de la terrasse du bout du jardin", un bâtiment dont la trace a disparu et qui ne semble pas avoir pu être l'actuel fournil du manoir, celui n'apparaissant pas encore construit à l'époque du premier plan ci-dessus mais l'avoir été à l'époque du second, daté de 1824.
- La rédaction suivante jette le trouble puisqu'il y est de nouveau question de la "chambre où est décédé ledit feu seigneur de la Chaslerie aïeul", avec, cette fois, la précision qu'il y a une "galerie auprès de ladite chambre". En fait de galerie, je ne vois guère au rez-de-chaussée du logis que le volume qui se trouve dans le salon actuel, le long du mur Ouest de ce salon, de sorte que la chambre en question serait celle portée sur le plan de 1883 dans le coin Sud-Est du salon actuel. Mais alors, comment la porte de cette chambre aurait-elle été visible de la cuisine, comme précisé plus haut ? Mystère ! Mon hypothèse principale est néanmoins que la chambre de l'aïeul se trouvait bien au rez-de-chaussée du logis, et dans cet angle du salon actuel, de sorte que la mention d'une porte de la chambre visible de la cuisine aurait été fausse. On aurait pu imaginer également que la chambre de l'aïeul se trouvait au rez-de-chaussée de la tour Nord-Est, pièce agréable au soleil levant mais, d'une part, ce volume aurait été exigu pour le mobilier recensé dans cette chambre, d'autre part, je ne vois pas où se serait trouvée la galerie adjacente.
- Mon hypothèse sur cette chambre de l'aïeul se trouve confortée par l'indication qu'il y avait une "petite chambre à côté (...) servant à coucher les servantes dudit logis". Intéressant... Pour ce rôle de chambrette des soubrettes, je ne vois guère que la pièce du rez-de-chaussée de la tour Sud-Ouest, indiquée comme bibliothèque en 1883.
- Puis nouveau passage dans l'"écurie".
- Puis le texte devient très confus. Il est de nouveau question de la "galerie au côté de la chambre où est décédé ledit feu seigneur de la Challerie aïeul". On cite "la porte du bas de la galerie qui tend à la galerie de la chambre des enfants mineurs" (comprenne qui pourra, non sans ajouter que cette galerie (seconde galerie ?) est dotée d'un "grenier" accessible par une trappe, ce qui me donne à penser qu'on se trouve là dans ce que j'appelle aujourd'hui la "salle dévastée", au 1er étage du logis.
- Enfin, retour dans la chambre du macchabée.

2 - Etat des lieux en 1722 :

- A la suite du décès de la belle-fille en question, la visite commence par l'"escalier qui conduit (...) à la chambre de feu ladite dame". Donc nous arrivons au premier étage, dans ce qui semble la première partie de la "salle dévastée" actuelle, ce qui paraît corroborer l'idée que la pièce voisine est la chambre des enfants mineurs, au-dessus de la chambre du grand-père décédé. Tout cela paraît logique. Dans cette chambre de la belle-fille, il est question d'une cheminée, ce qui confirme mon interprétation.
- Ensuite il est question du "cabinet étant à côté de ladite chambre" (comprendre de la belle-fille). Sans doute la pièce au 1er étage de la tour Sud-Ouest avec ses latrines. On nous parle d'"appartement (de la belle-fille)", ce qui, une nouvelle fois, me paraît conforter mon interprétation. Et on évoque deux "greniers" dudit appartement, dont l'un accessible par une porte (au niveau du démarrage de l'avant-dernière travée du grand escalier ?).
- On cite l'"office de ladite maison" et une "salle dépendant dudit logis", ce qui donne à penser que, depuis le décès de son beau-père, la défunte avait étendu sa zone d'habitation ou d'influence au rez-de-chaussée, ce qui paraît normal. D'où la mention des "autres chambres et cave", étant signalé que les enfants mineurs semblent désormais établis dans l'ex-chambre du grand-père.
- Pour le reste, visite de la "chambre au-dessus du pressoir" et des "étables".
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 17 janvier 2019
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Troisième et dernier (pour ce qui me concerne) angle d'attaque des derniers documents exhumés par Eric YVARD, à propos du mobilier. Je ferai trois remarques principales à ce sujet :

- sur le nombre de lits recensés : il est révélateur du nombre de personnes qui cohabitaient alors dans notre manoir favori (quelque chose comme 16) et de l'entassement de la domesticité dans des endroits divers :
. un petit lit de repos dans la salle-à-manger,
. un petit lit en tombeau dans une petite salle voisine,
. une couchette de bois au grenier du bâtiment Nord,
. un châlit avec son couchage dans la chambre au-dessus de la cuisine,
. une paillasse avec couchage au 1er étage de la tour Nord-Est,
. trois couches dans l'écurie,
. trois châlits au-dessus du pressoir,
. un châlit dans le pavillon au bout de la terrasse,
. deux lits et un couchage dans la chambre du vieux seigneur du lieu,
. deux lits dans la chambre des servantes ;

- sur le matériel agricole recensé : il est standard dans ce pays de cidre et de poiré ; il y a très peu de bétail :
. un bandage de charrette dans une "galerie", ainsi que des "poupées de lanfert" (?) et une cloche de métal,
. dans la cave, des tonneaux de cidre et de poiré, y compris de vinaigre,
. dans un caveau, des saloirs (y compris contenant des quartiers de cochon corrompus),
. dans un grenier, des lots de filasse ou de laine,
. dans l'écurie, quelques licols de cuir et quelques morceaux de brides à cheval,
. dans le pressoir, "une grande cuve à faire macérer le cidre",
. des merrains et trente cinq douzaines de cercles à tonneau dans une chambre au-dessus du pressoir,
. trois vaches et six cochons ainsi que trente six ruches dans les étables, ;

- sur le mobilier témoignant de la noblesse ou, plus généralement, du statut social des propriétaires : le seigneur vit dans un luxe relatif, étroitement limité à sa personne :
. un peu partout, du mobilier de chêne, souvent recouvert de cuir noir, ce qui paraît bizarre,
. une tapisserie de Bergame dans la salle-à-manger,
. des assiettes et des plats d'étain dans la cuisine, ainsi que huit "vieux mousquets à l'antique", un vieux mousquet à rouet, un fusil, un mousqueton et trois couleuvrines de bronze ; enfin un sucrier d'argent aux armes de la maison,
. une poissonnière de cuivre dans l'office,
. dans un grenier, deux devants de cuirasse, avec un "couset" (coussin ?) de cuirasse, six "vieux traits servant à carrosses",
. des livres comme "La vie des Saints" et un vieux livre "gothique" dans la chambre des servantes ; également "une grille de fer ayant garni une fenêtre",
. une "vieille petite" couverture de soie blanche dans l'écurie,
. dans la chambre du vieux seigneur, deux habits avec justaucorps, vestes et culottes, une paire de bas, un chapeau, deux perruques, une robe de chambre de soie, une paire de pistolets, une épée avec un baudrier bordé d'or et d'argent, un couchage de qualité (serge couleur de feuille morte avec des franges de soie), un mobilier nombreux et varié (y compris une chaise percée couverte de verre), divers livres (une "vieille coutume de Normandie", le "bouquet historial de vieilles heures", un "Mercure galant"), une paire de gants brodés et une "garniture d'ancienne dentelle appelée neiges", divers ustensiles en porcelaine dorée,
. dans la galerie voisine, "deux grands coussins de carrosse de velours ciselé cramoisi", un "oreiller de haute lisse", un "morceau de cuir façon de Paris", "quelques vieilles tapisseries de droguet", une "vieille coutume de Normandie avec la suite du jardinier Français" et une quinzaine de vieux livres, divers papiers juridiques dont le droit de douaire sur des terres de Briouze, une "dentelle du bas d'une jupe d'ancien point", un sac de velours rouge avec des boutons d'or bordé d'hermines, trois masques de velours noir, deux bottines de cuir,
. dans l'écurie, "un cheval de poil noir à longue queue".
Je commence à réfléchir à la restitution de peintures sur les poutres et solives du plafond de la salle-à-manger du logis de notre manoir favori.

J'ai téléphoné ce soir à Jean-Jacques ROUCHERAY pour lui demander conseil.

Il me recommande de me documenter afin de bien préciser ce que je voudrais. A ce stade, je pense à des peintures du genre de celles que j'ai vues dans une dépendance du château de Couterne :

Il me suggère de contacter ensuite l'"Atelier Mériguet-Carrère", ce qui m'a l'air beaucoup trop haut de gamme pour notre manoir favori et moi, aussi rustiques l'un que l'autre.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 22 janvier 2019
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Invité dimanche après-midi chez un érudit et poète reconnu, homme d'une grande finesse à l'évidence, je discutais, avec l'un de ses invités, de l'évolution du marché de l'art. Mon interlocuteur cherche à faire tourner à l'étranger une exposition qu'il a organisée avec l'aide d'un grand collectionneur, consacrée à trois peintres dont je ne connais qu'un seul, MANESSIER, et qui ont, paraît-il, dessiné d'admirables vitraux dans l'Est de la France. (Je crois que les deux autres sont BAZAINE et BISSIERE.)

Mon interlocuteur me disait la difficulté de percer depuis quelques décennies sur le marché de l'art alors que, sous la pression des capitaux américains, la plupart des galeries parisiennes ont été converties à la promotion, de nos jours, d'un Jeff KOONS ou d'un Damien HIRST. Le fait qu'on se prévale encore de valeurs et d'une culture chrétiennes y serait même un handicap. Il faut désormais faire dans la provoc (cf Claude LEVÊQUE et autres "plug anal" ou "vagin de la Reine").

Divers signes comme celui-ci me donnent à penser que je ne suis plus guère, de mon côté, que ce qu'en géologie, on appelle une "butte résiduelle".